Version du 1999-04-30

N
Nomoscope
30 avr. 1999 4c0290f623654c8e9a25d4e5b72c7738b0f147ae
Version précédente : 07105478
Résumé IA

Ces changements introduisent un barème indicatif d'invalidité détaillé pour les maladies professionnelles, permettant d'évaluer objectivement le taux d'incapacité selon la gravité des affections cardio-vasculaires et autres pathologies. Ce dispositif modifie le droit des victimes en fixant des critères médicaux précis qui déterminent directement le montant des indemnités et la reconnaissance de leur préjudice. Pour les citoyens, cela signifie une meilleure prévisibilité des prestations sociales et une évaluation plus transparente de leur situation face à une maladie liée à leur travail.

Informations

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Article LEGIARTI000019325197 L0→1
1## Annexe II : Barème indicatif d'invalidité (maladies professionnelles)
2
3**Article LEGIARTI000019325197**
4
5Sommaire
6
71\. Affections cardio-vasculaires
8---
92\. Affections dermatologiques et cutanéo-muqueuses
103\. Affections digestives
114\. Affections neurologiques, neurosensorielles et psychiatriques
125\. Affections des reins et des voies urinaires
136\. Affections respiratoires
147\. Affections hématologiques
158\. Affections rhumatismales
169\. Affections provoquées par les rayonnements ionisants
17
18
191 Affections cardio-vasculaires
20
211.1 Insuffisance ventriculaire droite
22
23Forme légère : 5-20 %.
24
25Caractérisée par :
26
27\- dyspnée à l'effort prolongé ;
28
29\- absence de signes périphériques d'IVD ;
30
31\- absence de retentissement même au moment des poussées de surinfection pulmonaire.
32
33Forme moyenne : 20-60 %.
34
35Caractérisée par :
36
37\- dyspnée d'effort associée à :
38
39\- tachycardie-cœur de volume subnormal ;
40
41\- signes électro-écho-cardiographiques de retentissement ventriculaire droit ;
42
43\- absence d'hépatomégalie ;
44
45\- poussées d'insuffisance ventriculaire droite grave lors des surinfections pulmonaires.
46
47Forme grave : 60-100 %.
48
49Caractérisée par :
50
51\- dyspnée de repos associée à :
52
53\- tachycardie-cardiomégalie ;
54
55\- signes électro-écho-cardiographiques de rententissement ventriculaire droit ;
56
57\- signes périphériques d'insuffisance ventriculaire droite ;
58
59\- nécessité d'un traitement et d'un régime.
60
61
621.2 Insuffisance ventriculaire gauche
63
64Forme légère : 5-20 %.
65
66Caractérisée par :
67
68\- dyspnée à l'effort prolongé ;
69
70\- simple hypertrophie ventriculaire gauche électrique et/ou radiologique ;
71
72\- absence de traitement et de régime.
73
74Forme moyenne : 20-60 %.
75
76Caractérisée par :
77
78\- dyspnée d'effort simple associée à :
79
80\- tachycardie ;
81
82\- signes électro-écho-cardiographiques d'atteinte ventriculaire gauche modérée ;
83
84\- accès épisodiques et légers de dyspnée paroxystique.
85
86Forme grave : 60-100 %.
87
88Caractérisée par :
89
90\- dyspnée au moindre effort associée à :
91
92\- crises de dyspnée paroxystique-œdème aigu du poumon ;
93
94\- tachycardie avec galop ;
95
96\- râles crépitants et sous crépitants ;
97
98\- signes d'atteinte cardio-vasculaire gauche avérée ;
99
100\- nécessité d'un traitement continu.
101
102
1031.3 Ischémie cardiaque
104
105Forme légère : 5-10 %.
106
107Caractérisée par :
108
109\- ischémie électrique silencieuse ;
110
111\- absence de douleur angineuse ;
112
113\- absence d'infarctus du myocarde ;
114
115\- absence de traitement.
116
117Forme moyenne : 20-60 %.
118
119Caractérisée par un ou plusieurs des tableaux cliniques suivants :
120
121\- angor modéré stable répondant bien au traitement - associé à des altérations électriques modérées et stables au repos ;
122
123\- épreuves d'effort perturbées ;
124
125\- séquelles limitées d'infarctus myocardique avec ou sans douleurs angineuses.
126
127La coexistence de troubles du rythme ventriculaire constitue un facteur de gravité.
128
129Forme grave : 60-100 %.
130
131Caractérisée par un ou plusieurs des tableaux cliniques suivants :
132
133\- infarctus myocardique ancien étendu avec troubles du rythme et/ou ectasie pariétale ;
134
135\- angine de poitrine sévère répondant mal au traitement ;
136
137\- cardiopathie ischémique relevant d'un traitement médicamenteux intensif et/ou chirurgical et/ou instrumental ;
138
139\- séquelles secondaires à la chirurgie coronaire ou à l'angioplastie.
140
141Les séquelles liées à une éventuelle migration embolique seront évaluées par ailleurs.
142
143
1441.4 Atteintes primitives du myocarde
145
146Forme légère : 5-20 %.
147
148Caractérisée par le tableau clinique suivant :
149
150\- anomalies électriques de type surcharge ou troubles isolés de la repolarisation ;
151
152\- altérations écho-cardiographiques discrètes ;
153
154\- cœur de volume normal ou limite ;
155
156\- absence de symptômes fonctionnels ;
157
158\- absence de signes d'insuffisance cardiaque ;
159
160\- absence de traitement.
161
162Forme moyenne : 20-60 %.
163
164Caractérisée par le tableau clinique suivant :
165
166\- dyspnée à l'effort modéré ;
167
168\- cardiomégalie modérée ;
169
170\- altérations franches de l'électro-échocardiogramme ;
171
172\- absence de signes périphériques d'insuffisance cardiaque ;
173
174\- stabilité sous traitement.
175
176Forme grave : 60-100 %.
177
178Caractérisée par :
179
180\- dyspnée à l'effort simple associée à un ou plusieurs signes suivants :
181
182\- tachycardie - galop ;
183
184\- hépatomégalie - poumon cardiaque ;
185
186\- altérations majeures à l'électro-échocardiogramme ;
187
188\- nécessité d'un traitement polymédicamenteux continu.
189
190
1911.5 Atteintes péricardiques
192
193Forme légère : 5-20 %.
194
195Caractérisée par :
196
197\- anomalies électriques isolées persistantes ;
198
199\- absence de traitement.
200
201Forme moyenne : 30-60 %.
202
203Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
204
205\- péricardite récidivante à rechutes multiples ;
206
207\- péricardite calcifiée chronique sans syndrome de constriction, clinique ou hémodynamique.
208
209Forme grave : 60-100 %.
210
211Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
212
213\- péricardite liquidienne chronique ;
214
215\- péricardite chronique calcifiée ou non avec syndrome d'adiastolie ;
216
217\- séquelles chirurgicales entraînant une gêne fonctionnelle marquée ;
218
219\- mésothéliome péricardique.
220
221
2221.6 Troubles du rythme
223
224Forme légère : 5-20 %.
225
226Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
227
228\- troubles de la conduction intraventriculaire (bloc de branche) ou auriculoventriculaire au 1er degré, asymptomatique et stable ;
229
230\- hyper-excitabilité auriculaire ou ventriculaire nécessitant un traitement prophylactique ;
231
232\- arythmies ventriculaires ou auriculaires complexes, symptomatiques, nécessitant surveillance et traitement ;
233
234\- patient appareillé par stimulateur intracorporel.
235
236Forme moyenne : 30-60 %.
237
238Caractérisée par un des tableaux cliniques suivants :
239
240\- tachycardies supraventriculaires nécessitant un traitement prophylactique ;
241
242\- arythmies ventriculaires, ou auriculaires complexes, symptomatiques, nécessitant surveillance et traitement ;
243
244\- patient appareillé par stimulateur intracorporel.
245
246Forme grave : 60-100 %.
247
248Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
249
250\- tachycardie ventriculaire récidivant malgré le traitement.
251
252Evaluer par ailleurs les séquelles liées aux migrations emboliques éventuelles.
253
254
2551.7 Atteintes vasculaires périphériques
256
2571.7.1 - Artéritiques.
258
259Forme légère : 5-20 %.
260
261Caractérisée par un des tableaux cliniques suivants :
262
263\- disparition d'un pouls distal avec sténose incomplète au Doppler chez un sujet asymptomatique ;
264
265\- claudication intermittente à la marche rapide et prolongée.
266
267Forme moyenne : 20-60 %.
268
269Associant :
270
271\- claudication intermittente à la marche normale avec pression à la cheville > 50 mm de mercure (ou 6,66 kPa) ;
272
273\- troubles trophiques peu marqués ;
274
275\- traitement continu.
276
277Forme grave : 60-100 %.
278
279Associant :
280
281\- artériopathie chronique avec douleur de décubitus ;
282
283\- troubles trophiques marqués ;
284
285\- marche impossible ou extrêmement pénible avec douleurs violentes ;
286
287\- pression à la cheville < 50 mm de mercure (ou 6,66 kPa).
288
289Evaluer par ailleurs les séquelles liées à une amputation par gangrène selon barème AT.
290
291
2921.7.2 - Phlébitiques.
293
294Forme légère : 5-10 %.
295
296Associant :
297
298\- œdème modéré ;
299
300\- simple lourdeur et fatigabilité modérée.
301
302Forme moyenne : 10-30 %.
303
304Caractérisée par :
305
306\- œdème important ;
307
308et/ou
309
310\- troubles trophiques marqués.
311
312Forme grave : 30-50 %.
313
314Caractérisée par :
315
316\- troubles trophiques très importants ;
317
318et/ou
319
320\- œdème très important avec fatigabilité marquée.
321
322
3231.7.3 - Troubles angio-neurotiques.
324
325Forme légère : 5-20 %.
326
327\- on tiendra compte de la gène fonctionnelle et du résultat des épreuves fonctionnelles.
328
329Forme évoluée : 20-30 %.
330
331\- existence de sphacèle,
332
333et/ou
334
335\- troubles trophiques.
336
337
3381.8 Valvulopathies
339
340Forme légère : 5-10 %.
341
342Caractérisée par le tableau :
343
344\- simple souffle séquellaire sans retentissement ventriculaire, clinique, radio, électro-échographique hémodynamique ;
345
346\- absence de traitement.
347
348Forme moyenne : 20-60 %.
349
350Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
351
352\- valvulopathie avérée mais sans signe de décompensation ;
353
354\- valvulopathie avérée associée à :
355
356\- signes d'insuffisance cardiaque légère ;
357
358\- avec ou sans traitement médical ;
359
360\- absence d'indications chirurgicales ;
361
362\- valvulopathie opérée avec bons résultats.
363
364Forme grave : 60-100 %.
365
366Caractérisée par l'un des tableaux cliniques suivants :
367
368\- valvulopathie entraînant un retentissement cardiaque sévère (voir IVD ou IVG) ;
369
370\- indications chirurgicales ;
371
372\- formes opérées avec résultats médiocres ;
373
374\- valvulopathies inopérables.
375
376Evaluer par ailleurs les séquelles liées aux migrations emboliques éventuelles.
377
378
3791.9 Hypertension artérielle
380
381Une hypertension artérielle limite labile ne nécessitant pas un traitement ne justifie pas d'indemnisation.
382
383En cas d'hypertension artérielle permanente nécessitant un traitement, l'appréciation tiendra compte de l'état hypertensif et d'autre part de ses retentissements viscéraux :
384
385\- élévation de la tension artérielle isolée : 10 à 20 %.
386
387Les retentissements viscéraux sont indemnisés pour leur propre compte (voir chapitres particuliers du barème).
388
389
3902 Affections dermatologiques et cutanéo-muqueuses
391
3922.1 Modalités d'évaluation des séquelles d'affections dermatologiques professionnelles
393
394Le tableau d'invalidité des affections dermatologiques professionnelles (Maladies professionnelles - Origine post-traumatique) propose :
395
396\- un taux de base qui est fonction de l'état séquellaire clinique, de sa gravité et de son potentiel évolutif ;
397
398\- auquel peut s'appliquer un coefficient de majoration fonction de certaines localisations lésionnelles et de la superficie des séquelles ;
399
400\- un taux complémentaire si coexistent des séquelles sensitives et/ou motrices, responsables d'une gêne fonctionnelle.
401
402L'invalidité dermatologique doit certes prendre en compte ces différents facteurs mais surtout doit s'apprécier de façon globale en fonction des éléments que comporte l'article L. 434-2 du Code de la sécurité sociale. L'incidence de l'affection dermatologique professionnelle sur les aptitudes et la qualification professionnelle qui constituent peut-être l'élément médico-social majeur de l'incapacité permanente partielle dépend, en grande partie, des risques professionnels que comportait le poste de travail de la victime. Le médecin évaluateur, dont l'action se situe forcément en aval de la maladie professionnelle, ne doit pas négliger pour autant ce qui se place en amont.
403
404Il ne doit pas perdre de vue que la dermatose professionnelle, d'origine allergique, risque fort de récidiver dès nouveau contact avec le facteur étiologique et que, même pour des séquelles cliniques minimes, le changement de poste de travail peut s'imposer. Ceci s'entend surtout pour le risque chimique et plus encore lorsque celui-ci comporte l'utilisation de substances cancérogènes.
405
406Que le risque chimique soit constitué par une substance ou une préparation (mélange de substances), qu'il soit pur ou associé à un facteur physique (mécanique, par exemple), il convient de reconnaître les types d'effets susceptibles de se produire :
407
408\- effets généraux :
409
410\- irritants (responsables de l'inflammation) ;
411
412\- corrosifs (responsables de nécrose cellulaire) ;
413
414\- toxiques ;
415
416\- allergisants ;
417
418\- cancérogènes ;
419
420\- effets spécifiques :
421
422\- effet savon ;
423
424\- effet solvan : délipidation de surface ;
425
426\- alcalin...
427
428Certaines lésions sont véritablement pathognomoniques du risque tel la chloracné causée par les dioxines ;
429
430\- effets toxiques :
431
432Des toxiques sont résorbables par voie cutanée et cette pénétration percutanée est d'autant plus importante que les téguments sont lésés. Il convient, lors de l'évaluation de certains états séquellaires, de ne pas négliger les effets toxiques causés généralement par des doses minimes, par exemple, les intoxications par le bore.
433
4342.2 Évaluation
435
436
437| États séquellaires| Préjudice| Taux de base
438---|---|---|---
439Gravité.| Atrophie sans rétraction.Alopécies définitives.Dyschromies.Ulcères.| Léger.| 0 à 10 %.
440
441| Atrophies avec rétraction.Hyperkératoses.Lichénifications.Polysensibilisation.| Moyen.| 10 à 15 %.
442
443| Cancérisation.| Important.| Tumeur cutanée maligne in situ, non pénétrante : 30 à 40 %.Tumeur cutanée maligne infiltrante, avec extension : 40 à 70 %.
444Topographie et étendue.| Main.| Main dominante :Pulpe :Pouce ;Index.| Coefficient de majoration : x 1 à 1,5.
445
446| Pied.| Talon antérieur.Talon postérieur.| x 1 à 1,5.
447
448| Cheville.Régions d'appui.| Face antérieure.Fesse.Région ischiatique.| x 1 à 1,5.
449Fonction.| Séquelles.| Sensitives motrices.| cf. Barème indicatif invaliditéAccidents du travail.
450
451
4522.3 Lésions cutanéo-muqueuses
453
454Selon le type se reporter aux chapitres correspondants.
455
456Perforation de la cloison nasale. Barème AT 5.1.2.
457
458
4592.4 Radio-dermites
460
461Voir chapitre 9.3 du présent barème.
462
4633 Affections digestives
464
4653.1 Atteintes hépatiques
466
467Au décours de l'évolution d'une maladie professionnelle comportant une atteinte hépatique, le médecin chargé de l'évaluation de l'IPP peut se trouver devant l'une des situations suivantes :
4681\. Hépatite ;
4692\. Cirrhose du foie ;
4703\. Tumeur maligne du foie.
471
4723.1.1 - Hépatites
473
474L'hépatite aiguë peut être considérée comme guérie sans séquelle lorsque les tests de cytolyse et les tests de cholostase sont redevenus normaux.
475La présence isolée d'antigène HBS ne constitue pas une séquelle en soi.
476Hépatites chroniques :
477Les hépatites chroniques sont définies par la persistance après six mois d'évolution d'une perturbation des tests biologiques hépatiques et/ou d'anomalies à l'examen anatomopathologique.
478On distingue :
479\- l'hépatique chronique persistance :
480\- avec perturbation des tests de cytolyse, les chiffres ne dépassant pas cinq fois la valeur normale ;
481\- éventuellement confirmée par un examen histologique du foie : 5 à 10 % ;
482
483\- l'hépatite chronique active :
484\- avec des tests de cytolyse dépassant cinq fois leur valeur normale ;
485\- et/ou gamma-globulines sériques dépassant 20 g/litre, éventuellement confirmée par examen histologique du foie.
486
487Suivant l'importance et l'évolution des signes cliniques et biologiques : 10 à 40 %.
488
4893.1.2 - Cirrhoses.
490
491La cirrhose est reconnue par ses signes cliniques et biologiques et/ou histologiques (ponction biopsie du foie).
492Pour fixer le taux d'incapacité permanente partielle imputable à la cirrhose, on tiendra compte du retentissement sur l'état général et de la survenue des complications éventuellement associées :
493\- hypertension portale : présence de varices œsophagiennes (constatées par l'examen endoscopique) avec ou sans hémorragie digestive et/ou ascite ;
494\- insuffisance hépatique : avec abaissement du taux de prothrombine au-dessous de 60 % ;
495\- encéphalopathie hépatique ;
496\- troubles de l'attention, de l'idéation et/ou troubles caractériels et/ou signes neurologiques spécifiques ;
497\- hépatocarcinome : présence dans le sérum d'un marqueur spécifique à un taux significatif (par exemple alpha-fœtoprotéine > 500 nanogrammes/ml) et/ou anomalies échographiques démonstratives et/ou arguments histologiques décisifs après cytoponction.
498
499Suivant le stade évolutif, l'affection réalise des tableaux cliniques de gravité diverse :
500Cirrhoses compensées :
501Caractérisées par l'absence de manifestations d'hypertension portale, l'absence d'encéphalopathie hépatique, l'absence d'insuffisance hépatique : 10 à 20 %.
502Cirrhoses avec hypertension portale :
503Varices œsophagiennes non hémorragiques ou ascite facilement réductible sans signe clinique d'encéphalopathie : 20 à 60 %.
504Cirrhoses graves :
505\- hémorragies(s) par rupture de varice œsophagienne et/ou ascite irréductible ;
506\- et/ou encéphalopathie invalidante ;
507\- et/ou signes marqués d'insuffisance hépatique : 60 à 100 %.
508
509Cirrhoses compliquées d'hépatocarcinome : 100 %.
510
5113.1.3 - Tumeurs malignes du foie.
512
513Hépatocarcinome : 100 %.
514Angiosarcome du foie : 100 %.
515
5163.2 Autres atteintes de l'appareil digestif
517
518Les atteintes aiguës œsophagiennes, gastriques et intestinales guérissent habituellement sans séquelle. S'il persiste quelques signes fonctionnels : douleurs épigastriques, vomissements, brûlures... : 5 %.
519Pour les stomatites chroniques, voir le barème des accidents du travail, chapitre 7, Stomatologie.
520
5213.2.1 - Colite post-dysentérique.
522
523Marquée par une diarrhée sanglante, un aspect radiologique et/ou endoscopique de colite ulcéreuse, les examens parasitologiques étant négatifs : 5 à 20 %.
524
5253.2.2 - Tumeurs malignes.
526
527Mésothéliome péritonéal : 100 %.
528
5294 Affections neurologiques, neurosensorielles et psychiatriques
530
5314.1 Troubles neurologiques aigus
532
533Sous cette étiquette, les tableaux des maladies professionnelles groupent toutes les manifestations témoignant d'une encéphalopathie aiguë : troubles de la conscience allant jusqu'au coma profond, crises convulsives, myoclonies.
534L'évolution de ces troubles aigus se fait, soit vers l'aggravation rapide et irréversible, soit vers la guérison, soit vers la stabilisation avec persistance de séquelles qui seront étudiées dans le chapitre des troubles neurologiques chroniques.
535Au stade des troubles neurologiques aigus, la consolidation du blessé n'est pratiquement jamais acquise. Il ne semble donc pas nécessaire de proposer des taux d'IPP.
536
5374.2 Troubles neurologiques chroniques
538
5394.2.1 - Tremblement intentionnel - Myoclonies.
540
541Forme légère :
542
543Unilatérale, suivant le côté (dominant ou non), apparition d'un tremblement discret : 10 à 20 %.
544Forme moyenne : 20 à 40 %.
545Forme grave :
546
547Pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de toute activité : 40 à 100 %.
548
5494.2.2 - Ataxies - Ataxie cérébelleuse.
550
551Forme légère :
552
553Marche peu perturbée, légère maladresse de certains mouvements : 10 à 50 %.
554Forme moyenne :
555
556Marche possible mais très difficile et très ralentie, importante maladresse des mouvements : 50 à 90 %.
557Forme grave :
558
559Marche impossible, troubles kinétiques, incoordination, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de toute activité : 100 %.
560
5614.2.3 - Epilepsie.
562
563Forme légère :
564
565Bien contrôlée par le traitement, compatible avec une activité professionnelle : 10 à 20 %.
566Forme moyenne :
567
568Crises fréquentes malgré le traitement avec ou sans troubles du comportement, nécessité éventuelle d'un changement de poste de travail : 20 à 70 %.
569Forme grave :
570
571Non contrôlée par le traitement, nécessitant la surveillance du sujet et rendant impossible toute activité : 100 %.
572
5734.2.4 - Dysarthrie - Aphasie.
574
575Forme légère :
576
577Trouble de l'élocution, réduction du flux verbal : 5 à 20 %.
578Forme moyenne :
579
580Troubles de la compréhension, expression perturbée plus ou moins intelligible : 20 à 80 %.
581Forme grave :
582
583Absence de communication avec autrui, expression impossible, troubles majeurs de la compréhension : 80 à 100 %.
584
5854.2.5 - Syndrome neurologique de type parkinsonien.
586
587Forme légère :
588
589Troubles mineurs réagissant bien au traitement : 10 à 20 %.
590Forme moyenne :
591
592Entraînant une gêne appréciable : 20 à 50 %.
593Forme grave : 50 à 100 %.
594
5954.2.6 - Syndrome associant
596
597\- des troubles de l'équilibre ;
598de la vigilance ;
599et de la mémoire ;
600Et syndrome associant :
601\- des céphalées ;
602\- de l'asthénie ;
603\- des vertiges ;
604\- des nausées.
605
606L'association de ces troubles divers entre dans le cadre du syndrome subjectif.
607Selon l'intensité et la pluralité des symptômes : 5 à 20 %.
608
6094.2.7 - Troubles prolongés de la sensibilité accompagnant des troubles angio-neurotiques.
610
611Selon l'intensité des symptômes.
612Selon le côté atteint (dominant ou non) : 5 à 30 %.
613
6144.2.8 - Névrite optique : 5 à 30 %
615
616Le taux sera fonction du degré d'altération de la fonction visuelle et l'on utilisera le tableau général d'évaluation (cf. barème AT, 6.1.5).
617
6184.3 Névrites - Polynévrites
619
620L'évaluation des taux d'IPP pour les névrites et les polynévrites doit tenir compte de plusieurs facteurs :
621\- existence ou non de troubles moteurs ;
622\- existence ou non de troubles sensitifs, en particulier profonds ;
623\- existence ou non de troubles trophiques.
624
625Il faudra considérer la gêne fonctionnelle entraînée par ces différents facteurs (barème AT 4.2.5).
626Un cas particulier, la névrite trijéminale, exceptionnelle, qui entraîne plus souvent des troubles moteurs que des douleurs : 5 à 60 %.
627
6284.4 Troubles psychiques - Troubles mentaux organiques
629
6304.4.1 - Aigus.
631
632Ces troubles peuvent comporter une confusion mentale de niveau variable ou un état délirant aigu.
633Il s'agit, là encore, comme pour les troubles neurologiques aigus, d'états évolutifs pendant lesquels la consolidation n'est pas envisageable.
634
6354.4.2 - Chroniques.
636
637Etats dépressifs d'intensité variable :
638\- soit avec une asthénie persistante : 10 à 20 %.
639\- soit à l'opposé, grande dépression mélancolique, anxiété pantophobique : 50 à 100 %.
640
641Troubles du comportement d'intensité variable : 10 à 20 %.
642
6434.5 Atteintes neuro-méningées
644
6454.5.1 - Séquelles de la méningite cérébro-spinale à méningocoques.
646
6474.5.1.1. La plus fréquente, constatée dans environ 5 % des cas, est la surdité (cf. barème AT 5.5.2).
6484.5.1.2. Les autres sont relativement exceptionnelles, mais doivent être envisagées ;
6494.5.1.2.1. Epilepsie : cf. barème MP, chapitre Troubles neurologiques chroniques ;
6504.5.1.2.2. Déficit moteur focalisé : cf. barème AT 4.2.3, 4.2.4, 4.2.5 ;
6514.5.1.2.3. Troubles visuels, atrophie optique : cf. barème AT 6.1 ;
6524.5.1.2.4. Déficit intellectuel, troubles mnésiques selon l'intensité des symptômes : 10 à 30 % ;
6534.5.1.2.5. Hydrocéphalie avec déficit intellectuel, troubles de la statique : le taux sera évalué en fonction des résultats de la neurochirurgie.
654
6554.5.2 - Séquelles neuro-méningées de la brucellose.
656
657Elles sont essentiellement consécutives à des lésions méningées chroniques mais aussi à des localisations médullaires.
658Ces lésions entraînent des signes, soit médullaires, soit radiculaires (queue de cheval).
659Les séquelles vont donc s'exprimer sous forme, soit de déficit focalisé, soit de monoplégie, soit de paraplégie d'intensité variable, associées ou non à des troubles sensitifs et/ou sphinctériens.
660Les taux seront évalués par référence au barème AT 4.2.3, 4.2.4, 4.2.5.
661
6624.6 Surdités professionnelles
663
664Voir barème AT 5.5.2.
665Acouphènes :
666Voir barème AT 5.5.3.
667
6684.7 Pathologie tumorale
669
670Glioblastome : 100 %.
671
6725 Affections des reins et des voies urinaires
673
674L'atteinte de l'appareil urinaire au cours des maladies professionnelles peut relever de divers mécanismes physiopathologiques et réaliser des lésions variées touchant le parenchyme rénal (nécroses tubulaires, lésions interstitielles, glomérulopathies) ou les voies urinaires.
675
676Cependant, quelle que soit la maladie, les séquelles au moment de la consolidation donnent lieu à un nombre restreint de situations. Le médecin, chargé de l'évaluation, sera en pratique amené à estimer l'incapacité permanente partielle résultant des syndromes suivants :
677
678\- insuffisance rénale chronique,
679
680\- hypertension artérielle,
681
682\- protéinurie importante (syndrome néphrotique),
683
684\- hématurie ou protéinurie isolée,
685
686\- tubulopathie chronique,
687
688\- lithiase urinaire,
689
690\- lésions vésicales.
691
6925.1 L'insuffisance rénale chronique
693
6945.1.1 - Insuffisance rénale légère.
695
696Clairances de la créatinine supérieures aux 3/4 de la normale ; vie professionnelle normale : 10 à 20 %.
697
6985.1.2 - Insuffisance rénale moyenne.
699
700Clairances de la créatinine entre 1/4 et 3/4 de la normale, peu de retentissement sur la vie professionnelle : 20 à 40 %.
701
7025.1.3 - Insiffusance rénale importante.
703
704Clairances de la créatinine au-dessous du quart de la normale, anémie, modification humorale, nécessité de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes ; éventuellement : syndrome néphrotique, goutte, ostéodystrophie rénale ; retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps complet : 40 à 60 %.
705
7065.1.4 - Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations, des difficultés éventuelles d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle : 60 à 100 %.
707
7085.1.5 - Transplantation rénale.
709
710Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur et la valeur du rein : 30 à 100 %.
711
712Nota : Quel que soit le stade de l'insuffisance rénale, l'existence d'une hypertension artérielle pourra faire l'objet d'une majoration en fonction de son degré de sévérité.
713
714En l'absence de recueil d'urine, on pourra estimer la clairance de la créatinine par la formule :
715
716clairance de la créatinine = (140 ­ Age) x Poids en kg / 72 x créatinine plasmatique (en mg/100 ml)
717
7185.2 Hypertension artérielle
719
720(Voir 1.9)
721
7225.3 Protéinurie importante : syndrome néphrotique
723
724Syndrome néphrotique biologique pur : 10 %.
725Syndrome néphrotique avec manifestations cliniques, l'appréciation tiendra compte des œdèmes, de l'asthénie et des contraintes diététiques et thérapeutiques : 10 à 30 %.
726
7275.4 Hématurie ou protéinurie isolée : 5 à 10 %
728
729Une surveillance clinique et biologique régulière du malade sera poursuivie après la consolidation.
730
7315.5 Tubulopathie chronique
732
733Tubulopathie sans conséquence métabolique notable, ne nécessitant pas de traitement : pas d'incapacité.
734Tubulopathie chronique entraînant des perturbations métaboliques : acidose tubulaire, diabète insipide, hypercalciurie, hypokaliémie, hyponatrémie, suivant le retentissement clinique et les contraintes du traitement : 10 à 20 %.
735
7365.6 Lithiase urinaire
737
738La colique néphrétique isolée ne laisse persister habituellement aucune séquelle. En cas de lithiase chronique ou récidivante, l'incapacité sera évaluée en fonction de la fréquence des crises douloureuses, des hématuries et de la survenue d'épisodes infectieux.
739Une insuffisance rénale associée sera estimée pour son propre compte.
740Crises douloureuses ou hématuriques peu fréquentes, retentissement mineur sur l'activité professionnelle : 10 à 20 %.
741Crises fréquentes, accès répétés de pyélonéphrite : 20 à 50 %.
742Lithiase grave infectée avec obstacle : 50 à 60 %.
743Et en cas de dérivation permanente des urines : 40 à 80 %.
744
7455.7 Lésions vésicales
746
7475.7.1 - Cystites.
748
749Suivant l'importance des douleurs et des troubles mictionnels : 10 à 30 %.
750Cystites très évoluées nécessitant une dérivation des urines : jusqu'à 60 %.
751
7525.7.2 - Tumeurs.
753
7545.7.2.1. Tumeurs papillomateuses non dégénérées avec ou sans hématuries nécessitant une ou plusieurs résections et des contrôles endoscopiques itératifs :
755\- suivant l'importance des manifestations cliniques et les contraintes imposées par la surveillance : 10 à 50 %.
756
7575.7.2.2. Tumeurs vésicales malignes.
758Traitées par cystectomie totale et rétablissement de la continuité des voies urinaires par entéro-cystoplastie : suivant les séquelles (infection, troubles mictionnels, troubles sexuels) : 30 à 60 %.
759Ayant nécessité un traitement chirurgical important avec dérivation des urines selon l'importance des séquelles et des troubles fonctionnels : 50 à 75 %.
760Très étendue : jusqu'à 100 %.
761Les séquelles des traitements chimiothérapiques ou radiques des tumeurs vésicales seront indemnisées pour leur propre compte suivant les atteintes des différents appareils.
762
7636 Affections respiratoires
764
7656.1 Syndromes aigus irritatifs
766
7676.1.1 - Cas le plus général. - Guérison sans séquelle.
768
7696.1.2 - Insuffisance respiratoire chronique obstructive résiduelle.
770
7716.1.2.1. Isolée, cf. barème Déficience fonctionnelle.
7726.1.2.2. Avec bronchorrhée résiduelle. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,30.
773
7746.1.3 - Bronchospasmes réversibles résiduels avec abaissement du seuil cholinergique : 5 à 10 %.
775
7766.2 Asthmes
777
7786.2.1 - Abaissement isolé et durable du seuil cholinergique : 1 à 5 %.
779
7806.2.2 - Bronchospasmes réversibles résiduels avec abaissement du seuil cholinergique : 5 à 10 %.
781
7826.2.3 - Insuffisance respiratoire chronique obstructive résiduelle, cf. barème Déficience fonctionnelle.
783
7846.3 Alvéolites extrinsèques
785
786Cf. Fibroses (6.5).
787
7886.4 Oedèmes aigus du poumon
789
790Cf. Syndromes aigus irritatifs (6.1).
791
7926.5 Fibroses
793
7946.5.1 - Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience fonctionnelle.
795
7966.5.2 - Insuffisance respiratoire chronique mixte avec bronchorrhée chronique, taux barème Déficience fonctionnelle x 1,30.
797
7986.5.3 - Fibroses pleurales : 1 à 10 %.
799
8006.6 Pathologie tumorale
801
8026.6.1 - Cancers broncho-pulmonaires primitifs en fonction du code TNM et des suites thérapeutiques : 67 à 100 %.
803
8046.6.2 - Mésothéliomes malins primitifs de la plèvre : 100 %.
805
8066.6.3 - Tumeurs pleurales primitives autres que le mésothéliome en fonction du type histologique et des suites thérapeutiques : 67 à 100 %.
807
8086.7 Pleurésies et autres atteintes pleurales
809
8106.7.1 - Pleurésies aiguës.
811
8126.7.1.1. Cas le plus général - Guérison sans séquelle.
8136.7.1.2. Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience fonctionnelle.
814
8156.7.2 - Pleurésies chroniques
816
8176.7.2.1. Insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience fonctionnelle.
8186.7.2.2. Avec nécessité de ponctions évacuatrices itératives. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,25.
819
8206.7.3 - Pleurésies tumorales, cf. Pathologie tumorale (6.6).
821
8226.7.4 - Plaques pleurales calcifiées ou non : 1 à 5 %.
823
8246.7.5 - Epaississements pleuraux : 1 à 10 %.
825
8266.8 Autres manifestations pathologiques résiduelles
827
8286.8.1 - Paralysies et parésies diaphragmatiques, quelle qu'en soit l'étiologie.
829
8306.8.1.1. Sans trouble ventilatoire : 1 à 5 %.
8316.8.1.2. Avec insuffisance respiratoire chronique restrictive résiduelle, cf. barème Déficience fonctionnelle.
832
8336.8.2 - Syndrome douloureux thoracique, qu'elle qu'en soit l'étiologie (fibroses pleurales, séquelles post-opératoires, syndrome post-pleurétique, douleurs intercostales,...).
834
8356.8.2.1. Isolé : 1 à 5 %.
8366.8.2.2. Avec trouble ventilatoire associé. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,20.
837
8386.8.3 - Bronchorrhée chronique.
839
8406.8.3.1. Isolée : 10 à 20 %.
8416.8.3.2. Avec trouble ventilatoire associé. Taux barème Déficience fonctionnelle x 1,30.
842
8436.9 Déficience fonctionnelle
844
8456.9.1 - Troubles fonctionnels non mesurables ou troubles fonctionnels légers : 5 à 10 %.
846
8476.9.2 - Insuffisances respiratoires chroniques légères : 10 à 40 %.
848
849Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :
850\- trouble ventilatoire restrictif (TVR) avec capacité pulmonaire totale comprise entre 60 et 80 % de la valeur théorique ;
851\- trouble ventilatoire obstructif (TVO) avec VEMS supérieur à 1 500 ml (soit supérieur à 75 % de la valeur théorique) ;
852\- PaO2 supérieure à 70 mmHg. ou à 70 Tor, ou à 9,3 kPa.
853
8546.9.3 - Insuffisances respiratoires chroniques moyennes : 40 à 67 %.
855
856Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :
857\- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale comprise entre 50 et 60 % de la valeur théorique ;
858\- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS entre 1 000 et 1 500 ml (soit entre 50 à 75 % de la valeur théorique) ;
859\- PaO2 entre 60 et 70 mmHg ou 60 et 70 Tor, ou 8,3 à 9,3 kPa ;
860\- signes électro-écho-cardiographiques et retentissement ventriculaire droit ;
861\- poussées d'insuffisance ventriculaire droite lors de surinfections pulmonaires.
862
8636.9.4 - Insuffisances respiratoires chroniques graves : 67 à 100 %.
864
865Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :
866\- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale comprise entre 40 et 50 % de la valeur théorique ;
867\- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS entre 700 et 1 000 ml (soit 30 à 50 % de la valeur théorique) ;
868\- PaO2 entre 50 et 60 mmHg, ou entre 50 et 60 Tor ou entre 6.6 et 8 kPa ;
869\- signes permanents périphériques et électro-écho-cardiographiques de retentissement ventriculaire droit.
870
8716.9.5 - Insuffisances respiratoires chroniques sévères : 100 %.
872
873Caractérisées par l'un au moins des critères suivants :
874\- trouble ventilatoire restrictif avec capacité pulmonaire totale inférieure à 40 % de la valeur théorique ;
875\- trouble ventilatoire obstructif avec VEMS inférieur à 700 ml (soit inférieur à 30 % de la valeur théorique) ;
876\- PaO2 inférieure à 50 mmHg, ou 50 Tor, ou 6,6 kPa ;
877\- forme grave d'insuffisance ventriculaire droite.
878
8796.10 Cas particulier des pneumoconioses à réparation spéciale
880
881Il convient de tenir compte de la gravité radiologique. C'est ainsi que, par exemple, dans le cas d'une silicose, même si la fonction respiratoire est peu altérée, on retiendra un taux d'IPP minimal.
8821\. Pour les formes micronodulaires étendues et de forte densité ;
883Pour les formes nodulaires envahissant les deux tiers du champ pulmonaire : de l'ordre de 10 % ;
8842\. Pour les formes nodulaires généralisées et pour les formes pseudo-tumorales se projetant sur 1 à 3 espaces intercostaux : de l'ordre de 20 % ;
8853\. Pour les pseudo-tumeurs se projetant sur plus de 3 espaces intercostaux : de l'ordre de 30 %.7 Affections hématologiques
886
8877.1 Syndromes hémorragiques
888
889Le signe essentiel est la thrombopénie, rarement isolée, qui devra être intégrée aux autres signes de l'insuffisance médullaire dont elle témoigne.
890La survenue d'hémorragies graves, notamment cérébro-méningées, digestives,... et les complications thérapeutiques (contamination transfusionnelle [ (note 5) :
891] , splénectomie...) constituent autant d'éléments péjoratifs à apprécier.
892Thrombopénie persistante comprise entre 100 000 plaquettes par mm3 et 30 000 plaquettes par mm3 [ (note 6) :
893] : 30 à 90 %.
894Thrombopénie inférieure à 30 000 plaquettes avec complications hémorragiques ; nécessité d'un traitement : 90 à 100 %.
895
8967.2 Anémies
897
898L'élément principal de référence est le taux d'hémoglobine, l'hémolyse, quelqu'en soit le mécanisme, ne constituant pas en elle-même un élément péjoratif.
899Un taux inférieur de 7 g/100 ml (4,3 m.mol/l en unités internationales [ (note 7) :
900] ) nécessite le plus souvent des transfusions avec possibilité de survenue de tous les accidents qui leur sont liés. A côté du risque majeur de contamination transfusionnelle, un risque coronarien, un risque d'hémochromatose...
901Anémie persistante avec taux d'hémoglobine compris entre 12 g/100 ml ou 7,4 m.mol/l et 9 g/100 ml ou 5,5 m.mol/l : 20 à 40 %.
902Anémie persistante avec taux d'hémoglobine compris entre 9 g/100 ml ou 5,5 m.mol/l et 7 g/100 ml ou 4,3 m.mol/l : 40 à 67 %.
903Anémie persistante avec taux d'hémoglobine inférieur à 7 g/100 ml ou 4,3 m.mol/l avec nécessité d'un traitement transfusionnel : 67 à 100 %.
904Complications transfusionnelles :
905Les soins et arrêts de travail qu'elles nécessitent seront pris en charge au titre de la maladie professionnelle ou d'une rechute de celle-ci :
906\- les séquelles éventuelles devront être appréciées en fonction des rubriques correspondantes du présent barème ;
907\- insuffisance cardiaque : voir Maladies cardio-vasculaires ;
908\- hélochromatose pouvant s'observer après un traitement transfusionnel prolongé pour anémies persistantes graves : 67 à 100 %.
909
9107.3 Leucopénie - Neutropénie
911
912De diagnostic étiologique difficile, nécessitant un myélogramme pour s'assurer de la baisse des éléments des granuleux dans la mœlle et éliminer d'autres mécanismes, notamment un trouble de la répartition.
913Le risque infectieux associé constitue un élément péjoratif qui devient majeur pour une leucopénie inférieure à 800/mm3 [ (note 8) :
914] .
915Leucopénie comprise entre 3 300 globules blancs par mm3 et 800 globules blancs par mm3, avec neutropénie inférieure à 33 % : 30 à 100 %.
916Selon le retentissement clinique, les troubles associés, notamment infectieux et la nécessité d'un traitement.
917Leucopénie inférieure à 800 globules blancs par mm3 : 100 %.
918
9197.4 Hypercytoses
920
921Même si la terminologie qui est appliquée peut être discutée par le plan sémantique, elles désignent :
922\- la polyglobulie modérée ;
923\- la splénomégalie myéloïde ;
924\- la maladie de Hodgkin ;
925\- les lymphomes non hodgkiniens.
926
927Toutes ces affections comportent un risque vital et seront définies :
928\- pour la polyglobulie : par la masse sanguine égale ou supérieure à 36 ml/kg chez l'homme ; égale ou supérieure à 32 ml/kg chez la femme :
929\- sans diminution de la PaO2 [ (note 9) :
930] ;
931\- avec une leucocytose supérieure à 13 000-14 000 globules blancs par mm3 ;
932
933\- pour la splénbomégalie myéloïde par la biopsie de moelle ;
934\- pour la maladie de Hodgkin et les lymphomes non hodgkiniens : par la biopsie ganglionnaire ;
935
936Polyglobulie, splénomégalie myéloïde, maladie de Hodgkin : 30 à 67 %.
937Lymphomes non hodgkiniens : 67 % à 100 %.
938
9397.5 Leucoses - Leucémies
940
941Leur réparation est essentiellement fonction :
942\- du type cytologique de la prolifération maligne et du pronostic qui lui est lié ;
943\- du risque infectieux majeur omniprésent ;
944\- de la réponse aux thérapeutiques.
945
946Les rémissions et l'ensemble des problèmes qu'elles posent doivent être jugés avec les plus prudentes réserves car, à la fin, l'espérance de vie reste le facteur le plus déterminant.
947Leucoses - leucémies : 67 à 100 %, avec prise en charge au titre de la législation Accidents du travail - Maladies professionnelles de la surveillance hématologique et de toutes les thérapeutiques nécessaires.
948
9498 Affections rhumatismales
950
9518.1 Majoration spécifique à la morbidité rhumatismale
952
953A côté de la gêne proprement articulaire, les maladies rhumatismales peuvent entraîner des manifestations cliniques spécifiques qui retentissent sur la capacité de travail.
954On devra donc éventuellement majorer le taux de base en fonction des indicateurs suivants :
955
9568.1.1 - Existence de poussées congestives au cours des processus dégénératifs ostéo-articulaires.
957
958Marquée par une accentuation des douleurs, de la raideur, une discrète augmentation de volume de l'articulation et des tissus péri-articulaires.
959La poussée congestive cède généralement en quelques jours ou quelques semaines, le répos étant un élément essentiel du traitement.
960
9618.1.2 - Persistance d'une évolutivité rhumatismale au cours des processus ostéo-articulaires à point de départ infectieux ou inflammatoire.
962
963Objectivée par des poussées inflammatoires associant des signes locaux et/ou généraux, confirmée par les tests biologiques (VS, C réactive protéine).
964
9658.1.3 - Existence de crises douloureuses.
966
967La douleur ressentie peut justifier en soi une indemnisation lorsque les crises sont intenses ou évoluent sur un mode permanent.
968
9698.1.4 - L'atteinte des tissus.
970
971Modifications de la structure osseuse :
972Objectivées par les documents radiologiques qui permettent de distinguer :
973\- l'ostéoporose ;
974\- l'ostéomalacie ;
975\- l'hyperostose.
976
977L'incidence des ces anomalies sur les capacités fonctionnelles du patient sera appréciée en tenant compte de l'étendue des lésions, de la présence d'autres indicateurs et du caractère évolutif de la maladie ;
978\- ostéonécroses.
979L'importance de la destruction ostéo-articulaire est l'élément essentiel de l'évaluation.
980Atteinte loco-régionale :
981Autour de l'articulation, on recherchera les anomalies des muscles et du revêtement cutané.
982Algodystrophies :
983Indemnisées par référence au barème des accidents du travail (4.2.6).
984
9858.1.5 - Les atteintes viscérales associées.
986
987Dont les séquelles seront estimées par référence aux chapitres du barème des maladies professionnelles relatifs à chacun des appareils.
988
9898.1.6 - L'atteinte de l'état général.
990
991On appréciera le degré d'asthénie et l'existence d'un amaigrissement récent.
992Après avoir passé en revue l'ensemble de ces indicateurs, le médecin évaluateur devra tenir compte de la topographie des lésions.
993On peut opposer :
994Les atteintes axiales des localisations rachidiennes :
995\- cervicales : limitant certains mouvements de la tête ;
996\- dorsales : entraînant surtout des troubles statiques ;
997\- lombaires : gênant le port de charge et la station debout prolongée.
998
999Les atteintes périphériques où la localisation sur les articulations portantes des membres inférieurs handicape la locomotion alors que les lésions du membre supérieur retentissent sur les activités manuelles de force ou délicates.
1000
10018.2 Au terme de son analyse, en tenant compte du taux de base et éventuellement des majorations spécifiques, le médecin portera un jugement global sur le retentissement des séquelles de la maladie sur la capacité de travail du patient et fixera le taux d'IPP en fonction de son importance pour laquelle on peut proposer l'échelle suivante :
1002\- retentissement léger : 0 à 5 % ;
1003\- retentissement modéré : 5 à 15 % ;
1004\- retentissement moyen : 15 à 30 % ;
1005\- retentissement important : 30 à 60 % ;
1006\- retentissement très important : 60 à 90 %.
1007
10088.3 A titre d'exemple, on peut retenir quelques situations caractéristiques
1009
10108.3.1 - Brucellose.
1011
1012Séquelle de monoarthrite du genou associant une augmentation de volume de l'articulation et une amyotrophie du quadriceps selon l'existence de poussées d'hydarthrose et le degré de limitation des mouvements du genou : 15 à 30 %.
1013Pelvispondylite chronique clinique et radiologique compte tenu de l'importance de la raideur du rachis et des douleurs : 15 à 25 %.
1014
10158.3.2 - Tuberculose.
1016
1017Mal de Pott dorso-lombaire, laissant des troubles statiques (scoliose et cypho-scoliose) selon la gêne fonctionnelle et l'existence de retentissement cardio-respiratoire : 15 à 30 %.
1018Coxalgie, ayant évolué vers l'arthrodèse spontanée avec raccourcissement du membre inférieur et amyotrophie importante compte tenu des douleurs et du retentissement sur la statique rachidienne : 55 à 70 %.
1019
10208.3.3 - Lésions provoquées par des travaux effectués dans les milieux où la pression est supérieure à la pression atmosphérique.
1021
1022Ostéonécrose de la tête humérale droite chez un adulte jeune selon la limitation du jeu articulaire : 20 à 40 %.
1023
10248.3.4 - Affections professionnelles provoquées par le fluor.
1025
1026Ligamentite ossifiante lombaire associée à une ossification péri-coxofémorale selon l'importance des douleurs et de la raideur : 15 à 30 %.
1027
10288.3.5 - Affectations professionnelles péri-articulaires.
1029
1030Épicondylite récidivante : 5 à 10 %.
1031
10328.3.6 - Affections provoquées par les vibrations et les chocs.
1033
1034Ostéonécrose du scaphoïde selon l'importance des douleurs et de la limitation des mouvements du poignet : 5 à 30 %.
1035Arthrose hyperostosante du coude s'accompagnant éventuellement de chondromatose selon l'importance des douleurs et l'enraidissement : 15 à 25 %.
1036
10379 Affections provoquées par les rayonnements ionisants
1038
10399.1 Préambule
1040
1041Le médecin évaluateur s'efforcera d'obtenir communication, soit directement du médecin du travail, soit par l'intermédiaire de la victime, du dossier médical ordinaire [ (note 10) :
1042] de celle-ci et du dossier médical spécial [ (note 10) :
1043] lorsqu'elle est classée en catégorie A des travailleurs exposés. Il importe qu'il connaisse avec exactitude, en dehors de l'exposition due aux sources naturelles de rayonnement et des expositions subies du fait des examens et traitement médicaux, les différents types d'exposition reçus dans les conditions normales de travail, les expositions exceptionnelles concertées et/ou d'urgence, les accidents d'expositions et pour chacun d'entre eux les limites d'exposition atteintes, c'est-à-dire :
1044\- l'équivalent de dose maximale [ (note 11) :
1045] dans les cas d'exposition externe ;
1046\- l'activité incorporée dans le cas d'exposition interne ;
1047\- l'équivalent de dose et l'activité incorporée dans les cas d'exposition totale, externe et interne.
1048
10499.2 Ophtalmologie
1050
10519.2.1 - Blépharite, conjonctivite.
1052
1053Formes aiguës : généralement guérison.
1054Formes chroniques avec parfois chute des cils, lagophtalmie, syndrome sec oculaire : ajouter aux troubles éventuels de l'acuité visuelle : 5 à 10 %.
1055
10569.2.2 - Kératite - séquelles.
1057
1058Taies de cornée : apprécier le degré d'acuité visuelle et le degré de conservation du champ visuel périphérique.
1059Lagophtalmie.
1060Syndrome sec oculaire, ajouter aux troubles éventuels de l'acuité visuelle : 5 à 10 %.
1061Atrophie du globe - Enucléation : voir barème AT - Ophtalmologie (6.1.1 et 3).
1062
10639.2.3 - Cataractes.
1064
1065Unilatérales : selon degré d'opérabilité et la diminution de la fonction visuelle.
1066Bilatérales : voir barème AT-Ophtalmologie (6.1.10.1 et 2).
1067Le cristallin est un organe particulièrement radio-sensible : les cataractes radio-induites apparaissent après un délai de latence de plusieurs années pour des irradiations localisées, délivrées en un temps très court, supérieures à 4 grays pour les rayons X et peut-être à des doses inférieures pour les neutrons. Au début postérieur, elles entraînent une baisse de l'acuité visuelle qui devra être justement appréciée.
1068
10699.2.4 - Altérations de la fonction visuelle.
1070
1071Voir barème AT-Ophtalmologie, 6.1.1 à 7.
1072Dissocier vision de précision et vision de sécurité, notamment dans l'industrie nucléaire.
1073
10749.3 Affections dermatologiques
1075
10769.3.1 - Radio-dermites aiguës
1077
1078Après irradiation aiguë, localisée :
1079\- dose inférieure à 8 grays : érythème réversible : généralement guérison ;
1080\- dose inférieure à 20 grays : érythème, œdème, phlyctènes, parfois ulcération : 5 à 10 % ;
1081\- dose supérieure à 25 grays : nécrose tissulaire possible selon étendue, profondeur, résultats thérapeutiques : 10 à 30 %.
1082
1083En cas de brûlures radiologiques et thermiques associées, la brûlure thermique est d'apparition immédiate et alors qu'elle régresse, la brûlure radiologique se manifeste cliniquement et son évolution est généralement extensive, caractère qui conditionnera la date de consolidation.
1084
10859.3.2 - Radio-dermites chroniques
1086
1087Latence ++- après irradiations localisées répétées.
1088Effacement des empreintes digitales, peau sèche ou amaincie, hyperkératose, atteintes unguéales (stries, pachyonyxis), dépilation, ulcérations atones : 10 à 40 %.
1089Cancérisation : transformation en épithélioma spino-cellulaire (doses répétées supérieures à 10 grays) : 40 à 70 %.
1090Séquelles sensitivo-motrices associées (IPP à évaluer globalement prenant en compte cet élément de majoration) : voir barème AT 4.2.4.
1091
10929.3.3 - Radio-épithélite aiguë des muqueuses.
1093
1094Généralement bucco-pharyngée (dose 4 à 8 grays) :
1095Sans ulcération : guérison ;
1096Avec ulcération : 5 à 10 %.
1097
10989.3.4 - Radio-lésions chroniques des muqueuses : 10 à 40 %.
1099
1100Éléments de majoration possibles, en fonction de la gêne :
1101Dyspnée : voir barème MP, Maladies d'origine respiratoire 6 ;
1102Dysphagie : voir barème AT 8.2 ;
1103Troubles de l'olfaction : voir barème AT 5.1.4.
1104
11059.4 Affections hématologiques
1106
11079.4.1 - Irradiations aiguës.
1108
1109De causalité généralement indiscutable.
1110Type : irradiation flash de quelques grays en quelques secondes.
1111L'atteinte du tissu hématopoïétique est présente dans tous les syndromes cliniques secondaires à irradiation aiguë globale et sa gravité est fonction de la dose absorbée.
1112Généralement, au dessous de 1 gray, la restauration des différentes lignées est habituelle et il ne persiste pas de séquelle immédiate.
1113Les déficits des globules blancs et des plaquettes sont responsables de la survenue d'infections et d'hémorragies qui, avec les complications thérapeutiques, sont autant d'éléments péjoratifs à apprécier.
1114Mais le risque majeur est celui de leucémies radio-induites myéloïdes.
1115Anémie, leucopénie, thrombopénie, syndrome hémorragique : voir barème MP, Affections hématologiques 7.
1116
11179.4.2 - Irradiations chroniques.
1118
1119La causalité peut être discutée dans certains cas mais la réparation médico-légale ne peut échapper au principe de la présomption d'origine.
1120La remontée des leucocytes et des plaquettes est très lente, d'où chronicité des troubles et les difficultés thérapeutiques.
1121Le risque de leucémies radio-induites se trouve aggravé et l'inaptitude à tout risque hématologique étant totale, un changement de poste de travail est indispensable.
1122Anémie, leucopénie, thrombopénie, syndrome hémorragique : voir barème MP, Affections hématologiques 7.
1123
11249.4.3 - Leucémies.
1125
1126Elles s'intègrent dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations. Les leucémies radio-induites ne sont pas fonction du type de rayonnement, de son énergie et de la dose absorbée.
1127Elles ne présentent pas de caractères spécifiques mais on constate généralement des leucémies myéloïdes, aiguës ou chroniques, bien que les leucémies lymphoïdes soient légitimement incluses dans les affections réparables.
1128Leucémies : 67 à 100 %.
1129
11309.5 Cancer broncho-pulmonaire primitif par inhalation
1131
1132Le cancer brocho-pulmonaire par inhalation de produits radioactifs (par irradiation interne) doit être distingué du cancer broncho-pulmonaire par irradiation externe qui, en l'état actuel de la législation, ne peut pas donner lieu à réparation.
1133Il a été observé avec une certaine fréquence chez les travailleurs des mines d'uranium et d'autres mines métalliques : fer, plomb, zinc, spathfluor, ainsi que chez ceux ayant été exposés aux produits de filiation du radon qui sont particulaires.
1134Il s'intègre dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations ionisantes et ne présente pas de caractères particuliers.
1135Cancer broncho-pulmonaire primitif par inhalation de produits radio-actifs : 100 %.
1136
11379.6 Sarcomes osseux
1138
1139Il s'intègrent dans les effets stochastiques (effets aléatoires) des radiations et peuvent être théoriquement induits par n'importe quel rayonnement ionisant. Un risque réel est constitué par l'incorporation de radionucléides ostéotropes, notamment le radium (216), le phosphore (32)... à l'occasion d'utilisations industrielles ou en laboratoire.
1140De nombreux facteurs devront être pris en considération :
1141\- la localisation ostéo-sarcomateuse (fémur, maxillaire inférieur, omoplate...) :
1142\- le bilan d'extension ;
1143\- les résultats thérapeutiques, les possibilités d'appareillage ;
1144\- les séquelles loco-régionales fonctionnelles, les séquelles douloureuses, le retentissement sur l'état général...
1145
1146Sarcomes osseux : 67 à 100 %.
1147
11489.7 Radionécrose osseuse
1149
1150Affection exceptionnelle, ne pouvant être induite que par des irradiations chroniques externes ou internes importantes, et n'apparaissant qu'après un long laps de temps.
1151
1152Apprécier les éléments séquellaires, tels que la localisation de la radionécrose, l'état fonctionnel résiduel, les possibilités d'appareillage : voir barème AT, chapitre concerné.
1153
1154Pour les radionécroses des maxillaires : voir barème AT, Stomatologie (7.2 et 7.3).