Version du 1987-07-12
N
Nomoscope5bcdc122242310c0e95540b78c8d6e65227f455cVersion précédente : f7fd55b2
Résumé IA
Ces changements renforcent la répression des fraudes liées à l'emploi des étrangers en augmentant la peine de récidive et introduisent de nouveaux dispositifs d'accompagnement pour les chômeurs précaires et les seniors licenciés. Les droits des citoyens évoluent vers une meilleure protection sociale lors des restructurations d'entreprises, avec l'obligation de proposer des conventions de conversion et l'instauration d'une cotisation spécifique pour les licenciements économiques de salariés âgés. Ces mesures visent à faciliter l'insertion professionnelle des plus vulnérables tout en durcissant les sanctions contre les employeurs frauduleux.
Informations
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| Article LEGIARTI000006649004 L1→1 | ||
| 1 | 1 | ## Chapitre 4 : MAIN-D'OEUVRE ETRANGERE ET PROTECTION DE LA MAIN-D'OEUVRE NATIONALE |
| 2 | 2 | |
| 3 | **Article LEGIARTI000006649004** | |
| 4 | ||
| 5 | Est passible, sans préjudice des peines résultant de l'application d'autres lois, d'un emprisonnement de deux mois à un an et d'une amende de 2.000 F à 20.000 F ou de l'une de ces deux peines seulement quiconque se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration pour obtenir, faire obtenir ou tenter de faire obtenir à un étranger le titre visé à l'article L. 341-6. | |
| 6 | ||
| 7 | En cas de récidive, l'emprisonnement pourra être porté à deux ans et l'amende à 40.000 F. | |
| 8 | ||
| 9 | **Article LEGIARTI000006649009** | |
| 10 | ||
| 11 | Toute infraction aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 341-6 est punie d'un emprisonnement de deux mois à un an et d'une amende de 2.000 F à 20.000 F, ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 12 | ||
| 13 | En cas de récidive, l'emprisonnement peut être porté à deux ans et l'amende à 40.000 F. | |
| 14 | ||
| 15 | L'amende est appliquée autant de fois qu'il y a d'étrangers concernés. | |
| 16 | ||
| 17 | **Article LEGIARTI000006649013** | |
| 3 | **Article LEGIARTI000006649014** | |
| 18 | 4 | |
| 19 | 5 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 341-9 est punie d'un emprisonnement de deux mois à un an et d'une amende de 2.000 F à 20.000 F ou à l'une de ces deux peines seulement. |
| 20 | 6 | |
| 21 | En cas de récidive, l'emprisonnement peut être porté à deux ans et l'amende à 40.000 F ; en outre, le tribunal peut ordonner la fermeture temporaire ou définitive des bureaux ou entreprises tenus ou exploités par les délinquants. | |
| 7 | En cas de récidive, l'emprisonnement peut être porté à trois ans et l'amende à 40.000 F ; en outre, le tribunal peut ordonner la fermeture temporaire ou définitive des bureaux ou entreprises tenus ou exploités par les délinquants. | |
| 22 | 8 | |
| 23 | 9 | Est passible d'une peine de deux à cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 10.000 F à 200.000 F quiconque sera intervenu ou aura tenté d'intervenir, de manière habituelle et à titre d'intermédiaire, à un stade quelconque des opérations de recrutement et d'introduction. |
| 24 | 10 | |
| Article LEGIARTI000006648110 L50→50 | ||
| 50 | 50 | |
| 51 | 51 | Le ministre chargé du travail est habilité à conclure des conventions de coopération avec les organismes professionnels ou interprofessionnels, les organisations syndicales et, le cas échéant, avec des entreprises. |
| 52 | 52 | |
| 53 | **Article LEGIARTI000006648110** | |
| 54 | ||
| 55 | En vue d'améliorer la qualification et de faciliter l'insertion professionnelle des demandeurs d'emploi rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi, notamment des chômeurs de longue durée et des chômeurs cumulant les situations de précarité les plus graves, l'Etat prend en charge : | |
| 56 | ||
| 57 | 1° En application de conventions conclues avec les employeurs, les frais de formation de personnes âgées de vingt-six ans au moins, recrutées sur un contrat de travail tel que prévu à l'article L. 980-14, associant l'exercice d'une activité professionnelle et le bénéfice d'une formation liée à cette activité et dispensée pendant le temps de travail ; ces contrats de réinsertion en alternance doivent être conclus pour une durée minimum d'un an ; | |
| 58 | ||
| 59 | 2° En application de conventions conclues avec des organismes de formation pour l'organisation de stages de formation et d'insertion professionnelles, les frais de formation ainsi que les dépenses afférentes à la rémunération et à la protection sociale des stagiaires ; | |
| 60 | ||
| 61 | 3° En application de conventions conclues avec les collectivités locales, les organismes de droit public ou les organismes de droit privé à but non lucratif, et ayant pour objet l'exercice d'activités d'insertion et de réinsertion professionnelles, les dépenses afférentes à la rémunération et à la protection sociale des bénéficiaires de ces conventions ; ceux-ci sont considérés comme des stagiaires de la formation professionnelle, sous réserve d'adaptations fixées par décret en ce qui concerne la rémunération et, le cas échéant, les avantages annexes définis au titre VI du livre IX. | |
| 62 | ||
| 53 | 63 | **Article LEGIARTI000006648274** |
| 54 | 64 | |
| 55 | 65 | Les crédits budgétaires correspondant aux charges assumées par l'Etat en application du présent chapitre sont groupés sous le titre de : "Fonds national de l'emploi". |
| Article LEGIARTI000006648053 L258→268 | ||
| 258 | 268 | |
| 259 | 269 | Les entreprises assujetties à l'obligation financière prévue aux articles L. 950-1 et L. 950-2 participent au financement des dépenses de fonctionnement des conventions de conversion sur une base forfaitaire et selon des modalités déterminées par décret. Ce décret fixera notamment les possibilités d'imputation des sommes en cause sur l'obligation financière visée ci-dessus ainsi que les possibilités d'utilisation de droits de tirage ou d'appel à des crédits mutualisés de formation professionnelle continue. |
| 260 | 270 | |
| 271 | **Article LEGIARTI000006648053** | |
| 272 | ||
| 273 | En cas de redressement ou de liquidation judiciaires, l'administrateur ou, à défaut, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, quels que soient l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement et le nombre de salariés sur lequel porte le projet de licenciement pour motif économique, doit proposer aux salariés concernés, avant l'expiration des périodes indiquées au 2° de l'article L. 143-11-1, le bénéfice d'une convention de conversion telle que prévue à l'article L. 322-3. | |
| 274 | ||
| 275 | La participation financière de l'entreprise à cette convention est limitée à la contribution au financement des allocations prévues au deuxième alinéa de l'article L. 322-3, à l'exception des charges assises sur les salaires. | |
| 276 | ||
| 277 | **Article LEGIARTI000006648054** | |
| 278 | ||
| 279 | En cas de redressement ou de liquidation judiciaires, le contrat de travail d'un salarié ayant accepté le bénéfice d'une convention de conversion mentionnée à l'article L. 322-3 est rompu dans les conditions fixées par les trois derniers alinéas de l'article L. 321-6. Toutefois, le délai de réponse du salarié est fixé à sept jours, sans préjudice de la prolongation prévue au dernier alinéa de l'article L. 321-6. | |
| 280 | ||
| 281 | Ce délai court à compter, selon le cas, de l'entretien prévu à l'article L. 122-14 ou de la réunion du comité d'entreprise prévue au deuxième alinéa de l'article L. 321-3. | |
| 282 | ||
| 283 | **Article LEGIARTI000006648060** | |
| 284 | ||
| 285 | Tout employeur qui procède au licenciement pour motif économique d'un ou plusieurs salariés âgés de cinquante-cinq ans ou plus doit verser aux organismes visés à l'article L. 351-21, pour chacun des salariés concernés, une cotisation égale à trois mois de salaire brut. | |
| 286 | ||
| 287 | Toutefois, lorsque l'un des salariés licenciés visés à l'alinéa précédent est reclassé sous contrat à durée indéterminée dans les trois mois suivant l'expiration du délai-congé prévu aux articles L. 122-5 et suivants, l'employeur qui a procédé au licenciement peut demander aux organismes visés à l'article L. 351-21 le remboursement du versement prévu au premier alinéa du présent article. | |
| 288 | ||
| 289 | De même, l'employeur qui conclut avec l'Etat la convention prévue par le 2° de l'article L. 322-4 et qui en propose le bénéfice aux salariés concernés avant l'expiration du délai-congé prévu aux articles L. 122-5 et suivants est dispensé de ce versement. | |
| 290 | ||
| 291 | Les dispositions de l'article L. 352-3 sont applicables à la cotisation prévue au premier alinéa du présent article. | |
| 292 | ||
| 261 | 293 | **Article LEGIARTI000006648087** |
| 262 | 294 | |
| 263 | 295 | L'employeur est tenu de notifier à l'autorité administrative compétente tout projet de licenciement pour motif économique d'au moins dix salariés dans une même période de trente jours. |
| Article LEGIARTI000006648620 L330→362 | ||
| 330 | 362 | |
| 331 | 363 | Quels que soient l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement et le nombre de salariés sur lequel porte le projet de licenciement économique, les employeurs qui envisagent de prononcer un tel licenciement devront, dans les cas non mentionnés au deuxième alinéa de l'articlé L. 321-3, dégager, dans les limites des dispositions de l'article L. 321-5-1, les moyens permettant la mise en oeuvre des conventions de conversion mentionnées à l'article L. 322-3. |
| 332 | 364 | |
| 333 | **Article LEGIARTI000006648620** | |
| 365 | **Article LEGIARTI000006648621** | |
| 334 | 366 | |
| 335 | 367 | Les lettres de licenciement ne peuvent être adressées par l'employeur aux salariés concernés avant l'expiration d'un délai courant à compter de la notification du projet de licenciement à l'autorité administrative compétente prévue à l'article L. 321-7. Ce délai ne peut être inférieur à trente jours lorsque le nombre des licenciements est inférieur à cent, à quarante-cinq jours lorsque le nombre des licenciements est au moins égal à cent et inférieur à deux cent cinquante, et à soixante jours lorsque le nombre des licenciements est au moins égal à deux cent cinquante, sans préjudice des dispositions plus favorables prévues par conventions ou accords collectifs de travail. |
| 336 | 368 | |
| Article LEGIARTI000006648627 L338→370 | ||
| 338 | 370 | |
| 339 | 371 | Le contrat de travail d'un salarié ayant accepté de bénéficier d'une convention de conversion visée à l'article L. 322-3 et proposée à l'initiative de l'employeur est rompu du fait du commun accord des parties. |
| 340 | 372 | |
| 341 | Cette rupture prend effet à l'expiration du délai de réponse dont dispose le salarié, selon le cas, de sept jours à compter de l'entretien prévu à l'article L. 122-14 ou de quinze jours à compter de la deuxième réunion du comité d'entreprise ou d'établissement visée au dernier alinéa de l'article L. 321-3. Cette rupture du contrat de travail ne comporte pas de préavis, mais, nonobstant les dispositions du troisième alinéa du présent article, ouvre droit au versement d'une indemnité dont le montant et le régime fiscal et social sont ceux de l'indemnité de licenciement prévue par la loi ou la convention collective et calculée sur la base de l'ancienneté que l'intéressé aurait acquise s'il avait accompli son préavis, ainsi, le cas échéant, qu'au solde de ce qu'aurait été l'indemnité de préavis si elle avait correspondu à une durée supérieure à deux mois. Les litiges relatifs à cette rupture relèvent de la compétence des conseils de prud'hommes dans les conditions prévues à l'article L. 511-1. | |
| 373 | Cette rupture prend effet à l'expiration du délai de réponse dont dispose le salarié, selon le cas, de sept jours à compter de l'entretien prévu à l'article L. 122-14 ou de quinze jours à compter de la deuxième réunion du comité d'entreprise ou d'établissement visée au dernier alinéa de l'article L. 321-3. Cette rupture du contrat de travail ne comporte pas de préavis, mais, nonobstant les dispositions du troisième alinéa du présent article, ouvre droit au versement d'une indemnité dont le montant et le régime fiscal et social sont ceux de l'indemnité de licenciement prévue par la loi ou la convention collective et calculée sur la base de l'ancienneté que l'intéressé aurait acquise s'il avait accompli son préavis, ainsi, le cas échéant, qu'au solde de ce qu'aurait été l'indemnité de préavis si elle avait correspondu à une durée supérieure à deux mois. Les litiges relatifs à cette rupture relèvent de la compétence des conseils de prud'hommes dans les conditions prévues à l'article L. 511-1. | |
| 374 | ||
| 375 | Par dérogation aux dispositions précédentes, pour les salariés dont le licenciement est soumis à autorisation, ce délai est prolongé de sept jours à partir de la date de notification à l'employeur de la décision de l'autorité administrative compétente. | |
| 342 | 376 | |
| 343 | 377 | **Article LEGIARTI000006648627** |
| 344 | 378 | |
| Article LEGIARTI000006648916 L912→946 | ||
| 912 | 946 | |
| 913 | 947 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les mesures d'application du présent article, à l'exception des taux qui sont fixés par décret. |
| 914 | 948 | |
| 949 | **Article LEGIARTI000006648916** | |
| 950 | ||
| 951 | Les chômeurs de longue durée qui ont épuisé leurs droits aux allocations d'assurance et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources ont droit à une allocation de solidarité spécifique. | |
| 952 | ||
| 953 | Cette allocation est également attribuée aux bénéficiaires des allocations d'assurance âgés de cinquante ans au moins qui satisfont aux conditions mentionnées à l'alinéa précédent et qui optent pour la perception de cette allocation. Dans ce cas, le service des allocations d'assurance est interrompu. | |
| 954 | ||
| 955 | Cette allocation est à la charge du fonds mentionné à l'article précédent. | |
| 956 | ||
| 957 | Un décret en Conseil d'Etat fixe les mesures d'application du présent article et notamment la durée de cette allocation. Le taux de cette allocation est fixé par décret. | |
| 958 | ||
| 915 | 959 | **Article LEGIARTI000006648927** |
| 916 | 960 | |
| 917 | 961 | Un décret en Conseil d'Etat fixe : |
| Article LEGIARTI000006648915 L1050→1094 | ||
| 1050 | 1094 | |
| 1051 | 1095 | Toutefois, celles des personnes visées ci-dessus ne pouvant percevoir qu'une pension de vieillesse à taux plein calculée sur une durée de cotisation inférieure à 150 trimestres, bénéficient sous condition de ressources d'une allocation complémentaire à la charge de l'Etat jusqu'à la date à laquelle elles peuvent faire liquider au taux plein l'ensemble des pensions auxquelles elles peuvent prétendre dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. La période pendant laquelle cette allocation complémentaire est servie n'est pas prise en considération en vue de l'ouverture de droits à pension. |
| 1052 | 1096 | |
| 1053 | ## Chapitre Ier : GARANTIES DE RESSOURCES DES TRAVAILLEURS PRIVES D'EMPLOI SECTION 2 : REGIME DE SOLIDARITE *BENEFICIAIRES*. | |
| 1054 | ||
| 1055 | **Article LEGIARTI000006648915** | |
| 1056 | ||
| 1057 | Les chômeurs de longue durée qui ont épuisé leurs droits aux allocations d'assurance et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources ont droit à une allocation de solidarité spécifique. | |
| 1058 | ||
| 1059 | Cette allocation n'est allouée qu'à l'expiration de la période maximale d'indemnisation prévue à l'article L. 351-3. Elle peut toutefois être attribuée avant ce terme aux chômeurs de cinquante ans au moins qui ne bénéficient pas d'une prolongation de droits ou qui optent pour la perception de l'allocation de solidarité. | |
| 1060 | ||
| 1061 | Cette allocation est à la charge du fonds mentionné à l'article précédent. | |
| 1062 | ||
| 1063 | Un décret en Conseil d'Etat fixe les mesures d'application du présent article et notamment la durée de cette allocation. Le taux de cette allocation est fixé par décret. | |
| 1064 | ||
| 1065 | 1097 | ## SECTION 2 : CUMUL D'EMPLOI ET TRAVAIL CLANDESTIN |
| 1066 | 1098 | |
| 1067 | 1099 | **Article LEGIARTI000006648506** |
| Article LEGIARTI000006649005 L1124→1156 | ||
| 1124 | 1156 | |
| 1125 | 1157 | Les infractions aux dispositions de l'article L. 341-7-1 sont punies des peines prévues à l'article L. 152-3. |
| 1126 | 1158 | |
| 1159 | **Article LEGIARTI000006649005** | |
| 1160 | ||
| 1161 | Est passible, sans préjudice des peines résultant de l'application d'autres lois, d'un emprisonnement de deux mois à un an et d'une amende de 2.000 F à 20.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement quiconque se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration pour obtenir, faire obtenir ou tenter de faire obtenir à un étranger le titre visé à l'article L. 341-6. | |
| 1162 | ||
| 1163 | En cas de récidive, l'emprisonnement pourra être porté à trois ans et l'amende à 40.000 F (1). | |
| 1164 | ||
| 1165 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 1166 | ||
| 1167 | **Article LEGIARTI000006649010** | |
| 1168 | ||
| 1169 | Toute infraction aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 341-6 est punie d'un emprisonnement de deux mois à un an et d'une amende de 2.000 F à 20.000 F, ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 1170 | ||
| 1171 | En cas de récidive, l'emprisonnement peut être porté à trois ans et l'amende à 40.000 F. | |
| 1172 | ||
| 1173 | L'amende est appliquée autant de fois qu'il y a d'étrangers concernés. | |
| 1174 | ||
| 1127 | 1175 | ## Chapitre Ier : PLACEMENT |
| 1128 | 1176 | |
| 1129 | 1177 | **Article LEGIARTI000006648494** |
| Article LEGIARTI000006651633 L782→782 | ||
| 782 | 782 | |
| 783 | 783 | Les organismes de formation qui accueillent des jeunes titulaires de l'un des contrats de travail définis aux articles L. 980-2 et L. 980-6 sont soumis au contrôle de l'Etat dans des conditions définies par décret. |
| 784 | 784 | |
| 785 | **Article LEGIARTI000006651633** | |
| 785 | **Article LEGIARTI000006651634** | |
| 786 | 786 | |
| 787 | Les titulaires des contrats de travail définis aux articles L. 980-2 et L. 980-6 ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif du personnel des entreprises dont ils relèvent pour l'application à ces entreprises des dispositions législatives ou règlementaires qui se réfèrent à une condition d'effectif minimum de salariés, exception faite de celles qui concernent la tarification des risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles. | |
| 787 | Jusqu'au terme prévu par le contrat ou, à défaut, jusqu'à l'expiration d'une période de deux ans à compter de sa conclusion, les titulaires des contrats de travail définis aux articles L. 980-2 et L. 980-6, ainsi que les titulaires des contrats définis à l'article L. 980-14 lorsque ces contrats ont été passés dans les conditions prévues par l'article L. 322-4-1, ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif du personnel des entreprises dont ils relèvent pour l'application à ces entreprises des dispositions législatives ou réglementaires qui se réfèrent à une condition d'effectif minimum de salariés, exception faite de celles qui concernent la tarification des risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles. | |
| 788 | 788 | |
| 789 | 789 | **Article LEGIARTI000006651639** |
| 790 | 790 | |
| Article LEGIARTI000006651651 L830→830 | ||
| 830 | 830 | |
| 831 | 831 | Celle-ci bénéficie du concours financier de l'Etat prévu aux articles L. 980-10 et L. 980-11. |
| 832 | 832 | |
| 833 | **Article LEGIARTI000006651651** | |
| 834 | ||
| 835 | Les demandeurs d'emploi rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi, notamment les chômeurs de longue durée, peuvent améliorer leur qualification et préparer leur insertion professionnelle par : | |
| 836 | ||
| 837 | 1° Des contrats de réinsertion en alternance, destinés aux personnes âgées de vingt-six ans au moins, associant l'exercice d'une activité professionnelle et le bénéfice d'une formation liée à cette activité et dispensée pendant le temps de travail ; | |
| 838 | ||
| 839 | 2° Des stages de formation et d'insertion professionnelles en alternance comportant, dans des conditions fixées par décret, une durée de formation appropriée et des moyens pédagogiques adaptés, ce même décret fixant, par dérogation à l'article L. 961-5, le montant de la rémunération des stagiaires. | |
| 840 | ||
| 841 | **Article LEGIARTI000006651652** | |
| 842 | ||
| 843 | Les contrats de réinsertion doivent être passés par écrit ; ils font l'objet d'un dépôt auprès de la direction départementale du travail. | |
| 844 | ||
| 845 | **Article LEGIARTI000006651653** | |
| 846 | ||
| 847 | L'employeur qui embauche un demandeur d'emploi par un contrat de réinsertion en alternance passé dans les conditions définies par l'article L. 322-4-1 est exonéré du paiement des cotisations à sa charge à raison de l'emploi de ce salarié au titre des assurances sociales, des accidents du travail et des allocations familiales. | |
| 848 | ||
| 849 | L'exonération porte sur les cotisations afférentes aux rémunérations dues jusqu'à la fin du douzième mois civil suivant la date de l'embauche. Ces cotisations sont prises en charge par l'Etat qui les verse directement aux organismes de sécurité sociale. | |
| 850 | ||
| 851 | L'exonération est subordonnée à la production d'une attestation des services du ministère chargé de l'emploi. | |
| 852 | ||
| 833 | 853 | **Article LEGIARTI000006651846** |
| 834 | 854 | |
| 835 | 855 | Sous réserve de dispositions contractuelles plus favorables, les salariés titulaires des contrats mentionnés à l'article L. 980-2 perçoivent une rémunération déterminée en fonction du salaire minimum de croissance et dont le montant est fixé par décret pour chaque semestre et peut varier en fonction de l'âge du bénéficiaire. |
| Article LEGIARTI000006647139 L1812→1812 | ||
| 1812 | 1812 | |
| 1813 | 1813 | ## SECTION 2 : PRIVILEGES ET GARANTIES DE LA CREANCE DU SALAIRE. |
| 1814 | 1814 | |
| 1815 | **Article LEGIARTI000006647139** | |
| 1815 | **Article LEGIARTI000006647140** | |
| 1816 | 1816 | |
| 1817 | 1817 | Tout employeur ayant la qualité de commerçant ou d'artisan ou de personne morale de droit privé et occupant un ou plusieurs salariés doit assurer ses salariés, y compris les travailleurs salariés détachés à l'étranger ainsi que les travailleurs salariés expatriés visés à l'article L. 351-4, contre le risque de non-paiement, en cas de procédure de redressement judiciaire, des sommes qui leur sont dues en exécution du contrat de travail. |
| 1818 | 1818 | |
| 1819 | 1819 | L'assurance couvre : |
| 1820 | 1820 | |
| 1821 | 1° les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement judiciaire ; | |
| 1822 | ||
| 1823 | 2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant pendant la période d'observation, dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de redressement, dans les quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire ; | |
| 1821 | 1° les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement judiciaire ; 2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant pendant la période d'observation, dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de redressement, dans les quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire ; Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des bénéficiaires d'une convention de conversion prévue à l'article L. 322-3 sont couvertes par l'assurance, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé cette convention aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées ci-dessus ; | |
| 1824 | 1822 | |
| 1825 | 1823 | 3° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues au cours de la période d'observation, des quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation. |
| 1826 | 1824 | |
| 1825 | L'assurance couvre également la contribution, échue ou à échoir, due par l'employeur pour le financement des allocations mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. 322-3, lorsque la convention de conversion a été conclue antérieurement au jugement d'ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaires. | |
| 1826 | ||
| 1827 | Lorsque la convention de conversion a été conclue postérieurement à ce jugement, la contribution de l'employeur est couverte par l'assurance si le bénéfice de ladite convention a été proposé au salarié concerné pendant l'une des périodes indiquées au 2° du présent article. | |
| 1828 | ||
| 1827 | 1829 | ## Titre IV : Salaire. |
| 1828 | 1830 | |
| 1829 | 1831 | **Article LEGIARTI000006646462** |
| Article LEGIARTI000006647168 L1892→1894 | ||
| 1892 | 1894 | |
| 1893 | 1895 | Cette acceptation ne peut valoir non plus compte arrêté et réglé au sens des articles 2274 du Code civil et 541 du Code de procédure civile. |
| 1894 | 1896 | |
| 1895 | ## SECTION 2 : PRIVILEGES ET GARANTIES DE LA CREANCE DU SALAIRE . | |
| 1896 | ||
| 1897 | **Article LEGIARTI000006647168** | |
| 1898 | ||
| 1899 | Le représentant des créanciers établit les relevés des créances dans les conditions suivantes : | |
| 1900 | ||
| 1901 | 1\. Pour les créances mentionnées aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15, dans les dix jours suivant le prononcé du jugement d'ouverture de la procédure ; | |
| 1902 | ||
| 1903 | 2\. Pour les autres créances également exigibles à la date du jugement d'ouverture de la procédure, dans les trois mois suivant le prononcé du jugement ; | |
| 1904 | ||
| 1905 | 3\. Pour les salaires et les indemnités de congés payés couvertes en applications du 3° de l'article L. 143-11-1, dans les dix jours suivant l'expiration des périodes de garantie prévues à ce 3° et ce, jusqu'à concurrence du plafond mentionné aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 ; | |
| 1906 | ||
| 1907 | 4\. Pour les autres créances, dans les trois mois suivant l'expiration de la période de garantie. | |
| 1908 | ||
| 1909 | Si les créances ne peuvent être payées en tout ou partie sur les fonds disponibles avant l'expiration des délais prévus ci-dessus, le représentant des créanciers demande, sur présentation des relevés, l'avance des fonds nécessaires aux institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4. | |
| 1910 | ||
| 1911 | Les institutions susmentionnées versent au représentant des créanciers les sommes figurant sur les relevés et restées impayées : | |
| 1912 | ||
| 1913 | 1\. Dans les cinq jours suivant la réception des relevés visés aux 1 et 3 ci-dessus ; | |
| 1914 | ||
| 1915 | 2\. Dans les huit jours suivant la réception des relevés visés aux 2 et 4 ci-dessus. | |
| 1916 | ||
| 1917 | Le représentant des créanciers reverse immédiatement les sommes qu'il a reçues aux salariés créanciers, à l'exclusion des créanciers subrogés, et en informe le représentant des salariés. | |
| 1918 | ||
| 1919 | Les institutions mentionnées ci-dessus doivent avancer les sommes comprises dans le relevé, même en cas de contestation par un tiers. | |
| 1920 | ||
| 1921 | Elles doivent également avancer les sommes correspondant à des créances définitivement établies par décision de justice, même si les délais de garantie sont expirés. Dans le cas où le représentant des créanciers a cessé ses fonctions, le greffier du tribunal ou le commissaire à l'exécution du plan, selon le cas, adresse un relevé complémentaire aux institutions mentionnées ci-dessus, à charge pour lui de reverser les sommes aux salariés créanciers. | |
| 1922 | ||
| 1923 | 1897 | ## Section 2 : Privilèges et garanties de la créance de salaire. |
| 1924 | 1898 | |
| 1925 | 1899 | **Article LEGIARTI000006646496** |
| Article LEGIARTI000006647169 L2018→1992 | ||
| 2018 | 1992 | |
| 2019 | 1993 | L'assurance est financée par des cotisations des employeurs qui sont assises sur les rémunérations servant de base au calcul des contributions au régime d'assurance-chômage défini par la section 1re du chapitre 1er du titre V du livre III du présent code. |
| 2020 | 1994 | |
| 1995 | **Article LEGIARTI000006647169** | |
| 1996 | ||
| 1997 | Le représentant des créanciers établit les relevés des créances dans les conditions suivantes : | |
| 1998 | ||
| 1999 | 1\. Pour les créances mentionnées aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15, dans les dix jours suivant le prononcé du jugement d'ouverture de la procédure ; 2. Pour les autres créances également exigibles à la date du jugement d'ouverture de la procédure, dans les trois mois suivant le prononcé du jugement ; Par dérogation aux dispositions des trois alinéas précédents, l'avance de la contribution de l'employeur au financement des allocations mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. 322-3 est versée directement aux organismes gestionnaires mentionnés à l'article L. 351-21. | |
| 2000 | ||
| 2001 | 3\. Pour les salaires et les indemnités de congés payés couvertes en applications du 3° de l'article L. 143-11-1, dans les dix jours suivant l'expiration des périodes de garantie prévues à ce 3° et ce, jusqu'à concurrence du plafond mentionné aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 ; | |
| 2002 | ||
| 2003 | 4\. Pour les autres créances, dans les trois mois suivant l'expiration de la période de garantie. | |
| 2004 | ||
| 2005 | Si les créances ne peuvent être payées en tout ou partie sur les fonds disponibles avant l'expiration des délais prévus ci-dessus, le représentant des créanciers demande, sur présentation des relevés, l'avance des fonds nécessaires aux institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4. | |
| 2006 | ||
| 2007 | Les institutions susmentionnées versent au représentant des créanciers les sommes figurant sur les relevés et restées impayées : | |
| 2008 | ||
| 2009 | 1\. Dans les cinq jours suivant la réception des relevés visés aux 1 et 3 ci-dessus ; | |
| 2010 | ||
| 2011 | 2\. Dans les huit jours suivant la réception des relevés visés aux 2 et 4 ci-dessus. | |
| 2012 | ||
| 2013 | Le représentant des créanciers reverse immédiatement les sommes qu'il a reçues aux salariés créanciers, à l'exclusion des créanciers subrogés, et en informe le représentant des salariés. | |
| 2014 | ||
| 2015 | Les institutions mentionnées ci-dessus doivent avancer les sommes comprises dans le relevé, même en cas de contestation par un tiers. | |
| 2016 | ||
| 2017 | Elles doivent également avancer les sommes correspondant à des créances définitivement établies par décision de justice, même si les délais de garantie sont expirés. Dans le cas où le représentant des créanciers a cessé ses fonctions, le greffier du tribunal ou le commissaire à l'exécution du plan, selon le cas, adresse un relevé complémentaire aux institutions mentionnées ci-dessus, à charge pour lui de reverser les sommes aux salariés créanciers. | |
| 2018 | ||
| 2021 | 2019 | ## Section 3 : Prescription de l'action en paiement du salaire. |
| 2022 | 2020 | |
| 2023 | 2021 | **Article LEGIARTI000006646513** |