Protection du secret des affaires (2018-08-01)
N
Nomoscopea0addfc083ebc39db0a9f503c6cb58b26b6eee18Version précédente : e6721868
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Résumé IA
Ce changement supprime la mention explicite du « secret en matière industrielle » pour ne conserver que celle du « secret des affaires », clarifiant ainsi le périmètre de la confidentialité obligatoire lors des renégociations de prix. Les droits des entreprises restent identiques en termes d'obligation de renégocier face aux fluctuations des matières premières, mais la formulation actuelle renforce la protection des informations commerciales sensibles. Pour les citoyens, l'impact reste indirect, car cette mesure vise à stabiliser les prix de consommation en assurant une répartition plus équitable des coûts de production tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
Informations
- Objet
- Protection du secret des affaires
- Gouvernement
- Philippe
- NOR
- JUSX1805103L
- Source
- Légifrance ↗
Ce qui a changé 3 fichiers +222 -39
| Article LEGIARTI000034182813 L583→583 | ||
| 583 | 583 | |
| 584 | 584 | Tout manquement à l'interdiction prévue au présent article par l'acheteur, le distributeur ou le prestataire de services est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale. L'amende est prononcée dans les conditions prévues à l'article L. 470-2 du présent code. Le montant de l'amende encourue est doublé en cas de réitération du manquement dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive. |
| 585 | 585 | |
| 586 | **Article LEGIARTI000034182813** | |
| 587 | ||
| 588 | Les contrats d'une durée d'exécution supérieure à trois mois portant sur la vente des produits figurant sur la liste prévue au deuxième alinéa de [l'article L. 442-9](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232334&dateTexte=&categorieLien=cid), complétée, le cas échéant, par décret, dont les prix de production sont significativement affectés par des fluctuations des prix des matières premières agricoles et alimentaires comportent une clause relative aux modalités de renégociation du prix permettant de prendre en compte ces fluctuations à la hausse comme à la baisse. | |
| 589 | ||
| 590 | Cette clause, définie par les parties, précise les conditions de déclenchement de la renégociation et fait référence à un ou plusieurs indices publics des prix des produits agricoles ou alimentaires. Des accords interprofessionnels ainsi que l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires peuvent proposer, en tant que de besoin et pour les produits qu'ils visent, des indices publics qui peuvent être utilisés par les parties, ainsi que les modalités de leur utilisation permettant de caractériser le déclenchement de la renégociation. | |
| 591 | ||
| 592 | La renégociation de prix est conduite de bonne foi dans le respect du secret en matière industrielle et commerciale et du secret des affaires, ainsi que dans un délai, précisé dans le contrat, qui ne peut être supérieur à deux mois. Elle tend à une répartition équitable entre les parties de l'accroissement ou de la réduction des coûts de production résultant de ces fluctuations. Elle tient compte notamment de l'impact de ces fluctuations sur l'ensemble des acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Un compte rendu de cette négociation est établi, selon des modalités définies par décret. | |
| 593 | ||
| 594 | Le fait de ne pas prévoir de clause de renégociation conforme aux deux premiers alinéas du présent article, de ne pas respecter le délai fixé au troisième alinéa, de ne pas établir le compte rendu prévu au même troisième alinéa ou de porter atteinte, au cours de la renégociation, aux secrets de fabrication ou au secret des affaires est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. L'amende est prononcée dans les conditions prévues à l'article L. 470-2. Le maximum de l'amende encourue est doublé en cas de réitération du manquement dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive. | |
| 595 | ||
| 596 | Le présent article ne fait pas obstacle à toute autre renégociation, dans le respect des [articles L. 441-7 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232242&dateTexte=&categorieLien=cid)et [L. 442-6](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232309&dateTexte=&categorieLien=cid). | |
| 597 | ||
| 598 | Le présent article est également applicable aux contrats d'une durée d'exécution supérieure à trois mois portant sur la conception et la production, selon des modalités répondant aux besoins particuliers de l'acheteur, de produits mentionnés au premier alinéa. | |
| 599 | ||
| 600 | 586 | **Article LEGIARTI000034182828** |
| 601 | 587 | |
| 602 | 588 | I. – Une convention écrite conclue entre le fournisseur et le grossiste indique les obligations auxquelles se sont engagées les parties, dans le respect des [articles L. 441-6 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232237&dateTexte=&categorieLien=cid)et [L. 442-6, ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232309&dateTexte=&categorieLien=cid)en vue de fixer le prix à l'issue de la négociation commerciale. Etablie soit dans un document unique, soit dans un ensemble formé par un contrat-cadre annuel et des contrats d'application, elle fixe : |
| Article LEGIARTI000037268962 L695→681 | ||
| 695 | 681 | |
| 696 | 682 | Sous les mêmes sanctions, sont interdites toutes clauses ou pratiques ayant pour effet de retarder abusivement le point de départ des délais de paiement mentionnés au présent article. |
| 697 | 683 | |
| 684 | **Article LEGIARTI000037268962** | |
| 685 | ||
| 686 | Les contrats d'une durée d'exécution supérieure à trois mois portant sur la vente des produits figurant sur la liste prévue au deuxième alinéa de [l'article L. 442-9](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232334&dateTexte=&categorieLien=cid), complétée, le cas échéant, par décret, dont les prix de production sont significativement affectés par des fluctuations des prix des matières premières agricoles et alimentaires comportent une clause relative aux modalités de renégociation du prix permettant de prendre en compte ces fluctuations à la hausse comme à la baisse. | |
| 687 | ||
| 688 | Cette clause, définie par les parties, précise les conditions de déclenchement de la renégociation et fait référence à un ou plusieurs indices publics des prix des produits agricoles ou alimentaires. Des accords interprofessionnels ainsi que l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires peuvent proposer, en tant que de besoin et pour les produits qu'ils visent, des indices publics qui peuvent être utilisés par les parties, ainsi que les modalités de leur utilisation permettant de caractériser le déclenchement de la renégociation. | |
| 689 | ||
| 690 | La renégociation de prix est conduite de bonne foi dans le respect du secret des affaires, ainsi que dans un délai, précisé dans le contrat, qui ne peut être supérieur à deux mois. Elle tend à une répartition équitable entre les parties de l'accroissement ou de la réduction des coûts de production résultant de ces fluctuations. Elle tient compte notamment de l'impact de ces fluctuations sur l'ensemble des acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Un compte rendu de cette négociation est établi, selon des modalités définies par décret. | |
| 691 | ||
| 692 | Le fait de ne pas prévoir de clause de renégociation conforme aux deux premiers alinéas du présent article, de ne pas respecter le délai fixé au troisième alinéa, de ne pas établir le compte rendu prévu au même troisième alinéa ou de porter atteinte, au cours de la renégociation, aux secrets de fabrication ou au secret des affaires est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. L'amende est prononcée dans les conditions prévues à l'article L. 470-2. Le maximum de l'amende encourue est doublé en cas de réitération du manquement dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive. | |
| 693 | ||
| 694 | Le présent article ne fait pas obstacle à toute autre renégociation, dans le respect des [articles L. 441-7 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232242&dateTexte=&categorieLien=cid)et [L. 442-6](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232309&dateTexte=&categorieLien=cid). | |
| 695 | ||
| 696 | Le présent article est également applicable aux contrats d'une durée d'exécution supérieure à trois mois portant sur la conception et la production, selon des modalités répondant aux besoins particuliers de l'acheteur, de produits mentionnés au premier alinéa. | |
| 697 | ||
| 698 | 698 | **Article LEGIARTI000037628753** |
| 699 | 699 | |
| 700 | 700 | Les règles relatives aux conditions de vente au consommateur sont fixées par les articles L112-1, L112-2, L141-1 et L224-100 du code de la consommation. |
| 701 | 701 | |
| 702 | 702 | ## Chapitre préliminaire : La commission d'examen des pratiques commerciales |
| 703 | 703 | |
| 704 | **Article LEGIARTI000032235549** | |
| 704 | **Article LEGIARTI000037268973** | |
| 705 | 705 | |
| 706 | I.-La commission d'examen des pratiques commerciales est composée d'un député et d'un sénateur désignés par les commissions permanentes de leur assemblée compétentes en matière de relations commerciales entre fournisseurs et revendeurs, de membres, éventuellement honoraires, des juridictions administratives et judiciaires, de représentants des secteurs de la production et de la transformation agricole et halieutique, ainsi qu'industrielle et artisanale, des transformateurs, des grossistes, des distributeurs et de l'administration, ainsi que de personnalités qualifiées. | |
| 706 | I.-La commission d'examen des pratiques commerciales est composée d'un député et d'un sénateur désignés par les commissions permanentes de leur assemblée compétentes en matière de relations commerciales entre fournisseurs et revendeurs, de membres, éventuellement honoraires, des juridictions administratives et judiciaires, de représentants des secteurs de la production et de la transformation agricole et halieutique, ainsi qu'industrielle et artisanale, des transformateurs, des grossistes, des distributeurs et de l'administration, ainsi que de personnalités qualifiées. | |
| 707 | 707 | |
| 708 | Le président de la commission est désigné parmi ses membres par décret. Lorsque celui-ci n'est pas membre d'une juridiction, un vice-président appartenant à une juridiction administrative ou judiciaire est également désigné, dans les mêmes conditions. Elle comprend un nombre égal de représentants des producteurs et des revendeurs. | |
| 708 | Le président de la commission est désigné parmi ses membres par décret. Lorsque celui-ci n'est pas membre d'une juridiction, un vice-président appartenant à une juridiction administrative ou judiciaire est également désigné, dans les mêmes conditions. Elle comprend un nombre égal de représentants des producteurs et des revendeurs. | |
| 709 | 709 | |
| 710 | Les membres de la commission sont tenus au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en raison de leurs fonctions. | |
| 710 | Les membres de la commission sont tenus au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en raison de leurs fonctions. | |
| 711 | 711 | |
| 712 | II.-Le président de la commission peut décider de mettre en place plusieurs chambres d'examen au sein de la commission. | |
| 712 | II.-Le président de la commission peut décider de mettre en place plusieurs chambres d'examen au sein de la commission. | |
| 713 | 713 | |
| 714 | La commission assure, sous la responsabilité de son président, l'anonymat des saisines et des documents qui lui sont soumis, y compris vis-à-vis de ses membres. | |
| 714 | La commission assure, sous la responsabilité de son président, l'anonymat des saisines et des documents qui lui sont soumis, y compris vis-à-vis de ses membres. | |
| 715 | 715 | |
| 716 | Un décret détermine l'organisation, les moyens et les modalités de fonctionnement de la commission ainsi que les conditions nécessaires pour assurer l'anonymat des acteurs économiques visés dans les avis et recommandations de la commission. | |
| 716 | Un décret détermine l'organisation, les moyens et les modalités de fonctionnement de la commission ainsi que les conditions nécessaires pour assurer l'anonymat des acteurs économiques visés dans les avis et recommandations de la commission. | |
| 717 | 717 | |
| 718 | III.-La commission entend, à sa demande, les personnes et fonctionnaires qu'elle juge utiles à l'accomplissement de sa mission. | |
| 718 | III.-La commission entend, à sa demande, les personnes et fonctionnaires qu'elle juge utiles à l'accomplissement de sa mission. | |
| 719 | 719 | |
| 720 | Son président peut demander qu'une enquête soit effectuée par les agents habilités à cet effet à [l'article L. 450-1 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232388&dateTexte=&categorieLien=cid)du présent code et aux articles [L. 511-3](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&idArticle=LEGIARTI000032222965&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la consommation - art. L511-3 \(V\)"), [L. 511-21 et L. 511-22](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&idArticle=LEGIARTI000032223009&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la consommation - art. L511-21 \(V\)") du code de la consommation, selon les procédures prévues. Le compte rendu de l'enquête est remis au président de la commission, qui s'assure qu'il préserve l'anonymat des personnes concernées. | |
| 720 | Son président peut demander qu'une enquête soit effectuée par les agents habilités à cet effet à [l'article L. 450-1 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006232388&dateTexte=&categorieLien=cid)du présent code et aux articles [L. 511-3](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&idArticle=LEGIARTI000032222965&dateTexte=&categorieLien=cid), [L. 511-21 et L. 511-22](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&idArticle=LEGIARTI000032223009&dateTexte=&categorieLien=cid) du code de la consommation, selon les procédures prévues. Le compte rendu de l'enquête est remis au président de la commission, qui s'assure qu'il préserve l'anonymat des personnes concernées. | |
| 721 | 721 | |
| 722 | IV.-La commission est saisie par le ministre chargé de l'économie, par le ministre chargé du secteur économique concerné, par le président de l'Autorité de la concurrence, par toute personne morale, notamment les organisations professionnelles ou syndicales, les associations de consommateurs agréées, les chambres consulaires ou d'agriculture, ainsi que par tout producteur, fournisseur ou revendeur s'estimant lésé par une pratique commerciale. Elle peut également se saisir d'office. | |
| 722 | IV.-La commission est saisie par le ministre chargé de l'économie, par le ministre chargé du secteur économique concerné, par le président de l'Autorité de la concurrence, par toute personne morale, notamment les organisations professionnelles ou syndicales, les associations de consommateurs agréées, les chambres consulaires ou d'agriculture, ainsi que par tout producteur, fournisseur ou revendeur s'estimant lésé par une pratique commerciale. Elle peut également se saisir d'office. | |
| 723 | 723 | |
| 724 | La commission d'examen des pratiques commerciales peut également être consultée par les juridictions sur des pratiques, définies au présent titre, relevées dans les affaires dont celles-ci sont saisies. | |
| 724 | La commission d'examen des pratiques commerciales peut également être consultée par les juridictions sur des pratiques, définies au présent titre, relevées dans les affaires dont celles-ci sont saisies. | |
| 725 | 725 | |
| 726 | La décision de saisir la commission n'est pas susceptible de recours. La commission fait connaître son avis dans un délai maximal de quatre mois à compter de sa saisine. Il est sursis à toute décision sur le fond de l'affaire jusqu'à réception de l'avis ou, à défaut, jusqu'à l'expiration du délai de quatre mois susmentionné. Toutefois, des mesures urgentes ou conservatoires nécessaires peuvent être prises. L'avis rendu ne lie pas la juridiction. | |
| 726 | La décision de saisir la commission n'est pas susceptible de recours. La commission fait connaître son avis dans un délai maximal de quatre mois à compter de sa saisine. Il est sursis à toute décision sur le fond de l'affaire jusqu'à réception de l'avis ou, à défaut, jusqu'à l'expiration du délai de quatre mois susmentionné. Toutefois, des mesures urgentes ou conservatoires nécessaires peuvent être prises. L'avis rendu ne lie pas la juridiction. | |
| 727 | 727 | |
| 728 | L'avis de la commission d'examen des pratiques commerciales est publié après la décision rendue par la juridiction l'ayant saisie pour avis. | |
| 728 | L'avis de la commission d'examen des pratiques commerciales est publié après la décision rendue par la juridiction l'ayant saisie pour avis. | |
| 729 | 729 | |
| 730 | V.-La commission a pour mission de donner des avis ou de formuler des recommandations sur les questions, les documents commerciaux ou publicitaires, y compris les factures et contrats couverts par un secret industriel et commercial, et les pratiques concernant les relations commerciales entre producteurs, fournisseurs et revendeurs, qui lui sont soumis. | |
| 730 | V.-La commission a pour mission de donner des avis ou de formuler des recommandations sur les questions, les documents commerciaux ou publicitaires, y compris les factures et contrats couverts par un secret des affaires, et les pratiques concernant les relations commerciales entre producteurs, fournisseurs et revendeurs, qui lui sont soumis. | |
| 731 | 731 | |
| 732 | L'avis rendu par la commission porte notamment sur la conformité au droit de la pratique ou du document dont elle est saisie. | |
| 732 | L'avis rendu par la commission porte notamment sur la conformité au droit de la pratique ou du document dont elle est saisie. | |
| 733 | 733 | |
| 734 | La commission peut également décider d'adopter une recommandation sur les questions dont elle est saisie et sur toutes celles entrant dans ses compétences, notamment celles portant sur le développement des bonnes pratiques. Lorsqu'elle fait suite à une saisine en application du premier alinéa du présent V, cette recommandation ne contient aucune indication de nature à permettre l'identification des personnes concernées. La recommandation est communiquée au ministre chargé de l'économie et est publiée sur décision de la commission. | |
| 734 | La commission peut également décider d'adopter une recommandation sur les questions dont elle est saisie et sur toutes celles entrant dans ses compétences, notamment celles portant sur le développement des bonnes pratiques. Lorsqu'elle fait suite à une saisine en application du premier alinéa du présent V, cette recommandation ne contient aucune indication de nature à permettre l'identification des personnes concernées. La recommandation est communiquée au ministre chargé de l'économie et est publiée sur décision de la commission. | |
| 735 | 735 | |
| 736 | La commission exerce, en outre, un rôle d'observatoire régulier des pratiques commerciales, des facturations et des contrats conclus entre producteurs, fournisseurs et revendeurs qui lui sont soumis. | |
| 736 | La commission exerce, en outre, un rôle d'observatoire régulier des pratiques commerciales, des facturations et des contrats conclus entre producteurs, fournisseurs et revendeurs qui lui sont soumis. | |
| 737 | 737 | |
| 738 | 738 | Elle établit chaque année un rapport d'activité, qu'elle transmet au Gouvernement et aux assemblées parlementaires. Ce rapport est rendu public. Il comprend une analyse détaillée du nombre et de la nature des infractions au présent titre ayant fait l'objet de sanctions administratives ou pénales. Il comprend également les décisions rendues en matière civile sur les opérations engageant la responsabilité de leurs auteurs. |
| 739 | 739 | |
| Article LEGIARTI000036175314 L1896→1896 | ||
| 1896 | 1896 | |
| 1897 | 1897 | V. - L'article [L. 651-2](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000006239054&dateTexte=&categorieLien=cid) est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 précitée. |
| 1898 | 1898 | |
| 1899 | **Article LEGIARTI000036175314** | |
| 1899 | **Article LEGIARTI000037269168** | |
| 1900 | 1900 | |
| 1901 | 1901 | I. – Sous réserve des adaptations prévues dans les chapitres ci-après, les dispositions suivantes du présent code sont applicables dans les îles Wallis et Futuna : |
| 1902 | 1902 | |
| @@ -1906,6 +1906,8 @@ L'article L. 123-6 est applicable dans sa rédaction résultant de l'ordonnance | ||
| 1906 | 1906 | |
| 1907 | 1907 | L'article L. 123-16-2 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté ; |
| 1908 | 1908 | |
| 1909 | Les articles L. 151-1 à L. 154-1 sont applicables dans leur rédaction résultant de la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires ; | |
| 1910 | ||
| 1909 | 1911 | 2° Le livre II, à l'exception des articles L. 225-245-1, L. 229-1 à L. 229-15, L. 238-6, L. 244-5 et L. 252-1 à L. 252-13. |
| 1910 | 1912 | |
| 1911 | 1913 | Les articles L. 223-27, L. 225-103-1, L. 227-10 et L. 227-19 sont applicables dans leur rédaction résultant de l'ordonnance n° 2017-747 du 4 mai 2017 ; |
| @@ -1958,7 +1960,7 @@ l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 | ||
| 1958 | 1960 | TITRE IV| |
| 1959 | 1961 | |
| 1960 | 1962 | Article L. 440-1| |
| 1961 | l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 | |
| 1963 | la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires | |
| 1962 | 1964 | |
| 1963 | 1965 | Articles L. 441-2 à L. 441-5| |
| 1964 | 1966 | l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 |
| @@ -1972,8 +1974,9 @@ la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 | ||
| 1972 | 1974 | Articles L. 441-6-1 et L. 441-7| |
| 1973 | 1975 | l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 |
| 1974 | 1976 | |
| 1975 | Articles L. 441-8 et L. 441-9| | |
| 1976 | l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 | |
| 1977 | Article L. 441-8| | |
| 1978 | la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires | |
| 1979 | Article L. 441-9| l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 | |
| 1977 | 1980 | |
| 1978 | 1981 | Articles L. 442-2 à L. 442-8| |
| 1979 | 1982 | l'ordonnance n° 2014-487 du 15 mai 2014 |
| @@ -2054,8 +2057,9 @@ l'ordonnance n° 2017-303 du 9 mars 2017 | ||
| 2054 | 2057 | |
| 2055 | 2058 | TITRE VIII| |
| 2056 | 2059 | |
| 2057 | Articles L. 481-1 à L. 483-11| | |
| 2060 | Articles L. 481-1 à L. 483-1| | |
| 2058 | 2061 | l'ordonnance n° 2017-303 du 9 mars 2017 |
| 2062 | Articles L. 483-4 à L. 483-11| l'ordonnance n° 2017-303 du 9 mars 2017 | |
| 2059 | 2063 | |
| 2060 | 2064 | TITRE IX| |
| 2061 | 2065 | |
| @@ -2216,7 +2220,6 @@ la loi n° 2003-7 du 3 janvier 2003 | ||
| 2216 | 2220 | |
| 2217 | 2221 | L. 811-10| |
| 2218 | 2222 | la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle |
| 2219 | ||
| 2220 | 2223 | | |
| 2221 | 2224 | loi n° 2005-845 du 26 juillet 2005 |
| 2222 | 2225 | |
| @@ -2234,7 +2237,6 @@ la loi n° 2003-7 du 3 janvier 2003 | ||
| 2234 | 2237 | |
| 2235 | 2238 | L. 811-12| |
| 2236 | 2239 | l'ordonnance n° 2016-1635 du 1er décembre 2016 |
| 2237 | ||
| 2238 | 2240 | | |
| 2239 | 2241 | loi n° 2003-7 du 3 janvier 2003 |
| 2240 | 2242 | |
| @@ -2244,7 +2246,6 @@ la loi n° 2011-331 du 28 mars 2011 | ||
| 2244 | 2246 | L. 811-15| |
| 2245 | 2247 | la loi n° 2003-7 du 3 janvier 2003 |
| 2246 | 2248 | L. 811-15-1| la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle |
| 2247 | ||
| 2248 | 2249 | | |
| 2249 | 2250 | loi n° 2003-7 du 3 janvier 2003 |
| 2250 | 2251 | |
| Article LEGIARTI000037266579 L2564→2564 | ||
| 2564 | 2564 | 2° Pour fourniture de matériaux et autres choses nécessaires aux constructions, équipements et avitaillements du navire, un an après ces fournitures faites ; |
| 2565 | 2565 | |
| 2566 | 2566 | 3° Pour ouvrages faits, un an après la réception des ouvrages. |
| 2567 | ||
| 2568 | ## Chapitre II : Des actions en prévention, en cessation ou en réparation d'une atteinte au secret des affaires | |
| 2569 | ||
| 2570 | **Article LEGIARTI000037266579** | |
| 2571 | ||
| 2572 | Toute atteinte au secret des affaires telle que prévue aux articles [L. 151-4 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266563&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L151-4 \(V\)")à [L. 151-6](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266567&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L151-6 \(V\)") engage la responsabilité civile de son auteur. | |
| 2573 | ||
| 2574 | **Article LEGIARTI000037266581** | |
| 2575 | ||
| 2576 | Les actions relatives à une atteinte au secret des affaires sont prescrites par cinq ans à compter des faits qui en sont la cause. | |
| 2577 | ||
| 2578 | ## Section 1 : Des mesures pour prévenir et faire cesser une atteinte au secret des affaires | |
| 2579 | ||
| 2580 | **Article LEGIARTI000037266585** | |
| 2581 | ||
| 2582 | I.-Dans le cadre d'une action relative à la prévention ou la cessation d'une atteinte à un secret des affaires, la juridiction peut, sans préjudice de l'octroi de dommages et intérêts, prescrire, y compris sous astreinte, toute mesure proportionnée de nature à empêcher ou à faire cesser une telle atteinte. Elle peut notamment : | |
| 2583 | ||
| 2584 | 1° Interdire la réalisation ou la poursuite des actes d'utilisation ou de divulgation d'un secret des affaires ; | |
| 2585 | ||
| 2586 | 2° Interdire les actes de production, d'offre, de mise sur le marché ou d'utilisation des produits résultant de manière significative de l'atteinte au secret des affaires ou l'importation, l'exportation ou le stockage de tels produits à ces fins ; | |
| 2587 | ||
| 2588 | 3° Ordonner la destruction totale ou partielle de tout document, objet, matériau, substance ou fichier numérique contenant le secret des affaires concerné ou dont il peut être déduit ou, selon le cas, ordonner leur remise totale ou partielle au demandeur. | |
| 2589 | ||
| 2590 | II.-La juridiction peut également ordonner que les produits résultant de manière significative de l'atteinte au secret des affaires soient rappelés des circuits commerciaux, écartés définitivement de ces circuits, modifiés afin de supprimer l'atteinte au secret des affaires, détruits ou, selon le cas, confisqués au profit de la partie lésée. | |
| 2591 | ||
| 2592 | III.-Lorsque la juridiction limite la durée des mesures mentionnées aux 1° et 2° du I, la durée fixée doit être suffisante pour éliminer tout avantage commercial ou économique que l'auteur de l'atteinte au secret des affaires aurait pu tirer de l'obtention, de l'utilisation ou de la divulgation illicite du secret des affaires. | |
| 2593 | ||
| 2594 | IV.-Sauf circonstances particulières et sans préjudice des dommages et intérêts qui pourraient être réclamés, les mesures mentionnées aux I à III sont ordonnées aux frais de l'auteur de l'atteinte. | |
| 2595 | ||
| 2596 | Il peut y être mis fin à la demande de l'auteur de l'atteinte lorsque les informations concernées ne peuvent plus être qualifiées de secret des affaires au sens de l'article [L. 151-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266553&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L151-1 \(V\)") pour des raisons qui ne dépendent pas, directement ou indirectement, de lui. | |
| 2597 | ||
| 2598 | **Article LEGIARTI000037266587** | |
| 2599 | ||
| 2600 | Pour prévenir une atteinte imminente ou faire cesser une atteinte illicite à un secret des affaires, la juridiction peut, sur requête ou en référé, ordonner des mesures provisoires et conservatoires dont les modalités sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2601 | ||
| 2602 | **Article LEGIARTI000037266589** | |
| 2603 | ||
| 2604 | Sans préjudice de l'article [L. 152-6](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266593&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L152-6 \(V\)"), la juridiction peut ordonner, à la demande de l'auteur de l'atteinte, le versement d'une indemnité à la partie lésée au lieu des mesures mentionnées aux I à III de l'article [L. 152-3 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266585&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L152-3 \(V\)")lorsque sont réunies les conditions suivantes : | |
| 2605 | ||
| 2606 | 1° Au moment de l'utilisation ou de la divulgation du secret des affaires, l'auteur de l'atteinte ne savait pas, ni ne pouvait savoir au regard des circonstances, que le secret des affaires avait été obtenu d'une autre personne qui l'utilisait ou le divulguait de façon illicite ; | |
| 2607 | ||
| 2608 | 2° L'exécution des mesures mentionnées aux I à III de l'article L. 152-3 causerait à cet auteur un dommage disproportionné ; | |
| 2609 | ||
| 2610 | 3° Le versement d'une indemnité à la partie lésée paraît raisonnablement satisfaisant. | |
| 2611 | ||
| 2612 | Lorsque le versement de cette indemnité est ordonné en lieu et place des mesures prévues aux 1° et 2° du I du même article L. 152-3, cette indemnité ne peut être fixée à une somme supérieure au montant des droits qui auraient été dus si l'auteur de l'atteinte avait demandé l'autorisation d'utiliser ledit secret des affaires pour la période pendant laquelle l'utilisation du secret des affaires aurait pu être interdite. | |
| 2613 | ||
| 2614 | ## Section 2 : De la réparation d'une atteinte au secret des affaires | |
| 2615 | ||
| 2616 | **Article LEGIARTI000037266593** | |
| 2617 | ||
| 2618 | Pour fixer les dommages et intérêts dus en réparation du préjudice effectivement subi, la juridiction prend en considération distinctement : | |
| 2619 | ||
| 2620 | 1° Les conséquences économiques négatives de l'atteinte au secret des affaires, dont le manque à gagner et la perte subie par la partie lésée, y compris la perte de chance ; | |
| 2621 | ||
| 2622 | 2° Le préjudice moral causé à la partie lésée ; | |
| 2623 | ||
| 2624 | 3° Les bénéfices réalisés par l'auteur de l'atteinte au secret des affaires, y compris les économies d'investissements intellectuels, matériels et promotionnels que celui-ci a retirées de l'atteinte. | |
| 2625 | ||
| 2626 | La juridiction peut, à titre d'alternative et sur demande de la partie lésée, allouer à titre de dommages et intérêts une somme forfaitaire qui tient notamment compte des droits qui auraient été dus si l'auteur de l'atteinte avait demandé l'autorisation d'utiliser le secret des affaires en question. Cette somme n'est pas exclusive de l'indemnisation du préjudice moral causé à la partie lésée. | |
| 2627 | ||
| 2628 | ## Section 3 : Des mesures de publicité | |
| 2629 | ||
| 2630 | **Article LEGIARTI000037266597** | |
| 2631 | ||
| 2632 | La juridiction peut ordonner toute mesure de publicité de la décision relative à l'obtention, l'utilisation ou la divulgation illicite d'un secret des affaires, notamment son affichage ou sa publication intégrale ou par extraits dans les journaux ou sur les services de communication au public en ligne qu'elle désigne, selon les modalités qu'elle précise. | |
| 2633 | ||
| 2634 | Lorsqu'elle ordonne une telle mesure, la juridiction veille à protéger le secret des affaires dans les conditions prévues à l'article [L. 153-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266605&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L153-1 \(V\)"). | |
| 2635 | ||
| 2636 | Les mesures sont ordonnées aux frais de l'auteur de l'atteinte. | |
| 2637 | ||
| 2638 | ## Section 4 : Des sanctions en cas de procédure dilatoire ou abusive | |
| 2639 | ||
| 2640 | **Article LEGIARTI000037266601** | |
| 2641 | ||
| 2642 | Toute personne physique ou morale qui agit de manière dilatoire ou abusive sur le fondement du présent chapitre peut être condamnée au paiement d'une amende civile dont le montant ne peut être supérieur à 20 % du montant de la demande de dommages et intérêts. En l'absence de demande de dommages et intérêts, le montant de l'amende civile ne peut excéder 60 000 €. | |
| 2643 | ||
| 2644 | L'amende civile peut être prononcée sans préjudice de l'octroi de dommages et intérêts à la partie victime de la procédure dilatoire ou abusive. | |
| 2645 | ||
| 2646 | ## Chapitre III : Des mesures générales de protection du secret des affaires devant les juridictions civiles ou commerciales | |
| 2647 | ||
| 2648 | **Article LEGIARTI000037266605** | |
| 2649 | ||
| 2650 | Lorsque, à l'occasion d'une instance civile ou commerciale ayant pour objet une mesure d'instruction sollicitée avant tout procès au fond ou à l'occasion d'une instance au fond, il est fait état ou est demandée la communication ou la production d'une pièce dont il est allégué par une partie ou un tiers ou dont il a été jugé qu'elle est de nature à porter atteinte à un secret des affaires, le juge peut, d'office ou à la demande d'une partie ou d'un tiers, si la protection de ce secret ne peut être assurée autrement et sans préjudice de l'exercice des droits de la défense : | |
| 2651 | ||
| 2652 | 1° Prendre connaissance seul de cette pièce et, s'il l'estime nécessaire, ordonner une expertise et solliciter l'avis, pour chacune des parties, d'une personne habilitée à l'assister ou la représenter, afin de décider s'il y a lieu d'appliquer des mesures de protection prévues au présent article ; | |
| 2653 | ||
| 2654 | 2° Décider de limiter la communication ou la production de cette pièce à certains de ses éléments, en ordonner la communication ou la production sous une forme de résumé ou en restreindre l'accès, pour chacune des parties, au plus à une personne physique et une personne habilitée à l'assister ou la représenter ; | |
| 2655 | ||
| 2656 | 3° Décider que les débats auront lieu et que la décision sera prononcée en chambre du conseil ; | |
| 2657 | ||
| 2658 | 4° Adapter la motivation de sa décision et les modalités de la publication de celle-ci aux nécessités de la protection du secret des affaires. | |
| 2659 | ||
| 2660 | **Article LEGIARTI000037266607** | |
| 2661 | ||
| 2662 | Toute personne ayant accès à une pièce ou au contenu d'une pièce considérée par le juge comme étant couverte ou susceptible d'être couverte par le secret des affaires est tenue à une obligation de confidentialité lui interdisant toute utilisation ou divulgation des informations qu'elle contient. | |
| 2663 | ||
| 2664 | Dans le cas d'une personne morale, l'obligation prévue au premier alinéa du présent article s'applique à ses représentants légaux ou statutaires et aux personnes qui la représentent devant la juridiction. | |
| 2665 | ||
| 2666 | Les personnes ayant accès à la pièce ou à son contenu ne sont liées par cette obligation ni dans leurs rapports entre elles ni à l'égard des représentants légaux ou statutaires de la personne morale partie à la procédure. | |
| 2667 | ||
| 2668 | Les personnes habilitées à assister ou représenter les parties ne sont pas liées par cette obligation de confidentialité à l'égard de celles-ci, sauf dans le cas prévu au 1° de l'article [L. 153-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266605&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L153-1 \(V\)"). | |
| 2669 | ||
| 2670 | L'obligation de confidentialité perdure à l'issue de la procédure. Toutefois, elle prend fin si une juridiction décide, par une décision non susceptible de recours, qu'il n'existe pas de secret des affaires ou si les informations en cause ont entre-temps cessé de constituer un secret des affaires ou sont devenues aisément accessibles. | |
| 2671 | ||
| 2672 | ## Chapitre IV : Conditions d'application | |
| 2673 | ||
| 2674 | **Article LEGIARTI000037266611** | |
| 2675 | ||
| 2676 | Les conditions d'application du présent titre sont fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2677 | ||
| 2678 | ## Section 1 : De l'information protégée | |
| 2679 | ||
| 2680 | **Article LEGIARTI000037266553** | |
| 2681 | ||
| 2682 | Est protégée au titre du secret des affaires toute information répondant aux critères suivants : | |
| 2683 | ||
| 2684 | 1° Elle n'est pas, en elle-même ou dans la configuration et l'assemblage exacts de ses éléments, généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d'informations en raison de leur secteur d'activité ; | |
| 2685 | ||
| 2686 | 2° Elle revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle, du fait de son caractère secret ; | |
| 2687 | ||
| 2688 | 3° Elle fait l'objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables, compte tenu des circonstances, pour en conserver le caractère secret. | |
| 2689 | ||
| 2690 | ## Section 2 : De la détention légitime et de l'obtention licite d'un secret des affaires | |
| 2691 | ||
| 2692 | **Article LEGIARTI000037266557** | |
| 2693 | ||
| 2694 | Est détenteur légitime d'un secret des affaires celui qui en a le contrôle de façon licite. | |
| 2695 | ||
| 2696 | **Article LEGIARTI000037266559** | |
| 2697 | ||
| 2698 | Constituent des modes d'obtention licite d'un secret des affaires : | |
| 2699 | ||
| 2700 | 1° Une découverte ou une création indépendante ; | |
| 2701 | ||
| 2702 | 2° L'observation, l'étude, le démontage ou le test d'un produit ou d'un objet qui a été mis à la disposition du public ou qui est de façon licite en possession de la personne qui obtient l'information, sauf stipulation contractuelle interdisant ou limitant l'obtention du secret. | |
| 2703 | ||
| 2704 | ## Section 3 : De l'obtention, de l'utilisation et de la divulgation illicites | |
| 2705 | ||
| 2706 | **Article LEGIARTI000037266563** | |
| 2707 | ||
| 2708 | L'obtention d'un secret des affaires est illicite lorsqu'elle est réalisée sans le consentement de son détenteur légitime et qu'elle résulte : | |
| 2709 | ||
| 2710 | 1° D'un accès non autorisé à tout document, objet, matériau, substance ou fichier numérique qui contient le secret ou dont il peut être déduit, ou bien d'une appropriation ou d'une copie non autorisée de ces éléments ; | |
| 2711 | ||
| 2712 | 2° De tout autre comportement considéré, compte tenu des circonstances, comme déloyal et contraire aux usages en matière commerciale. | |
| 2713 | ||
| 2714 | **Article LEGIARTI000037266565** | |
| 2715 | ||
| 2716 | L'utilisation ou la divulgation d'un secret des affaires est illicite lorsqu'elle est réalisée sans le consentement de son détenteur légitime par une personne qui a obtenu le secret dans les conditions mentionnées à l'article [L. 151-4](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266563&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L151-4 \(V\)") ou qui agit en violation d'une obligation de ne pas divulguer le secret ou de limiter son utilisation. | |
| 2717 | ||
| 2718 | La production, l'offre ou la mise sur le marché, de même que l'importation, l'exportation ou le stockage à ces fins de tout produit résultant de manière significative d'une atteinte au secret des affaires sont également considérés comme une utilisation illicite lorsque la personne qui exerce ces activités savait, ou aurait dû savoir au regard des circonstances, que ce secret était utilisé de façon illicite au sens du premier alinéa du présent article. | |
| 2719 | ||
| 2720 | **Article LEGIARTI000037266567** | |
| 2721 | ||
| 2722 | L'obtention, l'utilisation ou la divulgation d'un secret des affaires est aussi considérée comme illicite lorsque, au moment de l'obtention, de l'utilisation ou de la divulgation du secret, une personne savait, ou aurait dû savoir au regard des circonstances, que ce secret avait été obtenu, directement ou indirectement, d'une autre personne qui l'utilisait ou le divulguait de façon illicite au sens du premier alinéa de l'article [L. 151-5](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&idArticle=LEGIARTI000037266565&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de commerce - art. L151-5 \(V\)"). | |
| 2723 | ||
| 2724 | ## Section 4 : Des exceptions à la protection du secret des affaires | |
| 2725 | ||
| 2726 | **Article LEGIARTI000037266571** | |
| 2727 | ||
| 2728 | Le secret des affaires n'est pas opposable lorsque l'obtention, l'utilisation ou la divulgation du secret est requise ou autorisée par le droit de l'Union européenne, les traités ou accords internationaux en vigueur ou le droit national, notamment dans l'exercice des pouvoirs d'enquête, de contrôle, d'autorisation ou de sanction des autorités juridictionnelles ou administratives. | |
| 2729 | ||
| 2730 | **Article LEGIARTI000037266573** | |
| 2731 | ||
| 2732 | A l'occasion d'une instance relative à une atteinte au secret des affaires, le secret n'est pas opposable lorsque son obtention, son utilisation ou sa divulgation est intervenue : | |
| 2733 | ||
| 2734 | 1° Pour exercer le droit à la liberté d'expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse, et à la liberté d'information telle que proclamée dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; | |
| 2735 | ||
| 2736 | 2° Pour révéler, dans le but de protéger l'intérêt général et de bonne foi, une activité illégale, une faute ou un comportement répréhensible, y compris lors de l'exercice du droit d'alerte défini à l'article 6 de la loi n° [2016-1691](/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033558528&categorieLien=cid "LOI n°2016-1691 du 9 décembre 2016 \(V\)") du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ; | |
| 2737 | ||
| 2738 | 3° Pour la protection d'un intérêt légitime reconnu par le droit de l'Union européenne ou le droit national. | |
| 2739 | ||
| 2740 | **Article LEGIARTI000037266575** | |
| 2741 | ||
| 2742 | A l'occasion d'une instance relative à une atteinte au secret des affaires, le secret n'est pas opposable lorsque : | |
| 2743 | ||
| 2744 | 1° L'obtention du secret des affaires est intervenue dans le cadre de l'exercice du droit à l'information et à la consultation des salariés ou de leurs représentants ; | |
| 2745 | ||
| 2746 | 2° La divulgation du secret des affaires par des salariés à leurs représentants est intervenue dans le cadre de l'exercice légitime par ces derniers de leurs fonctions, pour autant que cette divulgation ait été nécessaire à cet exercice. | |
| 2747 | ||
| 2748 | L'information ainsi obtenue ou divulguée demeure protégée au titre du secret des affaires à l'égard des personnes autres que les salariés ou leurs représentants qui en ont eu connaissance. | |