Version du 2002-05-05
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Résumé IA
Ces changements renforcent l'encadrement du congé de reclassement en précisant les obligations du salarié, notamment la participation active aux actions de recherche d'emploi et de formation, sous peine de rupture du dispositif en cas d'absence de motif légitime. Ils garantissent également un niveau de rémunération minimum durant cette période et imposent un document écrit formalisant les engagements de l'employeur et du salarié, avec un délai de signature obligatoire. Pour le citoyen, cela signifie une sécurisation de ses droits financiers et un accompagnement structuré, mais aussi une responsabilité accrue quant à sa participation aux démarches de reclassement pour ne pas perdre ce statut protecteur.
Informations
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| Article LEGIARTI000018515495 L1628→1628 | ||
| 1628 | 1628 | |
| 1629 | 1629 | ## Chapitre Ier : Licenciement pour motif économique. |
| 1630 | 1630 | |
| 1631 | **Article LEGIARTI000018515495** | |
| 1632 | ||
| 1633 | Pendant la durée du congé de reclassement, le salarié est tenu de suivre les actions définies dans le document prévu à l'article R. 321-13 ainsi que de participer aux actions organisées par la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi. | |
| 1634 | ||
| 1635 | Lorsque le salarié s'abstient, en l'absence de motif légitime, de suivre ces actions ou de se présenter aux entretiens auxquels il a été convoqué par la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi, l'employeur lui notifie, sous la forme d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou d'une lettre remise en main propre contre décharge, une mise en demeure de suivre les actions prévues ou de donner suite aux convocations qui lui ont été adressées. L'employeur doit préciser dans ce courrier que si le salarié ne donne pas suite à la mise en demeure dans un délai fixé par celle-ci, le congé de reclassement sera rompu. Si, à l'issue de ce délai, le salarié n'a pas donné suite à la mise en demeure, l'employeur lui notifie la fin du congé de reclassement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Si le préavis est suspendu, la date de présentation de cette lettre fixe le terme de la suspension du préavis. | |
| 1636 | ||
| 1637 | Si le salarié retrouve un emploi pendant son congé de reclassement, il en informe l'employeur sous la forme d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge précisant la date à laquelle prend effet son embauche. Cette lettre doit être adressée à l'employeur avant l'embauche. La date de présentation de cette lettre fixe la fin du congé de reclassement et, si le préavis est suspendu, le terme de sa suspension. | |
| 1638 | ||
| 1639 | **Article LEGIARTI000018515498** | |
| 1640 | ||
| 1641 | Pendant la période du congé de reclassement excédant la durée du préavis, le salarié bénéficie d'une rémunération mensuelle à la charge de l'employeur, dont le montant est au moins égal à 65 % de sa rémunération mensuelle brute moyenne soumise aux contributions prévues à l'article L. 351-3-1 au titre des douze derniers mois précédant la notification du licenciement. Ce montant ne peut être inférieur à un salaire mensuel égal à 85 % du produit du salaire minimum de croissance visé à l'article L. 141-2 par le nombre d'heures correspondant à la durée collective de travail fixée dans l'entreprise. Il ne peut non plus être inférieur à 85 % du montant de la garantie de rémunération versée par l'employeur en application des dispositions de l'article 32 de la loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail. | |
| 1642 | ||
| 1643 | L'employeur doit remettre chaque mois au salarié un bulletin précisant le montant et les modalités de calcul de cette rémunération. | |
| 1644 | ||
| 1645 | **Article LEGIARTI000018515503** | |
| 1646 | ||
| 1647 | L'employeur fixe la durée du congé de reclassement entre quatre et neuf mois. La durée fixée peut être inférieure à quatre mois sous réserve de l'accord exprès du salarié. | |
| 1648 | ||
| 1649 | Lorsque le salarié effectue une action de formation ou de validation des acquis de l'expérience, la durée du congé de reclassement ne peut être inférieure à la durée de ces actions dans la limite de neuf mois. | |
| 1650 | ||
| 1651 | **Article LEGIARTI000018515505** | |
| 1652 | ||
| 1653 | Au vu du document prévu à l'article R. 321-12, l'employeur précise dans un document remis au salarié les éléments suivants du congé de reclassement : | |
| 1654 | ||
| 1655 | \- le terme du congé de reclassement ; | |
| 1656 | ||
| 1657 | \- les prestations de la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi dont il peut bénéficier ; | |
| 1658 | ||
| 1659 | \- selon les cas, la nature précise des actions de formation ou de validation des acquis de son expérience, ainsi que le nom des organismes prestataires de ces actions. | |
| 1660 | ||
| 1661 | Ce document rappelle par ailleurs au salarié les éléments suivants : | |
| 1662 | ||
| 1663 | \- l'obligation de donner suite aux convocations qui lui sont adressées par la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi ; | |
| 1664 | ||
| 1665 | \- la rémunération versée pendant la période du congé de reclassement excédant la durée du préavis ; | |
| 1666 | ||
| 1667 | \- les engagements du salarié pendant le congé de reclassement et les conditions de rupture de ce congé définies à l'article R. 321-16. | |
| 1668 | ||
| 1669 | Ce document est établi en double exemplaire dont l'un est remis au salarié. Chacun des exemplaires est revêtu de la signature du salarié et de l'employeur préalablement à la réalisation des actions prévues dans le cadre du congé de reclassement. | |
| 1670 | ||
| 1671 | Le salarié dispose d'un délai de huit jours pour signer le document à compter de la date de sa présentation. Si, à l'issue de ce délai, le document n'a pas été signé, l'employeur notifie au salarié la fin du congé de reclassement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Si le préavis est suspendu, la date de présentation de cette lettre fixe le terme de la suspension du préavis. | |
| 1672 | ||
| 1673 | **Article LEGIARTI000018515509** | |
| 1674 | ||
| 1675 | Lorsque le salarié accepte de bénéficier du congé de reclassement, un entretien d'évaluation et d'orientation est réalisé par la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi. Cet entretien a pour objet de déterminer le projet professionnel de reclassement du salarié ainsi que ses modalités de mise en oeuvre. | |
| 1676 | ||
| 1677 | A l'issue de cet entretien, la cellule d'accompagnement remet à l'employeur et au salarié un document précisant le contenu et la durée des actions nécessaires en vue de favoriser le reclassement. | |
| 1678 | ||
| 1679 | Lorsque l'entretien d'évaluation et d'orientation n'a pas permis de définir un projet professionnel de reclassement, la cellule d'accompagnement informe le salarié qu'il a la possibilité de bénéficier du bilan de compétences prévu par l'article L. 321-4-3 et réalisé selon les modalités prévues par les articles R. 900-1 et R. 900-3-1. Ce bilan a pour objet d'aider le salarié à déterminer et approfondir son projet professionnel de reclassement et prévoit, en tant que de besoin, les actions de formation nécessaires à la réalisation de ce projet ainsi que celles permettant au salarié de faire valider les acquis de son expérience. Lorsque sont proposées de telles actions, l'organisme chargé de réaliser le bilan de compétences communique à la cellule d'accompagnement les informations relatives à leur nature, à leur durée et à leur mise en oeuvre. Au vu de ces informations, la cellule établit le document prévu à l'alinéa précédent. | |
| 1680 | ||
| 1681 | **Article LEGIARTI000018515514** | |
| 1682 | ||
| 1683 | Le congé de reclassement permet au salarié de bénéficier des prestations d'une cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi et d'actions de formation destinées à favoriser son reclassement professionnel. Le salarié peut également pendant ce congé faire valider les acquis de son expérience ou engager les démarches en vue d'obtenir cette validation. | |
| 1684 | ||
| 1685 | La cellule d'accompagnement assure une fonction d'accueil, d'information et d'appui au salarié dans ses démarches de recherche d'emploi. Elle assure également un suivi individualisé et régulier du salarié ainsi que les opérations de prospection et de placement de nature à assurer son reclassement. | |
| 1686 | ||
| 1687 | Les prestations proposées par la cellule d'accompagnement sont réalisées soit par un prestataire choisi par l'employeur, soit par des salariés de l'entreprise désignés par l'employeur. | |
| 1688 | ||
| 1689 | La cellule d'accompagnement doit disposer des moyens nécessaires pour lui permettre de remplir sa mission. Après accord de l'employeur, un ou plusieurs salariés peuvent lui apporter leur concours. | |
| 1690 | ||
| 1691 | **Article LEGIARTI000018515516** | |
| 1692 | ||
| 1693 | Dans les entreprises visées au premier alinéa de l'article L. 321-4-3, l'employeur est tenu d'informer et de consulter le comité d'entreprise ou les délégués du personnel sur les conditions de mise en oeuvre du congé de reclassement lors des réunions prévues aux 1° et 2° de l'article L. 321-2. Lorsque l'employeur est tenu, en application de l'article L. 321-4-1, d'établir un plan de sauvegarde de l'emploi, les conditions de mise en oeuvre du congé de reclassement sont fixées dans ce plan. Lorsqu'il n'est pas tenu d'établir ce plan, l'employeur adresse aux représentants du personnel, avec les renseignements prévus à l'article L. 321-4, un document précisant les conditions de mise en oeuvre du congé de reclassement. | |
| 1694 | ||
| 1695 | Lorsque l'employeur est tenu de convoquer le salarié à l'entretien préalable prévu à l'article L. 122-14, l'employeur l'informe au cours de cet entretien des conditions de mise en oeuvre du congé de reclassement. Lorsque l'employeur n'est pas tenu de convoquer les salariés à cet entretien, il les informe, à l'issue de la dernière réunion du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, des conditions de mise en oeuvre du congé de reclassement. | |
| 1696 | ||
| 1697 | L'employeur est tenu de proposer au salarié dans la lettre de licenciement prévue à l'article L. 122-14-1 le bénéfice du congé de reclassement. Il doit dans cette lettre également indiquer au salarié que, en cas de refus de sa part du bénéfice du congé de reclassement, il peut bénéficier des mesures d'évaluation des compétences professionnelles et d'accompagnement en vue du reclassement, prévues à l'article L. 321-4-2, et lui proposer, dans cette éventualité, le bénéfice de ces mesures. Le salarié dispose d'un délai de huit jours à compter de la date de notification de la lettre de licenciement pour faire connaître à l'employeur son accord. L'absence de réponse dans ce délai est assimilée à un refus des deux propositions faites par l'employeur. | |
| 1698 | ||
| 1699 | En cas d'acceptation par le salarié du bénéfice du congé de reclassement, celui-ci débute à l'expiration du délai de réponse prévu à l'alinéa précédent. | |
| 1700 | ||
| 1631 | 1701 | **Article LEGIARTI000018515525** |
| 1632 | 1702 | |
| 1633 | 1703 | La lettre recommandée avec accusé de réception adressée au salarié en application de l'article L. 321-15 du code du travail indique : |
| Article LEGIARTI000006808103 L9102→9102 | ||
| 9102 | 9102 | |
| 9103 | 9103 | Le modèle de fiche est fixé par arrêté du ministre chargé du travail. |
| 9104 | 9104 | |
| 9105 | **Article LEGIARTI000006808103** | |
| 9106 | ||
| 9107 | Le médecin du travail est obligatoirement associé : | |
| 9108 | ||
| 9109 | A l'étude de toute nouvelle technique de production ; | |
| 9110 | ||
| 9111 | A la formation prévue à l'article L. 231-3-1 et à celle des secouristes mentionnés aux articles R. 241-39 et R. 241-40. | |
| 9112 | ||
| 9113 | Il est consulté sur les projets : | |
| 9114 | ||
| 9115 | De construction ou aménagements nouveaux ; | |
| 9116 | ||
| 9117 | De modifications apportées aux équipements. | |
| 9118 | ||
| 9119 | Afin d'éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail il est informé : | |
| 9120 | ||
| 9121 | De la nature et de la composition des produits utilisés ainsi que de leurs modalités d'emploi, indépendamment des dispositions de l'article L. 231-7 et des règlements pris pour son application ; | |
| 9122 | ||
| 9123 | Des résultats de toutes les mesures et analyses effectuées dans les domaines visés à l'article R. 241-41. | |
| 9124 | ||
| 9125 | Il peut également demander à tout moment communication des documents mentionnés à l'article L. 620-6, premier alinéa. | |
| 9126 | ||
| 9127 | 9105 | **Article LEGIARTI000006808107** |
| 9128 | 9106 | |
| 9129 | 9107 | Le médecin du travail assiste avec voix consultative aux réunions du comité d'entreprise dont l'ordre du jour comporte des questions relatives à la médecine du travail. |
| Article LEGIARTI000018510076 L9152→9130 | ||
| 9152 | 9130 | |
| 9153 | 9131 | En cas de difficulté ou de désaccord, la décision est prise par l'inspecteur du travail, après avis du médecin inspecteur régional du travail et de la main-d'oeuvre. |
| 9154 | 9132 | |
| 9133 | **Article LEGIARTI000018510076** | |
| 9134 | ||
| 9135 | Le médecin du travail est obligatoirement associé : | |
| 9136 | ||
| 9137 | A l'étude de toute nouvelle technique de production ; | |
| 9138 | ||
| 9139 | A la formation prévue à l'article L. 231-3-1 et à celle des secouristes mentionnés aux articles R. 241-39 et R. 241-40. | |
| 9140 | ||
| 9141 | Il est consulté sur les projets : | |
| 9142 | ||
| 9143 | De construction ou aménagements nouveaux ; | |
| 9144 | ||
| 9145 | De modifications apportées aux équipements ; | |
| 9146 | ||
| 9147 | De mise en place ou de modification de l'organisation du travail de nuit. | |
| 9148 | ||
| 9149 | Afin d'éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail il est informé : | |
| 9150 | ||
| 9151 | De la nature et de la composition des produits utilisés ainsi que de leurs modalités d'emploi, indépendamment des dispositions de l'article L. 231-7 et des règlements pris pour son application ; | |
| 9152 | ||
| 9153 | Des résultats de toutes les mesures et analyses effectuées dans les domaines visés à l'article R. 241-41. | |
| 9154 | ||
| 9155 | Il peut également demander à tout moment communication des documents mentionnés à l'article L. 620-6, premier alinéa. | |
| 9156 | ||
| 9155 | 9157 | **Article LEGIARTI000018510088** |
| 9156 | 9158 | |
| 9157 | 9159 | Le médecin du travail a libre accès aux lieux de travail. Il effectue la visite des entreprises et établissements dont il a la charge soit à son initiative, soit à la demande de l'employeur ou du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel. |
| Article LEGIARTI000018513763 L9404→9406 | ||
| 9404 | 9406 | |
| 9405 | 9407 | La décision de lever temporairement les restrictions à la durée du travail des femmes, prévue par l'article L. 212-12, est prise par le directeur régional du travail et de la main-d'oeuvre. |
| 9406 | 9408 | |
| 9407 | ## Chapitre III : Travail de nuit. | |
| 9409 | ## Section 1 : Définition du travailleur de nuit | |
| 9410 | ||
| 9411 | **Article LEGIARTI000018513763** | |
| 9412 | ||
| 9413 | En l'absence de définition par une convention ou un accord collectif étendu du nombre minimal d'heures de travail de nuit et de la période de référence mentionnés au 2° de l'article L. 213-2, ce nombre minimal est de 270 heures de travail accomplies pendant une période de 12 mois consécutifs. | |
| 9414 | ||
| 9415 | ## Section 2 : Dispositions concernant les dérogations à la durée maximale quotidienne du travail de nuit | |
| 9416 | ||
| 9417 | **Article LEGIARTI000006806326** | |
| 9418 | ||
| 9419 | Il peut être dérogé par une convention ou un accord collectif de branche étendu à la durée maximale quotidienne de 8 heures fixée au premier alinéa de l'article L. 213-3 pour les activités suivantes : | |
| 9420 | ||
| 9421 | 1° Activités caractérisées par l'éloignement entre le domicile et le lieu de travail du salarié ou par l'éloignement entre différents lieux de travail du salarié ; | |
| 9422 | ||
| 9423 | 2° Activités de garde, de surveillance et de permanence caractérisées par la nécessité d'assurer la protection des biens et des personnes ; | |
| 9424 | ||
| 9425 | 3° Activités caractérisées par la nécessité d'assurer la continuité du service ou de la production. | |
| 9426 | ||
| 9427 | **Article LEGIARTI000018513751** | |
| 9428 | ||
| 9429 | Il peut être fait application des dérogations prévues aux 2° de l'article L. 213-3 et R. 213-3 à condition que des périodes de repos d'une durée au moins équivalente au nombre d'heures effectuées en application de la dérogation soient accordées aux salariés concernés. Ce repos doit être pris dans les plus brefs délais à l'issue de la période travaillée. Lorsque, dans des cas exceptionnels, l'octroi de ce repos n'est pas possible pour des raisons objectives, une contrepartie équivalente permettant d'assurer une protection appropriée au salarié concerné doit être prévue par accord collectif. | |
| 9430 | ||
| 9431 | **Article LEGIARTI000018513755** | |
| 9432 | ||
| 9433 | I. - Il peut être dérogé à la durée maximale quotidienne de 8 heures fixée au premier alinéa de l'article L. 213-3, sur autorisation de l'inspecteur du travail, dans le cas de faits dus à des circonstances qui sont étrangères à l'employeur, anormales et imprévisibles, ou à des événements exceptionnels dont les conséquences n'auraient pu être évitées. Les demandes de dérogation, accompagnées des justifications utiles, de l'avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s'ils existent, et du procès-verbal de consultation des délégués syndicaux, s'ils existent, sont adressées par l'employeur à l'inspecteur du travail. En l'absence de délégué syndical, de comité d'entreprise et de délégués du personnel, la demande est accompagnée d'un document attestant une information préalable des salariés. | |
| 9434 | ||
| 9435 | Dans un délai maximum de quinze jours suivant la date de réception de la demande, l'inspecteur du travail fait connaître sa décision à l'employeur ainsi que, s'il y a lieu, aux représentants du personnel. | |
| 9436 | ||
| 9437 | Les recours hiérarchiques dirigés contre cette décision doivent être portés devant le directeur régional du travail et de l'emploi, le directeur régional du travail des transports ou le chef du service régional de l'inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricoles le cas échéant, et être formés, à peine de forclusion, dans le délai d'un mois suivant la date à laquelle les intéressés en ont reçu notification. | |
| 9438 | ||
| 9439 | II. - Lorsque les circonstances mentionnées au I ci-dessus impliquent nécessairement l'exécution de travaux urgents en vue d'organiser des mesures de sauvetage, prévenir des accidents imminents ou réparer des accidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments, l'employeur peut déroger sous sa propre responsabilité à la durée de 8 heures fixée au premier alinéa de l'article L. 213-3. S'il n'a pas encore adressé de demande de dérogation, il doit présenter immédiatement à l'inspecteur du travail une demande de régularisation accompagnée des justifications, de l'avis du comité d'entreprise ou, à défaut des délégués du personnel, s'ils existent, du procès-verbal de consultation des délégués syndicaux, s'ils existent, et de toutes explications nécessaires sur les causes ayant nécessité une prolongation de la durée quotidienne du travail sans autorisation préalable. | |
| 9440 | ||
| 9441 | S'il se trouve dans l'attente d'une réponse à une demande de dérogation, il doit informer immédiatement l'inspecteur du travail de l'obligation où il s'est trouvé d'anticiper la décision attendue et en donner les raisons. | |
| 9442 | ||
| 9443 | Dans l'un et l'autre cas, l'inspecteur du travail fait connaître sa décision dans un délai maximum de quinze jours suivant la date de réception de la demande. | |
| 9444 | ||
| 9445 | ## Section 3 : Dispositions concernant l'affectation de travailleurs à des postes de nuit | |
| 9446 | ||
| 9447 | **Article LEGIARTI000018513746** | |
| 9448 | ||
| 9449 | En l'absence de convention ou d'accord collectif et à condition que l'employeur ait engagé sérieusement et loyalement des négociations tendant à la conclusion d'un tel accord, les travailleurs peuvent être affectés à des postes de nuit sur dérogation accordée par l'inspecteur du travail. La demande d'autorisation d'affectation dérogatoire de travailleurs à des postes de nuit, présentée à l'inspecteur du travail par l'employeur sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 213-4, justifie, de façon circonstanciée, les contraintes propres à la nature de l'activité ou au fonctionnement de l'entreprise qui rendent nécessaire le travail de nuit eu égard aux exigences de continuité de l'activité économique ou des services d'utilité sociale. | |
| 9450 | ||
| 9451 | La demande doit être également accompagnée des éléments permettant de vérifier le caractère loyal et sérieux de l'engagement préalable de négociations dans le délai maximum de 12 mois précédant la demande, l'existence de contreparties et de temps de pause, la prise en compte des impératifs de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs. L'avis des délégués syndicaux et du comité d'entreprise, ou des délégués du personnel, s'il en existe, doit être joint à la demande. En l'absence de délégué syndical, de comité d'entreprise et de délégué du personnel, la demande est accompagnée d'un document attestant une information préalable des salariés. | |
| 9452 | ||
| 9453 | Dans le délai de trente jours à compter de la date de réception de la demande, l'inspecteur du travail fait connaître sa décision à l'employeur et, s'il y a lieu, aux représentants du personnel. | |
| 9454 | ||
| 9455 | Les recours hiérarchiques dirigés contre cette décision doivent être portés devant le directeur régional du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, le directeur régional du travail des transports ou le chef du service régional de l'inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricoles le cas échéant, et être formés, à peine de forclusion, dans un délai d'un mois suivant la date à laquelle les intéressés ont reçu notification de la décision contestée. | |
| 9456 | ||
| 9457 | ## Section 4 : Surveillance médicale des travailleurs de nuit | |
| 9458 | ||
| 9459 | **Article LEGIARTI000018513734** | |
| 9460 | ||
| 9461 | I. - Le médecin du travail informe les travailleurs de nuit, et plus particulièrement les femmes enceintes et les travailleurs vieillissants, des incidences potentielles du travail de nuit sur la santé. Cette information tient compte de la spécificité des horaires : horaire fixe ou horaire alterné. Il les conseille sur les précautions éventuelles à prendre. | |
| 9408 | 9462 | |
| 9409 | **Article LEGIARTI000006806323** | |
| 9463 | II. - Pour les entreprises employant des travailleurs de nuit, le rapport annuel d'activité du médecin du travail, prévu à l'article R. 241-33, traite du travail de nuit tel qu'il a été pratiqué dans l'entreprise dans l'année considérée. | |
| 9410 | 9464 | |
| 9411 | En application de l'article L. 213-5, les industries énumérées ci-après sont autorisées à déroger temporairement, en ce qui concerne les femmes âgées de plus de dix-huit ans, aux dispositions relatives au travail de nuit : | |
| 9465 | **Article LEGIARTI000018513737** | |
| 9412 | 9466 | |
| 9413 | FRUITS CONFITS : Nombre de jours par an pendant lesquels les femmes pourront travailler tout ou partie de la nuit : 90 jours. | |
| 9467 | Le médecin du travail analyse les éventuelles répercussions sur la santé des travailleurs des conditions du travail nocturne, notamment des horaires et du rythme de celui-ci. Il examine, plus particulièrement, les conséquences de l'alternance des postes et de sa périodicité dans le cas du travail en équipes alternantes comportant un poste de nuit. | |
| 9414 | 9468 | |
| 9415 | CONSERVES ALIMENTAIRES DE FRUITS ET DE LEGUMES : Nombre de jours par an pendant lesquels les femmes pourront travailler tout ou partie de la nuit : 25 jours. | |
| 9469 | A cet effet, le médecin du travail procède, pendant les périodes au cours desquelles sont occupés les travailleurs de nuit, à l'étude des conditions de travail et du poste de travail. Il analyse ensuite le contenu du poste et ses contraintes, pour chaque salarié. | |
| 9416 | 9470 | |
| 9417 | CONSERVES DE POISSONS : Nombre de jours par an pendant lesquels les femmes pourront travailler tout ou partie de la nuit : 90 jours. | |
| 9471 | Sur la base des éléments ainsi recueillis, il conseille le chef d'entreprise ou son représentant sur les modalités d'organisation du travail de nuit les mieux adaptées aux travailleurs, en fonction du type d'activité. | |
| 9418 | 9472 | |
| 9419 | LAIT (ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS POUR LE TRAITEMENT DU) : | |
| 9473 | **Article LEGIARTI000018513739** | |
| 9420 | 9474 | |
| 9421 | Nombre de jours par an pendant lesquels les femmes pourront travailler tout ou partie de la nuit : 60 jours . | |
| 9475 | Les travailleurs de nuit bénéficient d'une surveillance médicale renforcée qui a pour objet de permettre au médecin du travail d'apprécier les conséquences éventuelles pour leur santé et leur sécurité du travail de nuit, notamment du fait des modifications des rythmes chronobiologiques, et d'en appréhender les répercussions potentielles sur leur vie sociale. | |
| 9422 | 9476 | |
| 9423 | **Article LEGIARTI000006806325** | |
| 9477 | Cette surveillance médicale renforcée s'exerce dans les conditions suivantes : | |
| 9424 | 9478 | |
| 9425 | Les employeurs des industries autorisées à déroger temporairement aux dispositions relatives au travail de nuit, en vertu de l'article précédent, doivent prévenir l'inspecteur du travail chaque fois qu'ils veulent faire usage des autorisations. | |
| 9479 | a) Un travailleur de nuit ne peut être affecté à un poste de nuit que s'il a fait l'objet d'un examen préalable par le médecin du travail et si la fiche d'aptitude établie en application de l'article R. 241-57 du présent code ou du I de l'article 40 du décret n° 82-397 du 11 mai 1982 relatif à l'organisation et au fonctionnement des services médicaux du travail en agriculture, s'il s'agit d'un travailleur agricole, atteste que son état de santé est compatible avec une affectation à un poste de nuit ; cette fiche indique la date de l'étude du poste de travail et celle de la dernière mise à jour de la fiche d'entreprise lorsqu'elle est exigible ; la fiche d'aptitude est renouvelée tous les six mois, après examen du travailleur par le médecin du travail ; | |
| 9426 | 9480 | |
| 9427 | L'avis est donné par l'envoi, avant le commencement du travail exceptionnel, d'une carte postale, d'une lettre sans enveloppe ou d'un télégramme de façon que le timbre de la poste fasse foi de la date dudit avis. | |
| 9481 | b) Sous réserve des dispositions du décret précité du 11 mai 1982 concernant les salariés agricoles, le médecin du travail est informé par l'employeur de toute absence, pour cause de maladie, des travailleurs de nuit ; | |
| 9428 | 9482 | |
| 9429 | Une copie de l'avis est immédiatement affichée dans un endroit apparent des ateliers et y reste apposée pendant toute la durée de la dérogation. | |
| 9483 | c) En dehors des visites périodiques, tout travailleur de nuit peut bénéficier d'un examen médical à sa demande ; | |
| 9430 | 9484 | |
| 9431 | **Article LEGIARTI000006806328** | |
| 9485 | Le médecin du travail prescrit, s'il le juge utile, des examens spécialisés complémentaires ; ces examens sont à la charge de l'employeur ; | |
| 9432 | 9486 | |
| 9433 | Les chefs d'établissement qui, en cas de chômage résultant d'une interruption accidentelle ou de force majeure, veulent, en application de l'article L. 213-6, déroger temporairement aux dispositions des articles L. 213-1 et L. 213-2 interdisant le travail de nuit pour les femmes, doivent, avant le commencement du travail exceptionnel, adresser à l'inspecteur du travail, dans la forme prévue par le deuxième alinéa de l'article précédent, un avis faisant connaître la cause de l'interruption d'où résulte le chômage, le nombre et la date des journées perdues, le nombre et la date des nuits pendant lesquelles il doit être fait usage de la dérogation, ainsi que le nombre des femmes majeures auxquelles s'appliquera cette dérogation. | |
| 9487 | d) Des recommandations précisant les modalités des examens à pratiquer en vue d'assurer la surveillance médicale des travailleurs de nuit font l'objet, en tant que de besoin, d'un arrêté des ministres chargés du travail et de l'agriculture. | |
| 9434 | 9488 | |
| 9435 | 9489 | ## Section 1 : Dispositions générales. |
| 9436 | 9490 | |
| Article LEGIARTI000006810095 L398→398 | ||
| 398 | 398 | |
| 399 | 399 | La déclaration annuelle prévue à l'article L. 323-8-5 est jointe au présent rapport. |
| 400 | 400 | |
| 401 | ## Section 8 : Médiateur | |
| 402 | ||
| 403 | **Article LEGIARTI000006810095** | |
| 404 | ||
| 405 | Les personnes figurant sur la liste des médiateurs mentionnée à l'article L. 432-1-3 sont nommées par arrêté du ministre chargé du travail publié au Journal officiel. | |
| 406 | ||
| 407 | Les médiateurs sont désignés en fonction de leur autorité morale, de leurs compétences dans le domaine de la gestion des entreprises et de leur expérience des relations professionnelles. | |
| 408 | ||
| 409 | **Article LEGIARTI000006810097** | |
| 410 | ||
| 411 | Lorsque les conditions prévues à l'article L. 432-1-3 sont réunies et que le comité d'entreprise décide, à la majorité de ses membres élus du personnel, de recourir à un médiateur, il fait connaître au chef d'entreprise le nom de celui-ci et la durée souhaitée de sa mission soit lors de sa dernière réunion tenue en application des deuxième à cinquième alinéas de l'article L. 432-1, soit dans un délai de deux jours ouvrés courant à compter de la date de celle-ci. Dans ce dernier cas, le chef d'entreprise ou son représentant est informé par lettre remise en main propre contre décharge. Le chef d'entreprise dispose d'un délai de trois jours ouvrés à compter de cette proposition pour faire connaître sa réponse. | |
| 412 | ||
| 413 | De la même manière, le chef d'entreprise qui décide de recourir à un médiateur fait connaître au comité d'entreprise le nom de celui-ci et la durée souhaitée de sa mission dans les mêmes formes et selon les mêmes modalités que celles qui sont prévues à l'alinéa précédent. Le comité d'entreprise dispose d'un délai de réponse identique. | |
| 414 | ||
| 415 | A défaut de réponse de l'autre partie dans les mêmes formes dans un délai maximal de trois jours ouvrés, celle-ci est réputée avoir refusé son accord sur le nom et la durée de la mission du médiateur. | |
| 416 | ||
| 417 | En cas d'accord, la partie qui a décidé de recourir au médiateur saisit ce dernier dans un délai maximal de huit jours ouvrés courant à compter de la date de la dernière réunion du comité d'entreprise prévue en application des dispositions des deuxième à cinquième alinéas de l'article L. 432-1. A défaut d'accord entre les parties, le président du tribunal de grande instance du siège de l'entreprise, saisi comme en matière de référé par la partie la plus diligente dans le même délai, statue par ordonnance non susceptible de recours sur le nom du médiateur. | |
| 418 | ||
| 419 | Lorsque les mesures envisagées excèdent le pouvoir du ou des chefs d'établissement ou visent plusieurs établissements simultanément, seul le comité central d'entreprise est compétent pour prendre la décision de recourir à un médiateur. | |
| 420 | ||
| 421 | Le médiateur est choisi sur la liste prévue à l'article R. 432-20. Ne peut être choisi comme médiateur une personne qui a exercé une activité dans l'entreprise concernée au cours des dix dernières années. | |
| 422 | ||
| 423 | **Article LEGIARTI000018506766** | |
| 424 | ||
| 425 | La rémunération journalière du médiateur, à la charge de l'entreprise, est fixée par arrêté du ministre chargé du travail. | |
| 426 | ||
| 427 | **Article LEGIARTI000018506768** | |
| 428 | ||
| 429 | Le médiateur a les plus larges pouvoirs pour s'informer de la situation économique de l'entreprise. Il peut requérir des parties la production de tout document existant d'ordre économique, comptable, financier, statistique ou administratif susceptible de lui être utile pour l'accomplissement de sa mission. | |
| 430 | ||
| 431 | Il peut procéder à toutes auditions qu'il juge utiles. | |
| 432 | ||
| 433 | Il est tenu au respect de l'obligation mentionnée au deuxième alinéa de l'article L. 432-7. | |
| 434 | ||
| 435 | **Article LEGIARTI000018506771** | |
| 436 | ||
| 437 | Au plus tard le dernier jour de sa mission, le médiateur réunit les parties et leur présente le contenu de sa recommandation avant de la leur remettre. | |
| 438 | ||
| 439 | Les parties font connaître par écrit au médiateur leur acceptation ou leur refus de sa recommandation dans un délai de cinq jours ouvrés courant à compter de la date de cette réunion. | |
| 440 | ||
| 441 | A défaut de réponse dans ce délai, les parties sont réputées avoir refusé la recommandation du médiateur. | |
| 442 | ||
| 443 | **Article LEGIARTI000018506773** | |
| 444 | ||
| 445 | Après accord des parties sur le nom du médiateur, ou après sa désignation par le président du tribunal de grande instance, la partie qui a décidé de recourir au médiateur saisit ce dernier par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. | |
| 446 | ||
| 447 | Cette lettre, qui est adressée en copie à l'autre partie, est accompagnée : | |
| 448 | ||
| 449 | 1° Des documents transmis au comité d'entreprise en application des articles L. 431-5, L. 432-1 et L. 432-2 ; | |
| 450 | ||
| 451 | 2° Le cas échéant, du rapport de l'expert-comptable désigné par le comité d'entreprise ; | |
| 452 | ||
| 453 | 3° De la ou des propositions alternatives formulées par le comité d'entreprise et des réponses que l'employeur y a apportées. | |
| 454 | ||
| 455 | La lettre précise la durée de la mission du médiateur lorsque celle-ci a fait l'objet d'un accord entre les parties. | |
| 456 | ||
| 457 | Le cas échéant, le médiateur fait connaître par écrit aux deux parties, dans un délai de quarante-huit heures, son indisponibilité pour exécuter la mission qui lui est proposée. La procédure de saisine du médiateur est alors renouvelée selon les mêmes modalités. | |
| 458 | ||
| 401 | 459 | ## Chapitre III : Composition et élections. |
| 402 | 460 | |
| 403 | 461 | **Article LEGIARTI000018506723** |
| Article LEGIARTI000006811178 L398→398 | ||
| 398 | 398 | |
| 399 | 399 | ## Section 5 : Dispositions spéciales relatives au congé de bilan de compétences |
| 400 | 400 | |
| 401 | **Article LEGIARTI000006811178** | |
| 402 | ||
| 403 | Un travailleur ayant bénéficié d'une autorisation d'absence pour effectuer un bilan de compétences ne peut prétendre dans la même entreprise au bénéfice d'une nouvelle autorisation d'absence dans le même but avant l'expiration d'un délai de franchise de cinq ans. | |
| 404 | ||
| 405 | L'autorisation d'absence donnée pour effectuer un bilan de compétences n'est pas prise en compte dans le calcul du délai de franchise applicable aux congés définis aux articles L. 931-1, L. 931-28 et L. 931-29 du code du travail. | |
| 406 | ||
| 407 | 401 | **Article LEGIARTI000018508830** |
| 408 | 402 | |
| 409 | 403 | Le salarié bénéficiaire d'un congé de bilan de compétences a droit, dès lors qu'il a obtenu d'un organisme paritaire la prise en charge des dépenses afférentes à ce congé, à une rémunération égale à celle qu'il aurait reçue s'il était resté à son poste de travail, dans la limite de vingt-quatre heures par bilan de compétences. |
| 410 | 404 | |
| 411 | 405 | Cette rémunération est versée, suivant les cas, dans les conditions définies à l'article L. 931-9 ou à l'article L. 931-18. |
| 412 | 406 | |
| 407 | **Article LEGIARTI000018508834** | |
| 408 | ||
| 409 | Un travailleur ayant bénéficié d'une autorisation d'absence pour effectuer un bilan de compétences ne peut prétendre dans la même entreprise au bénéfice d'une nouvelle autorisation d'absence dans le même but avant l'expiration d'un délai de franchise de cinq ans. | |
| 410 | ||
| 411 | L'autorisation d'absence donnée pour effectuer un bilan de compétences n'est pas prise en compte dans le calcul du délai de franchise applicable aux congés définis aux articles L. 900-1, L. 931-1, L. 931-28 et L. 931-29 du code du travail. | |
| 412 | ||
| 413 | 413 | **Article LEGIARTI000018508840** |
| 414 | 414 | |
| 415 | 415 | Au terme d'un congé de bilan de compétences, le bénéficiaire de ce congé présente une attestation de fréquentation effective délivrée par l'organisme chargé de réaliser le bilan de compétences. |
| Article LEGIARTI000018508811 L456→456 | ||
| 456 | 456 | |
| 457 | 457 | Cette exclusion est prononcée par l'organisme paritaire, le cas échéant à la demande du ministre chargé de la formation professionnelle ou du préfet de région. |
| 458 | 458 | |
| 459 | ## Section 6 : Dispositions spéciales relatives au congé pour validation des acquis de l'expérience | |
| 460 | ||
| 461 | **Article LEGIARTI000018508811** | |
| 462 | ||
| 463 | Le salarié bénéficiaire d'un congé pour validation des acquis de l'expérience a droit, dès lors qu'il a obtenu d'un organisme paritaire la prise en charge des dépenses afférentes à ce congé, à une rémunération déterminée dans les conditions prévues à l'article R. 931-33. | |
| 464 | ||
| 465 | **Article LEGIARTI000018508814** | |
| 466 | ||
| 467 | Le salarié qui a bénéficié d'une autorisation d'absence pour effectuer des actions de validation des acquis de l'expérience ne peut prétendre, dans la même entreprise, au bénéfice d'une nouvelle autorisation dans le même but avant un an. | |
| 468 | ||
| 469 | Cette autorisation d'absence n'est pas prise en compte dans le calcul du délai de franchise applicable aux congés définis aux articles L. 931-1, L. 931-21, L. 931-28 et L. 931-29. | |
| 470 | ||
| 471 | **Article LEGIARTI000018508820** | |
| 472 | ||
| 473 | Au terme d'un congé de validation des acquis de l'expérience, le bénéficiaire de ce congé présente une attestation de fréquentation effective fournie par l'autorité ou l'organisme mentionné à l'article R. 931-34. | |
| 474 | ||
| 475 | **Article LEGIARTI000018508823** | |
| 476 | ||
| 477 | La demande d'autorisation d'absence au titre du congé pour validation des acquis de l'expérience précise le diplôme, le titre ou le certificat de qualification postulé et indique les dates, la nature et la durée des actions permettant aux salariés de faire valider les acquis de leur expérience, ainsi que la dénomination de l'autorité ou de l'organisme qui délivre la certification. | |
| 478 | ||
| 479 | Cette demande doit parvenir à l'employeur au plus tard soixante jours avant le début des actions de validation des acquis de l'expérience. | |
| 480 | ||
| 481 | Dans les trente jours suivant la réception de la demande, l'employeur doit faire connaître par écrit à l'intéressé son accord ou les raisons de service motivant le report de l'autorisation d'absence. Ce report ne peut excéder six mois à compter de la demande. | |
| 482 | ||
| 483 | **Article LEGIARTI000018508825** | |
| 484 | ||
| 485 | Le congé pour validation des acquis de l'expérience mentionné à l'article L. 900-1 peut être demandé en vue de la participation aux épreuves de validation organisées par l'autorité ou l'organisme habilité à délivrer une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles ainsi que, le cas échéant, en vue de l'accompagnement du candidat à la préparation de cette validation. | |
| 486 | ||
| 459 | 487 | ## Chapitre II : Aide de l'Etat au remplacement de certains salariés en formation |
| 460 | 488 | |
| 461 | 489 | **Article LEGIARTI000006811192** |
| Article LEGIARTI000018509066 L2620→2648 | ||
| 2620 | 2648 | |
| 2621 | 2649 | Les organismes prestataires sont tenus d'utiliser, pour réaliser les bilans de compétences, des méthodes et des techniques fiables, mises en oeuvre par des personnels qualifiés, dans le respect des dispositions des articles R. 900-1 à R. 900-3. |
| 2622 | 2650 | |
| 2651 | **Article LEGIARTI000018509066** | |
| 2652 | ||
| 2653 | Le bilan de compétences prévu par l'article L. 321-4-3 est réalisé après la signature d'une convention tripartite entre le salarié bénéficiaire, l'employeur et l'organisme prestataire de bilans de compétences. Cette convention est établie selon un modèle défini par un arrêté du ministre chargé de l'emploi. | |
| 2654 | ||
| 2623 | 2655 | **Article LEGIARTI000018509069** |
| 2624 | 2656 | |
| 2625 | 2657 | Un bilan de compétences ne peut être réalisé qu'après conclusion d'une convention tripartite entre le salarié bénéficiaire, l'organisme prestataire de bilans de compétences et soit l'organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation mentionné à l'article L. 951-3 lorsque le bilan de compétences est effectué dans le cadre du congé de bilan de compétences, soit l'employeur lorsque le bilan de compétences est effectué au titre du plan de formation. |
| Article LEGIARTI000006806056 L16→16 | ||
| 16 | 16 | |
| 17 | 17 | ## Section 2 : Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée |
| 18 | 18 | |
| 19 | **Article LEGIARTI000006806056** | |
| 20 | ||
| 21 | L'indemnité minimum de licenciement prévue à l'article L. 122-9 ne peut être inférieure à une somme calculée, par année de service dans l'entreprise, sur la base de vingt heures de salaire pour les travailleurs rémunérés à l'heure et de un dixième de mois pour les travailleurs rémunérés au mois. Le salaire servant de base au calcul de l'indemnité est le salaire moyen des trois derniers mois. | |
| 22 | ||
| 23 | 19 | **Article LEGIARTI000006806062** |
| 24 | 20 | |
| 25 | 21 | Le salarié qui entend user de la faculté ouverte par le deuxième alinéa de l'article L. 122-14-2 doit formuler sa demande par lettre recommandée, avec demande d'avis de réception, avant l'expiration d'un délai de dix jours à compter de la date à laquelle il quitte effectivement son emploi. |
| Article LEGIARTI000018505618 L50→46 | ||
| 50 | 46 | |
| 51 | 47 | Elle précise en outre, la date, l'heure et le lieu de cet entretien et rappelle que le salarié peut se faire assister pour cet entretien par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise ou, en l'absence d'institutions représentatives dans l'entreprise, par une personne de son choix inscrite sur la liste dressée par le préfet conformément à l'article L. 122-14. |
| 52 | 48 | |
| 49 | **Article LEGIARTI000018505618** | |
| 50 | ||
| 51 | L'indemnité de licenciement prévue à l'article L. 122-9 ne peut être inférieure à une somme calculée par année de service dans l'entreprise et tenant compte des mois de service accomplis au-delà des années pleines. | |
| 52 | ||
| 53 | Pour un licenciement fondé sur le motif prévu à l'article L. 321-1, cette indemnité ne peut être inférieure à deux dixièmes de mois de salaire par année d'ancienneté. A partir de dix ans d'ancienneté, cette indemnité minimum est de deux dixièmes de mois de salaire plus deux quinzièmes de mois par année d'ancienneté au-delà de dix ans. | |
| 54 | ||
| 55 | Pour un licenciement fondé sur un motif autre que celui visé à l'alinéa précédent, cette indemnité ne peut être inférieure à un dixième de mois de salaire par année d'ancienneté. A partir de dix ans d'ancienneté, cette indemnité minimum est de un dixième de mois de salaire plus un quinzième de mois par année d'ancienneté au-delà de dix ans. | |
| 56 | ||
| 57 | Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l'indemnité est le douzième de la rémunération des douze derniers mois précédant le licenciement ou, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, le tiers des trois derniers mois, étant entendu que, dans ce cas, toute prime ou gratification de caractère annuel ou exceptionnel, qui aura été versée au salarié pendant cette période, ne sera prise en compte que dans la limite d'un montant calculé prorata temporis. | |
| 58 | ||
| 59 | Cette indemnité de licenciement ne se cumule pas avec toute autre indemnité de même nature. | |
| 60 | ||
| 53 | 61 | ## Section 3 : Service national. |
| 54 | 62 | |
| 55 | 63 | **Article LEGIARTI000018505591** |
| Article LEGIARTI000006644272 L768→768 | ||
| 768 | 768 | |
| 769 | 769 | ## Chapitre Ier : Age d'admission. |
| 770 | 770 | |
| 771 | **Article LEGIARTI000006644272** | |
| 772 | ||
| 773 | La durée du travail des intéressés ne peut, en aucun cas, excéder quarante heures par semaine, ni huit heures par jour. | |
| 774 | ||
| 775 | Leur rémunération ne peut être inférieure au salaire minimum de croissance, compte tenu d'un abattement au plus égal à 20 p. 100. | |
| 776 | ||
| 777 | 771 | **Article LEGIARTI000018518109** |
| 778 | 772 | |
| 779 | 773 | L'autorisation d'emploi peut être retirée à tout moment s'il est constaté que l'enfant est occupé soit dans des conditions non conformes à celles au respect desquelles l'octroi de l'autorisation a été subordonné, soit en contravention aux textes relatifs à la réglementation du travail et notamment à ceux qui protègent la main-d'oeuvre juvénile. |
| Article LEGIARTI000018518119 L794→788 | ||
| 794 | 788 | |
| 795 | 789 | L'emploi des enfants visés aux articles précédents ne peut être autorisé que pour des travaux dont l'exécution n'entraîne, eu égard au sexe et à l'âge des intéressés, aucune fatigue anormale, tant à raison de la nature propre des tâches considérées qu'à raison des conditions particulières dans lesquelles elles doivent être accomplies. Est notamment interdit l'emploi des enfants à tous travaux répétitifs ou exécutés dans une ambiance ou à un rythme qui leur confère une pénibilité caractérisée. |
| 796 | 790 | |
| 791 | **Article LEGIARTI000018518119** | |
| 792 | ||
| 793 | La durée du travail des intéressés ne peut, en aucun cas, excéder 35 heures par semaine ni 7 heures par jour. | |
| 794 | ||
| 795 | Leur rémunération ne peut être inférieure au salaire minimum de croissance, compte tenu d'un abattement au plus égal à 20 p. 100. | |
| 796 | ||
| 797 | 797 | **Article LEGIARTI000018518121** |
| 798 | 798 | |
| 799 | 799 | L'emploi des mineurs de seize ans est autorisé uniquement pendant les périodes de vacances scolaires comportant au moins quatorze jours ouvrables ou non, sous réserve que les intéressés jouissent d'un repos continu d'une durée qui ne peut être inférieure à la moitié de la durée totale desdites vacances. |