Version du 1999-07-28
1ea08b1fef0c6aa5ef966745c1b1385cf5cf688eCes changements introduisent un cadre strict et sélectif pour l'exercice des professions de médecin, chirurgien-dentiste et sage-femme, en imposant non seulement la possession de diplômes spécifiques et l'inscription à un ordre professionnel, mais aussi des conditions de nationalité, des épreuves de sélection et un stage hospitalier de trois ans. Les droits des citoyens sont impactés par une limitation de l'accès à ces professions pour les ressortissants hors Union européenne, sauf en cas d'accords internationaux ou de statut particulier comme celui de réfugié, tandis que la titularisation devient conditionnée à une validation des compétences par des jurys et des commissions. Pour les patients, cela garantit une meilleure maîtrise de la qualité des praticiens, mais peut aussi restreindre l'offre de soins dans certaines spécialités ou régions en fonction des quotas fixés par le ministre.
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| Article LEGIARTI000006692956 L24→24 | ||
| 24 | 24 | |
| 25 | 25 | Toutefois, cette dernière condition ne s'applique pas aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes appartenant aux cadres actifs du service de santé des armées. Elle ne s'applique pas non plus à ceux des médecins, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes qui, ayant la qualité de fonctionnaire de l'Etat ou d'agent titulaire d'une collectivité locale ne sont pas appelés, dans l'exercice de leurs fonctions, à exercer la médecine ou l'art dentaire ou à pratiquer les actes entrant dans la définition de la profession de sage-femme. |
| 26 | 26 | |
| 27 | **Article LEGIARTI000006692956** | |
| 28 | ||
| 29 | Nul ne peut exercer la profession de médecin, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme en France s'il n'est : | |
| 30 | ||
| 31 | 1° Titulaire d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L. 356-2 ou bénéficiaire des dispositions transitoires de la loi du 30 novembre 1892 ou des dispositions spéciales aux praticiens alsaciens et lorrains (arrêté du 24 septembre 1919, loi du 13 juillet 1921, loi du 10 août 1924, décret du 5 juillet 1922 ratifié par la loi du 13 décembre 1924, loi du 31 décembre 1924, loi du 18 août 1927) ou aux praticiens sarrois (lois des 26 juillet 1935 et 27 juillet 1937) ; | |
| 32 | ||
| 33 | 2° De nationalité française ou ressortissant de l'un des Etats membres de la communauté européenne ou des autres Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen, du Maroc ou de la Tunisie, sous réserve de l'application, le cas échéant, soit des règles fixées aux alinéas 4 à 9 du présent article, soit de celles qui découlent d'engagements internationaux autres que ceux mentionnés à l'alinéa 4 ci-après. | |
| 34 | ||
| 35 | Toutefois, lorsqu'un Etat étranger accorde à des médecins, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes nationaux français ou ressortissants français, le droit d'exercer leur profession sur son territoire, le ressortissant de cet Etat peut être autorisé à pratiquer son art en France par arrêté du ministre de la Santé publique et de la population, si des accords ont été passés à cet effet avec cet Etat et si l'équivalence de la valeur scientifique du diplôme est reconnue par le ministre de l'Education nationale. Ces accords, conclus avec l'agrément du ministre de la santé publique et de la population, devront comporter obligatoirement la parité effective et stipuleront le nombre des praticiens étrangers que chacun des deux pays autorisera à exercer sur son territoire. Les autorisations seront données individuellement, après avis des organisations syndicales nationales et des ordres intéressés, aux praticiens ayant satisfait à l'examen de culture générale tel qu'il est prévu dans le décret du 15 janvier 1947, cet examen comportant en plus une épreuve écrite sur la connaissance des lois médico-sociales affectée d'un coefficient égal à celui de la composition française. Elles pourront être retirées à tout moment. | |
| 36 | ||
| 37 | En outre, le ministre chargé de la santé peut, après avis d'une commission comprenant notamment des délégués des conseils nationaux des ordres et des organisations nationales des professions intéressées, choisis par ces organismes, autoriser individuellement à exercer les personnes françaises ou étrangères titulaires d'un diplôme, titre ou certificat de valeur scientifique attestée par le ministre chargé des universités. Ces personnes doivent avoir été classées en rang utile à des épreuves de vérification des connaissances qui, en ce qui concerne les médecins, sont organisées pour une ou plusieurs disciplines ou spécialités. La commission doit rendre un avis dans l'année suivant le dépôt de la candidature. | |
| 38 | ||
| 39 | Les médecins doivent en outre avoir exercé pendant trois ans des fonctions hospitalières. Des dispositions réglementaires fixent les conditions d'organisation des épreuves de sélection et les modalités d'exercice des fonctions hospitalières. | |
| 40 | ||
| 41 | Le ministre chargé de la santé peut également, après avis de ladite commission, autoriser individuellement à exercer des ressortissants d'un Etat autre que ceux membres de la Communauté européenne ou parties à l'accord sur l'Espace économique européen et titulaires d'un diplôme, certificat ou autre titre obtenu dans l'un de ces Etats. | |
| 42 | ||
| 43 | Le nombre maximum de candidats susceptibles d'être autorisés à exercer pour chaque profession et, en ce qui concerne les médecins, pour chaque discipline ou spécialité, est fixé par arrêté du ministre chargé de la santé, en accord avec la commission susmentionnée. En sus de ce nombre maximum, les réfugiés politiques, apatrides et bénéficiaires de l'asile territorial ainsi que les Français ayant regagné le territoire national à la demande des autorités françaises peuvent être autorisés à exercer par le ministre chargé de la santé après avis de la commission susmentionnée et après avis d'un jury de la discipline concernée dont les modalités d'organisation sont définies par arrêté. | |
| 44 | ||
| 45 | Nul ne peut être candidat plus de deux fois aux épreuves de sélection et à l'autorisation d'exercice. | |
| 46 | ||
| 47 | 3° Inscrit à un tableau de l'ordre des médecins, à un tableau de l'ordre des chirurgiens-dentistes ou à un tableau de l'ordre des sages-femmes ; | |
| 48 | ||
| 49 | Toutefois, cette dernière condition ne s'applique pas aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes appartenant aux cadres actifs du service de santé des armées. Elle ne s'applique pas non plus à ceux des médecins, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes qui, ayant la qualité de fonctionnaire de l'Etat ou d'agent titulaire d'une collectivité locale ne sont pas appelés, dans l'exercice de leurs fonctions, à exercer la médecine ou l'art dentaire ou à pratiquer les actes entrant dans la définition de la profession de sage-femme. | |
| 50 | ||
| 27 | 51 | **Article LEGIARTI000006692959** |
| 28 | 52 | |
| 29 | 53 | Le médecin, le praticien de l'art dentaire ou la sage-femme ressortissant d'un des Etats membres de la Communauté européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen qui est établi et exerce légalement les activités de médecin, de praticien de l'art dentaire ou de sage-femme dans un Etat membre ou autre Etat partie autre que la France peut exécuter en France des actes de sa profession sans remplir la condition posée au 3° de l'article L. 356. L'exécution de ces actes est toutefois subordonnée à une déclaration préalable dont les modalités sont fixées par un décret en Conseil d'Etat. Si l'urgence ne permet pas de faire cette déclaration préalablement à l'acte, elle doit être faite postérieurement dans un délai maximum de quinze jours. |
| Article LEGIARTI000006693244 L1220→1244 | ||
| 1220 | 1244 | |
| 1221 | 1245 | En outre, l'infirmière ou l'infirmier participe à différentes actions, notamment en matière de prévention, d'éducation de la santé et de formation ou d'encadrement. |
| 1222 | 1246 | |
| 1223 | **Article LEGIARTI000006693244** | |
| 1247 | **Article LEGIARTI000006693245** | |
| 1224 | 1248 | |
| 1225 | Nul ne peut exercer la profession d'infirmier ou d'infirmière s'il n'est muni d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L. 474-1. | |
| 1249 | Sous réserve des dispositions des articles L. 474-2 et L. 477-1, nul ne peut exercer la profession d'infirmier ou d'infirmière s'il n'est muni d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L. 474-1. | |
| 1226 | 1250 | |
| 1227 | 1251 | **Article LEGIARTI000006693249** |
| 1228 | 1252 | |
| Article LEGIARTI000006693250 L1236→1260 | ||
| 1236 | 1260 | |
| 1237 | 1261 | \- ces activités ont comporté la pleine responsabilité de la programmation, de l'organisation et de l'administration des soins infirmiers aux patients. |
| 1238 | 1262 | |
| 1263 | **Article LEGIARTI000006693250** | |
| 1264 | ||
| 1265 | Un diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique est attribué de droit aux infirmiers titulaires du diplôme de secteur psychiatrique. Le diplôme d'Etat d'infirmier est délivré par l'autorité administrative, sur proposition d'une commission composée en nombre égal de médecins, d'infirmiers diplômés d'Etat et d'infirmiers de secteur psychiatrique titulaires d'un diplôme de cadre de santé, aux candidats qui ont suivi un complément de formation. Un décret fixe les modalités d'application du présent article. | |
| 1266 | ||
| 1267 | **Article LEGIARTI000006693252** | |
| 1268 | ||
| 1269 | Les infirmiers titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique peuvent exercer la profession d'infirmier dans les établissements publics de santé, dans les syndicats interhospitaliers, dans les établissements de santé privés participant au service public hospitalier, dans les établissements de santé privés recevant des patients souffrant de maladies mentales, ou dispensant des soins de longue durée, dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux mentionnés à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales, dans les établissements et services mentionnés à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées, dans les centres spécialisés de soins aux toxicomanes, dans les établissements de santé des armées, à l'Institution nationale des Invalides, dans les services et les établissements relevant du ministère chargé de l'éducation nationale, dans les services de médecine du travail et dans les services de la protection judiciaire de la jeunesse. | |
| 1270 | ||
| 1239 | 1271 | **Article LEGIARTI000006693253** |
| 1240 | 1272 | |
| 1241 | 1273 | Pour l'obtention du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière, les candidats ne peuvent être admis à subir les examens que s'ils ont accompli leur scolarité dans une école autorisée par le ministre de la Santé publique et de la Population. |
| Article LEGIARTI000006693259 L1262→1294 | ||
| 1262 | 1294 | |
| 1263 | 1295 | La date et les modalités de la cessation des régimes dérogatoires visés dans le présent article seront fixées par décret pris sur le rapport du ministre de la Santé publique et de la Population. |
| 1264 | 1296 | |
| 1297 | **Article LEGIARTI000006693259** | |
| 1298 | ||
| 1299 | Les ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen, titulaires d'un diplôme, certificat ou autre titre délivré par l'autorité compétente d'un Etat membre ou d'un Etat partie, qui, sans remplir les conditions mentionnées à l'article L. 474-1, permet néanmoins l'exercice de la profession d'infirmier dans cet Etat, peuvent bénéficier d'une autorisation d'exercer la profession d'infirmier délivrée par l'autorité administrative. | |
| 1300 | ||
| 1301 | Lorsque la formation de l'intéressé porte sur des matières substantiellement différentes de celles qui figurent au programme du diplôme d'Etat d'infirmier ou lorsqu'une ou plusieurs des activités professionnelles dont l'exercice est subordonné à la possession de ce diplôme ne sont pas réglementées dans l'Etat d'origine ou de provenance ou sont réglementées de manière différente, l'autorité administrative peut exiger, après avis d'une commission instituée à cet effet, que l'intéressé choisisse soit de se soumettre à une épreuve d'aptitude, soit d'accomplir un stage d'adaptation dont la durée ne peut excéder un an et qui fait l'objet d'une évaluation. Les conditions d'application du présent article sont précisées par décret. | |
| 1302 | ||
| 1265 | 1303 | ## Chapitre 2 : Règles d'exercice de la profession et dispositions pénales. |
| 1266 | 1304 | |
| 1267 | 1305 | **Article LEGIARTI000006693261** |
| Article LEGIARTI000006692931 L1452→1452 | ||
| 1452 | 1452 | |
| 1453 | 1453 | La définition de la politique de lutte contre l'infection par le virus de l'immuno-déficience humaine appartient à l'Etat. |
| 1454 | 1454 | |
| 1455 | **Article LEGIARTI000006692931** | |
| 1455 | **Article LEGIARTI000006692932** | |
| 1456 | 1456 | |
| 1457 | Dans chaque département, le représentant de l'Etat désigne au moins une consultation destinée à effectuer de façon anonyme et gratuite le dépistage de l'infection par le virus de l'immuno-déficience humaine. | |
| 1457 | Dans chaque département, le représentant de l'Etat désigne au moins une consultation destinée à effectuer de façon anonyme et gratuite la prévention, le dépistage et le diagnostic de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine ainsi que l'accompagnement dans la recherche de soins appropriés. | |
| 1458 | 1458 | |
| 1459 | Les conditions de désignation et le fonctionnement de ces consultations sont fixés par décret. Ce même décret précise les conditions dans lesquelles les dépenses afférentes à ce dépistage sont prises en charge par l'Etat et les organismes d'assurance maladie. | |
| 1459 | Ces consultations peuvent également être habilitées par le représentant de l'Etat à participer dans les mêmes conditions à la lutte contre d'autres maladies transmissibles, et notamment les hépatites virales. | |
| 1460 | ||
| 1461 | Un décret fixe les modalités d'application du présent article, ainsi que les conditions dans lesquelles les dépenses afférentes aux missions énoncées aux premier et deuxième alinéas sont prises en charge par l'Etat et les organismes d'assurance maladie. | |
| 1460 | 1462 | |
| 1461 | 1463 | ## Titre 8 : Lutte contre le tabagisme |
| 1462 | 1464 | |
| Article LEGIARTI000006693609 L938→938 | ||
| 938 | 938 | |
| 939 | 939 | Les pharmaciens ne peuvent vendre aucun remède secret. |
| 940 | 940 | |
| 941 | **Article LEGIARTI000006693609** | |
| 941 | **Article LEGIARTI000006693610** | |
| 942 | 942 | |
| 943 | Toute ouverture d'une nouvelle officine, tout transfert d'une officine d'un lieu dans un autre sont subordonnés à l'octroi d'une licence délivrée par le représentant de l'Etat dans le département après avis du conseil régional de l'ordre des pharmaciens et du directeur régional des affaires sanitaires et sociales. | |
| 943 | I. - Les créations, les transferts et les regroupements d'officines de pharmacie doivent permettre de répondre de façon optimale aux besoins en médicaments de la population résidant dans les quartiers d'accueil de ces officines. | |
| 944 | 944 | |
| 945 | Un transfert d'officine peut être demandé à l'intérieur d'un même département. Lorsqu'elle est faite pour une commune de moins de 2 000 habitants, la demande de transfert est examinée au regard de la carte départementale des officines de pharmacie. Les demandes de transfert bénéficient d'une priorité par rapport aux demandes d'ouverture d'une nouvelle officine. | |
| 945 | Les créations, les transferts et les regroupements d'officines de pharmacie ne peuvent être effectués que dans un lieu qui garantit un accès permanent du public à la pharmacie et permet à celle-ci d'assurer un service de garde satisfaisant. | |
| 946 | 946 | |
| 947 | Parmi les demandes d'ouverture d'une nouvelle officine, celles qui sont présentées par des pharmaciens n'ayant jamais été titulaires d'une licence d'officine ou n'en étant plus titulaires depuis au moins trois ans à la date du dépôt de la demande bénéficient d'une priorité. | |
| 947 | II. - Toute création d'une nouvelle officine, tout transfert d'une officine d'un lieu dans un autre et tout regroupement d'officines sont subordonnés à l'octroi d'une licence délivrée par le représentant de l'Etat dans le département selon les critères prévus aux articles L. 571, L. 571-1, L. 572 et L. 573. | |
| 948 | 948 | |
| 949 | Toute demande ayant fait l'objet du dépôt d'un dossier complet bénéficie d'un droit d'antériorité par rapport aux demandes ultérieures concurrentes. | |
| 949 | Dans le cas d'un transfert d'un département à un autre au sein de la région d'Ile-de-France, tel qu'il est prévu à l'article L. 572, la licence est délivrée par décision conjointe des représentants de l'Etat dans les deux départements. | |
| 950 | 950 | |
| 951 | Les transferts d'officines ne peuvent être autorisés qu'à la double condition qu'ils ne compromettent pas l'approvisionnement normal en médicaments de la population du quartier d'origine et qu'ils répondent à un besoin réel de la population résidant dans le quartier d'accueil. Dans le cas d'un transfert entre communes, les besoins de la nouvelle population à desservir s'apprécient selon les règles fixées à l'article L. 571. | |
| 951 | Dans tous les cas, la décision de création, de transfert ou de regroupement est prise par le représentant de l'Etat dans le département après avis des syndicats représentatifs de la profession et du conseil régional de l'ordre des pharmaciens ou, dans le cas des départements d'outre-mer et de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon, du conseil central de la section E de l'ordre national des pharmaciens. | |
| 952 | 952 | |
| 953 | Cette licence fixe l'emplacement où l'officine sera exploitée. | |
| 953 | III. - Les demandes de regroupement présentées en application de l'article L. 573 bénéficient d'une priorité par rapport aux demandes de transfert et aux demandes de création. Les demandes de transfert bénéficient d'une priorité par rapport aux demandes de création. | |
| 954 | 954 | |
| 955 | L'officine dont la création a été autorisée doit être effectivement ouverte au public au plus tard à l'issue d'un délai d'un an, qui court à partir du jour où la licence a été délivrée, sauf prolongation en cas de force majeure. | |
| 955 | Parmi les demandes de création, celles qui sont présentées par des pharmaciens n'ayant jamais été titulaires d'une licence d'officine ou n'en étant plus titulaires depuis au moins trois ans à la date du dépôt de la demande bénéficient d'une priorité. Lorsque la demande de création est présentée par une société ou par plusieurs pharmaciens réunis en copropriété, le principe de priorité ne s'applique que lorsque tous les pharmaciens associés ou copropriétaires exerçant dans l'officine remplissent les conditions pour en bénéficier. | |
| 956 | 956 | |
| 957 | La licence accordée par application des dispositions qui précèdent ne peut être cédée par son titulaire indépendamment du fonds de commerce auquel elle se rapporte. De plus, et sauf le cas de force majeure constatée par le ministre de la Santé publique et de la Population sur avis du préfet et du conseil supérieur de la pharmacie, une officine ne peut être cédée avant l'expiration d'un délai de cinq ans, qui court à partir du jour de son ouverture. | |
| 957 | Toute demande ayant fait l'objet du dépôt d'un dossier complet bénéficie d'un droit d'antériorité par rapport aux demandes ultérieures concurrentes, dans des conditions fixées par le décret mentionné à l'article L. 578. | |
| 958 | 958 | |
| 959 | Tout refus de licence doit faire l'objet d'une décision motivée. Il peut en être fait appel au ministre de la Santé publique qui statue après avis du conseil régional. Lors de la fermeture définitive de l'officine, la licence doit être remise à la préfecture par son dernier titulaire ou par ses héritiers. | |
| 959 | IV. - La licence fixe l'emplacement où l'officine sera exploitée. | |
| 960 | ||
| 961 | Lorsqu'il est saisi d'une demande de création, de transfert ou de regroupement, le représentant de l'Etat peut imposer une distance minimum entre l'emplacement prévu pour la future officine et l'officine existante la plus proche. | |
| 962 | ||
| 963 | Le représentant de l'Etat peut, en outre, en vue d'assurer une desserte optimale de la population résidant à proximité de l'emplacement de la future officine, déterminer le ou les secteurs de la commune dans lesquels l'officine devra être située. | |
| 964 | ||
| 965 | Lorsque le représentant de l'Etat utilise l'une ou l'autre ou les deux possibilités mentionnées aux alinéas ci-dessus, la licence ne peut être accordée que lorsque la future officine remplit les conditions fixées par le représentant de l'Etat dans un délai fixé par le décret mentionné à l'article L. 578. | |
| 966 | ||
| 967 | V. - L'officine dont la création, le transfert ou le regroupement a été autorisé doit être effectivement ouverte au public au plus tard à l'issue d'un délai d'un an, qui court à partir du jour de la notification de l'arrêté de licence, sauf prolongation en cas de force majeure. | |
| 968 | ||
| 969 | La licence ne peut être cédée par son ou ses titulaires indépendamment du fonds de commerce auquel elle se rapporte. | |
| 970 | ||
| 971 | De plus, et sauf le cas de force majeure constaté par le représentant de l'Etat dans le département, une officine ne peut faire l'objet d'une cession totale ou partielle, ni être transférée ou faire l'objet d'un regroupement avant l'expiration d'un délai de cinq ans, qui court à partir du jour de la notification de l'arrêté de licence. Toutefois, cette disposition n'est pas applicable aux personnes physiques ou morales détenant une partie du capital social et des droits de vote d'une société d'exercice libéral de pharmaciens d'officine, au titre des 1° à 4° de l'article 5 de la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 relative à l'exercice sous forme de société des professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé. | |
| 972 | ||
| 973 | Toute fermeture définitive de l'officine entraîne la caducité de la licence, qui doit être remise à la préfecture par son dernier titulaire ou par ses héritiers. | |
| 974 | ||
| 975 | VI. - La population dont il est tenu compte pour l'application des articles L. 571, L. 571-1, L. 572 et L. 573 est la population municipale, telle qu'elle est issue du dernier recensement général de la population ou, le cas échéant, des recensements complémentaires. | |
| 960 | 976 | |
| 961 | 977 | **Article LEGIARTI000006693613** |
| 962 | 978 | |
| Article LEGIARTI000006693620 L970→986 | ||
| 970 | 986 | |
| 971 | 987 | La présente disposition, qui entrera en vigueur le 1er janvier 1996, ne s'appliquera pas aux pharmaciens inscrits à l'une quelconque des sections de l'ordre à cette date ou y ayant été précédemment inscrits. Il en ira de même pour les pharmaciens ressortissants des autres Etats membres de la Communauté économique européenne eu égard à leur exercice professionnel dans leur pays d'origine ou de provenance. |
| 972 | 988 | |
| 973 | **Article LEGIARTI000006693620** | |
| 989 | **Article LEGIARTI000006693621** | |
| 990 | ||
| 991 | I. - Dans les communes d'une population égale ou supérieure à 30 000 habitants, une création d'officine ne peut être accordée que lorsque le nombre d'habitants par pharmacie est égal ou supérieur à 3 000. | |
| 992 | ||
| 993 | Dans ce cas, il ne peut être délivré qu'une licence par tranche entière de 3 000 habitants recensés dans les limites de la commune. | |
| 994 | ||
| 995 | II. - Dans les communes d'une population égale ou supérieure à 2 500 habitants et inférieure à 30 000 habitants, une création d'officine ne peut être accordée que lorsque le nombre d'habitants par pharmacie est égal ou supérieur à 2 500." | |
| 996 | ||
| 997 | Dans ce cas, il ne peut être délivré qu'une licence par tranche entière de 2 500 habitants recensés dans les limites de la commune. | |
| 998 | ||
| 999 | Dans ce cas, il ne peut être délivré qu'une licence par tranche entière de 2 500 habitants recensés dans les limites de la commune. | |
| 974 | 1000 | |
| 975 | Aucune création d'officine ne peut être accordée dans les villes où la licence a déjà été délivrée à : | |
| 1001 | III. - Aucune création n'est possible dans les communes comportant une population inférieure à 2 500 habitants : | |
| 976 | 1002 | |
| 977 | Une officine pour 3.000 habitants dans les villes d'une population de 30.000 habitants et au-dessus ; | |
| 1003 | \- lorsqu'elles disposent déjà d'au moins une officine ; | |
| 978 | 1004 | |
| 979 | Une officine pour 2.500 habitants dans les villes d'une population égale ou supérieure à 5.000 habitants et inférieure à 30.000 habitants. | |
| 1005 | \- lorsqu'elles ne disposent d'aucune officine mais que leur population a déjà été prise en compte pour la création d'une officine dans une autre commune. | |
| 980 | 1006 | |
| 981 | Dans les communes d'une population inférieure à 5.000 habitants, il ne peut être délivré qu'une licence par tranche entière de 2.000 habitants recensés dans les limites de la commune. | |
| 1007 | IV. - Dans les communes de moins de 2 500 habitants dépourvues d'officine et dont la population n'a pas été ou n'est plus prise en compte pour une création d'officine dans une autre commune, une création peut être accordée dans une zone géographique constituée d'un ensemble de communes contiguës, si la totalité de la population de cette zone est au moins égale à 2 500 habitants. | |
| 982 | 1008 | |
| 983 | Une création d'officine peut, toutefois, être accordée dans une commune dépourvue d'officine et d'une population inférieure à 2 000 habitants lorsque les besoins de la population résidente et saisonnière sont insuffisamment couverts au regard de la carte départementale des officines de pharmacie. | |
| 1009 | Le représentant de l'Etat dans le département précise, dans sa décision, les communes prises en compte pour l'octroi de la licence. La totalité de la population de ces communes est considérée comme desservie par la nouvelle création. | |
| 984 | 1010 | |
| 985 | La population dont il est tenu compte pour l'application de l'article L. 571 du Code de la santé publique est la population municipale totale, telle qu'elle est définie par le décret ayant ordonné le dernier dénombrement général de la population. | |
| 1011 | **Article LEGIARTI000006693622** | |
| 986 | 1012 | |
| 987 | Lorsque la création d'une officine ou son transfert en provenance d'une autre commune peut être autorisé en application des deuxième à quatrième alinéas du présent article, le préfet peut, en vue d'assurer une desserte satisfaisante de la population, désigner par arrêté le ou les secteurs de la commune dans lesquels l'officine devra être située. | |
| 1013 | Par dérogation aux articles L. 571, L. 572 et L. 573, les quotas de population de 3 000 et 2 500 habitants mentionnés à ces articles sont fixés à 3 500 habitants pour le département de la Guyane et les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. | |
| 988 | 1014 | |
| 989 | Si les besoins réels de la population résidente et de la population saisonnière l'exigent, des dérogations à ces règles peuvent être accordées par le préfet après avis motivé du directeur régional des affaires sanitaires et sociales, du pharmacien inspecteur régional de la santé, du conseil régional de l'ordre des pharmaciens et des syndicats professionnels. | |
| 1015 | **Article LEGIARTI000006693625** | |
| 990 | 1016 | |
| 991 | Les besoins réels de la population résidente et de la population saisonnière mentionnés à l'alinéa précédent sont appréciés au regard, notamment, de l'importance de la population concernée, des conditions d'accès aux officines les plus proches et de la population que celles-ci resteraient appelées à desservir. Le préfet précise, dans sa décision, les populations prises en compte pour l'octroi des licences. | |
| 1017 | I. - A l'exception des cas de force majeure constatés par le représentant de l'Etat dans le département, ou si ces officines sont dans l'impossibilité de se conformer aux conditions minimales d'installation telles qu'elles figurent dans le décret prévu à l'article L. 578, peuvent obtenir un transfert : | |
| 992 | 1018 | |
| 993 | Dans tous les cas, le préfet peut imposer une distance minimum entre deux officines. | |
| 1019 | \- les officines situées dans une commune d'au moins 30 000 habitants où le nombre d'habitants par pharmacie est égal ou inférieur à 3 000 ; | |
| 994 | 1020 | |
| 995 | **Article LEGIARTI000006693624** | |
| 1021 | \- les officines situées dans une commune d'au moins 2 500 habitants et de moins de 30 000 habitants où le nombre d'habitants par pharmacie est égal ou inférieur à 2 500 ; | |
| 996 | 1022 | |
| 997 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 571 aucune création ne peut être accordée dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle dans les villes où une licence a déjà été délivrée à une officine pour 5.000 habitants. Une création d'officine peut, toutefois, être accordée dans une commune dépourvue d'officine et d'une population inférieure à 5 000 habitants lorsque les besoins de la population résidente et saisonnière sont insuffisamment couverts au regard de la carte départementale des officines de pharmacie. | |
| 1023 | \- les officines situées dans une commune de moins de 2 500 habitants. | |
| 998 | 1024 | |
| 999 | **Article LEGIARTI000006693627** | |
| 1025 | Ce transfert peut être effectué : | |
| 1000 | 1026 | |
| 1001 | De même, pour chacun des départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion, le ministre de la Santé publique fixe les conditions dans lesquelles les créations d'officines peuvent être autorisées par le préfet après avis du conseil central de la section E de l'Ordre national des pharmaciens. | |
| 1027 | \- au sein de la même commune ; | |
| 1002 | 1028 | |
| 1003 | Pour le département de la Guyane, les quotas de population de 3 000, 2 500 et 2 000 mentionnés aux deuxième à cinquième alinéas de l'article L. 571 sont fixés respectivement à 3 500, 3 000 et 2 500 habitants. | |
| 1029 | \- dans une autre commune située dans le même département ou dans une commune située dans un autre département lorsqu'il s'agit de la région d'Ile-de-France, à condition qu'une création soit possible dans la commune d'accueil en application de l'article L. 571. | |
| 1030 | ||
| 1031 | II. - Par dérogation, le transfert d'une officine implantée dans une zone franche urbaine, une zone urbaine sensible ou une zone de redynamisation urbaine mentionnées dans la loi n° 96-987 du 14 novembre 1996 relative à la mise en oeuvre du pacte de relance pour la ville ne peut être accordé lorsqu'il aurait pour effet de compromettre l'approvisionnement normal en médicaments de la population de ladite zone. | |
| 1032 | ||
| 1033 | **Article LEGIARTI000006693628** | |
| 1034 | ||
| 1035 | I. - Deux officines de pharmacie situées dans une même commune peuvent être regroupées en un lieu unique de cette commune à la demande de leurs titulaires. | |
| 1036 | ||
| 1037 | Dans les communes d'au moins 30 000 habitants, ce regroupement ne peut intervenir que si le nombre d'habitants par officine est égal ou inférieur à 3 000. Dans les communes d'au moins 2 500 habitants et de moins de 30 000 habitants, ce regroupement ne peut intervenir que si le nombre d'habitants par officine est égal ou inférieur à 2 500. | |
| 1038 | ||
| 1039 | Le lieu de regroupement des officines concernées est l'emplacement de l'une d'elles ou un lieu nouveau situé dans la même commune. | |
| 1040 | ||
| 1041 | II. - Le nombre total de pharmaciens de la nouvelle officine, qu'ils soient titulaires ou assistants, doit être au moins égal au total des pharmaciens titulaires et assistants des officines qui se regroupent. Cette disposition s'applique durant cinq ans à compter de l'ouverture de la nouvelle officine, sauf cas de force majeure constatée par le représentant de l'Etat dans le département. | |
| 1042 | ||
| 1043 | Dans le cadre d'un regroupement dans un lieu nouveau, la nouvelle officine ne pourra être effectivement ouverte au public que lorsque les officines regroupées auront été fermées. | |
| 1004 | 1044 | |
| 1005 | 1045 | **Article LEGIARTI000006693629** |
| 1006 | 1046 | |
| Article LEGIARTI000006693639 L1066→1106 | ||
| 1066 | 1106 | |
| 1067 | 1107 | Exceptionnellement, en cas de nécessité, le préfet, après avis du chef de service régional, de l'action sanitaire et sociale, peut autoriser, pour une période déterminée, les établissements hospitaliers publics à vendre des médicaments au prix du tarif pharmaceutique lorsqu'il n'y a pas d'autres sources de distribution possible. |
| 1068 | 1108 | |
| 1069 | **Article LEGIARTI000006693639** | |
| 1109 | **Article LEGIARTI000006693640** | |
| 1110 | ||
| 1111 | \- les modalités de présentation et d'instruction des demandes de création, transfert et regroupement des officines de pharmacie, | |
| 1112 | ||
| 1113 | \- les règles relatives à l'appréciation du droit de priorité et du droit d'antériorité, | |
| 1070 | 1114 | |
| 1071 | Les modalités de création et de transfert des officines ainsi que les conditions minimales d'installation auxquelles ces dernières doivent satisfaire sont fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1115 | \- les conditions minimales d'installation auxquelles doivent satisfaire les officines." | |
| 1072 | 1116 | |
| 1073 | 1117 | ## Section 2 : Exercice personnel de la profession |
| 1074 | 1118 | |
| Article LEGIARTI000006693890 L1240→1284 | ||
| 1240 | 1284 | |
| 1241 | 1285 | La convention prévue à l'alinéa précédent détermine les conditions dans lesquelles est assuré l'approvisionnement de l'établissement. |
| 1242 | 1286 | |
| 1243 | **Article LEGIARTI000006693890** | |
| 1287 | **Article LEGIARTI000006693891** | |
| 1244 | 1288 | |
| 1245 | 1289 | Les établissements de santé et les établissements médico-sociaux dans lesquels sont traités des malades, les syndicats interhospitaliers ainsi que les établissements mentionnés aux articles L. 595-8 et L. 595-9 peuvent disposer d'une ou plusieurs pharmacies à usage intérieur dans les conditions prévues au présent chapitre. |
| 1246 | 1290 | |
| 1247 | 1291 | L'activité des pharmacies à usage intérieur est limitée à l'usage particulier des malades dans les établissements de santé ou médico-sociaux où elles ont été constituées ou qui appartiennent au syndicat interhospitalier. |
| 1248 | 1292 | |
| 1293 | Toutefois, dans le cadre de recherches biomédicales réalisés sur des produits, substances ou médicaments, la pharmacie à usage intérieur d'un établissement de santé peut être autorisée par le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à distribuer ces produits, substances ou médicaments à d'autres pharmacies à usage intérieur d'établissement de santé où la recherche est réalisée. | |
| 1294 | ||
| 1249 | 1295 | Dans les établissements publics de santé, la ou les pharmacies à usage intérieur autorisées dans les conditions définies à l'article L. 595-3 sont organisées selon les modalités prévues par la section III du chapitre IV du titre Ier du livre VII du présent code. |
| 1250 | 1296 | |
| 1251 | 1297 | **Article LEGIARTI000006693893** |
| Article LEGIARTI000006693679 L1266→1312 | ||
| 1266 | 1312 | |
| 1267 | 1313 | ## Section 2 : Pharmacies des établissements de santé et des établissements médico-sociaux |
| 1268 | 1314 | |
| 1269 | **Article LEGIARTI000006693679** | |
| 1315 | **Article LEGIARTI000006693680** | |
| 1270 | 1316 | |
| 1271 | 1317 | Par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 595-1, lorsqu'il n'y a pas d'autre source d'approvisionnement possible pour un médicament ou produit déterminé, le représentant de l'Etat dans le département peut autoriser, pour une durée limitée, un établissement public de santé ou participant à l'exécution du service public hospitalier à approvisionner d'autres pharmacies à usage intérieur. Cette autorisation est donnée après avis du directeur régional des affaires sanitaires et sociales. |
| 1272 | 1318 | |
| Article LEGIARTI000006693895 L1278→1324 | ||
| 1278 | 1324 | |
| 1279 | 1325 | Pour des raisons de santé publique et à titre exceptionnel, le ministre chargé de la santé peut autoriser, par arrêté pris sur proposition de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, la pharmacie à usage intérieur d'un établissement de santé réalisant pour son compte des préparations hospitalières, telles que définies à l'article L. 511-1, ou l'établissement pharmaceutique créé en son sein et autorisé, en application de la loi mentionnée audit article, à délivrer ces préparations à d'autres pharmacies à usage intérieur d'établissements de santé nommément désignés. |
| 1280 | 1326 | |
| 1327 | Par dérogation au deuxième alinéa de l'article L. 595-1, le représentant de l'Etat dans le département peut, pour des raisons de santé publique, autoriser, pour une durée déterminée, une pharmacie à usage intérieur d'un établissement de santé ou d'un syndicat interhospitalier à assurer tout ou partie de la stérilisation de dispositifs médicaux pour le compte d'un autre établissement. | |
| 1328 | ||
| 1329 | L'autorisation est accordée après avis de l'inspection compétente et au vu du projet de convention qui fixe les engagements des deux établissements. | |
| 1330 | ||
| 1281 | 1331 | **Article LEGIARTI000006693895** |
| 1282 | 1332 | |
| 1283 | 1333 | Le pharmacien assurant la gérance d'une pharmacie d'un établissement de santé ou d'un établissement médico-social dans lequel sont traités des malades doit être préalablement informé par les promoteurs d'essais ou d'expérimentations envisagés sur des médicaments, produits et objets mentionnés à l'article L. 512 ou sur des dispositifs médicaux stériles ou sur des préparations hospitalières. |
| Article LEGIARTI000006694602 L258→258 | ||
| 258 | 258 | |
| 259 | 259 | Le praticien responsable de l'information médicale est un médecin désigné par le conseil d'administration ou l'organe délibérant de l'établissement, s'il existe, après avis de la commission médicale ou de la conférence médicale. Pour ce qui concerne les établissements publics de santé, les conditions de cette désignation et les modes d'organisation de la fonction d'information médicale sont fixés par décret. |
| 260 | 260 | |
| 261 | **Article LEGIARTI000006694602** | |
| 261 | **Article LEGIARTI000006694603** | |
| 262 | 262 | |
| 263 | 263 | I. - Les établissements de santé publics et privés transmettent aux agences régionales de l'hospitalisation mentionnées à l'article L. 710-17, ainsi qu'à l'Etat et aux organismes d'assurance maladie, les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leur activité qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire, à la détermination de leurs ressources et à l'évaluation de la qualité des soins. |
| 264 | 264 | |
| 265 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et des agences au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 265 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et des agences au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, ou, à défaut, ne comportant ni leur nom, ni leur prénom, ni leur numéro d'inscription au Répertoire national d'identification des personnes physiques dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 266 | 266 | |
| 267 | 267 | II. - Les informations relatives aux honoraires des professionnels de santé exerçant leur activité dans les établissements mentionnés à l'article L. 710-16-2 sont transmises aux agences régionales de l'hospitalisation par les organismes d'assurance maladie. |
| 268 | 268 | |
| 269 | **Article LEGIARTI000006694605** | |
| 270 | ||
| 271 | Il est créé un groupement pour la modernisation du système d'information hospitalier, constitué sous la forme de groupement d'intérêt public entre des établissements publics de santé volontaires. Les établissements de santé privés peuvent adhérer à ce groupement. | |
| 272 | ||
| 273 | Ce groupement, constitué pour une durée qui ne peut excéder sept ans, est chargé de concourir, dans le cadre général de la construction du systéme d'information de santé, à la mise en cohérence, à l'interopérabilité, à l'ouverture et à la sécurité des systèmes d'information utilisés par les établissements de santé qui en sont membres. Sous réserve des dispositions du présent article, il est soumis aux dispositions de l'article 21 de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d'orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France. La convention constitutive du groupement est approuvée par un arrêté des ministres chargés de la santé et des affaires sociales. | |
| 274 | ||
| 275 | Les organisations représentatives des établissements membres du groupement figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la santé désignent les représentants des membres à l'assemblée générale et au conseil d'administration. Les représentants désignés par l'organisation représentative des établissements publics de santé disposent de la majorité des voix au sein de chacune de ces instances. | |
| 276 | ||
| 277 | Le financement du groupement est notamment assuré par un fonds constitué des disponibilités portées, ou qui viendraient à y être portées, au compte ouvert dans les écritures de la Caisse des dépôts et consignations dans le cadre des procédures de liquidation de la gestion du conseil de l'informatique hospitalière et de santé, du fonds mutualisé et du fonds d'aide à la réalisation de logiciels. L'assemblée générale décide les prélèvements effectués sur ce fonds. Ils contribuent à la couverture des charges du groupement. Ces prélèvements ne donnent lieu à la perception d'aucune taxe, de droit de timbre ou d'enregistrement. | |
| 278 | ||
| 279 | Ce groupement est soumis au contrôle de la Cour des comptes dans les conditions prévues à l'article L. 133-2 du code des juridictions financières et au contrôle de l'inspection générale des affaires sociales. Lors de la dissolution du groupement, ses biens reçoivent une affectation conforme à son objet. | |
| 280 | ||
| 269 | 281 | ## Section 4 : Les contrats pluriannuels entre les agences régionales de l'hospitalisation et les établissements de santé |
| 270 | 282 | |
| 271 | 283 | **Article LEGIARTI000006694607** |
| Article LEGIARTI000006694680 L424→436 | ||
| 424 | 436 | |
| 425 | 437 | ## Section 1 : Carte sanitaire et schéma d'organisation sanitaire |
| 426 | 438 | |
| 427 | **Article LEGIARTI000006694680** | |
| 439 | **Article LEGIARTI000006694681** | |
| 428 | 440 | |
| 429 | 441 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire ont pour objet de prévoir et de susciter les évolutions nécessaires de l'offre de soins, en vue de satisfaire de manière optimale la demande de santé. |
| 430 | 442 | |
| 431 | A cette fin, ils sont arrêtés, dans les conditions fixées à l'article L. 712-5, sur la base d'une mesure des besoins de la population et de leur évolution, compte tenu des données démographiques et des progrès des techniques médicales et après une analyse, quantitative et qualitative, de l'offre de soins existante. | |
| 443 | A cette fin, la carte sanitaire détermine la nature et, s'il y a lieu, l'importance des installations et activités de soins nécessaires pour répondre aux besoins de la population. Le schéma d'organisation sanitaire fixe des objectifs en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité et l'efficience de l'organisation sanitaire. | |
| 444 | ||
| 445 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire sont arrêtés, dans les conditions fixées à l'article L. 712-5, sur la base d'une mesure des besoins de la population et de leur évolution, compte tenu des données démographiques et épidémiologiques et des progrès des techniques médicales et après une analyse, quantitative et qualitative, de l'offre de soins existante. | |
| 432 | 446 | |
| 433 | 447 | Cette analyse tient compte des rapports d'activité et des projets d'établissement approuvés. |
| 434 | 448 | |
| Article LEGIARTI000006694683 L436→450 | ||
| 436 | 450 | |
| 437 | 451 | Tous les trois ans, le ministre chargé de la santé remet au Parlement un rapport sur l'état de l'organisation et de l'équipement sanitaires. |
| 438 | 452 | |
| 439 | **Article LEGIARTI000006694683** | |
| 453 | **Article LEGIARTI000006694684** | |
| 440 | 454 | |
| 441 | 455 | La carte sanitaire détermine : |
| 442 | 456 | |
| 443 | 457 | 1° Les limites des régions et des secteurs sanitaires ainsi que celles des secteurs psychiatriques mentionnés par l'article L. 326 ; |
| 444 | 458 | |
| 445 | 2° La nature et l'importance : | |
| 459 | 2° La nature et, le cas échéant, l'importance : | |
| 446 | 460 | |
| 447 | 461 | a) Des installations nécessaires pour répondre aux besoins de la population, y compris les équipements matériels lourds et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation et notamment celles nécessaires à l'exercice de la chirurgie ambulatoire ; |
| 448 | 462 | |
| 449 | 463 | b) Des activités de soins d'un coût élevé ou nécessitant des dispositions particulières dans l'intérêt de la santé publique. |
| 450 | 464 | |
| 451 | La nature et l'importance des installations et activités de soins mentionnées au 2° sont déterminées pour chaque zone sanitaire. Les zones sanitaires constituées, selon le cas, par un ou plusieurs secteurs sanitaires ou psychiatriques, par une région, par un groupe de régions ou par l'ensemble du territoire sont définies par voie réglementaire. | |
| 465 | La nature et l'importance des installations et activités de soins mentionnées au 2° sont déterminées pour chaque zone sanitaire. Les zones sanitaires constituées, selon le cas, par un ou plusieurs secteurs sanitaires ou psychiatriques, par une région, par un groupe de régions ou par l'ensemble du territoire sont définies par voie réglementaire en tenant compte des bassins de santé. | |
| 452 | 466 | |
| 453 | 467 | La liste des activités de soins mentionnées au b du 2° ainsi que les conditions d'implantation et les modalités de fonctionnement des installations où elles s'exercent sont précisées par voie réglementaire. |
| 454 | 468 | |
| 455 | 469 | La liste des structures de soins alternatives à l'hospitalisation mentionnées au a du 2° est fixée par voie réglementaire. |
| 456 | 470 | |
| 457 | **Article LEGIARTI000006694687** | |
| 471 | **Article LEGIARTI000006694688** | |
| 458 | 472 | |
| 459 | Le schéma d'organisation sanitaire détermine la répartition géographique des installations et activités de soins définies à l'article L. 712-2 qui permettrait d'assurer une satisfaction optimale des besoins de la population. | |
| 473 | Un schéma est établi pour chaque région sanitaire pour tout ou partie des moyens dont la nature est arrêtée par la carte sanitaire. Toutefois, des schémas nationaux ou interrégionaux peuvent être établis pour certaines installations ou activités de soins mentionnées à l'article L. 712-2. | |
| 460 | 474 | |
| 461 | Un schéma est établi pour chaque région sanitaire pour tout ou partie de ces installations ou activités ; toutefois, des schémas nationaux ou interrégionaux peuvent être établis pour certaines de ces installations et de ces activités de soins. | |
| 475 | Le schéma d'organisation sanitaire vise à susciter les adaptations et les complémentarités de l'offre de soins, ainsi que les coopérations, notamment entre les établissements de santé. | |
| 462 | 476 | |
| 463 | Le schéma régional d'organisation sanitaire fixe en particulier les objectifs permettant la mise en place d'une organisation optimale pour répondre aux besoins en matière de soins palliatifs. Ces objectifs sont mis en oeuvre au moyen des contrats mentionnés aux articles L. 710-16, L. 710-16-1 et L. 710-16-2. | |
| 477 | Il détermine l'organisation territoriale des moyens de toute nature, compris ou non dans la carte sanitaire, qui permettra la réalisation des objectifs mentionnés à l'article L. 712-1. Il peut comporter des recommandations utiles à la réalisation de ces objectifs. | |
| 464 | 478 | |
| 465 | 479 | **Article LEGIARTI000006694692** |
| 466 | 480 | |
| Article LEGIARTI000006694730 L622→636 | ||
| 622 | 636 | |
| 623 | 637 | L'autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux peut être refusée lorsque le prix prévu est hors de proportion avec les conditions de fonctionnement du service, eu égard aux conditions techniques de fonctionnement fixées en application de l'article L. 712-9. |
| 624 | 638 | |
| 625 | **Article LEGIARTI000006694730** | |
| 639 | **Article LEGIARTI000006694731** | |
| 626 | 640 | |
| 627 | 641 | L'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 est subordonnée au respect d'engagements relatifs, d'une part, aux dépenses à la charge de l'assurance maladie ou au volume d'activité et, d'autre part, à la réalisation d'une évaluation dans des conditions fixées par décret. |
| 628 | 642 | |
| 643 | Lorsque la demande d'autorisation porte sur le changement de lieu d'implantation d'un établissement existant, ne donnant pas lieu à un regroupement d'établissements, le demandeur doit joindre à son dossier un document présentant ses engagements relatifs aux dépenses à la charge de l'assurance maladie et au volume d'activité, fixés par référence aux dépenses et à l'activité constatée dans l'établissement. L'autorité chargée de recevoir le dossier peut, dans un délai de deux mois après réception du dossier, demander au requérant de modifier ses engagements. Le dossier n'est alors reconnu complet que si le requérant satisfait à cette demande dans le délai d'un mois. | |
| 644 | ||
| 645 | En cas de non-respect des engagements mentionnés à l'alinéa précédent, l'autorisation peut être suspendue ou retirée dans les conditions prévues à l'article L. 712-18. | |
| 646 | ||
| 629 | 647 | **Article LEGIARTI000006694733** |
| 630 | 648 | |
| 631 | 649 | L'autorisation peut être assortie de conditions particulières imposées dans l'intérêt de la santé publique. |
| Article LEGIARTI000006694772 L752→770 | ||
| 752 | 770 | |
| 753 | 771 | ## Section 2 : Les syndicats interhospitaliers |
| 754 | 772 | |
| 755 | **Article LEGIARTI000006694772** | |
| 773 | **Article LEGIARTI000006694773** | |
| 756 | 774 | |
| 757 | Un syndicat interhospitalier peut être créé à la demande de deux ou plusieurs établissements assurant le service public hospitalier dont un au moins doit être un établissement public de santé. Sa création est autorisée par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation siège du syndicat. D'autres organismes concourant aux soins peuvent faire partie d'un syndicat interhospitalier à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 775 | Un syndicat interhospitalier peut être créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé ou privés à but non lucratif participant à l'exécution du service public hospitalier dont un au moins doit être un établissement public de santé. Sa création est autorisée par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation siège du syndicat. D'autres organismes concourant aux soins ainsi que les institutions sociales énumérées à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 précitée et les maisons d'accueil spécialisé mentionnées à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 précitée peuvent faire partie d'un syndicat interhospitalier à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 758 | 776 | |
| 759 | Le syndicat interhospitalier est un établissement public. | |
| 777 | Le syndicat interhospitalier est un établissement public. Il peut être autorisé, lors de sa création ou par arrêté du directeur de l'agence régionale d'hospitalisation, à exercer les missions d'un établissement de santé définies par le chapitre Ier du présent titre. | |
| 760 | 778 | |
| 761 | 779 | **Article LEGIARTI000006694775** |
| 762 | 780 | |
| Article LEGIARTI000006694789 L816→834 | ||
| 816 | 834 | |
| 817 | 835 | ## Section 3 : Les groupements de coopération sanitaire |
| 818 | 836 | |
| 819 | **Article LEGIARTI000006694789** | |
| 837 | **Article LEGIARTI000006694790** | |
| 820 | 838 | |
| 821 | 839 | Un groupement de coopération sanitaire peut être constitué par deux ou plusieurs établissements de santé qui ne remplissent pas les conditions prévues à l'article L. 713-5 pour constituer entre eux un syndicat interhospitalier. |
| 822 | 840 | |
| Article LEGIARTI000006694792 L824→842 | ||
| 824 | 842 | |
| 825 | 843 | Le groupement, qui n'est pas un établissement de santé, est doté de la personnalité morale. Son but n'est pas de réaliser des bénéfices. Il n'est pas employeur. |
| 826 | 844 | |
| 827 | Le groupement peut détenir des autorisations d'équipements matériels lourds visées au 2° de l'article L. 712-8. | |
| 845 | Le groupement peut détenir des autorisations d'installations d'équipements matériels lourds et d'activités de soins visés à l'article L. 712-8. | |
| 828 | 846 | |
| 829 | 847 | **Article LEGIARTI000006694792** |
| 830 | 848 | |
| Article LEGIARTI000006694795 L840→858 | ||
| 840 | 858 | |
| 841 | 859 | Les conditions d'application de la présente section sont définies par voie réglementaire. |
| 842 | 860 | |
| 843 | ## Section 4 : Conventions de coopération | |
| 861 | ## Section 4 : Les fédérations médicales interhospitalières | |
| 862 | ||
| 863 | **Article LEGIARTI000006694795** | |
| 864 | ||
| 865 | En vue du rapprochement d'activités médicales, deux ou plusieurs centres hospitaliers peuvent, par voie de délibérations concordantes de leur conseil d'administration, prises après avis de la commission médicale et du comité technique de chacun des établissements concernés, décider de regrouper certains de leurs services, départements ou structures créées en application de l'article L. 714-25-2, en fédérations médicales interhospitalières, avec l'accord des responsables des structures susmentionnées. | |
| 844 | 866 | |
| 845 | **Article LEGIARTI000006694798** | |
| 867 | Ces délibérations définissent l'organisation, le fonctionnement et l'intitulé de la fédération. Elles précisent notamment la nature et l'étendue des activités de la fédération, les modalités d'association des personnels des établissements concernés à ces activités ainsi que les conditions de désignation et le rôle du praticien hospitalier coordonnateur sous la responsabilité duquel elles sont placées. Le coordonnateur est assisté par une sage-femme, un cadre paramédical ou un membre du personnel soignant et par un membre du personnel administratif. | |
| 846 | 868 | |
| 847 | Dans le cadre des missions qui leur sont imparties et dans les conditions définies par voie réglementaire, les établissements publics de santé peuvent participer à des actions de coopération, y compris internationales, avec des personnes de droit public et privé. Pour la poursuite de ces actions, ils peuvent signer des conventions, participer à des syndicats interhospitaliers et à des groupements d'intérêt public ou à des groupements d'intérêt économique. | |
| 869 | ## Section 5 : Conventions de coopération | |
| 870 | ||
| 871 | **Article LEGIARTI000006694799** | |
| 872 | ||
| 873 | Dans le cadre des missions qui leur sont imparties et dans les conditions définies par voie réglementaire, les établissements publics de santé peuvent participer à des actions de coopération, y compris internationales, avec des personnes de droit public et privé. Pour la poursuite de ces actions, ils peuvent signer des conventions, participer à des syndicats interhospitaliers et à des groupements d'intérêt public, des groupements d'intérêt économique ou des groupements de coopération sanitaire ou constituer entre eux des fédérations médicales interhospitalières. | |
| 848 | 874 | |
| 849 | 875 | Pour les actions de coopération internationale, les établissements publics de santé peuvent également signer des conventions avec des personnes de droit public et privé, dans le respect des engagements internationaux souscrits par l'Etat français. |
| 850 | 876 | |
| 851 | 877 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière |
| 852 | 878 | |
| 853 | **Article LEGIARTI000006694802** | |
| 879 | **Article LEGIARTI000006694803** | |
| 854 | 880 | |
| 855 | 881 | Les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotées de l'autonomie administrative et financière. Leur objet principal n'est ni industriel, ni commercial. Ils sont communaux, intercommunaux, départementaux, interdépartementaux ou nationaux. |
| 856 | 882 | |
| 883 | Un établissement public de santé peut également être interhospitalier lorsqu'il est créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé mentionnés à l'alinéa précédent qui lui transférent une partie de leurs missions de soins prévues aux articles L. 711-1 et L. 711-2. Un même établissement public de santé ne peut participer qu'à la création d'un seul établissement public de santé interhospitalier. | |
| 884 | ||
| 857 | 885 | Ils sont créés, après avis du Comité national ou régional de l'organisation sanitaire et sociale, par décret ou par décision du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans des conditions et selon des modalités fixées par voie réglementaire. |
| 858 | 886 | |
| 859 | 887 | Ils sont administrés par un conseil d'administration et dirigés par un directeur nommé, après avis du président du conseil d'administration : |
| Article LEGIARTI000006694808 L870→898 | ||
| 870 | 898 | |
| 871 | 899 | Les dispositions du code des marchés relatives à la passation des marchés sont adaptées, par voie réglementaire, aux conditions particulières de leur gestion. |
| 872 | 900 | |
| 873 | **Article LEGIARTI000006694808** | |
| 901 | **Article LEGIARTI000006694809** | |
| 874 | 902 | |
| 875 | 903 | Le conseil d'administration des établissements publics de santé comprend six catégories de membres : |
| 876 | 904 | |
| @@ -892,6 +920,8 @@ Les catégories mentionnées au 2° d'une part, et aux 3° et 4° d'autre part, | ||
| 892 | 920 | |
| 893 | 921 | La catégorie mentionnée au 5° comporte au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers. |
| 894 | 922 | |
| 923 | Dans les établissements interhospitaliers, les représentants des catégories mentionnées aux 1°, 5° et 6° sont désignés, en leur sein, par les conseils d'administration des établissements fondateurs. | |
| 924 | ||
| 895 | 925 | Le président et le vice-président de la commission médicale d'établissement sont membres de droit du conseil d'administration de l'établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2° ci-dessus. |
| 896 | 926 | |
| 897 | 927 | Dans les centres hospitaliers régionaux faisant partie d'un centre hospitalier et universitaire, le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine ou le président du comité de coordination de l'enseignement médical est, en outre, membre de droit du conseil d'administration. |
| @@ -904,7 +934,7 @@ Le président du conseil d'administration désigne, parmi les représentants des | ||
| 904 | 934 | |
| 905 | 935 | Les représentants mentionnés au 1° ci-dessus sont désignés par les assemblées des collectivités territoriales qu'ils représentent. |
| 906 | 936 | |
| 907 | Pour les établissements intercommunaux et interdépartementaux, l'acte de création désigne le président du conseil d'administration parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus. | |
| 937 | Pour les établissements intercommunaux, interdépartementaux et interhospitaliers l'acte de création désigne le président du conseil d'administration parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus. | |
| 908 | 938 | |
| 909 | 939 | Les modalités d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. |
| 910 | 940 | |
| Article LEGIARTI000006694816 L928→958 | ||
| 928 | 958 | |
| 929 | 959 | Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président ou au vice-président de la commission médicale d'établissement, au directeur de l'unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l'enseignement médical, la commission médicale d'établissement, le conseil de l'unité ou le comité de coordination élit en son sein un remplaçant. |
| 930 | 960 | |
| 931 | **Article LEGIARTI000006694816** | |
| 961 | **Article LEGIARTI000006694817** | |
| 932 | 962 | |
| 933 | 963 | Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : |
| 934 | 964 | |
| @@ -946,7 +976,7 @@ Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement | ||
| 946 | 976 | |
| 947 | 977 | 7° Les conventions passées en application de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée, des textes pris pour son application, et de l'article L. 715-11 ; |
| 948 | 978 | |
| 949 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionnée à l'article L. 712-3-3, les actions de coopération visées aux sections II, III et IV du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 979 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionné à l'article L. 712-3-3, les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 950 | 980 | |
| 951 | 981 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; |
| 952 | 982 | |
| Article LEGIARTI000006694820 L966→996 | ||
| 966 | 996 | |
| 967 | 997 | 17° Les hommages publics ; |
| 968 | 998 | |
| 969 | 18° La création d'une structure prévue à l'article L. 714-36. | |
| 999 | 18° La création d'une structure prévue à l'article L. 714-36 ; | |
| 1000 | ||
| 1001 | 19° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 970 | 1002 | |
| 971 | 1003 | **Article LEGIARTI000006694820** |
| 972 | 1004 | |
| Article LEGIARTI000006694859 L1086→1118 | ||
| 1086 | 1118 | |
| 1087 | 1119 | ## Section 2 : Organes représentatifs |
| 1088 | 1120 | |
| 1089 | **Article LEGIARTI000006694859** | |
| 1121 | **Article LEGIARTI000006694860** | |
| 1090 | 1122 | |
| 1091 | 1123 | Dans chaque établissement public de santé est instituée une commission médicale d'établissement composée des représentants des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques qui élit son président et dont la composition et les règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire. |
| 1092 | 1124 | |
| @@ -1102,7 +1134,7 @@ La commission médicale d'établissement : | ||
| 1102 | 1134 | |
| 1103 | 1135 | 5° Emet un avis sur le projet d'établissement, sur les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds, sur le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, sur le rapport prévu à l'article L. 714-6, sur le projet de budget, sur les comptes de l'établissement, ainsi que sur tous les aspects techniques et financiers des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques ; |
| 1104 | 1136 | |
| 1105 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionnée à l'article L. 712-3-3 ainsi que sur les actions de coopération visées aux sections II, III et IV du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1137 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionnée à l'article L. 712-3-3, ainsi que sur les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1106 | 1138 | |
| 1107 | 1139 | 7° Emet un avis sur le fonctionnement des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques, dans la mesure où ils intéressent la qualité des soins ou la santé des malades ; |
| 1108 | 1140 | |
| @@ -1112,7 +1144,9 @@ La commission médicale d'établissement : | ||
| 1112 | 1144 | |
| 1113 | 1145 | 10° Est régulièrement tenue informée de l'exécution du budget et des créations, suppressions ou transformations d'emplois de praticiens hospitaliers ; |
| 1114 | 1146 | |
| 1115 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 et sur la désignation des responsables de ces centres. | |
| 1147 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 et sur la désignation des responsables de ces centres ; | |
| 1148 | ||
| 1149 | 12° Emet un avis sur la création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1116 | 1150 | |
| 1117 | 1151 | En outre, à la demande du président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement, de son propre président, du tiers de ses membres, ou du chef de service, ou du chef de département, ou du coordonnateur concerné, ou du responsable d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 714-25-2, la commission délibère sur les choix médicaux de l'année à venir dans le respect de la dotation budgétaire allouée et compte tenu de décisions prises par le conseil d'administration et le directeur en application des articles L. 714-4 et L. 714-12. |
| 1118 | 1152 | |
| Article LEGIARTI000006694863 L1120→1154 | ||
| 1120 | 1154 | |
| 1121 | 1155 | Le président de la commission médicale d'établissement est associé à la préparation du contrat pluriannuel prévu aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. |
| 1122 | 1156 | |
| 1123 | **Article LEGIARTI000006694863** | |
| 1157 | **Article LEGIARTI000006694864** | |
| 1124 | 1158 | |
| 1125 | 1159 | Le comité technique d'établissement est obligatoirement consulté sur : |
| 1126 | 1160 | |
| Article LEGIARTI000006694866 L1142→1176 | ||
| 1142 | 1176 | |
| 1143 | 1177 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; |
| 1144 | 1178 | |
| 1145 | 10° Les actions de coopération visées aux sections 2, 3 et 4 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement de coopération sanitaire, à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, les conventions concernant les actions de coopération internationale. | |
| 1179 | 10° Les actions de coopération visées aux sections 2, 3 et 4 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement de coopération sanitaire, à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1180 | ||
| 1181 | 11° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1146 | 1182 | |
| 1147 | 1183 | **Article LEGIARTI000006694866** |
| 1148 | 1184 | |
| Article LEGIARTI000006694900 L1334→1370 | ||
| 1334 | 1370 | |
| 1335 | 1371 | Dès lors que l'intérêt du service public hospitalier n'y fait pas obstacle, les praticiens statutaires exerçant à temps plein dans les établissements publics de santé sont autorisés à exercer une activité libérale dans les conditions définies ci-après. |
| 1336 | 1372 | |
| 1337 | **Article LEGIARTI000006694900** | |
| 1373 | **Article LEGIARTI000006694901** | |
| 1338 | 1374 | |
| 1339 | L'activité libérale s'exerce exclusivement au sein des établissements dans lesquels les praticiens ont été nommés ; elle peut comprendre des consultations, des soins en hospitalisation et des actes médico-techniques à condition : | |
| 1375 | L'activité libérale peut comprendre des consultations, des actes et des soins en hospitalisation ; elle s'exerce exclusivement au sein des établissements dans lesquels les praticiens ont été nommés ou, dans le cas d'une activité partagée, dans l'établissement où ils exercent la majorité de leur activité publique, à la triple condition : | |
| 1340 | 1376 | |
| 1341 | 1377 | 1° Que les praticiens exercent personnellement et à titre principal une activité de même nature dans le secteur hospitalier public ; |
| 1342 | 1378 | |
| 1343 | 2° Qu'aucun lit ni aucune installation médico-technique ne soit réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 1379 | 2° Que la durée de l'activité libérale n'excéde pas 20 % de la durée de service hospitalier hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens ; | |
| 1344 | 1380 | |
| 1345 | La durée de l'activité libérale ne peut excéder le cinquième de la durée de service hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens. Les autres conditions et limites de l'exercice de l'activité libérale sont fixées, en fonction de la discipline concernée, par voie réglementaire. | |
| 1381 | 3° Que le nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité libérale soit inférieur au nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité publique. | |
| 1346 | 1382 | |
| 1347 | En outre, s'agissant de la greffe d'organes ou de tissu humain, aucun des actes ainsi exercés ne peut concerner directement ou indirectement le prélèvement, le transport ou la greffe. | |
| 1383 | Aucun lit ni aucune installation médico-technique ne doit être réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 1348 | 1384 | |
| 1349 | **Article LEGIARTI000006694904** | |
| 1385 | Des dispositions réglementaires fixent les modalités d'exercice de l'activité libérale. | |
| 1350 | 1386 | |
| 1351 | Le praticien exerçant une activité libérale choisit de percevoir ses honoraires directement ou par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1387 | **Article LEGIARTI000006694905** | |
| 1388 | ||
| 1389 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, le praticien exerçant une activité libérale perçoit ses honoraires par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1352 | 1390 | |
| 1353 | 1391 | L'activité libérale donne lieu au versement à l'établissement par le praticien d'une redevance dans des conditions déterminées par décret. |
| 1354 | 1392 | |
| Article LEGIARTI000006694977 L1544→1582 | ||
| 1544 | 1582 | |
| 1545 | 1583 | Les modalités d'application du présent article, et notamment les conditions d'évaluation de l'expérimentation et la durée des contrats, sont fixées par voie réglementaire. |
| 1546 | 1584 | |
| 1547 | **Article LEGIARTI000006694977** | |
| 1548 | ||
| 1549 | Le Gouvernement pourra expérimenter, dans des conditions fixées par voie réglementaire, à compter du 1er janvier 1992 et pour une période n'excédant pas cinq ans : | |
| 1585 | **Article LEGIARTI000006694978** | |
| 1550 | 1586 | |
| 1551 | 1° L'élaboration, l'exécution et la révision de budgets présentés en tout ou partie par objectifs tenant compte notamment des pathologies traitées ; | |
| 1587 | Le Gouvernement pourra expérimenter, à compter du 1er janvier 2000, et pour une période n'excédant pas cinq ans, de nouveaux modes de financement des établissements de santé publics ou privés, fondés sur une tarification à la pathologie. | |
| 1552 | 1588 | |
| 1553 | 2° L'établissement de tarifications tenant compte des pathologies traitées. | |
| 1589 | Les expériences pourront être menées dans une zone géographique déterminée, pour tous les établissements de santé de la zone ou pour une partie d'entre eux, selon les modalités définies par voie réglementaire. | |
| 1554 | 1590 | |
| 1555 | Cette expérimentation peut avoir lieu dans les établissements de santé, publics ou privés, avec leur accord. | |
| 1591 | Les dépenses mises à la charge de l'ensemble des régimes obligatoires de base d'assurance maladie qui résultent de ces expériences sont prises en compte dans l'objectif national de dépenses d'assurance maladie visé au 4° du I de l'article LO 111-3 du code de la sécurité sociale. | |
| 1556 | 1592 | |
| 1557 | 1593 | ## Section 2 : Dispositions diverses |
| 1558 | 1594 | |
| Article LEGIARTI000006695253 L624→624 | ||
| 624 | 624 | |
| 625 | 625 | ## Section 2 : Organisation et fonctionnement |
| 626 | 626 | |
| 627 | **Article LEGIARTI000006695253** | |
| 627 | **Article LEGIARTI000006695254** | |
| 628 | 628 | |
| 629 | 629 | L'agence est administrée par un conseil d'administration composé, outre de son président, pour moitié de représentants de l'Etat et pour moitié de représentants des organisations professionnelles concernées, de représentants des consommateurs, de personnalités qualifiées choisies en raison de leurs compétences dans les domaines relevant des missions de l'agence et de représentants du personnel. Elle est dirigée par un directeur général. |
| 630 | 630 | |
| @@ -634,6 +634,8 @@ Le conseil d'administration délibère sur les orientations stratégiques pluria | ||
| 634 | 634 | |
| 635 | 635 | Le directeur général prend au nom de l'Etat les décisions qui relèvent de la compétence de l'agence. |
| 636 | 636 | |
| 637 | Le directeur général émet également les avis et recommandations qui relèvent de la compétence de l'agence. | |
| 638 | ||
| 637 | 639 | Un conseil scientifique, dont le président est désigné par les ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de la consommation après avis dudit conseil, veille à la cohérence de la politique scientifique de l'agence. |
| 638 | 640 | |
| 639 | 641 | L'agence est soumise à un régime administratif, budgétaire, financier et comptable et à un contrôle de l'Etat adaptés à la nature particulière de sa mission, définis par le présent chapitre et précisés par décret en Conseil d'Etat. |
| Article LEGIARTI000006695258 L670→672 | ||
| 670 | 672 | |
| 671 | 673 | Pour l'exercice des contrôles exigeant une compétence vétérinaire, les inspecteurs diligentés par l'agence doivent être titulaires du diplôme de vétérinaire et exercer les fonctions de vétérinaire inspecteur titulaire ou contractuel de l'Etat ou être titulaires du mandat sanitaire instauré par l'article 215-8 du code rural. |
| 672 | 674 | |
| 675 | **Article LEGIARTI000006695258** | |
| 676 | ||
| 677 | Pour évaluer les risques sanitaires et nutritionnels, l'agence est assistée par des comités d'experts spécialisés dont la durée du mandat et les conditions de fonctionnement sont fixées par un arrêté conjoint des ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de la consommation. | |
| 678 | ||
| 673 | 679 | **Article LEGIARTI000006695259** |
| 674 | 680 | |
| 675 | 681 | Les ressources de l'agence sont constituées notamment : |