Version du 1980-07-01
0331b18ff347dd1ef93fc4afb7b8382439d8967eCes changements renforcent la protection contre le licenciement des salariées enceintes ou adoptantes en étendant la période d'interdiction de rupture à l'intégralité des congés légaux, qu'ils soient effectivement utilisés ou non, ainsi qu'à quatre semaines supplémentaires après leur fin. Le délai pour contester un licenciement abusif est également allongé de huit à quinze jours, offrant aux travailleuses plus de temps pour rassembler les preuves médicales ou administratives nécessaires. En conséquence, les droits des femmes en situation de grossesse ou d'adoption sont mieux sécurisés face au risque de perte d'emploi, tandis que les employeurs doivent respecter une période de vigilance accrue avant de pouvoir rompre un contrat pour des motifs non liés à l'état de la salariée.
Informations
Ce qui a changé 2 fichiers +8 -10
| Article LEGIARTI000006646768 L172→172 | ||
| 172 | 172 | |
| 173 | 173 | L. 341-3, L. 420-3, dernier alinéa, ainsi que les articles 23 à 31 de la loi n. 72-1 du 3 janvier 1972 sur le travail temporaire restent applicables aux opérations de prêts de main-d'oeuvre à but non lucratif. |
| 174 | 174 | |
| 175 | ## PROTECTION DE LA MATERNITE ET EDUCATION DES ENFANTS. | |
| 176 | ||
| 177 | **Article LEGIARTI000006646768** | |
| 178 | ||
| 179 | Aucun employeur ne peut résilier le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant une période de quatorze semaines suivant l'accouchement prolongée de deux semaines en cas de naissances multiples, pendant la période de congé définie au quatrième alinéa de l'article L. 122-26, ou pendant la période du congé d'adoption prévu audit article Toutefois, et sous réserve d'observer les dispositions de l'article L. 122-27, il peut résilier le contrat s'il justifie d'une faute grave de l'intéressée, non liée à l'état de grossesse, ou de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, à l'accouchement ou à l'adoption, de maintenir ledit contrat. | |
| 180 | ||
| 181 | Sauf s'il est prononcé pour un des motifs justifiant, par application de l'alinéa précédent, la résiliation du contrat de travail, le licenciement d'une salariée est annulé si, dans un délai de huit jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, soit un certificat médical justifiant qu'elle est en état de grossesse, soit une attestation justifiant l'arrivée à son foyer, dans un délai de huit jours, d'un enfant placé en vue de son adoption ; cette attestation est délivrée par le service départemental d'aide sociale à l'enfance ou l'oeuvre d'adoption autorisée qui procéde au placement. | |
| 182 | ||
| 183 | Les dispositions des précédents alinéas ne font pas obstacle à l'échéance du contrat de travail à durée déterminée. | |
| 184 | ||
| 185 | 175 | ## PROTECTION DE LA MATERNITE ET EDUCATION DES ENFANTS . |
| 186 | 176 | |
| 187 | 177 | **Article LEGIARTI000006646787** |
| Article LEGIARTI000006646769 L230→230 | ||
| 230 | 230 | |
| 231 | 231 | Les femmes en état de grossesse apparente peuvent quitter le travail sans délai-congé et sans avoir, de ce fait, à payer une indemnité de rupture. |
| 232 | 232 | |
| 233 | **Article LEGIARTI000006646769** | |
| 234 | ||
| 235 | Aucun employeur ne peut résilier le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant l'intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit en application de l'article L. 122-26, qu'elle use ou non de ce droit, ainsi que pendant les quatre semaines qui suivent l'expiration de ces périodes. Toutefois, et sous réserve d'observer les dispositions de l'article L. 122-27, il peut résilier le contrat s'il justifie d'une faute grave de l'intéressée, non liée à l'état de grossesse, ou de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, à l'accouchement ou à l'adoption, de maintenir ledit contrat. | |
| 236 | ||
| 237 | Sauf s'il est prononcé pour un des motifs justifiant, par application de l'alinéa précédent, la résiliation du contrat de travail, le licenciement d'une salariée est annulé si, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, soit un certificat médical justifiant qu'elle est en état de grossesse, soit une attestation justifiant l'arrivée à son foyer, dans un délai de quinze jours, d'un enfant placé en vue de son adoption ; cette attestation est délivrée par le service départemental d'aide sociale à l'enfance ou l'oeuvre d'adoption autorisée qui procède au placement. | |
| 238 | ||
| 239 | Les dispositions des précédents alinéas ne font pas obstacle à l'échéance du contrat de travail à durée déterminée. | |
| 240 | ||
| 233 | 241 | **Article LEGIARTI000006646772** |
| 234 | 242 | |
| 235 | 243 | Pour élever son enfant, le salarié peut, sous réserve d'en informer son employeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception au moins quinze jours à l'avance, résilier son contrat de travail à l'issue du congé de maternité ou d'adoption prévu à l'article L. 122-26 ou, le cas échéant, deux mois après la naissance ou l'arrivée au foyer de l'enfant, sans être tenu de respecter le délai de préavis, ni de payer de ce fait une indemnité de rupture. Il peut, dans l'année suivant la rupture de son contrat, solliciter dans les mêmes formes son réembauchage ; l'employeur est alors tenu, pendant un an, de l'embaucher par priorité dans les emplois auxquels sa qualification lui permet de prétendre et de lui accorder, en cas de réemploi, le bénéfice de tous les avantages qu'il avait acquis au moment de son départ. |