Version du 2011-10-08
N
Nomoscopec478505437b3f0f34ccdf57cad753217c6cf05e5Version précédente : dce0fe0d
Résumé IA
Ce changement supprime la possibilité pour le maire ou le commissaire de police de prendre des mesures provisoires de soins psychiatriques sur la seule base de la notoriété publique, exigeant désormais un avis médical obligatoire pour justifier un danger imminent. Cette modification renforce les garanties procédurales des citoyens en évitant les internements basés sur des rumeurs ou des apparences, tout en assurant que toute restriction de liberté repose sur une expertise médicale concrète.
Informations
- Gouvernement
- Fillon III
Ce qui a changé 1 fichier +6 -6
| Article LEGIARTI000024316631 L423→423 | ||
| 423 | 423 | |
| 424 | 424 | III.-Après réception des certificats ou avis médicaux mentionnés aux I et II du présent article et, le cas échéant, de l'avis du collège mentionné à [l'article L. 3211-9 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687911&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3211-9 \(V\)")et de l'expertise psychiatrique mentionnée à l'article [L. 3213-5-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000024314269&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3213-5-1 \(V\)"), et compte tenu des exigences liées à la sûreté des personnes et à l'ordre public, le représentant de l'Etat dans le département peut décider de modifier la forme de la prise en charge de la personne malade. Le représentant de l'Etat dans le département fixe les délais dans lesquels l'avis du collège et l'expertise psychiatrique doivent être produits, dans une limite maximale fixée par décret en Conseil d'Etat. Passés ces délais, le représentant de l'Etat prend immédiatement sa décision. |
| 425 | 425 | |
| 426 | **Article LEGIARTI000024316631** | |
| 427 | ||
| 428 | En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire et, à Paris, les commissaires de police arrêtent, à l'égard des personnes dont le comportement révèle des troubles mentaux manifestes, toutes les mesures provisoires nécessaires, à charge d'en référer dans les vingt-quatre heures au représentant de l'Etat dans le département qui statue sans délai et prononce, s'il y a lieu, un arrêté d'admission en soins psychiatriques dans les formes prévues à [l'article L. 3213-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687932&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3213-1 \(V\)"). Faute de décision du représentant de l'Etat, ces mesures provisoires sont caduques au terme d'une durée de quarante-huit heures. | |
| 429 | ||
| 430 | La période d'observation et de soins initiale mentionnée à [l'article L. 3211-2-2](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000024313809&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3211-2-2 \(V\)") prend effet dès l'entrée en vigueur des mesures provisoires prévues au premier alinéa. | |
| 431 | ||
| 432 | 426 | **Article LEGIARTI000024316636** |
| 433 | 427 | |
| 434 | 428 | I.-Le représentant de l'Etat dans le département prononce par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié ne pouvant émaner d'un psychiatre exerçant dans l'établissement d'accueil, l'admission en soins psychiatriques des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public. Les arrêtés préfectoraux sont motivés et énoncent avec précision les circonstances qui ont rendu l'admission en soins nécessaire. Ils désignent l'établissement mentionné à [l'article L. 3222-1 ](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687972&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3222-1 \(VT\)")qui assure la prise en charge de la personne malade. |
| Article LEGIARTI000024647333 L459→453 | ||
| 459 | 453 | |
| 460 | 454 | Pour l'application à Paris du présent chapitre, le représentant de l'Etat dans le département est le préfet de police. |
| 461 | 455 | |
| 456 | **Article LEGIARTI000024647333** | |
| 457 | ||
| 458 | En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical, le maire et, à Paris, les commissaires de police arrêtent, à l'égard des personnes dont le comportement révèle des troubles mentaux manifestes, toutes les mesures provisoires nécessaires, à charge d'en référer dans les vingt-quatre heures au représentant de l'Etat dans le département qui statue sans délai et prononce, s'il y a lieu, un arrêté d'admission en soins psychiatriques dans les formes prévues à [l'article L. 3213-1](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687932&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3213-1 \(V\)"). Faute de décision du représentant de l'Etat, ces mesures provisoires sont caduques au terme d'une durée de quarante-huit heures. | |
| 459 | ||
| 460 | La période d'observation et de soins initiale mentionnée à [l'article L. 3211-2-2](/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000024313809&dateTexte=&categorieLien=cid "Code de la santé publique - art. L3211-2-2 \(V\)") prend effet dès l'entrée en vigueur des mesures provisoires prévues au premier alinéa. | |
| 461 | ||
| 462 | 462 | ## Chapitre IV : Admission en soins psychiatriques des personnes détenues atteintes de troubles mentaux |
| 463 | 463 | |
| 464 | 464 | **Article LEGIARTI000006687955** |