Version du 1999-12-30
8e347f72c3555f82cd4452061bdc74fc105edf92Ces changements renforcent la sécurité sanitaire en autorisant l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à délivrer des autorisations de mise sur le marché pour les génériques avant l'expiration des brevets, tout en interdisant leur commercialisation tant que ces droits de propriété intellectuelle ne sont pas expirés. Ils imposent également aux établissements de santé publics et privés des obligations accrues concernant la prise en compte des aspects psychologiques des patients, la lutte contre les infections nosocomiales et la mise en place de systèmes de stérilisation conformes aux normes réglementaires. Pour les citoyens, cela signifie un accès potentiellement plus rapide à des médicaments génériques une fois les délais de protection des brevets écoulés, ainsi qu'une meilleure garantie de sécurité et de qualité des soins reçus dans les structures hospitalières.
Informations
Ce qui a changé 6 fichiers +3020 -2971
| Article LEGIARTI000006693706 L1438→1438 | ||
| 1438 | 1438 | |
| 1439 | 1439 | ## Section 2 : Des médicaments et produits soumis à autorisation |
| 1440 | 1440 | |
| 1441 | **Article LEGIARTI000006693706** | |
| 1441 | **Article LEGIARTI000006693707** | |
| 1442 | 1442 | |
| 1443 | 1443 | Toute spécialité pharmaceutique ou tout autre médicament fabriqué industriellement ainsi que tout générateur, trousse ou précurseur qui ne fait pas l'objet d'une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Communauté européenne en application du règlement (CEE) n° 2309/93 du Conseil du 22 juillet 1993 doit faire l'objet avant sa commercialisation ou sa distribution à titre gratuit, en gros ou en détail, d'une autorisation de mise sur le marché délivrée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Cette autorisation peut être assortie de conditions adéquates. |
| 1444 | 1444 | |
| Article LEGIARTI000006693709 L1460→1460 | ||
| 1460 | 1460 | |
| 1461 | 1461 | L'accomplissement des formalités prévues au présent article n'a pas pour effet d'exonérer le fabricant ou, s'il est distinct, le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché de la responsabilité que l'un ou l'autre peut encourir dans les conditions du droit commun en raison de la fabrication ou de la mise sur le marché du médicament ou produit. |
| 1462 | 1462 | |
| 1463 | Pour une spécialité générique visée au premier alinéa de l'article L. 601-6, l'autorisation de mise sur le marché peut être délivrée avant l'expiration des droits de propriété intellectuelle qui s'attachent à la spécialité de référence concernée. Toutefois, la commercialisation de cette spécialité générique ne peut intervenir qu'après l'expiration de ces droits. | |
| 1464 | ||
| 1465 | Lorsqu'elle a délivré une autorisation de mise sur le marché dans les conditions prévues au précédent alinéa, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en informe le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché de la spécialité de référence. | |
| 1466 | ||
| 1467 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 99-422 DC du 21 décembre 1999.] | |
| 1468 | ||
| 1463 | 1469 | **Article LEGIARTI000006693709** |
| 1464 | 1470 | |
| 1465 | 1471 | Tout médicament destiné à la réalisation de préparations magistrales à l'officine et caractérisé par une dénomination spéciale est soumis aux dispositions de la présente section. |
| Article LEGIARTI000006694049 L48→48 | ||
| 48 | 48 | |
| 49 | 49 | (1) Amende applicable depuis le 21 janvier 1994. |
| 50 | 50 | |
| 51 | **Article LEGIARTI000006694049** | |
| 52 | ||
| 53 | Dans l'intérêt de la santé publique, des arrêtés du ministre chargé de la santé fixent, en tant que de besoin, les conditions particulières relatives à la délivrance des dispositifs mentionnés à l'article L. 665-3. | |
| 54 | ||
| 51 | 55 | ## Chapitre 2 : Dispositions particulières relatives aux systèmes et aux éléments destinés à être assemblés en vue de constituer un dispositif médical |
| 52 | 56 | |
| 53 | 57 | **Article LEGIARTI000006694051** |
| Article LEGIARTI000006694634 L0→1 | ||
| 1 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 2 | ||
| 3 | **Article LEGIARTI000006694634** | |
| 4 | ||
| 5 | Les établissements de santé, publics et privés, assurent les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques du patient. | |
| 6 | ||
| 7 | Ils participent à des actions de santé publique et notamment à toutes actions médico-sociales coordonnées et à des actions d'éducation pour la santé et de prévention. | |
| 8 | ||
| 9 | Ils participent à la mise en oeuvre du dispositif de vigilance destiné à garantir la sécurité sanitaire, notamment des produits mentionnés à l'article L. 793-1 et organisent en leur sein la lutte contre les infections nosocomiales et autres affections iatrogènes dans les conditions prévues par voie réglementaire. | |
| 10 | ||
| 11 | Les établissements de santé mettent en place un système permettant d'assurer la qualité de la stérilisation des dispositifs médicaux répondant à des conditions définies par voie réglementaire. | |
| 12 | ||
| 13 | **Article LEGIARTI000006694637** | |
| 14 | ||
| 15 | Les établissements de santé, publics ou privés, ont pour objet de dispenser : | |
| 16 | ||
| 17 | 1° avec ou sans hébergement : | |
| 18 | ||
| 19 | a) Des soins de courte durée ou concernant des affections graves pendant leur phase aiguë en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie ou psychiatrie ; | |
| 20 | ||
| 21 | b) Des soins de suite ou de réadaptation dans le cadre d'un traitement ou d'une surveillance médicale à des malades requérant des soins continus, dans un but de réinsertion ; | |
| 22 | ||
| 23 | 2° Des soins de longue durée, comportant un hébergement à des personnes n'ayant pas leur autonomie de vie, dont l'état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d'entretien, dans l'attente de la redéfinition desdits soins qui interviendra au plus tard le 31 décembre 1998. | |
| 24 | ||
| 25 | **Article LEGIARTI000006694640** | |
| 26 | ||
| 27 | Les établissements de santé publics et privés peuvent créer et gérer les services et établissements sociaux et médico-sociaux visés à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales et à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées. | |
| 28 | ||
| 29 | Les services et établissements créés en application de l'alinéa précédent doivent répondre aux conditions de fonctionnement et de prise en charge et satisfaire aux règles de procédure énoncées par les lois susmentionnées. | |
| 30 | ||
| 31 | **Article LEGIARTI000006694642** | |
| 32 | ||
| 33 | La nature des infections nosocomiales et affections iatrogènes soumises à signalement et les conditions dans lesquelles les établissements de santé sont tenus de recueillir les informations les concernant et de les signaler sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 34 | ||
| 35 | ## Section 2 : Dispositions propres au service public hospitalier | |
| 36 | ||
| 37 | **Article LEGIARTI000006694646** | |
| 38 | ||
| 39 | Le service public hospitalier exerce les missions définies à l'article L. 711-1 et, de plus, concourt : | |
| 40 | ||
| 41 | 1° A l'enseignement universitaire et postuniversitaire et à la recherche de type médical, odontologique et pharmaceutique dans les conditions prévues par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création de centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale ; | |
| 42 | ||
| 43 | 2° A la formation continue des praticiens hospitaliers et non hospitaliers ; | |
| 44 | ||
| 45 | 3° A la recherche médicale, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 46 | ||
| 47 | 4° A la formation initiale et continue des sages-femmes et du personnel paramédical et à la recherche dans leurs domaines de compétence ; | |
| 48 | ||
| 49 | 5° Aux actions de médecine préventive et d'éducation pour la santé et à leur coordination ; | |
| 50 | ||
| 51 | 6° Conjointement avec les praticiens et les autres professionnels de santé, personnes et services concernés, à l'aide médicale urgente ; | |
| 52 | ||
| 53 | 7° A la lutte contre l'exclusion sociale, en relation avec les autres professions et institutions compétentes en ce domaine, ainsi que les associations qui oeuvrent dans le domaine de l'insertion et de la lutte contre l'exclusion, dans une dynamique de réseaux. | |
| 54 | ||
| 55 | Le service public hospitalier assure, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les examens de diagnostic et les soins dispensés aux détenus en milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en milieu hospitalier. Il concourt, dans les mêmes conditions, aux actions de prévention et d'éducation pour la santé organisées dans les établissements pénitentiaires. | |
| 56 | ||
| 57 | **Article LEGIARTI000006694649** | |
| 58 | ||
| 59 | Le service public hospitalier est assuré : | |
| 60 | ||
| 61 | 1° Par les établissements publics de santé ; | |
| 62 | ||
| 63 | 2° Par ceux des établissements de santé privés qui répondent aux conditions fixées aux articles L. 715-6 et L. 715-10. | |
| 64 | ||
| 65 | Ces établissements garantissent l'égal accès de tous aux soins qu'ils dispensent. Ils sont ouverts à toutes les personnes dont l'état requiert leurs services. Ils doivent être en mesure de les accueillir de jour et de nuit, éventuellement en urgence, ou d'assurer leur admission dans un autre établissement mentionné au premier alinéa. | |
| 66 | ||
| 67 | Ils dispensent aux patients les soins préventifs, curatifs ou palliatifs que requiert leur état et veillent à la continuité de ces soins, en s'assurant qu'à l'issue de leur admission ou de leur hébergement, tous les patients disposent des conditions d'existence nécessaires à la poursuite de leur traitement. A cette fin, ils orientent les patients sortants ne disposant pas de telles conditions d'existence vers des structures prenant en compte la précarité de leur situation. | |
| 68 | ||
| 69 | Ils ne peuvent établir aucune discrimination entre les malades en ce qui concerne les soins. Ils ne peuvent organiser des régimes d'hébergement différents selon la volonté exprimée par les malades que dans les limites et selon les modalités prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. | |
| 70 | ||
| 71 | Un décret pris en conseil des ministres fixe les conditions de participation du service de santé des armées au service public hospitalier. | |
| 72 | ||
| 73 | **Article LEGIARTI000006694652** | |
| 74 | ||
| 75 | Les établissements de santé privés autres que ceux mentionnés au 2° de l'article L. 711-4 peuvent être associés au fonctionnement du service public hospitalier en vertu d'accords conclus selon les modalités fixées à l'article L. 715-11. | |
| 76 | ||
| 77 | Les médecins et les autres professionnels de santé non hospitaliers peuvent être associés au fonctionnement des établissements assurant le service public hospitalier. Ils peuvent recourir à leur aide technique. Ils peuvent, par contrat, recourir à leur plateau technique afin d'en optimiser l'utilisation. Toutefois, lorsque ce plateau technique appartient à un centre hospitalier et est destiné à l'accomplissement d'actes qui requièrent l'hospitalisation des patients, son accès aux médecins et sages-femmes non hospitaliers s'effectue dans les conditions définies à l'article L. 714-36. | |
| 78 | ||
| 79 | En outre, les établissements visés à l'article L. 711-4 coopèrent avec les établissements de santé privés autres que ceux visés au 2° dudit article ainsi qu'avec les médecins et autres professionnels de santé. | |
| 80 | ||
| 81 | Ils peuvent participer, en collaboration avec les médecins traitants et avec les services sociaux et médico-sociaux, à l'organisation de soins coordonnés au domicile du malade. | |
| 82 | ||
| 83 | **Article LEGIARTI000006694654** | |
| 84 | ||
| 85 | Les établissements publics de santé sont les centres hospitaliers et les hôpitaux locaux . | |
| 86 | ||
| 87 | Les centres hospitaliers qui ont une vocation régionale liée à leur haute spécialisation et qui figurent sur une liste établie par décret sont dénommés centres hospitaliers régionaux ; ils assurent en outre les soins courants à la population proche. | |
| 88 | ||
| 89 | Les centres hospitaliers régionaux ayant passé une convention au titre de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée avec une université comportant une ou plusieurs unités de formation et de recherche médicales, pharmaceutiques ou odontologiques sont dénommés centres hospitaliers universitaires. | |
| 90 | ||
| 91 | Les hôpitaux locaux ne peuvent assurer les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 qu'en médecine et à condition de passer convention avec un ou plusieurs centres hospitaliers publics ou établissements de santé privés qui, dispensant ces soins, répondent aux conditions fixées aux articles L. 715-6 ou L. 715-10, ou ont conclu un accord dans les conditions prévues à l'article L. 715-11. | |
| 92 | ||
| 93 | Les modalités particulières du fonctionnement médical des hôpitaux locaux sont fixées par voie réglementaire. | |
| 94 | ||
| 95 | **Article LEGIARTI000006694657** | |
| 96 | ||
| 97 | Seuls les établissements de santé, publics ou privés, visés à l'article L. 711-4 dont la mission principale est de dispenser les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 peuvent comporter une ou plusieurs unités participant au service d'aide médicale urgente appelées SAMU, dont les missions et l'organisation sont fixées par voie réglementaire. | |
| 98 | ||
| 99 | Les services d'aide médicale urgente comportent un centre de réception et de régulation des appels. | |
| 100 | ||
| 101 | Leur fonctionnement peut être assuré, dans des conditions fixées par décret, avec le concours des praticiens non hospitaliers qui en font la demande. Des conventions sont passées à cet effet dans des conditions fixées par décret. | |
| 102 | ||
| 103 | Les centres de réception et de régulation des appels sont interconnectés dans le respect du secret médical avec les dispositifs de réception des appels destinés aux services de police et aux services d'incendie et de secours. | |
| 104 | ||
| 105 | **Article LEGIARTI000006694659** | |
| 106 | ||
| 107 | Dans le cadre des programmes régionaux pour l'accès à la prévention et aux soins prévus à l'article 71 de la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions, les établissements publics de santé et les établissements de santé privés participant au service public hospitalier mettent en place des permanences d'accès aux soins de santé, qui comprennent notamment des permanences d'orthogénie, adaptées aux personnes en situation de précarité, visant à faciliter leur accès au système de santé et à les accompagner dans les démarches nécessaires à la reconnaissance de leurs droits. Ils concluent avec l'Etat des conventions prévoyant, en cas de nécessité, la prise en charge des consultations externes, des actes diagnostiques et thérapeutiques ainsi que des traitements qui sont délivrés gratuitement à ces personnes. | |
| 108 | ||
| 109 | **Article LEGIARTI000006694661** | |
| 110 | ||
| 111 | Les établissements publics de santé peuvent gérer des structures pour toxicomanes, financées sur le budget de l'Etat, dans les conditions fixées par la loi n° 70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l'usage illicite des substances vénéneuses. | |
| 112 | ||
| 113 | **Article LEGIARTI000006694663** | |
| 114 | ||
| 115 | Les centres hospitaliers régionaux définis à l'article L. 711-6 peuvent comporter une unité chargée de donner avis et conseils spécialisés en matière de diagnostic, pronostic, traitement et éventuellement prévention des intoxications humaines, dénommée centre antipoison. | |
| 116 | ||
| 117 | Les centres antipoison participent à l'aide médicale urgente telle qu'elle est définie par la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires. Leurs missions et les moyens y afférents sont fixés par décret. Une liste nationale des centres hospitaliers régionaux comportant un centre antipoison est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. | |
| 118 | ||
| 119 | **Article LEGIARTI000006694665** | |
| 120 | ||
| 121 | Un ou plusieurs établissements d'hospitalisation publics peuvent être spécifiquement destinés à l'accueil des personnes incarcérées. Les dispositions des chapitres Ier, III et IV seront adaptées par décret en Conseil d'Etat aux conditions particulières de fonctionnement de ces établissements. Les dispositions du chapitre II ne leur sont pas applicables. | |
| 122 | ||
| 123 | Le garde des sceaux, ministre de la justice, affecte à ces établissements des personnels de direction et de surveillance ainsi que des personnels administratifs, sociaux, éducatifs et techniques, qui relèvent de l'administration pénitentiaire et demeurent soumis à leur statut particulier. | |
| 124 | ||
| 125 | **Article LEGIARTI000006694667** | |
| 126 | ||
| 127 | Chaque établissement assurant le service public hospitalier et participant à la lutte contre les maladies mentales est responsable de celle-ci dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés. Il met à la disposition de la population, dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés, des services et des équipements de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation e de réinsertion sociale. Ces services exercent leurs activités non seulement à l'intérieur de l'établissement mais aussi en dehors de celui-ci. | |
| 128 | ||
| 129 | **Article LEGIARTI000006694669** | |
| 130 | ||
| 131 | Les établissements publics de santé et les établissements privés de santé participant au service public hospitalier organisent la délivrance de soins palliatifs, en leur sein ou dans le cadre de structures de soins alternatives à l'hospitalisation mentionnées à l'article L. 712-10. Le projet d'établissement arrête une organisation compatible avec les objectifs fixés dans les conditions des articles L. 712-3 et L. 712-3-1. | |
| 132 | ||
| 133 | Lorsqu'un de ces établissements dispose d'une structure de soins alternative à l'hospitalisation pratiquant les soins palliatifs en hospitalisation à domicile, celle-ci peut faire appel à des professionnels de santé exerçant à titre libéral avec lesquels l'établissement conclut un contrat qui précise notamment les conditions de rémunération particulières autres que le paiement à l'acte. | |
| 134 | ||
| 135 | ## Section 3 : De la participation du service public hospitalier à l'enseignement médical, odontologique et pharmaceutique | |
| 136 | ||
| 137 | **Article LEGIARTI000006694671** | |
| 138 | ||
| 139 | Dans le cadre des dispositions de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958, les unités de formation et de recherche qui agissent en leur nom, et les centres hospitaliers régionaux peuvent conclure conjointement des conventions avec les syndicats interhospitaliers ou avec des établissements de la conférence sanitaire s'ils ne font pas partie du syndicat interhospitalier. | |
| 140 | ||
| 141 | **Article LEGIARTI000006694673** | |
| 142 | ||
| 143 | Lorsque l'association d'une ou plusieurs structures médicales, pharmaceutiques ou odontologiques des établissements publics de santé ou d'un autre organisme public aux missions d'un centre hospitalier et universitaire définies à l'article 2 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 s'avère indispensable, et que cet établissement ou organisme refuse de conclure une convention en application de l'article 6 de ladite ordonnance, il peut être mis en demeure de le faire par décision conjointe du ministre chargé de la santé publique et du ministre de l'éducation nationale. | |
| 144 | ||
| 145 | Cette décision impartit un délai pour la conclusion de la convention ; passé ce délai, les mesures nécessaires peuvent être imposées à l'établissement ou à l'organisme par décret en Conseil d'Etat. | |
| 146 | ||
| 147 | **Article LEGIARTI000006694675** | |
| 148 | ||
| 149 | Pour chaque centre hospitalier et universitaire, il est créé un comité de coordination hospitalo-universitaire où siègent notamment des représentants du centre hospitalier régional, des représentants des unités de formation et de recherches médicales, odontologiques et pharmaceutiques et, le cas échéant, des syndicats interhospitaliers de secteur et des établissements assurant le service public hospitalier qui ont conclu les conventions prévues à l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958. | |
| 150 | ||
| 151 | Un décret fixe les conditions d'organisation et de fonctionnement du comité de coordination et les cas où son avis est requis. | |
| 152 | ||
| 153 | Ce comité est obligatoirement consulté sur le choix des priorités en matière d'équipement hospitalier et universitaire. | |
| 154 | ||
| 155 | Les conventions visées à l'article L. 711-12 entre les établissements publics de santé et les unités de formation et de recherche médico-pharmaceutiques et odontologiques ne pourront être conclues qu'après avis favorable de ce comité. | |
| 156 | ||
| 157 | **Article LEGIARTI000006694677** | |
| 158 | ||
| 159 | Dans le ressort d'une même académie, deux ou plusieurs centres hospitaliers régionaux ont la possibilité de passer convention avec la ou les unités de formation et de recherche médicales de cette académie, pour la constitution d'un centre hospitalier et universitaire unique, dans le cadre des dispositions des articles premier et 2 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958. | |
| 160 | ||
| 161 | **Article LEGIARTI000006694679** | |
| 162 | ||
| 163 | Il est créé un haut comité hospitalo-universitaire. Sa composition, ses règles de fonctionnement et les questions sur lesquelles il est consulté sont fixées par décret. | |
| 164 | ||
| 165 | ## Section 1 : Des droits du malade accueilli dans un établissement de santé | |
| 166 | ||
| 167 | **Article LEGIARTI000006694576** | |
| 168 | ||
| 169 | Le droit du malade au libre choix de son praticien et de son établissement de santé est un principe fondamental de la législation sanitaire. | |
| 170 | ||
| 171 | Les limitations apportées à ce principe par les différents régimes de protection sociale ne peuvent être introduites qu'en considération des capacités techniques des établissements, de leur mode de tarification et des critères de l'autorisation à dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux. | |
| 172 | ||
| 173 | **Article LEGIARTI000006694578** | |
| 174 | ||
| 175 | La qualité de la prise en charge des patients est un objectif essentiel pour tout établissement de santé. Celui-ci doit procéder à une évaluation régulière de leur satisfaction, portant notamment sur les conditions d'accueil et de séjour. Les résultats de ces évaluations sont pris en compte dans l'accréditation définie à l'article L. 710-5. | |
| 176 | ||
| 177 | Chaque établissement remet aux patients, lors de leur admission, un livret d'accueil auquel est annexée la charte du patient hospitalisé, conforme à un modèle type arrêté par le ministre chargé de la santé. | |
| 178 | ||
| 179 | **Article LEGIARTI000006694580** | |
| 180 | ||
| 181 | Les règles de fonctionnement des établissements de santé propres à faire assurer le respect des droits et obligations des patients hospitalisés sont définies par voie réglementaire. | |
| 182 | ||
| 183 | Dans chaque établissement de santé est instituée une commission de conciliation chargée d'assister et d'orienter toute personne qui s'estime victime d'un préjudice du fait de l'activité de l'établissement, et de lui indiquer les voies de conciliation et de recours dont elle dispose. | |
| 184 | ||
| 185 | **Article LEGIARTI000006694583** | |
| 186 | ||
| 187 | Les établissements de santé, publics ou privés, sont tenus de communiquer aux personnes recevant ou ayant reçu des soins, sur leur demande et par l'intermédiaire du praticien qu'elles désignent, les informations médicales contenues dans leur dossier médical. Les praticiens qui ont prescrit l'hospitalisation ont accès, sur leur demande, à ces informations. | |
| 188 | ||
| 189 | Dans le respect des règles déontologiques qui leur sont applicables, les praticiens des établissements assurent l'information des personnes soignées. Les personnels paramédicaux participent à cette information dans leur domaine de compétence et dans le respect de leurs propres règles professionnelles. | |
| 190 | ||
| 191 | Les établissements sont tenus de protéger la confidentialité des informations qu'ils détiennent sur les personnes qu'ils accueillent. | |
| 192 | ||
| 193 | Les médecins membres de l'inspection générale des affaires sociales, les médecins inspecteurs de la santé publique et les médecins conseils des organismes d'assurance maladie ont accès, dans le respect des règles de déontologie médicale, à ces informations lorsqu'elles sont nécessaires à l'exercice de leurs missions. | |
| 194 | ||
| 195 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire, après avis du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 196 | ||
| 197 | **Article LEGIARTI000006694585** | |
| 198 | ||
| 199 | Afin de dispenser des soins de qualité, les établissements de santé, publics ou privés, sont tenus de disposer des moyens adéquats et de procéder à l'évaluation de leur activité. | |
| 200 | ||
| 201 | **Article LEGIARTI000006694589** | |
| 202 | ||
| 203 | Les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en oeuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'ils accueillent et à assurer les soins palliatifs que leur état requiert, quelles que soient l'unité et la structure de soins dans laquelle ils sont accueillis. Pour les établissements de santé publics, ces moyens sont définis par le projet d'établissement visé à l'article L. 714-11. Pour les établissements de santé privés, ces moyens sont pris en compte par le contrat d'objectifs et de moyens visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 204 | ||
| 205 | Les centres hospitaliers et universitaires assurent, à cet égard, la formation initiale et continue des professionnels de santé et diffusent, en liaison avec les autres établissements de santé publics ou privés participant au service public hospitalier, les connaissances acquises, y compris aux équipes soignantes, en vue de permettre la réalisation de ces objectifs en ville comme dans les établissements. Ils favorisent le développement de la recherche. | |
| 206 | ||
| 207 | Les établissements de santé et les établissements et services sociaux et médico-sociaux peuvent passer convention entre eux pour assurer ces missions. | |
| 208 | ||
| 209 | Les obligations prévues pour les établissements mentionnés au présent article s'appliquent notamment lorsqu'ils accueillent des mineurs, des majeurs protégés par la loi ou des personnes âgées. | |
| 210 | ||
| 211 | ## Section 2 : L'évaluation et l'accréditation des établissements de santé | |
| 212 | ||
| 213 | **Article LEGIARTI000006694593** | |
| 214 | ||
| 215 | Les établissements de santé, publics ou privés, développent une politique d'évaluation des pratiques professionnelles, des modalités d'organisation des soins et de toute action concourant à une prise en charge globale du malade afin notamment d'en garantir la qualité et l'efficience. | |
| 216 | ||
| 217 | L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, instituée à l'article L. 791-1, contribue au développement de cette évaluation. | |
| 218 | ||
| 219 | L'évaluation des pratiques médicales doit respecter les règles déontologiques et l'indépendance professionnelle des praticiens dans l'exercice de leur art. | |
| 220 | ||
| 221 | **Article LEGIARTI000006694598** | |
| 222 | ||
| 223 | Afin d'assurer l'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, tous les établissements de santé publics et privés doivent faire l'objet d'une procédure externe d'évaluation dénommée accréditation. | |
| 224 | ||
| 225 | Cette procédure, conduite par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, vise à porter une appréciation indépendante sur la qualité d'un établissement ou, le cas échéant, d'un ou plusieurs services ou activités d'un établissement, à l'aide d'indicateurs, de critères et de référentiels portant sur les procédures, les bonnes pratiques cliniques et les résultats des différents services et activités de l'établissement. | |
| 226 | ||
| 227 | La procédure d'accréditation est engagée à l'initiative de l'établissement de santé, notamment dans le cadre du contrat qui le lie à l'agence régionale de l'hospitalisation instituée à l'article L. 710-17. Dans un délai de cinq ans à compter de la publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, tous les établissements de santé devront s'être engagés dans cette procédure. | |
| 228 | ||
| 229 | Les réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 ainsi que les groupements de coopération sanitaire mentionnés à l'article L. 713-11-1 sont également soumis à cette obligation. | |
| 230 | ||
| 231 | En l'absence de contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens mentionné à l'article L. 710-16, l'agence régionale de l'hospitalisation saisit le conseil d'administration de l'établissement public de santé ou le représentant de l'établissement de santé privé d'une demande tendant à ce que cette procédure soit engagée. | |
| 232 | ||
| 233 | L'agence régionale de l'hospitalisation se substitue à l'établissement de santé pour demander la mise en oeuvre de la procédure d'accréditation si celui-ci s'en est abstenu pendant le délai de cinq ans susmentionné. | |
| 234 | ||
| 235 | Le rapport d'accréditation, qui est transmis à l'établissement de santé, est communiqué à l'agence régionale de l'hospitalisation compétente. | |
| 236 | ||
| 237 | Le directeur général de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé fournit au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation toutes informations quantitatives et qualitatives sur les programmes d'accréditation en cours dans les établissements de santé de la région. | |
| 238 | ||
| 239 | ## Section 3 : L'analyse de l'activité et les systèmes d'information | |
| 240 | ||
| 241 | **Article LEGIARTI000006694601** | |
| 242 | ||
| 243 | Les établissements de santé, publics ou privés, procèdent à l'analyse de leur activité. | |
| 244 | ||
| 245 | Dans le respect du secret médical et des droits des malades, ils mettent en oeuvre des systèmes d'information qui tiennent compte notamment des pathologies et des modes de prise en charge en vue d'améliorer la connaissance et l'évaluation de l'activité et des coûts et de favoriser l'optimisation de l'offre de soins. | |
| 246 | ||
| 247 | Les praticiens exerçant dans les établissements de santé publics et privés transmettent les données médicales nominatives nécessaires à l'analyse de l'activité au médecin responsable de l'information médicale pour l'établissement dans des conditions déterminées par voie réglementaire après consultation du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 248 | ||
| 249 | Le praticien responsable de l'information médicale est un médecin désigné par le conseil d'administration ou l'organe délibérant de l'établissement, s'il existe, après avis de la commission médicale ou de la conférence médicale. Pour ce qui concerne les établissements publics de santé, les conditions de cette désignation et les modes d'organisation de la fonction d'information médicale sont fixés par décret. | |
| 250 | ||
| 251 | **Article LEGIARTI000006694604** | |
| 252 | ||
| 253 | I. - Les établissements de santé publics et privés transmettent aux agences régionales de l'hospitalisation mentionnées à l'article L. 710-17, ainsi qu'à l'Etat et aux organismes d'assurance maladie, les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leur activité qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire, à la détermination de leurs ressources et à l'évaluation de la qualité des soins. | |
| 254 | ||
| 255 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et des agences au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, ou, à défaut, ne comportant ni leur nom, ni leur prénom, ni leur numéro d'inscription au Répertoire national d'identification des personnes physiques dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 256 | ||
| 257 | II. - Les informations relatives aux honoraires des professionnels de santé exerçant leur activité dans les établissements mentionnés à l'article L. 710-16-2 sont transmises aux agences régionales de l'hospitalisation par les organismes d'assurance maladie. | |
| 258 | ||
| 259 | **Article LEGIARTI000006694606** | |
| 260 | ||
| 261 | Il est créé un groupement pour la modernisation du système d'information hospitalier, constitué sous la forme de groupement d'intérêt public entre des établissements publics de santé volontaires. Les établissements de santé privés peuvent adhérer à ce groupement. | |
| 262 | ||
| 263 | Ce groupement, constitué pour une durée qui ne peut excéder sept ans, est chargé de concourir, dans le cadre général de la construction du systéme d'information de santé, à la mise en cohérence, à l'interopérabilité, à l'ouverture et à la sécurité des systèmes d'information utilisés par les établissements de santé qui en sont membres. Sous réserve des dispositions du présent article, il est soumis aux dispositions de l'article 21 de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d'orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France. La convention constitutive du groupement est approuvée par un arrêté des ministres chargés de la santé et des affaires sociales. | |
| 264 | ||
| 265 | Les organisations représentatives des établissements membres du groupement figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la santé désignent les représentants des membres à l'assemblée générale et au conseil d'administration. Les représentants désignés par l'organisation représentative des établissements publics de santé disposent de la majorité des voix au sein de chacune de ces instances. | |
| 266 | ||
| 267 | Le financement du groupement est notamment assuré par un fonds constitué des disponibilités portées, ou qui viendraient à y être portées, au compte ouvert dans les écritures de la Caisse des dépôts et consignations dans le cadre des procédures de liquidation de la gestion du conseil de l'informatique hospitalière et de santé, du fonds mutualisé et du fonds d'aide à la réalisation de logiciels. L'assemblée générale décide les prélèvements effectués sur ce fonds. Ils contribuent à la couverture des charges du groupement. Ces prélèvements ne donnent lieu à la perception d'aucune taxe, de droit de timbre ou d'enregistrement. | |
| 268 | ||
| 269 | Ce groupement est soumis au contrôle de la Cour des comptes dans les conditions prévues à l'article L. 133-2 du code des juridictions financières et au contrôle de l'inspection générale des affaires sociales. Lors de la dissolution du groupement, ses biens reçoivent une affectation conforme à son objet. | |
| 270 | ||
| 271 | ## Section 4 : Les contrats pluriannuels entre les agences régionales de l'hospitalisation et les établissements de santé | |
| 272 | ||
| 273 | **Article LEGIARTI000006694608** | |
| 274 | ||
| 275 | Les agences régionales de l'hospitalisation, mentionnées à l'article L. 710-17, concluent avec les établissements de santé publics ou privés des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens. | |
| 276 | ||
| 277 | La durée du contrat ne peut être inférieure à trois ans ni supérieure à cinq ans. | |
| 278 | ||
| 279 | Le contrat est signé par le directeur de l'agence régionale et le représentant de l'établissement de santé concerné. Pour les établissements publics de santé, ces contrats sont conclus après délibération du conseil d'administration prise après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement. | |
| 280 | ||
| 281 | Des organismes concourant aux soins, des professionnels de santé exerçant à titre libéral, des instituts de recherche ou des universités peuvent être appelés au contrat, pour tout ou partie de ses clauses. | |
| 282 | ||
| 283 | Le contrat fixe son calendrier d'exécution et mentionne les indicateurs de suivi et de résultats nécessaires à son évaluation périodique. L'établissement adresse un rapport annuel d'étape ainsi qu'un rapport final à l'agence régionale. | |
| 284 | ||
| 285 | **Article LEGIARTI000006694610** | |
| 286 | ||
| 287 | Les contrats mentionnés à l'article L. 710-16 conclus avec les établissements publics de santé et les établissements de santé privés à but non lucratif mentionnés aux articles L. 715-6 et L. 715-13 déterminent les orientations stratégiques des établissements, en tenant compte des objectifs du schéma d'organisation sanitaire, et définissent les conditions de mise en oeuvre de ces orientations, notamment dans le cadre du projet médical et du projet d'établissement approuvé. | |
| 288 | ||
| 289 | A cet effet, ils décrivent les transformations que l'établissement s'engage à opérer dans ses activités, son organisation, sa gestion et dans ses modes de coopération. | |
| 290 | ||
| 291 | Ils définissent, en outre, des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des orientations adoptées par la conférence régionale de santé prévue à l'article L. 767. Ils prévoient les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 710-5. | |
| 292 | ||
| 293 | Ils favorisent la participation des établissements aux réseaux de soins et aux communautés d'établissements de santé mentionnés aux articles L. 712-3-2 et L. 712-3-3 ainsi qu'aux actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 294 | ||
| 295 | Ils précisent les dispositions relatives à la gestion des ressources humaines nécessaires pour la réalisation des objectifs. | |
| 296 | ||
| 297 | Ils fixent les éléments financiers, tant en fonctionnement qu'en investissement, ainsi que les autres mesures nécessaires à leur mise en oeuvre et prévoient pour l'établissement cocontractant, le cas échéant et compte tenu de son activité, les objectifs pluriannuels de réduction des inégalités de ressources mentionnées à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. Ils précisent également les critères en fonction desquels les budgets de l'établissement peuvent évoluer selon le degré de réalisation des objectifs fixés. | |
| 298 | ||
| 299 | En cas d'inexécution du contrat, le directeur de l'agence peut, après mise en demeure restée sans effet, mettre en oeuvre les sanctions, notamment à caractère financier, prévues au contrat. | |
| 300 | ||
| 301 | En l'absence de conclusion du contrat prévu au présent article, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en tient compte dans l'exercice de ses compétences budgétaires. | |
| 302 | ||
| 303 | **Article LEGIARTI000006694612** | |
| 304 | ||
| 305 | Les contrats mentionnés à l'article L. 710-16 conclus avec les établissements de santé privés autres que ceux mentionnés à l'article L. 710-16-1 déterminent par discipline les tarifs des prestations d'hospitalisation, dans les conditions prévues aux articles L. 162-22-1 à L. 162-22-5 du code de la sécurité sociale et conformément à un contrat type fixé par décret. | |
| 306 | ||
| 307 | Ces contrats définissent les orientations stratégiques des établissements, en tenant compte des objectifs du schéma d'organisation sanitaire et, notamment, des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des orientations adoptées par la conférence régionale de santé prévue à l'article L. 767. Ils prévoient les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 710-5. | |
| 308 | ||
| 309 | Les contrats peuvent, en outre, favoriser la constitution des réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 et les actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 310 | ||
| 311 | La demande de renouvellement des contrats est déposée auprès de l'agence régionale de l'hospitalisation un an avant leur échéance. En cas d'absence de réponse huit mois avant l'échéance, les contrats sont réputés renouvelés par tacite reconduction. Le refus de renouvellement doit être motivé. | |
| 312 | ||
| 313 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 162-22-6 du code de la sécurité sociale, le contrat détermine les pénalités applicables à l'établissement au titre des deuxième et troisième alinéas ci-dessus en cas d'inexécution partielle ou totale des engagements dont les parties sont convenues. | |
| 314 | ||
| 315 | Les contrats peuvent être résiliés ou suspendus avant leur terme par l'agence régionale de l'hospitalisation en cas de manquement grave de l'établissement à ses obligations législatives, réglementaires ou contractuelles. | |
| 316 | ||
| 317 | Les litiges relatifs à l'application de ces contrats sont portés devant les juridictions compétentes en matière de sécurité sociale. | |
| 318 | ||
| 319 | Les conditions d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 320 | ||
| 321 | ## Chapitre 1 B : Les agences régionales de l'hospitalisation | |
| 322 | ||
| 323 | **Article LEGIARTI000006694614** | |
| 324 | ||
| 325 | Il est créé dans chaque région et dans la collectivité territoriale de Corse une agence régionale de l'hospitalisation, personne morale de droit public dotée de l'autonomie administrative et financière, constituée sous la forme d'un groupement d'intérêt public entre l'Etat et des organismes d'assurance maladie, dont au moins la caisse régionale d'assurance maladie, ainsi que l'union régionale de caisses d'assurance maladie à compter de la création de celle-ci. Ces agences sont placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale dans les conditions prévues au présent titre. | |
| 326 | ||
| 327 | Elles sont soumises au contrôle de la Cour des comptes dans les conditions prévues à l'article L. 133-2 du code des juridictions financières et au contrôle de l'inspection générale des affaires sociales. Leur fonctionnement est soumis au contrôle économique et financier de l'Etat. | |
| 328 | ||
| 329 | Un décret peut conférer à certaines agences une compétence interrégionale. | |
| 330 | ||
| 331 | Elles sont administrées par une commission exécutive et dirigées par un directeur. | |
| 332 | ||
| 333 | Les conventions constitutives de ces groupements doivent être conformes à une convention type qui précise notamment l'organisation financière et comptable des agences, ainsi que la nature des concours de l'Etat et des organismes d'assurance maladie à leur fonctionnement. Cette convention type est élaborée en concertation avec les organismes nationaux d'assurance maladie et arrêtée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 334 | ||
| 335 | Les délibérations portant sur le budget et le compte financier ne deviennent définitives qu'après approbation expresse par les ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale et du budget. | |
| 336 | ||
| 337 | **Article LEGIARTI000006694616** | |
| 338 | ||
| 339 | Les agences régionales de l'hospitalisation ont pour mission de définir et de mettre en oeuvre la politique régionale d'offre de soins hospitaliers, d'analyser et de coordonner l'activité des établissements de santé publics et privés et de déterminer leurs ressources. A cette fin et sous réserve des compétences dévolues au ministre chargé de la santé par les articles L. 712-5, L. 712-16 et L. 712-18, elles exercent les attributions définies au présent titre ainsi qu'à la section 5 du chapitre 2 du titre VI et au chapitre 4 du titre VII du livre Ier du code de la sécurité sociale. | |
| 340 | ||
| 341 | Les pouvoirs des agences sont exercés par leur commission exécutive et par leur directeur dans les conditions définies aux articles L. 710-20 et L. 710-21. | |
| 342 | ||
| 343 | **Article LEGIARTI000006694618** | |
| 344 | ||
| 345 | Outre son président, la commission exécutive de l'agence régionale de l'hospitalisation est composée à parité : | |
| 346 | ||
| 347 | 1° De représentants de l'Etat, désignés par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale ; | |
| 348 | ||
| 349 | 2° De représentants administratifs et médicaux des organismes d'assurance maladie, désignés par les organismes parties à la convention constitutive. | |
| 350 | ||
| 351 | Le directeur de l'agence est nommé par décret. Il préside la commission exécutive. Il assure le fonctionnement de l'agence dans le cadre des orientations définies par la commission exécutive dont il prépare et exécute les délibérations. | |
| 352 | ||
| 353 | En cas de partage égal des voix au sein de la commission exécutive, celle du président est prépondérante. | |
| 354 | ||
| 355 | **Article LEGIARTI000006694620** | |
| 356 | ||
| 357 | La commission exécutive de l'agence délibère sur : | |
| 358 | ||
| 359 | 1° Les autorisations visées à la section II du chapitre II du présent titre, à l'exception de leur suspension ou de leur retrait dans les conditions prévues par l'article L. 712-18 ; | |
| 360 | ||
| 361 | 2° Les orientations qui président à l'allocation des ressources aux établissements de santé, après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale ; | |
| 362 | ||
| 363 | 3° L'accord prévu à l'article L. 162-22-4 du code de la sécurité sociale, ou à défaut, son contenu ainsi que les contrats pluriannuels mentionnés aux articles L. 710-16, L. 710-16-1 et L. 710-16-2. | |
| 364 | ||
| 365 | Les délibérations mentionnées au 1° ci-dessus sont susceptibles de recours administratif dans les conditions prévues à l'article L. 712-16. | |
| 366 | ||
| 367 | **Article LEGIARTI000006694622** | |
| 368 | ||
| 369 | Le directeur exerce, au nom de l'Etat, les compétences mentionnées à l'article L. 710-18, à l'exception de celles exercées par la commission exécutive en application de l'article L. 710-20. | |
| 370 | ||
| 371 | Le directeur prend l'avis de la commission exécutive lorsqu'il : | |
| 372 | ||
| 373 | 1° Fixe les limites des secteurs sanitaires et des secteurs psychiatriques mentionnées au 1° de l'article L. 712-2 ; | |
| 374 | ||
| 375 | 2° Arrête la nature et l'importance des installations et des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2 ; | |
| 376 | ||
| 377 | 3° Arrête le schéma régional d'organisation sanitaire et son annexe prévus aux articles L. 712-3 et L. 712-3-1 ; | |
| 378 | ||
| 379 | 4° Se prononce à titre définitif sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu dans les conditions prévues à l'article L. 712-18 ; | |
| 380 | ||
| 381 | 5° Exerce les compétences définies à l'article L. 712-20 ; | |
| 382 | ||
| 383 | 6° Crée les établissements publics de santé, autres que nationaux, dans les conditions prévues à l'article L. 714-1 ; | |
| 384 | ||
| 385 | 7° Approuve les délibérations des établissements publics de santé mentionnées au 2° de l'article L. 714-5 ; | |
| 386 | ||
| 387 | 8° Exerce les compétences définies à l'article L. 714-7 ; | |
| 388 | ||
| 389 | 9° Conclut les contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier dans les conditions définies à l'article L. 715-10. | |
| 390 | ||
| 391 | Le directeur rend compte à la commission exécutive des décisions qu'il prend sur les matières autres que celles énumérées à l'alinéa précédent. Il la tient informée de toute suspension d'autorisation en application du premier alinéa de l'article L. 712-18. | |
| 392 | ||
| 393 | Dans l'exercice des compétences définies au présent article, le directeur est soumis à l'autorité des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. | |
| 394 | ||
| 395 | Le directeur peut déléguer sa signature dans les conditions définies par voie réglementaire. | |
| 396 | ||
| 397 | **Article LEGIARTI000006694624** | |
| 398 | ||
| 399 | Les délibérations mentionnées à l'article L. 710-20 sont exécutoires dès leur réception par le représentant de l'Etat dans la région, auquel elles sont transmises dans un délai de quinze jours. Le représentant de l'Etat défère les délibérations mentionnées aux 2° et 3° de l'article L. 710-20 qu'il estime contraires à la légalité, devant le juge administratif, dans les deux mois suivant leur réception. | |
| 400 | ||
| 401 | **Article LEGIARTI000006694626** | |
| 402 | ||
| 403 | Les services départementaux et régionaux de l'Etat compétents en matière sanitaire et dont l'intervention est nécessaire à l'exercice des pouvoirs et responsabilités dévolus aux agences régionales de l'hospitalisation sont mis à la disposition de celles-ci. Le directeur de l'agence adresse directement aux chefs de service concernés les instructions nécessaires à l'exécution des tâches qu'il confie auxdits services. | |
| 404 | ||
| 405 | Dans les conditions prévues par la convention constitutive, conformément aux stipulations de la convention constitutive type arrêtée par décret en Conseil d'Etat, des services régionaux mentionnés au précédent alinéa peuvent être placés pour partie sous l'autorité directe du directeur de l'agence. | |
| 406 | ||
| 407 | En outre, le personnel de l'agence régionale de l'hospitalisation comprend : | |
| 408 | ||
| 409 | 1° Des fonctionnaires régis par le statut général de la fonction publique de l'Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière, placés en position de détachement ; | |
| 410 | ||
| 411 | 2° Des agents mis à disposition par les parties à la convention constitutive à la demande des agents concernés ou par tout service de l'Etat ; | |
| 412 | ||
| 413 | 3° A titre exceptionnel et subsidiaire, des agents contractuels de droit public, recrutés par l'agence et soumis aux dispositions applicables aux agents non titulaires de l'Etat. | |
| 414 | ||
| 415 | Les personnes collaborant aux travaux de l'agence ne peuvent détenir un intérêt direct ou indirect dans un établissement de santé de son ressort. En cas de méconnaissance de cette règle, les peines prévues au premier alinéa de l'article 432-12 du code pénal leur sont applicables. | |
| 416 | ||
| 417 | **Article LEGIARTI000006694628** | |
| 418 | ||
| 419 | L'agence régionale de l'hospitalisation transmet chaque année un rapport d'activité à la conférence régionale de santé mentionnée à l'article L. 767. Ce rapport présente notamment les actions des établissements de santé correspondant aux priorités de santé publique établies par ladite conférence. | |
| 420 | ||
| 421 | **Article LEGIARTI000006694630** | |
| 422 | ||
| 423 | Les conditions d'application des dispositions du présent chapitre sont définies par voie réglementaire. | |
| 424 | ||
| 425 | ## Section 1 : Carte sanitaire et schéma d'organisation sanitaire | |
| 426 | ||
| 427 | **Article LEGIARTI000006694682** | |
| 428 | ||
| 429 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire ont pour objet de prévoir et de susciter les évolutions nécessaires de l'offre de soins, en vue de satisfaire de manière optimale la demande de santé. | |
| 430 | ||
| 431 | A cette fin, la carte sanitaire détermine la nature et, s'il y a lieu, l'importance des installations et activités de soins nécessaires pour répondre aux besoins de la population. Le schéma d'organisation sanitaire fixe des objectifs en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité et l'efficience de l'organisation sanitaire. | |
| 432 | ||
| 433 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire sont arrêtés, dans les conditions fixées à l'article L. 712-5, sur la base d'une mesure des besoins de la population et de leur évolution, compte tenu des données démographiques et épidémiologiques et des progrès des techniques médicales et après une analyse, quantitative et qualitative, de l'offre de soins existante. | |
| 434 | ||
| 435 | Cette analyse tient compte des rapports d'activité et des projets d'établissement approuvés. | |
| 436 | ||
| 437 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire peuvent être révisés à tout moment. Ils le sont obligatoirement au moins tous les cinq ans. | |
| 438 | ||
| 439 | Tous les trois ans, le ministre chargé de la santé remet au Parlement un rapport sur l'état de l'organisation et de l'équipement sanitaires. | |
| 440 | ||
| 441 | **Article LEGIARTI000006694685** | |
| 442 | ||
| 443 | La carte sanitaire détermine : | |
| 444 | ||
| 445 | 1° Les limites des régions et des secteurs sanitaires ainsi que celles des secteurs psychiatriques mentionnés par l'article L. 326 ; | |
| 446 | ||
| 447 | 2° La nature et, le cas échéant, l'importance : | |
| 448 | ||
| 449 | a) Des installations nécessaires pour répondre aux besoins de la population, y compris les équipements matériels lourds et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation et notamment celles nécessaires à l'exercice de la chirurgie ambulatoire ; | |
| 450 | ||
| 451 | b) Des activités de soins d'un coût élevé ou nécessitant des dispositions particulières dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 452 | ||
| 453 | La nature et l'importance des installations et activités de soins mentionnées au 2° sont déterminées pour chaque zone sanitaire. Les zones sanitaires constituées, selon le cas, par un ou plusieurs secteurs sanitaires ou psychiatriques, par une région, par un groupe de régions ou par l'ensemble du territoire sont définies par voie réglementaire en tenant compte des bassins de santé. | |
| 454 | ||
| 455 | La liste des activités de soins mentionnées au b du 2° ainsi que les conditions d'implantation et les modalités de fonctionnement des installations où elles s'exercent sont précisées par voie réglementaire. | |
| 456 | ||
| 457 | La liste des structures de soins alternatives à l'hospitalisation mentionnées au a du 2° est fixée par voie réglementaire. | |
| 458 | ||
| 459 | **Article LEGIARTI000006694689** | |
| 460 | ||
| 461 | Un schéma est établi pour chaque région sanitaire pour tout ou partie des moyens dont la nature est arrêtée par la carte sanitaire. Toutefois, des schémas nationaux ou interrégionaux peuvent être établis pour certaines installations ou activités de soins mentionnées à l'article L. 712-2. | |
| 462 | ||
| 463 | Le schéma d'organisation sanitaire vise à susciter les adaptations et les complémentarités de l'offre de soins, ainsi que les coopérations, notamment entre les établissements de santé. | |
| 464 | ||
| 465 | Il détermine l'organisation territoriale des moyens de toute nature, compris ou non dans la carte sanitaire, qui permettra la réalisation des objectifs mentionnés à l'article L. 712-1. Il peut comporter des recommandations utiles à la réalisation de ces objectifs. | |
| 466 | ||
| 467 | **Article LEGIARTI000006694693** | |
| 468 | ||
| 469 | Pour chaque schéma d'organisation sanitaire, une annexe au schéma élaborée selon la même procédure détermine, compte tenu de la nature et de l'importance de l'ensemble de l'offre de soins existante au moment où il entre en vigueur et des objectifs retenus par le schéma, les créations, les regroupements, les transformations ou suppressions des installations et unités qui seraient nécessaires à sa réalisation. | |
| 470 | ||
| 471 | De la même manière, l'annexe au schéma régional d'organisation sanitaire détermine les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs qu'il fixe pour ce qui concerne les soins palliatifs, notamment les unités de soins palliatifs, les équipes mobiles et les places d'hospitalisation à domicile nécessaires, par création, regroupement, transformation ou suppression. | |
| 472 | ||
| 473 | **Article LEGIARTI000006694695** | |
| 474 | ||
| 475 | En vue de mieux répondre à la satisfaction des besoins de la population tels qu'ils sont pris en compte par la carte sanitaire et par le schéma d'organisation sanitaire, les établissements de santé peuvent constituer des réseaux de soins spécifiques à certaines installations et activités de soins, au sens de l'article L. 712-2, ou à certaines pathologies. | |
| 476 | ||
| 477 | Les réseaux de soins ont pour objet d'assurer une meilleure orientation du patient, de favoriser la coordination et la continuité des soins qui lui sont dispensés et de promouvoir la délivrance de soins de proximité de qualité. Ils peuvent associer des médecins libéraux et d'autres professionnels de santé et des organismes à vocation sanitaire ou sociale. | |
| 478 | ||
| 479 | Les établissements de santé peuvent participer aux actions expérimentales visées à l'article L. 162-31-1 du code de la sécurité sociale. | |
| 480 | ||
| 481 | La convention constitutive du réseau de soins est agréée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 482 | ||
| 483 | **Article LEGIARTI000006694699** | |
| 484 | ||
| 485 | Les communautés d'établissements de santé sont constituées, au sein d'un secteur sanitaire, entre établissements assurant le service public hospitalier, mentionnés à l'article L. 711-4. | |
| 486 | ||
| 487 | Toutefois, une communauté d'établissements de santé peut être constituée entre des établissements relevant de plusieurs secteurs sanitaires d'une même région sanitaire, dès lors qu'ils sont situés dans le même pays au sens de l'article 22 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire. | |
| 488 | ||
| 489 | Les communautés d'établissements ont pour but de : | |
| 490 | ||
| 491 | 1° Favoriser les adaptations des établissements de santé aux besoins de la population et les redéploiements des moyens qu'elles impliquent ; | |
| 492 | ||
| 493 | 2° Mettre en oeuvre des actions de coopération et de complémentarité, notamment celles prévues par le schéma régional d'organisation sanitaire et son annexe ; | |
| 494 | ||
| 495 | 3° Répondre aux besoins de services de proximité non satisfaits dans le domaine médico-social, notamment pour les personnes âgées et les personnes handicapées. | |
| 496 | ||
| 497 | Une charte fixe les objectifs de la communauté et indique les modalités juridiques de mise en oeuvre choisies par les établissements parmi celles fixées à l'article L. 713-12. La charte est agréée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 498 | ||
| 499 | **Article LEGIARTI000006694701** | |
| 500 | ||
| 501 | A l'issue d'un délai de trois ans à compter de la date de publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, les établissements publics de santé qui n'ont adhéré à aucune communauté d'établissements sont tenus d'en justifier dans un rapport adressé au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 502 | ||
| 503 | Le directeur de l'agence peut, au vu des termes de ce rapport, mettre en oeuvre les dispositions prévues à l'article L. 712-20. | |
| 504 | ||
| 505 | **Article LEGIARTI000006694705** | |
| 506 | ||
| 507 | Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent, après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale institué par l'article L. 712-6, la carte sanitaire ainsi que le schéma d'organisation sanitaire lorsque cette carte ou ce schéma est national ou interrégional. Dans ce dernier cas, ils recueillent également l'avis des comités régionaux concernés. | |
| 508 | ||
| 509 | Après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la carte sanitaire lorsque la zone sanitaire retenue pour son élaboration est un secteur, un groupe de secteurs ou une région, ainsi que le schéma régional d'organisation sanitaire. | |
| 510 | ||
| 511 | Le schéma régional de psychiatrie est arrêté compte tenu des schémas élaborés au niveau départemental après avis des conseils départementaux de santé mentale mentionnés à l'article L. 326. | |
| 512 | ||
| 513 | La carte ou le schéma arrêté dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas de cet article est susceptible d'un recours hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, qui se prononce après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 514 | ||
| 515 | **Article LEGIARTI000006694709** | |
| 516 | ||
| 517 | Le comité national et les comités régionaux de l'organisation sanitaire et sociale comprennent : | |
| 518 | ||
| 519 | 1° (abrogé) | |
| 520 | ||
| 521 | 2° (abrogé) | |
| 522 | ||
| 523 | 3° Des représentants de l'Etat, des collectivités territoriales et des organismes de sécurité sociale ; | |
| 524 | ||
| 525 | 4° Des représentants des institutions et des établissements de santé, des établissements sociaux, publics ou privés, notamment des établissements spécialisés ; | |
| 526 | ||
| 527 | 5° Des représentants des personnels de ces institutions et établissements ; | |
| 528 | ||
| 529 | 6° Des représentants des usagers de ces institutions et établissements ; | |
| 530 | ||
| 531 | 7° Des représentants des professions de santé ; | |
| 532 | ||
| 533 | 8° Des personnalités qualifiées. | |
| 534 | ||
| 535 | Ils comportent des sections. | |
| 536 | ||
| 537 | Le comité national comprend en outre un député désigné par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale et un sénateur désigné par la commission des affaires sociales du Sénat. Il est présidé par un conseiller d'Etat ou par un conseiller maître à la Cour des comptes. Un collège national d'experts, dont la composition est fixée par décret, est constitué auprès du comité national. | |
| 538 | ||
| 539 | Les comités régionaux sont présidés par un magistrat du corps des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs ou du corps des conseillers de chambres régionales des comptes. Ils comprennent en outre le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 540 | ||
| 541 | La composition et les modalités de fonctionnement des comités et celles des formations qu'ils comportent sont fixées par voie réglementaire. | |
| 542 | ||
| 543 | Un collège régional d'experts est créé auprès de chaque comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. Ses missions, sa composition et les modalités de sa coopération avec l'agence régionale de l'hospitalisation sont fixées par décret. | |
| 544 | ||
| 545 | Un rapport élaboré chaque année par l'agence régionale de l'hospitalisation sur le montant total des dépenses des régimes d'assurance maladie dans la région pour l'année écoulée, sur les évolutions constatées et sur les évolutions prévisibles pour l'année suivante est présenté au comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 546 | ||
| 547 | ## Section 2 : Autorisations | |
| 548 | ||
| 549 | **Article LEGIARTI000006694714** | |
| 550 | ||
| 551 | Sont soumis à l'autorisation du ministre chargé de la santé ou du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation les projets relatifs à : | |
| 552 | ||
| 553 | 1° La création, l'extension, la conversion totale ou partielle de tout établissement de santé, public ou privé, ainsi que le regroupement de tels établissements ; | |
| 554 | ||
| 555 | 2° La création, l'extension, la transformation des installations mentionnées à l'article L. 712-2, y compris les équipements matériels lourds définis à l'article L. 712-19 et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation ; | |
| 556 | ||
| 557 | 3° La mise en oeuvre ou l'extension des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2. | |
| 558 | ||
| 559 | **Article LEGIARTI000006694717** | |
| 560 | ||
| 561 | L'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 est accordée, selon les modalités fixées par l'article L. 712-16, lorsque le projet : | |
| 562 | ||
| 563 | 1° Répond, dans la zone sanitaire considérée, aux besoins de la population tels qu'ils sont définis par la carte sanitaire ; | |
| 564 | ||
| 565 | 2° Est compatible avec les objectifs fixés par le schéma d'organisation sanitaire mentionné à l'article L. 712-3 ainsi qu'avec l'annexe du schéma mentionnée à l'article L. 712-3-1 ; | |
| 566 | ||
| 567 | 3° Satisfait à des conditions techniques de fonctionnement fixées par décret. | |
| 568 | ||
| 569 | Des autorisations dérogeant aux 1° et 2° du présent article peuvent être accordées à titre exceptionnel et dans l'intêrêt de la santé publique après avis du comité de l'organisation sanitaire et sociale compétent. | |
| 570 | ||
| 571 | **Article LEGIARTI000006694720** | |
| 572 | ||
| 573 | Par dérogation aux dispositions des 1° et 2° de l'article L. 712-9, les projets de structures de soins alternatives à l'hospitalisation situés dans une zone sanitaire dont les moyens sont excédentaires dans la ou les disciplines en cause peuvent être autorisés à condition d'être assortis d'une réduction des moyens d'hospitalisation relevant de cette ou de ces disciplines au sein de la zone considérée. Les modalités de cette réduction sont définies par décret en tenant compte des excédents existant dans la zone considérée et dans la limite d'un plafond. | |
| 574 | ||
| 575 | Des dispositions particulières peuvent être prises pour les soins palliatifs. | |
| 576 | ||
| 577 | **Article LEGIARTI000006694725** | |
| 578 | ||
| 579 | Le regroupement mentionné à l'article L. 712-8 consiste, pour un ou plusieurs établissements de santé, à réunir en un même lieu tout ou partie des lits ou des places précédemment autorisés sur des sites distincts à l'intérieur de la même région sanitaire. | |
| 580 | ||
| 581 | La conversion mentionnée à l'article L. 712-8 consiste, pour un établissement de santé, à transformer pour tout ou partie de ses lits ou places, la nature de ses installations ou activités de soins, au sens de l'article L. 712-2. | |
| 582 | ||
| 583 | Par dérogation au 1° de l'article L. 712-9, l'autorisation de regroupement ou de conversion peut être accordée à des établissements situés dans une zone sanitaire dont les moyens excèdent les besoins de la population tels qu'ils sont pris en compte par la carte sanitaire. Cette autorisation, outre les conditions prévues aux 2° et 3° de l'article L. 712-9, est subordonnée aux conditions suivantes : | |
| 584 | ||
| 585 | 1° Chaque opération de regroupement ou de conversion, même simultanée, doit être assortie d'une réduction du nombre des lits ou des places autorisés. Cette réduction tient compte des excédents de moyens constatés dans la zone considérée ; elle ne peut dépasser un plafond. Elle est plus importante lorsque le regroupement concerne des lits ou des places ne relevant pas tous du même secteur ou groupe de secteurs sanitaires ou psychiatriques. | |
| 586 | ||
| 587 | Lorsque, dans la zone sanitaire où s'opère le regroupement ou la conversion, l'excédent de moyens constaté dépasse un certain seuil, le plafond est majoré. Un décret fixe les modalités de calcul de la réduction et du plafond. | |
| 588 | ||
| 589 | 2° L'opération ne peut être autorisée si elle a pour effet, dans une des zones sanitaires concernées, de rendre les moyens déficitaires dans la ou les disciplines en cause. | |
| 590 | ||
| 591 | 3° Lorsque le projet tend à réunir des lits ou des places précédemment autorisés dans des secteurs ou groupes de secteurs sanitaires ou psychiatriques différents, le regroupement doit se réaliser dans celui de ces secteurs ou groupes de secteurs qui présente le taux d'excédent le moins élevé ou dans tout autre secteur ou groupe de secteurs de la région sanitaire présentant un taux d'excédent inférieur. | |
| 592 | ||
| 593 | Lorsqu'un tel projet porte sur des installations de nature différente, le secteur ou groupe de secteurs pris en considération pour l'application de cette condition est celui qui présente le taux d'excédent le plus bas à l'égard de celle des installations à regrouper qui est la plus importante en nombre de lits ou de places. | |
| 594 | ||
| 595 | Le regroupement ou la conversion est subordonné, s'il y a lieu, au retrait de l'autorisation relative à la partie des installations ou activités de soins insuffisamment occupées, utilisées ou mises en oeuvre dans les conditions d'appréciation prévues à l'article L. 712-17-1. Dans ce cas, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, dans le cas mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 712-16, informe le titulaire de l'autorisation de son intention de procéder à son retrait partiel dans le respect d'une procédure contradictoire définie par voie réglementaire. | |
| 596 | ||
| 597 | Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux cessions d'établissements ne donnant pas lieu à une augmentation de capacité ou à un regroupement d'établissements. | |
| 598 | ||
| 599 | **Article LEGIARTI000006694728** | |
| 600 | ||
| 601 | L'autorisation est donnée avant le début des travaux, de l'installation de l'équipement matériel lourd ou de la mise en oeuvre des activités de soins ou des structures de soins alternatives à l'hospitalisation projetées. | |
| 602 | ||
| 603 | Lorsqu'elle est donnée à une personne physique ou à une personne morale de droit privé elle ne peut être cédée avant le début des travaux, l'installation de l'équipement matériel lourd ou la mise en oeuvre des activités de soins ou des structures de soins alternatives à l'hospitalisation concernées. Elle vaut de plein droit autorisation de fonctionner, sous réserve du résultat positif d'une visite de conformité dont les modalités sont fixées par décret et, sauf mention contraire, autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux par application de l'article L. 162-21 du code de la sécurité sociale. | |
| 604 | ||
| 605 | L'autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux peut être refusée lorsque le prix prévu est hors de proportion avec les conditions de fonctionnement du service, eu égard aux conditions techniques de fonctionnement fixées en application de l'article L. 712-9. | |
| 606 | ||
| 607 | **Article LEGIARTI000006694732** | |
| 608 | ||
| 609 | L'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 est subordonnée au respect d'engagements relatifs, d'une part, aux dépenses à la charge de l'assurance maladie ou au volume d'activité et, d'autre part, à la réalisation d'une évaluation dans des conditions fixées par décret. | |
| 610 | ||
| 611 | Lorsque la demande d'autorisation porte sur le changement de lieu d'implantation d'un établissement existant, ne donnant pas lieu à un regroupement d'établissements, le demandeur doit joindre à son dossier un document présentant ses engagements relatifs aux dépenses à la charge de l'assurance maladie et au volume d'activité, fixés par référence aux dépenses et à l'activité constatée dans l'établissement. L'autorité chargée de recevoir le dossier peut, dans un délai de deux mois après réception du dossier, demander au requérant de modifier ses engagements. Le dossier n'est alors reconnu complet que si le requérant satisfait à cette demande dans le délai d'un mois. | |
| 612 | ||
| 613 | En cas de non-respect des engagements mentionnés à l'alinéa précédent, l'autorisation peut être suspendue ou retirée dans les conditions prévues à l'article L. 712-18. | |
| 614 | ||
| 615 | **Article LEGIARTI000006694734** | |
| 616 | ||
| 617 | L'autorisation peut être assortie de conditions particulières imposées dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 618 | ||
| 619 | Pour les établissements de santé privés, l'autorisation peut être subordonnée à l'engagement pris par les demandeurs de conclure un contrat de concession pour l'exécution du service public hospitalier ou un accord d'association au fonctionnement de celui-ci selon les modalités prévues aux articles L. 715-10 et L. 715-11. | |
| 620 | ||
| 621 | **Article LEGIARTI000006694737** | |
| 622 | ||
| 623 | L'autorisation instituée par l'article L. 712-8 est donnée pour une durée déterminée. | |
| 624 | ||
| 625 | La durée de validité de l'autorisation est fixée par voie réglementaire pour chaque catégorie de disciplines, d'activités de soins, de structures de soins alternatives à l'hospitalisation, d'installations ou d'équipements, en fonction, notamment, des techniques mises en oeuvre, de la durée d'amortissement des investissements mobiliers nécessaires et de l'évolution prévisible des besoins. Cette durée de validité ne peut être inférieure à cinq ans, sauf pour les activités de soins nécessitant des dispositions particulières dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 626 | ||
| 627 | Le renouvellement de cette autorisation est subordonné aux conditions prévues aux 2° et 3° de l'article L. 712-9, à celles fixées à l'article L. 712-12-1 et aux résultats de l'évaluation appréciés selon des modalités arrêtées par le ministre chargé de la santé. La demande de renouvellement est déposée par l'établissement au moins un an avant son échéance dans les conditions fixées à l'article L. 712-15. En cas d'absence de réponse de l'autorité compétente six mois avant l'échéance, l'autorisation est réputée renouvelée par tacite reconduction. | |
| 628 | ||
| 629 | **Article LEGIARTI000006694740** | |
| 630 | ||
| 631 | Les demandes d'autorisation ou de renouvellement d'autorisation portant sur des établissements, installations, activités de soins, structures de soins alternatives à l'hospitalisation de même nature sont reçues au cours de périodes déterminées par voie réglementaire afin d'être examinées sans qu'il soit tenu compte de l'ordre de dépôt des demandes. | |
| 632 | ||
| 633 | Dans le mois qui précède le début de chaque période, pour chaque installation ou activité de soins pour lesquelles les besoins de la population sont mesurés par un indice, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, selon les cas, publie un bilan de la carte sanitaire faisant apparaître les zones sanitaires dans lesquelles les besoins de la population ne sont pas satisfaits. Les demandes tendant à obtenir une autorisation de création, d'extension d'un établissement de santé ou d'une installation au sens de l'article L. 712-2 ou de mise en oeuvre ou extension d'une activité de soins ne sont recevables, pour la période considérée, que pour des projets intéressant ces zones sanitaires. | |
| 634 | ||
| 635 | Toutefois, dans l'intérêt de la santé publique, des demandes peuvent être reçues lorsqu'elles visent à satisfaire des besoins exceptionnels. | |
| 636 | ||
| 637 | **Article LEGIARTI000006694744** | |
| 638 | ||
| 639 | L'autorisation est donnée ou renouvelée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. Un recours hiérarchique contre la décision peut être formé par tout intéressé devant le ministre chargé de la santé qui statue dans un délai maximum de six mois, sur avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 640 | ||
| 641 | Un décret fixe la liste des établissements, équipements, activités de soins ou structures de soins alternatives à l'hospitalisation pour lesquels l'autorisation ne peut être donnée ou renouvelée que par le ministre chargé de la santé après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 642 | ||
| 643 | Dans chaque cas, la décision du ministre ou du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation est notifiée au demandeur dans un délai maximum de six mois suivant la date d'expiration de la période de réception mentionnée à l'article L. 712-15. Sauf dans le cas d'un renouvellement d'autorisation prévu par l'article L. 712-14, l'absence de notification d'une réponse dans ce délai vaut rejet de la demande d'autorisation. | |
| 644 | ||
| 645 | Lorsque, dans un délai de deux mois, le demandeur le sollicite, il est notifié dans le délai d'un mois les motifs justifiant ce rejet. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre la décision de rejet est prorogé jusqu'à l'expiration du délai de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. | |
| 646 | ||
| 647 | A défaut de notification des motifs justifiant le rejet de la demande, l'autorisation est réputée acquise. | |
| 648 | ||
| 649 | La décision attribuant ou refusant une autorisation ou son renouvellement doit être motivée. | |
| 650 | ||
| 651 | **Article LEGIARTI000006694747** | |
| 652 | ||
| 653 | Toute autorisation est réputée caduque si l'opération n'a pas fait l'objet d'un commencement d'exécution dans un délai de trois ans. | |
| 654 | ||
| 655 | L'autorisation est également réputée caduque pour la partie de l'établissement, de l'installation ou de l'activité de soins dont la réalisation, la mise en oeuvre ou l'implantation n'est pas achevée dans un délai de quatre ans. | |
| 656 | ||
| 657 | De même, sauf accord préalable du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation sur demande justifiée du titulaire de l'autorisation, de l'administrateur judiciaire ou du liquidateur nommé par le tribunal de commerce, la cessation d'exploitation d'un établissement, d'une installation ou d'une activité de soins d'une durée supérieure à six mois entraîne la caducité de l'autorisation. | |
| 658 | ||
| 659 | Cette caducité est constatée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou par le ministre chargé de la santé. | |
| 660 | ||
| 661 | **Article LEGIARTI000006694750** | |
| 662 | ||
| 663 | Lorsqu'il est constaté que les taux d'occupation des installations, ou d'utilisation des équipements, ou le niveau des activités de soins, appréciés et calculés selon des critères identiques entre établissements publics et privés prenant en compte les caractéristiques des patients hospitalisés, sont durablement inférieurs, pendant une période déterminée, à des taux ou niveaux correspondant à une occupation, une utilisation ou une capacité normales déterminées par décret, l'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 donnée à un établissement, une installation, un équipement matériel lourd ou une activité de soins peut être retirée, totalement ou partiellement, par l'agence régionale de l'hospitalisation ou par le ministre chargé de la santé, dans le cas mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 712-16, dans la limite des besoins de la population et de l'intérêt des malades. | |
| 664 | ||
| 665 | Les critères d'appréciation et de calcul des taux d'occupation des installations, d'utilisation des équipements ou du niveau des activités de soins, ainsi que la période mentionnée au premier alinéa, sont fixés par voie réglementaire. Cette période peut varier en fonction de la nature des installations, équipements ou activités de soins, sans pouvoir être inférieure à deux ans. Il est tenu compte, pour la période antérieure à la date de publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, des taux d'occupation, niveau d'utilisation, niveau d'activité et capacité publiés dans les statistiques officielles du ministère des affaires sociales prenant en compte les déclarations faites par les établissements. | |
| 666 | ||
| 667 | L'établissement dispose d'un délai de trois mois pour présenter ses observations à compter de la date de notification, par l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, des motifs du projet de retrait d'autorisation. La décision de retrait est motivée. Elle est prise après consultation, selon le cas, du comité régional ou du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale, auquel aura été préalablement communiqué l'ensemble des éléments de procédure contradictoire. | |
| 668 | ||
| 669 | **Article LEGIARTI000006694755** | |
| 670 | ||
| 671 | Selon les cas, le ministre chargé de la santé ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut prononcer la suspension totale ou partielle de l'autorisation de fonctionner d'une installation ou d'une activité de soins : | |
| 672 | ||
| 673 | 1° En cas d'urgence tenant à la sécurité des malades ; | |
| 674 | ||
| 675 | 2° Lorsque les conditions techniques de fonctionnement prévues au 3° de l'article L. 712-9 ne sont pas respectées ou lorsque sont constatées dans un établissement de santé et du fait de celui-ci des infractions aux lois et règlements pris pour la protection de la santé publique entraînant la responsabilité civile de l'établissement ou la responsabilité pénale de ses dirigeants. | |
| 676 | ||
| 677 | La décision de suspension est transmise sans délai à l'établissement concerné, assortie d'une mise en demeure. | |
| 678 | ||
| 679 | A l'issue d'un délai d'un mois si la mise en demeure est restée sans effet, le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit dans un délai de quinze jours, selon les cas, le comité national ou le comité régional de l'organisation sanitaire et sociale qui, dans les quarante-cinq jours de la saisine, émet un avis sur la mesure de suspension au vu des observations formulées par l'établissement concerné. | |
| 680 | ||
| 681 | Le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation doit alors se prononcer à titre définitif, éventuellement sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu. Il peut également assortir l'autorisation des conditions particulières mentionnées à l'article L. 712-13. | |
| 682 | ||
| 683 | Les décisions de suspension ou de retrait prises selon les modalités mentionnées ci-dessus ne font pas obstacle à d'éventuelles poursuites judiciaires. | |
| 684 | ||
| 685 | **Article LEGIARTI000006694757** | |
| 686 | ||
| 687 | Sont considérés comme équipements matériels lourds au sens du présent titre les équipements mobiliers destinés à pourvoir soit au diagnostic, à la thérapeutique ou à la rééducation fonctionnelle des blessés, des malades et des femmes enceintes, soit au traitement de l'information et qui ne peuvent être utilisés que dans des conditions d'installation et de fonctionnement particulièrement onéreuses ou pouvant entraîner un excès d'actes médicaux. La liste de ces équipements est établie par décret en Conseil d'Etat. | |
| 688 | ||
| 689 | **Article LEGIARTI000006694760** | |
| 690 | ||
| 691 | I. - En vue d'adapter le système hospitalier aux besoins de la population et de préserver leur qualité dans l'intérêt des malades au meilleur coût, par un redéploiement de services, activités ou équipements hospitaliers, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à deux ou plusieurs établissements publics de santé : | |
| 692 | ||
| 693 | 1° De conclure une convention de coopération ; | |
| 694 | ||
| 695 | 2° De créer un syndicat interhospitalier ou un groupement d'intérêt public ; | |
| 696 | ||
| 697 | 3° De prendre une délibération tendant à la création d'un nouvel établissement public de santé par fusion des établissements concernés. | |
| 698 | ||
| 699 | La demande du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation doit être motivée. Les conseils d'administration des établissements concernés se prononcent dans un délai de trois mois sur cette création ou cette convention. Dans la mesure où sa demande ne serait pas suivie d'effet, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après avoir recueilli l'avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, prendre les mesures appropriées pour que les établissements concluent une convention de coopération, adhèrent à un réseau de soins ou créent un syndicat interhospitalier ou un groupement d'intérêt public, ou prononcer la fusion des établissements publics de santé concernés. | |
| 700 | ||
| 701 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander, dans le cadre d'une opération de restructuration ou de coopération, la suppression d'emplois médicaux et des crédits y afférents ainsi que la création d'emplois médicaux et l'ouverture des crédits correspondants dans le ou les établissements publics de santé appelés à recevoir les patients des services supprimés ou convertis. | |
| 702 | ||
| 703 | A défaut de l'adoption de ces mesures dans un délai de deux mois par les conseils d'administration des établissements concernés, le directeur de l'agence régionale prend les décisions qui rendent ces mesures exécutoires de plein droit dès leur réception par les établissements. Les praticiens hospitaliers titulaires demeurent nommés sur les emplois transférés. | |
| 704 | ||
| 705 | ## Section 1 : Les conférences sanitaires de secteur | |
| 706 | ||
| 707 | **Article LEGIARTI000006694762** | |
| 708 | ||
| 709 | Il est créé, dans chaque secteur sanitaire, une conférence sanitaire formée des représentants des établissements de santé, publics ou privés, de ce secteur. | |
| 710 | ||
| 711 | **Article LEGIARTI000006694764** | |
| 712 | ||
| 713 | Les conférences sanitaires de secteur sont obligatoirement consultées lors de l'élaboration et de la révision de la carte sanitaire et du schéma régional d'organisation sanitaire ; elles sont également chargées de promouvoir la coopération entre les établissements du secteur. | |
| 714 | ||
| 715 | **Article LEGIARTI000006694767** | |
| 716 | ||
| 717 | Le nombre des représentants de chacun des établissements est fonction de l'importance de ces derniers. | |
| 718 | ||
| 719 | Aucun des établissements membres d'une conférence sanitaire de secteur ne peut détenir la majorité absolue des sièges de la conférence. | |
| 720 | ||
| 721 | Les représentants des établissements publics de santé sont désignés par le conseil d'administration ; le directeur de l'établissement, le président de la commission médicale de l'établissement et le maire de la commune d'accueil de l'établissement ou son représentant sont membres de droit de la conférence. | |
| 722 | ||
| 723 | Les représentants des établissements de santé privés sont désignés par l'organisme gestionnaire ; cette représentation comprend, au moins, un praticien exerçant dans l'établissement. | |
| 724 | ||
| 725 | **Article LEGIARTI000006694770** | |
| 726 | ||
| 727 | D'autres organismes concourant aux soins peuvent faire partie d'une conférence sanitaire de secteur à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, sur avis conforme de la conférence. | |
| 728 | ||
| 729 | ## Section 2 : Les syndicats interhospitaliers | |
| 730 | ||
| 731 | **Article LEGIARTI000006694774** | |
| 732 | ||
| 733 | Un syndicat interhospitalier peut être créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé ou privés à but non lucratif participant à l'exécution du service public hospitalier dont un au moins doit être un établissement public de santé. Sa création est autorisée par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation siège du syndicat. D'autres organismes concourant aux soins ainsi que les institutions sociales énumérées à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 précitée et les maisons d'accueil spécialisé mentionnées à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 précitée peuvent faire partie d'un syndicat interhospitalier à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 734 | ||
| 735 | Le syndicat interhospitalier est un établissement public. Il peut être autorisé, lors de sa création ou par arrêté du directeur de l'agence régionale d'hospitalisation, à exercer les missions d'un établissement de santé définies par le chapitre Ier du présent titre. | |
| 736 | ||
| 737 | **Article LEGIARTI000006694776** | |
| 738 | ||
| 739 | Le syndicat interhospitalier est administré par un conseil d'administration et, dans le cadre des délibérations dudit conseil, par un secrétaire général nommé par le ministre chargé de la santé, après avis du président du conseil d'administration. | |
| 740 | ||
| 741 | Le conseil d'administration du syndicat est composé de représentants de chacun des établissements qui font partie de ce syndicat, compte tenu de l'importance de ces établissements, aucun de ceux-ci ne pouvant détenir la majorité absolue des sièges. Il élit son président parmi ces représentants. Le président de la commission médicale d'établissement de chacun des établissements et un représentant des pharmaciens de l'ensemble des établissements faisant partie du syndicat sont membres de droit du conseil d'administration. Le directeur de chacun des établissements assiste au conseil d'administration avec voix consultative. | |
| 742 | ||
| 743 | La représentation des personnels médicaux et des personnels non médicaux employés par le syndicat est assuré au sein de son conseil d'administration. Cette représentation ne peut être, en pourcentage, supérieure à celle dont ces personnels bénéficient dans l'établissement adhérant au syndicat où ils sont le mieux représentés. | |
| 744 | ||
| 745 | Le conseil d'administration peut déléguer à un bureau élu en son sein certaines de ses attributions. Cette délégation ne peut porter sur les matières énumérées aux 1°, 2°, 3°, 5°, 6°, 8°, 9° et 10° de l'article L. 714-4 qui demeurent de la compétence exclusive du conseil d'administration. Lors de chaque réunion du conseil d'administration, le bureau et le président rendent compte de leurs activités. | |
| 746 | ||
| 747 | La composition du bureau et le mode de désignation de ses membres sont fixés par décret. | |
| 748 | ||
| 749 | **Article LEGIARTI000006694778** | |
| 750 | ||
| 751 | Le syndicat interhospitalier peut exercer, pour tous les établissements qui en font partie ou pour certains d'entre eux, sur leur demande, toute activité intéressant le fonctionnement et le développement du service public hospitalier, notamment : | |
| 752 | ||
| 753 | 1° La création et la gestion de services communs ; | |
| 754 | ||
| 755 | 2° La formation et le perfectionnement de tout ou partie du personnel ; | |
| 756 | ||
| 757 | 3° L'étude et la réalisation des travaux d'équipement ; | |
| 758 | ||
| 759 | 4° La centralisation de tout ou partie des ressources d'amortissement en vue de leur affectation soit au financement des travaux d'équipement entrepris, soit au service d'emprunts contractés pour le compte desdits établissements ; | |
| 760 | ||
| 761 | 5° La gestion de la trésorerie ainsi que des emprunts contractés et des subventions d'équipements obtenues par ces établissements ; | |
| 762 | ||
| 763 | 6° La création et la gestion de nouvelles installations nécessaires pour répondre aux besoins sanitaires de la population. | |
| 764 | ||
| 765 | Les attributions du syndicat sont définies par des délibérations concordantes des conseils d'administration des établissements qui en font partie. | |
| 766 | ||
| 767 | **Article LEGIARTI000006694780** | |
| 768 | ||
| 769 | Sous réserve des dispositions des articles L. 713-5 à L. 713-7, les sections 1 et 2 du chapitre IV du présent titre sont applicables au syndicat interhospitalier. | |
| 770 | ||
| 771 | Un décret fixe les conditions de l'application de l'article L. 714-16 au syndicat. | |
| 772 | ||
| 773 | **Article LEGIARTI000006694783** | |
| 774 | ||
| 775 | Les établissements qui font partie d'un syndicat interhospitalier peuvent faire apport à ce syndicat de tout ou partie de leurs installations sous réserve d'y être autorisés par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Cet arrêté prononce en tant que de besoin le transfert du patrimoine de l'établissement au syndicat. | |
| 776 | ||
| 777 | Après transfert des installations, les services qui s'y trouvent implantés sont gérés directement par le syndicat. | |
| 778 | ||
| 779 | **Article LEGIARTI000006694786** | |
| 780 | ||
| 781 | Les organismes concourant aux soins qui ne comportent pas de moyens d'hospitalisation peuvent, lorsqu'ils sont gérés par une collectivité publique ou une institution privée, faire partie d'un syndicat interhospitalier. | |
| 782 | ||
| 783 | Dans le cas où ils ne sont pas dotés de la personnalité morale, la demande est présentée par la collectivité publique ou l'institution à caractère privé dont ils relèvent. | |
| 784 | ||
| 785 | L'autorisation est accordée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation sur avis conforme du conseil d'administration du syndicat intéressé. | |
| 786 | ||
| 787 | **Article LEGIARTI000006694788** | |
| 788 | ||
| 789 | Un établissement peut se retirer d'un syndicat interhospitalier avec le consentement du conseil d'administration de ce syndicat. Celui-ci fixe en accord avec le conseil d'administration de l'établissement intéressé les conditions dans lesquelles s'opère le retrait. | |
| 790 | ||
| 791 | Les conseils d'administration de tous les établissements qui composent le syndicat sont consultés. La décision est prise par arrêté préfectoral. | |
| 792 | ||
| 793 | ## Section 3 : Les groupements de coopération sanitaire | |
| 794 | ||
| 795 | **Article LEGIARTI000006694791** | |
| 796 | ||
| 797 | Un groupement de coopération sanitaire peut être constitué par deux ou plusieurs établissements de santé qui ne remplissent pas les conditions prévues à l'article L. 713-5 pour constituer entre eux un syndicat interhospitalier. | |
| 798 | ||
| 799 | Le groupement de coopération sanitaire réalise et gère, pour le compte de ses membres, des équipements d'intérêt commun y compris des plateaux techniques tels des blocs opératoires ou des services d'imagerie médicale, ou constitue le cadre d'interventions communes des professionnels médicaux et non médicaux. | |
| 800 | ||
| 801 | Le groupement, qui n'est pas un établissement de santé, est doté de la personnalité morale. Son but n'est pas de réaliser des bénéfices. Il n'est pas employeur. | |
| 802 | ||
| 803 | Le groupement peut détenir des autorisations d'installations d'équipements matériels lourds et d'activités de soins visés à l'article L. 712-8. | |
| 804 | ||
| 805 | **Article LEGIARTI000006694793** | |
| 806 | ||
| 807 | L'assemblée générale des membres du groupement est habilitée à prendre toute décision intéressant le groupement ; elle élit, en son sein, un administrateur qui est chargé de la mise en oeuvre de ses décisions. | |
| 808 | ||
| 809 | La convention constitutive du groupement doit être approuvée et publiée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 810 | ||
| 811 | Le groupement peut être créé avec ou sans capital. Les charges d'exploitation sont couvertes exclusivement par les participations de ses membres. | |
| 812 | ||
| 813 | Les conditions d'intervention des personnels sont précisées dans la convention constitutive. | |
| 814 | ||
| 815 | Les membres du groupement sont responsables de sa gestion proportionnellement à leurs apports ou à leurs participations. | |
| 816 | ||
| 817 | Les conditions d'application de la présente section sont définies par voie réglementaire. | |
| 818 | ||
| 819 | ## Section 4 : Les fédérations médicales interhospitalières | |
| 820 | ||
| 821 | **Article LEGIARTI000006694796** | |
| 822 | ||
| 823 | En vue du rapprochement d'activités médicales, deux ou plusieurs centres hospitaliers peuvent, par voie de délibérations concordantes de leur conseil d'administration, prises après avis de la commission médicale et du comité technique de chacun des établissements concernés, décider de regrouper certains de leurs services, départements ou structures créées en application de l'article L. 714-25-2, en fédérations médicales interhospitalières, avec l'accord des responsables des structures susmentionnées. | |
| 824 | ||
| 825 | Ces délibérations définissent l'organisation, le fonctionnement et l'intitulé de la fédération. Elles précisent notamment la nature et l'étendue des activités de la fédération, les modalités d'association des personnels des établissements concernés à ces activités ainsi que les conditions de désignation et le rôle du praticien hospitalier coordonnateur sous la responsabilité duquel elles sont placées. Le coordonnateur est assisté par une sage-femme, un cadre paramédical ou un membre du personnel soignant et par un membre du personnel administratif. | |
| 826 | ||
| 827 | ## Section 5 : Conventions de coopération | |
| 828 | ||
| 829 | **Article LEGIARTI000006694800** | |
| 830 | ||
| 831 | Dans le cadre des missions qui leur sont imparties et dans les conditions définies par voie réglementaire, les établissements publics de santé peuvent participer à des actions de coopération, y compris internationales, avec des personnes de droit public et privé. Pour la poursuite de ces actions, ils peuvent signer des conventions, participer à des syndicats interhospitaliers et à des groupements d'intérêt public, des groupements d'intérêt économique ou des groupements de coopération sanitaire ou constituer entre eux des fédérations médicales interhospitalières. | |
| 832 | ||
| 833 | Pour les actions de coopération internationale, les établissements publics de santé peuvent également signer des conventions avec des personnes de droit public et privé, dans le respect des engagements internationaux souscrits par l'Etat français. | |
| 834 | ||
| 835 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière | |
| 836 | ||
| 837 | **Article LEGIARTI000006694804** | |
| 838 | ||
| 839 | Les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotées de l'autonomie administrative et financière. Leur objet principal n'est ni industriel, ni commercial. Ils sont communaux, intercommunaux, départementaux, interdépartementaux ou nationaux. | |
| 840 | ||
| 841 | Un établissement public de santé peut également être interhospitalier lorsqu'il est créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé mentionnés à l'alinéa précédent qui lui transférent une partie de leurs missions de soins prévues aux articles L. 711-1 et L. 711-2. Un même établissement public de santé ne peut participer qu'à la création d'un seul établissement public de santé interhospitalier. | |
| 842 | ||
| 843 | Ils sont créés, après avis du Comité national ou régional de l'organisation sanitaire et sociale, par décret ou par décision du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans des conditions et selon des modalités fixées par voie réglementaire. | |
| 844 | ||
| 845 | Ils sont administrés par un conseil d'administration et dirigés par un directeur nommé, après avis du président du conseil d'administration : | |
| 846 | ||
| 847 | -par décret du Premier ministre, pour les établissements figurant sur une liste fixée par décret ; | |
| 848 | ||
| 849 | -par arrêté du ministre chargé de la santé pour les autres établissements. | |
| 850 | ||
| 851 | Les établissements publics de santé sont soumis au contrôle de l'Etat, dans les conditions prévues au présent titre. | |
| 852 | ||
| 853 | **Article LEGIARTI000006694806** | |
| 854 | ||
| 855 | Les établissements publics de santé sont soumis à un régime administratif, budgétaire, financier et comptable particulier, défini par le présent chapitre et précisé par voie réglementaire. | |
| 856 | ||
| 857 | Les dispositions du code des marchés relatives à la passation des marchés sont adaptées, par voie réglementaire, aux conditions particulières de leur gestion. | |
| 858 | ||
| 859 | **Article LEGIARTI000006694810** | |
| 860 | ||
| 861 | Le conseil d'administration des établissements publics de santé comprend six catégories de membres : | |
| 862 | ||
| 863 | 1° Des représentants des collectivités territoriales ; | |
| 864 | ||
| 865 | 2° Des représentants du personnel médical, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 866 | ||
| 867 | 3° Un représentant de la commission du service de soins infirmiers prévue à l'article L. 714-26 ; | |
| 868 | ||
| 869 | 4° Des représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires ; | |
| 870 | ||
| 871 | 5° Des personnalités qualifiées ; | |
| 872 | ||
| 873 | 6° Des représentants des usagers. | |
| 874 | ||
| 875 | En outre, dans les établissements comportant des unités de soins de longue durée, un représentant des familles de personnes accueillies en long séjour peut assister, avec voix consultative, aux réunions du conseil d'administration. | |
| 876 | ||
| 877 | Les catégories mentionnées au 2° d'une part, et aux 3° et 4° d'autre part, comptent un nombre égal de membres ; elles ne peuvent détenir ensemble un nombre de sièges supérieur à la catégorie mentionnée au 1°. | |
| 878 | ||
| 879 | La catégorie mentionnée au 5° comporte au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers. | |
| 880 | ||
| 881 | Dans les établissements interhospitaliers, les représentants des catégories mentionnées aux 1°, 5° et 6° sont désignés, en leur sein, par les conseils d'administration des établissements fondateurs. | |
| 882 | ||
| 883 | Le président et le vice-président de la commission médicale d'établissement sont membres de droit du conseil d'administration de l'établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2° ci-dessus. | |
| 884 | ||
| 885 | Dans les centres hospitaliers régionaux faisant partie d'un centre hospitalier et universitaire, le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine ou le président du comité de coordination de l'enseignement médical est, en outre, membre de droit du conseil d'administration. | |
| 886 | ||
| 887 | La présidence du conseil d'administration des établissements communaux est assurée par le maire, celle du conseil d'administration des établissements départementaux par le président du conseil général. | |
| 888 | ||
| 889 | Toutefois, le président du conseil général ou le maire peut renoncer à la présidence du conseil d'administration pour la durée de son mandat électif. Dans ce cas, il désigne son remplaçant au sein de l'une des catégories mentionnées au 1° et au 5° ci-dessus. | |
| 890 | ||
| 891 | Le président du conseil d'administration désigne, parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus, celui qui le supplée en cas d'empêchement. | |
| 892 | ||
| 893 | Les représentants mentionnés au 1° ci-dessus sont désignés par les assemblées des collectivités territoriales qu'ils représentent. | |
| 894 | ||
| 895 | Pour les établissements intercommunaux, interdépartementaux et interhospitaliers l'acte de création désigne le président du conseil d'administration parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus. | |
| 896 | ||
| 897 | Les modalités d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 898 | ||
| 899 | **Article LEGIARTI000006694812** | |
| 900 | ||
| 901 | Nul ne peut être membre d'un conseil d'administration : | |
| 902 | ||
| 903 | 1° A plus d'un titre ; | |
| 904 | ||
| 905 | 2° S'il encourt l'une des incapacités prévues par les articles L. 5 et L. 6 du code électoral ; | |
| 906 | ||
| 907 | 3° S'il a personnellement ou par l'intermédiaire de son conjoint, de ses ascendants ou descendants en ligne directe un intérêt direct ou indirect dans la gestion d'un établissement de santé privé ; toutefois, cette incompatibilité n'est pas opposable aux représentants du personnel lorsqu'il s'agit d'établissements de santé privés qui assurent, hors d'une zone géographique déterminée par décret, l'exécution du service public hospitalier dans les conditions prévues aux articles L. 715-6 et L. 715-10 ; | |
| 908 | ||
| 909 | 4° S'il est fournisseur de biens ou de services, lié à l'établissement par contrat ; | |
| 910 | ||
| 911 | 5° S'il est agent salarié de l'établissement. | |
| 912 | ||
| 913 | Toutefois, l'incompatibilité résultant de la qualité d'agent salarié n'est pas opposable aux représentants du personnel médical, pharmaceutique et odontologique, aux représentants du personnel titulaire de la fonction publique hospitalière, au représentant de la commission du service de soins infirmiers et au directeur de l'unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l'enseignement médical. | |
| 914 | ||
| 915 | Au cas où il est fait application des incompatibilités prévues ci-dessus au président du conseil général ou au maire, la présidence est dévolue à un représentant élu, désigné en son sein, respectivement par le conseil général ou le conseil municipal. | |
| 916 | ||
| 917 | Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président ou au vice-président de la commission médicale d'établissement, au directeur de l'unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l'enseignement médical, la commission médicale d'établissement, le conseil de l'unité ou le comité de coordination élit en son sein un remplaçant. | |
| 918 | ||
| 919 | **Article LEGIARTI000006694818** | |
| 920 | ||
| 921 | Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : | |
| 922 | ||
| 923 | 1° Le projet d'établissement, y compris le projet médical, et le contrat pluriannuel visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, après avoir entendu le président de la commission médicale d'établissement ; | |
| 924 | ||
| 925 | 2° Les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 926 | ||
| 927 | 3° Le rapport prévu à l'article L. 714-6 ainsi que le budget et les décisions modificatives y compris les propositions de dotation globale et de tarifs de prestations mentionnés aux articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de la sécurité sociale ; | |
| 928 | ||
| 929 | 4° Les comptes et l'affectation des résultats d'exploitation ; | |
| 930 | ||
| 931 | 5° Les créations, suppressions, transformations de structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 932 | ||
| 933 | 6° Les emplois des personnels de direction et les emplois de praticiens hospitaliers à temps plein et à temps partiel à l'exception des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 934 | ||
| 935 | 7° Les conventions passées en application de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée, des textes pris pour son application, et de l'article L. 715-11 ; | |
| 936 | ||
| 937 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionné à l'article L. 712-3-3, les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 938 | ||
| 939 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 940 | ||
| 941 | 10° Le tableau des emplois permanents à l'exception de ceux mentionnés au 6° ainsi que ceux des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 942 | ||
| 943 | 11° Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles et leur affectation ; les conditions des baux de plus de dix-huit ans ; | |
| 944 | ||
| 945 | 12° Les emprunts ; | |
| 946 | ||
| 947 | 13° Le règlement intérieur dans le respect des dispositions prévues à l'article L. 710-1-2 ; | |
| 948 | ||
| 949 | 14° Les règles concernant l'emploi des diverses catégories de personnels, pour autant qu'elles n'ont pas été fixées par des dispositions législatives ou réglementaires ; | |
| 950 | ||
| 951 | 15° L'acceptation et le refus des dons et legs ; | |
| 952 | ||
| 953 | 16° Les actions judiciaires et les transactions ; | |
| 954 | ||
| 955 | 17° Les hommages publics ; | |
| 956 | ||
| 957 | 18° La création d'une structure prévue à l'article L. 714-36 ; | |
| 958 | ||
| 959 | 19° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 960 | ||
| 961 | **Article LEGIARTI000006694821** | |
| 962 | ||
| 963 | Les délibérations prévues par l'article L. 714-4 deviennent exécutoires selon les modalités suivantes : | |
| 964 | ||
| 965 | 1° Les délibérations portant sur les matières énumérées aux 4°, 5° et 8° à 17° sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le représentant de l'Etat. | |
| 966 | ||
| 967 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit, pour avis, la chambre régionale des comptes, dans les quinze jours suivant leur réception, des délibérations dont il estime qu'elles entraînent des dépenses de nature à menacer l'équilibre budgétaire de l'établissement. Il informe sans délai l'établissement de cette saisine, qu'il peut assortir d'un sursis à exécution. Sur avis conforme de la chambre régionale des comptes, rendu dans un délai de trente jours suivant la saisine, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut annuler la délibération ainsi mise en cause. | |
| 968 | ||
| 969 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation défère au tribunal administratif les délibérations portant sur ces matières qu'il estime illégales dans les deux mois suivant leur réception. Il informe sans délai l'établissement et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de la délibération attaquée ; | |
| 970 | ||
| 971 | 2° Les délibérations portant sur les matières mentionnées aux 1°, à l'exclusion du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, à l'exception du rapport prévu à l'article L. 714-6, 6° et 7°, sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 972 | ||
| 973 | A l'exception de celles mentionnées au 3°, et sans préjudice de l'application de l'article L. 712-8, elles sont réputées approuvées si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation n'a pas fait connaître son opposition dans un délai déterminé. Ce délai est de six mois pour les délibérations indiquées au 1°, de deux mois pour les délibérations indiquées au 2° et de trente jours pour les délibérations indiquées aux 6° et 7°. Ces délais courent à compter de la date de réception des délibérations par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 974 | ||
| 975 | Les délibérations mentionnées au 3° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation dans les conditions fixées aux articles L. 714-7 et L. 714-8. | |
| 976 | ||
| 977 | **Article LEGIARTI000006694824** | |
| 978 | ||
| 979 | Avant le 30 juin de chaque année, le conseil d'administration délibère sur un rapport présenté par le directeur portant sur les objectifs et prévisions d'activité de l'établissement pour l'année à venir et sur l'adaptation des moyens qui paraissent nécessaires pour remplir les missions imparties par le projet d'établissement conformément aux engagements pris au contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 980 | ||
| 981 | Cette délibération et ce rapport sont transmis au représentant de l'Etat dans un délai de huit jours à compter de la délibération. | |
| 982 | ||
| 983 | **Article LEGIARTI000006694828** | |
| 984 | ||
| 985 | I. - Le budget et les décisions modificatives mentionnés au 3° de l'article L. 714-4 sont préparés et présentés par le directeur. Le budget de l'année est voté par le conseil d'administration au plus tard le 15 octobre de l'année précédente. Il est établi en cohérence avec les éléments financiers figurant au contrat mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 986 | ||
| 987 | Les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes qui figurent au budget sont présentées et votées par groupes fonctionnels, dont la composition est conforme à une nomenclature fixée par décret. Les décisions modificatives sont présentées et votées dans les mêmes formes. | |
| 988 | ||
| 989 | Les délibérations relatives au budget et aux décisions modificatives sont transmises sans délai au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 990 | ||
| 991 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut modifier le montant global des dépenses et des recettes prévues ainsi que leur répartition entre les groupes fonctionnels compte tenu, d'une part et prioritairement, du montant de la dotation régionale définie à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale et, d'autre part, des orientations du schéma régional d'organisation sanitaire et des priorités de la politique de santé, du projet d'établissement mentionné à l'article L. 714-11, du contrat pluriannuel défini aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1 et de son exécution, ainsi que de l'activité et des coûts de l'établissement, appréciés selon les modalités prévues aux articles L. 710-6 et L. 710-7 et comparés à ceux des autres établissements de la région et de la France entière. | |
| 992 | ||
| 993 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de quarante-cinq jours à compter de la réception du budget ou des décisions modificatives pour faire connaître les modifications qu'il estime nécessaires. Ce délai est fixé à trente jours pour les décisions modificatives qui ne modifient pas le montant total des dépenses et des recettes du budget. Dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ces observations, le conseil d'administration peut faire de nouvelles propositions. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de trente jours à compter de la publication de la loi de financement de la sécurité sociale pour arrêter définitivement les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes du budget de l'année et, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestation mentionnés respectivement aux articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de la sécurité sociale. S'agissant des décisions modificatives, ce dernier délai est fixé à quinze jours à compter de la réception des propositions du conseil d'administration. | |
| 994 | ||
| 995 | Au vu de la décision motivée du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrêtée dans les conditions ci-dessus, le directeur procède, dans un délai de quinze jours suivant cette décision, à la répartition des autorisations de dépenses et des prévisions de recettes approuvées entre les comptes de chaque groupe fonctionnel. En sa plus prochaine séance, le conseil d'administration est informé de cette répartition. Le budget ainsi réparti est exécutoire à compter de la date de sa transmission au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 996 | ||
| 997 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à chacun des établissements de délibérer sur une décision modificative prenant en compte les corrections budgétaires ainsi que l'ajustement de la dotation globale et des tarifs de prestations, rendus nécessaires pour permettre le respect du montant de la dotation régionale en cas de révision de son montant. | |
| 998 | ||
| 999 | A défaut d'adoption par le conseil d'administration de la décision modificative mentionnée à l'alinéa précédent dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la décision modificative du budget, la rend exécutoire et arrête, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations. | |
| 1000 | ||
| 1001 | **Article LEGIARTI000006694832** | |
| 1002 | ||
| 1003 | Lorsque le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate que cette répartition n'ouvre pas les crédits nécessaires au respect des obligations et des engagements de l'établissement ou modifie la répartition des dépenses par groupes fonctionnels qu'il avait précédemment arrêtée, il règle le budget et le rend exécutoire en assortissant sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1004 | ||
| 1005 | **Article LEGIARTI000006694835** | |
| 1006 | ||
| 1007 | Si le budget n'est pas adopté par le conseil d'administration avant le 1er janvier de l'exercice auquel il s'applique, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit sans délai la chambre régionale des comptes qui, dans un délai de trente jours, formule des propositions permettant d'arrêter le budget. Le président du conseil d'administration peut, à sa demande, présenter oralement ses observations à la chambre régionale des comptes. Il est assisté par le directeur de l'établissement. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête le budget et le rend exécutoire. Si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation s'écarte des propositions de la chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1008 | ||
| 1009 | En cas de carence de l'ordonnateur, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après mise en demeure et à défaut d'exécution dans le délai de trente jours, procéder au mandatement d'office d'une dépense ou au recouvrement d'une recette régulièrement inscrite au budget initial et aux décisions modificatives éventuelles. | |
| 1010 | ||
| 1011 | **Article LEGIARTI000006694838** | |
| 1012 | ||
| 1013 | Dans le cadre des marchés publics, y compris les travaux sur mémoires et achats sur factures, lorsque des intérêts moratoires ne sont pas mandatés en même temps que le principal, ce dernier étant d'un montant supérieur à un seuil fixé par décret, le comptable assignataire de la dépense en informe l'ordonnateur et le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans un délai de dix jours suivant la réception de l'ordre de paiement. Dans un délai de quinze jours, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation adresse à l'ordonnateur une mise en demeure de mandatement. A défaut d'exécution dans le délai d'un mois, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation procède d'office, dans le délai de dix jours, au mandatement de la dépense. | |
| 1014 | ||
| 1015 | Lorsque le mandatement des intérêts moratoires exige un virement de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel du budget et qu'au terme du délai d'un mois dont dispose l'ordonnateur le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate qu'il n'a pas été procédé à ce virement, il y procède d'office. Il règle et rend exécutoire le budget rectifié en conséquence. Il procède ensuite au mandatement d'office dans les quinze jours. | |
| 1016 | ||
| 1017 | Si, dans le délai d'un mois dont il dispose pour mandater les intérêts moratoires, l'ordonnateur notifie un refus d'exécution motivé par l'insuffisance des crédits disponibles dans le groupe fonctionnel considéré du budget ou si, dans ce même délai, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate cette insuffisance, celui-ci, dans un délai de quinze jours à compter de cette notification ou de cette constatation, adresse une mise en demeure à l'établissement. Si, dans un délai d'un mois, une décision modificative n'a pas été votée par le conseil d'administration et ne lui a pas été transmise pour approbation, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation règle et rend exécutoire le budget rectifié en conséquence. Il procède ensuite au mandatement d'office dans les quinze jours. | |
| 1018 | ||
| 1019 | **Article LEGIARTI000006694840** | |
| 1020 | ||
| 1021 | Les marchés des établissements publics de santé sont exécutoires dès leur réception par le représentant de l'Etat. Celui-ci défère au tribunal administratif, dans les deux mois suivant cette réception, les décisions qu'il estime illégales. Il informe sans délai le président du conseil d'administration et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de l'acte attaqué. | |
| 1022 | ||
| 1023 | **Article LEGIARTI000006694844** | |
| 1024 | ||
| 1025 | Le projet d'établissement définit, notamment sur la base du projet médical, les objectifs généraux de l'établissement dans le domaine médical et des soins infirmiers, de la recherche biomédicale, de la politique sociale, des plans de formation, de la gestion et du système d'information. Ce projet, qui doit être compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire, détermine les moyens d'hospitalisation, de personnel et d'équipement de toute nature dont l'établissement doit disposer pour réaliser ses objectifs. | |
| 1026 | ||
| 1027 | Le projet d'établissement est établi pour une durée maximale de cinq ans. Il peut être révisé avant ce terme. | |
| 1028 | ||
| 1029 | **Article LEGIARTI000006694848** | |
| 1030 | ||
| 1031 | Le directeur représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. | |
| 1032 | ||
| 1033 | Il prépare les travaux du conseil d'administration et lui soumet le projet d'établissement. Il est chargé de l'exécution des décisions du conseil d'administration et met en oeuvre la politique définie par ce dernier et approuvée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Il est compétent pour régler les affaires de l'établissement autres que celles qui sont énumérées à l'article L. 714-4. Il assure la gestion et la conduite générale de l'établissement, et en tient le conseil d'administration informé. A cet effet, il exerce son autorité sur l'ensemble du personnel dans le respect des règles déontologiques ou professionnelles qui s'imposent aux professions de santé, des responsabilités qui sont les leurs dans l'administration des soins et de l'indépendance professionnelle du praticien dans l'exercice de son art. | |
| 1034 | ||
| 1035 | Le directeur ordonnateur des dépenses peut procéder en cours d'exercice à des virements de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel. Ces virements sont portés, sans délai, à la connaissance du comptable, du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et du conseil d'administration dans sa plus proche séance. | |
| 1036 | ||
| 1037 | Le directeur peut déléguer sa signature dans des conditions fixées par décret. | |
| 1038 | ||
| 1039 | **Article LEGIARTI000006694853** | |
| 1040 | ||
| 1041 | Dans le respect de leurs missions, les établissements publics de santé peuvent, à titre subsidiaire, assurer des prestations de service et exploiter des brevets et des licences. Les recettes dégagées par ces activités donnent lieu à l'inscription au budget de dépenses non comprises dans la dotation régionale prévue à l'article L. 714-7 du présent code et à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. | |
| 1042 | ||
| 1043 | Le déficit éventuel de ces activités n'est pas opposable aux collectivités publiques et organismes qui assurent le financement de l'établissement. | |
| 1044 | ||
| 1045 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret. | |
| 1046 | ||
| 1047 | **Article LEGIARTI000006694855** | |
| 1048 | ||
| 1049 | Les comptables des établissements publics de santé sont des comptables directs du Trésor ayant qualité de comptable principal. | |
| 1050 | ||
| 1051 | Lorsque le comptable de l'établissement notifie à l'ordonnateur sa décision de suspendre une dépense, celui-ci peut lui adresser un ordre de réquisition. Le comptable est tenu de s'y conformer, sauf en cas : | |
| 1052 | ||
| 1053 | 1° D'insuffisance de fonds disponibles ; | |
| 1054 | ||
| 1055 | 2° De dépenses ordonnancées sur des crédits irrégulièrement ouverts ou insuffisants ou sur des crédits autres que ceux sur lesquels elle devrait être imputée ; | |
| 1056 | ||
| 1057 | 3° D'absence de justification de service fait ou de défaut de caractère libératoire du règlement. | |
| 1058 | ||
| 1059 | L'ordre de réquisition est porté à la connaissance du conseil d'administration de l'établissement et notifié au trésorier-payeur général du département qui le transmet à la chambre régionale des comptes. | |
| 1060 | ||
| 1061 | En cas de réquisition, le comptable est déchargé de sa responsabilité. | |
| 1062 | ||
| 1063 | Le comptable assiste avec voix consultative au conseil d'administration de l'établissement lorsque celui-ci délibère sur des affaires de sa compétence. | |
| 1064 | ||
| 1065 | Les conditions de placement et de rémunération des fonds des établissements publics de santé sont déterminées par décret. | |
| 1066 | ||
| 1067 | A la demande de l'ordonnateur, le comptable informe ce dernier de la situation de paiement des mandats et du recouvrement des titres de recettes, de la situation de trésorerie et de tout élement utile à la bonne gestion de l'établissement. Il paie les mandats dans l'ordre de priorité indiqué par l'ordonnateur. | |
| 1068 | ||
| 1069 | **Article LEGIARTI000006694857** | |
| 1070 | ||
| 1071 | Les dispositions des articles L. 1611-5 et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales s'appliquent aux créances des établissements publics de santé. | |
| 1072 | ||
| 1073 | ## Section 2 : Organes représentatifs | |
| 1074 | ||
| 1075 | **Article LEGIARTI000006694861** | |
| 1076 | ||
| 1077 | Dans chaque établissement public de santé est instituée une commission médicale d'établissement composée des représentants des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques qui élit son président et dont la composition et les règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1078 | ||
| 1079 | La commission médicale d'établissement : | |
| 1080 | ||
| 1081 | 1° Prépare avec le directeur le projet médical de l'établissement qui définit, pour une durée maximale de cinq ans, les objectifs médicaux compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire ; | |
| 1082 | ||
| 1083 | 2° Prépare avec le directeur les mesures d'organisation des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques de l'établissement, conformément à la section III du présent chapitre ; | |
| 1084 | ||
| 1085 | 3° Prépare avec le directeur la définition des orientations et les mesures relatives à la politique d'amélioration continue de la qualité visée à l'article L. 710-4 ; | |
| 1086 | ||
| 1087 | 4° Organise la formation continue des praticiens visés au 2° de l'article L. 714-27 et, à cet effet, prépare avec le directeur les plans de formation correspondants ; exerce, en formation restreinte, les compétences relatives à la formation médicale continue des praticiens dans les conditions prévues à l'article L. 367-2 ; | |
| 1088 | ||
| 1089 | 5° Emet un avis sur le projet d'établissement, sur les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds, sur le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, sur le rapport prévu à l'article L. 714-6, sur le projet de budget, sur les comptes de l'établissement, ainsi que sur tous les aspects techniques et financiers des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques ; | |
| 1090 | ||
| 1091 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionnée à l'article L. 712-3-3, ainsi que sur les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1092 | ||
| 1093 | 7° Emet un avis sur le fonctionnement des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques, dans la mesure où ils intéressent la qualité des soins ou la santé des malades ; | |
| 1094 | ||
| 1095 | 8° Emet un avis sur le projet des soins infirmiers, tel qu'il est défini à l'article L. 714-26 ; | |
| 1096 | ||
| 1097 | 9° Emet un avis sur le bilan social, les plans de formation, et notamment ceux intéressant les personnels paramédicaux, et les modalités de mise en oeuvre d'une politique d'intéressement ; | |
| 1098 | ||
| 1099 | 10° Est régulièrement tenue informée de l'exécution du budget et des créations, suppressions ou transformations d'emplois de praticiens hospitaliers ; | |
| 1100 | ||
| 1101 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 et sur la désignation des responsables de ces centres ; | |
| 1102 | ||
| 1103 | 12° Emet un avis sur la création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1104 | ||
| 1105 | En outre, à la demande du président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement, de son propre président, du tiers de ses membres, ou du chef de service, ou du chef de département, ou du coordonnateur concerné, ou du responsable d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 714-25-2, la commission délibère sur les choix médicaux de l'année à venir dans le respect de la dotation budgétaire allouée et compte tenu de décisions prises par le conseil d'administration et le directeur en application des articles L. 714-4 et L. 714-12. | |
| 1106 | ||
| 1107 | La commission médicale d'établissement peut mandater son président pour préparer les décisions visées aux 1° et 2° du présent article. | |
| 1108 | ||
| 1109 | Le président de la commission médicale d'établissement est associé à la préparation du contrat pluriannuel prévu aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 1110 | ||
| 1111 | **Article LEGIARTI000006694865** | |
| 1112 | ||
| 1113 | Le comité technique d'établissement est obligatoirement consulté sur : | |
| 1114 | ||
| 1115 | 1° Le projet d'établissement, le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1 et les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 1116 | ||
| 1117 | 2° Le budget, le rapport prévu à l'article L. 714-6 et les comptes ainsi que le tableau des emplois ; | |
| 1118 | ||
| 1119 | 3° Les créations, suppressions, transformations des structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 1120 | ||
| 1121 | 4° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 ; | |
| 1122 | ||
| 1123 | 5° Les conditions et l'organisation du travail dans l'établissement, notamment les programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et leurs incidences sur la situation du personnel ; | |
| 1124 | ||
| 1125 | 6° Les règles concernant l'emploi des diverses catégories de personnels pour autant qu'elles n'ont pas été fixées par des dispositions législatives ou réglementaires ; | |
| 1126 | ||
| 1127 | 7° Les critères de répartition de certaines primes et indemnités ; | |
| 1128 | ||
| 1129 | 8° La politique générale de formation du personnel et notamment le plan de formation ; | |
| 1130 | ||
| 1131 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 1132 | ||
| 1133 | 10° Les actions de coopération visées aux sections 2, 3 et 4 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement de coopération sanitaire, à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1134 | ||
| 1135 | 11° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1136 | ||
| 1137 | **Article LEGIARTI000006694867** | |
| 1138 | ||
| 1139 | Un représentant du comité technique d'établissement et un représentant de la commission médicale d'établissement assistent, avec voix consultative, à chacune des réunions respectives de ces deux instances, dans des conditions fixées par décret. | |
| 1140 | ||
| 1141 | Les modalités d'application des articles L. 714-17 et L. 714-18 et notamment le nombre de membres titulaires et suppléants des comités techniques d'établissement ainsi que les règles de fonctionnement de ces comités sont fixés par voie réglementaire. | |
| 1142 | ||
| 1143 | Un décret définit les moyens dont disposent la commission médicale d'établissement et le comité technique d'établissement pour remplir leurs missions. | |
| 1144 | ||
| 1145 | **Article LEGIARTI000006695138** | |
| 1146 | ||
| 1147 | Dans chaque établissement public de santé, est institué un comité technique d'établissement présidé par le directeur, ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l'établissement et composé de représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires, élus par collèges définis en fonction des catégories mentionnées à l'article 4 de ce titre sur des listes présentées par les organisations syndicales représentatives au sein de chaque établissement pour chaque catégorie de personnel. | |
| 1148 | ||
| 1149 | La représentativité des organisations syndicales s'apprécie d'après les critères suivants : | |
| 1150 | ||
| 1151 | \- les effectifs ; | |
| 1152 | ||
| 1153 | \- l'indépendance ; | |
| 1154 | ||
| 1155 | \- les cotisations ; | |
| 1156 | ||
| 1157 | \- l'expérience et l'ancienneté du syndicat. | |
| 1158 | ||
| 1159 | Tout syndicat affilié à une organisation représentative sur le plan national est considéré comme représentatif dans l'établissement. | |
| 1160 | ||
| 1161 | Lorsqu'aucune organisation syndicale ne présente de liste ou lorsque la participation est inférieure à un taux fixé par décret, les listes peuvent être librement établies. | |
| 1162 | ||
| 1163 | ## Section 3 : Organisation des soins et fonctionnement médical | |
| 1164 | ||
| 1165 | **Article LEGIARTI000006694870** | |
| 1166 | ||
| 1167 | Pour l'accomplissement de leurs missions, les établissements publics de santé autres que les hôpitaux locaux sont organisés en services ou en départements créés par le conseil d'administration sur la base du projet d'établissement mentionné à l'article L. 714-11. | |
| 1168 | ||
| 1169 | Les services et les départements sont placés sous la responsabilité d'un médecin, biologiste, odontologiste ou pharmacien hospitalier. | |
| 1170 | ||
| 1171 | Les unités fonctionnelles sont les structures élémentaires de prise en charge des malades par une équipe soignante ou médico-technique, identifiées par leurs fonctions et leur organisation ainsi que les structures médicotechniques qui leur sont associées. | |
| 1172 | ||
| 1173 | Les services sont constitués d'unités fonctionnelles de même discipline. | |
| 1174 | ||
| 1175 | Les départements sont constitués d'au moins trois unités fonctionnelles. | |
| 1176 | ||
| 1177 | A titre exceptionnel, lorsqu'une unité fonctionnelle ne présente pas de complémentarité directe avec d'autres unités de même discipline ou qu'il n'existe pas d'unité ayant la même activité, elle peut constituer un service. | |
| 1178 | ||
| 1179 | **Article LEGIARTI000006694873** | |
| 1180 | ||
| 1181 | Dans chaque service ou département, il est institué un conseil de service ou de département constitué, selon l'importance du service ou du département, soit des personnels médicaux et non médicaux du service ou du département, soit des représentants des unités fonctionnelles, dans des conditions définies par voie réglementaire. | |
| 1182 | ||
| 1183 | Le conseil de service ou de département a notamment pour objet : | |
| 1184 | ||
| 1185 | \- de permettre l'expression des personnels ; | |
| 1186 | ||
| 1187 | \- de favoriser les échanges d'informations, notamment celles ayant trait aux moyens afférents au service ou au département ; | |
| 1188 | ||
| 1189 | \- de participer à l'élaboration du projet de service ou de département et du rapport d'activité ; | |
| 1190 | ||
| 1191 | \- de faire toute proposition sur le fonctionnement du service ou du département. | |
| 1192 | ||
| 1193 | Les modalités de fonctionnement du conseil sont fixées par le règlement intérieur de l'établissement. | |
| 1194 | ||
| 1195 | **Article LEGIARTI000006694875** | |
| 1196 | ||
| 1197 | Le chef de service ou de département assure la conduite générale du service ou du département et organise son fonctionnement technique, dans le respect de la responsabilité médicale de chaque praticien et des missions dévolues à chaque unité fonctionnelle par le projet de service ou de département. Il est assisté selon les activités du service ou du département par une sage-femme, un cadre paramédical ou un cadre médico-technique pour l'organisation, la gestion et l'évaluation des activités qui relèvent de leurs compétences. | |
| 1198 | ||
| 1199 | Le chef de service ou de département élabore avec le conseil de service ou de département un projet de service ou de département qui prévoit l'organisation générale, les orientations d'activité ainsi que les actions à mettre en oeuvre pour développer la qualité et l'évaluation des soins. | |
| 1200 | ||
| 1201 | Tous les deux ans, un rapport d'activité et d'évaluation établi dans les mêmes conditions précise l'état d'avancement du projet et comporte une évaluation de la qualité des soins. Ce rapport est remis, notamment, au directeur et au président de la commission médicale d'établissement. | |
| 1202 | ||
| 1203 | Des dispositions réglementaires fixent les modalités d'application du présent article. | |
| 1204 | ||
| 1205 | **Article LEGIARTI000006694877** | |
| 1206 | ||
| 1207 | L'unité fonctionnelle est placée sous la responsabilité d'un praticien titulaire ou d'un praticien hospitalo-universitaire temporaire du service ou du département dans le cadre de l'organisation générale définie par le chef de service ou de département et dans le respect du projet de service. | |
| 1208 | ||
| 1209 | A titre exceptionnel, un praticien hospitalier peut être chargé de plusieurs unités fonctionnelles. | |
| 1210 | ||
| 1211 | Le conseil d'administration désigne pour une période déterminée par voie réglementaire le praticien hospitalier chargé de l'unité fonctionnelle avec l'accord du chef de service ou de département après avis des praticiens titulaires du service ou du département et de la commission médicale d'établissement. | |
| 1212 | ||
| 1213 | **Article LEGIARTI000006694879** | |
| 1214 | ||
| 1215 | Avec l'accord des chefs de service ou de département intéressés, des services, des départements ou unités fonctionnelles peuvent être regroupés en fédérations en vue soit du rapprochement d'activités médicales complémentaires, soit d'une gestion commune de lits ou d'équipements, soit d'un regroupement des moyens en personnel ou pour la réalisation de plusieurs de ces objectifs. | |
| 1216 | ||
| 1217 | Les activités de la fédération sont placées sous la responsabilité d'un coordonnateur médecin, biologiste, pharmacien ou odontologiste hospitalier. Le coordonnateur est assisté par une sage-femme, un cadre paramédical, un membre du personnel soignant ou un membre du personnel médico-technique et par un membre du personnel administratif. | |
| 1218 | ||
| 1219 | L'organisation, le fonctionnement et l'intitulé de la fédération sont définis par un règlement intérieur. Le règlement intérieur est arrêté par le conseil d'administration après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement dans des conditions définies par voie réglementaire. Ce règlement intérieur précise notamment la nature et l'étendue des activités de la fédération, les modalités d'association des personnels à ces activités ainsi que les conditions de désignation et le rôle du coordonnateur et de ses assistants. | |
| 1220 | ||
| 1221 | **Article LEGIARTI000006694881** | |
| 1222 | ||
| 1223 | Les sages-femmes sont responsables de l'organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. Elles participent, dans les conditions prévues à l'article L. 714-23, à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens du service, du département ou d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 714-25-2. | |
| 1224 | ||
| 1225 | **Article LEGIARTI000006694883** | |
| 1226 | ||
| 1227 | Il est créé, dans chaque établissement, un service de soins infirmiers dont la direction est confiée à l'infirmier général, membre de l'équipe de direction. | |
| 1228 | ||
| 1229 | Une commission, présidée par le directeur du service des soins infirmiers et composée des différentes catégories de personnels du service de soins infirmiers, est instituée en son sein. Elle est consultée dans des conditions fixées par voie réglementaire sur : | |
| 1230 | ||
| 1231 | 1° L'organisation générale des soins infirmiers et de l'accompagnement des malades dans le cadre d'un projet de soins infirmiers ; | |
| 1232 | ||
| 1233 | 2° La recherche dans le domaine des soins infirmiers et l'évaluation de ces soins ; | |
| 1234 | ||
| 1235 | 3° L'élaboration d'une politique de formation ; | |
| 1236 | ||
| 1237 | 4° Le projet d'établissement. | |
| 1238 | ||
| 1239 | **Article LEGIARTI000006695142** | |
| 1240 | ||
| 1241 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1242 | ||
| 1243 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1244 | ||
| 1245 | [Dispositions déclarées inséparables de l'article L. 724-21 (alinéas 1 et 2) de la présente loi par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1246 | ||
| 1247 | Les chefs de service ou de département sont nommés, pour une durée de cinq ans renouvelable, par le ministre chargé de la santé après avis de la commission médicale d'établissement qui siège en formation restreinte aux praticiens titulaires et du conseil d'administration ; le renouvellement est prononcé après avis de la commission médicale d'établissement, puis du conseil d'administration, par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, y compris en ce qui concerne les chefs de service nommés avant l'entrée en vigueur de la loi n° 91-1406 du 31 décembre 1991 portant diverses dispositions d'ordre social. Il est subordonné au dépôt, auprès du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et des instances citées ci-dessus, quatre mois avant l'expiration du mandat, d'une demande de l'intéressé, accompagnée d'un bilan de son activité en qualité de chef de service ou de département et d'un projet pour le mandat sollicité. Le non-renouvellement est notifié à l'intéressé avant le terme de son mandat. Il peut être fait appel de cette décision dans un délai de deux mois auprès du ministre chargé de la santé. | |
| 1248 | ||
| 1249 | Les conditions de candidature et de nomination dans ces fonctions, dont certaines peuvent être propres à la psychiatrie, sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1250 | ||
| 1251 | Peuvent exercer la fonction de chef de service ou de département ou de responsable de structures créées, en application de l'article L. 714-25-2, les praticiens titulaires relevant d'un statut à temps plein ou, si l'activité du service, du département ou de la structure ou la situation des effectifs le justifient, les praticiens titulaires relevant d'un statut à temps partiel. | |
| 1252 | ||
| 1253 | Les dispositions du premier alinéa ne font pas obstacle à l'application des dispositions relatives aux sanctions prises en cas de faute ou d'insuffisance professionnelle et aux décisions prises dans l'intérêt du service. | |
| 1254 | ||
| 1255 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1256 | ||
| 1257 | Les fonctions hospitalières exercées par les professeurs des universités-praticiens hospitaliers cessent à la fin de l'année universitaire au cours de laquelle ils atteignent la limite d'âge fixée pour les praticiens hospitaliers. | |
| 1258 | ||
| 1259 | Toutefois, les professeurs des universités-praticiens hospitaliers qui bénéficient d'une prolongation d'activité au-delà de l'âge de soixante-cinq ans conformément à l'article 2 de la loi n° 86-1304 du 23 décembre 1986 relative à la limite d'âge et aux modalités de recrutement de certains fonctionnaires civils de l'Etat peuvent demander à poursuivre, en qualité de consultants, des fonctions hospitalières à l'exclusion de celles de chef de service. | |
| 1260 | ||
| 1261 | Les candidatures et la nature des missions confiées aux consultants, dans ou en dehors de l'établissement, sont examinées par le conseil d'administration et la commission médicale d'établissement qui émettent un avis motivé sur l'opportunité et le contenu de la demande. Le statut de consultant est fixé par décret. | |
| 1262 | ||
| 1263 | **Article LEGIARTI000006695146** | |
| 1264 | ||
| 1265 | Par dérogation aux dispositions des articles L. 714-20 à L. 714-25, le conseil d'administration d'un établissement public de santé peut décider d'arrêter librement l'organisation des soins et le fonctionnement médical de l'établissement, dans le respect du projet d'établissement approuvé. | |
| 1266 | ||
| 1267 | Cette décision est prise à l'initiative du président du conseil d'administration, du président de la commission médicale d'établissement ou du directeur de l'établissement, après avis conforme de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte aux praticiens titulaires. Le comité technique d'établissement est consulté. | |
| 1268 | ||
| 1269 | Dans ce cas, le conseil d'administration nomme les responsables des structures médicales et médico-techniques ainsi créées après avis de la commission médicale d'établissement qui siège en formation restreinte aux praticiens titulaires. Il prévoit, après consultation de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement, les modalités de participation et d'expression des personnels au fonctionnement de ces structures. La mise en place de celles-ci ne peut intervenir qu'à l'occasion des renouvellements des chefs de service en fonction à la date de promulgation de la loi n° 91-748 du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière [Dispositions déclarées inséparables de l'article L. 724-21 (alinéas 1 et 2) de la présente loi par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.]. | |
| 1270 | ||
| 1271 | Les dispositions du troisième alinéa ne font pas obstacle à l'application des dispositions relatives aux sanctions prises en cas de faute ou d'insuffisance professionnelle et aux décisions prises dans l'intérêt du service. | |
| 1272 | ||
| 1273 | ## Section 4 : La contractualisation interne | |
| 1274 | ||
| 1275 | **Article LEGIARTI000006694885** | |
| 1276 | ||
| 1277 | Les établissements publics de santé peuvent mettre en place des procédures de contractualisation interne. | |
| 1278 | ||
| 1279 | A cette fin, les équipes médicales et paramédicales peuvent à leur initiative proposer au directeur de l'établissement la création de centres de responsabilité. Ces propositions sont soumises pour avis à la commission médicale d'établissement et au comité technique d'établissement. La décision du directeur est motivée. | |
| 1280 | ||
| 1281 | Le directeur peut également décider de créer un centre de responsabilité après avis de la commission médicale d'établissement, du comité technique d'établissement et des équipes médicales et paramédicales concernées. | |
| 1282 | ||
| 1283 | Le responsable de chaque centre de responsabilité est proposé par les structures médicales qui le composent parmi les médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens membres des unités, services, départements et fédérations concernés. Le responsable est désigné par le directeur. La décision du directeur est motivée. | |
| 1284 | ||
| 1285 | Les centres de responsabilité bénéficient de délégations de gestion de la part du directeur. | |
| 1286 | ||
| 1287 | Ces délégations de gestion font l'objet d'un contrat négocié par le responsable du centre avec le directeur. Ce contrat définit également les objectifs, les moyens et les indicateurs de suivi des centres de responsabilité, les modalités de leur intéressement aux résultats de leur gestion, ainsi que les conséquences en cas d'inexécution du contrat. | |
| 1288 | ||
| 1289 | ## Section 5 : Les personnels des établissements publics de santé | |
| 1290 | ||
| 1291 | **Article LEGIARTI000006694888** | |
| 1292 | ||
| 1293 | Le personnel des établissements publics de santé comprend : | |
| 1294 | ||
| 1295 | 1° Des agents relevant des dispositions du titre IV du statut général des fonctionnaires ; | |
| 1296 | ||
| 1297 | 2° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens dont les statuts et le régime de protection sociale, qui sont différents selon que ces praticiens consacrent tout ou partie de leur activité à ces établissements, sont établis par voie réglementaire ; | |
| 1298 | ||
| 1299 | 3° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens attachés des hôpitaux dont le statut est établi par voie réglementaire. | |
| 1300 | ||
| 1301 | En outre, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, des médecins, biologistes, pharmaciens et odontologistes contractuels peuvent être recrutés dans des conditions déterminées par voie réglementaire. | |
| 1302 | ||
| 1303 | Les dispositions des 2° et 3° du présent article ne sont pas applicables aux praticiens des hôpitaux locaux, mentionnés à l'article L. 711-6, qui assurent les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 ; les conditions dans lesquelles ces dispositions peuvent être applicables aux praticiens des hôpitaux locaux assurant les soins définis au b du 1° et au 2° de l'article L. 711-2 sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1304 | ||
| 1305 | **Article LEGIARTI000006694892** | |
| 1306 | ||
| 1307 | Les personnels des établissements publics de santé bénéficient soit des dispositions prévues à l'article L. 714-22, soit, pour les personnels qui ne relèvent pas de ces dispositions, d'un droit à l'expression directe et collective sur le contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail, dont les modalités d'exercice sont définies par voie réglementaire. | |
| 1308 | ||
| 1309 | **Article LEGIARTI000006694895** | |
| 1310 | ||
| 1311 | En cas d'exercice de l'activité à temps partiel, la nomination des intéressés peut, sauf démission, être remise en cause dans les six mois qui précèdent l'expiration de chacune des périodes quinquennales d'exercice. | |
| 1312 | ||
| 1313 | Le conseil d'administration de l'établissement, agissant de sa propre initiative ou à la demande du médecin inspecteur régional de la santé, après audition de l'intéressé et avis de la commission médicale d'établissement, demande au préfet du département, par une délibération motivée, de mettre fin aux fonctions de l'intéressé. | |
| 1314 | ||
| 1315 | Le préfet statue dans les trois mois de la saisine, sur avis conforme d'une commission paritaire régionale, dont la composition sera fixée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1316 | ||
| 1317 | L'intéressé ou le médecin inspecteur régional de la santé peut exercer un recours à l'encontre de cette décision dans les deux mois de la notification qui leur en est faite, devant une commission nationale paritaire dont la composition sera fixée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1318 | ||
| 1319 | Cette commission doit statuer dans les trois mois de sa saisine après audition des intéressés ou de leurs représentants. | |
| 1320 | ||
| 1321 | ## Section 6 : Dispositions diverses | |
| 1322 | ||
| 1323 | **Article LEGIARTI000006694898** | |
| 1324 | ||
| 1325 | Dès lors que l'intérêt du service public hospitalier n'y fait pas obstacle, les praticiens statutaires exerçant à temps plein dans les établissements publics de santé sont autorisés à exercer une activité libérale dans les conditions définies ci-après. | |
| 1326 | ||
| 1327 | **Article LEGIARTI000006694902** | |
| 1328 | ||
| 1329 | L'activité libérale peut comprendre des consultations, des actes et des soins en hospitalisation ; elle s'exerce exclusivement au sein des établissements dans lesquels les praticiens ont été nommés ou, dans le cas d'une activité partagée, dans l'établissement où ils exercent la majorité de leur activité publique, à la triple condition : | |
| 1330 | ||
| 1331 | 1° Que les praticiens exercent personnellement et à titre principal une activité de même nature dans le secteur hospitalier public ; | |
| 1332 | ||
| 1333 | 2° Que la durée de l'activité libérale n'excéde pas 20 % de la durée de service hospitalier hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens ; | |
| 1334 | ||
| 1335 | 3° Que le nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité libérale soit inférieur au nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité publique. | |
| 1336 | ||
| 1337 | Aucun lit ni aucune installation médico-technique ne doit être réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 1338 | ||
| 1339 | Des dispositions réglementaires fixent les modalités d'exercice de l'activité libérale. | |
| 1340 | ||
| 1341 | **Article LEGIARTI000006694906** | |
| 1342 | ||
| 1343 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, le praticien exerçant une activité libérale perçoit ses honoraires par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1344 | ||
| 1345 | L'activité libérale donne lieu au versement à l'établissement par le praticien d'une redevance dans des conditions déterminées par décret. | |
| 1346 | ||
| 1347 | **Article LEGIARTI000006694909** | |
| 1348 | ||
| 1349 | Les modalités d'exercice de l'activité libérale font l'objet d'un contrat conclu entre le praticien concerné et l'établissement public de santé sur la base d'un contrat type d'activité libérale établi par voie réglementaire. | |
| 1350 | ||
| 1351 | Ce contrat est approuvé par le représentant de l'Etat dans le département, après avis du conseil d'administration et de la commission médicale d'établissement, pour une durée de cinq ans, renouvelable. L'approbation du contrat vaut autorisation d'exercice de l'activité libérale. | |
| 1352 | ||
| 1353 | Des modalités différentes peuvent être prévues par les statuts mentionnés au 2° de l'article L. 714-27 en ce qui concerne la protection sociale des praticiens hospitaliers selon qu'ils concluent ou non un contrat d'activité libérale, en application du présent article. | |
| 1354 | ||
| 1355 | **Article LEGIARTI000006694912** | |
| 1356 | ||
| 1357 | Il est institué, dans chaque établissement public de santé où s'exerce une activité libérale, une commission de l'activité libérale chargée de veiller au bon déroulement de cette activité. | |
| 1358 | ||
| 1359 | Il est institué auprès du ministre chargé de la santé une commission nationale de l'activité libérale. | |
| 1360 | ||
| 1361 | Les attributions, la composition et les conditions de fonctionnement de ces commissions sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1362 | ||
| 1363 | Ces commissions peuvent, sous réserve du respect du secret médical, demander toutes informations utiles sur l'activité libérale d'un praticien, et notamment communication des statistiques de son activité qui sont détenues par les organismes de sécurité sociale compétents. | |
| 1364 | ||
| 1365 | **Article LEGIARTI000006694915** | |
| 1366 | ||
| 1367 | L'autorisation peut être suspendue ou retirée par le représentant de l'Etat dans le département lorsque le praticien méconnaît les obligations qui lui incombent en vertu des lois et règlements et les dispositions du contrat ; cette décision est prise après avis ou sur proposition de la commission mentionnée au premier alinéa de l'article L. 714-34 dans des conditions définies par décret. | |
| 1368 | ||
| 1369 | Le ministre chargé de la santé, saisi dans le cadre d'un recours hiérarchique des contestations relatives aux décisions prises en application de l'alinéa précédent, doit statuer après avis de la commission nationale mentionnée à l'article L. 714-34. | |
| 1370 | ||
| 1371 | **Article LEGIARTI000006694918** | |
| 1372 | ||
| 1373 | Dans le respect des dispositions relatives au service public hospitalier édictées à la section II du chapitre Ier du présent titre, et dans les conditions et sous les garanties fixées par voie réglementaire, les centres hospitaliers autres que les centres hospitaliers régionaux peuvent être autorisés à créer et faire fonctionner une structure médicale dans laquelle les malades, blessés et femmes enceintes admis à titre payant peuvent faire appel aux médecins, chirurgiens, spécialistes ou sages-femmes de leur choix autres que ceux exerçant leur activité à titre exclusif dans l'établissement. | |
| 1374 | ||
| 1375 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, les intéressés perçoivent leurs honoraires, minorés d'une redevance, par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1376 | ||
| 1377 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 712-8, la création ou l'extension d'une telle structure est soumise à l'autorisation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. L'autorisation est accordée pour une durée déterminée. Elle peut être suspendue ou retirée en cas de non-respect par l'établissement de la réglementation applicable à ces structures. | |
| 1378 | ||
| 1379 | Pour chaque discipline ou spécialité, l'établissement ne peut réserver à cette structure plus du tiers de la capacité d'accueil, en lits et places, dont il dispose pour ladite discipline ou spécialité. | |
| 1380 | ||
| 1381 | **Article LEGIARTI000006694922** | |
| 1382 | ||
| 1383 | Lorsque, par suite d'un changement de circonstances, l'exécution des conditions et charges grevant une donation ou un legs fait à un établissement public de santé devient soit extrêmement difficile, soit sérieusement dommageable, la révision de ces conditions et charges peut être autorisée par arrêté du commissaire de la République si l'auteur de la libéralité ou ses ayants droit acceptent les mesures envisagées ; dans les autres cas, la révision est autorisée dans les conditions prévues aux articles 900-2 à 900-8 du code civil. | |
| 1384 | ||
| 1385 | **Article LEGIARTI000006694926** | |
| 1386 | ||
| 1387 | Les établissements publics de santé peuvent toujours exercer leurs recours, s'il y a lieu, contre les hospitalisés, contre leurs débiteurs et contre les personnes désignées par les articles 205, 206, 207 et 212 du Code civil. | |
| 1388 | ||
| 1389 | Ces recours relèvent de la compétence du juge aux affaires familiales. | |
| 1390 | ||
| 1391 | **Article LEGIARTI000006694929** | |
| 1392 | ||
| 1393 | Les effets mobiliers, apportés par les personnes décédées dans les établissements publics de santé après y avoir été traitées gratuitement, appartiennent auxdits établissements publics de santé à l'exclusion des héritiers et du domaine en cas de déshérence. | |
| 1394 | ||
| 1395 | Les héritiers et légataires des personnes dont le traitement et l'entretien ont été acquittés de quelque manière que ce soit, peuvent exercer leurs droits sur tous les effets apportés dans les établissements publics de santé par lesdites personnes malades ou valides ; dans le cas de déshérence, les mêmes effets appartiennent aux établissements publics de santé. | |
| 1396 | ||
| 1397 | Le présent article n'est pas applicable aux militaires et marins soignés dans les établissements publics de santé. | |
| 1398 | ||
| 1399 | **Article LEGIARTI000006694932** | |
| 1400 | ||
| 1401 | Les obligations imposées aux établissements publics de santé ne peuvent, dans aucun cas, porter préjudice au service des fondations et de l'assistance publique. | |
| 1402 | ||
| 1403 | L'Etat doit à ces établissements une allocation égale aux frais qui leur incombent par suite du traitement des malades militaires. | |
| 1404 | ||
| 1405 | **Article LEGIARTI000006694935** | |
| 1406 | ||
| 1407 | La dépense des travaux de construction ou d'appropriation, reconnus nécessaires pour l'établissement, dans les hospices civils des services hospitaliers des garnisons est exclusivement à la charge de l'Etat. Nul travail ne pourra être exécuté sans l'assentiment de la commission administrative de l'hôpital et du conseil municipal de la ville, et sans l'accord préalable des ministres de la défense nationale et de la santé publique et de la population. | |
| 1408 | ||
| 1409 | Toutefois, les traités particuliers conclus avec les communes qui ont pris envers l'Etat l'engagement d'assurer le traitement des malades militaires dans les établissements publics de santé demeurent exécutoires. | |
| 1410 | ||
| 1411 | **Article LEGIARTI000006694938** | |
| 1412 | ||
| 1413 | Les précédentes dispositions ne portent pas atteinte aux droits des communes sur les lits des établissements publics de santé d'une autre commune, ni aux droits quelconques résultant des fondations faites par les départements, les communes ou les particuliers qui doivent être respectés. | |
| 1414 | ||
| 1415 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 1416 | ||
| 1417 | **Article LEGIARTI000006694942** | |
| 1418 | ||
| 1419 | Dans les établissements de santé privés, quel que soit leur statut, les salariés sont représentés dans les conseils d'administration ou dans les conseils de surveillance ou dans les organes qui en tiennent lieu selon des modalités prévues à l'article L. 432-6 du code du travail, sous réserve des adaptations nécessaires fixées par voie réglementaire et dans le respect des obligations imposées par l'article L. 432-7 du même code. | |
| 1420 | ||
| 1421 | Un décret apporte aux modalités de la représentation des salariés les adaptations nécessaires en fonction de la nature juridique des établissements. | |
| 1422 | ||
| 1423 | **Article LEGIARTI000006694945** | |
| 1424 | ||
| 1425 | Toute personne qui ouvre ou gère un établissement de santé privé ou installe dans un établissement privé concourant aux soins médicaux des équipements matériels lourds en infraction aux dispositions des articles L. 712-8 et L. 712-13 ci-dessus est passible d'une amende de 1 000 000 F (1). | |
| 1426 | ||
| 1427 | Est passible de la même peine toute personne qui passe outre à la suspension ou au retrait d'autorisation prévus aux articles L. 715-2 et L. 712-18 ci-dessus. | |
| 1428 | ||
| 1429 | En cas de récidive, la peine prévue au présent article est portée au double et peut être assortie de la confiscation des équipements installés sans autorisation. | |
| 1430 | ||
| 1431 | (1) Amende applicable depuis le 4 août 1991. | |
| 1432 | ||
| 1433 | **Article LEGIARTI000006694947** | |
| 1434 | ||
| 1435 | La comptabilité des établissements d'hospitalisation privés doit être mise, sur demande, à la disposition exclusive de l'administration habilitée à donner son accord sur la détermination du prix de journée. | |
| 1436 | ||
| 1437 | ## Section 2 : Dispositions propres aux établissements de santé privés qui assurent l'exécution du service public hospitalier ou sont associés à son fonctionnement | |
| 1438 | ||
| 1439 | **Article LEGIARTI000006694950** | |
| 1440 | ||
| 1441 | Les établissements de santé privés peuvent être admis à assurer l'exécution du service public hospitalier dans les conditions prévues par la présente section, sur leur demande ou sur celle de la personne morale dont ils dépendent, sous réserve qu'ils s'engagent à respecter les obligations de service public imposées aux établissements publics de santé par les dispositions des articles L. 711-1 à L. 711-4. Les établissements de santé privés assurant l'exécution du service public hospitalier sont assimilés aux établissements publics de santé en ce qui concerne l'accès des assurés sociaux et des personnes bénéficiaires de l'aide sociale. | |
| 1442 | ||
| 1443 | **Article LEGIARTI000006694952** | |
| 1444 | ||
| 1445 | Les établissements de santé privés à but non lucratif sont admis à participer à l'exécution du service public hospitalier lorsqu'ils répondent à des conditions d'organisation et de fonctionnement fixées par décret et qu'ils établissent un projet d'établissement tel que défini à l'article L. 714-11 compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 1446 | ||
| 1447 | La décision d'admission à participer au service public hospitalier est prise par le ministre chargé de la santé ; le refus d'admission doit être motivé. | |
| 1448 | ||
| 1449 | **Article LEGIARTI000006694955** | |
| 1450 | ||
| 1451 | Le budget et les décisions modificatives des établissements mentionnés à l'article L. 715-6 sont, en tant qu'ils concernent leurs activités de participation au service public, soumis à l'approbation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans les délais et selon les modalités fixées à l'article L. 714-7. | |
| 1452 | ||
| 1453 | Pour le calcul de leur dotation globale et des tarifs de prestations, la prise en compte des dotations aux comptes d'amortissements et aux comptes de provisions ainsi que, le cas échéant, des dotations annuelles aux fonds de roulement et des annuités d'emprunts contractés en vue de la constitution de ces fonds est effectuée selon des conditions déterminées par des dispositions réglementaires ; celles-ci fixent également les règles selon lesquelles le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut subordonner cette prise en compte à un engagement pris par l'organisme gestionnaire de l'établissement de procéder, en cas de cessation d'activité, à la dévolution de tout ou partie du patrimoine de l'établissement à une collectivité publique ou à un établissement public ou privé poursuivant un but similaire. | |
| 1454 | ||
| 1455 | Les établissements bénéficient pour leur équipement des avantages prévus pour les établissements publics de santé. | |
| 1456 | ||
| 1457 | Ils peuvent faire appel à des praticiens hospitaliers dans les conditions prévues par les statuts de ces praticiens. Ils peuvent, par dérogation aux dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1 et L. 122-1-2 du code du travail, recruter des praticiens par contrat à durée déterminée pour une période égale au plus à quatre ans. | |
| 1458 | ||
| 1459 | **Article LEGIARTI000006694958** | |
| 1460 | ||
| 1461 | Les dispositions des articles L. 714-6 et L. 714-11 sont applicables aux établissements mentionnés à l'article L. 715-6. Le projet d'établissement est approuvé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans un délai de six mois. | |
| 1462 | ||
| 1463 | Tout établissement de santé privé participant au service public hospitalier doit comporter une commission médicale élue par les praticiens qui y exercent, dont il fixe les modalités d'organisation et de fonctionnement et qui est consultée notamment sur le projet de contrat pluriannuel visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, sur le projet d'établissement et sur le projet de budget. | |
| 1464 | ||
| 1465 | **Article LEGIARTI000006694960** | |
| 1466 | ||
| 1467 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 715-2, les dispositions du premier alinéa de l'article L. 712-20 sont applicables aux établissements privés participant au service public hospitalier. | |
| 1468 | ||
| 1469 | La demande du ministre doit être motivée et les motifs exposés à l'établissement. | |
| 1470 | ||
| 1471 | Au cas où la demande du ministre n'est pas suivie d'effet dans le délai de quatre mois, l'établissement peut être rayé par arrêté de la liste des établissements participant au service public hospitalier. | |
| 1472 | ||
| 1473 | **Article LEGIARTI000006694964** | |
| 1474 | ||
| 1475 | Les établissements d'hospitalisation privés, autres que ceux visés aux articles L. 715-6 et L. 715-13, peuvent conclure avec l'Etat des contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier. | |
| 1476 | ||
| 1477 | Ces contrats comportent : | |
| 1478 | ||
| 1479 | 1° De la part de l'Etat, l'engagement de n'autoriser ou de n'admettre, dans une zone et pendant une période déterminée, la création ou l'extension d'aucun autre établissement ou service d'hospitalisation de même nature aussi longtemps que les besoins déterminés par la carte sanitaire demeurent satisfaits ; | |
| 1480 | ||
| 1481 | 2° De la part du concessionnaire, l'engagement de satisfaire aux obligations définies à l'article L. 715-5. L'établissement concessionnaire conserve son individualité et son statut propre pour tout ce qui concerne sa gestion. | |
| 1482 | ||
| 1483 | Ces contrats sont approuvés selon les modalités prévues à l'article L. 712-16. | |
| 1484 | ||
| 1485 | Ces concessionnaires ne peuvent recevoir de subventions pour leurs équipements, à l'exception des subventions du Fonds pour la modernisation des cliniques privées. | |
| 1486 | ||
| 1487 | **Article LEGIARTI000006694967** | |
| 1488 | ||
| 1489 | Les établissements de santé privés autres que ceux qui assurent le service public hospitalier peuvent conclure, pour un ou plusieurs objectifs déterminés, soit avec un établissement public de santé, soit avec un syndicat interhospitalier, des accords en vue de leur association au fonctionnement du service public hospitalier, à condition d'avoir passé convention avec des organismes de sécurité sociale. | |
| 1490 | ||
| 1491 | Ils peuvent alors demander à bénéficier des services communs gérés par le syndicat interhospitalier du lieu de leur implantation. L'autorisation est accordée selon les modalités prévues à l'article L. 713-10. | |
| 1492 | ||
| 1493 | ## Section 3 : Dispositions relatives aux établissements de santé privés ne participant pas au service public hospitalier | |
| 1494 | ||
| 1495 | **Article LEGIARTI000006694970** | |
| 1496 | ||
| 1497 | Les praticiens qui exercent leur activité dans un établissement de santé privé ne participant pas au service public hospitalier forment de plein droit une conférence médicale, chargée de veiller à l'indépendance professionnelle des praticiens et de participer à l'évaluation des soins. La conférence donne son avis sur la politique médicale de l'établissement ainsi que sur l'élaboration des prévisions annuelles d'activité de l'établissement. | |
| 1498 | ||
| 1499 | Ces prévisions d'activité doivent être communiquées à l'agence régionale de l'hospitalisation selon les modalités définies par le contrat prévu aux articles L. 710-16 et L. 710-16-2. | |
| 1500 | ||
| 1501 | **Article LEGIARTI000006694972** | |
| 1502 | ||
| 1503 | Les établissements de santé privés à but non lucratif ne participant pas à l'exécution du service public hospitalier mentionnés à l'article L. 174-1 du code de la sécurité sociale sont, pour ce qui concerne leurs activités définies par les articles L. 711-1 et L. 711-2 et la procédure budgétaire applicable, soumis aux dispositions fixées à l'article L. 714-7 et au deuxième alinéa de l'article L. 715-7. | |
| 1504 | ||
| 1505 | Ces établissements sont assimilés aux établissements publics de santé en ce qui concerne l'accès des assurés sociaux et des personnes bénéficiaires de l'aide sociale. | |
| 1506 | ||
| 1507 | Ils doivent satisfaire aux conditions fixées par le premier alinéa de l'article L. 715-8 et relèvent des dispositions de l'article L. 710-16-1. | |
| 1508 | ||
| 1509 | ## Section 1 : Expérimentations | |
| 1510 | ||
| 1511 | **Article LEGIARTI000006694976** | |
| 1512 | ||
| 1513 | En vue de mieux répondre aux besoins de la population et de contribuer à la maîtrise des dépenses de santé, un régime expérimental relatif à l'autorisation d'installation des équipements matériels lourds définis par l'article L. 712-19, permettant de déroger aux dispositions de l'article L. 712-9, 1° et 2°, pourra être institué dans une ou plusieurs régions sanitaires par arrêtés des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. | |
| 1514 | ||
| 1515 | Ces arrêtés déterminent la liste des équipements pouvant bénéficier de ces dispositions et les régions concernées. | |
| 1516 | ||
| 1517 | Toute expérimentation réalisée dans le cadre de ce régime doit donner lieu, dans un délai maximum de trois ans à compter de la promulgation de la loi n° 94-43 du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale, à la conclusion d'un contrat entre le demandeur de l'autorisation, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et les organismes d'assurance maladie. Le contrat est conclu pour une durée fixée par référence aux dispositions de l'article L. 712-14. Sa conclusion vaut autorisation. | |
| 1518 | ||
| 1519 | Ce contrat a pour objet de fixer des modalités particulières d'exploitation et de tarification, ou de prévoir les conditions dans lesquelles le demandeur compensera intégralement, par des suppressions de lits ou de places d'hospitalisation ou d'activités de soins ou d'équipements matériels lourds ou de toute prestation en nature prise en charge par l'assurance maladie, les coûts résultant pour l'assurance maladie de la mise en service de l'équipement autorisé à titre expérimental. | |
| 1520 | ||
| 1521 | L'application de ce contrat fait l'objet d'une évaluation annuelle et contradictoire. A l'issue d'une période de trois ans, en cas de non-respect de ses engagements par le titulaire de l'autorisation, celle-ci est retirée par le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1522 | ||
| 1523 | Les modalités d'application du présent article, et notamment les conditions d'évaluation de l'expérimentation et la durée des contrats, sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1524 | ||
| 1525 | **Article LEGIARTI000006694979** | |
| 1526 | ||
| 1527 | Le Gouvernement pourra expérimenter, à compter du 1er janvier 2000, et pour une période n'excédant pas cinq ans, de nouveaux modes de financement des établissements de santé publics ou privés, fondés sur une tarification à la pathologie. | |
| 1528 | ||
| 1529 | Les expériences pourront être menées dans une zone géographique déterminée, pour tous les établissements de santé de la zone ou pour une partie d'entre eux, selon les modalités définies par voie réglementaire. | |
| 1530 | ||
| 1531 | Les dépenses mises à la charge de l'ensemble des régimes obligatoires de base d'assurance maladie qui résultent de ces expériences sont prises en compte dans l'objectif national de dépenses d'assurance maladie visé au 4° du I de l'article LO 111-3 du code de la sécurité sociale. | |
| 1532 | ||
| 1533 | ## Section 2 : Dispositions diverses | |
| 1534 | ||
| 1535 | **Article LEGIARTI000006694983** | |
| 1536 | ||
| 1537 | I. - Les conditions d'application de la section 3 du chapitre Ier et celles du chapitre IV du présent titre à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, aux hospices civils de Lyon, à l'assistance publique de Marseille et aux établissements publics nationaux sont déterminées par voie réglementaire. | |
| 1538 | ||
| 1539 | II. - Les compétences de l'agence régionale énumérées aux articles L. 710-16, L. 710-16-1, au 3° de l'article L. 710-20 et aux 7° et 8° de l'article L. 710-21 sont, en ce qui concerne l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, exercées par les ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale, du budget et de l'intérieur, après avis de la commission exécutive de l'agence régionale de l'hospitalisation et après examen par un conseil de tutelle. | |
| 1540 | ||
| 1541 | Le directeur de cette agence régionale est membre de ce conseil de tutelle. | |
| 1542 | ||
| 1543 | Les conditions d'application du présent II sont déterminées par voie réglementaire. | |
| 1544 | ||
| 1545 | III. - Une ou plusieurs structures de ces établissements, dotées de l'autonomie financière et administrative, peuvent être agréées en qualité d'établissement de transfusion sanguine dans des conditions déterminées par voie réglementaire. Ces structures sont soumises au contrôle de l'Agence française du sang dans les mêmes conditions que les établissements mentionnés aux 1° et 2° de l'article L. 668-1. | |
| 1546 | ||
| 1547 | **Article LEGIARTI000006694985** | |
| 1548 | ||
| 1549 | Lorsqu'un service hospitalier de l'administration pénitentiaire est érigé en établissement d'hospitalisation public, les dispositions de l'article L. 714-27 (1°) sont applicables aux fonctionnaires titulaires ou stagiaires de ce service qui y exercent des fonctions paramédicales, ainsi qu'aux agents contractuels exerçant les mêmes fonctions et occupant des emplois permanents à temps complet. Un décret en Conseil d'Etat fixera les conditions d'application du présent article. | |
| 1550 | ||
| 1551 | **Article LEGIARTI000006694988** | |
| 1552 | ||
| 1553 | Dans les unités ou centres de soins de longue durée définis à l'article L. 711-2, soit publics, soit privés à but non lucratif participant au service public hospitalier ou ayant passé convention avec les départements pour recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale, la tarification des services rendus comporte deux éléments relatifs, l'un aux prestations de soins fournies, l'autre aux prestations d'hébergement. L'élément de tarification relatif aux prestations de soins est fixé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du président du conseil général. Au vu de cette décision, le président du conseil général fixe l'élément de tarification relatif aux prestations d'hébergement. | |
| 1554 | ||
| 1555 | L'élément de tarification relatif aux prestations de soins est décidé dans la limite d'un plafond fixé annuellement par un arrêté interministériel et tenant compte d'un taux moyen d'évolution des dépenses déterminé à partir des hypothèses économiques générales, notamment des prévisions d'évolution des prix et des salaires. | |
| 1556 | ||
| 1557 | Les modalités de répartition des dépenses budgétaires entre les deux éléments de tarification définis au premier alinéa ainsi que les procédures de détermination et de fixation des tarifs sont fixées par un décret en Conseil d'Etat. | |
| 1558 | ||
| 1559 | Les commissions interrégionales de la tarification sanitaire et sociale sont compétentes en premier ressort pour statuer en matière contentieuse sur les recours déposés contre les arrêtés fixant les tarifs applicables dans les unités ou centres visés ci-dessus. | |
| 1560 | ||
| 1561 | **Article LEGIARTI000006694990** | |
| 1562 | ||
| 1563 | Les dépenses afférentes aux soins dispensés aux assurés sociaux et aux bénéficiaires de l'aide sociale dans les unités ou centres visés à l'article L. 716-5 sont prises en charge, soit par les régimes d'assurance maladie, soit par l'aide sociale, suivant les modalités fixées par voie réglementaire, éventuellement suivant des formules forfaitaires. | |
| 1564 | ||
| 1565 | La participation des assurés sociaux hébergés dans ces unités ou dans ces centres peut être réduite ou supprimée dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1566 | ||
| 1567 | Les caisses du régime de l'assurance maladie des travailleurs salariés sont habilitées à assurer le versement de la totalité des sommes dues aux établissements de leur circonscription, au titre des assurés sociaux hébergés dans les unités ou centres de soins de longue durée. Toutefois, lorsque dans une unité ou un centre, le nombre de ressortissants d'un autre régime obligatoire d'assurance maladie est le plus élevé, ce rôle peut être rempli par la caisse de ce régime dans la circonscription de laquelle se trouve l'établissement. | |
| 1568 | ||
| 1569 | Les caisses du régime de l'assurance maladie des travailleurs salariés sont également habilitées à centraliser les documents comptables afférents à ces paiements et à procéder, après concertation, à la répartition des charges entre les différents régimes d'assurance maladie. Cette répartition est déterminée de manière forfaitaire, en fonction du nombre de bénéficiaires de chaque régime présents dans les unités ou centres de soins de longue durée. | |
| 1570 | ||
| 1571 | Un décret fixe les modalités d'application des deux alinéas ci-dessus. | |
| 1572 | ||
| 1573 | **Article LEGIARTI000006694992** | |
| 1574 | ||
| 1575 | Les dispositions de l'article L. 716-6 sont applicables aux centres et unités de soins de longue durée privés autres que ceux visés à l'article L. 716-5 dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1576 | ||
| 1577 | **Article LEGIARTI000006694994** | |
| 1578 | ||
| 1579 | L'Etat participe aux dépenses exposées par les établissements qui assurent le service public hospitalier pour la formation des médecins, des odontologistes, des pharmaciens et des personnels paramédicaux dans la limite des crédits ouverts chaque année par la loi de finances. | |
| 1580 | ||
| 1581 | Les dépenses des centres de réception et de régulation des appels sont financées par des contributions qui peuvent notamment provenir des régimes obligatoires d'assurance maladie, de l'Etat et des collectivités territoriales. | |
| 1582 | ||
| 1583 | **Article LEGIARTI000006694996** | |
| 1584 | ||
| 1585 | Des mesures réglementaires déterminent en tant que de besoin les modalités d'application du présent titre. Sauf dispositions contraires, elles sont prises par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1586 | ||
| 1587 | ## Section 1 : Des droits du malade accueilli dans l'établissement public de santé territorial | |
| 1588 | ||
| 1589 | **Article LEGIARTI000006694998** | |
| 1590 | ||
| 1591 | La qualité de la prise en charge des patients est un objectif essentiel pour l'établissement public de santé territorial. Celui-ci doit procéder à une évaluation régulière de leur satisfaction, portant notamment sur les conditions d'accueil et de séjour. Les résultats de ces évaluations sont pris en compte dans l'accréditation définie à l'article L. 721-6. | |
| 1592 | ||
| 1593 | L'établissement remet aux patients, lors de leur admission, un livret d'accueil auquel est annexée la charte du patient hospitalisé, conforme à un modèle type arrêté par le ministre chargé de la santé. | |
| 1594 | ||
| 1595 | **Article LEGIARTI000006695000** | |
| 1596 | ||
| 1597 | Les règles de fonctionnement de l'établissement public de santé territorial propres à faire assurer le respect des droits et obligations des patients hospitalisés sont définies par voie réglementaire. | |
| 1598 | ||
| 1599 | Il est institué dans l'établissement une commission de conciliation chargée d'assister et d'orienter toute personne qui s'estime victime d'un préjudice du fait de l'activité de l'établissement et de lui indiquer les voies de conciliation et de recours dont elle dispose. | |
| 1600 | ||
| 1601 | **Article LEGIARTI000006695002** | |
| 1602 | ||
| 1603 | L'établissement public de santé territorial est tenu de communiquer aux personnes recevant ou ayant reçu des soins, sur leur demande et par l'intermédiaire du praticien qu'elles désignent, les informations médicales contenues dans leur dossier médical. Les praticiens qui ont prescrit l'hospitalisation ont accès, sur leur demande, à ces informations. | |
| 1604 | ||
| 1605 | Dans le respect des règles déontologiques qui leur sont applicables, les praticiens de l'établissement assurent l'information des personnes soignées. Les personnels paramédicaux participent à cette information dans leur domaine de compétence et dans le respect de leurs propres règles professionnelles. | |
| 1606 | ||
| 1607 | L'établissement est tenu de protéger la confidentialité des informations qu'il détient sur les personnes qu'il accueille. | |
| 1608 | ||
| 1609 | Les médecins membres de l'inspection générale des affaires sociales, les médecins inspecteurs de la santé publique et les médecins-conseils des organismes d'assurance maladie ont accès, dans le respect des règles de déontologie médicale, à ces informations lorsqu'elles sont nécessaires à l'exercice de leurs missions. | |
| 1610 | ||
| 1611 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire, après avis du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 1612 | ||
| 1613 | **Article LEGIARTI000006695004** | |
| 1614 | ||
| 1615 | Afin de dispenser des soins de qualité, l'établissement public de santé territorial est tenu de disposer des moyens adéquats et de procéder à l'évaluation de son activité. | |
| 1616 | ||
| 1617 | **Article LEGIARTI000006695006** | |
| 1618 | ||
| 1619 | L'établissement public de santé territorial met en oeuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'il accueille, notamment les mineurs, les majeurs protégés par la loi et les personnes âgées. Ces moyens sont définis par le projet d'établissement visé à l'article L. 726-10. | |
| 1620 | ||
| 1621 | ## Section 2 : L'évaluation et l'accréditation de l'établissement public de santé territorial | |
| 1622 | ||
| 1623 | **Article LEGIARTI000006695008** | |
| 1624 | ||
| 1625 | L'établissement public de santé territorial développe une politique d'évaluation des pratiques professionnelles, des modalités d'organisation des soins et de toute action concourant à une prise en charge globale du malade afin notamment d'en garantir la qualité et l'efficience. | |
| 1626 | ||
| 1627 | L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, instituée à l'article L. 791-1, contribue au développement de cette évaluation dans le cadre des dispositions du chapitre IV du livre VIII du présent code. | |
| 1628 | ||
| 1629 | L'évaluation des pratiques médicales doit respecter les règles déontologiques et l'indépendance professionnelle des praticiens dans l'exercice de leur art. | |
| 1630 | ||
| 1631 | **Article LEGIARTI000006695010** | |
| 1632 | ||
| 1633 | Afin d'assurer l'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, l'établissement public de santé territorial doit faire l'objet d'une procédure externe d'évaluation dénommée accréditation. | |
| 1634 | ||
| 1635 | Cette procédure, conduite par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, vise à porter une appréciation indépendante sur la qualité de l'établissement ou, le cas échéant, d'un ou plusieurs services ou activités de l'établissement à l'aide d'indicateurs, de critères et de référentiels portant sur les procédures, les bonnes pratiques cliniques et les résultats des différents services et activités de l'établissement. | |
| 1636 | ||
| 1637 | La procédure d'accréditation est engagée à l'initiative de l'établissement de santé, notamment dans le cadre du contrat qui le lie à l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. Dans un délai de cinq ans à compter du 31 décembre 1996, cette procédure devra avoir été engagée. | |
| 1638 | ||
| 1639 | Les réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 sont également soumis à cette obligation. | |
| 1640 | ||
| 1641 | En l'absence de contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens mentionné à l'article L. 722-2, l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente saisit le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial d'une demande tendant à ce que cette procédure soit engagée. | |
| 1642 | ||
| 1643 | L'agence régionale de l'hospitalisation se substitue à l'établissement pour demander la mise en oeuvre de la procédure d'accréditation si celui-ci s'en est abstenu pendant le délai de cinq ans susmentionné. | |
| 1644 | ||
| 1645 | Le rapport d'accréditation, qui est transmis à l'établissement, est communiqué à l'agence régionale de l'hospitalisation compétente. | |
| 1646 | ||
| 1647 | Le directeur général de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé fournit au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente toutes informations quantitatives et qualitatives sur les programmes d'accréditation en cours. | |
| 1648 | ||
| 1649 | ## Section 3 : L'analyse de l'activité et les systèmes d'information | |
| 1650 | ||
| 1651 | **Article LEGIARTI000006695012** | |
| 1652 | ||
| 1653 | L'établissement public de santé territorial procède à l'analyse de son activité. | |
| 1654 | ||
| 1655 | Dans le respect du secret médical et des droits des malades, il met en oeuvre des systèmes d'information qui tiennent compte notamment des pathologies et des modes de prise en charge en vue d'améliorer la connaissance et l'évaluation de l'activité et des coûts et de favoriser l'optimisation de l'offre de soins. | |
| 1656 | ||
| 1657 | Les praticiens y exerçant transmettent les données médicales nominatives nécessaires à l'analyse de l'activité au médecin responsable de l'information médicale pour l'établissement dans des conditions déterminées par voie réglementaire après consultation du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 1658 | ||
| 1659 | Le praticien responsable de l'information médicale est un médecin désigné par le conseil d'administration après avis de la commission médicale. | |
| 1660 | ||
| 1661 | Les conditions de cette désignation et les modes d'organisation de la fonction d'information médicale sont fixés par décret. | |
| 1662 | ||
| 1663 | **Article LEGIARTI000006695015** | |
| 1664 | ||
| 1665 | L'établissement public de santé territorial transmet à l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente, ainsi qu'à l'Etat et aux organismes d'assurance maladie, les informations relatives à ses moyens de fonctionnement et à son activité qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire, à la détermination de ses ressources et à l'évaluation de la qualité des soins. | |
| 1666 | ||
| 1667 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et de l'agence au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 1668 | ||
| 1669 | ## Chapitre 2 : L'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente | |
| 1670 | ||
| 1671 | **Article LEGIARTI000006695017** | |
| 1672 | ||
| 1673 | L'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente à l'égard du département de la Réunion l'est également à l'égard de la collectivité territoriale de Mayotte. Elle y exerce ses compétences selon les règles définies au chapitre Ier B du titre Ier du présent livre. | |
| 1674 | ||
| 1675 | Lorsque la commission exécutive de cette agence délibère sur des questions intéressant la collectivité territoriale de Mayotte, elle doit compter parmi ses membres un nombre égal de représentants de l'Etat et de représentants de la caisse de prévoyance sociale de Mayotte. | |
| 1676 | ||
| 1677 | **Article LEGIARTI000006695019** | |
| 1678 | ||
| 1679 | L'agence régionale de l'hospitalisation mentionnée à l'article L. 722-1 conclut avec l'établissement public de santé territorial un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens. | |
| 1680 | ||
| 1681 | La durée du contrat ne peut être inférieure à trois ans ni supérieure à cinq ans. | |
| 1682 | ||
| 1683 | Le contrat est signé par le directeur de l'agence régionale et le représentant de l'établissement public de santé territorial. Il est conclu après délibération du conseil d'administration, prise après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement. | |
| 1684 | ||
| 1685 | Des organismes concourant aux soins, des professionnels de santé exerçant à titre libéral, des instituts de recherche ou des universités peuvent être appelés au contrat, pour tout ou partie de ses clauses. | |
| 1686 | ||
| 1687 | Le contrat fixe son calendrier d'exécution et mentionne les indicateurs de suivi et de résultats nécessaires à son évaluation périodique. L'établissement adresse un rapport annuel d'étape ainsi qu'un rapport final à l'agence régionale. | |
| 1688 | ||
| 1689 | **Article LEGIARTI000006695021** | |
| 1690 | ||
| 1691 | Le contrat mentionné à l'article L. 722-2 détermine les orientations stratégiques de l'établissement, en tenant compte des objectifs du schéma d'organisation sanitaire, et définit les conditions de mise en oeuvre de ces orientations, notamment dans le cadre du projet médical et du projet d'établissement approuvé. | |
| 1692 | ||
| 1693 | A cet effet, il décrit les transformations que l'établissement s'engage à opérer dans ses activités, son organisation, sa gestion et dans ses modes de coopération. | |
| 1694 | ||
| 1695 | Il définit, en outre, des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des priorités de santé publique et des propositions visées à l'article L. 767. Il prévoit les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 721-7. | |
| 1696 | ||
| 1697 | Il favorise la participation des établissements aux réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 ainsi qu'aux actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 1698 | ||
| 1699 | Il précise les dispositions relatives à la gestion des ressources humaines nécessaires pour la réalisation des objectifs. | |
| 1700 | ||
| 1701 | Il fixe les éléments financiers, tant en fonctionnement qu'en investissement, ainsi que les autres mesures nécessaires à sa mise en oeuvre et prévoit pour l'établissement cocontractant, le cas échéant et compte tenu de son activité, les objectifs pluriannuels de réduction des inégalités de ressources mentionnées à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. Il précise également les critères en fonction desquels les budgets de l'établissement peuvent évoluer selon le degré de réalisation des objectifs fixés. | |
| 1702 | ||
| 1703 | En cas d'inexécution du contrat, le directeur de l'agence peut, après mise en demeure restée sans effet, mettre en oeuvre les sanctions, notamment à caractère financier, prévues au contrat. | |
| 1704 | ||
| 1705 | En l'absence de conclusion du contrat prévu au présent article, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en tient compte dans l'exercice de ses compétences budgétaires. | |
| 1706 | ||
| 1707 | ## Chapitre 3 : Missions et obligations de l'établissement public de santé territorial de Mayotte | |
| 1708 | ||
| 1709 | **Article LEGIARTI000006695023** | |
| 1710 | ||
| 1711 | L'établissement public de santé territorial assure les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques du patient. | |
| 1712 | ||
| 1713 | Il participe à des actions de santé publique, et notamment à toutes actions médico-sociales coordonnées et à des actions d'éducation pour la santé et de prévention. | |
| 1714 | ||
| 1715 | **Article LEGIARTI000006695025** | |
| 1716 | ||
| 1717 | L'établissement public de santé territorial a pour objet de dispenser : | |
| 1718 | ||
| 1719 | 1° Avec ou sans hébergement : | |
| 1720 | ||
| 1721 | a) Des soins de courte durée ou concernant des affections graves pendant leur phase aiguë en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie ou psychiatrie ; | |
| 1722 | ||
| 1723 | b) Des soins de suite ou de réadaptation dans le cadre d'un traitement ou d'une surveillance médicale à des malades requérant des soins continus, dans un but de réinsertion ; | |
| 1724 | ||
| 1725 | 2° Des soins de longue durée, comportant un hébergement à des personnes n'ayant pas leur autonomie de vie, dont l'état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d'entretien, dans l'attente de la redéfinition desdits soins qui interviendra au plus tard le 31 décembre 1998. | |
| 1726 | ||
| 1727 | **Article LEGIARTI000006695027** | |
| 1728 | ||
| 1729 | L'établissement public de santé territorial concourt : | |
| 1730 | ||
| 1731 | 1° A l'enseignement universitaire et postuniversitaire et à la recherche de type médical, odontologique et pharmaceutique dans les conditions prévues par voie réglementaire ; | |
| 1732 | ||
| 1733 | 2° A la formation continue des praticiens hospitaliers et non hospitaliers ; | |
| 1734 | ||
| 1735 | 3° A la recherche médicale, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 1736 | ||
| 1737 | 4° A la formation initiale et continue des sages-femmes et du personnel paramédical et à la recherche dans leurs domaines de compétence ; | |
| 1738 | ||
| 1739 | 5° Aux actions de médecine préventive et d'éducation pour la santé et à leur coordination ; | |
| 1740 | ||
| 1741 | 6° Conjointement avec les praticiens et les autres professionnels de santé, personnes et services concernés, à l'aide médicale urgente. | |
| 1742 | ||
| 1743 | Il assure, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les examens de diagnostic et les soins dispensés aux détenus en milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en milieu hospitalier. Il concourt, dans les mêmes conditions, aux actions de prévention et d'éducation pour la santé organisées dans les établissements pénitentiaires. | |
| 1744 | ||
| 1745 | **Article LEGIARTI000006695029** | |
| 1746 | ||
| 1747 | L'établissement public de santé territorial est chargé d'assurer le service public hospitalier dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1748 | ||
| 1749 | Cet établissement garantit l'égal accès de tous aux soins qu'il dispense. Il est ouvert à toutes les personnes dont l'état requiert ses services. Il doit être en mesure de les accueillir de jour et de nuit, éventuellement en urgence, ou d'assurer leur admission dans un autre établissement assurant le service public hospitalier. | |
| 1750 | ||
| 1751 | Il dispense aux patients les soins préventifs, curatifs ou palliatifs que requiert leur état et veille à la continuité de ces soins, à l'issue de leur admission ou de leur hébergement. | |
| 1752 | ||
| 1753 | Il ne peut établir aucune discrimination entre les malades en ce qui concerne les soins. Il ne peut organiser des régimes d'hébergement différents selon la volonté exprimée par les malades que dans les limites et selon les modalités prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. | |
| 1754 | ||
| 1755 | **Article LEGIARTI000006695032** | |
| 1756 | ||
| 1757 | Les médecins et les autres professionnels de santé non hospitaliers peuvent être associés au fonctionnement de l'établissement public de santé territorial. Ils peuvent recourir à son aide technique. Ils peuvent, par contrat, recourir à son plateau technique afin d'en optimiser l'utilisation. Toutefois, lorsque ce plateau technique est destiné à l'accomplissement d'actes qui requièrent l'hospitalisation des patients, son accès aux médecins et sages-femmes non hospitaliers s'effectue dans les conditions définies à l'article L. 726-30. | |
| 1758 | ||
| 1759 | En outre, l'établissement public de santé territorial coopère avec les médecins et autres professionnels de santé. Il peut participer, en collaboration avec les médecins traitants, à l'organisation de soins coordonnés au domicile du malade. | |
| 1760 | ||
| 1761 | **Article LEGIARTI000006695034** | |
| 1762 | ||
| 1763 | L'établissement public de santé territorial peut comporter une ou plusieurs unités participant au service d'aide médicale urgente appelées SAMU, dont les missions et l'organisation sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1764 | ||
| 1765 | Le service d'aide médicale urgente comporte un centre de réception et de régulation des appels. | |
| 1766 | ||
| 1767 | Son fonctionnement peut être assuré, dans des conditions fixées par décret, avec le concours des praticiens non hospitaliers qui en font la demande. Des conventions sont passées à cet effet dans des conditions fixées par décret. | |
| 1768 | ||
| 1769 | Le centre de réception et de régulation des appels est interconnecté dans le respect du secret médical avec les dispositifs de réception des appels destinés aux services de police et aux services d'incendie et de secours. | |
| 1770 | ||
| 1771 | Les dépenses du centre de réception et de régulation des appels sont financées par des contributions qui peuvent notamment provenir des régimes obligatoires d'assurance maladie, de l'Etat et de la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1772 | ||
| 1773 | **Article LEGIARTI000006695036** | |
| 1774 | ||
| 1775 | L'établissement public de santé territorial peut gérer des structures pour toxicomanes, financées sur le budget de l'Etat, conformément aux dispositions du titre VI du livre III du présent code. | |
| 1776 | ||
| 1777 | **Article LEGIARTI000006695038** | |
| 1778 | ||
| 1779 | L'établissement public de santé territorial participe à la lutte contre les maladies mentales. Il est responsable de celle-ci dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés. | |
| 1780 | ||
| 1781 | Il met à la disposition de la population, dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés, des services et des équipements de prévention, de diagnostic, de soins de réadaptation et de réinsertion sociale. Ces services exercent leurs activités non seulement à l'intérieur de l'établissement mais aussi en dehors de celui-ci. | |
| 1782 | ||
| 1783 | ## Section 1 : Carte sanitaire et schéma d'organisation sanitaire | |
| 1784 | ||
| 1785 | **Article LEGIARTI000006695040** | |
| 1786 | ||
| 1787 | Les dispositions des articles L. 712-1 à L. 712-3-2 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1788 | ||
| 1789 | **Article LEGIARTI000006695042** | |
| 1790 | ||
| 1791 | Après avis du comité territorial de l'organisation sanitaire, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente arrête la carte sanitaire et le schéma régional d'organisation sanitaire applicables à la région sanitaire de Mayotte. | |
| 1792 | ||
| 1793 | La carte ou le schéma arrêté dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article est susceptible d'un recours hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, qui se prononce après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 1794 | ||
| 1795 | **Article LEGIARTI000006695044** | |
| 1796 | ||
| 1797 | Le comité territorial de l'organisation sanitaire comprend : | |
| 1798 | ||
| 1799 | 1° Des représentants de l'Etat, des collectivités territoriales et de la caisse de prévoyance sociale de Mayotte ; | |
| 1800 | ||
| 1801 | 2° Des représentants des institutions de santé et de l'établissement public de santé territorial ; | |
| 1802 | ||
| 1803 | 3° Des représentants des personnels de ces institutions et de cet établissement ; | |
| 1804 | ||
| 1805 | 4° Des représentants des usagers de ces institutions et de cet établissement ; | |
| 1806 | ||
| 1807 | 5° Des représentants des professions de santé ; | |
| 1808 | ||
| 1809 | 6° Des personnalités qualifiées. | |
| 1810 | ||
| 1811 | Il est présidé par un magistrat du corps des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs ou du corps des conseillers de chambres régionales des comptes. Il comprend en outre le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. | |
| 1812 | ||
| 1813 | La composition et les modalités de fonctionnement du comité territorial de l'organisation sanitaire sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1814 | ||
| 1815 | Le comité territorial de l'organisation sanitaire assure les compétences définies par l'article L. 767 pour la conférence régionale de santé. | |
| 1816 | ||
| 1817 | **Article LEGIARTI000006695046** | |
| 1818 | ||
| 1819 | Un rapport élaboré chaque année par l'agence régionale de l'hospitalisation sur le montant total des dépenses du régime d'assurance maladie-maternité de Mayotte pour l'année écoulée, sur les évolutions constatées et sur les évolutions prévisibles pour l'année suivante est présenté au comité territorial de l'organisation sanitaire. | |
| 1820 | ||
| 1821 | **Article LEGIARTI000006695049** | |
| 1822 | ||
| 1823 | Un collège territorial d'experts est créé auprès du comité de l'organisation sanitaire. Ses missions, sa composition et les modalités de sa coopération avec l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente sont fixées par décret. | |
| 1824 | ||
| 1825 | ## Section 2 : Autorisations | |
| 1826 | ||
| 1827 | **Article LEGIARTI000006695051** | |
| 1828 | ||
| 1829 | Les dispositions des articles L. 712-8 à L. 712-10 et L. 712-12 à L. 712-19 du présent code, à l'exception du deuxième alinéa de l'article L. 712-13, sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte pour les projets relatifs à : | |
| 1830 | ||
| 1831 | 1° La création et l'extension de l'établissement public de santé territorial ; | |
| 1832 | ||
| 1833 | 2° La création, l'extension et la transformation des installations mentionnées à l'article L. 712-2, y compris les équipements matériels lourds définis à l'article L. 712-19 et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation ; | |
| 1834 | ||
| 1835 | 3° La mise en oeuvre et l'extension des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2. | |
| 1836 | ||
| 1837 | **Article LEGIARTI000006695053** | |
| 1838 | ||
| 1839 | Pour l'application des dispositions mentionnées à l'article L. 724-6, le comité régional de l'organisation sanitaire et sociale compétent est le comité territorial de l'organisation sanitaire. | |
| 1840 | ||
| 1841 | ## Section 1 : Les syndicats interhospitaliers | |
| 1842 | ||
| 1843 | **Article LEGIARTI000006695055** | |
| 1844 | ||
| 1845 | Les dispositions des articles L. 713-5 à L. 713-11 du présent code sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1846 | ||
| 1847 | ## Section 2 : Conventions de coopération | |
| 1848 | ||
| 1849 | **Article LEGIARTI000006695057** | |
| 1850 | ||
| 1851 | Les dispositions de l'article L. 713-12 du présent code sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1852 | ||
| 1853 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière | |
| 1854 | ||
| 1855 | **Article LEGIARTI000006695059** | |
| 1856 | ||
| 1857 | L'établissement public de santé territorial est une personne morale de droit public dotée de l'autonomie administrative et financière. Son objet principal n'est ni industriel ni commercial. Il est administré par un conseil d'administration et dirigé par un directeur nommé par arrêté conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l'outre-mer, après avis du président du conseil d'administration. Il est soumis au contrôle de l'Etat dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre. | |
| 1858 | ||
| 1859 | **Article LEGIARTI000006695061** | |
| 1860 | ||
| 1861 | Le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial de Mayotte comprend six catégories de membres : | |
| 1862 | ||
| 1863 | 1° Des représentants de la collectivité territoriale et des communes ; | |
| 1864 | ||
| 1865 | 2° Des représentants du personnel médical, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 1866 | ||
| 1867 | 3° Un représentant de la commission du service de soins infirmiers prévue à l'article L. 726-19 ; | |
| 1868 | ||
| 1869 | 4° Des représentants du personnel non médical visé au 2° de l'article L. 726-21 ; | |
| 1870 | ||
| 1871 | 5° Des personnalités qualifiées ; | |
| 1872 | ||
| 1873 | 6° Des représentants des usagers. | |
| 1874 | ||
| 1875 | Les catégories mentionnées au 2°, d'une part, aux 3° et 4°, d'autre part, comptent un nombre égal de membres ; elles ne peuvent ensemble détenir un nombre de sièges plus important que la catégorie mentionnée au 1°. | |
| 1876 | ||
| 1877 | La catégorie mentionnée au 5° compte au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers. | |
| 1878 | ||
| 1879 | Le président et le vice-président de la commission médicale d'établissement sont membres de droit du conseil d'administration de l'établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2° ci-dessus. | |
| 1880 | ||
| 1881 | La présidence du conseil d'administration est assurée par le président du conseil général. | |
| 1882 | ||
| 1883 | Toutefois, le président du conseil général peut renoncer à la présidence du conseil d'administration pour la durée de son mandat électif. Dans ce cas, il désigne son remplaçant au sein de l'une des catégories mentionnées au 1° et au 5°. | |
| 1884 | ||
| 1885 | Le président du conseil d'administration désigne, parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° et au 5°, celui qui le supplée en cas d'empêchement. | |
| 1886 | ||
| 1887 | Les représentants mentionnés au 1° sont désignés par les assemblées des collectivités qu'ils représentent. | |
| 1888 | ||
| 1889 | Le représentant du Gouvernement ou son représentant assiste aux séances du conseil d'administration de l'établissement. Il est entendu à sa demande. | |
| 1890 | ||
| 1891 | Les modalités d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 1892 | ||
| 1893 | **Article LEGIARTI000006695063** | |
| 1894 | ||
| 1895 | Nul ne peut être membre du conseil d'administration de l'établissement : | |
| 1896 | ||
| 1897 | 1° A plus d'un titre ; | |
| 1898 | ||
| 1899 | 2° S'il encourt l'une des incapacités prévues par les articles L. 5 et L. 6 du code électoral ; | |
| 1900 | ||
| 1901 | 3° S'il est fournisseur de biens ou de services, lié à l'établissement par contrat ; | |
| 1902 | ||
| 1903 | 4° S'il est agent salarié de l'établissement. | |
| 1904 | ||
| 1905 | Toutefois, l'incompatibilité résultant de la qualité d'agent salarié n'est pas opposable aux représentants du personnel médical, pharmaceutique et odontologique, aux représentants du personnel titulaire de la fonction publique hospitalière et au représentant de la commission du service de soins infirmiers. | |
| 1906 | ||
| 1907 | Au cas où il est fait application des incompatibilités prévues ci-dessus au président du conseil général, la présidence est dévolue à un représentant élu, désigné en son sein, par le conseil général. | |
| 1908 | ||
| 1909 | Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président ou au vice-président de la commission médicale d'établissement, celle-ci élit en son sein un remplaçant. | |
| 1910 | ||
| 1911 | **Article LEGIARTI000006695065** | |
| 1912 | ||
| 1913 | Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : | |
| 1914 | ||
| 1915 | 1° Le projet d'établissement, y compris le projet médical, et le contrat pluriannuel visé aux articles L. 722-2 et L. 722-3, après avoir entendu le président de la commission médicale d'établissement ; | |
| 1916 | ||
| 1917 | 2° Les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 1918 | ||
| 1919 | 3° Le rapport prévu à l'article L. 726-6 ainsi que sur le budget et les décisions modificatives, y compris les propositions de dotation globale et de tarifs de prestations mentionnés aux articles L. 174-1 du code de la sécurité sociale et 17 de l'ordonnance n° 96-1122 du 30 décembre 1996 relative à l'amélioration de la santé publique à Mayotte ; | |
| 1920 | ||
| 1921 | 4° Les comptes et l'affectation des résultats d'exploitation ; | |
| 1922 | ||
| 1923 | 5° Les créations, suppressions, transformations de structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 1924 | ||
| 1925 | 6° Les emplois des personnels de direction et les emplois de praticiens hospitaliers à temps plein et à temps partiel, à l'exception des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création des centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 1926 | ||
| 1927 | 7° Les conventions passées en application de l'article L. 723-3 ; | |
| 1928 | ||
| 1929 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, les actions de coopération visées au chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1930 | ||
| 1931 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 1932 | ||
| 1933 | 10° Le tableau des emplois permanents à l'exception de ceux mentionnés au 6° ainsi que ceux des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 1934 | ||
| 1935 | 11° Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles et leur affectation ; les conditions des baux de plus de dix-huit ans ; | |
| 1936 | ||
| 1937 | 12° Les emprunts ; | |
| 1938 | ||
| 1939 | 13° Le règlement intérieur dans le respect des dispositions prévues à l'article L. 721-2 ; | |
| 1940 | ||
| 1941 | 14° L'acceptation et le refus des dons et legs ; | |
| 1942 | ||
| 1943 | 15° Les actions judiciaires et les transactions ; | |
| 1944 | ||
| 1945 | 16° Les hommages publics ; | |
| 1946 | ||
| 1947 | 17° La création d'une structure prévue à l'article L. 726-30. | |
| 1948 | ||
| 1949 | **Article LEGIARTI000006695067** | |
| 1950 | ||
| 1951 | Les délibérations prévues par l'article L. 726-4 deviennent exécutoires selon les modalités suivantes : | |
| 1952 | ||
| 1953 | 1° Les délibérations portant sur les matières énumérées aux 4°, 5° et 8° à 16° sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. | |
| 1954 | ||
| 1955 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit, pour avis, la chambre régionale des comptes, dans les quinze jours suivant leur réception, des délibérations dont il estime qu'elles entraînent les dépenses de nature à menacer l'équilibre budgétaire de l'établissement. Il informe sans délai l'établissement de cette saisine, qu'il peut assortir d'un sursis à exécution. Sur avis conforme de la chambre régionale des comptes, rendu dans un délai de trente jours suivant la saisine, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut annuler la délibération ainsi mise en cause. | |
| 1956 | ||
| 1957 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation défère au tribunal administratif les délibérations portant sur ces matières qu'il estime illégales dans les deux mois suivant leur réception. Il informe sans délai l'établissement et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de la délibération attaquée ; | |
| 1958 | ||
| 1959 | 2° Les délibérations portant sur les matières mentionnées aux 1°, à l'exclusion du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3, 2°, 3°, à l'exception du rapport prévu à l'article L. 726-6, 6° et 7° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 1960 | ||
| 1961 | A l'exception de celles mentionnées au 3°, et sans préjudice de l'application de l'article L. 712-8, elles sont réputées approuvées si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation n'a pas fait connaître son opposition dans un délai déterminé. Ce délai est de six mois pour les délibérations indiquées au 1°, de deux mois pour les délibérations indiquées au 2° et de trente jours pour les délibérations indiquées aux 6° et 7°. Ces délais courent à compter de la date de réception des délibérations par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1962 | ||
| 1963 | Les délibérations mentionnées au 3° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation dans les conditions fixées aux articles L. 726-7 et L. 726-8. | |
| 1964 | ||
| 1965 | **Article LEGIARTI000006695069** | |
| 1966 | ||
| 1967 | Avant le 30 juin de chaque année, le conseil d'administration délibère sur un rapport présenté par le directeur portant sur les objectifs et prévisions d'activité de l'établissement pour l'année à venir et sur l'adaptation des moyens qui paraissent nécessaires pour remplir les missions imparties par le projet d'établissement, conformément aux engagements pris au contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 1968 | ||
| 1969 | Cette délibération et ce rapport sont transmis au représentant du Gouvernement dans un délai de huit jours à compter de la délibération. | |
| 1970 | ||
| 1971 | **Article LEGIARTI000006695071** | |
| 1972 | ||
| 1973 | I. - Le budget et les décisions modificatives mentionnés au 3° de l'article L. 726-4 sont préparés et présentés par le directeur. Le budget de l'année est voté par le conseil d'administration au plus tard avant le 15 octobre de l'année précédente. Il est établi en cohérence avec les éléments financiers figurant au contrat mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 1974 | ||
| 1975 | Les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes qui figurent au budget sont présentées et votées par groupes fonctionnels, dont la composition est conforme à une nomenclature fixée par décret. Les décisions modificatives sont présentées et votées dans les mêmes formes. | |
| 1976 | ||
| 1977 | Les délibérations relatives au budget et aux décisions modificatives sont transmises sans délai au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 1978 | ||
| 1979 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut modifier le montant global des dépenses et des recettes prévues ainsi que leur répartition entre les groupes fonctionnels compte tenu, d'une part et prioritairement, du montant de la dotation régionale définie à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale et à l'article 14 de l'ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 précitée et, d'autre part, des orientations du schéma régional d'organisation sanitaire et des priorités de la politique de santé, du projet d'établissement mentionné à l'article L. 726-10, du contrat pluriannuel défini aux articles L. 722-2 et L. 722-3 et de son exécution, ainsi que de l'activité et des coûts de l'établissement, appréciés selon les modalités prévues aux articles L. 721-8 et L. 721-9 et comparés à ceux des autres établissements d'outre-mer et de métropole. | |
| 1980 | ||
| 1981 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de quarante-cinq jours à compter de la réception du budget ou des décisions modificatives pour faire connaître les modifications qu'il estime nécessaires. Ce délai est fixé à trente jours pour les décisions modificatives qui ne modifient pas le montant total des dépenses et des recettes du budget. Dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ces observations, le conseil d'administration peut faire de nouvelles propositions. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de trente jours à compter de la publication de la loi de financement de la sécurité sociale pour arrêter définitivement les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes du budget de l'année et, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations mentionnés respectivement aux articles L. 174-1 du code de la sécurité sociale et 17 de l'ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 précitée. S'agissant des décisions modificatives, ce dernier délai est fixé à quinze jours à compter de la réception des propositions du conseil d'administration. | |
| 1982 | ||
| 1983 | Au vu de la décision motivée du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, arrêtée dans les conditions ci-dessus, le directeur procède, dans un délai de quinze jours suivant cette décision, à la répartition des autorisations de dépenses et des prévisions de recettes approuvées entre les comptes de chaque groupe fonctionnel. En sa plus prochaine séance, le conseil d'administration est informé de cette répartition. Le budget ainsi réparti est exécutoire à compter de la date de sa transmission au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1984 | ||
| 1985 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à l'établissement de délibérer sur une décision modificative prenant en compte les corrections budgétaires ainsi que l'ajustement de la dotation globale et des tarifs de prestations, rendus nécessaires pour permettre le respect du montant de la dotation régionale en cas de révision de son montant. | |
| 1986 | ||
| 1987 | A défaut d'adoption par le conseil d'administration de la décision modificative mentionnée à l'alinéa précédent dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la décision modificative du budget, la rend exécutoire et arrête, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations. | |
| 1988 | ||
| 1989 | **Article LEGIARTI000006695073** | |
| 1990 | ||
| 1991 | Lorsque le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate que cette répartition n'ouvre pas les crédits nécessaires au respect des obligations et des engagements de l'établissement ou modifie la répartition des dépenses par groupes fonctionnels qu'il avait précédemment arrêtée, il règle le budget et le rend exécutoire en assortissant sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1992 | ||
| 1993 | **Article LEGIARTI000006695075** | |
| 1994 | ||
| 1995 | Si le budget n'est pas adopté par le conseil d'administration avant le 1er janvier de l'exercice auquel il s'applique, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit sans délai la chambre régionale des comptes, qui, dans un délai de trente jours, formule des propositions permettant d'arrêter le budget. Le président du conseil d'administration peut, à sa demande, présenter oralement ses observations à la chambre régionale des comptes. Il est assisté par le directeur de l'établissement. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête le budget et le rend exécutoire. Si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation s'écarte des propositions de la chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1996 | ||
| 1997 | En cas de carence de l'ordonnateur, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après mise en demeure et à défaut d'exécution dans le délai de trente jours, procéder au mandatement d'office d'une dépense ou au recouvrement d'une recette régulièrement inscrite au budget initial et aux décisions modificatives éventuelles. | |
| 1998 | ||
| 1999 | **Article LEGIARTI000006695078** | |
| 2000 | ||
| 2001 | Le projet d'établissement définit, notamment sur la base du projet médical, les objectifs généraux de l'établissement dans le domaine médical et des soins infirmiers, de la recherche biomédicale, de la politique sociale, des plans de formation, de la gestion et du système d'information. Ce projet, qui doit être compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire, détermine les moyens d'hospitalisation, de personnel et d'équipement de toute nature dont l'établissement doit disposer pour réaliser ses objectifs. | |
| 2002 | ||
| 2003 | Le projet d'établissement est établi pour une durée maximale de cinq ans. Il peut être révisé avant ce terme. | |
| 2004 | ||
| 2005 | **Article LEGIARTI000006695080** | |
| 2006 | ||
| 2007 | Le directeur représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. | |
| 2008 | ||
| 2009 | Il prépare les travaux du conseil d'administration et lui soumet le projet d'établissement. Il est chargé de l'exécution des décisions du conseil d'administration et met en oeuvre la politique définie par ce dernier et approuvée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Il est compétent pour régler les affaires de l'établissement autres que celles qui sont énumérées à l'article L. 726-4. Il assure la gestion et la conduite générale de l'établissement et en tient le conseil d'administration informé. A cet effet, il exerce son autorité sur l'ensemble du personnel dans le respect des règles déontologiques ou professionnelles qui s'imposent aux professions de santé, des responsabilités qui sont les leurs dans l'administration des soins et de l'indépendance professionnelle du praticien dans l'exercice de son art. | |
| 2010 | ||
| 2011 | Le directeur ordonnateur des dépenses peut procéder en cours d'exercice à des virements de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel. Ces virements sont portés, sans délai, à la connaissance du comptable, du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et du conseil d'administration dans sa plus proche séance. | |
| 2012 | ||
| 2013 | Le directeur peut déléguer sa signature dans des conditions fixées par décret. | |
| 2014 | ||
| 2015 | **Article LEGIARTI000006695082** | |
| 2016 | ||
| 2017 | Les dispositions des articles L. 714-9-1, L. 714-10, L. 714-15 et L. 714-15-1 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2018 | ||
| 2019 | Les dispositions relatives à la passation des marchés publics applicables à la collectivité territoriale de Mayotte sont adaptées, par voie réglementaire, aux conditions particulières de la gestion de l'établissement public de santé territorial. | |
| 2020 | ||
| 2021 | ## Section 2 : Organes représentatifs | |
| 2022 | ||
| 2023 | **Article LEGIARTI000006695084** | |
| 2024 | ||
| 2025 | Il est institué dans l'établissement public de santé territorial une commission médicale d'établissement composée des représentants des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques qui élit son président et dont la composition et les règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire. | |
| 2026 | ||
| 2027 | La commission médicale d'établissement : | |
| 2028 | ||
| 2029 | 1° Prépare avec le directeur le projet médical de l'établissement qui définit, pour une durée maximale de cinq ans, les objectifs médicaux compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire ; | |
| 2030 | ||
| 2031 | 2° Prépare avec le directeur les mesures d'organisation des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques de l'établissement, conformément à la section 3 du présent chapitre ; | |
| 2032 | ||
| 2033 | 3° Prépare avec le directeur la définition des orientations et les mesures relatives à la politique d'amélioration continue de la qualité visée à l'article L. 721-6 ; | |
| 2034 | ||
| 2035 | 4° Organise la formation continue des praticiens visés au 3° de l'article L. 726-21 et, à cet effet, prépare avec le directeur les plans de formation correspondants ; il exerce, en formation restreinte, les compétences relatives à la formation médicale continue des praticiens ; | |
| 2036 | ||
| 2037 | 5° Emet un avis sur le projet d'établissement, sur les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds, sur le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3, sur le rapport prévu à l'article L. 726-6 sur le projet de budget, sur les comptes de l'établissement, ainsi que sur tous les aspects techniques et financiers des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques ; | |
| 2038 | ||
| 2039 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, ainsi que sur les actions de coopération visées au chapitre V du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 2040 | ||
| 2041 | 7° Emet un avis sur le fonctionnement des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques, dans la mesure où ils intéressent la qualité des soins ou la santé des malades ; | |
| 2042 | ||
| 2043 | 8° Emet un avis sur le projet de soins infirmiers, tel qu'il est défini à l'article L. 726-19 ; | |
| 2044 | ||
| 2045 | 9° Emet un avis sur le bilan social, les plans de formation, et notamment ceux intéressant les personnels paramédicaux, et les modalités de mise en oeuvre d'une politique d'intéressement ; | |
| 2046 | ||
| 2047 | 10° Est régulièrement tenue informée de l'exécution du budget et des créations, suppressions ou transformations d'emplois de praticiens hospitaliers ; | |
| 2048 | ||
| 2049 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 726-20 et sur la désignation des responsables de ces centres. | |
| 2050 | ||
| 2051 | En outre, à la demande du président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement, de son propre président, du tiers de ses membres ou du responsable d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 726-17, la commission délibère sur les choix médicaux de l'année à venir dans le respect de la dotation budgétaire allouée et compte tenu de décisions prises par le conseil d'administration et le directeur en application des articles L. 726-4 et L. 726-11. | |
| 2052 | ||
| 2053 | La commission médicale d'établissement peut mandater son président pour préparer les décisions visées aux 1° et 2° du présent article. | |
| 2054 | ||
| 2055 | Le président de la commission médicale d'établissement est associé à la préparation du contrat pluriannuel prévu aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 2056 | ||
| 2057 | **Article LEGIARTI000006695086** | |
| 2058 | ||
| 2059 | Il est institué dans l'établissement public de santé territorial un comité technique d'établissement présidé par le directeur, ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l'établissement et composé de représentants du personnel, visés au 2° de l'article L. 726-21, élus par collèges définis par voie réglementaire, sur des listes présentées par les organisations syndicales représentatives au sein de l'établissement pour chaque catégorie de personnel. | |
| 2060 | ||
| 2061 | La représentativité des organisations syndicales s'apprécie d'après les critères suivants : | |
| 2062 | ||
| 2063 | \- les effectifs ; | |
| 2064 | ||
| 2065 | \- l'indépendance ; | |
| 2066 | ||
| 2067 | \- les cotisations ; | |
| 2068 | ||
| 2069 | \- l'expérience et l'ancienneté du syndicat. | |
| 2070 | ||
| 2071 | Tout syndicat affilié à une organisation représentative selon le code du travail applicable à la collectivité territoriale de Mayotte est considéré comme représentatif dans l'établissement. | |
| 2072 | ||
| 2073 | Lorsque aucune organisation syndicale ne présente de liste ou lorsque la participation est inférieure à un taux fixé par décret, les listes peuvent être librement établies. | |
| 2074 | ||
| 2075 | **Article LEGIARTI000006695088** | |
| 2076 | ||
| 2077 | Le comité technique d'établissement est obligatoirement consulté sur : | |
| 2078 | ||
| 2079 | 1° Le projet d'établissement, le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3 et les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 2080 | ||
| 2081 | 2° Le budget, le rapport prévu à l'article L. 726-6 et les comptes ainsi que le tableau des emplois ; | |
| 2082 | ||
| 2083 | 3° Les créations, suppressions, transformations des structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 2084 | ||
| 2085 | 4° Les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 726-20 ; | |
| 2086 | ||
| 2087 | 5° Les conditions et l'organisation du travail dans l'établissement, notamment les programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et leurs incidences sur la situation du personnel ; | |
| 2088 | ||
| 2089 | 6° Les critères de répartition de certaines primes et indemnités ; | |
| 2090 | ||
| 2091 | 7° La politique générale de formation du personnel, et notamment le plan de formation ; | |
| 2092 | ||
| 2093 | 8° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 2094 | ||
| 2095 | 9° Les actions de coopération visées au chapitre V du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, les conventions concernant les actions de coopération internationale. | |
| 2096 | ||
| 2097 | **Article LEGIARTI000006695090** | |
| 2098 | ||
| 2099 | Un représentant du comité technique d'établissement et un représentant de la commission médicale d'établissement assistent, avec voix consultative, à chacune des réunions respectives de ces deux instances, dans des conditions fixées par décret. | |
| 2100 | ||
| 2101 | Les modalités d'application des articles L. 726-14 et L. 726-15 et notamment le nombre de membres titulaires et suppléants des comités techniques d'établissement ainsi que les règles de fonctionnement de ces comités sont fixés par voie réglementaire. | |
| 2102 | ||
| 2103 | Un décret définit les moyens dont disposent la commission médicale d'établissement et le comité technique d'établissement pour remplir leurs missions. | |
| 2104 | ||
| 2105 | ## Section 3 : Organisation des soins et fonctionnement médical | |
| 2106 | ||
| 2107 | **Article LEGIARTI000006695092** | |
| 2108 | ||
| 2109 | Le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial de Mayotte définit l'organisation des soins et le fonctionnement médical de l'établissement, dans le respect du projet d'établissement approuvé, après avis conforme de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte. Le comité technique d'établissement est consulté. Le conseil d'administration nomme les responsables des structures médicales et médico-techniques ainsi créées après avis de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte. | |
| 2110 | ||
| 2111 | **Article LEGIARTI000006695095** | |
| 2112 | ||
| 2113 | Les sages-femmes sont responsables de l'organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. | |
| 2114 | ||
| 2115 | Elles participent à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens de la structure médicale telle que définie à l'article L. 726-17. | |
| 2116 | ||
| 2117 | **Article LEGIARTI000006695097** | |
| 2118 | ||
| 2119 | Il est créé dans l'établissement public de santé territorial un service de soins infirmiers dont la direction est confiée à l'infirmier général, membre de l'équipe de direction. | |
| 2120 | ||
| 2121 | Une commission, présidée par le directeur du service des soins infirmiers et composée des différentes catégories de personnels du service de soins infirmiers, est instituée en son sein. Elle est consultée dans des conditions fixées par voie réglementaire sur : | |
| 2122 | ||
| 2123 | 1° L'organisation générale des soins infirmiers et de l'accompagnement des malades dans le cadre d'un projet de soins infirmiers ; | |
| 2124 | ||
| 2125 | 2° La recherche dans le domaine des soins infirmiers et l'évaluation de ces soins ; | |
| 2126 | ||
| 2127 | 3° L'élaboration d'une politique de formation ; | |
| 2128 | ||
| 2129 | 4° Le projet d'établissement. | |
| 2130 | ||
| 2131 | ## Section 4 : La contractualisation interne | |
| 2132 | ||
| 2133 | **Article LEGIARTI000006695099** | |
| 2134 | ||
| 2135 | L'établissement public peut mettre en place des procédures de contractualisation interne. | |
| 2136 | ||
| 2137 | A cette fin, les équipes médicales et paramédicales peuvent à leur initiative proposer au directeur de l'établissement la création de centres de responsabilité. Ces propositions sont soumises pour avis à la commission médicale d'établissement et au comité technique d'établissement. La décision du directeur est motivée. | |
| 2138 | ||
| 2139 | Le directeur peut également décider de créer un centre de responsabilité après avis de la commission médicale d'établissement, du comité technique d'établissement et des équipes médicales et paramédicales concernées. | |
| 2140 | ||
| 2141 | Le responsable de chaque centre de responsabilité est proposé par les structures médicales qui le composent parmi les médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens qui en sont membres. Le responsable est désigné par le directeur. La décision du directeur est motivée. | |
| 2142 | ||
| 2143 | Les centres de responsabilité bénéficient de délégations de gestion de la part du directeur. | |
| 2144 | ||
| 2145 | Ces délégations de gestion font l'objet d'un contrat négocié par le responsable du centre avec le directeur. Ce contrat définit également les objectifs, les moyens et les indicateurs de suivi des centres de responsabilité, les modalités de leur intéressement aux résultats de leur gestion, ainsi que les conséquences en cas d'inexécution du contrat. | |
| 2146 | ||
| 2147 | ## Section 5 : Les personnels de l'établissement public de santé territorial | |
| 2148 | ||
| 2149 | **Article LEGIARTI000006695101** | |
| 2150 | ||
| 2151 | I. - Les personnels exerçant dans l'établissement public de santé territorial de Mayotte comprennent : | |
| 2152 | ||
| 2153 | 1° Des agents appartenant aux personnels de direction des établissements mentionnés à l'article 2 (1°, 2° et 3°) de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ; | |
| 2154 | ||
| 2155 | 2° Des agents non médicaux : | |
| 2156 | ||
| 2157 | a) Mis à disposition de l'établissement par la collectivité territoriale ; | |
| 2158 | ||
| 2159 | b) Relevant des dispositions du titre IV du statut général des fonctionnaires et mis à disposition par des établissements publics de santé dans des conditions définies par voie de convention ; | |
| 2160 | ||
| 2161 | c) Pour les emplois auxquels ont vocation les agents de certains corps relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires autres que ceux visés au 1° du présent article et dont la liste sera fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, des agents recrutés et gérés par l'établissement conformément aux dispositions fixées par les statuts particuliers de ces corps ; | |
| 2162 | ||
| 2163 | 3° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens dont les statuts, qui sont différents selon que ces praticiens consacrent tout ou partie de leur activité à l'établissement, sont établis par voie réglementaire ; | |
| 2164 | ||
| 2165 | 4° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens attachés des hôpitaux recrutés par l'établissement public de santé territorial de Mayotte, conformément aux dispositions réglementaires fixées par leur statut particulier. | |
| 2166 | ||
| 2167 | En outre, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, des médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens contractuels peuvent être recrutés, conformément aux dispositions réglementaires fixées pour les cadres d'emplois de ces praticiens contractuels. | |
| 2168 | ||
| 2169 | II. - Le droit à la formation professionnelle continue est reconnu aux personnels de l'établissement. | |
| 2170 | ||
| 2171 | Ceux-ci peuvent être tenus de suivre des actions de formation professionnelle dans les conditions fixées par les statuts particuliers. | |
| 2172 | ||
| 2173 | L'Etat participe aux dépenses exposées par l'établissement pour la formation des médecins, des odontologistes, des pharmaciens et des personnels paramédicaux dans la limite des crédits ouverts chaque année par la loi de finances. | |
| 2174 | ||
| 2175 | **Article LEGIARTI000006695103** | |
| 2176 | ||
| 2177 | Les personnels de l'établissement public de santé territorial de Mayotte bénéficient d'un droit à l'expression directe et collective sur le contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail, dont les modalités d'exercice sont définies par voie réglementaire. | |
| 2178 | ||
| 2179 | **Article LEGIARTI000006695105** | |
| 2180 | ||
| 2181 | La nomination des praticiens exerçant à temps partiel peut, sauf démission, être remise en cause dans les six mois qui précèdent l'expiration de chacune des périodes quinquennales d'exercice. | |
| 2182 | ||
| 2183 | Le conseil d'administration de l'établissement, agissant de sa propre initiative ou à la demande du médecin inspecteur régional de la santé de la Réunion, après audition de l'intéressé et avis de la commission médicale d'établissement, demande au représentant du Gouvernement, par une délibération motivée, de mettre fin aux fonctions de l'intéressé. | |
| 2184 | ||
| 2185 | Le représentant du Gouvernement statue dans les trois mois de la saisine, sur avis conforme de la commission paritaire régionale de la Réunion. | |
| 2186 | ||
| 2187 | L'intéressé ou le médecin inspecteur régional de la santé de la Réunion peut exercer un recours à l'encontre de cette décision dans les deux mois de la notification qui leur en est faite, devant la commission nationale paritaire visée à l'article L. 714-29. | |
| 2188 | ||
| 2189 | Cette commission doit statuer dans les trois mois de sa saisine après audition des intéressés ou de leurs représentants. | |
| 2190 | ||
| 2191 | ## Section 6 : L'activité libérale des praticiens hospitaliers | |
| 2192 | ||
| 2193 | **Article LEGIARTI000006695107** | |
| 2194 | ||
| 2195 | Dès lors que l'intérêt du service public hospitalier n'y fait pas obstacle, les praticiens statutaires exerçant à temps plein dans l'établissement public de santé territorial sont autorisés à exercer une activité libérale dans les conditions définies ci-après. | |
| 2196 | ||
| 2197 | **Article LEGIARTI000006695110** | |
| 2198 | ||
| 2199 | L'activité libérale ne peut être exercée que par les praticiens nommés dans l'établissement public de santé territorial ; elle peut comprendre des consultations, des soins en hospitalisation et des actes médico-techniques à condition : | |
| 2200 | ||
| 2201 | 1° Que les praticiens exercent personnellement et à titre principal une activité de même nature dans l'établissement ; | |
| 2202 | ||
| 2203 | 2° Qu'aucun lit ni aucune installation médico-technique ne soit réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 2204 | ||
| 2205 | La durée de l'activité libérale ne peut excéder le cinquième de la durée de service hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens. Les autres conditions et limites de l'exercice de l'activité libérale sont fixées, en fonction de la discipline concernée, par voie réglementaire. | |
| 2206 | ||
| 2207 | En outre, s'agissant de greffes d'organes ou de tissu humain, aucun des actes ainsi exercés ne peut concerner directement ou indirectement le prélèvement, le transport ou la greffe. | |
| 2208 | ||
| 2209 | **Article LEGIARTI000006695112** | |
| 2210 | ||
| 2211 | Les modalités d'exercice de l'activité libérale font l'objet d'un contrat conclu entre le praticien concerné et l'établissement public de santé territorial sur la base d'un contrat type d'activité libérale établi par voie réglementaire. | |
| 2212 | ||
| 2213 | Ce contrat est approuvé par le représentant du Gouvernement après avis du conseil d'administration et de la commission médicale d'établissement, pour une durée de cinq ans, renouvelable. L'approbation du contrat vaut autorisation d'exercice de l'activité libérale. | |
| 2214 | ||
| 2215 | Des modalités différentes peuvent être prévues par les statuts mentionnés au 3° de l'article L. 726-21 en ce qui concerne la protection sociale des praticiens hospitaliers selon qu'ils concluent ou non un contrat d'activité libérale, en application du présent article. | |
| 2216 | ||
| 2217 | **Article LEGIARTI000006695114** | |
| 2218 | ||
| 2219 | L'autorisation peut être suspendue ou retirée par le représentant du Gouvernement lorsque le praticien méconnaît les obligations qui lui incombent en vertu des lois et règlements et des stipulations du contrat ; cette décision est prise après avis ou sur proposition de la commission mentionnée au premier alinéa de l'article L. 714-34 dans des conditions définies par décret. | |
| 2220 | ||
| 2221 | Le ministre chargé de la santé, saisi dans le cadre d'un recours hiérarchique des contestations relatives aux décisions prises en application de l'alinéa précédent, doit statuer après avis de la commission nationale mentionnée à l'article L. 714-34. | |
| 2222 | ||
| 2223 | **Article LEGIARTI000006695116** | |
| 2224 | ||
| 2225 | Les dispositions des articles L. 714-32 et L. 714-34 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2226 | ||
| 2227 | ## Chapitre 7 : Dispositions diverses | |
| 2228 | ||
| 2229 | **Article LEGIARTI000006695118** | |
| 2230 | ||
| 2231 | Les activités relevant des missions de l'établissement public de santé territorial de Mayotte aux termes des articles L. 723-1 et L. 723-2, notamment la gynécologie-obstétrique, peuvent être exercées au sein d'antennes de l'établissement implantées dans les dispensaires relevant de la collectivité territoriale, dans des conditions définies par voie de convention. | |
| 2232 | ||
| 2233 | **Article LEGIARTI000006695120** | |
| 2234 | ||
| 2235 | Dans le respect des dispositions du chapitre III du présent titre, et dans les conditions et sous les garanties fixées par voie réglementaire, l'établissement public de santé territorial peut être autorisé à créer et à faire fonctionner une structure médicale dans laquelle les malades, blessés et femmes enceintes admis à titre payant peuvent faire appel aux médecins, chirurgiens, spécialistes ou sages-femmes de leur choix autres que ceux exerçant leur activité à titre exclusif dans l'établissement. | |
| 2236 | ||
| 2237 | Les intéressés perçoivent leurs honoraires, minorés d'une redevance, par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 2238 | ||
| 2239 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 712-8, la création ou l'extension d'une telle structure est soumise à l'autorisation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité territorial de l'organisation sanitaire. L'autorisation est accordée pour une durée déterminée. Elle peut être suspendue ou retirée en cas de non-respect par l'établissement de la réglementation applicable à ces structures. | |
| 2240 | ||
| 2241 | Pour chaque discipline ou spécialité, l'établissement ne peut réserver à cette structure plus du quart de la capacité d'accueil, en lits et places, dont il dispose pour ladite discipline ou spécialité. | |
| 2242 | ||
| 2243 | **Article LEGIARTI000006695122** | |
| 2244 | ||
| 2245 | Les dispositions des articles L. 714-37 à L. 714-42 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2246 | ||
| 2247 | ## Section 1 : De la déclaration d'intérêt public des sources, des servitudes et des droits qui en résultent. | |
| 2248 | ||
| 2249 | **Article LEGIARTI000006694393** | |
| 2250 | ||
| 2251 | Les sources d'eaux minérales peuvent être déclarées d'intérêt public, après enquête, par décret pris en Conseil d'Etat. | |
| 2252 | ||
| 2253 | **Article LEGIARTI000006694397** | |
| 2254 | ||
| 2255 | Un périmètre de protection peut être assigné, par décret pris dans les formes établies à l'article précédent, à une source déclarée d'intérêt public. Il peut porter sur des terrains disjoints. A l'intérieur de ces périmètres peuvent être interdits ou réglementés toutes activités, dépôts ou installations de nature à nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux. | |
| 2256 | ||
| 2257 | Ce périmètre peut être modifié si de nouvelles circonstances en font reconnaître la nécessité. | |
| 2258 | ||
| 2259 | **Article LEGIARTI000006694401** | |
| 2260 | ||
| 2261 | Aucun sondage, aucun travail souterrain ne peuvent être pratiqués dans le périmètre de protection d'une source d'eau minérale déclarée d'intérêt public, sans autorisation préalable. | |
| 2262 | ||
| 2263 | A l'égard des fouilles, tranchées pour extraction de matériaux ou tout autre objet, fondations de maisons, caves ou autres travaux à ciel ouvert, le décret qui fixe le périmètre de protection peut exceptionnellement imposer aux propriétaires l'obligation de faire, au moins un mois à l'avance, une déclaration au préfet qui en délivre récépissé. | |
| 2264 | ||
| 2265 | Les autres activités, dépôts ou installations de nature à nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux peuvent également être soumis à autorisation ou à déclaration par le décret instituant le périmètre de protection. | |
| 2266 | ||
| 2267 | **Article LEGIARTI000006694405** | |
| 2268 | ||
| 2269 | Les travaux, activités, dépôts ou installations mentionnés à l'article précédent et entrepris, soit en vertu d'une autorisation régulière, soit après une déclaration préalable, peuvent, sur la demande du propriétaire de la source, être interdits par le préfet, si leur résultat constaté est d'altérer ou de diminuer la source. Le propriétaire du terrain est préalablement entendu. | |
| 2270 | ||
| 2271 | L'arrêté du préfet est exécutoire par provision, sauf recours au tribunal administratif et au Conseil d'Etat par la voie contentieuse. | |
| 2272 | ||
| 2273 | **Article LEGIARTI000006694409** | |
| 2274 | ||
| 2275 | Lorsque, à raison de sondages ou de travaux souterrains ou à raison d'autres activités, dépôts ou installations entrepris en dehors du périmètre et jugés de nature à altérer ou diminuer une source minérale déclarée d'intérêt public, l'extension du périmètre paraît nécessaire, le préfet peut, sur la demande du propriétaire de la source, ordonner provisoirement la suspension des travaux ou activités. | |
| 2276 | ||
| 2277 | Les travaux ou activités peuvent être repris si, dans le délai de six mois, il n'a pas été statué sur l'extension du périmètre. | |
| 2278 | ||
| 2279 | **Article LEGIARTI000006694412** | |
| 2280 | ||
| 2281 | Les dispositions de l'article précédent s'appliquent à une source minérale déclarée d'intérêt public, à laquelle aucun périmètre n'a été assigné. | |
| 2282 | ||
| 2283 | **Article LEGIARTI000006694415** | |
| 2284 | ||
| 2285 | Le propriétaire d'une source d'eau minérale déclarée d'intérêt public peut exécuter, sur son terrain, tous les travaux de captage et d'aménagement nécessaires pour la conservation, la conduite et la distribution de cette source, un mois après la communication faite de ses projets au préfet. | |
| 2286 | ||
| 2287 | En cas d'opposition par le préfet, le propriétaire ne peut commencer ou continuer les travaux qu'après autorisation du ministre de la Santé publique et de la Population. | |
| 2288 | ||
| 2289 | A défaut de cette décision dans le délai de trois mois, le propriétaire peut exécuter les travaux. | |
| 2290 | ||
| 2291 | **Article LEGIARTI000006694419** | |
| 2292 | ||
| 2293 | L'occupation d'un terrain compris dans le périmètre de protection pour l'exécution des travaux prévus par l'article L. 741 ne peut avoir lieu qu'en vertu d'un arrêté du préfet qui en fixe la durée. | |
| 2294 | ||
| 2295 | Lorsque l'occupation d'un terrain compris dans le périmètre ou l'application des articles L. 736 à L. 740 ci-dessus prive le propriétaire de la jouissance du revenu au-delà du temps d'une année ou lorsque après les travaux le terrain n'est plus propre à l'usage auquel il était employé, le propriétaire dudit terrain peut exiger du propriétaire de la source l'acquisition du terrain occupé ou dénaturé. Dans ce cas, l'indemnité est réglée suivant les formes prescrites par les décrets des 8 août et 30 octobre 1935. Dans aucun cas, l'expropriation ne peut être provoquée par le propriétaire de la source. | |
| 2296 | ||
| 2297 | **Article LEGIARTI000006694423** | |
| 2298 | ||
| 2299 | Les dommages dus par suite des mesures imposées en application des articles L. 736 à L. 740 ci-dessus ainsi que ceux dus à raison de travaux exécutés en vertu des articles L. 741 et L. 743 sont à la charge du propriétaire de la source. L'indemnité est réglée à l'amiable ou par les tribunaux. | |
| 2300 | ||
| 2301 | Dans les cas prévus par les articles L. 736 à L. 740 ci-dessus, l'indemnité due par le propriétaire de la source ne peut excéder le montant des pertes matérielles qu'a éprouvées le propriétaire du terrain et le prix des travaux devenus inutiles, augmenté de la somme nécessaire pour le rétablissement des lieux dans leur état primitif. | |
| 2302 | ||
| 2303 | **Article LEGIARTI000006694426** | |
| 2304 | ||
| 2305 | Les décisions concernant l'exécution ou la destruction des travaux sur le terrain d'autrui ne peuvent être exécutées qu'après le dépôt d'un cautionnement dont l'importance est fixée par le tribunal et qui sert de garantie au payement de l'indemnité dans les cas énumérés à l'article précédent. | |
| 2306 | ||
| 2307 | L'Etat, pour les sources dont il est propriétaire, est dispensé du cautionnement. | |
| 2308 | ||
| 2309 | **Article LEGIARTI000006695170** | |
| 2310 | ||
| 2311 | Dans l'intérieur du périmètre de protection, le propriétaire d'une source déclarée d'intérêt public a le droit de faire dans dans le terrain d'autrui, à l'exception des maisons d'habitation et des cours attenantes, tous les travaux de captage et d'aménagement nécessaires pour la conservation, la conduite et la distribution de cette source, lorsque ces travaux ont été autorisés. | |
| 2312 | ||
| 2313 | Le propriétaire du terrain est entendu dans l'instruction. | |
| 2314 | ||
| 2315 | ## Section 2 : Dispositions pénales. | |
| 2316 | ||
| 2317 | **Article LEGIARTI000006694430** | |
| 2318 | ||
| 2319 | L'exécution, sans autorisation ou sans déclaration préalable, dans le périmètre de protection, de l'un des travaux mentionnés dans l'article L. 737 ci-dessus, la reprise des travaux interdits ou suspendus administrativement en vertu des articles L. 738, 739 et 740, sont punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. | |
| 2320 | ||
| 2321 | **Article LEGIARTI000006694433** | |
| 2322 | ||
| 2323 | Les infractions aux règlements d'administration publique prévues au dernier alinéa de l'article L. 751 du présent chapitre sont punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. | |
| 2324 | ||
| 2325 | **Article LEGIARTI000006694436** | |
| 2326 | ||
| 2327 | Les infractions prévues par les dispositions du présent chapitre sont constatées, concurremment, par les officiers de police judiciaire, les ingénieurs des mines et les agents sous leurs ordres ayant droit de verbaliser. | |
| 2328 | ||
| 2329 | **Article LEGIARTI000006694439** | |
| 2330 | ||
| 2331 | Les procès-verbaux dressés en vertu des articles L. 747 et L. 748 ci-dessus sont visés pour timbre. | |
| 2332 | ||
| 2333 | Les procès-verbaux dressés par des ingénieurs des travaux publics ou agents de surveillance assermentés doivent, à peine de nullité, être affirmés dans les trois jours devant le juge du tribunal d'instance ou le maire, soit du lieu du délit, soit de la résidence de l'agent. | |
| 2334 | ||
| 2335 | Lesdits procès-verbaux font foi jusqu'à preuve contraire. | |
| 2336 | ||
| 2337 | ## Section 3 : Modalités d'application. | |
| 2338 | ||
| 2339 | **Article LEGIARTI000006694443** | |
| 2340 | ||
| 2341 | Des règlements d'administration publique déterminent : | |
| 2342 | ||
| 2343 | Les formes et les conditions de la déclaration d'intérêt public, de la fixation du périmètre de protection, de l'autorisation mentionnée à l'article L. 737 et de la constatation mentionnée à l'article L. 738 ci-dessus ; | |
| 2344 | ||
| 2345 | L'organisation de la surveillance des sources et des établissements d'eaux minérales naturelles ; | |
| 2346 | ||
| 2347 | Les conditions générales d'ordre, de police et de salubrité auxquelles tous les établissements d'eaux minérales naturelles doivent satisfaire. | |
| 2348 | ||
| 2349 | ## Chapitre 2 : Stations hydrominérales, climatiques et uvales. | |
| 2350 | ||
| 2351 | **Article LEGIARTI000006694446** | |
| 2352 | ||
| 2353 | Les stations hydrominérales, climatiques et uvales sont régies par les dispositions des lois des 24 septembre 1919, 26 mars 1927, 4 août 1927, 2 juillet 1935, du décret du 25 juillet 1935, des lois des 28 août 1936 et 3 avril 1942 et de l'ordonnance du 2 novembre 1945. | |
| 2354 | ||
| 2355 | ## Section 1 : Conditions de fonctionnement des laboratoires d'analyses de biologie médicale | |
| 2356 | ||
| 2357 | **Article LEGIARTI000006694450** | |
| 2358 | ||
| 2359 | Les laboratoires dans lesquels sont effectuées des analyses de biologie médicale doivent, sous réserve des dispositions de l'article L. 761-11, répondre aux conditions fixées par le présent chapitre. | |
| 2360 | ||
| 2361 | Les analyses de biologie médicale sont les examens biologiques qui concourent au diagnostic, au traitement ou à la prévention des maladies humaines ou qui font apparaître toute autre modification de l'état physiologique, à l'exclusion des actes d'anatomie et de cytologie pathologiques exécutés par les médecins spécialistes de cette discipline. Les analyses ne peuvent être effectuées que dans les laboratoires mentionnés à l'alinéa précédent, sous la responsabilité de leurs directeurs et directeurs adjoints. | |
| 2362 | ||
| 2363 | **Article LEGIARTI000006694454** | |
| 2364 | ||
| 2365 | Un laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peut être ouvert, exploité ou dirigé que par : | |
| 2366 | ||
| 2367 | 1° Une personne physique ; | |
| 2368 | ||
| 2369 | 2° Une société civile professionnelle régie par la loi du 29 novembre 1966 modifiée ; | |
| 2370 | ||
| 2371 | 3° Une société anonyme ou une société à responsabilité limitée remplissant les conditions prévues à l'article L. 756 ; | |
| 2372 | ||
| 2373 | 4° Un organisme ou service relevant de l'Etat, d'un département, d'une commune ou d'un établissement public ; | |
| 2374 | ||
| 2375 | 5° Un organisme mutualiste ou de sécurité sociale ; | |
| 2376 | ||
| 2377 | 6° Un organisme à but non lucratif reconnu d'utilité publique ou bénéficiant d'une autorisation donnée par le ministère de la santé ; | |
| 2378 | ||
| 2379 | 7° Une société d'exercice libéral à responsabilité limitée, une société d'exercice libéral à forme anonyme ou une société d'exercice libéral en commandite par actions dans les conditions prévues par la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. | |
| 2380 | ||
| 2381 | **Article LEGIARTI000006694457** | |
| 2382 | ||
| 2383 | Lorsque le laboratoire est exploité par une personne physique, celle-ci est directeur du laboratoire. | |
| 2384 | ||
| 2385 | Lorsqu'il est exploité par une société civile professionnelle, tous les associés sont directeurs de laboratoire. | |
| 2386 | ||
| 2387 | Lorsque le laboratoire est exploité par une société anonyme ou une société à responsabilité limitée, le président du conseil d'administration, les directeurs généraux, les membres du directoire ou le directeur général unique et les gérants, ainsi que la majorité au moins des membres du conseil d'administration et du conseil de surveillance sont directeurs ou directeurs adjoints du laboratoire. | |
| 2388 | ||
| 2389 | Lorsque le laboratoire est exploité par un organisme mentionné aux 4°, 5° ou 6° de l'article L. 574, cet organisme désigne un ou plusieurs directeurs de laboratoire. | |
| 2390 | ||
| 2391 | **Article LEGIARTI000006694462** | |
| 2392 | ||
| 2393 | I. - Lorsqu'une société anonyme ou une société à responsabilité limitée exploite un laboratoire d'analyses de biologie médicale, elle doit se conformer aux règles ci-après : | |
| 2394 | ||
| 2395 | 1° Les actions des sociétés anonymes doivent revêtir la forme nominative ; | |
| 2396 | ||
| 2397 | 2° Les trois quarts au moins du capital social doivent être détenus par le ou les directeurs et directeurs adjoints du laboratoire ; | |
| 2398 | ||
| 2399 | 3° Les associés ne peuvent être que des personnes physiques, à l'exclusion de celles exerçant une activité médicale autre que les fonctions de directeur ou directeur adjoint de laboratoire ; | |
| 2400 | ||
| 2401 | 4° L'adhésion d'un nouvel associé est subordonnée à l'agrément préalable de l'assemblée générale statuant à la majorité des deux tiers. | |
| 2402 | ||
| 2403 | II. - Les dispositions des articles 93 (alinéas 1er et 2), 107 et 142 de la loi n° 66-537 du 24 juillet 1966 ne sont applicables respectivement ni aux membres du conseil d'administration, ni aux membres du conseil de surveillance. | |
| 2404 | ||
| 2405 | Une même société ne peut exploiter qu'un seul laboratoire. | |
| 2406 | ||
| 2407 | Une personne ne peut détenir des parts ou des actions dans plusieurs sociétés exploitant un laboratoire ; elle ne peut cumuler la qualité d'associé avec l'exploitation personnelle prévue au 1° de l'article L. 754. | |
| 2408 | ||
| 2409 | **Article LEGIARTI000006694465** | |
| 2410 | ||
| 2411 | Aucun laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peut fonctionner sans une autorisation administrative. | |
| 2412 | ||
| 2413 | Sans préjudice de l'application des dispositions de l'article 31 de la loi portant réforme hospitalière en date du 31 décembre 1970, relatif aux équipements matériels lourds, cette autorisation est délivrée lorsque sont remplies les conditions fixées par la loi n. 75-626 du 11 juillet 1975 et par le décret prévu à l'article L. 761-15 qui détermine et le nombre et la qualification du personnel technique ainsi que les normes applicables à l'installation et à l'équipement des laboratoires. | |
| 2414 | ||
| 2415 | Ce décret peut fixer des conditions particulières applicables aux laboratoires dont l'activité est limitée à certains actes qu'il détermine. L'autorisation délivrée à ces laboratoires porte mention de cette limitation. | |
| 2416 | ||
| 2417 | Toute modification survenue postérieurement à la décision d'autorisation, soit dans la personne d'un directeur ou d'un directeur adjoint, soit dans les conditions d'exploitation, doit faire l'objet d'une déclaration. | |
| 2418 | ||
| 2419 | L'autorisation est retirée lorsque les conditions légales ou réglementaires cessent d'être remplies. | |
| 2420 | ||
| 2421 | **Article LEGIARTI000006694468** | |
| 2422 | ||
| 2423 | Seuls peuvent utiliser l'appellation de laboratoires d'analyses de biologie médicale les laboratoires qui ont obtenu l'autorisation mentionnée à l'article L. 757. | |
| 2424 | ||
| 2425 | **Article LEGIARTI000006694471** | |
| 2426 | ||
| 2427 | L'exécution des actes de biologie qui requièrent une qualification spéciale ou qui nécessitent le recours, soit à des produits présentant un danger particulier, soit à des techniques exceptionnellement délicates ou d'apparition récente, peut être réservée à certains laboratoires et à certaines catégories de personnes. | |
| 2428 | ||
| 2429 | La liste des actes, celle des laboratoires et celle des catégories de personnes habilitées à effectuer ces actes sont dressées par le ministre de la santé, après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. La composition et les attributions de cette commission sont fixées par décret. | |
| 2430 | ||
| 2431 | **Article LEGIARTI000006694477** | |
| 2432 | ||
| 2433 | Sous réserve des accords ou conventions susceptibles d'être passés avec des régimes ou des organismes d'assurance maladie ou des établissements hospitaliers publics ou privés et des contrats de collaboration visés au quatrième alinéa du présent article, les personnes physiques et les sociétés et organismes qui exploitent un laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peuvent consentir à des tiers, sous quelque forme que ce soit, des ristournes pour les analyses ou examens dont ils sont chargés. | |
| 2434 | ||
| 2435 | Ils ne peuvent passer un accord ou une convention accordant à un tiers la totalité ou une quote-part des revenus provenant de l'activité du laboratoire d'analyses de biologie médicale. | |
| 2436 | ||
| 2437 | La transmission de prélèvements aux fins d'analyses n'est autorisée qu'au pharmacien d'officine installé dans une agglomération où n'existe pas de laboratoire exclusif ou qu'entre laboratoires dans les conditions définies ci-dessous. | |
| 2438 | ||
| 2439 | Il est interdit aux laboratoires qui prennent en charge les prélèvements d'organiser le ramassage chez les préleveurs dans les agglomérations où existe une pharmacie ou un laboratoire exclusif. | |
| 2440 | ||
| 2441 | Les transmissions de prélèvements aux fins d'analyses entre deux laboratoires ne peuvent être effectuées qu'en application d'un contrat de collaboration préalablement conclu entre eux, qui précise la nature et les modalités des transmissions effectuées, à l'exception des actes visés à l'article L. 759 et des actes très spécialisés dont la liste est fixée par arrêté après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2442 | ||
| 2443 | Un décret en Conseil d'Etat fixe le nombre maximum de laboratoires avec lesquels un laboratoire peut conclure un ou des contrats de collaboration et la zone géographique dans laquelle doivent être situés ces laboratoires. | |
| 2444 | ||
| 2445 | Les laboratoires exploités au sein d'une même société sont autorisés à réaliser entre eux des transmissions de prélèvements aux fins d'analyses sans conclure de contrat de collaboration. Toutefois, ils devront comme ci-dessus en préciser la nature et les modalités dans un règlement intérieur dont le texte devra être communiqué au préfet et au conseil de l'ordre compétent. | |
| 2446 | ||
| 2447 | Dans le cas de la collaboration entre laboratoires, l'analyse est effectuée sous la responsabilité du laboratoire qui a effectué ou pris en charge le prélèvement. | |
| 2448 | ||
| 2449 | Le volume maximum total des analyses transmises par un laboratoire à d'autres laboratoires dans le cadre des différents cas mentionnés ci-dessus sera déterminé par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2450 | ||
| 2451 | Une indemnité forfaitaire dont le montant est fixé par arrêté interministériel est attribuée au pharmacien d'officine ou au directeur de laboratoire qui a assuré la transmission soit d'actes visés à l'article L. 759, soit d'actes très spécialisés dont la liste est fixée par arrêté après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. Cette indemnité, incluse dans la tarification des analyses auxquelles a donné lieu le prélèvement, est à la charge du laboratoire qui a effectué ces analyses. | |
| 2452 | ||
| 2453 | ## Section 2 : Dispositions applicables aux directeurs et directeurs adjoints de laboratoires d'analyses de biologie médicale | |
| 2454 | ||
| 2455 | **Article LEGIARTI000006694480** | |
| 2456 | ||
| 2457 | Les directeurs et directeurs adjoints de laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent exercer personnellement et effectivement leurs fonctions. | |
| 2458 | ||
| 2459 | Ils ne peuvent les exercer dans plus d'un laboratoire. | |
| 2460 | ||
| 2461 | Ils ne peuvent exercer une autre activité médicale, pharmaceutique ou vétérinaire, à l'exception des actes médicaux et prescriptions pharmacologiques directement liés à l'exercice de la biologie et des prescriptions thérapeutiques à titre gratuit. Ils peuvent cependant exercer des fonctions d'enseignement dans le ressort de l'académie où est exploité le laboratoire, ou dans un rayon de cent kilomètres autour de ce laboratoire *distance*. | |
| 2462 | ||
| 2463 | Toutefois, un directeur ou directeur adjoint de laboratoire privé peut, à l'intérieur d'un même département ou dans deux départements limitrophes, cumuler la direction de ce laboratoire avec les fonctions de biologiste chef de service, d'adjoint ou assistant de biologie, ou d'attaché de biologie d'un établissement hospitalier public, d'un établissement participant au service public hospitalier ou d'un établissement de transfusion sanguine, lorsqu'il a été régulièrement nommé à ces fonctions et qu'il ne les exerce qu'à temps partiel. Le cumul de ces fonctions est également autorisé à l'intérieur du territoire constitué par les départements du Val-d'Oise, des Yvelines, de l'Essonne, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Paris. | |
| 2464 | ||
| 2465 | En outre, les directeurs et directeurs adjoints titulaires de l'autorisation prévue à l'article L. 513 peuvent, dans le cadre de leur activité professionnelle, préparer des vaccins, sérums et allergènes destinés à un seul individu. | |
| 2466 | ||
| 2467 | Des dérogations à l'interdiction du cumul d'activités peuvent être accordées par le ministre de la santé, après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale, en tenant compte notamment de la situation géographique, des moyens de communications qui desservent la localité, de la densité de la population et de ses besoins. | |
| 2468 | ||
| 2469 | Elles peuvent être aussi accordées pour tenir compte des nécessités inhérentes à certains moyens de diagnostic ou à certaines thérapeutiques. | |
| 2470 | ||
| 2471 | **Article LEGIARTI000006694483** | |
| 2472 | ||
| 2473 | Les directeurs et directeurs adjoints de laboratoire doivent être titulaires de l'un des diplômes d'Etat de docteur en médecine, de pharmacien ou de docteur vétérinaire, être inscrits au tableau de l'ordre professionnel dont ils relèvent et avoir reçu une formation spécialisée dont la nature et les modalités sont fixées par décret. | |
| 2474 | ||
| 2475 | **Article LEGIARTI000006694486** | |
| 2476 | ||
| 2477 | Les personnes ne possédant pas les diplômes et certificats requis ne peuvent être directeurs ou directeurs adjoints de laboratoire s'ils ne bénéficient, en raison de leurs titres et travaux, d'une autorisation accordée à titre exceptionnel par le ministre de la santé, après consultation de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2478 | ||
| 2479 | Cette autorisation peut être limitée aux fonctions de directeur ou directeur adjoint d'un laboratoire spécialisé dans l'exécution de certains actes en application des dispositions de l'article L. 757, alinéa 3. | |
| 2480 | ||
| 2481 | **Article LEGIARTI000006694489** | |
| 2482 | ||
| 2483 | Le nombre minimum de directeurs et de directeurs adjoints est fixé par le décret prévu à l'article L. 761-15 en fonction de l'effectif du personnel technique employé et de l'activité globale du laboratoire. | |
| 2484 | ||
| 2485 | **Article LEGIARTI000006694493** | |
| 2486 | ||
| 2487 | Sans préjudice de l'application des dispositions de l'article L. 462, les directeurs de laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent communiquer au conseil de l'ordre dont ils relèvent les contrats et avenants ayant pour objet l'exercice de leur profession ainsi que, s'ils ne sont pas propriétaires de leur matériel et du local dans lequel ils exercent ou exerceront leur profession, les contrats ou avenants leur assurant l'usage de ce matériel et de ce local. | |
| 2488 | ||
| 2489 | Les mêmes obligations s'appliquent aux contrats et avenants ayant pour objet de transmettre, sous condition résolutoire, la propriété du matériel et du local. | |
| 2490 | ||
| 2491 | Les conditions d'exercice de la profession par les directeurs adjoints font également l'objet d'un contrat qui doit être communiqué au conseil de l'ordre dont relèvent les intéressés. | |
| 2492 | ||
| 2493 | Les communications ci-dessus prévues doivent être faites dans le mois suivant la conclusion du contrat ou de l'avenant. | |
| 2494 | ||
| 2495 | Tous les contrats ou avenants dont la communication est exigée doivent être passés par écrit. | |
| 2496 | ||
| 2497 | **Article LEGIARTI000006694496** | |
| 2498 | ||
| 2499 | Les statuts des sociétés constituées pour l'exploitation d'un laboratoire et les modifications apportées à ces statuts au cours de la vie sociale doivent être communiqués à la diligence du ou des directeurs dans le mois suivant leur signature aux conseils des ordres dans le ressort desquels est situé le laboratoire et dont relèvent ses directeurs et directeurs adjoints. | |
| 2500 | ||
| 2501 | Les contrats et avenants conclus par ces sociétés et ayant pour objet de leur assurer l'usage du matériel ou du local servant à l'activité du laboratoire, sont également soumis à communication dans les mêmes conditions. | |
| 2502 | ||
| 2503 | **Article LEGIARTI000006694499** | |
| 2504 | ||
| 2505 | Les dispositions des articles L. 761-4 et L. 761-5 sont applicables aux bénéficiaires de l'autorisation | |
| 2506 | ||
| 2507 | prévue à l'article L. 761-2 qui doivent effectuer les communications prévues par lesdits articles au ministre de la santé. | |
| 2508 | ||
| 2509 | **Article LEGIARTI000006694502** | |
| 2510 | ||
| 2511 | Les contrats, avenants et statuts dont la communication est prévue aux articles L. 761-4 et L. 761-5 doivent être tenus à la disposition de l'autorité administrative par les conseils des ordres intéressés. | |
| 2512 | ||
| 2513 | **Article LEGIARTI000006694505** | |
| 2514 | ||
| 2515 | Le défaut de communication ou la communication mensongère des contrats, avenants, statuts ou modification de statuts mentionnés aux articles L. 761-4 et L. 761-5 ou, lorsqu'il est imputable aux directeur ou directeur adjoint d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale, le défaut de rédaction d'un écrit constitue une faute disciplinaire susceptible d'entraîner l'une des sanctions prévues à l'article L. 423 du présent code pour les docteurs en médecine, à l'article L. 527 du même code pour les pharmaciens, et à l'article 321 du code rural pour les docteurs vétérinaires. | |
| 2516 | ||
| 2517 | L'autorisation prévue à l'article L. 761-2 peut, dans les mêmes cas, être retirée, à titre temporaire ou définitif, par le ministre de la santé. Elle peut aussi être retirée lorsque les contrats, avenants ou statuts contiennent des clauses contraires aux dispositions de la loi n° 75-626 du 11 juillet 1975 ou des décrets pris pour son application. | |
| 2518 | ||
| 2519 | Le conseil de l'ordre intéressé ne peut plus mettre en oeuvre, en raison des contrats, avenants et statuts ci-dessus prévus les pouvoirs qu'il tient des articles L. 417 du présent code pour les médecins, L. 526 et L. 527 du même code pour les pharmaciens et 319 du code rural pour les docteurs vétérinaires, lorsqu'un délai de six mois s'est écoulé depuis la communication desdits statuts, contrats ou avenants. | |
| 2520 | ||
| 2521 | Lorsque le délai prévu à l'alinéa précédent s'est écoulé, le ministre de la santé ne peut plus mettre en oeuvre le pouvoir disciplinaire que le présent article lui confère à l'égard des bénéficiaires de l'autorisation prévue à l'article L. 761-2. | |
| 2522 | ||
| 2523 | **Article LEGIARTI000006694508** | |
| 2524 | ||
| 2525 | Après le décès du directeur d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale exploité sous forme individuelle, ses héritiers peuvent mettre le laboratoire en gérance pour une période qui ne peut excéder deux ans, sauf dérogations accordées par le ministre de la santé lorsque les héritiers sont mineurs ou poursuivent des études en vue d'acquérir la formation prévue à l'article L. 761-1. | |
| 2526 | ||
| 2527 | Le titulaire de la gérance doit remplir les conditions définies aux articles L. 761-1 et L. 761-2. | |
| 2528 | ||
| 2529 | **Article LEGIARTI000006694511** | |
| 2530 | ||
| 2531 | Un décret fixe les conditions dans lesquelles, par dérogation aux articles L. 761, L. 761-1 et L. 761-2, les directeurs et directeurs adjoints de laboratoires peuvent se faire remplacer à titre temporaire. | |
| 2532 | ||
| 2533 | ## Section 3 : Dispositions diverses | |
| 2534 | ||
| 2535 | **Article LEGIARTI000006694514** | |
| 2536 | ||
| 2537 | A l'exception de l'information scientifique auprès du corps médical et pharmaceutique, toute publicité en faveur d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale est interdite. Toutefois, ne sont pas considérées comme constituant une publicité illégale, les indications relatives à l'existence et à la localisation du laboratoire qui seraient publiées au moment de l'ouverture de celui-ci. Les directeurs ou directeurs adjoints de laboratoire ne peuvent pas signer de publications qui n'ont pas de caractère scientifique en faisant état de leur qualité. | |
| 2538 | ||
| 2539 | **Article LEGIARTI000006694518** | |
| 2540 | ||
| 2541 | Le contrôle des laboratoires est assuré par les médecins et pharmaciens inspecteurs de santé publique et par l'inspection générale des affaires sociales. | |
| 2542 | ||
| 2543 | Il est institué, en outre, un contrôle de la bonne exécution des analyses de biologie médicale, dont les modalités sont fixées par décret. | |
| 2544 | ||
| 2545 | **Article LEGIARTI000006694524** | |
| 2546 | ||
| 2547 | Le contrôle de qualité des analyses est exécuté, selon des modalités fixées par décret, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2548 | ||
| 2549 | **Article LEGIARTI000006694527** | |
| 2550 | ||
| 2551 | Les conditions d'application du présent chapitre sont, sauf disposition contraire, fixées par un décret en Conseil d'Etat, après consultation de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2552 | ||
| 2553 | **Article LEGIARTI000006695126** | |
| 2554 | ||
| 2555 | Les réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale et les réactifs mentionnés au 2° de l'article L. 512 du présent code et les réactifs utilisés pour les examens d'anatomie et de cytologie pathologiques font l'objet, avant leur mise sur le marché, à titre gratuit ou onéreux, d'un enregistrement auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2556 | ||
| 2557 | Ce décret précise en outre les conditions dans lesquelles des réactifs présentant des risques pour la santé publique peuvent être retirés du marché par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à titre provisoire ou définitif. | |
| 2558 | ||
| 2559 | Le ministre chargé de la santé peut, sur proposition du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, fixer par arrêté des conditions particulières de mise sur le marché, de contrôle, d'évaluation et d'utilisation pour certaines catégories de réactifs. | |
| 2560 | ||
| 2561 | A titre transitoire et au plus tard jusqu'au 31 décembre 1995, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé peut, par convention, confier le contrôle de qualité prévu à l'article L. 761-14 à des organismes publics ou privés agréés par le ministre chargé de la santé après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2562 | ||
| 2563 | Le fait de mettre sur le marché des réactifs dont la commercialisation a été suspendue en application du deuxième alinéa est puni des peines prévues aux articles L. 213-1 et L. 213-2 (1°) du code de la consommation. | |
| 2564 | ||
| 2565 | Les dispositions de l'article L. 658-9 du présent code sont applicables à la recherche et à la constatation des infractions aux dispositions des alinéas précédents et des textes pris pour leur application. | |
| 2566 | ||
| 2567 | **Article LEGIARTI000006695128** | |
| 2568 | ||
| 2569 | Tout établissement de fabrication, d'importation ou de distribution de réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale doit effectuer une déclaration auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Cette déclaration est accompagnée d'un dossier descriptif de l'activité, dont le contenu est fixé par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2570 | ||
| 2571 | Toute modification aux éléments constitutifs de la déclaration doit faire l'objet d'une nouvelle déclaration dans les mêmes formes. | |
| 2572 | ||
| 2573 | **Article LEGIARTI000006695130** | |
| 2574 | ||
| 2575 | L'enregistrement d'un réactif destiné aux laboratoires d'analyses de biologie médicale prévu à l'article L. 761-14-1 ne peut être délivré que si le fabricant, l'importateur ou le distributeur a effectué auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé la déclaration mentionnée à l'article L. 761-14-2. | |
| 2576 | ||
| 2577 | **Article LEGIARTI000006695132** | |
| 2578 | ||
| 2579 | La fabrication, l'importation et la distribution des réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent être réalisées en conformité avec les bonnes pratiques dont les principes sont définis par arrêté du ministre chargé de la santé, pris sur proposition de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2580 | ||
| 2581 | **Article LEGIARTI000006695176** | |
| 2582 | ||
| 2583 | Ne sont pas soumis aux dispositions du présent chapitre : | |
| 2584 | ||
| 2585 | 1° Les médecins qui, à l'occasion des actes médicaux auxquels ils procèdent, effectuent, personnellement et dans leur cabinet, des analyses qui ne donnent pas lieu, en vertu de la législation de sécurité sociale, à un remboursement distinct et ne peuvent faire l'objet d'un compte rendu écrit ; | |
| 2586 | ||
| 2587 | 2° Les pharmaciens d'officine qui effectuent des analyses figurant sur une liste fixée par un arrêté du ministre de la santé, qui précise en outre les conditions d'équipement nécessaires ; | |
| 2588 | ||
| 2589 | 3° Les laboratoires d'analyses de biologie médicale relevant du ministère de la défense ; | |
| 2590 | ||
| 2591 | 4° Sous réserve des dispositions des articles L. 761-13 et L. 761-14, les autres laboratoires et services de biologie médicale de l'Etat, des départements, des communes et des établissements publics, notamment hospitaliers ; | |
| 2592 | ||
| 2593 | 5° Les laboratoires des établissements de transfusion sanguine et des centres anti-cancéreux qui effectuent exclusivement les actes de biologie directement liés à leur objet spécifique ; | |
| 2594 | ||
| 2595 | 6° Les infirmiers qui, à l'occasion de soins qu'ils accomplissent, effectuent les contrôles biologiques de dépistage à lecture instantanée dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat pris après avis de l'Académie nationale de médecine. Ces contrôles biologiques ne donnent pas lieu, en vertu de la législation de sécurité sociale, à un remboursement distinct et ne peuvent faire l'objet d'un compte rendu écrit ; | |
| 2596 | ||
| 2597 | 7° Les médecins spécialistes qualifiés en anatomie et cytologie pathologiques qui effectuent, en dehors des laboratoires d'analyses de biologie médicale et dans les conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat, des actes d'anatomie et de cytologie pathologiques. Cependant, l'article L. 759 du code de la santé publique est applicable à ceux de ces médecins qui effectuent les actes de cytogénétique en vue d'établir un diagnostic prénatal relatif à l'enfant à naître. | |
| 2598 | ||
| 2599 | ## Section 4 : Dispositions pénales | |
| 2600 | ||
| 2601 | **Article LEGIARTI000006694531** | |
| 2602 | ||
| 2603 | L'emploi illicite de l'appellation de laboratoire d'analyses de biologie médicale, ou toute expression prêtant à confusion avec celle-ci, est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2604 | ||
| 2605 | Le tribunal peut, en outre, ordonner la publication du jugement aux frais du condamné et son affichage dans les conditions prévues à l'article 131-35 du code pénal. | |
| 2606 | ||
| 2607 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2608 | ||
| 2609 | **Article LEGIARTI000006694534** | |
| 2610 | ||
| 2611 | Les infractions aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 757 et aux dispositions des premier et deuxième alinéas de l'article L. 760 sont punies d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2612 | ||
| 2613 | En cas d'infraction au premier alinéa de l'article L. 757, le tribunal peut, en outre, prononcer la confiscation du matériel ayant servi à l'activité illégale ainsi que la fermeture du laboratoire. | |
| 2614 | ||
| 2615 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2616 | ||
| 2617 | **Article LEGIARTI000006694537** | |
| 2618 | ||
| 2619 | Les infractions aux dispositions des articles L. 756, L. 761-1 et L. 761-2 et des alinéas 2 et 3 de l'article L. 761 sont punies d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2620 | ||
| 2621 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2622 | ||
| 2623 | **Article LEGIARTI000006694540** | |
| 2624 | ||
| 2625 | Les infractions aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 761 sont punies d'une amende de 25.000 F (1). | |
| 2626 | ||
| 2627 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 2628 | ||
| 2629 | **Article LEGIARTI000006694543** | |
| 2630 | ||
| 2631 | Quiconque ne se soumet pas au contrôle institué par l'article L. 761-14 ou fait obstacle aux fonctions des inspecteurs mentionnés à l'article L. 761-13 est passible des peines prévues à l'article L. 761-18. | |
| 2632 | ||
| 2633 | **Article LEGIARTI000006694546** | |
| 2634 | ||
| 2635 | Les infractions aux dispositions de l'article L. 761-12 sont punies d'une amende de 25.000 F (1). | |
| 2636 | ||
| 2637 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 2638 | ||
| 2639 | **Article LEGIARTI000006694549** | |
| 2640 | ||
| 2641 | Toute personne physique ou morale passant avec un directeur ou directeur adjoint de laboratoire ou une société exploitant un laboratoire un contrat ou avenant mentionné aux articles L. 761-4 et L. 761-5 doit le faire par écrit ; le refus de rédaction d'un écrit du fait du contractant est puni d'une amende de 40.000 F (1). | |
| 2642 | ||
| 2643 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2644 | ||
| 2645 | **Article LEGIARTI000006694552** | |
| 2646 | ||
| 2647 | En cas de récidive dans le délai de cinq ans, les peines fixées par les articles L. 761-16 à L. 761-22 peuvent être portées au double. | |
| 2648 | ||
| 2649 | ## Chapitre 1 bis : Analyses permettant l'identification par empreintes génétiques dans le cadre de procédures judiciaires | |
| 2650 | ||
| 2651 | **Article LEGIARTI000006695135** | |
| 2652 | ||
| 2653 | Les analyses permettant l'identification par empreintes génétiques dans le cadre des procédures judiciaires mentionnées à l'article 16-11 du code civil doivent faire l'objet d'un contrôle de qualité organisé, selon des modalités fixées par le décret prévu par l'article 16-12 du code civil, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2654 | ||
| 2655 | ## Chapitre 2 : Manipulation des produits d'origine microbienne, réglementation et dispositions pénales | |
| 2656 | ||
| 2657 | **Article LEGIARTI000006694555** | |
| 2658 | ||
| 2659 | Toute personne, patentée ou non, préparant ou expérimentant, même dans un but désintéressé, des produits visés à l'article L. 606 ci-dessus, est tenue de souscrire, pour elle-même et pour le personnel occupé par elle à un titre quelconque, une déclaration indiquant l'état civil, la nationalité, le domicile de chaque intéressé, ainsi que la nature exacte des travaux à lui confiés. | |
| 2660 | ||
| 2661 | Cette déclaration sera adressée dans le délai d'un mois à la préfecture du département dans lequel est effectuée la préparation ou l'expérimentation. | |
| 2662 | ||
| 2663 | **Article LEGIARTI000006694558** | |
| 2664 | ||
| 2665 | Toute modification dans l'état du personnel doit faire l'objet : | |
| 2666 | ||
| 2667 | a) Pour le personnel français, d'une déclaration de même nature dans les huit jours de l'entrée en fonctions ; | |
| 2668 | ||
| 2669 | b) Pour le personnel étranger, d'une demande d'autorisation préalable à l'entrée en fonctions. | |
| 2670 | ||
| 2671 | **Article LEGIARTI000006694561** | |
| 2672 | ||
| 2673 | Un décret simple déterminera ultérieurement, s'il y a lieu, les autres renseignements qui pourraient être exigés, sous peine des sanctions prévues à l'article L. 765 ci-après, en ce qui concerne les opérations relatives aux produits susvisés ; il fixera le délai dans lequel ces nouveaux renseignements et les modifications à y apporter devront être adressés à la préfecture. | |
| 2674 | ||
| 2675 | **Article LEGIARTI000006694564** | |
| 2676 | ||
| 2677 | Toute infraction aux dispositions des articles L. 762 et L. 763 ci-dessus est passible d'une amende de 30.000 F (1). | |
| 2678 | ||
| 2679 | En cas de récidive, l'amende peut être portée au double et le jugement ordonner la fermeture de l'établissement. | |
| 2680 | ||
| 2681 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2682 | ||
| 2683 | ## Titre 4 : Centres de santé | |
| 2684 | ||
| 2685 | **Article LEGIARTI000006695165** | |
| 2686 | ||
| 2687 | Les centres de santé assurent des activités de soins sans hébergement et participent à des actions de santé publique ainsi qu'à des actions de prévention et d'éducation pour la santé et à des actions sociales. | |
| 2688 | ||
| 2689 | Ils sont créés et gérés soit par des organismes à but non lucratif, à l'exception des établissements de santé mentionnés au titre Ier du présent livre, soit par des collectivités territoriales. | |
| 2690 | ||
| 2691 | Ils sont soumis, dans des conditions fixées par décret, à l'agrément de l'autorité administrative, sous réserve du résultat d'une visite de conformité, au vu d'un dossier justifiant que ces centres fonctionneront dans des conditions conformes à des prescriptions techniques correspondant à leur activité. L'agrément vaut autorisation de dispenser des soins aux assurés sociaux, au sens de l'article L. 162-21 du code de la sécurité sociale. | |
| Article LEGIARTI000006694633 L1→1 | ||
| 1 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 2 | ||
| 3 | **Article LEGIARTI000006694633** | |
| 4 | ||
| 5 | Les établissements de santé, publics et privés, assurent les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques du patient. | |
| 6 | ||
| 7 | Ils participent à des actions de santé publique et notamment à toutes actions médico-sociales coordonnées et à des actions d'éducation pour la santé et de prévention. | |
| 8 | ||
| 9 | Ils participent à la mise en oeuvre du dispositif de vigilance destiné à garantir la sécurité sanitaire, notamment des produits mentionnés à l'article L. 793-1 et organisent en leur sein la lutte contre les infections nosocomiales et autres affections iatrogènes dans les conditions prévues par voie réglementaire. | |
| 10 | ||
| 11 | Les établissements de santé mettent en place un système permettant d'assurer la qualité de la stérilisation des dispositifs médicaux répondant à des conditions définies par voie réglementaire. | |
| 12 | ||
| 13 | **Article LEGIARTI000006694636** | |
| 14 | ||
| 15 | Les établissements de santé, publics ou privés, ont pour objet de dispenser : | |
| 16 | ||
| 17 | 1° avec ou sans hébergement : | |
| 18 | ||
| 19 | a) Des soins de courte durée ou concernant des affections graves pendant leur phase aiguë en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie ou psychiatrie ; | |
| 20 | ||
| 21 | b) Des soins de suite ou de réadaptation dans le cadre d'un traitement ou d'une surveillance médicale à des malades requérant des soins continus, dans un but de réinsertion ; | |
| 22 | ||
| 23 | 2° Des soins de longue durée, comportant un hébergement à des personnes n'ayant pas leur autonomie de vie, dont l'état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d'entretien, dans l'attente de la redéfinition desdits soins qui interviendra au plus tard le 31 décembre 1998. | |
| 24 | ||
| 25 | **Article LEGIARTI000006694639** | |
| 26 | ||
| 27 | Les établissements de santé publics et privés peuvent créer et gérer les services et établissements sociaux et médico-sociaux visés à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales et à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées. | |
| 28 | ||
| 29 | Les services et établissements créés en application de l'alinéa précédent doivent répondre aux conditions de fonctionnement et de prise en charge et satisfaire aux règles de procédure énoncées par les lois susmentionnées. | |
| 30 | ||
| 31 | **Article LEGIARTI000006694641** | |
| 32 | ||
| 33 | La nature des infections nosocomiales et affections iatrogènes soumises à signalement et les conditions dans lesquelles les établissements de santé sont tenus de recueillir les informations les concernant et de les signaler sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 34 | ||
| 35 | ## Section 2 : Dispositions propres au service public hospitalier | |
| 36 | ||
| 37 | **Article LEGIARTI000006694645** | |
| 38 | ||
| 39 | Le service public hospitalier exerce les missions définies à l'article L. 711-1 et, de plus, concourt : | |
| 40 | ||
| 41 | 1° A l'enseignement universitaire et postuniversitaire et à la recherche de type médical, odontologique et pharmaceutique dans les conditions prévues par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création de centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale ; | |
| 42 | ||
| 43 | 2° A la formation continue des praticiens hospitaliers et non hospitaliers ; | |
| 44 | ||
| 45 | 3° A la recherche médicale, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 46 | ||
| 47 | 4° A la formation initiale et continue des sages-femmes et du personnel paramédical et à la recherche dans leurs domaines de compétence ; | |
| 48 | ||
| 49 | 5° Aux actions de médecine préventive et d'éducation pour la santé et à leur coordination ; | |
| 50 | ||
| 51 | 6° Conjointement avec les praticiens et les autres professionnels de santé, personnes et services concernés, à l'aide médicale urgente ; | |
| 52 | ||
| 53 | 7° A la lutte contre l'exclusion sociale, en relation avec les autres professions et institutions compétentes en ce domaine, ainsi que les associations qui oeuvrent dans le domaine de l'insertion et de la lutte contre l'exclusion, dans une dynamique de réseaux. | |
| 54 | ||
| 55 | Le service public hospitalier assure, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les examens de diagnostic et les soins dispensés aux détenus en milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en milieu hospitalier. Il concourt, dans les mêmes conditions, aux actions de prévention et d'éducation pour la santé organisées dans les établissements pénitentiaires. | |
| 56 | ||
| 57 | **Article LEGIARTI000006694648** | |
| 58 | ||
| 59 | Le service public hospitalier est assuré : | |
| 60 | ||
| 61 | 1° Par les établissements publics de santé ; | |
| 62 | ||
| 63 | 2° Par ceux des établissements de santé privés qui répondent aux conditions fixées aux articles L. 715-6 et L. 715-10. | |
| 64 | ||
| 65 | Ces établissements garantissent l'égal accès de tous aux soins qu'ils dispensent. Ils sont ouverts à toutes les personnes dont l'état requiert leurs services. Ils doivent être en mesure de les accueillir de jour et de nuit, éventuellement en urgence, ou d'assurer leur admission dans un autre établissement mentionné au premier alinéa. | |
| 66 | ||
| 67 | Ils dispensent aux patients les soins préventifs, curatifs ou palliatifs que requiert leur état et veillent à la continuité de ces soins, en s'assurant qu'à l'issue de leur admission ou de leur hébergement, tous les patients disposent des conditions d'existence nécessaires à la poursuite de leur traitement. A cette fin, ils orientent les patients sortants ne disposant pas de telles conditions d'existence vers des structures prenant en compte la précarité de leur situation. | |
| 68 | ||
| 69 | Ils ne peuvent établir aucune discrimination entre les malades en ce qui concerne les soins. Ils ne peuvent organiser des régimes d'hébergement différents selon la volonté exprimée par les malades que dans les limites et selon les modalités prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. | |
| 70 | ||
| 71 | Un décret pris en conseil des ministres fixe les conditions de participation du service de santé des armées au service public hospitalier. | |
| 72 | ||
| 73 | **Article LEGIARTI000006694651** | |
| 74 | ||
| 75 | Les établissements de santé privés autres que ceux mentionnés au 2° de l'article L. 711-4 peuvent être associés au fonctionnement du service public hospitalier en vertu d'accords conclus selon les modalités fixées à l'article L. 715-11. | |
| 76 | ||
| 77 | Les médecins et les autres professionnels de santé non hospitaliers peuvent être associés au fonctionnement des établissements assurant le service public hospitalier. Ils peuvent recourir à leur aide technique. Ils peuvent, par contrat, recourir à leur plateau technique afin d'en optimiser l'utilisation. Toutefois, lorsque ce plateau technique appartient à un centre hospitalier et est destiné à l'accomplissement d'actes qui requièrent l'hospitalisation des patients, son accès aux médecins et sages-femmes non hospitaliers s'effectue dans les conditions définies à l'article L. 714-36. | |
| 78 | ||
| 79 | En outre, les établissements visés à l'article L. 711-4 coopèrent avec les établissements de santé privés autres que ceux visés au 2° dudit article ainsi qu'avec les médecins et autres professionnels de santé. | |
| 80 | ||
| 81 | Ils peuvent participer, en collaboration avec les médecins traitants et avec les services sociaux et médico-sociaux, à l'organisation de soins coordonnés au domicile du malade. | |
| 82 | ||
| 83 | **Article LEGIARTI000006694653** | |
| 84 | ||
| 85 | Les établissements publics de santé sont les centres hospitaliers et les hôpitaux locaux. | |
| 86 | ||
| 87 | Les centres hospitaliers qui ont une vocation régionale liée à leur haute spécialisation et qui figurent sur une liste établie par décret sont dénommés centres hospitaliers régionaux ; ils assurent en outre les soins courants à la population proche. | |
| 88 | ||
| 89 | Les centres hospitaliers régionaux ayant passé une convention au titre de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée avec une université comportant une ou plusieurs unités de formation et de recherche médicales, pharmaceutiques ou odontologiques sont dénommés centres hospitaliers universitaires. | |
| 90 | ||
| 91 | Les hôpitaux locaux ne peuvent assurer les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 qu'en médecine et à condition de passer convention avec un ou plusieurs centres hospitaliers publics ou établissements de santé privés qui, dispensant ces soins, répondent aux conditions fixées aux articles L. 715-6 ou L. 715-10, ou ont conclu un accord dans les conditions prévues à l'article L. 715-11. | |
| 92 | ||
| 93 | Les modalités particulières du fonctionnement médical des hôpitaux locaux sont fixées par voie réglementaire. | |
| 94 | ||
| 95 | **Article LEGIARTI000006694656** | |
| 96 | ||
| 97 | Seuls les établissements de santé, publics ou privés, visés à l'article L. 711-4 dont la mission principale est de dispenser les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 peuvent comporter une ou plusieurs unités participant au service d'aide médicale urgente appelées SAMU, dont les missions et l'organisation sont fixées par voie réglementaire. | |
| 98 | ||
| 99 | Les services d'aide médicale urgente comportent un centre de réception et de régulation des appels. | |
| 100 | ||
| 101 | Leur fonctionnement peut être assuré, dans des conditions fixées par décret, avec le concours des praticiens non hospitaliers qui en font la demande. Des conventions sont passées à cet effet dans des conditions fixées par décret. | |
| 102 | ||
| 103 | Les centres de réception et de régulation des appels sont interconnectés dans le respect du secret médical avec les dispositifs de réception des appels destinés aux services de police et aux services d'incendie et de secours. | |
| 104 | ||
| 105 | **Article LEGIARTI000006694658** | |
| 106 | ||
| 107 | Dans le cadre des programmes régionaux pour l'accès à la prévention et aux soins prévus à l'article 71 de la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions, les établissements publics de santé et les établissements de santé privés participant au service public hospitalier mettent en place des permanences d'accès aux soins de santé, qui comprennent notamment des permanences d'orthogénie, adaptées aux personnes en situation de précarité, visant à faciliter leur accès au système de santé et à les accompagner dans les démarches nécessaires à la reconnaissance de leurs droits. Ils concluent avec l'Etat des conventions prévoyant, en cas de nécessité, la prise en charge des consultations externes, des actes diagnostiques et thérapeutiques ainsi que des traitements qui sont délivrés gratuitement à ces personnes. | |
| 108 | ||
| 109 | **Article LEGIARTI000006694660** | |
| 110 | ||
| 111 | Les établissements publics de santé peuvent gérer des structures pour toxicomanes, financées sur le budget de l'Etat, dans les conditions fixées par la loi n° 70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l'usage illicite des substances vénéneuses. | |
| 112 | ||
| 113 | **Article LEGIARTI000006694662** | |
| 114 | ||
| 115 | Les centres hospitaliers régionaux définis à l'article L. 711-6 peuvent comporter une unité chargée de donner avis et conseils spécialisés en matière de diagnostic, pronostic, traitement et éventuellement prévention des intoxications humaines, dénommée centre antipoison. | |
| 116 | ||
| 117 | Les centres antipoison participent à l'aide médicale urgente telle qu'elle est définie par la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires. Leurs missions et les moyens y afférents sont fixés par décret. Une liste nationale des centres hospitaliers régionaux comportant un centre antipoison est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. | |
| 118 | ||
| 119 | **Article LEGIARTI000006694664** | |
| 120 | ||
| 121 | Un ou plusieurs établissements d'hospitalisation publics peuvent être spécifiquement destinés à l'accueil des personnes incarcérées. Les dispositions des chapitres Ier, III et IV seront adaptées par décret en Conseil d'Etat aux conditions particulières de fonctionnement de ces établissements. Les dispositions du chapitre II ne leur sont pas applicables. | |
| 122 | ||
| 123 | Le garde des sceaux, ministre de la justice, affecte à ces établissements des personnels de direction et de surveillance ainsi que des personnels administratifs, sociaux, éducatifs et techniques, qui relèvent de l'administration pénitentiaire et demeurent soumis à leur statut particulier. | |
| 124 | ||
| 125 | **Article LEGIARTI000006694666** | |
| 126 | ||
| 127 | Chaque établissement assurant le service public hospitalier et participant à la lutte contre les maladies mentales est responsable de celle-ci dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés. Il met à la disposition de la population, dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés, des services et des équipements de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation e de réinsertion sociale. Ces services exercent leurs activités non seulement à l'intérieur de l'établissement mais aussi en dehors de celui-ci. | |
| 128 | ||
| 129 | **Article LEGIARTI000006694668** | |
| 130 | ||
| 131 | Les établissements publics de santé et les établissements privés de santé participant au service public hospitalier organisent la délivrance de soins palliatifs, en leur sein ou dans le cadre de structures de soins alternatives à l'hospitalisation mentionnées à l'article L. 712-10. Le projet d'établissement arrête une organisation compatible avec les objectifs fixés dans les conditions des articles L. 712-3 et L. 712-3-1. | |
| 132 | ||
| 133 | Lorsqu'un de ces établissements dispose d'une structure de soins alternative à l'hospitalisation pratiquant les soins palliatifs en hospitalisation à domicile, celle-ci peut faire appel à des professionnels de santé exerçant à titre libéral avec lesquels l'établissement conclut un contrat qui précise notamment les conditions de rémunération particulières autres que le paiement à l'acte. | |
| 134 | ||
| 135 | ## Section 3 : De la participation du service public hospitalier à l'enseignement médical, odontologique et pharmaceutique | |
| 136 | ||
| 137 | **Article LEGIARTI000006694670** | |
| 138 | ||
| 139 | Dans le cadre des dispositions de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958, les unités de formation et de recherche qui agissent en leur nom, et les centres hospitaliers régionaux peuvent conclure conjointement des conventions avec les syndicats interhospitaliers ou avec des établissements de la conférence sanitaire s'ils ne font pas partie du syndicat interhospitalier. | |
| 140 | ||
| 141 | **Article LEGIARTI000006694672** | |
| 142 | ||
| 143 | Lorsque l'association d'une ou plusieurs structures médicales, pharmaceutiques ou odontologiques des établissements publics de santé ou d'un autre organisme public aux missions d'un centre hospitalier et universitaire définies à l'article 2 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 s'avère indispensable, et que cet établissement ou organisme refuse de conclure une convention en application de l'article 6 de ladite ordonnance, il peut être mis en demeure de le faire par décision conjointe du ministre chargé de la santé publique et du ministre de l'éducation nationale. | |
| 144 | ||
| 145 | Cette décision impartit un délai pour la conclusion de la convention ; passé ce délai, les mesures nécessaires peuvent être imposées à l'établissement ou à l'organisme par décret en Conseil d'Etat. | |
| 146 | ||
| 147 | **Article LEGIARTI000006694674** | |
| 148 | ||
| 149 | Pour chaque centre hospitalier et universitaire, il est créé un comité de coordination hospitalo-universitaire où siègent notamment des représentants du centre hospitalier régional, des représentants des unités de formation et de recherches médicales, odontologiques et pharmaceutiques et, le cas échéant, des syndicats interhospitaliers de secteur et des établissements assurant le service public hospitalier qui ont conclu les conventions prévues à l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958. | |
| 150 | ||
| 151 | Un décret fixe les conditions d'organisation et de fonctionnement du comité de coordination et les cas où son avis est requis. | |
| 152 | ||
| 153 | Ce comité est obligatoirement consulté sur le choix des priorités en matière d'équipement hospitalier et universitaire. | |
| 154 | ||
| 155 | Les conventions visées à l'article L. 711-12 entre les établissements publics de santé et les unités de formation et de recherche médico-pharmaceutiques et odontologiques ne pourront être conclues qu'après avis favorable de ce comité. | |
| 156 | ||
| 157 | **Article LEGIARTI000006694676** | |
| 158 | ||
| 159 | Dans le ressort d'une même académie, deux ou plusieurs centres hospitaliers régionaux ont la possibilité de passer convention avec la ou les unités de formation et de recherche médicales de cette académie, pour la constitution d'un centre hospitalier et universitaire unique, dans le cadre des dispositions des articles premier et 2 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958. | |
| 160 | ||
| 161 | **Article LEGIARTI000006694678** | |
| 162 | ||
| 163 | Il est créé un haut comité hospitalo-universitaire. Sa composition, ses règles de fonctionnement et les questions sur lesquelles il est consulté sont fixées par décret. | |
| 164 | ||
| 165 | 1 | ## Section 1 : Des droits du malade accueilli dans un établissement de santé |
| 166 | 2 | |
| 167 | **Article LEGIARTI000006694575** | |
| 168 | ||
| 169 | Le droit du malade au libre choix de son praticien et de son établissement de santé est un principe fondamental de la législation sanitaire. | |
| 170 | ||
| 171 | Les limitations apportées à ce principe par les différents régimes de protection sociale ne peuvent être introduites qu'en considération des capacités techniques des établissements, de leur mode de tarification et des critères de l'autorisation à dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux. | |
| 172 | ||
| 173 | **Article LEGIARTI000006694577** | |
| 174 | ||
| 175 | La qualité de la prise en charge des patients est un objectif essentiel pour tout établissement de santé. Celui-ci doit procéder à une évaluation régulière de leur satisfaction, portant notamment sur les conditions d'accueil et de séjour. Les résultats de ces évaluations sont pris en compte dans l'accréditation définie à l'article L. 710-5. | |
| 176 | ||
| 177 | Chaque établissement remet aux patients, lors de leur admission, un livret d'accueil auquel est annexée la charte du patient hospitalisé, conforme à un modèle type arrêté par le ministre chargé de la santé. | |
| 178 | ||
| 179 | **Article LEGIARTI000006694579** | |
| 180 | ||
| 181 | Les règles de fonctionnement des établissements de santé propres à faire assurer le respect des droits et obligations des patients hospitalisés sont définies par voie réglementaire. | |
| 182 | ||
| 183 | Dans chaque établissement de santé est instituée une commission de conciliation chargée d'assister et d'orienter toute personne qui s'estime victime d'un préjudice du fait de l'activité de l'établissement, et de lui indiquer les voies de conciliation et de recours dont elle dispose. | |
| 184 | ||
| 185 | **Article LEGIARTI000006694582** | |
| 186 | ||
| 187 | Les établissements de santé, publics ou privés, sont tenus de communiquer aux personnes recevant ou ayant reçu des soins, sur leur demande et par l'intermédiaire du praticien qu'elles désignent, les informations médicales contenues dans leur dossier médical. Les praticiens qui ont prescrit l'hospitalisation ont accès, sur leur demande, à ces informations. | |
| 188 | ||
| 189 | Dans le respect des règles déontologiques qui leur sont applicables, les praticiens des établissements assurent l'information des personnes soignées. Les personnels paramédicaux participent à cette information dans leur domaine de compétence et dans le respect de leurs propres règles professionnelles. | |
| 190 | ||
| 191 | Les établissements sont tenus de protéger la confidentialité des informations qu'ils détiennent sur les personnes qu'ils accueillent. | |
| 192 | ||
| 193 | Les médecins membres de l'inspection générale des affaires sociales, les médecins inspecteurs de la santé publique et les médecins conseils des organismes d'assurance maladie ont accès, dans le respect des règles de déontologie médicale, à ces informations lorsqu'elles sont nécessaires à l'exercice de leurs missions. | |
| 194 | ||
| 195 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire, après avis du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 196 | ||
| 197 | **Article LEGIARTI000006694584** | |
| 198 | ||
| 199 | Afin de dispenser des soins de qualité, les établissements de santé, publics ou privés, sont tenus de disposer des moyens adéquats et de procéder à l'évaluation de leur activité. | |
| 200 | ||
| 201 | **Article LEGIARTI000006694588** | |
| 202 | ||
| 203 | Les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en oeuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'ils accueillent et à assurer les soins palliatifs que leur état requiert, quelles que soient l'unité et la structure de soins dans laquelle ils sont accueillis. Pour les établissements de santé publics, ces moyens sont définis par le projet d'établissement visé à l'article L. 714-11. Pour les établissements de santé privés, ces moyens sont pris en compte par le contrat d'objectifs et de moyens visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 204 | ||
| 205 | Les centres hospitaliers et universitaires assurent, à cet égard, la formation initiale et continue des professionnels de santé et diffusent, en liaison avec les autres établissements de santé publics ou privés participant au service public hospitalier, les connaissances acquises, y compris aux équipes soignantes, en vue de permettre la réalisation de ces objectifs en ville comme dans les établissements. Ils favorisent le développement de la recherche. | |
| 206 | ||
| 207 | Les établissements de santé et les établissements et services sociaux et médico-sociaux peuvent passer convention entre eux pour assurer ces missions. | |
| 208 | ||
| 209 | Les obligations prévues pour les établissements mentionnés au présent article s'appliquent notamment lorsqu'ils accueillent des mineurs, des majeurs protégés par la loi ou des personnes âgées. | |
| 210 | ||
| 211 | 3 | **Article LEGIARTI000006694590** |
| 212 | 4 | |
| 213 | 5 | Les établissements sociaux et médico-sociaux hébergeant notamment des personnes âgées mettent en oeuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des personnes qu'ils reçoivent. |
| Article LEGIARTI000006694592 L218→10 | ||
| 218 | 10 | |
| 219 | 11 | Pour favoriser la mise en oeuvre des dispositions prévues aux deux articles précédents, l'Agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale contribue à l'élaboration, à la validation et à la mise en oeuvre des méthodes et expérimentations nécessaires, ainsi qu'à la diffusion de leurs résultats. Elle contribue également à la formation des professionnels concernés et assure une fonction de conseil auprès des établissements de santé. |
| 220 | 12 | |
| 221 | ## Section 2 : L'évaluation et l'accréditation des établissements de santé | |
| 222 | ||
| 223 | **Article LEGIARTI000006694592** | |
| 224 | ||
| 225 | Les établissements de santé, publics ou privés, développent une politique d'évaluation des pratiques professionnelles, des modalités d'organisation des soins et de toute action concourant à une prise en charge globale du malade afin notamment d'en garantir la qualité et l'efficience. | |
| 226 | ||
| 227 | L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, instituée à l'article L. 791-1, contribue au développement de cette évaluation. | |
| 228 | ||
| 229 | L'évaluation des pratiques médicales doit respecter les règles déontologiques et l'indépendance professionnelle des praticiens dans l'exercice de leur art. | |
| 230 | ||
| 231 | **Article LEGIARTI000006694597** | |
| 232 | ||
| 233 | Afin d'assurer l'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, tous les établissements de santé publics et privés doivent faire l'objet d'une procédure externe d'évaluation dénommée accréditation. | |
| 234 | ||
| 235 | Cette procédure, conduite par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, vise à porter une appréciation indépendante sur la qualité d'un établissement ou, le cas échéant, d'un ou plusieurs services ou activités d'un établissement, à l'aide d'indicateurs, de critères et de référentiels portant sur les procédures, les bonnes pratiques cliniques et les résultats des différents services et activités de l'établissement. | |
| 236 | ||
| 237 | La procédure d'accréditation est engagée à l'initiative de l'établissement de santé, notamment dans le cadre du contrat qui le lie à l'agence régionale de l'hospitalisation instituée à l'article L. 710-17. Dans un délai de cinq ans à compter de la publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, tous les établissements de santé devront s'être engagés dans cette procédure. | |
| 238 | ||
| 239 | Les réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 ainsi que les groupements de coopération sanitaire mentionnés à l'article L. 713-11-1 sont également soumis à cette obligation. | |
| 240 | ||
| 241 | En l'absence de contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens mentionné à l'article L. 710-16, l'agence régionale de l'hospitalisation saisit le conseil d'administration de l'établissement public de santé ou le représentant de l'établissement de santé privé d'une demande tendant à ce que cette procédure soit engagée. | |
| 242 | ||
| 243 | L'agence régionale de l'hospitalisation se substitue à l'établissement de santé pour demander la mise en oeuvre de la procédure d'accréditation si celui-ci s'en est abstenu pendant le délai de cinq ans susmentionné. | |
| 244 | ||
| 245 | Le rapport d'accréditation, qui est transmis à l'établissement de santé, est communiqué à l'agence régionale de l'hospitalisation compétente. | |
| 246 | ||
| 247 | Le directeur général de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé fournit au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation toutes informations quantitatives et qualitatives sur les programmes d'accréditation en cours dans les établissements de santé de la région. | |
| 248 | ||
| 249 | ## Section 3 : L'analyse de l'activité et les systèmes d'information | |
| 250 | ||
| 251 | **Article LEGIARTI000006694600** | |
| 252 | ||
| 253 | Les établissements de santé, publics ou privés, procèdent à l'analyse de leur activité. | |
| 254 | ||
| 255 | Dans le respect du secret médical et des droits des malades, ils mettent en oeuvre des systèmes d'information qui tiennent compte notamment des pathologies et des modes de prise en charge en vue d'améliorer la connaissance et l'évaluation de l'activité et des coûts et de favoriser l'optimisation de l'offre de soins. | |
| 256 | ||
| 257 | Les praticiens exerçant dans les établissements de santé publics et privés transmettent les données médicales nominatives nécessaires à l'analyse de l'activité au médecin responsable de l'information médicale pour l'établissement dans des conditions déterminées par voie réglementaire après consultation du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 258 | ||
| 259 | Le praticien responsable de l'information médicale est un médecin désigné par le conseil d'administration ou l'organe délibérant de l'établissement, s'il existe, après avis de la commission médicale ou de la conférence médicale. Pour ce qui concerne les établissements publics de santé, les conditions de cette désignation et les modes d'organisation de la fonction d'information médicale sont fixés par décret. | |
| 260 | ||
| 261 | **Article LEGIARTI000006694603** | |
| 262 | ||
| 263 | I. - Les établissements de santé publics et privés transmettent aux agences régionales de l'hospitalisation mentionnées à l'article L. 710-17, ainsi qu'à l'Etat et aux organismes d'assurance maladie, les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leur activité qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire, à la détermination de leurs ressources et à l'évaluation de la qualité des soins. | |
| 264 | ||
| 265 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et des agences au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, ou, à défaut, ne comportant ni leur nom, ni leur prénom, ni leur numéro d'inscription au Répertoire national d'identification des personnes physiques dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 266 | ||
| 267 | II. - Les informations relatives aux honoraires des professionnels de santé exerçant leur activité dans les établissements mentionnés à l'article L. 710-16-2 sont transmises aux agences régionales de l'hospitalisation par les organismes d'assurance maladie. | |
| 268 | ||
| 269 | **Article LEGIARTI000006694605** | |
| 270 | ||
| 271 | Il est créé un groupement pour la modernisation du système d'information hospitalier, constitué sous la forme de groupement d'intérêt public entre des établissements publics de santé volontaires. Les établissements de santé privés peuvent adhérer à ce groupement. | |
| 272 | ||
| 273 | Ce groupement, constitué pour une durée qui ne peut excéder sept ans, est chargé de concourir, dans le cadre général de la construction du systéme d'information de santé, à la mise en cohérence, à l'interopérabilité, à l'ouverture et à la sécurité des systèmes d'information utilisés par les établissements de santé qui en sont membres. Sous réserve des dispositions du présent article, il est soumis aux dispositions de l'article 21 de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d'orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France. La convention constitutive du groupement est approuvée par un arrêté des ministres chargés de la santé et des affaires sociales. | |
| 274 | ||
| 275 | Les organisations représentatives des établissements membres du groupement figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la santé désignent les représentants des membres à l'assemblée générale et au conseil d'administration. Les représentants désignés par l'organisation représentative des établissements publics de santé disposent de la majorité des voix au sein de chacune de ces instances. | |
| 276 | ||
| 277 | Le financement du groupement est notamment assuré par un fonds constitué des disponibilités portées, ou qui viendraient à y être portées, au compte ouvert dans les écritures de la Caisse des dépôts et consignations dans le cadre des procédures de liquidation de la gestion du conseil de l'informatique hospitalière et de santé, du fonds mutualisé et du fonds d'aide à la réalisation de logiciels. L'assemblée générale décide les prélèvements effectués sur ce fonds. Ils contribuent à la couverture des charges du groupement. Ces prélèvements ne donnent lieu à la perception d'aucune taxe, de droit de timbre ou d'enregistrement. | |
| 278 | ||
| 279 | Ce groupement est soumis au contrôle de la Cour des comptes dans les conditions prévues à l'article L. 133-2 du code des juridictions financières et au contrôle de l'inspection générale des affaires sociales. Lors de la dissolution du groupement, ses biens reçoivent une affectation conforme à son objet. | |
| 280 | ||
| 281 | ## Section 4 : Les contrats pluriannuels entre les agences régionales de l'hospitalisation et les établissements de santé | |
| 282 | ||
| 283 | **Article LEGIARTI000006694607** | |
| 284 | ||
| 285 | Les agences régionales de l'hospitalisation, mentionnées à l'article L. 710-17, concluent avec les établissements de santé publics ou privés des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens. | |
| 286 | ||
| 287 | La durée du contrat ne peut être inférieure à trois ans ni supérieure à cinq ans. | |
| 288 | ||
| 289 | Le contrat est signé par le directeur de l'agence régionale et le représentant de l'établissement de santé concerné. Pour les établissements publics de santé, ces contrats sont conclus après délibération du conseil d'administration prise après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement. | |
| 290 | ||
| 291 | Des organismes concourant aux soins, des professionnels de santé exerçant à titre libéral, des instituts de recherche ou des universités peuvent être appelés au contrat, pour tout ou partie de ses clauses. | |
| 292 | ||
| 293 | Le contrat fixe son calendrier d'exécution et mentionne les indicateurs de suivi et de résultats nécessaires à son évaluation périodique. L'établissement adresse un rapport annuel d'étape ainsi qu'un rapport final à l'agence régionale. | |
| 294 | ||
| 295 | **Article LEGIARTI000006694609** | |
| 296 | ||
| 297 | Les contrats mentionnés à l'article L. 710-16 conclus avec les établissements publics de santé et les établissements de santé privés à but non lucratif mentionnés aux articles L. 715-6 et L. 715-13 déterminent les orientations stratégiques des établissements, en tenant compte des objectifs du schéma d'organisation sanitaire, et définissent les conditions de mise en oeuvre de ces orientations, notamment dans le cadre du projet médical et du projet d'établissement approuvé. | |
| 298 | ||
| 299 | A cet effet, ils décrivent les transformations que l'établissement s'engage à opérer dans ses activités, son organisation, sa gestion et dans ses modes de coopération. | |
| 300 | ||
| 301 | Ils définissent, en outre, des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des orientations adoptées par la conférence régionale de santé prévue à l'article L. 767. Ils prévoient les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 710-5. | |
| 302 | ||
| 303 | Ils favorisent la participation des établissements aux réseaux de soins et aux communautés d'établissements de santé mentionnés aux articles L. 712-3-2 et L. 712-3-3 ainsi qu'aux actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 304 | ||
| 305 | Ils précisent les dispositions relatives à la gestion des ressources humaines nécessaires pour la réalisation des objectifs. | |
| 306 | ||
| 307 | Ils fixent les éléments financiers, tant en fonctionnement qu'en investissement, ainsi que les autres mesures nécessaires à leur mise en oeuvre et prévoient pour l'établissement cocontractant, le cas échéant et compte tenu de son activité, les objectifs pluriannuels de réduction des inégalités de ressources mentionnées à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. Ils précisent également les critères en fonction desquels les budgets de l'établissement peuvent évoluer selon le degré de réalisation des objectifs fixés. | |
| 308 | ||
| 309 | En cas d'inexécution du contrat, le directeur de l'agence peut, après mise en demeure restée sans effet, mettre en oeuvre les sanctions, notamment à caractère financier, prévues au contrat. | |
| 310 | ||
| 311 | En l'absence de conclusion du contrat prévu au présent article, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en tient compte dans l'exercice de ses compétences budgétaires. | |
| 312 | ||
| 313 | **Article LEGIARTI000006694611** | |
| 314 | ||
| 315 | Les contrats mentionnés à l'article L. 710-16 conclus avec les établissements de santé privés autres que ceux mentionnés à l'article L. 710-16-1 déterminent par discipline les tarifs des prestations d'hospitalisation. Ils sont conclus dans le respect des dispositions des articles L. 162-22-1 et L. 162-22-2 du code de la sécurité sociale et compte tenu des objectifs mentionnés à l'alinéa ci-dessous. | |
| 316 | ||
| 317 | Ces contrats définissent des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des orientations adoptées par la conférence régionale de santé prévue à l'article L. 767. Ils prévoient les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 710-5. | |
| 318 | ||
| 319 | Les contrats peuvent, en outre, favoriser la constitution des réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 et les actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 320 | ||
| 321 | Les contrats sont conformes à un contrat type annexé au contrat tripartite national visé à l'article L. 162-22-1 du code de la sécurité sociale. | |
| 322 | ||
| 323 | La demande de renouvellement des contrats est déposée auprès de l'agence régionale de l'hospitalisation un an avant leur échéance. En cas d'absence de réponse huit mois avant l'échéance, les contrats sont réputés renouvelés par tacite reconduction. Le refus de renouvellement doit être motivé. | |
| 324 | ||
| 325 | Sans préjudice des dispositions du contrat tripartite national visé à l'article L. 162-22-1 du code de la sécurité sociale, le contrat détermine les pénalités applicables à l'établissement au titre des deuxième et troisième alinéas ci-dessus en cas d'inexécution partielle ou totale des engagements dont les parties sont convenues. | |
| 326 | ||
| 327 | Les contrats peuvent être résiliés ou suspendus avant leur terme par l'agence régionale de l'hospitalisation en cas de manquement grave de l'établissement à ses obligations législatives, réglementaires ou contractuelles. | |
| 328 | ||
| 329 | Les litiges relatifs à l'application de ces contrats sont portés devant les juridictions compétentes en matière de sécurité sociale. | |
| 330 | ||
| 331 | Les conditions d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 332 | ||
| 333 | ## Chapitre 1 B : Les agences régionales de l'hospitalisation | |
| 334 | ||
| 335 | **Article LEGIARTI000006694613** | |
| 336 | ||
| 337 | Il est créé dans chaque région et dans la collectivité territoriale de Corse une agence régionale de l'hospitalisation, personne morale de droit public dotée de l'autonomie administrative et financière, constituée sous la forme d'un groupement d'intérêt public entre l'Etat et des organismes d'assurance maladie, dont au moins la caisse régionale d'assurance maladie, ainsi que l'union régionale de caisses d'assurance maladie à compter de la création de celle-ci. Ces agences sont placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale dans les conditions prévues au présent titre. | |
| 338 | ||
| 339 | Elles sont soumises au contrôle de la Cour des comptes dans les conditions prévues à l'article L. 133-2 du code des juridictions financières et au contrôle de l'inspection générale des affaires sociales. Leur fonctionnement est soumis au contrôle économique et financier de l'Etat. | |
| 340 | ||
| 341 | Un décret peut conférer à certaines agences une compétence interrégionale. | |
| 342 | ||
| 343 | Elles sont administrées par une commission exécutive et dirigées par un directeur. | |
| 344 | ||
| 345 | Les conventions constitutives de ces groupements doivent être conformes à une convention type qui précise notamment l'organisation financière et comptable des agences, ainsi que la nature des concours de l'Etat et des organismes d'assurance maladie à leur fonctionnement. Cette convention type est élaborée en concertation avec les organismes nationaux d'assurance maladie et arrêtée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 346 | ||
| 347 | Les délibérations portant sur le budget et le compte financier ne deviennent définitives qu'après approbation expresse par les ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale et du budget. | |
| 348 | ||
| 349 | **Article LEGIARTI000006694615** | |
| 350 | ||
| 351 | Les agences régionales de l'hospitalisation ont pour mission de définir et de mettre en oeuvre la politique régionale d'offre de soins hospitaliers, d'analyser et de coordonner l'activité des établissements de santé publics et privés et de déterminer leurs ressources. A cette fin et sous réserve des compétences dévolues au ministre chargé de la santé par les articles L. 712-5, L. 712-16 et L. 712-18, elles exercent les attributions définies au présent titre ainsi qu'à la section 5 du chapitre 2 du titre VI et au chapitre 4 du titre VII du livre Ier du code de la sécurité sociale. | |
| 352 | ||
| 353 | Les pouvoirs des agences sont exercés par leur commission exécutive et par leur directeur dans les conditions définies aux articles L. 710-20 et L. 710-21. | |
| 354 | ||
| 355 | **Article LEGIARTI000006694617** | |
| 356 | ||
| 357 | Outre son président, la commission exécutive de l'agence régionale de l'hospitalisation est composée à parité : | |
| 358 | ||
| 359 | 1° De représentants de l'Etat, désignés par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale ; | |
| 360 | ||
| 361 | 2° De représentants administratifs et médicaux des organismes d'assurance maladie, désignés par les organismes parties à la convention constitutive. | |
| 362 | ||
| 363 | Le directeur de l'agence est nommé par décret. Il préside la commission exécutive. Il assure le fonctionnement de l'agence dans le cadre des orientations définies par la commission exécutive dont il prépare et exécute les délibérations. | |
| 364 | ||
| 365 | En cas de partage égal des voix au sein de la commission exécutive, celle du président est prépondérante. | |
| 366 | ||
| 367 | **Article LEGIARTI000006694619** | |
| 368 | ||
| 369 | La commission exécutive de l'agence délibère sur : | |
| 370 | ||
| 371 | 1° Les autorisations visées à la section II du chapitre II du présent titre, à l'exception de leur suspension ou de leur retrait dans les conditions prévues par l'article L. 712-18 ; | |
| 372 | ||
| 373 | 2° Les orientations qui président à l'allocation des ressources aux établissements de santé, après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale ; | |
| 374 | ||
| 375 | 3° Les contrats pluriannuels mentionnés aux articles L. 710-16, L. 710-16-1 et L. 710-16-2, après avis des organismes d'assurance maladie intéressés. | |
| 376 | ||
| 377 | Les délibérations mentionnées au 1° ci-dessus sont susceptibles de recours administratif dans les conditions prévues à l'article L. 712-16. | |
| 378 | ||
| 379 | **Article LEGIARTI000006694621** | |
| 380 | ||
| 381 | Le directeur exerce, au nom de l'Etat, les compétences mentionnées à l'article L. 710-18, à l'exception de celles exercées par la commission exécutive en application de l'article L. 710-20. | |
| 382 | ||
| 383 | Le directeur prend l'avis de la commission exécutive lorsqu'il : | |
| 384 | ||
| 385 | 1° Fixe les limites des secteurs sanitaires et des secteurs psychiatriques mentionnées au 1° de l'article L. 712-2 ; | |
| 386 | ||
| 387 | 2° Arrête la nature et l'importance des installations et des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2 ; | |
| 388 | ||
| 389 | 3° Arrête le schéma régional d'organisation sanitaire et son annexe prévus aux articles L. 712-3 et L. 712-3-1 ; | |
| 390 | ||
| 391 | 4° Se prononce à titre définitif sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu dans les conditions prévues à l'article L. 712-18 ; | |
| 392 | ||
| 393 | 5° Exerce les compétences définies à l'article L. 712-20 ; | |
| 394 | ||
| 395 | 6° Crée les établissements publics de santé, autres que nationaux, dans les conditions prévues à l'article L. 714-1 ; | |
| 396 | ||
| 397 | 7° Approuve les délibérations des établissements publics de santé mentionnées au 2° de l'article L. 714-5 ; | |
| 398 | ||
| 399 | 8° Exerce les compétences définies à l'article L. 714-7 ; | |
| 400 | ||
| 401 | 9° Conclut les contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier dans les conditions définies à l'article L. 715-10. | |
| 402 | ||
| 403 | Le directeur rend compte à la commission exécutive des décisions qu'il prend sur les matières autres que celles énumérées à l'alinéa précédent. Il la tient informée de toute suspension d'autorisation en application du premier alinéa de l'article L. 712-18. | |
| 404 | ||
| 405 | Dans l'exercice des compétences définies au présent article, le directeur est soumis à l'autorité des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. | |
| 406 | ||
| 407 | Le directeur peut déléguer sa signature dans les conditions définies par voie réglementaire. | |
| 408 | ||
| 409 | **Article LEGIARTI000006694623** | |
| 410 | ||
| 411 | Les délibérations mentionnées à l'article L. 710-20 sont exécutoires dès leur réception par le représentant de l'Etat dans la région, auquel elles sont transmises dans un délai de quinze jours. Le représentant de l'Etat défère les délibérations mentionnées aux 2° et 3° de l'article L. 710-20 qu'il estime contraires à la légalité, devant le juge administratif, dans les deux mois suivant leur réception. | |
| 412 | ||
| 413 | **Article LEGIARTI000006694625** | |
| 414 | ||
| 415 | Les services départementaux et régionaux de l'Etat compétents en matière sanitaire et dont l'intervention est nécessaire à l'exercice des pouvoirs et responsabilités dévolus aux agences régionales de l'hospitalisation sont mis à la disposition de celles-ci. Le directeur de l'agence adresse directement aux chefs de service concernés les instructions nécessaires à l'exécution des tâches qu'il confie auxdits services. | |
| 416 | ||
| 417 | Dans les conditions prévues par la convention constitutive, conformément aux stipulations de la convention constitutive type arrêtée par décret en Conseil d'Etat, des services régionaux mentionnés au précédent alinéa peuvent être placés pour partie sous l'autorité directe du directeur de l'agence. | |
| 418 | ||
| 419 | En outre, le personnel de l'agence régionale de l'hospitalisation comprend : | |
| 420 | ||
| 421 | 1° Des fonctionnaires régis par le statut général de la fonction publique de l'Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière, placés en position de détachement ; | |
| 422 | ||
| 423 | 2° Des agents mis à disposition par les parties à la convention constitutive à la demande des agents concernés ou par tout service de l'Etat ; | |
| 424 | ||
| 425 | 3° A titre exceptionnel et subsidiaire, des agents contractuels de droit public, recrutés par l'agence et soumis aux dispositions applicables aux agents non titulaires de l'Etat. | |
| 426 | ||
| 427 | Les personnes collaborant aux travaux de l'agence ne peuvent détenir un intérêt direct ou indirect dans un établissement de santé de son ressort. En cas de méconnaissance de cette règle, les peines prévues au premier alinéa de l'article 432-12 du code pénal leur sont applicables. | |
| 428 | ||
| 429 | **Article LEGIARTI000006694627** | |
| 430 | ||
| 431 | L'agence régionale de l'hospitalisation transmet chaque année un rapport d'activité à la conférence régionale de santé mentionnée à l'article L. 767. Ce rapport présente notamment les actions des établissements de santé correspondant aux priorités de santé publique établies par ladite conférence. | |
| 432 | ||
| 433 | **Article LEGIARTI000006694629** | |
| 434 | ||
| 435 | Les conditions d'application des dispositions du présent chapitre sont définies par voie réglementaire. | |
| 436 | ||
| 437 | 13 | ## Section 1 : Carte sanitaire et schéma d'organisation sanitaire |
| 438 | 14 | |
| 439 | **Article LEGIARTI000006694681** | |
| 440 | ||
| 441 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire ont pour objet de prévoir et de susciter les évolutions nécessaires de l'offre de soins, en vue de satisfaire de manière optimale la demande de santé. | |
| 442 | ||
| 443 | A cette fin, la carte sanitaire détermine la nature et, s'il y a lieu, l'importance des installations et activités de soins nécessaires pour répondre aux besoins de la population. Le schéma d'organisation sanitaire fixe des objectifs en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité et l'efficience de l'organisation sanitaire. | |
| 444 | ||
| 445 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire sont arrêtés, dans les conditions fixées à l'article L. 712-5, sur la base d'une mesure des besoins de la population et de leur évolution, compte tenu des données démographiques et épidémiologiques et des progrès des techniques médicales et après une analyse, quantitative et qualitative, de l'offre de soins existante. | |
| 446 | ||
| 447 | Cette analyse tient compte des rapports d'activité et des projets d'établissement approuvés. | |
| 448 | ||
| 449 | La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire peuvent être révisés à tout moment. Ils le sont obligatoirement au moins tous les cinq ans. | |
| 450 | ||
| 451 | Tous les trois ans, le ministre chargé de la santé remet au Parlement un rapport sur l'état de l'organisation et de l'équipement sanitaires. | |
| 452 | ||
| 453 | **Article LEGIARTI000006694684** | |
| 454 | ||
| 455 | La carte sanitaire détermine : | |
| 456 | ||
| 457 | 1° Les limites des régions et des secteurs sanitaires ainsi que celles des secteurs psychiatriques mentionnés par l'article L. 326 ; | |
| 458 | ||
| 459 | 2° La nature et, le cas échéant, l'importance : | |
| 460 | ||
| 461 | a) Des installations nécessaires pour répondre aux besoins de la population, y compris les équipements matériels lourds et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation et notamment celles nécessaires à l'exercice de la chirurgie ambulatoire ; | |
| 462 | ||
| 463 | b) Des activités de soins d'un coût élevé ou nécessitant des dispositions particulières dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 464 | ||
| 465 | La nature et l'importance des installations et activités de soins mentionnées au 2° sont déterminées pour chaque zone sanitaire. Les zones sanitaires constituées, selon le cas, par un ou plusieurs secteurs sanitaires ou psychiatriques, par une région, par un groupe de régions ou par l'ensemble du territoire sont définies par voie réglementaire en tenant compte des bassins de santé. | |
| 466 | ||
| 467 | La liste des activités de soins mentionnées au b du 2° ainsi que les conditions d'implantation et les modalités de fonctionnement des installations où elles s'exercent sont précisées par voie réglementaire. | |
| 15 | **Article LEGIARTI000006694702** | |
| 468 | 16 | |
| 469 | La liste des structures de soins alternatives à l'hospitalisation mentionnées au a du 2° est fixée par voie réglementaire. | |
| 17 | Des contrats pluriannuels conclus entre les établissements de santé, publics ou privés, les organismes d'assurance maladie, le représentant de l'Etat et, le cas échéant, des collectivités locales permettent la réalisation des objectifs retenus par le schéma d'organisation sanitaire. | |
| 470 | 18 | |
| 471 | **Article LEGIARTI000006694688** | |
| 19 | Ces contrats fixent les obligations des établissements et prévoient les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs poursuivis. | |
| 472 | 20 | |
| 473 | Un schéma est établi pour chaque région sanitaire pour tout ou partie des moyens dont la nature est arrêtée par la carte sanitaire. Toutefois, des schémas nationaux ou interrégionaux peuvent être établis pour certaines installations ou activités de soins mentionnées à l'article L. 712-2. | |
| 21 | Des contrats passés dans les mêmes conditions peuvent avoir pour objet la réalisation d'objectifs particuliers aux établissements, compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 474 | 22 | |
| 475 | Le schéma d'organisation sanitaire vise à susciter les adaptations et les complémentarités de l'offre de soins, ainsi que les coopérations, notamment entre les établissements de santé. | |
| 23 | **Article LEGIARTI000006694710** | |
| 476 | 24 | |
| 477 | Il détermine l'organisation territoriale des moyens de toute nature, compris ou non dans la carte sanitaire, qui permettra la réalisation des objectifs mentionnés à l'article L. 712-1. Il peut comporter des recommandations utiles à la réalisation de ces objectifs. | |
| 25 | Une commission régionale de l'évaluation médicale des établissements est créée auprès du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, dans chaque région. | |
| 478 | 26 | |
| 479 | **Article LEGIARTI000006694692** | |
| 27 | Ses missions, sa composition et ses modalités de coopération avec l'Agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale sont fixées par décret. | |
| 480 | 28 | |
| 481 | Pour chaque schéma d'organisation sanitaire, une annexe au schéma élaborée selon la même procédure détermine, compte tenu de la nature et de l'importance de l'ensemble de l'offre de soins existante au moment où il entre en vigueur et des objectifs retenus par le schéma, les créations, les regroupements, les transformations ou suppressions des installations et unités qui seraient nécessaires à sa réalisation. | |
| 29 | **Article LEGIARTI000006694711** | |
| 482 | 30 | |
| 483 | De la même manière, l'annexe au schéma régional d'organisation sanitaire détermine les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs qu'il fixe pour ce qui concerne les soins palliatifs, notamment les unités de soins palliatifs, les équipes mobiles et les places d'hospitalisation à domicile nécessaires, par création, regroupement, transformation ou suppression. | |
| 31 | Les établissements de santé, publics ou privés, transmettent à l'autorité administrative et aux organismes d'assurance maladie les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leurs activités qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 484 | 32 | |
| 485 | **Article LEGIARTI000006694694** | |
| 33 | L'autorité administrative et les organismes d'assurance maladie mettent en oeuvre un système commun d'informations, respectant l'anonymat, dont les conditions d'élaboration et d'accès par les tiers, et notamment par les établissements de santé, publics ou privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 486 | 34 | |
| 487 | En vue de mieux répondre à la satisfaction des besoins de la population tels qu'ils sont pris en compte par la carte sanitaire et par le schéma d'organisation sanitaire, les établissements de santé peuvent constituer des réseaux de soins spécifiques à certaines installations et activités de soins, au sens de l'article L. 712-2, ou à certaines pathologies. | |
| 35 | ## Section 2 : Autorisations | |
| 488 | 36 | |
| 489 | Les réseaux de soins ont pour objet d'assurer une meilleure orientation du patient, de favoriser la coordination et la continuité des soins qui lui sont dispensés et de promouvoir la délivrance de soins de proximité de qualité. Ils peuvent associer des médecins libéraux et d'autres professionnels de santé et des organismes à vocation sanitaire ou sociale. | |
| 37 | **Article LEGIARTI000006694758** | |
| 490 | 38 | |
| 491 | Les établissements de santé peuvent participer aux actions expérimentales visées à l'article L. 162-31-1 du code de la sécurité sociale. | |
| 39 | Lorsque l'intérêt des malades ou le fonctionnement d'un établissement public de santé le justifient et dans la limite des besoins de la population tels qu'ils résultent du dispositif prévu à la section 1 du chapitre II du présent titre, le ministre chargé de la santé peut, après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale et du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, demander au conseil d'administration d'adopter les mesures nécessaires, comportant éventuellement un nouveau projet d'établissement, la création ou la suppression de services, de lits d'hospitalisation ou d'équipements matériels lourds. L'établissement public de santé doit être averti de l'intention du ministre avant la saisine du comité national et du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 492 | 40 | |
| 493 | La convention constitutive du réseau de soins est agréée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 41 | La demande du ministre doit être motivée et les motifs exposés au conseil d'administration. | |
| 494 | 42 | |
| 495 | **Article LEGIARTI000006694698** | |
| 43 | Dans le cas où cette demande n'est pas suivie d'effet dans le délai de quatre mois, le ministre peut prendre les mesures appropriées aux lieu et place du conseil d'administration. | |
| 496 | 44 | |
| 497 | Les communautés d'établissements de santé sont constituées, au sein d'un secteur sanitaire, entre établissements assurant le service public hospitalier, mentionnés à l'article L. 711-4. | |
| 45 | Au cas où la carte sanitaire ferait de nouveau apparaître un déficit de services, de lits d'hospitalisation, ou d'équipements matériels lourds dans un secteur sanitaire où une suppression d'un de ces éléments aurait été opérée dans un établissement public de santé, le secteur hospitalier public bénéficiera d'une priorité pour réaliser la ou les créations qui pourraient être autorisées à due concurrence des suppressions antérieures. | |
| 498 | 46 | |
| 499 | Toutefois, une communauté d'établissements de santé peut être constituée entre des établissements relevant de plusieurs secteurs sanitaires d'une même région sanitaire, dès lors qu'ils sont situés dans le même pays au sens de l'article 22 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire. | |
| 47 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière | |
| 500 | 48 | |
| 501 | Les communautés d'établissements ont pour but de : | |
| 49 | **Article LEGIARTI000006694850** | |
| 502 | 50 | |
| 503 | 1° Favoriser les adaptations des établissements de santé aux besoins de la population et les redéploiements des moyens qu'elles impliquent ; | |
| 51 | Les responsables des structures médicales, odontologiques et pharmaceutiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques peuvent suivre la gestion des moyens budgétaires et la réalisation des objectifs de la structure ou du service dont ils ont la responsabilité et faire bénéficier, le cas échéant, cette structure ou ce service des résultats de cette gestion. | |
| 504 | 52 | |
| 505 | 2° Mettre en oeuvre des actions de coopération et de complémentarité, notamment celles prévues par le schéma régional d'organisation sanitaire et son annexe ; | |
| 53 | ## Section 6 : Dispositions diverses | |
| 506 | 54 | |
| 507 | 3° Répondre aux besoins de services de proximité non satisfaits dans le domaine médico-social, notamment pour les personnes âgées et les personnes handicapées. | |
| 55 | **Article LEGIARTI000006694939** | |
| 508 | 56 | |
| 509 | Une charte fixe les objectifs de la communauté et indique les modalités juridiques de mise en oeuvre choisies par les établissements parmi celles fixées à l'article L. 713-12. La charte est agréée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 57 | Les activités relevant des missions de l'établissement public de santé territorial de Mayotte aux termes des articles L. 711-1 et L. 711-2, notamment la gynécologie-obstétrique, peuvent être exercées au sein d'antennes de l'établissement implantées dans les dispensaires relevant de la collectivité territoriale, dans des conditions définies par voie de convention. | |
| 510 | 58 | |
| 511 | **Article LEGIARTI000006694700** | |
| 59 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 512 | 60 | |
| 513 | A l'issue d'un délai de trois ans à compter de la date de publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, les établissements publics de santé qui n'ont adhéré à aucune communauté d'établissements sont tenus d'en justifier dans un rapport adressé au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 61 | **Article LEGIARTI000006694943** | |
| 514 | 62 | |
| 515 | Le directeur de l'agence peut, au vu des termes de ce rapport, mettre en oeuvre les dispositions prévues à l'article L. 712-20. | |
| 63 | Lorsque les prescriptions de l'article L. 712-9 cessent d'être respectées, ou lorsque sont constatées, dans l'établissement et du fait de celui-ci, des infractions aux lois et règlements pris pour la protection de la santé publique entraînant la responsabilité civile de l'établissement ou la responsabilité pénale de ses dirigeants, l'autorisation de fonctionner peut être soit suspendue, soit retirée. Sous réserve des dispositions prévues à l'article L. 712-18, cette suspension ou ce retrait ne peut intervenir qu'après un délai de un mois suivant une mise en demeure adressée par le représentant de l'Etat. | |
| 516 | 64 | |
| 517 | **Article LEGIARTI000006694702** | |
| 65 | Lorsque les normes sont modifiées, les établissements sont tenus de se conformer aux nouvelles normes dans un délai déterminé par décret ; ce délai court à compter de la mise en demeure qui leur est adressée. | |
| 518 | 66 | |
| 519 | Des contrats pluriannuels conclus entre les établissements de santé, publics ou privés, les organismes d'assurance maladie, le représentant de l'Etat et, le cas échéant, des collectivités locales permettent la réalisation des objectifs retenus par le schéma d'organisation sanitaire. | |
| 67 | L'autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux peut être retirée lorsque le prix pratiqué est manifestement hors de proportion avec les conditions de fonctionnement du service, au sens de l'article L. 712-9. | |
| 520 | 68 | |
| 521 | Ces contrats fixent les obligations des établissements et prévoient les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs poursuivis. | |
| 522 | ||
| 523 | Des contrats passés dans les mêmes conditions peuvent avoir pour objet la réalisation d'objectifs particuliers aux établissements, compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 524 | ||
| 525 | **Article LEGIARTI000006694704** | |
| 526 | ||
| 527 | Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent, après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale institué par l'article L. 712-6, la carte sanitaire ainsi que le schéma d'organisation sanitaire lorsque cette carte ou ce schéma est national ou interrégional. Dans ce dernier cas, ils recueillent également l'avis des comités régionaux concernés. | |
| 528 | ||
| 529 | Après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la carte sanitaire lorsque la zone sanitaire retenue pour son élaboration est un secteur, un groupe de secteurs ou une région, ainsi que le schéma régional d'organisation sanitaire. | |
| 530 | ||
| 531 | Le schéma régional de psychiatrie est arrêté compte tenu des schémas élaborés au niveau départemental après avis des conseils départementaux de santé mentale mentionnés à l'article L. 326. | |
| 532 | ||
| 533 | La carte ou le schéma arrêté dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas de cet article est susceptible d'un recours hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, qui se prononce après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 534 | ||
| 535 | **Article LEGIARTI000006694708** | |
| 536 | ||
| 537 | Le comité national et les comités régionaux de l'organisation sanitaire et sociale comprennent : | |
| 538 | ||
| 539 | 1° (abrogé) | |
| 540 | ||
| 541 | 2° (abrogé) | |
| 542 | ||
| 543 | 3° Des représentants de l'Etat, des collectivités territoriales et des organismes de sécurité sociale ; | |
| 544 | ||
| 545 | 4° Des représentants des institutions et des établissements de santé, des établissements sociaux, publics ou privés, notamment des établissements spécialisés ; | |
| 546 | ||
| 547 | 5° Des représentants des personnels de ces institutions et établissements ; | |
| 548 | ||
| 549 | 6° Des représentants des usagers de ces institutions et établissements ; | |
| 550 | ||
| 551 | 7° Des représentants des professions de santé ; | |
| 552 | ||
| 553 | 8° Des personnalités qualifiées. | |
| 554 | ||
| 555 | Ils comportent des sections. | |
| 556 | ||
| 557 | Le comité national comprend en outre un député désigné par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale et un sénateur désigné par la commission des affaires sociales du Sénat. Il est présidé par un conseiller d'Etat ou par un conseiller maître à la Cour des comptes. Un collège national d'experts, dont la composition est fixée par décret, est constitué auprès du comité national. | |
| 558 | ||
| 559 | Les comités régionaux sont présidés par un magistrat du corps des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs ou du corps des conseillers de chambres régionales des comptes. Ils comprennent en outre le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 560 | ||
| 561 | La composition et les modalités de fonctionnement des comités et celles des formations qu'ils comportent sont fixées par voie réglementaire. | |
| 562 | ||
| 563 | Un collège régional d'experts est créé auprès de chaque comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. Ses missions, sa composition et les modalités de sa coopération avec l'agence régionale de l'hospitalisation sont fixées par décret. | |
| 564 | ||
| 565 | Un rapport élaboré chaque année par l'agence régionale de l'hospitalisation sur le montant total des dépenses des régimes d'assurance maladie dans la région pour l'année écoulée, sur les évolutions constatées et sur les évolutions prévisibles pour l'année suivante est présenté au comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 566 | ||
| 567 | **Article LEGIARTI000006694710** | |
| 568 | ||
| 569 | Une commission régionale de l'évaluation médicale des établissements est créée auprès du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, dans chaque région. | |
| 570 | ||
| 571 | Ses missions, sa composition et ses modalités de coopération avec l'Agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale sont fixées par décret. | |
| 572 | ||
| 573 | **Article LEGIARTI000006694711** | |
| 574 | ||
| 575 | Les établissements de santé, publics ou privés, transmettent à l'autorité administrative et aux organismes d'assurance maladie les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leurs activités qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 576 | ||
| 577 | L'autorité administrative et les organismes d'assurance maladie mettent en oeuvre un système commun d'informations, respectant l'anonymat, dont les conditions d'élaboration et d'accès par les tiers, et notamment par les établissements de santé, publics ou privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 578 | ||
| 579 | ## Section 2 : Autorisations | |
| 580 | ||
| 581 | **Article LEGIARTI000006694713** | |
| 582 | ||
| 583 | Sont soumis à l'autorisation du ministre chargé de la santé ou du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation les projets relatifs à : | |
| 584 | ||
| 585 | 1° La création, l'extension, la conversion totale ou partielle de tout établissement de santé, public ou privé, ainsi que le regroupement de tels établissements ; | |
| 586 | ||
| 587 | 2° La création, l'extension, la transformation des installations mentionnées à l'article L. 712-2, y compris les équipements matériels lourds définis à l'article L. 712-19 et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation ; | |
| 588 | ||
| 589 | 3° La mise en oeuvre ou l'extension des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2. | |
| 590 | ||
| 591 | **Article LEGIARTI000006694716** | |
| 592 | ||
| 593 | L'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 est accordée, selon les modalités fixées par l'article L. 712-16, lorsque le projet : | |
| 594 | ||
| 595 | 1° Répond, dans la zone sanitaire considérée, aux besoins de la population tels qu'ils sont définis par la carte sanitaire ; | |
| 596 | ||
| 597 | 2° Est compatible avec les objectifs fixés par le schéma d'organisation sanitaire mentionné à l'article L. 712-3 ainsi qu'avec l'annexe du schéma mentionnée à l'article L. 712-3-1 ; | |
| 598 | ||
| 599 | 3° Satisfait à des conditions techniques de fonctionnement fixées par décret. | |
| 600 | ||
| 601 | Des autorisations dérogeant aux 1° et 2° du présent article peuvent être accordées à titre exceptionnel et dans l'intêrêt de la santé publique après avis du comité de l'organisation sanitaire et sociale compétent. | |
| 602 | ||
| 603 | **Article LEGIARTI000006694719** | |
| 604 | ||
| 605 | Par dérogation aux dispositions des 1° et 2° de l'article L. 712-9, les projets de structures de soins alternatives à l'hospitalisation situés dans une zone sanitaire dont les moyens sont excédentaires dans la ou les disciplines en cause peuvent être autorisés à condition d'être assortis d'une réduction des moyens d'hospitalisation relevant de cette ou de ces disciplines au sein de la zone considérée. Les modalités de cette réduction sont définies par décret en tenant compte des excédents existant dans la zone considérée et dans la limite d'un plafond. | |
| 606 | ||
| 607 | Des dispositions particulières peuvent être prises pour les soins palliatifs. | |
| 608 | ||
| 609 | **Article LEGIARTI000006694724** | |
| 610 | ||
| 611 | Le regroupement mentionné à l'article L. 712-8 consiste, pour un ou plusieurs établissements de santé, à réunir en un même lieu tout ou partie des lits ou des places précédemment autorisés sur des sites distincts à l'intérieur de la même région sanitaire. | |
| 612 | ||
| 613 | La conversion mentionnée à l'article L. 712-8 consiste, pour un établissement de santé, à transformer pour tout ou partie de ses lits ou places, la nature de ses installations ou activités de soins, au sens de l'article L. 712-2. | |
| 614 | ||
| 615 | Par dérogation au 1° de l'article L. 712-9, l'autorisation de regroupement ou de conversion peut être accordée à des établissements situés dans une zone sanitaire dont les moyens excèdent les besoins de la population tels qu'ils sont pris en compte par la carte sanitaire. Cette autorisation, outre les conditions prévues aux 2° et 3° de l'article L. 712-9, est subordonnée aux conditions suivantes : | |
| 616 | ||
| 617 | 1° Chaque opération de regroupement ou de conversion, même simultanée, doit être assortie d'une réduction du nombre des lits ou des places autorisés. Cette réduction tient compte des excédents de moyens constatés dans la zone considérée ; elle ne peut dépasser un plafond. Elle est plus importante lorsque le regroupement concerne des lits ou des places ne relevant pas tous du même secteur ou groupe de secteurs sanitaires ou psychiatriques. | |
| 618 | ||
| 619 | Lorsque, dans la zone sanitaire où s'opère le regroupement ou la conversion, l'excédent de moyens constaté dépasse un certain seuil, le plafond est majoré. Un décret fixe les modalités de calcul de la réduction et du plafond. | |
| 620 | ||
| 621 | 2° L'opération ne peut être autorisée si elle a pour effet, dans une des zones sanitaires concernées, de rendre les moyens déficitaires dans la ou les disciplines en cause. | |
| 622 | ||
| 623 | 3° Lorsque le projet tend à réunir des lits ou des places précédemment autorisés dans des secteurs ou groupes de secteurs sanitaires ou psychiatriques différents, le regroupement doit se réaliser dans celui de ces secteurs ou groupes de secteurs qui présente le taux d'excédent le moins élevé ou dans tout autre secteur ou groupe de secteurs de la région sanitaire présentant un taux d'excédent inférieur. | |
| 624 | ||
| 625 | Lorsqu'un tel projet porte sur des installations de nature différente, le secteur ou groupe de secteurs pris en considération pour l'application de cette condition est celui qui présente le taux d'excédent le plus bas à l'égard de celle des installations à regrouper qui est la plus importante en nombre de lits ou de places. | |
| 626 | ||
| 627 | Le regroupement ou la conversion est subordonné, s'il y a lieu, au retrait de l'autorisation relative à la partie des installations ou activités de soins insuffisamment occupées, utilisées ou mises en oeuvre dans les conditions d'appréciation prévues à l'article L. 712-17-1. Dans ce cas, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, dans le cas mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 712-16, informe le titulaire de l'autorisation de son intention de procéder à son retrait partiel dans le respect d'une procédure contradictoire définie par voie réglementaire. | |
| 628 | ||
| 629 | Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux cessions d'établissements ne donnant pas lieu à une augmentation de capacité ou à un regroupement d'établissements. | |
| 630 | ||
| 631 | **Article LEGIARTI000006694727** | |
| 632 | ||
| 633 | L'autorisation est donnée avant le début des travaux, de l'installation de l'équipement matériel lourd ou de la mise en oeuvre des activités de soins ou des structures de soins alternatives à l'hospitalisation projetées. | |
| 634 | ||
| 635 | Lorsqu'elle est donnée à une personne physique ou à une personne morale de droit privé elle ne peut être cédée avant le début des travaux, l'installation de l'équipement matériel lourd ou la mise en oeuvre des activités de soins ou des structures de soins alternatives à l'hospitalisation concernées. Elle vaut de plein droit autorisation de fonctionner, sous réserve du résultat positif d'une visite de conformité dont les modalités sont fixées par décret et, sauf mention contraire, autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux par application de l'article L. 162-21 du code de la sécurité sociale. | |
| 636 | ||
| 637 | L'autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux peut être refusée lorsque le prix prévu est hors de proportion avec les conditions de fonctionnement du service, eu égard aux conditions techniques de fonctionnement fixées en application de l'article L. 712-9. | |
| 638 | ||
| 639 | **Article LEGIARTI000006694731** | |
| 640 | ||
| 641 | L'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 est subordonnée au respect d'engagements relatifs, d'une part, aux dépenses à la charge de l'assurance maladie ou au volume d'activité et, d'autre part, à la réalisation d'une évaluation dans des conditions fixées par décret. | |
| 642 | ||
| 643 | Lorsque la demande d'autorisation porte sur le changement de lieu d'implantation d'un établissement existant, ne donnant pas lieu à un regroupement d'établissements, le demandeur doit joindre à son dossier un document présentant ses engagements relatifs aux dépenses à la charge de l'assurance maladie et au volume d'activité, fixés par référence aux dépenses et à l'activité constatée dans l'établissement. L'autorité chargée de recevoir le dossier peut, dans un délai de deux mois après réception du dossier, demander au requérant de modifier ses engagements. Le dossier n'est alors reconnu complet que si le requérant satisfait à cette demande dans le délai d'un mois. | |
| 644 | ||
| 645 | En cas de non-respect des engagements mentionnés à l'alinéa précédent, l'autorisation peut être suspendue ou retirée dans les conditions prévues à l'article L. 712-18. | |
| 646 | ||
| 647 | **Article LEGIARTI000006694733** | |
| 648 | ||
| 649 | L'autorisation peut être assortie de conditions particulières imposées dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 650 | ||
| 651 | Pour les établissements de santé privés, l'autorisation peut être subordonnée à l'engagement pris par les demandeurs de conclure un contrat de concession pour l'exécution du service public hospitalier ou un accord d'association au fonctionnement de celui-ci selon les modalités prévues aux articles L. 715-10 et L. 715-11. | |
| 652 | ||
| 653 | **Article LEGIARTI000006694736** | |
| 654 | ||
| 655 | L'autorisation instituée par l'article L. 712-8 est donnée pour une durée déterminée. | |
| 656 | ||
| 657 | La durée de validité de l'autorisation est fixée par voie réglementaire pour chaque catégorie de disciplines, d'activités de soins, de structures de soins alternatives à l'hospitalisation, d'installations ou d'équipements, en fonction, notamment, des techniques mises en oeuvre, de la durée d'amortissement des investissements mobiliers nécessaires et de l'évolution prévisible des besoins. Cette durée de validité ne peut être inférieure à cinq ans, sauf pour les activités de soins nécessitant des dispositions particulières dans l'intérêt de la santé publique. | |
| 658 | ||
| 659 | Le renouvellement de cette autorisation est subordonné aux conditions prévues aux 2° et 3° de l'article L. 712-9, à celles fixées à l'article L. 712-12-1 et aux résultats de l'évaluation appréciés selon des modalités arrêtées par le ministre chargé de la santé. La demande de renouvellement est déposée par l'établissement au moins un an avant son échéance dans les conditions fixées à l'article L. 712-15. En cas d'absence de réponse de l'autorité compétente six mois avant l'échéance, l'autorisation est réputée renouvelée par tacite reconduction. | |
| 660 | ||
| 661 | **Article LEGIARTI000006694739** | |
| 662 | ||
| 663 | Les demandes d'autorisation ou de renouvellement d'autorisation portant sur des établissements, installations, activités de soins, structures de soins alternatives à l'hospitalisation de même nature sont reçues au cours de périodes déterminées par voie réglementaire afin d'être examinées sans qu'il soit tenu compte de l'ordre de dépôt des demandes. | |
| 664 | ||
| 665 | Dans le mois qui précède le début de chaque période, pour chaque installation ou activité de soins pour lesquelles les besoins de la population sont mesurés par un indice, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, selon les cas, publie un bilan de la carte sanitaire faisant apparaître les zones sanitaires dans lesquelles les besoins de la population ne sont pas satisfaits. Les demandes tendant à obtenir une autorisation de création, d'extension d'un établissement de santé ou d'une installation au sens de l'article L. 712-2 ou de mise en oeuvre ou extension d'une activité de soins ne sont recevables, pour la période considérée, que pour des projets intéressant ces zones sanitaires. | |
| 666 | ||
| 667 | Toutefois, dans l'intérêt de la santé publique, des demandes peuvent être reçues lorsqu'elles visent à satisfaire des besoins exceptionnels. | |
| 668 | ||
| 669 | **Article LEGIARTI000006694743** | |
| 670 | ||
| 671 | L'autorisation est donnée ou renouvelée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. Un recours hiérarchique contre la décision peut être formé par tout intéressé devant le ministre chargé de la santé qui statue dans un délai maximum de six mois, sur avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 672 | ||
| 673 | Un décret fixe la liste des établissements, équipements, activités de soins ou structures de soins alternatives à l'hospitalisation pour lesquels l'autorisation ne peut être donnée ou renouvelée que par le ministre chargé de la santé après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 674 | ||
| 675 | Dans chaque cas, la décision du ministre ou du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation est notifiée au demandeur dans un délai maximum de six mois suivant la date d'expiration de la période de réception mentionnée à l'article L. 712-15. Sauf dans le cas d'un renouvellement d'autorisation prévu par l'article L. 712-14, l'absence de notification d'une réponse dans ce délai vaut rejet de la demande d'autorisation. | |
| 676 | ||
| 677 | Lorsque, dans un délai de deux mois, le demandeur le sollicite, il est notifié dans le délai d'un mois les motifs justifiant ce rejet. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre la décision de rejet est prorogé jusqu'à l'expiration du délai de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. | |
| 678 | ||
| 679 | A défaut de notification des motifs justifiant le rejet de la demande, l'autorisation est réputée acquise. | |
| 680 | ||
| 681 | La décision attribuant ou refusant une autorisation ou son renouvellement doit être motivée. | |
| 682 | ||
| 683 | **Article LEGIARTI000006694746** | |
| 684 | ||
| 685 | Toute autorisation est réputée caduque si l'opération n'a pas fait l'objet d'un commencement d'exécution dans un délai de trois ans. | |
| 686 | ||
| 687 | L'autorisation est également réputée caduque pour la partie de l'établissement, de l'installation ou de l'activité de soins dont la réalisation, la mise en oeuvre ou l'implantation n'est pas achevée dans un délai de quatre ans. | |
| 688 | ||
| 689 | De même, sauf accord préalable du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation sur demande justifiée du titulaire de l'autorisation, de l'administrateur judiciaire ou du liquidateur nommé par le tribunal de commerce, la cessation d'exploitation d'un établissement, d'une installation ou d'une activité de soins d'une durée supérieure à six mois entraîne la caducité de l'autorisation. | |
| 690 | ||
| 691 | Cette caducité est constatée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation ou par le ministre chargé de la santé. | |
| 692 | ||
| 693 | **Article LEGIARTI000006694749** | |
| 694 | ||
| 695 | Lorsqu'il est constaté que les taux d'occupation des installations, ou d'utilisation des équipements, ou le niveau des activités de soins, appréciés et calculés selon des critères identiques entre établissements publics et privés prenant en compte les caractéristiques des patients hospitalisés, sont durablement inférieurs, pendant une période déterminée, à des taux ou niveaux correspondant à une occupation, une utilisation ou une capacité normales déterminées par décret, l'autorisation mentionnée à l'article L. 712-8 donnée à un établissement, une installation, un équipement matériel lourd ou une activité de soins peut être retirée, totalement ou partiellement, par l'agence régionale de l'hospitalisation ou par le ministre chargé de la santé, dans le cas mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 712-16, dans la limite des besoins de la population et de l'intérêt des malades. | |
| 696 | ||
| 697 | Les critères d'appréciation et de calcul des taux d'occupation des installations, d'utilisation des équipements ou du niveau des activités de soins, ainsi que la période mentionnée au premier alinéa, sont fixés par voie réglementaire. Cette période peut varier en fonction de la nature des installations, équipements ou activités de soins, sans pouvoir être inférieure à deux ans. Il est tenu compte, pour la période antérieure à la date de publication de l'ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996, des taux d'occupation, niveau d'utilisation, niveau d'activité et capacité publiés dans les statistiques officielles du ministère des affaires sociales prenant en compte les déclarations faites par les établissements. | |
| 698 | ||
| 699 | L'établissement dispose d'un délai de trois mois pour présenter ses observations à compter de la date de notification, par l'agence régionale de l'hospitalisation ou le ministre chargé de la santé, des motifs du projet de retrait d'autorisation. La décision de retrait est motivée. Elle est prise après consultation, selon le cas, du comité régional ou du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale, auquel aura été préalablement communiqué l'ensemble des éléments de procédure contradictoire. | |
| 700 | ||
| 701 | **Article LEGIARTI000006694754** | |
| 702 | ||
| 703 | Selon les cas, le ministre chargé de la santé ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut prononcer la suspension totale ou partielle de l'autorisation de fonctionner d'une installation ou d'une activité de soins : | |
| 704 | ||
| 705 | 1° En cas d'urgence tenant à la sécurité des malades ; | |
| 706 | ||
| 707 | 2° Lorsque les conditions techniques de fonctionnement prévues au 3° de l'article L. 712-9 ne sont pas respectées ou lorsque sont constatées dans un établissement de santé et du fait de celui-ci des infractions aux lois et règlements pris pour la protection de la santé publique entraînant la responsabilité civile de l'établissement ou la responsabilité pénale de ses dirigeants. | |
| 708 | ||
| 709 | La décision de suspension est transmise sans délai à l'établissement concerné, assortie d'une mise en demeure. | |
| 710 | ||
| 711 | A l'issue d'un délai d'un mois si la mise en demeure est restée sans effet, le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit dans un délai de quinze jours, selon les cas, le comité national ou le comité régional de l'organisation sanitaire et sociale qui, dans les quarante-cinq jours de la saisine, émet un avis sur la mesure de suspension au vu des observations formulées par l'établissement concerné. | |
| 712 | ||
| 713 | Le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation doit alors se prononcer à titre définitif, éventuellement sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu. Il peut également assortir l'autorisation des conditions particulières mentionnées à l'article L. 712-13. | |
| 714 | ||
| 715 | Les décisions de suspension ou de retrait prises selon les modalités mentionnées ci-dessus ne font pas obstacle à d'éventuelles poursuites judiciaires. | |
| 716 | ||
| 717 | **Article LEGIARTI000006694756** | |
| 718 | ||
| 719 | Sont considérés comme équipements matériels lourds au sens du présent titre les équipements mobiliers destinés à pourvoir soit au diagnostic, à la thérapeutique ou à la rééducation fonctionnelle des blessés, des malades et des femmes enceintes, soit au traitement de l'information et qui ne peuvent être utilisés que dans des conditions d'installation et de fonctionnement particulièrement onéreuses ou pouvant entraîner un excès d'actes médicaux. La liste de ces équipements est établie par décret en Conseil d'Etat. | |
| 720 | ||
| 721 | **Article LEGIARTI000006694758** | |
| 722 | ||
| 723 | Lorsque l'intérêt des malades ou le fonctionnement d'un établissement public de santé le justifient et dans la limite des besoins de la population tels qu'ils résultent du dispositif prévu à la section 1 du chapitre II du présent titre, le ministre chargé de la santé peut, après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale et du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, demander au conseil d'administration d'adopter les mesures nécessaires, comportant éventuellement un nouveau projet d'établissement, la création ou la suppression de services, de lits d'hospitalisation ou d'équipements matériels lourds. L'établissement public de santé doit être averti de l'intention du ministre avant la saisine du comité national et du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 724 | ||
| 725 | La demande du ministre doit être motivée et les motifs exposés au conseil d'administration. | |
| 726 | ||
| 727 | Dans le cas où cette demande n'est pas suivie d'effet dans le délai de quatre mois, le ministre peut prendre les mesures appropriées aux lieu et place du conseil d'administration. | |
| 728 | ||
| 729 | Au cas où la carte sanitaire ferait de nouveau apparaître un déficit de services, de lits d'hospitalisation, ou d'équipements matériels lourds dans un secteur sanitaire où une suppression d'un de ces éléments aurait été opérée dans un établissement public de santé, le secteur hospitalier public bénéficiera d'une priorité pour réaliser la ou les créations qui pourraient être autorisées à due concurrence des suppressions antérieures. | |
| 730 | ||
| 731 | **Article LEGIARTI000006694759** | |
| 732 | ||
| 733 | I. - En vue d'adapter le système hospitalier aux besoins de la population et de préserver leur qualité dans l'intérêt des malades au meilleur coût, par un redéploiement de services, activités ou équipements hospitaliers, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à deux ou plusieurs établissements publics de santé : | |
| 734 | ||
| 735 | 1° De conclure une convention de coopération ; | |
| 736 | ||
| 737 | 2° De créer un syndicat interhospitalier ou un groupement d'intérêt public ; | |
| 738 | ||
| 739 | 3° De prendre une délibération tendant à la création d'un nouvel établissement public de santé par fusion des établissements concernés. | |
| 740 | ||
| 741 | La demande du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation doit être motivée. Les conseils d'administration des établissements concernés se prononcent dans un délai de trois mois sur cette création ou cette convention. Dans la mesure où sa demande ne serait pas suivie d'effet, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après avoir recueilli l'avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale, prendre les mesures appropriées pour que les établissements concluent une convention de coopération, adhèrent à un réseau de soins ou créent un syndicat interhospitalier ou un groupement d'intérêt public, ou prononcer la fusion des établissements publics de santé concernés. | |
| 742 | ||
| 743 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander, dans le cadre d'une opération de restructuration ou de coopération, la suppression d'emplois médicaux et des crédits y afférents ainsi que la création d'emplois médicaux et l'ouverture des crédits correspondants dans le ou les établissements publics de santé appelés à recevoir les patients des services supprimés ou convertis. | |
| 744 | ||
| 745 | A défaut de l'adoption de ces mesures dans un délai de deux mois par les conseils d'administration des établissements concernés, le directeur de l'agence régionale prend les décisions qui rendent ces mesures exécutoires de plein droit dès leur réception par les établissements. Les praticiens hospitaliers titulaires demeurent nommés sur les emplois transférés. | |
| 746 | ||
| 747 | ## Section 1 : Les conférences sanitaires de secteur | |
| 748 | ||
| 749 | **Article LEGIARTI000006694761** | |
| 750 | ||
| 751 | Il est créé, dans chaque secteur sanitaire, une conférence sanitaire formée des représentants des établissements de santé, publics ou privés, de ce secteur. | |
| 752 | ||
| 753 | **Article LEGIARTI000006694763** | |
| 754 | ||
| 755 | Les conférences sanitaires de secteur sont obligatoirement consultées lors de l'élaboration et de la révision de la carte sanitaire et du schéma régional d'organisation sanitaire ; elles sont également chargées de promouvoir la coopération entre les établissements du secteur. | |
| 756 | ||
| 757 | **Article LEGIARTI000006694766** | |
| 758 | ||
| 759 | Le nombre des représentants de chacun des établissements est fonction de l'importance de ces derniers. | |
| 760 | ||
| 761 | Aucun des établissements membres d'une conférence sanitaire de secteur ne peut détenir la majorité absolue des sièges de la conférence. | |
| 762 | ||
| 763 | Les représentants des établissements publics de santé sont désignés par le conseil d'administration ; le directeur de l'établissement, le président de la commission médicale de l'établissement et le maire de la commune d'accueil de l'établissement ou son représentant sont membres de droit de la conférence. | |
| 764 | ||
| 765 | Les représentants des établissements de santé privés sont désignés par l'organisme gestionnaire ; cette représentation comprend, au moins, un praticien exerçant dans l'établissement. | |
| 766 | ||
| 767 | **Article LEGIARTI000006694769** | |
| 768 | ||
| 769 | D'autres organismes concourant aux soins peuvent faire partie d'une conférence sanitaire de secteur à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, sur avis conforme de la conférence. | |
| 770 | ||
| 771 | ## Section 2 : Les syndicats interhospitaliers | |
| 772 | ||
| 773 | **Article LEGIARTI000006694773** | |
| 774 | ||
| 775 | Un syndicat interhospitalier peut être créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé ou privés à but non lucratif participant à l'exécution du service public hospitalier dont un au moins doit être un établissement public de santé. Sa création est autorisée par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation siège du syndicat. D'autres organismes concourant aux soins ainsi que les institutions sociales énumérées à l'article 3 de la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 précitée et les maisons d'accueil spécialisé mentionnées à l'article 46 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 précitée peuvent faire partie d'un syndicat interhospitalier à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 776 | ||
| 777 | Le syndicat interhospitalier est un établissement public. Il peut être autorisé, lors de sa création ou par arrêté du directeur de l'agence régionale d'hospitalisation, à exercer les missions d'un établissement de santé définies par le chapitre Ier du présent titre. | |
| 778 | ||
| 779 | **Article LEGIARTI000006694775** | |
| 780 | ||
| 781 | Le syndicat interhospitalier est administré par un conseil d'administration et, dans le cadre des délibérations dudit conseil, par un secrétaire général nommé par le ministre chargé de la santé, après avis du président du conseil d'administration. | |
| 782 | ||
| 783 | Le conseil d'administration du syndicat est composé de représentants de chacun des établissements qui font partie de ce syndicat, compte tenu de l'importance de ces établissements, aucun de ceux-ci ne pouvant détenir la majorité absolue des sièges. Il élit son président parmi ces représentants. Le président de la commission médicale d'établissement de chacun des établissements et un représentant des pharmaciens de l'ensemble des établissements faisant partie du syndicat sont membres de droit du conseil d'administration. Le directeur de chacun des établissements assiste au conseil d'administration avec voix consultative. | |
| 784 | ||
| 785 | La représentation des personnels médicaux et des personnels non médicaux employés par le syndicat est assuré au sein de son conseil d'administration. Cette représentation ne peut être, en pourcentage, supérieure à celle dont ces personnels bénéficient dans l'établissement adhérant au syndicat où ils sont le mieux représentés. | |
| 786 | ||
| 787 | Le conseil d'administration peut déléguer à un bureau élu en son sein certaines de ses attributions. Cette délégation ne peut porter sur les matières énumérées aux 1°, 2°, 3°, 5°, 6°, 8°, 9° et 10° de l'article L. 714-4 qui demeurent de la compétence exclusive du conseil d'administration. Lors de chaque réunion du conseil d'administration, le bureau et le président rendent compte de leurs activités. | |
| 788 | ||
| 789 | La composition du bureau et le mode de désignation de ses membres sont fixés par décret. | |
| 790 | ||
| 791 | **Article LEGIARTI000006694777** | |
| 792 | ||
| 793 | Le syndicat interhospitalier peut exercer, pour tous les établissements qui en font partie ou pour certains d'entre eux, sur leur demande, toute activité intéressant le fonctionnement et le développement du service public hospitalier, notamment : | |
| 794 | ||
| 795 | 1° La création et la gestion de services communs ; | |
| 796 | ||
| 797 | 2° La formation et le perfectionnement de tout ou partie du personnel ; | |
| 798 | ||
| 799 | 3° L'étude et la réalisation des travaux d'équipement ; | |
| 800 | ||
| 801 | 4° La centralisation de tout ou partie des ressources d'amortissement en vue de leur affectation soit au financement des travaux d'équipement entrepris, soit au service d'emprunts contractés pour le compte desdits établissements ; | |
| 802 | ||
| 803 | 5° La gestion de la trésorerie ainsi que des emprunts contractés et des subventions d'équipements obtenues par ces établissements ; | |
| 804 | ||
| 805 | 6° La création et la gestion de nouvelles installations nécessaires pour répondre aux besoins sanitaires de la population. | |
| 806 | ||
| 807 | Les attributions du syndicat sont définies par des délibérations concordantes des conseils d'administration des établissements qui en font partie. | |
| 808 | ||
| 809 | **Article LEGIARTI000006694779** | |
| 810 | ||
| 811 | Sous réserve des dispositions des articles L. 713-5 à L. 713-7, les sections 1 et 2 du chapitre IV du présent titre sont applicables au syndicat interhospitalier. | |
| 812 | ||
| 813 | Un décret fixe les conditions de l'application de l'article L. 714-16 au syndicat. | |
| 814 | ||
| 815 | **Article LEGIARTI000006694782** | |
| 816 | ||
| 817 | Les établissements qui font partie d'un syndicat interhospitalier peuvent faire apport à ce syndicat de tout ou partie de leurs installations sous réserve d'y être autorisés par arrêté du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Cet arrêté prononce en tant que de besoin le transfert du patrimoine de l'établissement au syndicat. | |
| 818 | ||
| 819 | Après transfert des installations, les services qui s'y trouvent implantés sont gérés directement par le syndicat. | |
| 820 | ||
| 821 | **Article LEGIARTI000006694785** | |
| 822 | ||
| 823 | Les organismes concourant aux soins qui ne comportent pas de moyens d'hospitalisation peuvent, lorsqu'ils sont gérés par une collectivité publique ou une institution privée, faire partie d'un syndicat interhospitalier. | |
| 824 | ||
| 825 | Dans le cas où ils ne sont pas dotés de la personnalité morale, la demande est présentée par la collectivité publique ou l'institution à caractère privé dont ils relèvent. | |
| 826 | ||
| 827 | L'autorisation est accordée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation sur avis conforme du conseil d'administration du syndicat intéressé. | |
| 828 | ||
| 829 | **Article LEGIARTI000006694787** | |
| 830 | ||
| 831 | Un établissement peut se retirer d'un syndicat interhospitalier avec le consentement du conseil d'administration de ce syndicat. Celui-ci fixe en accord avec le conseil d'administration de l'établissement intéressé les conditions dans lesquelles s'opère le retrait. | |
| 832 | ||
| 833 | Les conseils d'administration de tous les établissements qui composent le syndicat sont consultés. La décision est prise par arrêté préfectoral. | |
| 834 | ||
| 835 | ## Section 3 : Les groupements de coopération sanitaire | |
| 836 | ||
| 837 | **Article LEGIARTI000006694790** | |
| 838 | ||
| 839 | Un groupement de coopération sanitaire peut être constitué par deux ou plusieurs établissements de santé qui ne remplissent pas les conditions prévues à l'article L. 713-5 pour constituer entre eux un syndicat interhospitalier. | |
| 840 | ||
| 841 | Le groupement de coopération sanitaire réalise et gère, pour le compte de ses membres, des équipements d'intérêt commun y compris des plateaux techniques tels des blocs opératoires ou des services d'imagerie médicale, ou constitue le cadre d'interventions communes des professionnels médicaux et non médicaux. | |
| 842 | ||
| 843 | Le groupement, qui n'est pas un établissement de santé, est doté de la personnalité morale. Son but n'est pas de réaliser des bénéfices. Il n'est pas employeur. | |
| 844 | ||
| 845 | Le groupement peut détenir des autorisations d'installations d'équipements matériels lourds et d'activités de soins visés à l'article L. 712-8. | |
| 846 | ||
| 847 | **Article LEGIARTI000006694792** | |
| 848 | ||
| 849 | L'assemblée générale des membres du groupement est habilitée à prendre toute décision intéressant le groupement ; elle élit, en son sein, un administrateur qui est chargé de la mise en oeuvre de ses décisions. | |
| 850 | ||
| 851 | La convention constitutive du groupement doit être approuvée et publiée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 852 | ||
| 853 | Le groupement peut être créé avec ou sans capital. Les charges d'exploitation sont couvertes exclusivement par les participations de ses membres. | |
| 854 | ||
| 855 | Les conditions d'intervention des personnels sont précisées dans la convention constitutive. | |
| 856 | ||
| 857 | Les membres du groupement sont responsables de sa gestion proportionnellement à leurs apports ou à leurs participations. | |
| 858 | ||
| 859 | Les conditions d'application de la présente section sont définies par voie réglementaire. | |
| 860 | ||
| 861 | ## Section 4 : Les fédérations médicales interhospitalières | |
| 862 | ||
| 863 | **Article LEGIARTI000006694795** | |
| 864 | ||
| 865 | En vue du rapprochement d'activités médicales, deux ou plusieurs centres hospitaliers peuvent, par voie de délibérations concordantes de leur conseil d'administration, prises après avis de la commission médicale et du comité technique de chacun des établissements concernés, décider de regrouper certains de leurs services, départements ou structures créées en application de l'article L. 714-25-2, en fédérations médicales interhospitalières, avec l'accord des responsables des structures susmentionnées. | |
| 866 | ||
| 867 | Ces délibérations définissent l'organisation, le fonctionnement et l'intitulé de la fédération. Elles précisent notamment la nature et l'étendue des activités de la fédération, les modalités d'association des personnels des établissements concernés à ces activités ainsi que les conditions de désignation et le rôle du praticien hospitalier coordonnateur sous la responsabilité duquel elles sont placées. Le coordonnateur est assisté par une sage-femme, un cadre paramédical ou un membre du personnel soignant et par un membre du personnel administratif. | |
| 868 | ||
| 869 | ## Section 5 : Conventions de coopération | |
| 870 | ||
| 871 | **Article LEGIARTI000006694799** | |
| 872 | ||
| 873 | Dans le cadre des missions qui leur sont imparties et dans les conditions définies par voie réglementaire, les établissements publics de santé peuvent participer à des actions de coopération, y compris internationales, avec des personnes de droit public et privé. Pour la poursuite de ces actions, ils peuvent signer des conventions, participer à des syndicats interhospitaliers et à des groupements d'intérêt public, des groupements d'intérêt économique ou des groupements de coopération sanitaire ou constituer entre eux des fédérations médicales interhospitalières. | |
| 874 | ||
| 875 | Pour les actions de coopération internationale, les établissements publics de santé peuvent également signer des conventions avec des personnes de droit public et privé, dans le respect des engagements internationaux souscrits par l'Etat français. | |
| 876 | ||
| 877 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière | |
| 878 | ||
| 879 | **Article LEGIARTI000006694803** | |
| 880 | ||
| 881 | Les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotées de l'autonomie administrative et financière. Leur objet principal n'est ni industriel, ni commercial. Ils sont communaux, intercommunaux, départementaux, interdépartementaux ou nationaux. | |
| 882 | ||
| 883 | Un établissement public de santé peut également être interhospitalier lorsqu'il est créé à la demande de deux ou plusieurs établissements publics de santé mentionnés à l'alinéa précédent qui lui transférent une partie de leurs missions de soins prévues aux articles L. 711-1 et L. 711-2. Un même établissement public de santé ne peut participer qu'à la création d'un seul établissement public de santé interhospitalier. | |
| 884 | ||
| 885 | Ils sont créés, après avis du Comité national ou régional de l'organisation sanitaire et sociale, par décret ou par décision du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans des conditions et selon des modalités fixées par voie réglementaire. | |
| 886 | ||
| 887 | Ils sont administrés par un conseil d'administration et dirigés par un directeur nommé, après avis du président du conseil d'administration : | |
| 888 | ||
| 889 | \- par décret du Premier ministre, pour les établissements figurant sur une liste fixée par décret ; | |
| 890 | ||
| 891 | \- par arrêté du ministre chargé de la santé pour les autres établissements. | |
| 892 | ||
| 893 | Les établissements publics de santé sont soumis au contrôle de l'Etat, dans les conditions prévues au présent titre. | |
| 894 | ||
| 895 | **Article LEGIARTI000006694805** | |
| 896 | ||
| 897 | Les établissements publics de santé sont soumis à un régime administratif, budgétaire, financier et comptable particulier, défini par le présent chapitre et précisé par voie réglementaire. | |
| 898 | ||
| 899 | Les dispositions du code des marchés relatives à la passation des marchés sont adaptées, par voie réglementaire, aux conditions particulières de leur gestion. | |
| 900 | ||
| 901 | **Article LEGIARTI000006694809** | |
| 902 | ||
| 903 | Le conseil d'administration des établissements publics de santé comprend six catégories de membres : | |
| 904 | ||
| 905 | 1° Des représentants des collectivités territoriales ; | |
| 906 | ||
| 907 | 2° Des représentants du personnel médical, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 908 | ||
| 909 | 3° Un représentant de la commission du service de soins infirmiers prévue à l'article L. 714-26 ; | |
| 910 | ||
| 911 | 4° Des représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires ; | |
| 912 | ||
| 913 | 5° Des personnalités qualifiées ; | |
| 914 | ||
| 915 | 6° Des représentants des usagers. | |
| 916 | ||
| 917 | En outre, dans les établissements comportant des unités de soins de longue durée, un représentant des familles de personnes accueillies en long séjour peut assister, avec voix consultative, aux réunions du conseil d'administration. | |
| 918 | ||
| 919 | Les catégories mentionnées au 2° d'une part, et aux 3° et 4° d'autre part, comptent un nombre égal de membres ; elles ne peuvent détenir ensemble un nombre de sièges supérieur à la catégorie mentionnée au 1°. | |
| 920 | ||
| 921 | La catégorie mentionnée au 5° comporte au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers. | |
| 922 | ||
| 923 | Dans les établissements interhospitaliers, les représentants des catégories mentionnées aux 1°, 5° et 6° sont désignés, en leur sein, par les conseils d'administration des établissements fondateurs. | |
| 924 | ||
| 925 | Le président et le vice-président de la commission médicale d'établissement sont membres de droit du conseil d'administration de l'établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2° ci-dessus. | |
| 926 | ||
| 927 | Dans les centres hospitaliers régionaux faisant partie d'un centre hospitalier et universitaire, le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine ou le président du comité de coordination de l'enseignement médical est, en outre, membre de droit du conseil d'administration. | |
| 928 | ||
| 929 | La présidence du conseil d'administration des établissements communaux est assurée par le maire, celle du conseil d'administration des établissements départementaux par le président du conseil général. | |
| 930 | ||
| 931 | Toutefois, le président du conseil général ou le maire peut renoncer à la présidence du conseil d'administration pour la durée de son mandat électif. Dans ce cas, il désigne son remplaçant au sein de l'une des catégories mentionnées au 1° et au 5° ci-dessus. | |
| 932 | ||
| 933 | Le président du conseil d'administration désigne, parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus, celui qui le supplée en cas d'empêchement. | |
| 934 | ||
| 935 | Les représentants mentionnés au 1° ci-dessus sont désignés par les assemblées des collectivités territoriales qu'ils représentent. | |
| 936 | ||
| 937 | Pour les établissements intercommunaux, interdépartementaux et interhospitaliers l'acte de création désigne le président du conseil d'administration parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° ou au 5° ci-dessus. | |
| 938 | ||
| 939 | Les modalités d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 940 | ||
| 941 | **Article LEGIARTI000006694811** | |
| 942 | ||
| 943 | Nul ne peut être membre d'un conseil d'administration : | |
| 944 | ||
| 945 | 1° A plus d'un titre ; | |
| 946 | ||
| 947 | 2° S'il encourt l'une des incapacités prévues par les articles L. 5 et L. 6 du code électoral ; | |
| 948 | ||
| 949 | 3° S'il a personnellement ou par l'intermédiaire de son conjoint, de ses ascendants ou descendants en ligne directe un intérêt direct ou indirect dans la gestion d'un établissement de santé privé ; toutefois, cette incompatibilité n'est pas opposable aux représentants du personnel lorsqu'il s'agit d'établissements de santé privés qui assurent, hors d'une zone géographique déterminée par décret, l'exécution du service public hospitalier dans les conditions prévues aux articles L. 715-6 et L. 715-10 ; | |
| 950 | ||
| 951 | 4° S'il est fournisseur de biens ou de services, lié à l'établissement par contrat ; | |
| 952 | ||
| 953 | 5° S'il est agent salarié de l'établissement. | |
| 954 | ||
| 955 | Toutefois, l'incompatibilité résultant de la qualité d'agent salarié n'est pas opposable aux représentants du personnel médical, pharmaceutique et odontologique, aux représentants du personnel titulaire de la fonction publique hospitalière, au représentant de la commission du service de soins infirmiers et au directeur de l'unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l'enseignement médical. | |
| 956 | ||
| 957 | Au cas où il est fait application des incompatibilités prévues ci-dessus au président du conseil général ou au maire, la présidence est dévolue à un représentant élu, désigné en son sein, respectivement par le conseil général ou le conseil municipal. | |
| 958 | ||
| 959 | Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président ou au vice-président de la commission médicale d'établissement, au directeur de l'unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l'enseignement médical, la commission médicale d'établissement, le conseil de l'unité ou le comité de coordination élit en son sein un remplaçant. | |
| 960 | ||
| 961 | **Article LEGIARTI000006694817** | |
| 962 | ||
| 963 | Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : | |
| 964 | ||
| 965 | 1° Le projet d'établissement, y compris le projet médical, et le contrat pluriannuel visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, après avoir entendu le président de la commission médicale d'établissement ; | |
| 966 | ||
| 967 | 2° Les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 968 | ||
| 969 | 3° Le rapport prévu à l'article L. 714-6 ainsi que le budget et les décisions modificatives y compris les propositions de dotation globale et de tarifs de prestations mentionnés aux articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de la sécurité sociale ; | |
| 970 | ||
| 971 | 4° Les comptes et l'affectation des résultats d'exploitation ; | |
| 972 | ||
| 973 | 5° Les créations, suppressions, transformations de structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 974 | ||
| 975 | 6° Les emplois des personnels de direction et les emplois de praticiens hospitaliers à temps plein et à temps partiel à l'exception des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 976 | ||
| 977 | 7° Les conventions passées en application de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée, des textes pris pour son application, et de l'article L. 715-11 ; | |
| 978 | ||
| 979 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionné à l'article L. 712-3-3, les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 980 | ||
| 981 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 982 | ||
| 983 | 10° Le tableau des emplois permanents à l'exception de ceux mentionnés au 6° ainsi que ceux des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 984 | ||
| 985 | 11° Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles et leur affectation ; les conditions des baux de plus de dix-huit ans ; | |
| 986 | ||
| 987 | 12° Les emprunts ; | |
| 988 | ||
| 989 | 13° Le règlement intérieur dans le respect des dispositions prévues à l'article L. 710-1-2 ; | |
| 990 | ||
| 991 | 14° Les règles concernant l'emploi des diverses catégories de personnels, pour autant qu'elles n'ont pas été fixées par des dispositions législatives ou réglementaires ; | |
| 992 | ||
| 993 | 15° L'acceptation et le refus des dons et legs ; | |
| 994 | ||
| 995 | 16° Les actions judiciaires et les transactions ; | |
| 996 | ||
| 997 | 17° Les hommages publics ; | |
| 998 | ||
| 999 | 18° La création d'une structure prévue à l'article L. 714-36 ; | |
| 1000 | ||
| 1001 | 19° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1002 | ||
| 1003 | **Article LEGIARTI000006694820** | |
| 1004 | ||
| 1005 | Les délibérations prévues par l'article L. 714-4 deviennent exécutoires selon les modalités suivantes : | |
| 1006 | ||
| 1007 | 1° Les délibérations portant sur les matières énumérées aux 4°, 5° et 8° à 17° sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le représentant de l'Etat. | |
| 1008 | ||
| 1009 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit, pour avis, la chambre régionale des comptes, dans les quinze jours suivant leur réception, des délibérations dont il estime qu'elles entraînent des dépenses de nature à menacer l'équilibre budgétaire de l'établissement. Il informe sans délai l'établissement de cette saisine, qu'il peut assortir d'un sursis à exécution. Sur avis conforme de la chambre régionale des comptes, rendu dans un délai de trente jours suivant la saisine, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut annuler la délibération ainsi mise en cause. | |
| 1010 | ||
| 1011 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation défère au tribunal administratif les délibérations portant sur ces matières qu'il estime illégales dans les deux mois suivant leur réception. Il informe sans délai l'établissement et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de la délibération attaquée ; | |
| 1012 | ||
| 1013 | 2° Les délibérations portant sur les matières mentionnées aux 1°, à l'exclusion du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, à l'exception du rapport prévu à l'article L. 714-6, 6° et 7°, sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 1014 | ||
| 1015 | A l'exception de celles mentionnées au 3°, et sans préjudice de l'application de l'article L. 712-8, elles sont réputées approuvées si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation n'a pas fait connaître son opposition dans un délai déterminé. Ce délai est de six mois pour les délibérations indiquées au 1°, de deux mois pour les délibérations indiquées au 2° et de trente jours pour les délibérations indiquées aux 6° et 7°. Ces délais courent à compter de la date de réception des délibérations par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1016 | ||
| 1017 | Les délibérations mentionnées au 3° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation dans les conditions fixées aux articles L. 714-7 et L. 714-8. | |
| 1018 | ||
| 1019 | **Article LEGIARTI000006694823** | |
| 1020 | ||
| 1021 | Avant le 30 juin de chaque année, le conseil d'administration délibère sur un rapport présenté par le directeur portant sur les objectifs et prévisions d'activité de l'établissement pour l'année à venir et sur l'adaptation des moyens qui paraissent nécessaires pour remplir les missions imparties par le projet d'établissement conformément aux engagements pris au contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 1022 | ||
| 1023 | Cette délibération et ce rapport sont transmis au représentant de l'Etat dans un délai de huit jours à compter de la délibération. | |
| 1024 | ||
| 1025 | **Article LEGIARTI000006694827** | |
| 1026 | ||
| 1027 | I. - Le budget et les décisions modificatives mentionnés au 3° de l'article L. 714-4 sont préparés et présentés par le directeur. Le budget de l'année est voté par le conseil d'administration au plus tard le 15 octobre de l'année précédente. Il est établi en cohérence avec les éléments financiers figurant au contrat mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 1028 | ||
| 1029 | Les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes qui figurent au budget sont présentées et votées par groupes fonctionnels, dont la composition est conforme à une nomenclature fixée par décret. Les décisions modificatives sont présentées et votées dans les mêmes formes. | |
| 1030 | ||
| 1031 | Les délibérations relatives au budget et aux décisions modificatives sont transmises sans délai au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 1032 | ||
| 1033 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut modifier le montant global des dépenses et des recettes prévues ainsi que leur répartition entre les groupes fonctionnels compte tenu, d'une part et prioritairement, du montant de la dotation régionale définie à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale et, d'autre part, des orientations du schéma régional d'organisation sanitaire et des priorités de la politique de santé, du projet d'établissement mentionné à l'article L. 714-11, du contrat pluriannuel défini aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1 et de son exécution, ainsi que de l'activité et des coûts de l'établissement, appréciés selon les modalités prévues aux articles L. 710-6 et L. 710-7 et comparés à ceux des autres établissements de la région et de la France entière. | |
| 1034 | ||
| 1035 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de quarante-cinq jours à compter de la réception du budget ou des décisions modificatives pour faire connaître les modifications qu'il estime nécessaires. Ce délai est fixé à trente jours pour les décisions modificatives qui ne modifient pas le montant total des dépenses et des recettes du budget. Dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ces observations, le conseil d'administration peut faire de nouvelles propositions. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de trente jours à compter de la publication de la loi de financement de la sécurité sociale pour arrêter définitivement les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes du budget de l'année et, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestation mentionnés respectivement aux articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de la sécurité sociale. S'agissant des décisions modificatives, ce dernier délai est fixé à quinze jours à compter de la réception des propositions du conseil d'administration. | |
| 1036 | ||
| 1037 | Au vu de la décision motivée du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrêtée dans les conditions ci-dessus, le directeur procède, dans un délai de quinze jours suivant cette décision, à la répartition des autorisations de dépenses et des prévisions de recettes approuvées entre les comptes de chaque groupe fonctionnel. En sa plus prochaine séance, le conseil d'administration est informé de cette répartition. Le budget ainsi réparti est exécutoire à compter de la date de sa transmission au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1038 | ||
| 1039 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à chacun des établissements de délibérer sur une décision modificative prenant en compte les corrections budgétaires ainsi que l'ajustement de la dotation globale et des tarifs de prestations, rendus nécessaires pour permettre le respect du montant de la dotation régionale en cas de révision de son montant. | |
| 1040 | ||
| 1041 | A défaut d'adoption par le conseil d'administration de la décision modificative mentionnée à l'alinéa précédent dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la décision modificative du budget, la rend exécutoire et arrête, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations. | |
| 1042 | ||
| 1043 | **Article LEGIARTI000006694831** | |
| 1044 | ||
| 1045 | Lorsque le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate que cette répartition n'ouvre pas les crédits nécessaires au respect des obligations et des engagements de l'établissement ou modifie la répartition des dépenses par groupes fonctionnels qu'il avait précédemment arrêtée, il règle le budget et le rend exécutoire en assortissant sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1046 | ||
| 1047 | **Article LEGIARTI000006694834** | |
| 1048 | ||
| 1049 | Si le budget n'est pas adopté par le conseil d'administration avant le 1er janvier de l'exercice auquel il s'applique, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit sans délai la chambre régionale des comptes qui, dans un délai de trente jours, formule des propositions permettant d'arrêter le budget. Le président du conseil d'administration peut, à sa demande, présenter oralement ses observations à la chambre régionale des comptes. Il est assisté par le directeur de l'établissement. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête le budget et le rend exécutoire. Si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation s'écarte des propositions de la chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d'une motivation explicite. | |
| 1050 | ||
| 1051 | En cas de carence de l'ordonnateur, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après mise en demeure et à défaut d'exécution dans le délai de trente jours, procéder au mandatement d'office d'une dépense ou au recouvrement d'une recette régulièrement inscrite au budget initial et aux décisions modificatives éventuelles. | |
| 1052 | ||
| 1053 | **Article LEGIARTI000006694837** | |
| 1054 | ||
| 1055 | Dans le cadre des marchés publics, y compris les travaux sur mémoires et achats sur factures, lorsque des intérêts moratoires ne sont pas mandatés en même temps que le principal, ce dernier étant d'un montant supérieur à un seuil fixé par décret, le comptable assignataire de la dépense en informe l'ordonnateur et le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans un délai de dix jours suivant la réception de l'ordre de paiement. Dans un délai de quinze jours, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation adresse à l'ordonnateur une mise en demeure de mandatement. A défaut d'exécution dans le délai d'un mois, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation procède d'office, dans le délai de dix jours, au mandatement de la dépense. | |
| 1056 | ||
| 1057 | Lorsque le mandatement des intérêts moratoires exige un virement de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel du budget et qu'au terme du délai d'un mois dont dispose l'ordonnateur le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate qu'il n'a pas été procédé à ce virement, il y procède d'office. Il règle et rend exécutoire le budget rectifié en conséquence. Il procède ensuite au mandatement d'office dans les quinze jours. | |
| 1058 | ||
| 1059 | Si, dans le délai d'un mois dont il dispose pour mandater les intérêts moratoires, l'ordonnateur notifie un refus d'exécution motivé par l'insuffisance des crédits disponibles dans le groupe fonctionnel considéré du budget ou si, dans ce même délai, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate cette insuffisance, celui-ci, dans un délai de quinze jours à compter de cette notification ou de cette constatation, adresse une mise en demeure à l'établissement. Si, dans un délai d'un mois, une décision modificative n'a pas été votée par le conseil d'administration et ne lui a pas été transmise pour approbation, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation règle et rend exécutoire le budget rectifié en conséquence. Il procède ensuite au mandatement d'office dans les quinze jours. | |
| 1060 | ||
| 1061 | **Article LEGIARTI000006694839** | |
| 1062 | ||
| 1063 | Les marchés des établissements publics de santé sont exécutoires dès leur réception par le représentant de l'Etat. Celui-ci défère au tribunal administratif, dans les deux mois suivant cette réception, les décisions qu'il estime illégales. Il informe sans délai le président du conseil d'administration et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de l'acte attaqué. | |
| 1064 | ||
| 1065 | **Article LEGIARTI000006694843** | |
| 1066 | ||
| 1067 | Le projet d'établissement définit, notamment sur la base du projet médical, les objectifs généraux de l'établissement dans le domaine médical et des soins infirmiers, de la recherche biomédicale, de la politique sociale, des plans de formation, de la gestion et du système d'information. Ce projet, qui doit être compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire, détermine les moyens d'hospitalisation, de personnel et d'équipement de toute nature dont l'établissement doit disposer pour réaliser ses objectifs. | |
| 1068 | ||
| 1069 | Le projet d'établissement est établi pour une durée maximale de cinq ans. Il peut être révisé avant ce terme. | |
| 1070 | ||
| 1071 | **Article LEGIARTI000006694847** | |
| 1072 | ||
| 1073 | Le directeur représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. | |
| 1074 | ||
| 1075 | Il prépare les travaux du conseil d'administration et lui soumet le projet d'établissement. Il est chargé de l'exécution des décisions du conseil d'administration et met en oeuvre la politique définie par ce dernier et approuvée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Il est compétent pour régler les affaires de l'établissement autres que celles qui sont énumérées à l'article L. 714-4. Il assure la gestion et la conduite générale de l'établissement, et en tient le conseil d'administration informé. A cet effet, il exerce son autorité sur l'ensemble du personnel dans le respect des règles déontologiques ou professionnelles qui s'imposent aux professions de santé, des responsabilités qui sont les leurs dans l'administration des soins et de l'indépendance professionnelle du praticien dans l'exercice de son art. | |
| 1076 | ||
| 1077 | Le directeur ordonnateur des dépenses peut procéder en cours d'exercice à des virements de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel. Ces virements sont portés, sans délai, à la connaissance du comptable, du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et du conseil d'administration dans sa plus proche séance. | |
| 1078 | ||
| 1079 | Le directeur peut déléguer sa signature dans des conditions fixées par décret. | |
| 1080 | ||
| 1081 | **Article LEGIARTI000006694850** | |
| 1082 | ||
| 1083 | Les responsables des structures médicales, odontologiques et pharmaceutiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques peuvent suivre la gestion des moyens budgétaires et la réalisation des objectifs de la structure ou du service dont ils ont la responsabilité et faire bénéficier, le cas échéant, cette structure ou ce service des résultats de cette gestion. | |
| 1084 | ||
| 1085 | **Article LEGIARTI000006694852** | |
| 1086 | ||
| 1087 | Dans le respect de leurs missions, les établissements publics de santé peuvent, à titre subsidiaire, assurer des prestations de service et exploiter des brevets et des licences. Les recettes dégagées par ces activités donnent lieu à l'inscription au budget de dépenses non comprises dans la dotation régionale prévue à l'article L. 714-7 du présent code et à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. | |
| 1088 | ||
| 1089 | Le déficit éventuel de ces activités n'est pas opposable aux collectivités publiques et organismes qui assurent le financement de l'établissement. | |
| 1090 | ||
| 1091 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret. | |
| 1092 | ||
| 1093 | **Article LEGIARTI000006694854** | |
| 1094 | ||
| 1095 | Les comptables des établissements publics de santé sont des comptables directs du Trésor ayant qualité de comptable principal. | |
| 1096 | ||
| 1097 | Lorsque le comptable de l'établissement notifie à l'ordonnateur sa décision de suspendre une dépense, celui-ci peut lui adresser un ordre de réquisition. Le comptable est tenu de s'y conformer, sauf en cas : | |
| 1098 | ||
| 1099 | 1° D'insuffisance de fonds disponibles ; | |
| 1100 | ||
| 1101 | 2° De dépenses ordonnancées sur des crédits irrégulièrement ouverts ou insuffisants ou sur des crédits autres que ceux sur lesquels elle devrait être imputée ; | |
| 1102 | ||
| 1103 | 3° D'absence de justification de service fait ou de défaut de caractère libératoire du règlement. | |
| 1104 | ||
| 1105 | L'ordre de réquisition est porté à la connaissance du conseil d'administration de l'établissement et notifié au trésorier-payeur général du département qui le transmet à la chambre régionale des comptes. | |
| 1106 | ||
| 1107 | En cas de réquisition, le comptable est déchargé de sa responsabilité. | |
| 1108 | ||
| 1109 | Le comptable assiste avec voix consultative au conseil d'administration de l'établissement lorsque celui-ci délibère sur des affaires de sa compétence. | |
| 1110 | ||
| 1111 | Les conditions de placement et de rémunération des fonds des établissements publics de santé sont déterminées par décret. | |
| 1112 | ||
| 1113 | A la demande de l'ordonnateur, le comptable informe ce dernier de la situation de paiement des mandats et du recouvrement des titres de recettes, de la situation de trésorerie et de tout élement utile à la bonne gestion de l'établissement. Il paie les mandats dans l'ordre de priorité indiqué par l'ordonnateur. | |
| 1114 | ||
| 1115 | **Article LEGIARTI000006694856** | |
| 1116 | ||
| 1117 | Les dispositions des articles L. 1611-5 et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales s'appliquent aux créances des établissements publics de santé. | |
| 1118 | ||
| 1119 | ## Section 2 : Organes représentatifs | |
| 1120 | ||
| 1121 | **Article LEGIARTI000006694860** | |
| 1122 | ||
| 1123 | Dans chaque établissement public de santé est instituée une commission médicale d'établissement composée des représentants des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques qui élit son président et dont la composition et les règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1124 | ||
| 1125 | La commission médicale d'établissement : | |
| 1126 | ||
| 1127 | 1° Prépare avec le directeur le projet médical de l'établissement qui définit, pour une durée maximale de cinq ans, les objectifs médicaux compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire ; | |
| 1128 | ||
| 1129 | 2° Prépare avec le directeur les mesures d'organisation des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques de l'établissement, conformément à la section III du présent chapitre ; | |
| 1130 | ||
| 1131 | 3° Prépare avec le directeur la définition des orientations et les mesures relatives à la politique d'amélioration continue de la qualité visée à l'article L. 710-4 ; | |
| 1132 | ||
| 1133 | 4° Organise la formation continue des praticiens visés au 2° de l'article L. 714-27 et, à cet effet, prépare avec le directeur les plans de formation correspondants ; exerce, en formation restreinte, les compétences relatives à la formation médicale continue des praticiens dans les conditions prévues à l'article L. 367-2 ; | |
| 1134 | ||
| 1135 | 5° Emet un avis sur le projet d'établissement, sur les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds, sur le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, sur le rapport prévu à l'article L. 714-6, sur le projet de budget, sur les comptes de l'établissement, ainsi que sur tous les aspects techniques et financiers des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques ; | |
| 1136 | ||
| 1137 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, d'une communauté d'établissements de santé mentionnée à l'article L. 712-3-3, ainsi que sur les actions de coopération visées aux sections 2 à 5 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement de coopération sanitaire, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1138 | ||
| 1139 | 7° Emet un avis sur le fonctionnement des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques, dans la mesure où ils intéressent la qualité des soins ou la santé des malades ; | |
| 1140 | ||
| 1141 | 8° Emet un avis sur le projet des soins infirmiers, tel qu'il est défini à l'article L. 714-26 ; | |
| 1142 | ||
| 1143 | 9° Emet un avis sur le bilan social, les plans de formation, et notamment ceux intéressant les personnels paramédicaux, et les modalités de mise en oeuvre d'une politique d'intéressement ; | |
| 1144 | ||
| 1145 | 10° Est régulièrement tenue informée de l'exécution du budget et des créations, suppressions ou transformations d'emplois de praticiens hospitaliers ; | |
| 1146 | ||
| 1147 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 et sur la désignation des responsables de ces centres ; | |
| 1148 | ||
| 1149 | 12° Emet un avis sur la création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1150 | ||
| 1151 | En outre, à la demande du président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement, de son propre président, du tiers de ses membres, ou du chef de service, ou du chef de département, ou du coordonnateur concerné, ou du responsable d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 714-25-2, la commission délibère sur les choix médicaux de l'année à venir dans le respect de la dotation budgétaire allouée et compte tenu de décisions prises par le conseil d'administration et le directeur en application des articles L. 714-4 et L. 714-12. | |
| 1152 | ||
| 1153 | La commission médicale d'établissement peut mandater son président pour préparer les décisions visées aux 1° et 2° du présent article. | |
| 1154 | ||
| 1155 | Le président de la commission médicale d'établissement est associé à la préparation du contrat pluriannuel prévu aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1. | |
| 1156 | ||
| 1157 | **Article LEGIARTI000006694864** | |
| 1158 | ||
| 1159 | Le comité technique d'établissement est obligatoirement consulté sur : | |
| 1160 | ||
| 1161 | 1° Le projet d'établissement, le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1 et les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 1162 | ||
| 1163 | 2° Le budget, le rapport prévu à l'article L. 714-6 et les comptes ainsi que le tableau des emplois ; | |
| 1164 | ||
| 1165 | 3° Les créations, suppressions, transformations des structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 1166 | ||
| 1167 | 4° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 714-26-1 ; | |
| 1168 | ||
| 1169 | 5° Les conditions et l'organisation du travail dans l'établissement, notamment les programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et leurs incidences sur la situation du personnel ; | |
| 1170 | ||
| 1171 | 6° Les règles concernant l'emploi des diverses catégories de personnels pour autant qu'elles n'ont pas été fixées par des dispositions législatives ou réglementaires ; | |
| 1172 | ||
| 1173 | 7° Les critères de répartition de certaines primes et indemnités ; | |
| 1174 | ||
| 1175 | 8° La politique générale de formation du personnel et notamment le plan de formation ; | |
| 1176 | ||
| 1177 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 1178 | ||
| 1179 | 10° Les actions de coopération visées aux sections 2, 3 et 4 du chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement de coopération sanitaire, à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, ou la constitution d'une fédération médicale interhospitalière et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1180 | ||
| 1181 | 11° La création avec un ou plusieurs établissements publics de santé d'un établissement public de santé interhospitalier. | |
| 1182 | ||
| 1183 | **Article LEGIARTI000006694866** | |
| 1184 | ||
| 1185 | Un représentant du comité technique d'établissement et un représentant de la commission médicale d'établissement assistent, avec voix consultative, à chacune des réunions respectives de ces deux instances, dans des conditions fixées par décret. | |
| 1186 | ||
| 1187 | Les modalités d'application des articles L. 714-17 et L. 714-18 et notamment le nombre de membres titulaires et suppléants des comités techniques d'établissement ainsi que les règles de fonctionnement de ces comités sont fixés par voie réglementaire. | |
| 1188 | ||
| 1189 | Un décret définit les moyens dont disposent la commission médicale d'établissement et le comité technique d'établissement pour remplir leurs missions. | |
| 1190 | ||
| 1191 | **Article LEGIARTI000006695137** | |
| 1192 | ||
| 1193 | Dans chaque établissement public de santé, est institué un comité technique d'établissement présidé par le directeur, ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l'établissement et composé de représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires, élus par collèges définis en fonction des catégories mentionnées à l'article 4 de ce titre sur des listes présentées par les organisations syndicales représentatives au sein de chaque établissement pour chaque catégorie de personnel. | |
| 1194 | ||
| 1195 | La représentativité des organisations syndicales s'apprécie d'après les critères suivants : | |
| 1196 | ||
| 1197 | \- les effectifs ; | |
| 1198 | ||
| 1199 | \- l'indépendance ; | |
| 1200 | ||
| 1201 | \- les cotisations ; | |
| 1202 | ||
| 1203 | \- l'expérience et l'ancienneté du syndicat. | |
| 1204 | ||
| 1205 | Tout syndicat affilié à une organisation représentative sur le plan national est considéré comme représentatif dans l'établissement. | |
| 1206 | ||
| 1207 | Lorsqu'aucune organisation syndicale ne présente de liste ou lorsque la participation est inférieure à un taux fixé par décret, les listes peuvent être librement établies. | |
| 1208 | ||
| 1209 | ## Section 3 : Organisation des soins et fonctionnement médical | |
| 1210 | ||
| 1211 | **Article LEGIARTI000006694869** | |
| 1212 | ||
| 1213 | Pour l'accomplissement de leurs missions, les établissements publics de santé autres que les hôpitaux locaux sont organisés en services ou en départements créés par le conseil d'administration sur la base du projet d'établissement mentionné à l'article L. 714-11. | |
| 1214 | ||
| 1215 | Les services et les départements sont placés sous la responsabilité d'un médecin, biologiste, odontologiste ou pharmacien hospitalier. | |
| 1216 | ||
| 1217 | Les unités fonctionnelles sont les structures élémentaires de prise en charge des malades par une équipe soignante ou médico-technique, identifiées par leurs fonctions et leur organisation ainsi que les structures médicotechniques qui leur sont associées. | |
| 1218 | ||
| 1219 | Les services sont constitués d'unités fonctionnelles de même discipline. | |
| 1220 | ||
| 1221 | Les départements sont constitués d'au moins trois unités fonctionnelles. | |
| 1222 | ||
| 1223 | A titre exceptionnel, lorsqu'une unité fonctionnelle ne présente pas de complémentarité directe avec d'autres unités de même discipline ou qu'il n'existe pas d'unité ayant la même activité, elle peut constituer un service. | |
| 1224 | ||
| 1225 | **Article LEGIARTI000006694872** | |
| 1226 | ||
| 1227 | Dans chaque service ou département, il est institué un conseil de service ou de département constitué, selon l'importance du service ou du département, soit des personnels médicaux et non médicaux du service ou du département, soit des représentants des unités fonctionnelles, dans des conditions définies par voie réglementaire. | |
| 1228 | ||
| 1229 | Le conseil de service ou de département a notamment pour objet : | |
| 1230 | ||
| 1231 | \- de permettre l'expression des personnels ; | |
| 1232 | ||
| 1233 | \- de favoriser les échanges d'informations, notamment celles ayant trait aux moyens afférents au service ou au département ; | |
| 1234 | ||
| 1235 | \- de participer à l'élaboration du projet de service ou de département et du rapport d'activité ; | |
| 1236 | ||
| 1237 | \- de faire toute proposition sur le fonctionnement du service ou du département. | |
| 1238 | ||
| 1239 | Les modalités de fonctionnement du conseil sont fixées par le règlement intérieur de l'établissement. | |
| 1240 | ||
| 1241 | **Article LEGIARTI000006694874** | |
| 1242 | ||
| 1243 | Le chef de service ou de département assure la conduite générale du service ou du département et organise son fonctionnement technique, dans le respect de la responsabilité médicale de chaque praticien et des missions dévolues à chaque unité fonctionnelle par le projet de service ou de département. Il est assisté selon les activités du service ou du département par une sage-femme, un cadre paramédical ou un cadre médico-technique pour l'organisation, la gestion et l'évaluation des activités qui relèvent de leurs compétences. | |
| 1244 | ||
| 1245 | Le chef de service ou de département élabore avec le conseil de service ou de département un projet de service ou de département qui prévoit l'organisation générale, les orientations d'activité ainsi que les actions à mettre en oeuvre pour développer la qualité et l'évaluation des soins. | |
| 1246 | ||
| 1247 | Tous les deux ans, un rapport d'activité et d'évaluation établi dans les mêmes conditions précise l'état d'avancement du projet et comporte une évaluation de la qualité des soins. Ce rapport est remis, notamment, au directeur et au président de la commission médicale d'établissement. | |
| 1248 | ||
| 1249 | Des dispositions réglementaires fixent les modalités d'application du présent article. | |
| 1250 | ||
| 1251 | **Article LEGIARTI000006694876** | |
| 1252 | ||
| 1253 | L'unité fonctionnelle est placée sous la responsabilité d'un praticien titulaire ou d'un praticien hospitalo-universitaire temporaire du service ou du département dans le cadre de l'organisation générale définie par le chef de service ou de département et dans le respect du projet de service. | |
| 1254 | ||
| 1255 | A titre exceptionnel, un praticien hospitalier peut être chargé de plusieurs unités fonctionnelles. | |
| 1256 | ||
| 1257 | Le conseil d'administration désigne pour une période déterminée par voie réglementaire le praticien hospitalier chargé de l'unité fonctionnelle avec l'accord du chef de service ou de département après avis des praticiens titulaires du service ou du département et de la commission médicale d'établissement. | |
| 1258 | ||
| 1259 | **Article LEGIARTI000006694878** | |
| 1260 | ||
| 1261 | Avec l'accord des chefs de service ou de département intéressés, des services, des départements ou unités fonctionnelles peuvent être regroupés en fédérations en vue soit du rapprochement d'activités médicales complémentaires, soit d'une gestion commune de lits ou d'équipements, soit d'un regroupement des moyens en personnel ou pour la réalisation de plusieurs de ces objectifs. | |
| 1262 | ||
| 1263 | Les activités de la fédération sont placées sous la responsabilité d'un coordonnateur médecin, biologiste, pharmacien ou odontologiste hospitalier. Le coordonnateur est assisté par une sage-femme, un cadre paramédical, un membre du personnel soignant ou un membre du personnel médico-technique et par un membre du personnel administratif. | |
| 1264 | ||
| 1265 | L'organisation, le fonctionnement et l'intitulé de la fédération sont définis par un règlement intérieur. Le règlement intérieur est arrêté par le conseil d'administration après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement dans des conditions définies par voie réglementaire. Ce règlement intérieur précise notamment la nature et l'étendue des activités de la fédération, les modalités d'association des personnels à ces activités ainsi que les conditions de désignation et le rôle du coordonnateur et de ses assistants. | |
| 1266 | ||
| 1267 | **Article LEGIARTI000006694880** | |
| 1268 | ||
| 1269 | Les sages-femmes sont responsables de l'organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. Elles participent, dans les conditions prévues à l'article L. 714-23, à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens du service, du département ou d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 714-25-2. | |
| 1270 | ||
| 1271 | **Article LEGIARTI000006694882** | |
| 1272 | ||
| 1273 | Il est créé, dans chaque établissement, un service de soins infirmiers dont la direction est confiée à l'infirmier général, membre de l'équipe de direction. | |
| 1274 | ||
| 1275 | Une commission, présidée par le directeur du service des soins infirmiers et composée des différentes catégories de personnels du service de soins infirmiers, est instituée en son sein. Elle est consultée dans des conditions fixées par voie réglementaire sur : | |
| 1276 | ||
| 1277 | 1° L'organisation générale des soins infirmiers et de l'accompagnement des malades dans le cadre d'un projet de soins infirmiers ; | |
| 1278 | ||
| 1279 | 2° La recherche dans le domaine des soins infirmiers et l'évaluation de ces soins ; | |
| 1280 | ||
| 1281 | 3° L'élaboration d'une politique de formation ; | |
| 1282 | ||
| 1283 | 4° Le projet d'établissement. | |
| 1284 | ||
| 1285 | **Article LEGIARTI000006695141** | |
| 1286 | ||
| 1287 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1288 | ||
| 1289 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1290 | ||
| 1291 | [Dispositions déclarées inséparables de l'article L. 724-21 (alinéas 1 et 2) de la présente loi par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1292 | ||
| 1293 | Les chefs de service ou de département sont nommés, pour une durée de cinq ans renouvelable, par le ministre chargé de la santé après avis de la commission médicale d'établissement qui siège en formation restreinte aux praticiens titulaires et du conseil d'administration ; le renouvellement est prononcé après avis de la commission médicale d'établissement, puis du conseil d'administration, par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, y compris en ce qui concerne les chefs de service nommés avant l'entrée en vigueur de la loi n° 91-1406 du 31 décembre 1991 portant diverses dispositions d'ordre social. Il est subordonné au dépôt, auprès du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et des instances citées ci-dessus, quatre mois avant l'expiration du mandat, d'une demande de l'intéressé, accompagnée d'un bilan de son activité en qualité de chef de service ou de département et d'un projet pour le mandat sollicité. Le non-renouvellement est notifié à l'intéressé avant le terme de son mandat. Il peut être fait appel de cette décision dans un délai de deux mois auprès du ministre chargé de la santé. | |
| 1294 | ||
| 1295 | Les conditions de candidature et de nomination dans ces fonctions, dont certaines peuvent être propres à la psychiatrie, sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1296 | ||
| 1297 | Peuvent exercer la fonction de chef de service ou de département ou de responsable de structures créées, en application de l'article L. 714-25-2, les praticiens titulaires relevant d'un statut à temps plein ou, si l'activité du service, du département ou de la structure ou la situation des effectifs le justifient, les praticiens titulaires relevant d'un statut à temps partiel. | |
| 1298 | ||
| 1299 | Les dispositions du premier alinéa ne font pas obstacle à l'application des dispositions relatives aux sanctions prises en cas de faute ou d'insuffisance professionnelle et aux décisions prises dans l'intérêt du service. | |
| 1300 | ||
| 1301 | [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.] | |
| 1302 | ||
| 1303 | Les fonctions hospitalières exercées par les professeurs des universités-praticiens hospitaliers cessent à la fin de l'année universitaire au cours de laquelle ils atteignent la limite d'âge fixée pour les praticiens hospitaliers. | |
| 1304 | ||
| 1305 | Toutefois, les professeurs des universités-praticiens hospitaliers qui bénéficient d'une prolongation d'activité au-delà de l'âge de soixante-cinq ans conformément à l'article 2 de la loi n° 86-1304 du 23 décembre 1986 relative à la limite d'âge et aux modalités de recrutement de certains fonctionnaires civils de l'Etat peuvent demander à poursuivre, en qualité de consultants, des fonctions hospitalières à l'exclusion de celles de chef de service. | |
| 1306 | ||
| 1307 | Les candidatures et la nature des missions confiées aux consultants, dans ou en dehors de l'établissement, sont examinées par le conseil d'administration et la commission médicale d'établissement qui émettent un avis motivé sur l'opportunité et le contenu de la demande. Le statut de consultant est fixé par décret. | |
| 1308 | ||
| 1309 | **Article LEGIARTI000006695145** | |
| 1310 | ||
| 1311 | Par dérogation aux dispositions des articles L. 714-20 à L. 714-25, le conseil d'administration d'un établissement public de santé peut décider d'arrêter librement l'organisation des soins et le fonctionnement médical de l'établissement, dans le respect du projet d'établissement approuvé. | |
| 1312 | ||
| 1313 | Cette décision est prise à l'initiative du président du conseil d'administration, du président de la commission médicale d'établissement ou du directeur de l'établissement, après avis conforme de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte aux praticiens titulaires. Le comité technique d'établissement est consulté. | |
| 1314 | ||
| 1315 | Dans ce cas, le conseil d'administration nomme les responsables des structures médicales et médico-techniques ainsi créées après avis de la commission médicale d'établissement qui siège en formation restreinte aux praticiens titulaires. Il prévoit, après consultation de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement, les modalités de participation et d'expression des personnels au fonctionnement de ces structures. La mise en place de celles-ci ne peut intervenir qu'à l'occasion des renouvellements des chefs de service en fonction à la date de promulgation de la loi n° 91-748 du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière [Dispositions déclarées inséparables de l'article L. 724-21 (alinéas 1 et 2) de la présente loi par décision du Conseil constitutionnel n° 91-297 DC du 29 juillet 1991.]. | |
| 1316 | ||
| 1317 | Les dispositions du troisième alinéa ne font pas obstacle à l'application des dispositions relatives aux sanctions prises en cas de faute ou d'insuffisance professionnelle et aux décisions prises dans l'intérêt du service. | |
| 1318 | ||
| 1319 | ## Section 4 : La contractualisation interne | |
| 1320 | ||
| 1321 | **Article LEGIARTI000006694884** | |
| 1322 | ||
| 1323 | Les établissements publics de santé peuvent mettre en place des procédures de contractualisation interne. | |
| 1324 | ||
| 1325 | A cette fin, les équipes médicales et paramédicales peuvent à leur initiative proposer au directeur de l'établissement la création de centres de responsabilité. Ces propositions sont soumises pour avis à la commission médicale d'établissement et au comité technique d'établissement. La décision du directeur est motivée. | |
| 1326 | ||
| 1327 | Le directeur peut également décider de créer un centre de responsabilité après avis de la commission médicale d'établissement, du comité technique d'établissement et des équipes médicales et paramédicales concernées. | |
| 1328 | ||
| 1329 | Le responsable de chaque centre de responsabilité est proposé par les structures médicales qui le composent parmi les médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens membres des unités, services, départements et fédérations concernés. Le responsable est désigné par le directeur. La décision du directeur est motivée. | |
| 1330 | ||
| 1331 | Les centres de responsabilité bénéficient de délégations de gestion de la part du directeur. | |
| 1332 | ||
| 1333 | Ces délégations de gestion font l'objet d'un contrat négocié par le responsable du centre avec le directeur. Ce contrat définit également les objectifs, les moyens et les indicateurs de suivi des centres de responsabilité, les modalités de leur intéressement aux résultats de leur gestion, ainsi que les conséquences en cas d'inexécution du contrat. | |
| 1334 | ||
| 1335 | ## Section 5 : Les personnels des établissements publics de santé | |
| 1336 | ||
| 1337 | **Article LEGIARTI000006694887** | |
| 1338 | ||
| 1339 | Le personnel des établissements publics de santé comprend : | |
| 1340 | ||
| 1341 | 1° Des agents relevant des dispositions du titre IV du statut général des fonctionnaires ; | |
| 1342 | ||
| 1343 | 2° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens dont les statuts et le régime de protection sociale, qui sont différents selon que ces praticiens consacrent tout ou partie de leur activité à ces établissements, sont établis par voie réglementaire ; | |
| 1344 | ||
| 1345 | 3° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens attachés des hôpitaux dont le statut est établi par voie réglementaire. | |
| 1346 | ||
| 1347 | En outre, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, des médecins, biologistes, pharmaciens et odontologistes contractuels peuvent être recrutés dans des conditions déterminées par voie réglementaire. | |
| 1348 | ||
| 1349 | Les dispositions des 2° et 3° du présent article ne sont pas applicables aux praticiens des hôpitaux locaux, mentionnés à l'article L. 711-6, qui assurent les soins définis au a du 1° de l'article L. 711-2 ; les conditions dans lesquelles ces dispositions peuvent être applicables aux praticiens des hôpitaux locaux assurant les soins définis au b du 1° et au 2° de l'article L. 711-2 sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1350 | ||
| 1351 | **Article LEGIARTI000006694891** | |
| 1352 | ||
| 1353 | Les personnels des établissements publics de santé bénéficient soit des dispositions prévues à l'article L. 714-22, soit, pour les personnels qui ne relèvent pas de ces dispositions, d'un droit à l'expression directe et collective sur le contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail, dont les modalités d'exercice sont définies par voie réglementaire. | |
| 1354 | ||
| 1355 | **Article LEGIARTI000006694894** | |
| 1356 | ||
| 1357 | En cas d'exercice de l'activité à temps partiel, la nomination des intéressés peut, sauf démission, être remise en cause dans les six mois qui précèdent l'expiration de chacune des périodes quinquennales d'exercice. | |
| 1358 | ||
| 1359 | Le conseil d'administration de l'établissement, agissant de sa propre initiative ou à la demande du médecin inspecteur régional de la santé, après audition de l'intéressé et avis de la commission médicale d'établissement, demande au préfet du département, par une délibération motivée, de mettre fin aux fonctions de l'intéressé. | |
| 1360 | ||
| 1361 | Le préfet statue dans les trois mois de la saisine, sur avis conforme d'une commission paritaire régionale, dont la composition sera fixée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1362 | ||
| 1363 | L'intéressé ou le médecin inspecteur régional de la santé peut exercer un recours à l'encontre de cette décision dans les deux mois de la notification qui leur en est faite, devant une commission nationale paritaire dont la composition sera fixée par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1364 | ||
| 1365 | Cette commission doit statuer dans les trois mois de sa saisine après audition des intéressés ou de leurs représentants. | |
| 1366 | ||
| 1367 | ## Section 6 : Dispositions diverses | |
| 1368 | ||
| 1369 | **Article LEGIARTI000006694897** | |
| 1370 | ||
| 1371 | Dès lors que l'intérêt du service public hospitalier n'y fait pas obstacle, les praticiens statutaires exerçant à temps plein dans les établissements publics de santé sont autorisés à exercer une activité libérale dans les conditions définies ci-après. | |
| 1372 | ||
| 1373 | **Article LEGIARTI000006694901** | |
| 1374 | ||
| 1375 | L'activité libérale peut comprendre des consultations, des actes et des soins en hospitalisation ; elle s'exerce exclusivement au sein des établissements dans lesquels les praticiens ont été nommés ou, dans le cas d'une activité partagée, dans l'établissement où ils exercent la majorité de leur activité publique, à la triple condition : | |
| 1376 | ||
| 1377 | 1° Que les praticiens exercent personnellement et à titre principal une activité de même nature dans le secteur hospitalier public ; | |
| 1378 | ||
| 1379 | 2° Que la durée de l'activité libérale n'excéde pas 20 % de la durée de service hospitalier hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens ; | |
| 1380 | ||
| 1381 | 3° Que le nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité libérale soit inférieur au nombre de consultations et d'actes effectués au titre de l'activité publique. | |
| 1382 | ||
| 1383 | Aucun lit ni aucune installation médico-technique ne doit être réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 1384 | ||
| 1385 | Des dispositions réglementaires fixent les modalités d'exercice de l'activité libérale. | |
| 1386 | ||
| 1387 | **Article LEGIARTI000006694905** | |
| 1388 | ||
| 1389 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, le praticien exerçant une activité libérale perçoit ses honoraires par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1390 | ||
| 1391 | L'activité libérale donne lieu au versement à l'établissement par le praticien d'une redevance dans des conditions déterminées par décret. | |
| 1392 | ||
| 1393 | **Article LEGIARTI000006694908** | |
| 1394 | ||
| 1395 | Les modalités d'exercice de l'activité libérale font l'objet d'un contrat conclu entre le praticien concerné et l'établissement public de santé sur la base d'un contrat type d'activité libérale établi par voie réglementaire. | |
| 1396 | ||
| 1397 | Ce contrat est approuvé par le représentant de l'Etat dans le département, après avis du conseil d'administration et de la commission médicale d'établissement, pour une durée de cinq ans, renouvelable. L'approbation du contrat vaut autorisation d'exercice de l'activité libérale. | |
| 1398 | ||
| 1399 | Des modalités différentes peuvent être prévues par les statuts mentionnés au 2° de l'article L. 714-27 en ce qui concerne la protection sociale des praticiens hospitaliers selon qu'ils concluent ou non un contrat d'activité libérale, en application du présent article. | |
| 1400 | ||
| 1401 | **Article LEGIARTI000006694911** | |
| 1402 | ||
| 1403 | Il est institué, dans chaque établissement public de santé où s'exerce une activité libérale, une commission de l'activité libérale chargée de veiller au bon déroulement de cette activité. | |
| 1404 | ||
| 1405 | Il est institué auprès du ministre chargé de la santé une commission nationale de l'activité libérale. | |
| 1406 | ||
| 1407 | Les attributions, la composition et les conditions de fonctionnement de ces commissions sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1408 | ||
| 1409 | Ces commissions peuvent, sous réserve du respect du secret médical, demander toutes informations utiles sur l'activité libérale d'un praticien, et notamment communication des statistiques de son activité qui sont détenues par les organismes de sécurité sociale compétents. | |
| 1410 | ||
| 1411 | **Article LEGIARTI000006694914** | |
| 1412 | ||
| 1413 | L'autorisation peut être suspendue ou retirée par le représentant de l'Etat dans le département lorsque le praticien méconnaît les obligations qui lui incombent en vertu des lois et règlements et les dispositions du contrat ; cette décision est prise après avis ou sur proposition de la commission mentionnée au premier alinéa de l'article L. 714-34 dans des conditions définies par décret. | |
| 1414 | ||
| 1415 | Le ministre chargé de la santé, saisi dans le cadre d'un recours hiérarchique des contestations relatives aux décisions prises en application de l'alinéa précédent, doit statuer après avis de la commission nationale mentionnée à l'article L. 714-34. | |
| 1416 | ||
| 1417 | **Article LEGIARTI000006694917** | |
| 1418 | ||
| 1419 | Dans le respect des dispositions relatives au service public hospitalier édictées à la section II du chapitre Ier du présent titre, et dans les conditions et sous les garanties fixées par voie réglementaire, les centres hospitaliers autres que les centres hospitaliers régionaux peuvent être autorisés à créer et faire fonctionner une structure médicale dans laquelle les malades, blessés et femmes enceintes admis à titre payant peuvent faire appel aux médecins, chirurgiens, spécialistes ou sages-femmes de leur choix autres que ceux exerçant leur activité à titre exclusif dans l'établissement. | |
| 1420 | ||
| 1421 | Par dérogation aux dispositions de l'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, les intéressés perçoivent leurs honoraires, minorés d'une redevance, par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 1422 | ||
| 1423 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 712-8, la création ou l'extension d'une telle structure est soumise à l'autorisation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale. L'autorisation est accordée pour une durée déterminée. Elle peut être suspendue ou retirée en cas de non-respect par l'établissement de la réglementation applicable à ces structures. | |
| 1424 | ||
| 1425 | Pour chaque discipline ou spécialité, l'établissement ne peut réserver à cette structure plus du tiers de la capacité d'accueil, en lits et places, dont il dispose pour ladite discipline ou spécialité. | |
| 1426 | ||
| 1427 | **Article LEGIARTI000006694921** | |
| 1428 | ||
| 1429 | Lorsque, par suite d'un changement de circonstances, l'exécution des conditions et charges grevant une donation ou un legs fait à un établissement public de santé devient soit extrêmement difficile, soit sérieusement dommageable, la révision de ces conditions et charges peut être autorisée par arrêté du commissaire de la République si l'auteur de la libéralité ou ses ayants droit acceptent les mesures envisagées ; dans les autres cas, la révision est autorisée dans les conditions prévues aux articles 900-2 à 900-8 du code civil. | |
| 1430 | ||
| 1431 | **Article LEGIARTI000006694925** | |
| 1432 | ||
| 1433 | Les établissements publics de santé peuvent toujours exercer leurs recours, s'il y a lieu, contre les hospitalisés, contre leurs débiteurs et contre les personnes désignées par les articles 205, 206, 207 et 212 du Code civil. | |
| 1434 | ||
| 1435 | Ces recours relèvent de la compétence du juge aux affaires familiales. | |
| 1436 | ||
| 1437 | **Article LEGIARTI000006694928** | |
| 1438 | ||
| 1439 | Les effets mobiliers, apportés par les personnes décédées dans les établissements publics de santé après y avoir été traitées gratuitement, appartiennent auxdits établissements publics de santé à l'exclusion des héritiers et du domaine en cas de déshérence. | |
| 1440 | ||
| 1441 | Les héritiers et légataires des personnes dont le traitement et l'entretien ont été acquittés de quelque manière que ce soit, peuvent exercer leurs droits sur tous les effets apportés dans les établissements publics de santé par lesdites personnes malades ou valides ; dans le cas de déshérence, les mêmes effets appartiennent aux établissements publics de santé. | |
| 1442 | ||
| 1443 | Le présent article n'est pas applicable aux militaires et marins soignés dans les établissements publics de santé. | |
| 1444 | ||
| 1445 | **Article LEGIARTI000006694931** | |
| 1446 | ||
| 1447 | Les obligations imposées aux établissements publics de santé ne peuvent, dans aucun cas, porter préjudice au service des fondations et de l'assistance publique. | |
| 1448 | ||
| 1449 | L'Etat doit à ces établissements une allocation égale aux frais qui leur incombent par suite du traitement des malades militaires. | |
| 1450 | ||
| 1451 | **Article LEGIARTI000006694934** | |
| 1452 | ||
| 1453 | La dépense des travaux de construction ou d'appropriation, reconnus nécessaires pour l'établissement, dans les hospices civils des services hospitaliers des garnisons est exclusivement à la charge de l'Etat. Nul travail ne pourra être exécuté sans l'assentiment de la commission administrative de l'hôpital et du conseil municipal de la ville, et sans l'accord préalable des ministres de la défense nationale et de la santé publique et de la population. | |
| 1454 | ||
| 1455 | Toutefois, les traités particuliers conclus avec les communes qui ont pris envers l'Etat l'engagement d'assurer le traitement des malades militaires dans les établissements publics de santé demeurent exécutoires. | |
| 1456 | ||
| 1457 | **Article LEGIARTI000006694937** | |
| 1458 | ||
| 1459 | Les précédentes dispositions ne portent pas atteinte aux droits des communes sur les lits des établissements publics de santé d'une autre commune, ni aux droits quelconques résultant des fondations faites par les départements, les communes ou les particuliers qui doivent être respectés. | |
| 1460 | ||
| 1461 | **Article LEGIARTI000006694939** | |
| 1462 | ||
| 1463 | Les activités relevant des missions de l'établissement public de santé territorial de Mayotte aux termes des articles L. 711-1 et L. 711-2, notamment la gynécologie-obstétrique, peuvent être exercées au sein d'antennes de l'établissement implantées dans les dispensaires relevant de la collectivité territoriale, dans des conditions définies par voie de convention. | |
| 1464 | ||
| 1465 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 1466 | ||
| 1467 | **Article LEGIARTI000006694941** | |
| 1468 | ||
| 1469 | Dans les établissements de santé privés, quel que soit leur statut, les salariés sont représentés dans les conseils d'administration ou dans les conseils de surveillance ou dans les organes qui en tiennent lieu selon des modalités prévues à l'article L. 432-6 du code du travail, sous réserve des adaptations nécessaires fixées par voie réglementaire et dans le respect des obligations imposées par l'article L. 432-7 du même code. | |
| 1470 | ||
| 1471 | Un décret apporte aux modalités de la représentation des salariés les adaptations nécessaires en fonction de la nature juridique des établissements. | |
| 1472 | ||
| 1473 | **Article LEGIARTI000006694943** | |
| 1474 | ||
| 1475 | Lorsque les prescriptions de l'article L. 712-9 cessent d'être respectées, ou lorsque sont constatées, dans l'établissement et du fait de celui-ci, des infractions aux lois et règlements pris pour la protection de la santé publique entraînant la responsabilité civile de l'établissement ou la responsabilité pénale de ses dirigeants, l'autorisation de fonctionner peut être soit suspendue, soit retirée. Sous réserve des dispositions prévues à l'article L. 712-18, cette suspension ou ce retrait ne peut intervenir qu'après un délai de un mois suivant une mise en demeure adressée par le représentant de l'Etat. | |
| 1476 | ||
| 1477 | Lorsque les normes sont modifiées, les établissements sont tenus de se conformer aux nouvelles normes dans un délai déterminé par décret ; ce délai court à compter de la mise en demeure qui leur est adressée. | |
| 1478 | ||
| 1479 | L'autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux peut être retirée lorsque le prix pratiqué est manifestement hors de proportion avec les conditions de fonctionnement du service, au sens de l'article L. 712-9. | |
| 1480 | ||
| 1481 | Les mesures de suspension ou de retrait sont prises selon les modalités prévues à l'article L. 712-16 ci-dessus. Elles ne font pas obstacle à d'éventuelles poursuites judiciaires. | |
| 1482 | ||
| 1483 | **Article LEGIARTI000006694944** | |
| 1484 | ||
| 1485 | Toute personne qui ouvre ou gère un établissement de santé privé ou installe dans un établissement privé concourant aux soins médicaux des équipements matériels lourds en infraction aux dispositions des articles L. 712-8 et L. 712-13 ci-dessus est passible d'une amende de 1 000 000 F (1). | |
| 1486 | ||
| 1487 | Est passible de la même peine toute personne qui passe outre à la suspension ou au retrait d'autorisation prévus aux articles L. 715-2 et L. 712-18 ci-dessus. | |
| 1488 | ||
| 1489 | En cas de récidive, la peine prévue au présent article est portée au double et peut être assortie de la confiscation des équipements installés sans autorisation. | |
| 1490 | ||
| 1491 | (1) Amende applicable depuis le 4 août 1991. | |
| 1492 | ||
| 1493 | **Article LEGIARTI000006694946** | |
| 1494 | ||
| 1495 | La comptabilité des établissements d'hospitalisation privés doit être mise, sur demande, à la disposition exclusive de l'administration habilitée à donner son accord sur la détermination du prix de journée. | |
| 1496 | ||
| 1497 | ## Section 2 : Dispositions propres aux établissements de santé privés qui assurent l'exécution du service public hospitalier ou sont associés à son fonctionnement | |
| 1498 | ||
| 1499 | **Article LEGIARTI000006694949** | |
| 1500 | ||
| 1501 | Les établissements de santé privés peuvent être admis à assurer l'exécution du service public hospitalier dans les conditions prévues par la présente section, sur leur demande ou sur celle de la personne morale dont ils dépendent, sous réserve qu'ils s'engagent à respecter les obligations de service public imposées aux établissements publics de santé par les dispositions des articles L. 711-1 à L. 711-4. Les établissements de santé privés assurant l'exécution du service public hospitalier sont assimilés aux établissements publics de santé en ce qui concerne l'accès des assurés sociaux et des personnes bénéficiaires de l'aide sociale. | |
| 1502 | ||
| 1503 | **Article LEGIARTI000006694951** | |
| 1504 | ||
| 1505 | Les établissements de santé privés à but non lucratif sont admis à participer à l'exécution du service public hospitalier lorsqu'ils répondent à des conditions d'organisation et de fonctionnement fixées par décret et qu'ils établissent un projet d'établissement tel que défini à l'article L. 714-11 compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire. | |
| 1506 | ||
| 1507 | La décision d'admission à participer au service public hospitalier est prise par le ministre chargé de la santé ; le refus d'admission doit être motivé. | |
| 1508 | ||
| 1509 | **Article LEGIARTI000006694954** | |
| 1510 | ||
| 1511 | Le budget et les décisions modificatives des établissements mentionnés à l'article L. 715-6 sont, en tant qu'ils concernent leurs activités de participation au service public, soumis à l'approbation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans les délais et selon les modalités fixées à l'article L. 714-7. | |
| 1512 | ||
| 1513 | Pour le calcul de leur dotation globale et des tarifs de prestations, la prise en compte des dotations aux comptes d'amortissements et aux comptes de provisions ainsi que, le cas échéant, des dotations annuelles aux fonds de roulement et des annuités d'emprunts contractés en vue de la constitution de ces fonds est effectuée selon des conditions déterminées par des dispositions réglementaires ; celles-ci fixent également les règles selon lesquelles le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut subordonner cette prise en compte à un engagement pris par l'organisme gestionnaire de l'établissement de procéder, en cas de cessation d'activité, à la dévolution de tout ou partie du patrimoine de l'établissement à une collectivité publique ou à un établissement public ou privé poursuivant un but similaire. | |
| 1514 | ||
| 1515 | Les établissements bénéficient pour leur équipement des avantages prévus pour les établissements publics de santé. | |
| 1516 | ||
| 1517 | Ils peuvent faire appel à des praticiens hospitaliers dans les conditions prévues par les statuts de ces praticiens. Ils peuvent, par dérogation aux dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1 et L. 122-1-2 du code du travail, recruter des praticiens par contrat à durée déterminée pour une période égale au plus à quatre ans. | |
| 1518 | ||
| 1519 | **Article LEGIARTI000006694957** | |
| 1520 | ||
| 1521 | Les dispositions des articles L. 714-6 et L. 714-11 sont applicables aux établissements mentionnés à l'article L. 715-6. Le projet d'établissement est approuvé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dans un délai de six mois. | |
| 1522 | ||
| 1523 | Tout établissement de santé privé participant au service public hospitalier doit comporter une commission médicale élue par les praticiens qui y exercent, dont il fixe les modalités d'organisation et de fonctionnement et qui est consultée notamment sur le projet de contrat pluriannuel visé aux articles L. 710-16 et L. 710-16-1, sur le projet d'établissement et sur le projet de budget. | |
| 1524 | ||
| 1525 | **Article LEGIARTI000006694959** | |
| 1526 | ||
| 1527 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 715-2, les dispositions du premier alinéa de l'article L. 712-20 sont applicables aux établissements privés participant au service public hospitalier. | |
| 1528 | ||
| 1529 | La demande du ministre doit être motivée et les motifs exposés à l'établissement. | |
| 1530 | ||
| 1531 | Au cas où la demande du ministre n'est pas suivie d'effet dans le délai de quatre mois, l'établissement peut être rayé par arrêté de la liste des établissements participant au service public hospitalier. | |
| 1532 | ||
| 1533 | **Article LEGIARTI000006694963** | |
| 1534 | ||
| 1535 | Les établissements d'hospitalisation privés, autres que ceux visés aux articles L. 715-6 et L. 715-13, peuvent conclure avec l'Etat des contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier. | |
| 1536 | ||
| 1537 | Ces contrats comportent : | |
| 1538 | ||
| 1539 | 1° De la part de l'Etat, l'engagement de n'autoriser ou de n'admettre, dans une zone et pendant une période déterminée, la création ou l'extension d'aucun autre établissement ou service d'hospitalisation de même nature aussi longtemps que les besoins déterminés par la carte sanitaire demeurent satisfaits ; | |
| 1540 | ||
| 1541 | 2° De la part du concessionnaire, l'engagement de satisfaire aux obligations définies à l'article L. 715-5. L'établissement concessionnaire conserve son individualité et son statut propre pour tout ce qui concerne sa gestion. | |
| 1542 | ||
| 1543 | Ces contrats sont approuvés selon les modalités prévues à l'article L. 712-16. | |
| 1544 | ||
| 1545 | Ces concessionnaires ne peuvent recevoir de subventions d'équipement. | |
| 1546 | ||
| 1547 | **Article LEGIARTI000006694966** | |
| 1548 | ||
| 1549 | Les établissements de santé privés autres que ceux qui assurent le service public hospitalier peuvent conclure, pour un ou plusieurs objectifs déterminés, soit avec un établissement public de santé, soit avec un syndicat interhospitalier, des accords en vue de leur association au fonctionnement du service public hospitalier, à condition d'avoir passé convention avec des organismes de sécurité sociale. | |
| 1550 | ||
| 1551 | Ils peuvent alors demander à bénéficier des services communs gérés par le syndicat interhospitalier du lieu de leur implantation. L'autorisation est accordée selon les modalités prévues à l'article L. 713-10. | |
| 1552 | ||
| 1553 | ## Section 3 : Dispositions relatives aux établissements de santé privés ne participant pas au service public hospitalier | |
| 1554 | ||
| 1555 | **Article LEGIARTI000006694969** | |
| 1556 | ||
| 1557 | Les praticiens qui exercent leur activité dans un établissement de santé privé ne participant pas au service public hospitalier forment de plein droit une conférence médicale, chargée de veiller à l'indépendance professionnelle des praticiens et de participer à l'évaluation des soins. La conférence donne son avis sur la politique médicale de l'établissement ainsi que sur l'élaboration des prévisions annuelles d'activité de l'établissement. | |
| 1558 | ||
| 1559 | Ces prévisions d'activité doivent être communiquées à l'agence régionale de l'hospitalisation selon les modalités définies par le contrat prévu aux articles L. 710-16 et L. 710-16-2. | |
| 1560 | ||
| 1561 | **Article LEGIARTI000006694971** | |
| 1562 | ||
| 1563 | Les établissements de santé privés à but non lucratif ne participant pas à l'exécution du service public hospitalier mentionnés à l'article L. 174-1 du code de la sécurité sociale sont, pour ce qui concerne leurs activités définies par les articles L. 711-1 et L. 711-2 et la procédure budgétaire applicable, soumis aux dispositions fixées à l'article L. 714-7 et au deuxième alinéa de l'article L. 715-7. | |
| 1564 | ||
| 1565 | Ces établissements sont assimilés aux établissements publics de santé en ce qui concerne l'accès des assurés sociaux et des personnes bénéficiaires de l'aide sociale. | |
| 1566 | ||
| 1567 | Ils doivent satisfaire aux conditions fixées par le premier alinéa de l'article L. 715-8 et relèvent des dispositions de l'article L. 710-16-1. | |
| 1568 | ||
| 1569 | ## Section 1 : Expérimentations | |
| 1570 | ||
| 1571 | **Article LEGIARTI000006694975** | |
| 1572 | ||
| 1573 | En vue de mieux répondre aux besoins de la population et de contribuer à la maîtrise des dépenses de santé, un régime expérimental relatif à l'autorisation d'installation des équipements matériels lourds définis par l'article L. 712-19, permettant de déroger aux dispositions de l'article L. 712-9, 1° et 2°, pourra être institué dans une ou plusieurs régions sanitaires par arrêtés des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. | |
| 1574 | ||
| 1575 | Ces arrêtés déterminent la liste des équipements pouvant bénéficier de ces dispositions et les régions concernées. | |
| 1576 | ||
| 1577 | Toute expérimentation réalisée dans le cadre de ce régime doit donner lieu, dans un délai maximum de trois ans à compter de la promulgation de la loi n° 94-43 du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale, à la conclusion d'un contrat entre le demandeur de l'autorisation, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et les organismes d'assurance maladie. Le contrat est conclu pour une durée fixée par référence aux dispositions de l'article L. 712-14. Sa conclusion vaut autorisation. | |
| 1578 | ||
| 1579 | Ce contrat a pour objet de fixer des modalités particulières d'exploitation et de tarification, ou de prévoir les conditions dans lesquelles le demandeur compensera intégralement, par des suppressions de lits ou de places d'hospitalisation ou d'activités de soins ou d'équipements matériels lourds ou de toute prestation en nature prise en charge par l'assurance maladie, les coûts résultant pour l'assurance maladie de la mise en service de l'équipement autorisé à titre expérimental. | |
| 1580 | ||
| 1581 | L'application de ce contrat fait l'objet d'une évaluation annuelle et contradictoire. A l'issue d'une période de trois ans, en cas de non-respect de ses engagements par le titulaire de l'autorisation, celle-ci est retirée par le ministre ou le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 1582 | ||
| 1583 | Les modalités d'application du présent article, et notamment les conditions d'évaluation de l'expérimentation et la durée des contrats, sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1584 | ||
| 1585 | **Article LEGIARTI000006694978** | |
| 1586 | ||
| 1587 | Le Gouvernement pourra expérimenter, à compter du 1er janvier 2000, et pour une période n'excédant pas cinq ans, de nouveaux modes de financement des établissements de santé publics ou privés, fondés sur une tarification à la pathologie. | |
| 1588 | ||
| 1589 | Les expériences pourront être menées dans une zone géographique déterminée, pour tous les établissements de santé de la zone ou pour une partie d'entre eux, selon les modalités définies par voie réglementaire. | |
| 1590 | ||
| 1591 | Les dépenses mises à la charge de l'ensemble des régimes obligatoires de base d'assurance maladie qui résultent de ces expériences sont prises en compte dans l'objectif national de dépenses d'assurance maladie visé au 4° du I de l'article LO 111-3 du code de la sécurité sociale. | |
| 1592 | ||
| 1593 | ## Section 2 : Dispositions diverses | |
| 1594 | ||
| 1595 | **Article LEGIARTI000006694982** | |
| 1596 | ||
| 1597 | I. - Les conditions d'application de la section 3 du chapitre Ier et celles du chapitre IV du présent titre à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, aux hospices civils de Lyon, à l'assistance publique de Marseille et aux établissements publics nationaux sont déterminées par voie réglementaire. | |
| 1598 | ||
| 1599 | II. - Les compétences de l'agence régionale énumérées aux articles L. 710-16, L. 710-16-1, au 3° de l'article L. 710-20 et aux 7° et 8° de l'article L. 710-21 sont, en ce qui concerne l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, exercées par les ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale, du budget et de l'intérieur, après avis de la commission exécutive de l'agence régionale de l'hospitalisation et après examen par un conseil de tutelle. | |
| 1600 | ||
| 1601 | Le directeur de cette agence régionale est membre de ce conseil de tutelle. | |
| 1602 | ||
| 1603 | Les conditions d'application du présent II sont déterminées par voie réglementaire. | |
| 1604 | ||
| 1605 | III. - Une ou plusieurs structures de ces établissements, dotées de l'autonomie financière et administrative, peuvent être agréées en qualité d'établissement de transfusion sanguine dans des conditions déterminées par voie réglementaire. Ces structures sont soumises au contrôle de l'Agence française du sang dans les mêmes conditions que les établissements mentionnés aux 1° et 2° de l'article L. 668-1. | |
| 1606 | ||
| 1607 | **Article LEGIARTI000006694984** | |
| 1608 | ||
| 1609 | Lorsqu'un service hospitalier de l'administration pénitentiaire est érigé en établissement d'hospitalisation public, les dispositions de l'article L. 714-27 (1°) sont applicables aux fonctionnaires titulaires ou stagiaires de ce service qui y exercent des fonctions paramédicales, ainsi qu'aux agents contractuels exerçant les mêmes fonctions et occupant des emplois permanents à temps complet. Un décret en Conseil d'Etat fixera les conditions d'application du présent article. | |
| 1610 | ||
| 1611 | **Article LEGIARTI000006694987** | |
| 1612 | ||
| 1613 | Dans les unités ou centres de soins de longue durée définis à l'article L. 711-2, soit publics, soit privés à but non lucratif participant au service public hospitalier ou ayant passé convention avec les départements pour recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale, la tarification des services rendus comporte deux éléments relatifs, l'un aux prestations de soins fournies, l'autre aux prestations d'hébergement. L'élément de tarification relatif aux prestations de soins est fixé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du président du conseil général. Au vu de cette décision, le président du conseil général fixe l'élément de tarification relatif aux prestations d'hébergement. | |
| 1614 | ||
| 1615 | L'élément de tarification relatif aux prestations de soins est décidé dans la limite d'un plafond fixé annuellement par un arrêté interministériel et tenant compte d'un taux moyen d'évolution des dépenses déterminé à partir des hypothèses économiques générales, notamment des prévisions d'évolution des prix et des salaires. | |
| 1616 | ||
| 1617 | Les modalités de répartition des dépenses budgétaires entre les deux éléments de tarification définis au premier alinéa ainsi que les procédures de détermination et de fixation des tarifs sont fixées par un décret en Conseil d'Etat. | |
| 1618 | ||
| 1619 | Les commissions interrégionales de la tarification sanitaire et sociale sont compétentes en premier ressort pour statuer en matière contentieuse sur les recours déposés contre les arrêtés fixant les tarifs applicables dans les unités ou centres visés ci-dessus. | |
| 1620 | ||
| 1621 | **Article LEGIARTI000006694989** | |
| 1622 | ||
| 1623 | Les dépenses afférentes aux soins dispensés aux assurés sociaux et aux bénéficiaires de l'aide sociale dans les unités ou centres visés à l'article L. 716-5 sont prises en charge, soit par les régimes d'assurance maladie, soit par l'aide sociale, suivant les modalités fixées par voie réglementaire, éventuellement suivant des formules forfaitaires. | |
| 1624 | ||
| 1625 | La participation des assurés sociaux hébergés dans ces unités ou dans ces centres peut être réduite ou supprimée dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1626 | ||
| 1627 | Les caisses du régime de l'assurance maladie des travailleurs salariés sont habilitées à assurer le versement de la totalité des sommes dues aux établissements de leur circonscription, au titre des assurés sociaux hébergés dans les unités ou centres de soins de longue durée. Toutefois, lorsque dans une unité ou un centre, le nombre de ressortissants d'un autre régime obligatoire d'assurance maladie est le plus élevé, ce rôle peut être rempli par la caisse de ce régime dans la circonscription de laquelle se trouve l'établissement. | |
| 1628 | ||
| 1629 | Les caisses du régime de l'assurance maladie des travailleurs salariés sont également habilitées à centraliser les documents comptables afférents à ces paiements et à procéder, après concertation, à la répartition des charges entre les différents régimes d'assurance maladie. Cette répartition est déterminée de manière forfaitaire, en fonction du nombre de bénéficiaires de chaque régime présents dans les unités ou centres de soins de longue durée. | |
| 1630 | ||
| 1631 | Un décret fixe les modalités d'application des deux alinéas ci-dessus. | |
| 1632 | ||
| 1633 | **Article LEGIARTI000006694991** | |
| 1634 | ||
| 1635 | Les dispositions de l'article L. 716-6 sont applicables aux centres et unités de soins de longue durée privés autres que ceux visés à l'article L. 716-5 dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1636 | ||
| 1637 | **Article LEGIARTI000006694993** | |
| 1638 | ||
| 1639 | L'Etat participe aux dépenses exposées par les établissements qui assurent le service public hospitalier pour la formation des médecins, des odontologistes, des pharmaciens et des personnels paramédicaux dans la limite des crédits ouverts chaque année par la loi de finances. | |
| 1640 | ||
| 1641 | Les dépenses des centres de réception et de régulation des appels sont financées par des contributions qui peuvent notamment provenir des régimes obligatoires d'assurance maladie, de l'Etat et des collectivités territoriales. | |
| 1642 | ||
| 1643 | **Article LEGIARTI000006694995** | |
| 1644 | ||
| 1645 | Des mesures réglementaires déterminent en tant que de besoin les modalités d'application du présent titre. Sauf dispositions contraires, elles sont prises par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1646 | ||
| 1647 | ## Section 1 : Des droits du malade accueilli dans l'établissement public de santé territorial | |
| 1648 | ||
| 1649 | **Article LEGIARTI000006694997** | |
| 1650 | ||
| 1651 | La qualité de la prise en charge des patients est un objectif essentiel pour l'établissement public de santé territorial. Celui-ci doit procéder à une évaluation régulière de leur satisfaction, portant notamment sur les conditions d'accueil et de séjour. Les résultats de ces évaluations sont pris en compte dans l'accréditation définie à l'article L. 721-6. | |
| 1652 | ||
| 1653 | L'établissement remet aux patients, lors de leur admission, un livret d'accueil auquel est annexée la charte du patient hospitalisé, conforme à un modèle type arrêté par le ministre chargé de la santé. | |
| 1654 | ||
| 1655 | **Article LEGIARTI000006694999** | |
| 1656 | ||
| 1657 | Les règles de fonctionnement de l'établissement public de santé territorial propres à faire assurer le respect des droits et obligations des patients hospitalisés sont définies par voie réglementaire. | |
| 1658 | ||
| 1659 | Il est institué dans l'établissement une commission de conciliation chargée d'assister et d'orienter toute personne qui s'estime victime d'un préjudice du fait de l'activité de l'établissement et de lui indiquer les voies de conciliation et de recours dont elle dispose. | |
| 1660 | ||
| 1661 | **Article LEGIARTI000006695001** | |
| 1662 | ||
| 1663 | L'établissement public de santé territorial est tenu de communiquer aux personnes recevant ou ayant reçu des soins, sur leur demande et par l'intermédiaire du praticien qu'elles désignent, les informations médicales contenues dans leur dossier médical. Les praticiens qui ont prescrit l'hospitalisation ont accès, sur leur demande, à ces informations. | |
| 1664 | ||
| 1665 | Dans le respect des règles déontologiques qui leur sont applicables, les praticiens de l'établissement assurent l'information des personnes soignées. Les personnels paramédicaux participent à cette information dans leur domaine de compétence et dans le respect de leurs propres règles professionnelles. | |
| 1666 | ||
| 1667 | L'établissement est tenu de protéger la confidentialité des informations qu'il détient sur les personnes qu'il accueille. | |
| 1668 | ||
| 1669 | Les médecins membres de l'inspection générale des affaires sociales, les médecins inspecteurs de la santé publique et les médecins-conseils des organismes d'assurance maladie ont accès, dans le respect des règles de déontologie médicale, à ces informations lorsqu'elles sont nécessaires à l'exercice de leurs missions. | |
| 1670 | ||
| 1671 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire, après avis du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 1672 | ||
| 1673 | **Article LEGIARTI000006695003** | |
| 1674 | ||
| 1675 | Afin de dispenser des soins de qualité, l'établissement public de santé territorial est tenu de disposer des moyens adéquats et de procéder à l'évaluation de son activité. | |
| 1676 | ||
| 1677 | **Article LEGIARTI000006695005** | |
| 1678 | ||
| 1679 | L'établissement public de santé territorial met en oeuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'il accueille, notamment les mineurs, les majeurs protégés par la loi et les personnes âgées. Ces moyens sont définis par le projet d'établissement visé à l'article L. 726-10. | |
| 1680 | ||
| 1681 | ## Section 2 : L'évaluation et l'accréditation de l'établissement public de santé territorial | |
| 1682 | ||
| 1683 | **Article LEGIARTI000006695007** | |
| 1684 | ||
| 1685 | L'établissement public de santé territorial développe une politique d'évaluation des pratiques professionnelles, des modalités d'organisation des soins et de toute action concourant à une prise en charge globale du malade afin notamment d'en garantir la qualité et l'efficience. | |
| 1686 | ||
| 1687 | L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, instituée à l'article L. 791-1, contribue au développement de cette évaluation dans le cadre des dispositions du chapitre IV du livre VIII du présent code. | |
| 1688 | ||
| 1689 | L'évaluation des pratiques médicales doit respecter les règles déontologiques et l'indépendance professionnelle des praticiens dans l'exercice de leur art. | |
| 1690 | ||
| 1691 | **Article LEGIARTI000006695009** | |
| 1692 | ||
| 1693 | Afin d'assurer l'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, l'établissement public de santé territorial doit faire l'objet d'une procédure externe d'évaluation dénommée accréditation. | |
| 1694 | ||
| 1695 | Cette procédure, conduite par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, vise à porter une appréciation indépendante sur la qualité de l'établissement ou, le cas échéant, d'un ou plusieurs services ou activités de l'établissement à l'aide d'indicateurs, de critères et de référentiels portant sur les procédures, les bonnes pratiques cliniques et les résultats des différents services et activités de l'établissement. | |
| 1696 | ||
| 1697 | La procédure d'accréditation est engagée à l'initiative de l'établissement de santé, notamment dans le cadre du contrat qui le lie à l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. Dans un délai de cinq ans à compter du 31 décembre 1996, cette procédure devra avoir été engagée. | |
| 1698 | ||
| 1699 | Les réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 sont également soumis à cette obligation. | |
| 1700 | ||
| 1701 | En l'absence de contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens mentionné à l'article L. 722-2, l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente saisit le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial d'une demande tendant à ce que cette procédure soit engagée. | |
| 1702 | ||
| 1703 | L'agence régionale de l'hospitalisation se substitue à l'établissement pour demander la mise en oeuvre de la procédure d'accréditation si celui-ci s'en est abstenu pendant le délai de cinq ans susmentionné. | |
| 1704 | ||
| 1705 | Le rapport d'accréditation, qui est transmis à l'établissement, est communiqué à l'agence régionale de l'hospitalisation compétente. | |
| 1706 | ||
| 1707 | Le directeur général de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé fournit au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente toutes informations quantitatives et qualitatives sur les programmes d'accréditation en cours. | |
| 1708 | ||
| 1709 | ## Section 3 : L'analyse de l'activité et les systèmes d'information | |
| 1710 | ||
| 1711 | **Article LEGIARTI000006695011** | |
| 1712 | ||
| 1713 | L'établissement public de santé territorial procède à l'analyse de son activité. | |
| 1714 | ||
| 1715 | Dans le respect du secret médical et des droits des malades, il met en oeuvre des systèmes d'information qui tiennent compte notamment des pathologies et des modes de prise en charge en vue d'améliorer la connaissance et l'évaluation de l'activité et des coûts et de favoriser l'optimisation de l'offre de soins. | |
| 1716 | ||
| 1717 | Les praticiens y exerçant transmettent les données médicales nominatives nécessaires à l'analyse de l'activité au médecin responsable de l'information médicale pour l'établissement dans des conditions déterminées par voie réglementaire après consultation du Conseil national de l'ordre des médecins. | |
| 1718 | ||
| 1719 | Le praticien responsable de l'information médicale est un médecin désigné par le conseil d'administration après avis de la commission médicale. | |
| 1720 | ||
| 1721 | Les conditions de cette désignation et les modes d'organisation de la fonction d'information médicale sont fixés par décret. | |
| 1722 | ||
| 1723 | **Article LEGIARTI000006695014** | |
| 1724 | ||
| 1725 | L'établissement public de santé territorial transmet à l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente, ainsi qu'à l'Etat et aux organismes d'assurance maladie, les informations relatives à ses moyens de fonctionnement et à son activité qui sont nécessaires à l'élaboration et à la révision de la carte sanitaire et du schéma d'organisation sanitaire, à la détermination de ses ressources et à l'évaluation de la qualité des soins. | |
| 1726 | ||
| 1727 | Les destinataires des informations mentionnées à l'alinéa précédent mettent en oeuvre, sous le contrôle de l'Etat au plan national et de l'agence au plan régional, un système commun d'informations respectant l'anonymat des patients, dont les conditions d'élaboration et d'accessibilité aux tiers, notamment aux établissements de santé publics et privés, sont définies par voie réglementaire dans le respect des dispositions du présent titre. | |
| 1728 | ||
| 1729 | ## Chapitre 2 : L'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente | |
| 1730 | ||
| 1731 | **Article LEGIARTI000006695016** | |
| 1732 | ||
| 1733 | L'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente à l'égard du département de la Réunion l'est également à l'égard de la collectivité territoriale de Mayotte. Elle y exerce ses compétences selon les règles définies au chapitre Ier B du titre Ier du présent livre. | |
| 1734 | ||
| 1735 | Lorsque la commission exécutive de cette agence délibère sur des questions intéressant la collectivité territoriale de Mayotte, elle doit compter parmi ses membres un nombre égal de représentants de l'Etat et de représentants de la caisse de prévoyance sociale de Mayotte. | |
| 1736 | ||
| 1737 | **Article LEGIARTI000006695018** | |
| 1738 | ||
| 1739 | L'agence régionale de l'hospitalisation mentionnée à l'article L. 722-1 conclut avec l'établissement public de santé territorial un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens. | |
| 1740 | ||
| 1741 | La durée du contrat ne peut être inférieure à trois ans ni supérieure à cinq ans. | |
| 1742 | ||
| 1743 | Le contrat est signé par le directeur de l'agence régionale et le représentant de l'établissement public de santé territorial. Il est conclu après délibération du conseil d'administration, prise après avis de la commission médicale d'établissement et du comité technique d'établissement. | |
| 1744 | ||
| 1745 | Des organismes concourant aux soins, des professionnels de santé exerçant à titre libéral, des instituts de recherche ou des universités peuvent être appelés au contrat, pour tout ou partie de ses clauses. | |
| 1746 | ||
| 1747 | Le contrat fixe son calendrier d'exécution et mentionne les indicateurs de suivi et de résultats nécessaires à son évaluation périodique. L'établissement adresse un rapport annuel d'étape ainsi qu'un rapport final à l'agence régionale. | |
| 1748 | ||
| 1749 | **Article LEGIARTI000006695020** | |
| 1750 | ||
| 1751 | Le contrat mentionné à l'article L. 722-2 détermine les orientations stratégiques de l'établissement, en tenant compte des objectifs du schéma d'organisation sanitaire, et définit les conditions de mise en oeuvre de ces orientations, notamment dans le cadre du projet médical et du projet d'établissement approuvé. | |
| 1752 | ||
| 1753 | A cet effet, il décrit les transformations que l'établissement s'engage à opérer dans ses activités, son organisation, sa gestion et dans ses modes de coopération. | |
| 1754 | ||
| 1755 | Il définit, en outre, des objectifs en matière de qualité et de sécurité des soins ainsi que de mise en oeuvre des priorités de santé publique et des propositions visées à l'article L. 767. Il prévoit les délais de mise en oeuvre de la procédure d'accréditation visée à l'article L. 721-7. | |
| 1756 | ||
| 1757 | Il favorise la participation des établissements aux réseaux de soins mentionnés à l'article L. 712-3-2 ainsi qu'aux actions de coopération prévues au présent titre. | |
| 1758 | ||
| 1759 | Il précise les dispositions relatives à la gestion des ressources humaines nécessaires pour la réalisation des objectifs. | |
| 1760 | ||
| 1761 | Il fixe les éléments financiers, tant en fonctionnement qu'en investissement, ainsi que les autres mesures nécessaires à sa mise en oeuvre et prévoit pour l'établissement cocontractant, le cas échéant et compte tenu de son activité, les objectifs pluriannuels de réduction des inégalités de ressources mentionnées à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. Il précise également les critères en fonction desquels les budgets de l'établissement peuvent évoluer selon le degré de réalisation des objectifs fixés. | |
| 1762 | ||
| 1763 | En cas d'inexécution du contrat, le directeur de l'agence peut, après mise en demeure restée sans effet, mettre en oeuvre les sanctions, notamment à caractère financier, prévues au contrat. | |
| 1764 | ||
| 1765 | En l'absence de conclusion du contrat prévu au présent article, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en tient compte dans l'exercice de ses compétences budgétaires. | |
| 1766 | ||
| 1767 | ## Chapitre 3 : Missions et obligations de l'établissement public de santé territorial de Mayotte | |
| 1768 | ||
| 1769 | **Article LEGIARTI000006695022** | |
| 1770 | ||
| 1771 | L'établissement public de santé territorial assure les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques du patient. | |
| 1772 | ||
| 1773 | Il participe à des actions de santé publique, et notamment à toutes actions médico-sociales coordonnées et à des actions d'éducation pour la santé et de prévention. | |
| 1774 | ||
| 1775 | **Article LEGIARTI000006695024** | |
| 1776 | ||
| 1777 | L'établissement public de santé territorial a pour objet de dispenser : | |
| 1778 | ||
| 1779 | 1° Avec ou sans hébergement : | |
| 1780 | ||
| 1781 | a) Des soins de courte durée ou concernant des affections graves pendant leur phase aiguë en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie ou psychiatrie ; | |
| 1782 | ||
| 1783 | b) Des soins de suite ou de réadaptation dans le cadre d'un traitement ou d'une surveillance médicale à des malades requérant des soins continus, dans un but de réinsertion ; | |
| 1784 | ||
| 1785 | 2° Des soins de longue durée, comportant un hébergement à des personnes n'ayant pas leur autonomie de vie, dont l'état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d'entretien, dans l'attente de la redéfinition desdits soins qui interviendra au plus tard le 31 décembre 1998. | |
| 1786 | ||
| 1787 | **Article LEGIARTI000006695026** | |
| 1788 | ||
| 1789 | L'établissement public de santé territorial concourt : | |
| 1790 | ||
| 1791 | 1° A l'enseignement universitaire et postuniversitaire et à la recherche de type médical, odontologique et pharmaceutique dans les conditions prévues par voie réglementaire ; | |
| 1792 | ||
| 1793 | 2° A la formation continue des praticiens hospitaliers et non hospitaliers ; | |
| 1794 | ||
| 1795 | 3° A la recherche médicale, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 1796 | ||
| 1797 | 4° A la formation initiale et continue des sages-femmes et du personnel paramédical et à la recherche dans leurs domaines de compétence ; | |
| 1798 | ||
| 1799 | 5° Aux actions de médecine préventive et d'éducation pour la santé et à leur coordination ; | |
| 1800 | ||
| 1801 | 6° Conjointement avec les praticiens et les autres professionnels de santé, personnes et services concernés, à l'aide médicale urgente. | |
| 1802 | ||
| 1803 | Il assure, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les examens de diagnostic et les soins dispensés aux détenus en milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en milieu hospitalier. Il concourt, dans les mêmes conditions, aux actions de prévention et d'éducation pour la santé organisées dans les établissements pénitentiaires. | |
| 1804 | ||
| 1805 | **Article LEGIARTI000006695028** | |
| 1806 | ||
| 1807 | L'établissement public de santé territorial est chargé d'assurer le service public hospitalier dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1808 | ||
| 1809 | Cet établissement garantit l'égal accès de tous aux soins qu'il dispense. Il est ouvert à toutes les personnes dont l'état requiert ses services. Il doit être en mesure de les accueillir de jour et de nuit, éventuellement en urgence, ou d'assurer leur admission dans un autre établissement assurant le service public hospitalier. | |
| 1810 | ||
| 1811 | Il dispense aux patients les soins préventifs, curatifs ou palliatifs que requiert leur état et veille à la continuité de ces soins, à l'issue de leur admission ou de leur hébergement. | |
| 1812 | ||
| 1813 | Il ne peut établir aucune discrimination entre les malades en ce qui concerne les soins. Il ne peut organiser des régimes d'hébergement différents selon la volonté exprimée par les malades que dans les limites et selon les modalités prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. | |
| 1814 | ||
| 1815 | **Article LEGIARTI000006695031** | |
| 1816 | ||
| 1817 | Les médecins et les autres professionnels de santé non hospitaliers peuvent être associés au fonctionnement de l'établissement public de santé territorial. Ils peuvent recourir à son aide technique. Ils peuvent, par contrat, recourir à son plateau technique afin d'en optimiser l'utilisation. Toutefois, lorsque ce plateau technique est destiné à l'accomplissement d'actes qui requièrent l'hospitalisation des patients, son accès aux médecins et sages-femmes non hospitaliers s'effectue dans les conditions définies à l'article L. 726-30. | |
| 1818 | ||
| 1819 | En outre, l'établissement public de santé territorial coopère avec les médecins et autres professionnels de santé. Il peut participer, en collaboration avec les médecins traitants, à l'organisation de soins coordonnés au domicile du malade. | |
| 1820 | ||
| 1821 | **Article LEGIARTI000006695033** | |
| 1822 | ||
| 1823 | L'établissement public de santé territorial peut comporter une ou plusieurs unités participant au service d'aide médicale urgente appelées SAMU, dont les missions et l'organisation sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1824 | ||
| 1825 | Le service d'aide médicale urgente comporte un centre de réception et de régulation des appels. | |
| 1826 | ||
| 1827 | Son fonctionnement peut être assuré, dans des conditions fixées par décret, avec le concours des praticiens non hospitaliers qui en font la demande. Des conventions sont passées à cet effet dans des conditions fixées par décret. | |
| 1828 | ||
| 1829 | Le centre de réception et de régulation des appels est interconnecté dans le respect du secret médical avec les dispositifs de réception des appels destinés aux services de police et aux services d'incendie et de secours. | |
| 1830 | ||
| 1831 | Les dépenses du centre de réception et de régulation des appels sont financées par des contributions qui peuvent notamment provenir des régimes obligatoires d'assurance maladie, de l'Etat et de la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1832 | ||
| 1833 | **Article LEGIARTI000006695035** | |
| 1834 | ||
| 1835 | L'établissement public de santé territorial peut gérer des structures pour toxicomanes, financées sur le budget de l'Etat, conformément aux dispositions du titre VI du livre III du présent code. | |
| 1836 | ||
| 1837 | **Article LEGIARTI000006695037** | |
| 1838 | ||
| 1839 | L'établissement public de santé territorial participe à la lutte contre les maladies mentales. Il est responsable de celle-ci dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés. | |
| 1840 | ||
| 1841 | Il met à la disposition de la population, dans les secteurs psychiatriques qui lui sont rattachés, des services et des équipements de prévention, de diagnostic, de soins de réadaptation et de réinsertion sociale. Ces services exercent leurs activités non seulement à l'intérieur de l'établissement mais aussi en dehors de celui-ci. | |
| 1842 | ||
| 1843 | ## Section 1 : Carte sanitaire et schéma d'organisation sanitaire | |
| 1844 | ||
| 1845 | **Article LEGIARTI000006695039** | |
| 1846 | ||
| 1847 | Les dispositions des articles L. 712-1 à L. 712-3-2 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1848 | ||
| 1849 | **Article LEGIARTI000006695041** | |
| 1850 | ||
| 1851 | Après avis du comité territorial de l'organisation sanitaire, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente arrête la carte sanitaire et le schéma régional d'organisation sanitaire applicables à la région sanitaire de Mayotte. | |
| 1852 | ||
| 1853 | La carte ou le schéma arrêté dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article est susceptible d'un recours hiérarchique auprès du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, qui se prononce après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale. | |
| 1854 | ||
| 1855 | **Article LEGIARTI000006695043** | |
| 1856 | ||
| 1857 | Le comité territorial de l'organisation sanitaire comprend : | |
| 1858 | ||
| 1859 | 1° Des représentants de l'Etat, des collectivités territoriales et de la caisse de prévoyance sociale de Mayotte ; | |
| 1860 | ||
| 1861 | 2° Des représentants des institutions de santé et de l'établissement public de santé territorial ; | |
| 1862 | ||
| 1863 | 3° Des représentants des personnels de ces institutions et de cet établissement ; | |
| 1864 | ||
| 1865 | 4° Des représentants des usagers de ces institutions et de cet établissement ; | |
| 1866 | ||
| 1867 | 5° Des représentants des professions de santé ; | |
| 1868 | ||
| 1869 | 6° Des personnalités qualifiées. | |
| 1870 | ||
| 1871 | Il est présidé par un magistrat du corps des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs ou du corps des conseillers de chambres régionales des comptes. Il comprend en outre le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. | |
| 1872 | ||
| 1873 | La composition et les modalités de fonctionnement du comité territorial de l'organisation sanitaire sont fixées par voie réglementaire. | |
| 1874 | ||
| 1875 | Le comité territorial de l'organisation sanitaire assure les compétences définies par l'article L. 767 pour la conférence régionale de santé. | |
| 1876 | ||
| 1877 | **Article LEGIARTI000006695045** | |
| 1878 | ||
| 1879 | Un rapport élaboré chaque année par l'agence régionale de l'hospitalisation sur le montant total des dépenses du régime d'assurance maladie-maternité de Mayotte pour l'année écoulée, sur les évolutions constatées et sur les évolutions prévisibles pour l'année suivante est présenté au comité territorial de l'organisation sanitaire. | |
| 1880 | ||
| 1881 | **Article LEGIARTI000006695048** | |
| 1882 | ||
| 1883 | Un collège territorial d'experts est créé auprès du comité de l'organisation sanitaire. Ses missions, sa composition et les modalités de sa coopération avec l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente sont fixées par décret. | |
| 1884 | ||
| 1885 | ## Section 2 : Autorisations | |
| 1886 | ||
| 1887 | **Article LEGIARTI000006695050** | |
| 1888 | ||
| 1889 | Les dispositions des articles L. 712-8 à L. 712-10 et L. 712-12 à L. 712-19 du présent code, à l'exception du deuxième alinéa de l'article L. 712-13, sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte pour les projets relatifs à : | |
| 1890 | ||
| 1891 | 1° La création et l'extension de l'établissement public de santé territorial ; | |
| 1892 | ||
| 1893 | 2° La création, l'extension et la transformation des installations mentionnées à l'article L. 712-2, y compris les équipements matériels lourds définis à l'article L. 712-19 et les structures de soins alternatives à l'hospitalisation ; | |
| 1894 | ||
| 1895 | 3° La mise en oeuvre et l'extension des activités de soins mentionnées au 2° de l'article L. 712-2. | |
| 1896 | ||
| 1897 | **Article LEGIARTI000006695052** | |
| 1898 | ||
| 1899 | Pour l'application des dispositions mentionnées à l'article L. 724-6, le comité régional de l'organisation sanitaire et sociale compétent est le comité territorial de l'organisation sanitaire. | |
| 1900 | ||
| 1901 | ## Section 1 : Les syndicats interhospitaliers | |
| 1902 | ||
| 1903 | **Article LEGIARTI000006695054** | |
| 1904 | ||
| 1905 | Les dispositions des articles L. 713-5 à L. 713-11 du présent code sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1906 | ||
| 1907 | ## Section 2 : Conventions de coopération | |
| 1908 | ||
| 1909 | **Article LEGIARTI000006695056** | |
| 1910 | ||
| 1911 | Les dispositions de l'article L. 713-12 du présent code sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 1912 | ||
| 1913 | ## Section 1 : Organisation administrative et financière | |
| 1914 | ||
| 1915 | **Article LEGIARTI000006695058** | |
| 1916 | ||
| 1917 | L'établissement public de santé territorial est une personne morale de droit public dotée de l'autonomie administrative et financière. Son objet principal n'est ni industriel ni commercial. Il est administré par un conseil d'administration et dirigé par un directeur nommé par arrêté conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l'outre-mer, après avis du président du conseil d'administration. Il est soumis au contrôle de l'Etat dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre. | |
| 1918 | ||
| 1919 | **Article LEGIARTI000006695060** | |
| 1920 | ||
| 1921 | Le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial de Mayotte comprend six catégories de membres : | |
| 1922 | ||
| 1923 | 1° Des représentants de la collectivité territoriale et des communes ; | |
| 1924 | ||
| 1925 | 2° Des représentants du personnel médical, odontologique et pharmaceutique ; | |
| 1926 | ||
| 1927 | 3° Un représentant de la commission du service de soins infirmiers prévue à l'article L. 726-19 ; | |
| 1928 | ||
| 1929 | 4° Des représentants du personnel non médical visé au 2° de l'article L. 726-21 ; | |
| 1930 | ||
| 1931 | 5° Des personnalités qualifiées ; | |
| 1932 | ||
| 1933 | 6° Des représentants des usagers. | |
| 1934 | ||
| 1935 | Les catégories mentionnées au 2°, d'une part, aux 3° et 4°, d'autre part, comptent un nombre égal de membres ; elles ne peuvent ensemble détenir un nombre de sièges plus important que la catégorie mentionnée au 1°. | |
| 1936 | ||
| 1937 | La catégorie mentionnée au 5° compte au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers. | |
| 1938 | ||
| 1939 | Le président et le vice-président de la commission médicale d'établissement sont membres de droit du conseil d'administration de l'établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2° ci-dessus. | |
| 1940 | ||
| 1941 | La présidence du conseil d'administration est assurée par le président du conseil général. | |
| 1942 | ||
| 1943 | Toutefois, le président du conseil général peut renoncer à la présidence du conseil d'administration pour la durée de son mandat électif. Dans ce cas, il désigne son remplaçant au sein de l'une des catégories mentionnées au 1° et au 5°. | |
| 1944 | ||
| 1945 | Le président du conseil d'administration désigne, parmi les représentants des catégories mentionnées au 1° et au 5°, celui qui le supplée en cas d'empêchement. | |
| 1946 | ||
| 1947 | Les représentants mentionnés au 1° sont désignés par les assemblées des collectivités qu'ils représentent. | |
| 1948 | ||
| 1949 | Le représentant du Gouvernement ou son représentant assiste aux séances du conseil d'administration de l'établissement. Il est entendu à sa demande. | |
| 1950 | ||
| 1951 | Les modalités d'application du présent article sont définies par voie réglementaire. | |
| 1952 | ||
| 1953 | **Article LEGIARTI000006695062** | |
| 1954 | ||
| 1955 | Nul ne peut être membre du conseil d'administration de l'établissement : | |
| 1956 | ||
| 1957 | 1° A plus d'un titre ; | |
| 1958 | ||
| 1959 | 2° S'il encourt l'une des incapacités prévues par les articles L. 5 et L. 6 du code électoral ; | |
| 1960 | ||
| 1961 | 3° S'il est fournisseur de biens ou de services, lié à l'établissement par contrat ; | |
| 1962 | ||
| 1963 | 4° S'il est agent salarié de l'établissement. | |
| 1964 | ||
| 1965 | Toutefois, l'incompatibilité résultant de la qualité d'agent salarié n'est pas opposable aux représentants du personnel médical, pharmaceutique et odontologique, aux représentants du personnel titulaire de la fonction publique hospitalière et au représentant de la commission du service de soins infirmiers. | |
| 1966 | ||
| 1967 | Au cas où il est fait application des incompatibilités prévues ci-dessus au président du conseil général, la présidence est dévolue à un représentant élu, désigné en son sein, par le conseil général. | |
| 1968 | ||
| 1969 | Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président ou au vice-président de la commission médicale d'établissement, celle-ci élit en son sein un remplaçant. | |
| 1970 | ||
| 1971 | **Article LEGIARTI000006695064** | |
| 1972 | ||
| 1973 | Le conseil d'administration définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : | |
| 1974 | ||
| 1975 | 1° Le projet d'établissement, y compris le projet médical, et le contrat pluriannuel visé aux articles L. 722-2 et L. 722-3, après avoir entendu le président de la commission médicale d'établissement ; | |
| 1976 | ||
| 1977 | 2° Les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 1978 | ||
| 1979 | 3° Le rapport prévu à l'article L. 726-6 ainsi que sur le budget et les décisions modificatives, y compris les propositions de dotation globale et de tarifs de prestations mentionnés aux articles L. 174-1 du code de la sécurité sociale et 17 de l'ordonnance n° 96-1122 du 30 décembre 1996 relative à l'amélioration de la santé publique à Mayotte ; | |
| 1980 | ||
| 1981 | 4° Les comptes et l'affectation des résultats d'exploitation ; | |
| 1982 | ||
| 1983 | 5° Les créations, suppressions, transformations de structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 1984 | ||
| 1985 | 6° Les emplois des personnels de direction et les emplois de praticiens hospitaliers à temps plein et à temps partiel, à l'exception des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création des centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 1986 | ||
| 1987 | 7° Les conventions passées en application de l'article L. 723-3 ; | |
| 1988 | ||
| 1989 | 8° La constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, les actions de coopération visées au chapitre III du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, d'un groupement d'intérêt public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 1990 | ||
| 1991 | 9° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 1992 | ||
| 1993 | 10° Le tableau des emplois permanents à l'exception de ceux mentionnés au 6° ainsi que ceux des catégories de personnels qui sont régies par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 précitée et des personnels accomplissant le troisième cycle de leurs études médicales ou pharmaceutiques ; | |
| 1994 | ||
| 1995 | 11° Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles et leur affectation ; les conditions des baux de plus de dix-huit ans ; | |
| 1996 | ||
| 1997 | 12° Les emprunts ; | |
| 1998 | ||
| 1999 | 13° Le règlement intérieur dans le respect des dispositions prévues à l'article L. 721-2 ; | |
| 2000 | ||
| 2001 | 14° L'acceptation et le refus des dons et legs ; | |
| 2002 | ||
| 2003 | 15° Les actions judiciaires et les transactions ; | |
| 2004 | ||
| 2005 | 16° Les hommages publics ; | |
| 2006 | ||
| 2007 | 17° La création d'une structure prévue à l'article L. 726-30. | |
| 2008 | ||
| 2009 | **Article LEGIARTI000006695066** | |
| 2010 | ||
| 2011 | Les délibérations prévues par l'article L. 726-4 deviennent exécutoires selon les modalités suivantes : | |
| 2012 | ||
| 2013 | 1° Les délibérations portant sur les matières énumérées aux 4°, 5° et 8° à 16° sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation territorialement compétente. | |
| 2014 | ||
| 2015 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit, pour avis, la chambre régionale des comptes, dans les quinze jours suivant leur réception, des délibérations dont il estime qu'elles entraînent les dépenses de nature à menacer l'équilibre budgétaire de l'établissement. Il informe sans délai l'établissement de cette saisine, qu'il peut assortir d'un sursis à exécution. Sur avis conforme de la chambre régionale des comptes, rendu dans un délai de trente jours suivant la saisine, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut annuler la délibération ainsi mise en cause. | |
| 2016 | ||
| 2017 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation défère au tribunal administratif les délibérations portant sur ces matières qu'il estime illégales dans les deux mois suivant leur réception. Il informe sans délai l'établissement et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d'une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît sérieux et de nature à justifier l'annulation de la délibération attaquée ; | |
| 2018 | ||
| 2019 | 2° Les délibérations portant sur les matières mentionnées aux 1°, à l'exclusion du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3, 2°, 3°, à l'exception du rapport prévu à l'article L. 726-6, 6° et 7° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 2020 | ||
| 2021 | A l'exception de celles mentionnées au 3°, et sans préjudice de l'application de l'article L. 712-8, elles sont réputées approuvées si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation n'a pas fait connaître son opposition dans un délai déterminé. Ce délai est de six mois pour les délibérations indiquées au 1°, de deux mois pour les délibérations indiquées au 2° et de trente jours pour les délibérations indiquées aux 6° et 7°. Ces délais courent à compter de la date de réception des délibérations par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 2022 | ||
| 2023 | Les délibérations mentionnées au 3° sont soumises au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation dans les conditions fixées aux articles L. 726-7 et L. 726-8. | |
| 2024 | ||
| 2025 | **Article LEGIARTI000006695068** | |
| 2026 | ||
| 2027 | Avant le 30 juin de chaque année, le conseil d'administration délibère sur un rapport présenté par le directeur portant sur les objectifs et prévisions d'activité de l'établissement pour l'année à venir et sur l'adaptation des moyens qui paraissent nécessaires pour remplir les missions imparties par le projet d'établissement, conformément aux engagements pris au contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 2028 | ||
| 2029 | Cette délibération et ce rapport sont transmis au représentant du Gouvernement dans un délai de huit jours à compter de la délibération. | |
| 2030 | ||
| 2031 | **Article LEGIARTI000006695070** | |
| 2032 | ||
| 2033 | I. - Le budget et les décisions modificatives mentionnés au 3° de l'article L. 726-4 sont préparés et présentés par le directeur. Le budget de l'année est voté par le conseil d'administration au plus tard avant le 15 octobre de l'année précédente. Il est établi en cohérence avec les éléments financiers figurant au contrat mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 2034 | ||
| 2035 | Les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes qui figurent au budget sont présentées et votées par groupes fonctionnels, dont la composition est conforme à une nomenclature fixée par décret. Les décisions modificatives sont présentées et votées dans les mêmes formes. | |
| 2036 | ||
| 2037 | Les délibérations relatives au budget et aux décisions modificatives sont transmises sans délai au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation en vue de leur approbation. | |
| 2038 | ||
| 2039 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut modifier le montant global des dépenses et des recettes prévues ainsi que leur répartition entre les groupes fonctionnels compte tenu, d'une part et prioritairement, du montant de la dotation régionale définie à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale et à l'article 14 de l'ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 précitée et, d'autre part, des orientations du schéma régional d'organisation sanitaire et des priorités de la politique de santé, du projet d'établissement mentionné à l'article L. 726-10, du contrat pluriannuel défini aux articles L. 722-2 et L. 722-3 et de son exécution, ainsi que de l'activité et des coûts de l'établissement, appréciés selon les modalités prévues aux articles L. 721-8 et L. 721-9 et comparés à ceux des autres établissements d'outre-mer et de métropole. | |
| 2040 | ||
| 2041 | Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de quarante-cinq jours à compter de la réception du budget ou des décisions modificatives pour faire connaître les modifications qu'il estime nécessaires. Ce délai est fixé à trente jours pour les décisions modificatives qui ne modifient pas le montant total des dépenses et des recettes du budget. Dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ces observations, le conseil d'administration peut faire de nouvelles propositions. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation dispose d'un délai de trente jours à compter de la publication de la loi de financement de la sécurité sociale pour arrêter définitivement les autorisations de dépenses et les prévisions de recettes du budget de l'année et, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations mentionnés respectivement aux articles L. 174-1 du code de la sécurité sociale et 17 de l'ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 précitée. S'agissant des décisions modificatives, ce dernier délai est fixé à quinze jours à compter de la réception des propositions du conseil d'administration. | |
| 2042 | ||
| 2043 | Au vu de la décision motivée du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, arrêtée dans les conditions ci-dessus, le directeur procède, dans un délai de quinze jours suivant cette décision, à la répartition des autorisations de dépenses et des prévisions de recettes approuvées entre les comptes de chaque groupe fonctionnel. En sa plus prochaine séance, le conseil d'administration est informé de cette répartition. Le budget ainsi réparti est exécutoire à compter de la date de sa transmission au directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. | |
| 2044 | ||
| 2045 | II. - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut demander à l'établissement de délibérer sur une décision modificative prenant en compte les corrections budgétaires ainsi que l'ajustement de la dotation globale et des tarifs de prestations, rendus nécessaires pour permettre le respect du montant de la dotation régionale en cas de révision de son montant. | |
| 2046 | ||
| 2047 | A défaut d'adoption par le conseil d'administration de la décision modificative mentionnée à l'alinéa précédent dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette demande, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête la décision modificative du budget, la rend exécutoire et arrête, en conséquence, le montant de la dotation globale annuelle et les tarifs de prestations. | |
| 2048 | ||
| 2049 | **Article LEGIARTI000006695072** | |
| 2050 | ||
| 2051 | Lorsque le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation constate que cette répartition n'ouvre pas les crédits nécessaires au respect des obligations et des engagements de l'établissement ou modifie la répartition des dépenses par groupes fonctionnels qu'il avait précédemment arrêtée, il règle le budget et le rend exécutoire en assortissant sa décision d'une motivation explicite. | |
| 2052 | ||
| 2053 | **Article LEGIARTI000006695074** | |
| 2054 | ||
| 2055 | Si le budget n'est pas adopté par le conseil d'administration avant le 1er janvier de l'exercice auquel il s'applique, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation saisit sans délai la chambre régionale des comptes, qui, dans un délai de trente jours, formule des propositions permettant d'arrêter le budget. Le président du conseil d'administration peut, à sa demande, présenter oralement ses observations à la chambre régionale des comptes. Il est assisté par le directeur de l'établissement. Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation arrête le budget et le rend exécutoire. Si le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation s'écarte des propositions de la chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d'une motivation explicite. | |
| 2056 | ||
| 2057 | En cas de carence de l'ordonnateur, le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation peut, après mise en demeure et à défaut d'exécution dans le délai de trente jours, procéder au mandatement d'office d'une dépense ou au recouvrement d'une recette régulièrement inscrite au budget initial et aux décisions modificatives éventuelles. | |
| 2058 | ||
| 2059 | **Article LEGIARTI000006695077** | |
| 2060 | ||
| 2061 | Le projet d'établissement définit, notamment sur la base du projet médical, les objectifs généraux de l'établissement dans le domaine médical et des soins infirmiers, de la recherche biomédicale, de la politique sociale, des plans de formation, de la gestion et du système d'information. Ce projet, qui doit être compatible avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire, détermine les moyens d'hospitalisation, de personnel et d'équipement de toute nature dont l'établissement doit disposer pour réaliser ses objectifs. | |
| 2062 | ||
| 2063 | Le projet d'établissement est établi pour une durée maximale de cinq ans. Il peut être révisé avant ce terme. | |
| 2064 | ||
| 2065 | **Article LEGIARTI000006695079** | |
| 2066 | ||
| 2067 | Le directeur représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. | |
| 2068 | ||
| 2069 | Il prépare les travaux du conseil d'administration et lui soumet le projet d'établissement. Il est chargé de l'exécution des décisions du conseil d'administration et met en oeuvre la politique définie par ce dernier et approuvée par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation. Il est compétent pour régler les affaires de l'établissement autres que celles qui sont énumérées à l'article L. 726-4. Il assure la gestion et la conduite générale de l'établissement et en tient le conseil d'administration informé. A cet effet, il exerce son autorité sur l'ensemble du personnel dans le respect des règles déontologiques ou professionnelles qui s'imposent aux professions de santé, des responsabilités qui sont les leurs dans l'administration des soins et de l'indépendance professionnelle du praticien dans l'exercice de son art. | |
| 2070 | ||
| 2071 | Le directeur ordonnateur des dépenses peut procéder en cours d'exercice à des virements de crédits entre les comptes d'un même groupe fonctionnel. Ces virements sont portés, sans délai, à la connaissance du comptable, du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation et du conseil d'administration dans sa plus proche séance. | |
| 2072 | ||
| 2073 | Le directeur peut déléguer sa signature dans des conditions fixées par décret. | |
| 2074 | ||
| 2075 | **Article LEGIARTI000006695081** | |
| 2076 | ||
| 2077 | Les dispositions des articles L. 714-9-1, L. 714-10, L. 714-15 et L. 714-15-1 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2078 | ||
| 2079 | Les dispositions relatives à la passation des marchés publics applicables à la collectivité territoriale de Mayotte sont adaptées, par voie réglementaire, aux conditions particulières de la gestion de l'établissement public de santé territorial. | |
| 2080 | ||
| 2081 | ## Section 2 : Organes représentatifs | |
| 2082 | ||
| 2083 | **Article LEGIARTI000006695083** | |
| 2084 | ||
| 2085 | Il est institué dans l'établissement public de santé territorial une commission médicale d'établissement composée des représentants des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques qui élit son président et dont la composition et les règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire. | |
| 2086 | ||
| 2087 | La commission médicale d'établissement : | |
| 2088 | ||
| 2089 | 1° Prépare avec le directeur le projet médical de l'établissement qui définit, pour une durée maximale de cinq ans, les objectifs médicaux compatibles avec les objectifs du schéma d'organisation sanitaire ; | |
| 2090 | ||
| 2091 | 2° Prépare avec le directeur les mesures d'organisation des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques de l'établissement, conformément à la section 3 du présent chapitre ; | |
| 2092 | ||
| 2093 | 3° Prépare avec le directeur la définition des orientations et les mesures relatives à la politique d'amélioration continue de la qualité visée à l'article L. 721-6 ; | |
| 2094 | ||
| 2095 | 4° Organise la formation continue des praticiens visés au 3° de l'article L. 726-21 et, à cet effet, prépare avec le directeur les plans de formation correspondants ; il exerce, en formation restreinte, les compétences relatives à la formation médicale continue des praticiens ; | |
| 2096 | ||
| 2097 | 5° Emet un avis sur le projet d'établissement, sur les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds, sur le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3, sur le rapport prévu à l'article L. 726-6 sur le projet de budget, sur les comptes de l'établissement, ainsi que sur tous les aspects techniques et financiers des activités médicales, odontologiques et pharmaceutiques ; | |
| 2098 | ||
| 2099 | 6° Emet un avis sur la constitution d'un réseau de soins mentionné à l'article L. 712-3-2, ainsi que sur les actions de coopération visées au chapitre V du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat public, d'un groupement d'intérêt économique, l'affiliation ou l'adhésion à ces structures ou le retrait de l'une d'elles, et les conventions concernant les actions de coopération internationale ; | |
| 2100 | ||
| 2101 | 7° Emet un avis sur le fonctionnement des services autres que médicaux, odontologiques et pharmaceutiques, dans la mesure où ils intéressent la qualité des soins ou la santé des malades ; | |
| 2102 | ||
| 2103 | 8° Emet un avis sur le projet de soins infirmiers, tel qu'il est défini à l'article L. 726-19 ; | |
| 2104 | ||
| 2105 | 9° Emet un avis sur le bilan social, les plans de formation, et notamment ceux intéressant les personnels paramédicaux, et les modalités de mise en oeuvre d'une politique d'intéressement ; | |
| 2106 | ||
| 2107 | 10° Est régulièrement tenue informée de l'exécution du budget et des créations, suppressions ou transformations d'emplois de praticiens hospitaliers ; | |
| 2108 | ||
| 2109 | 11° Emet un avis sur les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 726-20 et sur la désignation des responsables de ces centres. | |
| 2110 | ||
| 2111 | En outre, à la demande du président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement, de son propre président, du tiers de ses membres ou du responsable d'une structure médicale telle que définie à l'article L. 726-17, la commission délibère sur les choix médicaux de l'année à venir dans le respect de la dotation budgétaire allouée et compte tenu de décisions prises par le conseil d'administration et le directeur en application des articles L. 726-4 et L. 726-11. | |
| 2112 | ||
| 2113 | La commission médicale d'établissement peut mandater son président pour préparer les décisions visées aux 1° et 2° du présent article. | |
| 2114 | ||
| 2115 | Le président de la commission médicale d'établissement est associé à la préparation du contrat pluriannuel prévu aux articles L. 722-2 et L. 722-3. | |
| 2116 | ||
| 2117 | **Article LEGIARTI000006695085** | |
| 2118 | ||
| 2119 | Il est institué dans l'établissement public de santé territorial un comité technique d'établissement présidé par le directeur, ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l'établissement et composé de représentants du personnel, visés au 2° de l'article L. 726-21, élus par collèges définis par voie réglementaire, sur des listes présentées par les organisations syndicales représentatives au sein de l'établissement pour chaque catégorie de personnel. | |
| 2120 | ||
| 2121 | La représentativité des organisations syndicales s'apprécie d'après les critères suivants : | |
| 2122 | ||
| 2123 | \- les effectifs ; | |
| 2124 | ||
| 2125 | \- l'indépendance ; | |
| 2126 | ||
| 2127 | \- les cotisations ; | |
| 2128 | ||
| 2129 | \- l'expérience et l'ancienneté du syndicat. | |
| 2130 | ||
| 2131 | Tout syndicat affilié à une organisation représentative selon le code du travail applicable à la collectivité territoriale de Mayotte est considéré comme représentatif dans l'établissement. | |
| 2132 | ||
| 2133 | Lorsque aucune organisation syndicale ne présente de liste ou lorsque la participation est inférieure à un taux fixé par décret, les listes peuvent être librement établies. | |
| 2134 | ||
| 2135 | **Article LEGIARTI000006695087** | |
| 2136 | ||
| 2137 | Le comité technique d'établissement est obligatoirement consulté sur : | |
| 2138 | ||
| 2139 | 1° Le projet d'établissement, le projet de contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 722-2 et L. 722-3 et les programmes d'investissement relatifs aux travaux et équipements matériels lourds ; | |
| 2140 | ||
| 2141 | 2° Le budget, le rapport prévu à l'article L. 726-6 et les comptes ainsi que le tableau des emplois ; | |
| 2142 | ||
| 2143 | 3° Les créations, suppressions, transformations des structures médicales, pharmaceutiques, odontologiques définies à la section 3 du présent chapitre et des services autres que médicaux, pharmaceutiques et odontologiques ; | |
| 2144 | ||
| 2145 | 4° Les modalités de constitution des centres de responsabilité dans les conditions prévues à l'article L. 726-20 ; | |
| 2146 | ||
| 2147 | 5° Les conditions et l'organisation du travail dans l'établissement, notamment les programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et leurs incidences sur la situation du personnel ; | |
| 2148 | ||
| 2149 | 6° Les critères de répartition de certaines primes et indemnités ; | |
| 2150 | ||
| 2151 | 7° La politique générale de formation du personnel, et notamment le plan de formation ; | |
| 2152 | ||
| 2153 | 8° Le bilan social et les modalités d'une politique d'intéressement ; | |
| 2154 | ||
| 2155 | 9° Les actions de coopération visées au chapitre V du présent titre en ce qu'elles concernent la création d'un syndicat interhospitalier, l'affiliation ou le retrait d'un tel syndicat, la création ou l'adhésion à un groupement d'intérêt public, à un groupement d'intérêt économique, les conventions concernant les actions de coopération internationale. | |
| 2156 | ||
| 2157 | **Article LEGIARTI000006695089** | |
| 2158 | ||
| 2159 | Un représentant du comité technique d'établissement et un représentant de la commission médicale d'établissement assistent, avec voix consultative, à chacune des réunions respectives de ces deux instances, dans des conditions fixées par décret. | |
| 2160 | ||
| 2161 | Les modalités d'application des articles L. 726-14 et L. 726-15 et notamment le nombre de membres titulaires et suppléants des comités techniques d'établissement ainsi que les règles de fonctionnement de ces comités sont fixés par voie réglementaire. | |
| 2162 | ||
| 2163 | Un décret définit les moyens dont disposent la commission médicale d'établissement et le comité technique d'établissement pour remplir leurs missions. | |
| 2164 | ||
| 2165 | ## Section 3 : Organisation des soins et fonctionnement médical | |
| 2166 | ||
| 2167 | **Article LEGIARTI000006695091** | |
| 2168 | ||
| 2169 | Le conseil d'administration de l'établissement public de santé territorial de Mayotte définit l'organisation des soins et le fonctionnement médical de l'établissement, dans le respect du projet d'établissement approuvé, après avis conforme de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte. Le comité technique d'établissement est consulté. Le conseil d'administration nomme les responsables des structures médicales et médico-techniques ainsi créées après avis de la commission médicale d'établissement siégeant en formation restreinte. | |
| 2170 | ||
| 2171 | **Article LEGIARTI000006695094** | |
| 2172 | ||
| 2173 | Les sages-femmes sont responsables de l'organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. | |
| 2174 | ||
| 2175 | Elles participent à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens de la structure médicale telle que définie à l'article L. 726-17. | |
| 2176 | ||
| 2177 | **Article LEGIARTI000006695096** | |
| 2178 | ||
| 2179 | Il est créé dans l'établissement public de santé territorial un service de soins infirmiers dont la direction est confiée à l'infirmier général, membre de l'équipe de direction. | |
| 2180 | ||
| 2181 | Une commission, présidée par le directeur du service des soins infirmiers et composée des différentes catégories de personnels du service de soins infirmiers, est instituée en son sein. Elle est consultée dans des conditions fixées par voie réglementaire sur : | |
| 2182 | ||
| 2183 | 1° L'organisation générale des soins infirmiers et de l'accompagnement des malades dans le cadre d'un projet de soins infirmiers ; | |
| 2184 | ||
| 2185 | 2° La recherche dans le domaine des soins infirmiers et l'évaluation de ces soins ; | |
| 2186 | ||
| 2187 | 3° L'élaboration d'une politique de formation ; | |
| 2188 | ||
| 2189 | 4° Le projet d'établissement. | |
| 2190 | ||
| 2191 | ## Section 4 : La contractualisation interne | |
| 2192 | ||
| 2193 | **Article LEGIARTI000006695098** | |
| 2194 | ||
| 2195 | L'établissement public peut mettre en place des procédures de contractualisation interne. | |
| 2196 | ||
| 2197 | A cette fin, les équipes médicales et paramédicales peuvent à leur initiative proposer au directeur de l'établissement la création de centres de responsabilité. Ces propositions sont soumises pour avis à la commission médicale d'établissement et au comité technique d'établissement. La décision du directeur est motivée. | |
| 2198 | ||
| 2199 | Le directeur peut également décider de créer un centre de responsabilité après avis de la commission médicale d'établissement, du comité technique d'établissement et des équipes médicales et paramédicales concernées. | |
| 2200 | ||
| 2201 | Le responsable de chaque centre de responsabilité est proposé par les structures médicales qui le composent parmi les médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens qui en sont membres. Le responsable est désigné par le directeur. La décision du directeur est motivée. | |
| 2202 | ||
| 2203 | Les centres de responsabilité bénéficient de délégations de gestion de la part du directeur. | |
| 2204 | ||
| 2205 | Ces délégations de gestion font l'objet d'un contrat négocié par le responsable du centre avec le directeur. Ce contrat définit également les objectifs, les moyens et les indicateurs de suivi des centres de responsabilité, les modalités de leur intéressement aux résultats de leur gestion, ainsi que les conséquences en cas d'inexécution du contrat. | |
| 2206 | ||
| 2207 | ## Section 5 : Les personnels de l'établissement public de santé territorial | |
| 2208 | ||
| 2209 | **Article LEGIARTI000006695100** | |
| 2210 | ||
| 2211 | I. - Les personnels exerçant dans l'établissement public de santé territorial de Mayotte comprennent : | |
| 2212 | ||
| 2213 | 1° Des agents appartenant aux personnels de direction des établissements mentionnés à l'article 2 (1°, 2° et 3°) de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ; | |
| 2214 | ||
| 2215 | 2° Des agents non médicaux : | |
| 2216 | ||
| 2217 | a) Mis à disposition de l'établissement par la collectivité territoriale ; | |
| 2218 | ||
| 2219 | b) Relevant des dispositions du titre IV du statut général des fonctionnaires et mis à disposition par des établissements publics de santé dans des conditions définies par voie de convention ; | |
| 2220 | ||
| 2221 | c) Pour les emplois auxquels ont vocation les agents de certains corps relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires autres que ceux visés au 1° du présent article et dont la liste sera fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, des agents recrutés et gérés par l'établissement conformément aux dispositions fixées par les statuts particuliers de ces corps ; | |
| 2222 | ||
| 2223 | 3° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens dont les statuts, qui sont différents selon que ces praticiens consacrent tout ou partie de leur activité à l'établissement, sont établis par voie réglementaire ; | |
| 2224 | ||
| 2225 | 4° Des médecins, des biologistes, des odontologistes et des pharmaciens attachés des hôpitaux recrutés par l'établissement public de santé territorial de Mayotte, conformément aux dispositions réglementaires fixées par leur statut particulier. | |
| 2226 | ||
| 2227 | En outre, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, des médecins, biologistes, odontologistes et pharmaciens contractuels peuvent être recrutés, conformément aux dispositions réglementaires fixées pour les cadres d'emplois de ces praticiens contractuels. | |
| 2228 | ||
| 2229 | II. - Le droit à la formation professionnelle continue est reconnu aux personnels de l'établissement. | |
| 2230 | ||
| 2231 | Ceux-ci peuvent être tenus de suivre des actions de formation professionnelle dans les conditions fixées par les statuts particuliers. | |
| 2232 | ||
| 2233 | L'Etat participe aux dépenses exposées par l'établissement pour la formation des médecins, des odontologistes, des pharmaciens et des personnels paramédicaux dans la limite des crédits ouverts chaque année par la loi de finances. | |
| 2234 | ||
| 2235 | **Article LEGIARTI000006695102** | |
| 2236 | ||
| 2237 | Les personnels de l'établissement public de santé territorial de Mayotte bénéficient d'un droit à l'expression directe et collective sur le contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail, dont les modalités d'exercice sont définies par voie réglementaire. | |
| 2238 | ||
| 2239 | **Article LEGIARTI000006695104** | |
| 2240 | ||
| 2241 | La nomination des praticiens exerçant à temps partiel peut, sauf démission, être remise en cause dans les six mois qui précèdent l'expiration de chacune des périodes quinquennales d'exercice. | |
| 2242 | ||
| 2243 | Le conseil d'administration de l'établissement, agissant de sa propre initiative ou à la demande du médecin inspecteur régional de la santé de la Réunion, après audition de l'intéressé et avis de la commission médicale d'établissement, demande au représentant du Gouvernement, par une délibération motivée, de mettre fin aux fonctions de l'intéressé. | |
| 2244 | ||
| 2245 | Le représentant du Gouvernement statue dans les trois mois de la saisine, sur avis conforme de la commission paritaire régionale de la Réunion. | |
| 2246 | ||
| 2247 | L'intéressé ou le médecin inspecteur régional de la santé de la Réunion peut exercer un recours à l'encontre de cette décision dans les deux mois de la notification qui leur en est faite, devant la commission nationale paritaire visée à l'article L. 714-29. | |
| 2248 | ||
| 2249 | Cette commission doit statuer dans les trois mois de sa saisine après audition des intéressés ou de leurs représentants. | |
| 2250 | ||
| 2251 | ## Section 6 : L'activité libérale des praticiens hospitaliers | |
| 2252 | ||
| 2253 | **Article LEGIARTI000006695106** | |
| 2254 | ||
| 2255 | Dès lors que l'intérêt du service public hospitalier n'y fait pas obstacle, les praticiens statutaires exerçant à temps plein dans l'établissement public de santé territorial sont autorisés à exercer une activité libérale dans les conditions définies ci-après. | |
| 2256 | ||
| 2257 | **Article LEGIARTI000006695109** | |
| 2258 | ||
| 2259 | L'activité libérale ne peut être exercée que par les praticiens nommés dans l'établissement public de santé territorial ; elle peut comprendre des consultations, des soins en hospitalisation et des actes médico-techniques à condition : | |
| 2260 | ||
| 2261 | 1° Que les praticiens exercent personnellement et à titre principal une activité de même nature dans l'établissement ; | |
| 2262 | ||
| 2263 | 2° Qu'aucun lit ni aucune installation médico-technique ne soit réservé à l'exercice de l'activité libérale. | |
| 2264 | ||
| 2265 | La durée de l'activité libérale ne peut excéder le cinquième de la durée de service hebdomadaire à laquelle sont astreints les praticiens. Les autres conditions et limites de l'exercice de l'activité libérale sont fixées, en fonction de la discipline concernée, par voie réglementaire. | |
| 2266 | ||
| 2267 | En outre, s'agissant de greffes d'organes ou de tissu humain, aucun des actes ainsi exercés ne peut concerner directement ou indirectement le prélèvement, le transport ou la greffe. | |
| 2268 | ||
| 2269 | **Article LEGIARTI000006695111** | |
| 2270 | ||
| 2271 | Les modalités d'exercice de l'activité libérale font l'objet d'un contrat conclu entre le praticien concerné et l'établissement public de santé territorial sur la base d'un contrat type d'activité libérale établi par voie réglementaire. | |
| 2272 | ||
| 2273 | Ce contrat est approuvé par le représentant du Gouvernement après avis du conseil d'administration et de la commission médicale d'établissement, pour une durée de cinq ans, renouvelable. L'approbation du contrat vaut autorisation d'exercice de l'activité libérale. | |
| 2274 | ||
| 2275 | Des modalités différentes peuvent être prévues par les statuts mentionnés au 3° de l'article L. 726-21 en ce qui concerne la protection sociale des praticiens hospitaliers selon qu'ils concluent ou non un contrat d'activité libérale, en application du présent article. | |
| 2276 | ||
| 2277 | **Article LEGIARTI000006695113** | |
| 2278 | ||
| 2279 | L'autorisation peut être suspendue ou retirée par le représentant du Gouvernement lorsque le praticien méconnaît les obligations qui lui incombent en vertu des lois et règlements et des stipulations du contrat ; cette décision est prise après avis ou sur proposition de la commission mentionnée au premier alinéa de l'article L. 714-34 dans des conditions définies par décret. | |
| 2280 | ||
| 2281 | Le ministre chargé de la santé, saisi dans le cadre d'un recours hiérarchique des contestations relatives aux décisions prises en application de l'alinéa précédent, doit statuer après avis de la commission nationale mentionnée à l'article L. 714-34. | |
| 2282 | ||
| 2283 | **Article LEGIARTI000006695115** | |
| 2284 | ||
| 2285 | Les dispositions des articles L. 714-32 et L. 714-34 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2286 | ||
| 2287 | ## Chapitre 7 : Dispositions diverses | |
| 2288 | ||
| 2289 | **Article LEGIARTI000006695117** | |
| 2290 | ||
| 2291 | Les activités relevant des missions de l'établissement public de santé territorial de Mayotte aux termes des articles L. 723-1 et L. 723-2, notamment la gynécologie-obstétrique, peuvent être exercées au sein d'antennes de l'établissement implantées dans les dispensaires relevant de la collectivité territoriale, dans des conditions définies par voie de convention. | |
| 2292 | ||
| 2293 | **Article LEGIARTI000006695119** | |
| 2294 | ||
| 2295 | Dans le respect des dispositions du chapitre III du présent titre, et dans les conditions et sous les garanties fixées par voie réglementaire, l'établissement public de santé territorial peut être autorisé à créer et à faire fonctionner une structure médicale dans laquelle les malades, blessés et femmes enceintes admis à titre payant peuvent faire appel aux médecins, chirurgiens, spécialistes ou sages-femmes de leur choix autres que ceux exerçant leur activité à titre exclusif dans l'établissement. | |
| 2296 | ||
| 2297 | Les intéressés perçoivent leurs honoraires, minorés d'une redevance, par l'intermédiaire de l'administration hospitalière. | |
| 2298 | ||
| 2299 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 712-8, la création ou l'extension d'une telle structure est soumise à l'autorisation du directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation après avis du comité territorial de l'organisation sanitaire. L'autorisation est accordée pour une durée déterminée. Elle peut être suspendue ou retirée en cas de non-respect par l'établissement de la réglementation applicable à ces structures. | |
| 2300 | ||
| 2301 | Pour chaque discipline ou spécialité, l'établissement ne peut réserver à cette structure plus du quart de la capacité d'accueil, en lits et places, dont il dispose pour ladite discipline ou spécialité. | |
| 2302 | ||
| 2303 | **Article LEGIARTI000006695121** | |
| 2304 | ||
| 2305 | Les dispositions des articles L. 714-37 à L. 714-42 du présent code sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. | |
| 2306 | ||
| 2307 | ## Section 1 : De la déclaration d'intérêt public des sources, des servitudes et des droits qui en résultent. | |
| 2308 | ||
| 2309 | **Article LEGIARTI000006694392** | |
| 2310 | ||
| 2311 | Les sources d'eaux minérales peuvent être déclarées d'intérêt public, après enquête, par décret pris en Conseil d'Etat. | |
| 2312 | ||
| 2313 | **Article LEGIARTI000006694396** | |
| 2314 | ||
| 2315 | Un périmètre de protection peut être assigné, par décret pris dans les formes établies à l'article précédent, à une source déclarée d'intérêt public. Il peut porter sur des terrains disjoints. A l'intérieur de ces périmètres peuvent être interdits ou réglementés toutes activités, dépôts ou installations de nature à nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux. | |
| 2316 | ||
| 2317 | Ce périmètre peut être modifié si de nouvelles circonstances en font reconnaître la nécessité. | |
| 2318 | ||
| 2319 | **Article LEGIARTI000006694400** | |
| 2320 | ||
| 2321 | Aucun sondage, aucun travail souterrain ne peuvent être pratiqués dans le périmètre de protection d'une source d'eau minérale déclarée d'intérêt public, sans autorisation préalable. | |
| 2322 | ||
| 2323 | A l'égard des fouilles, tranchées pour extraction de matériaux ou tout autre objet, fondations de maisons, caves ou autres travaux à ciel ouvert, le décret qui fixe le périmètre de protection peut exceptionnellement imposer aux propriétaires l'obligation de faire, au moins un mois à l'avance, une déclaration au préfet qui en délivre récépissé. | |
| 2324 | ||
| 2325 | Les autres activités, dépôts ou installations de nature à nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux peuvent également être soumis à autorisation ou à déclaration par le décret instituant le périmètre de protection. | |
| 2326 | ||
| 2327 | **Article LEGIARTI000006694404** | |
| 2328 | ||
| 2329 | Les travaux, activités, dépôts ou installations mentionnés à l'article précédent et entrepris, soit en vertu d'une autorisation régulière, soit après une déclaration préalable, peuvent, sur la demande du propriétaire de la source, être interdits par le préfet, si leur résultat constaté est d'altérer ou de diminuer la source. Le propriétaire du terrain est préalablement entendu. | |
| 2330 | ||
| 2331 | L'arrêté du préfet est exécutoire par provision, sauf recours au tribunal administratif et au Conseil d'Etat par la voie contentieuse. | |
| 2332 | ||
| 2333 | **Article LEGIARTI000006694408** | |
| 2334 | ||
| 2335 | Lorsque, à raison de sondages ou de travaux souterrains ou à raison d'autres activités, dépôts ou installations entrepris en dehors du périmètre et jugés de nature à altérer ou diminuer une source minérale déclarée d'intérêt public, l'extension du périmètre paraît nécessaire, le préfet peut, sur la demande du propriétaire de la source, ordonner provisoirement la suspension des travaux ou activités. | |
| 2336 | ||
| 2337 | Les travaux ou activités peuvent être repris si, dans le délai de six mois, il n'a pas été statué sur l'extension du périmètre. | |
| 2338 | ||
| 2339 | **Article LEGIARTI000006694411** | |
| 2340 | ||
| 2341 | Les dispositions de l'article précédent s'appliquent à une source minérale déclarée d'intérêt public, à laquelle aucun périmètre n'a été assigné. | |
| 2342 | ||
| 2343 | **Article LEGIARTI000006694414** | |
| 2344 | ||
| 2345 | Le propriétaire d'une source d'eau minérale déclarée d'intérêt public peut exécuter, sur son terrain, tous les travaux de captage et d'aménagement nécessaires pour la conservation, la conduite et la distribution de cette source, un mois après la communication faite de ses projets au préfet. | |
| 2346 | ||
| 2347 | En cas d'opposition par le préfet, le propriétaire ne peut commencer ou continuer les travaux qu'après autorisation du ministre de la Santé publique et de la Population. | |
| 2348 | ||
| 2349 | A défaut de cette décision dans le délai de trois mois, le propriétaire peut exécuter les travaux. | |
| 2350 | ||
| 2351 | **Article LEGIARTI000006694418** | |
| 2352 | ||
| 2353 | L'occupation d'un terrain compris dans le périmètre de protection pour l'exécution des travaux prévus par l'article L. 741 ne peut avoir lieu qu'en vertu d'un arrêté du préfet qui en fixe la durée. | |
| 2354 | ||
| 2355 | Lorsque l'occupation d'un terrain compris dans le périmètre ou l'application des articles L. 736 à L. 740 ci-dessus prive le propriétaire de la jouissance du revenu au-delà du temps d'une année ou lorsque après les travaux le terrain n'est plus propre à l'usage auquel il était employé, le propriétaire dudit terrain peut exiger du propriétaire de la source l'acquisition du terrain occupé ou dénaturé. Dans ce cas, l'indemnité est réglée suivant les formes prescrites par les décrets des 8 août et 30 octobre 1935. Dans aucun cas, l'expropriation ne peut être provoquée par le propriétaire de la source. | |
| 2356 | ||
| 2357 | **Article LEGIARTI000006694422** | |
| 2358 | ||
| 2359 | Les dommages dus par suite des mesures imposées en application des articles L. 736 à L. 740 ci-dessus ainsi que ceux dus à raison de travaux exécutés en vertu des articles L. 741 et L. 743 sont à la charge du propriétaire de la source. L'indemnité est réglée à l'amiable ou par les tribunaux. | |
| 2360 | ||
| 2361 | Dans les cas prévus par les articles L. 736 à L. 740 ci-dessus, l'indemnité due par le propriétaire de la source ne peut excéder le montant des pertes matérielles qu'a éprouvées le propriétaire du terrain et le prix des travaux devenus inutiles, augmenté de la somme nécessaire pour le rétablissement des lieux dans leur état primitif. | |
| 2362 | ||
| 2363 | **Article LEGIARTI000006694425** | |
| 2364 | ||
| 2365 | Les décisions concernant l'exécution ou la destruction des travaux sur le terrain d'autrui ne peuvent être exécutées qu'après le dépôt d'un cautionnement dont l'importance est fixée par le tribunal et qui sert de garantie au payement de l'indemnité dans les cas énumérés à l'article précédent. | |
| 2366 | ||
| 2367 | L'Etat, pour les sources dont il est propriétaire, est dispensé du cautionnement. | |
| 2368 | ||
| 2369 | **Article LEGIARTI000006695169** | |
| 2370 | ||
| 2371 | Dans l'intérieur du périmètre de protection, le propriétaire d'une source déclarée d'intérêt public a le droit de faire dans dans le terrain d'autrui, à l'exception des maisons d'habitation et des cours attenantes, tous les travaux de captage et d'aménagement nécessaires pour la conservation, la conduite et la distribution de cette source, lorsque ces travaux ont été autorisés. | |
| 2372 | ||
| 2373 | Le propriétaire du terrain est entendu dans l'instruction. | |
| 2374 | ||
| 2375 | ## Section 2 : Dispositions pénales. | |
| 2376 | ||
| 2377 | **Article LEGIARTI000006694429** | |
| 2378 | ||
| 2379 | L'exécution, sans autorisation ou sans déclaration préalable, dans le périmètre de protection, de l'un des travaux mentionnés dans l'article L. 737 ci-dessus, la reprise des travaux interdits ou suspendus administrativement en vertu des articles L. 738, 739 et 740, sont punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. | |
| 2380 | ||
| 2381 | **Article LEGIARTI000006694432** | |
| 2382 | ||
| 2383 | Les infractions aux règlements d'administration publique prévues au dernier alinéa de l'article L. 751 du présent chapitre sont punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. | |
| 2384 | ||
| 2385 | **Article LEGIARTI000006694435** | |
| 2386 | ||
| 2387 | Les infractions prévues par les dispositions du présent chapitre sont constatées, concurremment, par les officiers de police judiciaire, les ingénieurs des mines et les agents sous leurs ordres ayant droit de verbaliser. | |
| 2388 | ||
| 2389 | **Article LEGIARTI000006694438** | |
| 2390 | ||
| 2391 | Les procès-verbaux dressés en vertu des articles L. 747 et L. 748 ci-dessus sont visés pour timbre. | |
| 2392 | ||
| 2393 | Les procès-verbaux dressés par des ingénieurs des travaux publics ou agents de surveillance assermentés doivent, à peine de nullité, être affirmés dans les trois jours devant le juge du tribunal d'instance ou le maire, soit du lieu du délit, soit de la résidence de l'agent. | |
| 2394 | ||
| 2395 | Lesdits procès-verbaux font foi jusqu'à preuve contraire. | |
| 2396 | ||
| 2397 | ## Section 3 : Modalités d'application. | |
| 2398 | ||
| 2399 | **Article LEGIARTI000006694442** | |
| 2400 | ||
| 2401 | Des règlements d'administration publique déterminent : | |
| 2402 | ||
| 2403 | Les formes et les conditions de la déclaration d'intérêt public, de la fixation du périmètre de protection, de l'autorisation mentionnée à l'article L. 737 et de la constatation mentionnée à l'article L. 738 ci-dessus ; | |
| 2404 | ||
| 2405 | L'organisation de la surveillance des sources et des établissements d'eaux minérales naturelles ; | |
| 2406 | ||
| 2407 | Les conditions générales d'ordre, de police et de salubrité auxquelles tous les établissements d'eaux minérales naturelles doivent satisfaire. | |
| 2408 | ||
| 2409 | ## Chapitre 2 : Stations hydrominérales, climatiques et uvales. | |
| 2410 | ||
| 2411 | **Article LEGIARTI000006694445** | |
| 2412 | ||
| 2413 | Les stations hydrominérales, climatiques et uvales sont régies par les dispositions des lois des 24 septembre 1919, 26 mars 1927, 4 août 1927, 2 juillet 1935, du décret du 25 juillet 1935, des lois des 28 août 1936 et 3 avril 1942 et de l'ordonnance du 2 novembre 1945. | |
| 2414 | ||
| 2415 | ## Section 1 : Conditions de fonctionnement des laboratoires d'analyses de biologie médicale | |
| 2416 | ||
| 2417 | **Article LEGIARTI000006694449** | |
| 2418 | ||
| 2419 | Les laboratoires dans lesquels sont effectuées des analyses de biologie médicale doivent, sous réserve des dispositions de l'article L. 761-11, répondre aux conditions fixées par le présent chapitre. | |
| 2420 | ||
| 2421 | Les analyses de biologie médicale sont les examens biologiques qui concourent au diagnostic, au traitement ou à la prévention des maladies humaines ou qui font apparaître toute autre modification de l'état physiologique, à l'exclusion des actes d'anatomie et de cytologie pathologiques exécutés par les médecins spécialistes de cette discipline. Les analyses ne peuvent être effectuées que dans les laboratoires mentionnés à l'alinéa précédent, sous la responsabilité de leurs directeurs et directeurs adjoints. | |
| 2422 | ||
| 2423 | **Article LEGIARTI000006694453** | |
| 2424 | ||
| 2425 | Un laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peut être ouvert, exploité ou dirigé que par : | |
| 2426 | ||
| 2427 | 1° Une personne physique ; | |
| 2428 | ||
| 2429 | 2° Une société civile professionnelle régie par la loi du 29 novembre 1966 modifiée ; | |
| 2430 | ||
| 2431 | 3° Une société anonyme ou une société à responsabilité limitée remplissant les conditions prévues à l'article L. 756 ; | |
| 2432 | ||
| 2433 | 4° Un organisme ou service relevant de l'Etat, d'un département, d'une commune ou d'un établissement public ; | |
| 2434 | ||
| 2435 | 5° Un organisme mutualiste ou de sécurité sociale ; | |
| 2436 | ||
| 2437 | 6° Un organisme à but non lucratif reconnu d'utilité publique ou bénéficiant d'une autorisation donnée par le ministère de la santé ; | |
| 2438 | ||
| 2439 | 7° Une société d'exercice libéral à responsabilité limitée, une société d'exercice libéral à forme anonyme ou une société d'exercice libéral en commandite par actions dans les conditions prévues par la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. | |
| 2440 | ||
| 2441 | **Article LEGIARTI000006694456** | |
| 2442 | ||
| 2443 | Lorsque le laboratoire est exploité par une personne physique, celle-ci est directeur du laboratoire. | |
| 2444 | ||
| 2445 | Lorsqu'il est exploité par une société civile professionnelle, tous les associés sont directeurs de laboratoire. | |
| 2446 | ||
| 2447 | Lorsque le laboratoire est exploité par une société anonyme ou une société à responsabilité limitée, le président du conseil d'administration, les directeurs généraux, les membres du directoire ou le directeur général unique et les gérants, ainsi que la majorité au moins des membres du conseil d'administration et du conseil de surveillance sont directeurs ou directeurs adjoints du laboratoire. | |
| 2448 | ||
| 2449 | Lorsque le laboratoire est exploité par un organisme mentionné aux 4°, 5° ou 6° de l'article L. 574, cet organisme désigne un ou plusieurs directeurs de laboratoire. | |
| 2450 | ||
| 2451 | **Article LEGIARTI000006694461** | |
| 2452 | ||
| 2453 | I. - Lorsqu'une société anonyme ou une société à responsabilité limitée exploite un laboratoire d'analyses de biologie médicale, elle doit se conformer aux règles ci-après : | |
| 2454 | ||
| 2455 | 1° Les actions des sociétés anonymes doivent revêtir la forme nominative ; | |
| 2456 | ||
| 2457 | 2° Les trois quarts au moins du capital social doivent être détenus par le ou les directeurs et directeurs adjoints du laboratoire ; | |
| 2458 | ||
| 2459 | 3° Les associés ne peuvent être que des personnes physiques, à l'exclusion de celles exerçant une activité médicale autre que les fonctions de directeur ou directeur adjoint de laboratoire ; | |
| 2460 | ||
| 2461 | 4° L'adhésion d'un nouvel associé est subordonnée à l'agrément préalable de l'assemblée générale statuant à la majorité des deux tiers. | |
| 2462 | ||
| 2463 | II. - Les dispositions des articles 93 (alinéas 1er et 2), 107 et 142 de la loi n° 66-537 du 24 juillet 1966 ne sont applicables respectivement ni aux membres du conseil d'administration, ni aux membres du conseil de surveillance. | |
| 2464 | ||
| 2465 | Une même société ne peut exploiter qu'un seul laboratoire. | |
| 2466 | ||
| 2467 | Une personne ne peut détenir des parts ou des actions dans plusieurs sociétés exploitant un laboratoire ; elle ne peut cumuler la qualité d'associé avec l'exploitation personnelle prévue au 1° de l'article L. 754. | |
| 2468 | ||
| 2469 | **Article LEGIARTI000006694464** | |
| 2470 | ||
| 2471 | Aucun laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peut fonctionner sans une autorisation administrative. | |
| 2472 | ||
| 2473 | Sans préjudice de l'application des dispositions de l'article 31 de la loi portant réforme hospitalière en date du 31 décembre 1970, relatif aux équipements matériels lourds, cette autorisation est délivrée lorsque sont remplies les conditions fixées par la loi n. 75-626 du 11 juillet 1975 et par le décret prévu à l'article L. 761-15 qui détermine et le nombre et la qualification du personnel technique ainsi que les normes applicables à l'installation et à l'équipement des laboratoires. | |
| 2474 | ||
| 2475 | Ce décret peut fixer des conditions particulières applicables aux laboratoires dont l'activité est limitée à certains actes qu'il détermine. L'autorisation délivrée à ces laboratoires porte mention de cette limitation. | |
| 2476 | ||
| 2477 | Toute modification survenue postérieurement à la décision d'autorisation, soit dans la personne d'un directeur ou d'un directeur adjoint, soit dans les conditions d'exploitation, doit faire l'objet d'une déclaration. | |
| 2478 | ||
| 2479 | L'autorisation est retirée lorsque les conditions légales ou réglementaires cessent d'être remplies. | |
| 2480 | ||
| 2481 | **Article LEGIARTI000006694467** | |
| 2482 | ||
| 2483 | Seuls peuvent utiliser l'appellation de laboratoires d'analyses de biologie médicale les laboratoires qui ont obtenu l'autorisation mentionnée à l'article L. 757. | |
| 2484 | ||
| 2485 | **Article LEGIARTI000006694470** | |
| 2486 | ||
| 2487 | L'exécution des actes de biologie qui requièrent une qualification spéciale ou qui nécessitent le recours, soit à des produits présentant un danger particulier, soit à des techniques exceptionnellement délicates ou d'apparition récente, peut être réservée à certains laboratoires et à certaines catégories de personnes. | |
| 2488 | ||
| 2489 | La liste des actes, celle des laboratoires et celle des catégories de personnes habilitées à effectuer ces actes sont dressées par le ministre de la santé, après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. La composition et les attributions de cette commission sont fixées par décret. | |
| 2490 | ||
| 2491 | **Article LEGIARTI000006694476** | |
| 2492 | ||
| 2493 | Sous réserve des accords ou conventions susceptibles d'être passés avec des régimes ou des organismes d'assurance maladie ou des établissements hospitaliers publics ou privés et des contrats de collaboration visés au quatrième alinéa du présent article, les personnes physiques et les sociétés et organismes qui exploitent un laboratoire d'analyses de biologie médicale ne peuvent consentir à des tiers, sous quelque forme que ce soit, des ristournes pour les analyses ou examens dont ils sont chargés. | |
| 2494 | ||
| 2495 | Ils ne peuvent passer un accord ou une convention accordant à un tiers la totalité ou une quote-part des revenus provenant de l'activité du laboratoire d'analyses de biologie médicale. | |
| 2496 | ||
| 2497 | La transmission de prélèvements aux fins d'analyses n'est autorisée qu'au pharmacien d'officine installé dans une agglomération où n'existe pas de laboratoire exclusif ou qu'entre laboratoires dans les conditions définies ci-dessous. | |
| 2498 | ||
| 2499 | Il est interdit aux laboratoires qui prennent en charge les prélèvements d'organiser le ramassage chez les préleveurs dans les agglomérations où existe une pharmacie ou un laboratoire exclusif. | |
| 2500 | ||
| 2501 | Les transmissions de prélèvements aux fins d'analyses entre deux laboratoires ne peuvent être effectuées qu'en application d'un contrat de collaboration préalablement conclu entre eux, qui précise la nature et les modalités des transmissions effectuées, à l'exception des actes visés à l'article L. 759 et des actes très spécialisés dont la liste est fixée par arrêté après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2502 | ||
| 2503 | Un décret en Conseil d'Etat fixe le nombre maximum de laboratoires avec lesquels un laboratoire peut conclure un ou des contrats de collaboration et la zone géographique dans laquelle doivent être situés ces laboratoires. | |
| 2504 | ||
| 2505 | Les laboratoires exploités au sein d'une même société sont autorisés à réaliser entre eux des transmissions de prélèvements aux fins d'analyses sans conclure de contrat de collaboration. Toutefois, ils devront comme ci-dessus en préciser la nature et les modalités dans un règlement intérieur dont le texte devra être communiqué au préfet et au conseil de l'ordre compétent. | |
| 2506 | ||
| 2507 | Dans le cas de la collaboration entre laboratoires, l'analyse est effectuée sous la responsabilité du laboratoire qui a effectué ou pris en charge le prélèvement. | |
| 2508 | ||
| 2509 | Le volume maximum total des analyses transmises par un laboratoire à d'autres laboratoires dans le cadre des différents cas mentionnés ci-dessus sera déterminé par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2510 | ||
| 2511 | Une indemnité forfaitaire dont le montant est fixé par arrêté interministériel est attribuée au pharmacien d'officine ou au directeur de laboratoire qui a assuré la transmission soit d'actes visés à l'article L. 759, soit d'actes très spécialisés dont la liste est fixée par arrêté après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. Cette indemnité, incluse dans la tarification des analyses auxquelles a donné lieu le prélèvement, est à la charge du laboratoire qui a effectué ces analyses. | |
| 2512 | ||
| 2513 | ## Section 2 : Dispositions applicables aux directeurs et directeurs adjoints de laboratoires d'analyses de biologie médicale | |
| 2514 | ||
| 2515 | **Article LEGIARTI000006694479** | |
| 2516 | ||
| 2517 | Les directeurs et directeurs adjoints de laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent exercer personnellement et effectivement leurs fonctions. | |
| 2518 | ||
| 2519 | Ils ne peuvent les exercer dans plus d'un laboratoire. | |
| 2520 | ||
| 2521 | Ils ne peuvent exercer une autre activité médicale, pharmaceutique ou vétérinaire, à l'exception des actes médicaux et prescriptions pharmacologiques directement liés à l'exercice de la biologie et des prescriptions thérapeutiques à titre gratuit. Ils peuvent cependant exercer des fonctions d'enseignement dans le ressort de l'académie où est exploité le laboratoire, ou dans un rayon de cent kilomètres autour de ce laboratoire *distance*. | |
| 2522 | ||
| 2523 | Toutefois, un directeur ou directeur adjoint de laboratoire privé peut, à l'intérieur d'un même département ou dans deux départements limitrophes, cumuler la direction de ce laboratoire avec les fonctions de biologiste chef de service, d'adjoint ou assistant de biologie, ou d'attaché de biologie d'un établissement hospitalier public, d'un établissement participant au service public hospitalier ou d'un établissement de transfusion sanguine, lorsqu'il a été régulièrement nommé à ces fonctions et qu'il ne les exerce qu'à temps partiel. Le cumul de ces fonctions est également autorisé à l'intérieur du territoire constitué par les départements du Val-d'Oise, des Yvelines, de l'Essonne, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Paris. | |
| 2524 | ||
| 2525 | En outre, les directeurs et directeurs adjoints titulaires de l'autorisation prévue à l'article L. 513 peuvent, dans le cadre de leur activité professionnelle, préparer des vaccins, sérums et allergènes destinés à un seul individu. | |
| 2526 | ||
| 2527 | Des dérogations à l'interdiction du cumul d'activités peuvent être accordées par le ministre de la santé, après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale, en tenant compte notamment de la situation géographique, des moyens de communications qui desservent la localité, de la densité de la population et de ses besoins. | |
| 2528 | ||
| 2529 | Elles peuvent être aussi accordées pour tenir compte des nécessités inhérentes à certains moyens de diagnostic ou à certaines thérapeutiques. | |
| 2530 | ||
| 2531 | **Article LEGIARTI000006694482** | |
| 2532 | ||
| 2533 | Les directeurs et directeurs adjoints de laboratoire doivent être titulaires de l'un des diplômes d'Etat de docteur en médecine, de pharmacien ou de docteur vétérinaire, être inscrits au tableau de l'ordre professionnel dont ils relèvent et avoir reçu une formation spécialisée dont la nature et les modalités sont fixées par décret. | |
| 2534 | ||
| 2535 | **Article LEGIARTI000006694485** | |
| 2536 | ||
| 2537 | Les personnes ne possédant pas les diplômes et certificats requis ne peuvent être directeurs ou directeurs adjoints de laboratoire s'ils ne bénéficient, en raison de leurs titres et travaux, d'une autorisation accordée à titre exceptionnel par le ministre de la santé, après consultation de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2538 | ||
| 2539 | Cette autorisation peut être limitée aux fonctions de directeur ou directeur adjoint d'un laboratoire spécialisé dans l'exécution de certains actes en application des dispositions de l'article L. 757, alinéa 3. | |
| 2540 | ||
| 2541 | **Article LEGIARTI000006694488** | |
| 2542 | ||
| 2543 | Le nombre minimum de directeurs et de directeurs adjoints est fixé par le décret prévu à l'article L. 761-15 en fonction de l'effectif du personnel technique employé et de l'activité globale du laboratoire. | |
| 2544 | ||
| 2545 | **Article LEGIARTI000006694492** | |
| 2546 | ||
| 2547 | Sans préjudice de l'application des dispositions de l'article L. 462, les directeurs de laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent communiquer au conseil de l'ordre dont ils relèvent les contrats et avenants ayant pour objet l'exercice de leur profession ainsi que, s'ils ne sont pas propriétaires de leur matériel et du local dans lequel ils exercent ou exerceront leur profession, les contrats ou avenants leur assurant l'usage de ce matériel et de ce local. | |
| 2548 | ||
| 2549 | Les mêmes obligations s'appliquent aux contrats et avenants ayant pour objet de transmettre, sous condition résolutoire, la propriété du matériel et du local. | |
| 2550 | ||
| 2551 | Les conditions d'exercice de la profession par les directeurs adjoints font également l'objet d'un contrat qui doit être communiqué au conseil de l'ordre dont relèvent les intéressés. | |
| 2552 | ||
| 2553 | Les communications ci-dessus prévues doivent être faites dans le mois suivant la conclusion du contrat ou de l'avenant. | |
| 2554 | ||
| 2555 | Tous les contrats ou avenants dont la communication est exigée doivent être passés par écrit. | |
| 2556 | ||
| 2557 | **Article LEGIARTI000006694495** | |
| 2558 | ||
| 2559 | Les statuts des sociétés constituées pour l'exploitation d'un laboratoire et les modifications apportées à ces statuts au cours de la vie sociale doivent être communiqués à la diligence du ou des directeurs dans le mois suivant leur signature aux conseils des ordres dans le ressort desquels est situé le laboratoire et dont relèvent ses directeurs et directeurs adjoints. | |
| 2560 | ||
| 2561 | Les contrats et avenants conclus par ces sociétés et ayant pour objet de leur assurer l'usage du matériel ou du local servant à l'activité du laboratoire, sont également soumis à communication dans les mêmes conditions. | |
| 2562 | ||
| 2563 | **Article LEGIARTI000006694498** | |
| 2564 | ||
| 2565 | Les dispositions des articles L. 761-4 et L. 761-5 sont applicables aux bénéficiaires de l'autorisation | |
| 2566 | ||
| 2567 | prévue à l'article L. 761-2 qui doivent effectuer les communications prévues par lesdits articles au ministre de la santé. | |
| 2568 | ||
| 2569 | **Article LEGIARTI000006694501** | |
| 2570 | ||
| 2571 | Les contrats, avenants et statuts dont la communication est prévue aux articles L. 761-4 et L. 761-5 doivent être tenus à la disposition de l'autorité administrative par les conseils des ordres intéressés. | |
| 2572 | ||
| 2573 | **Article LEGIARTI000006694504** | |
| 2574 | ||
| 2575 | Le défaut de communication ou la communication mensongère des contrats, avenants, statuts ou modification de statuts mentionnés aux articles L. 761-4 et L. 761-5 ou, lorsqu'il est imputable aux directeur ou directeur adjoint d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale, le défaut de rédaction d'un écrit constitue une faute disciplinaire susceptible d'entraîner l'une des sanctions prévues à l'article L. 423 du présent code pour les docteurs en médecine, à l'article L. 527 du même code pour les pharmaciens, et à l'article 321 du code rural pour les docteurs vétérinaires. | |
| 2576 | ||
| 2577 | L'autorisation prévue à l'article L. 761-2 peut, dans les mêmes cas, être retirée, à titre temporaire ou définitif, par le ministre de la santé. Elle peut aussi être retirée lorsque les contrats, avenants ou statuts contiennent des clauses contraires aux dispositions de la loi n° 75-626 du 11 juillet 1975 ou des décrets pris pour son application. | |
| 2578 | ||
| 2579 | Le conseil de l'ordre intéressé ne peut plus mettre en oeuvre, en raison des contrats, avenants et statuts ci-dessus prévus les pouvoirs qu'il tient des articles L. 417 du présent code pour les médecins, L. 526 et L. 527 du même code pour les pharmaciens et 319 du code rural pour les docteurs vétérinaires, lorsqu'un délai de six mois s'est écoulé depuis la communication desdits statuts, contrats ou avenants. | |
| 2580 | ||
| 2581 | Lorsque le délai prévu à l'alinéa précédent s'est écoulé, le ministre de la santé ne peut plus mettre en oeuvre le pouvoir disciplinaire que le présent article lui confère à l'égard des bénéficiaires de l'autorisation prévue à l'article L. 761-2. | |
| 2582 | ||
| 2583 | **Article LEGIARTI000006694507** | |
| 2584 | ||
| 2585 | Après le décès du directeur d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale exploité sous forme individuelle, ses héritiers peuvent mettre le laboratoire en gérance pour une période qui ne peut excéder deux ans, sauf dérogations accordées par le ministre de la santé lorsque les héritiers sont mineurs ou poursuivent des études en vue d'acquérir la formation prévue à l'article L. 761-1. | |
| 2586 | ||
| 2587 | Le titulaire de la gérance doit remplir les conditions définies aux articles L. 761-1 et L. 761-2. | |
| 2588 | ||
| 2589 | **Article LEGIARTI000006694510** | |
| 2590 | ||
| 2591 | Un décret fixe les conditions dans lesquelles, par dérogation aux articles L. 761, L. 761-1 et L. 761-2, les directeurs et directeurs adjoints de laboratoires peuvent se faire remplacer à titre temporaire. | |
| 2592 | ||
| 2593 | ## Section 3 : Dispositions diverses | |
| 2594 | ||
| 2595 | **Article LEGIARTI000006694513** | |
| 2596 | ||
| 2597 | A l'exception de l'information scientifique auprès du corps médical et pharmaceutique, toute publicité en faveur d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale est interdite. Toutefois, ne sont pas considérées comme constituant une publicité illégale, les indications relatives à l'existence et à la localisation du laboratoire qui seraient publiées au moment de l'ouverture de celui-ci. Les directeurs ou directeurs adjoints de laboratoire ne peuvent pas signer de publications qui n'ont pas de caractère scientifique en faisant état de leur qualité. | |
| 2598 | ||
| 2599 | **Article LEGIARTI000006694517** | |
| 2600 | ||
| 2601 | Le contrôle des laboratoires est assuré par les médecins et pharmaciens inspecteurs de santé publique et par l'inspection générale des affaires sociales. | |
| 2602 | ||
| 2603 | Il est institué, en outre, un contrôle de la bonne exécution des analyses de biologie médicale, dont les modalités sont fixées par décret. | |
| 2604 | ||
| 2605 | **Article LEGIARTI000006694523** | |
| 2606 | ||
| 2607 | Le contrôle de qualité des analyses est exécuté, selon des modalités fixées par décret, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2608 | ||
| 2609 | **Article LEGIARTI000006694526** | |
| 2610 | ||
| 2611 | Les conditions d'application du présent chapitre sont, sauf disposition contraire, fixées par un décret en Conseil d'Etat, après consultation de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2612 | ||
| 2613 | **Article LEGIARTI000006695125** | |
| 2614 | ||
| 2615 | Les réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale et les réactifs mentionnés au 2° de l'article L. 512 du présent code et les réactifs utilisés pour les examens d'anatomie et de cytologie pathologiques font l'objet, avant leur mise sur le marché, à titre gratuit ou onéreux, d'un enregistrement auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2616 | ||
| 2617 | Ce décret précise en outre les conditions dans lesquelles des réactifs présentant des risques pour la santé publique peuvent être retirés du marché par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à titre provisoire ou définitif. | |
| 2618 | ||
| 2619 | Le ministre chargé de la santé peut, sur proposition du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, fixer par arrêté des conditions particulières de mise sur le marché, de contrôle, d'évaluation et d'utilisation pour certaines catégories de réactifs. | |
| 2620 | ||
| 2621 | A titre transitoire et au plus tard jusqu'au 31 décembre 1995, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé peut, par convention, confier le contrôle de qualité prévu à l'article L. 761-14 à des organismes publics ou privés agréés par le ministre chargé de la santé après avis de la commission nationale permanente de biologie médicale. | |
| 2622 | ||
| 2623 | Le fait de mettre sur le marché des réactifs dont la commercialisation a été suspendue en application du deuxième alinéa est puni des peines prévues aux articles L. 213-1 et L. 213-2 (1°) du code de la consommation. | |
| 2624 | ||
| 2625 | Les dispositions de l'article L. 658-9 du présent code sont applicables à la recherche et à la constatation des infractions aux dispositions des alinéas précédents et des textes pris pour leur application. | |
| 2626 | ||
| 2627 | **Article LEGIARTI000006695127** | |
| 2628 | ||
| 2629 | Tout établissement de fabrication, d'importation ou de distribution de réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale doit effectuer une déclaration auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Cette déclaration est accompagnée d'un dossier descriptif de l'activité, dont le contenu est fixé par décret en Conseil d'Etat. | |
| 2630 | ||
| 2631 | Toute modification aux éléments constitutifs de la déclaration doit faire l'objet d'une nouvelle déclaration dans les mêmes formes. | |
| 2632 | ||
| 2633 | **Article LEGIARTI000006695129** | |
| 2634 | ||
| 2635 | L'enregistrement d'un réactif destiné aux laboratoires d'analyses de biologie médicale prévu à l'article L. 761-14-1 ne peut être délivré que si le fabricant, l'importateur ou le distributeur a effectué auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé la déclaration mentionnée à l'article L. 761-14-2. | |
| 2636 | ||
| 2637 | **Article LEGIARTI000006695131** | |
| 2638 | ||
| 2639 | La fabrication, l'importation et la distribution des réactifs destinés aux laboratoires d'analyses de biologie médicale doivent être réalisées en conformité avec les bonnes pratiques dont les principes sont définis par arrêté du ministre chargé de la santé, pris sur proposition de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2640 | ||
| 2641 | **Article LEGIARTI000006695175** | |
| 2642 | ||
| 2643 | Ne sont pas soumis aux dispositions du présent chapitre : | |
| 2644 | ||
| 2645 | 1° Les médecins qui, à l'occasion des actes médicaux auxquels ils procèdent, effectuent, personnellement et dans leur cabinet, des analyses qui ne donnent pas lieu, en vertu de la législation de sécurité sociale, à un remboursement distinct et ne peuvent faire l'objet d'un compte rendu écrit ; | |
| 2646 | ||
| 2647 | 2° Les pharmaciens d'officine qui effectuent des analyses figurant sur une liste fixée par un arrêté du ministre de la santé, qui précise en outre les conditions d'équipement nécessaires ; | |
| 2648 | ||
| 2649 | 3° Les laboratoires d'analyses de biologie médicale relevant du ministère de la défense ; | |
| 2650 | ||
| 2651 | 4° Sous réserve des dispositions des articles L. 761-13 et L. 761-14, les autres laboratoires et services de biologie médicale de l'Etat, des départements, des communes et des établissements publics, notamment hospitaliers ; | |
| 2652 | ||
| 2653 | 5° Les laboratoires des établissements de transfusion sanguine et des centres anti-cancéreux qui effectuent exclusivement les actes de biologie directement liés à leur objet spécifique ; | |
| 2654 | ||
| 2655 | 6° Les infirmiers qui, à l'occasion de soins qu'ils accomplissent, effectuent les contrôles biologiques de dépistage à lecture instantanée dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat pris après avis de l'Académie nationale de médecine. Ces contrôles biologiques ne donnent pas lieu, en vertu de la législation de sécurité sociale, à un remboursement distinct et ne peuvent faire l'objet d'un compte rendu écrit ; | |
| 2656 | ||
| 2657 | 7° Les médecins spécialistes qualifiés en anatomie et cytologie pathologiques qui effectuent, en dehors des laboratoires d'analyses de biologie médicale et dans les conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat, des actes d'anatomie et de cytologie pathologiques. Cependant, l'article L. 759 du code de la santé publique est applicable à ceux de ces médecins qui effectuent les actes de cytogénétique en vue d'établir un diagnostic prénatal relatif à l'enfant à naître. | |
| 2658 | ||
| 2659 | ## Section 4 : Dispositions pénales | |
| 2660 | ||
| 2661 | **Article LEGIARTI000006694530** | |
| 2662 | ||
| 2663 | L'emploi illicite de l'appellation de laboratoire d'analyses de biologie médicale, ou toute expression prêtant à confusion avec celle-ci, est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2664 | ||
| 2665 | Le tribunal peut, en outre, ordonner la publication du jugement aux frais du condamné et son affichage dans les conditions prévues à l'article 131-35 du code pénal. | |
| 2666 | ||
| 2667 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2668 | ||
| 2669 | **Article LEGIARTI000006694533** | |
| 2670 | ||
| 2671 | Les infractions aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 757 et aux dispositions des premier et deuxième alinéas de l'article L. 760 sont punies d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2672 | ||
| 2673 | En cas d'infraction au premier alinéa de l'article L. 757, le tribunal peut, en outre, prononcer la confiscation du matériel ayant servi à l'activité illégale ainsi que la fermeture du laboratoire. | |
| 2674 | ||
| 2675 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2676 | ||
| 2677 | **Article LEGIARTI000006694536** | |
| 2678 | ||
| 2679 | Les infractions aux dispositions des articles L. 756, L. 761-1 et L. 761-2 et des alinéas 2 et 3 de l'article L. 761 sont punies d'un emprisonnement de six mois et d'une amende de 40.000 F (1) ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 2680 | ||
| 2681 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2682 | ||
| 2683 | **Article LEGIARTI000006694539** | |
| 2684 | ||
| 2685 | Les infractions aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 761 sont punies d'une amende de 25.000 F (1). | |
| 2686 | ||
| 2687 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 2688 | ||
| 2689 | **Article LEGIARTI000006694542** | |
| 2690 | ||
| 2691 | Quiconque ne se soumet pas au contrôle institué par l'article L. 761-14 ou fait obstacle aux fonctions des inspecteurs mentionnés à l'article L. 761-13 est passible des peines prévues à l'article L. 761-18. | |
| 2692 | ||
| 2693 | **Article LEGIARTI000006694545** | |
| 2694 | ||
| 2695 | Les infractions aux dispositions de l'article L. 761-12 sont punies d'une amende de 25.000 F (1). | |
| 2696 | ||
| 2697 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 2698 | ||
| 2699 | **Article LEGIARTI000006694548** | |
| 2700 | ||
| 2701 | Toute personne physique ou morale passant avec un directeur ou directeur adjoint de laboratoire ou une société exploitant un laboratoire un contrat ou avenant mentionné aux articles L. 761-4 et L. 761-5 doit le faire par écrit ; le refus de rédaction d'un écrit du fait du contractant est puni d'une amende de 40.000 F (1). | |
| 2702 | ||
| 2703 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 2704 | ||
| 2705 | **Article LEGIARTI000006694551** | |
| 2706 | ||
| 2707 | En cas de récidive dans le délai de cinq ans, les peines fixées par les articles L. 761-16 à L. 761-22 peuvent être portées au double. | |
| 2708 | ||
| 2709 | ## Chapitre 1 bis : Analyses permettant l'identification par empreintes génétiques dans le cadre de procédures judiciaires | |
| 2710 | ||
| 2711 | **Article LEGIARTI000006695134** | |
| 2712 | ||
| 2713 | Les analyses permettant l'identification par empreintes génétiques dans le cadre des procédures judiciaires mentionnées à l'article 16-11 du code civil doivent faire l'objet d'un contrôle de qualité organisé, selon des modalités fixées par le décret prévu par l'article 16-12 du code civil, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 2714 | ||
| 2715 | ## Chapitre 2 : Manipulation des produits d'origine microbienne, réglementation et dispositions pénales | |
| 2716 | ||
| 2717 | **Article LEGIARTI000006694554** | |
| 2718 | ||
| 2719 | Toute personne, patentée ou non, préparant ou expérimentant, même dans un but désintéressé, des produits visés à l'article L. 606 ci-dessus, est tenue de souscrire, pour elle-même et pour le personnel occupé par elle à un titre quelconque, une déclaration indiquant l'état civil, la nationalité, le domicile de chaque intéressé, ainsi que la nature exacte des travaux à lui confiés. | |
| 2720 | ||
| 2721 | Cette déclaration sera adressée dans le délai d'un mois à la préfecture du département dans lequel est effectuée la préparation ou l'expérimentation. | |
| 2722 | ||
| 2723 | **Article LEGIARTI000006694557** | |
| 2724 | ||
| 2725 | Toute modification dans l'état du personnel doit faire l'objet : | |
| 2726 | ||
| 2727 | a) Pour le personnel français, d'une déclaration de même nature dans les huit jours de l'entrée en fonctions ; | |
| 2728 | ||
| 2729 | b) Pour le personnel étranger, d'une demande d'autorisation préalable à l'entrée en fonctions. | |
| 2730 | ||
| 2731 | **Article LEGIARTI000006694560** | |
| 2732 | ||
| 2733 | Un décret simple déterminera ultérieurement, s'il y a lieu, les autres renseignements qui pourraient être exigés, sous peine des sanctions prévues à l'article L. 765 ci-après, en ce qui concerne les opérations relatives aux produits susvisés ; il fixera le délai dans lequel ces nouveaux renseignements et les modifications à y apporter devront être adressés à la préfecture. | |
| 2734 | ||
| 2735 | **Article LEGIARTI000006694563** | |
| 2736 | ||
| 2737 | Toute infraction aux dispositions des articles L. 762 et L. 763 ci-dessus est passible d'une amende de 30.000 F (1). | |
| 2738 | ||
| 2739 | En cas de récidive, l'amende peut être portée au double et le jugement ordonner la fermeture de l'établissement. | |
| 2740 | ||
| 2741 | (1) Amende applicable depuis le 1er janvier 1978. | |
| 69 | Les mesures de suspension ou de retrait sont prises selon les modalités prévues à l'article L. 712-16 ci-dessus. Elles ne font pas obstacle à d'éventuelles poursuites judiciaires. | |
| Article LEGIARTI000006695218 L158→158 | ||
| 158 | 158 | |
| 159 | 159 | L'agence nationale peut également être chargée de l'évaluation d'actions et de programmes de santé publique. |
| 160 | 160 | |
| 161 | **Article LEGIARTI000006695218** | |
| 161 | **Article LEGIARTI000006695219** | |
| 162 | 162 | |
| 163 | 163 | Au titre de sa mission d'évaluation des soins et des pratiques professionnelles dans les secteurs hospitalier et des soins de ville, l'agence nationale est chargée : |
| 164 | 164 | |
| @@ -166,7 +166,7 @@ Au titre de sa mission d'évaluation des soins et des pratiques professionnelles | ||
| 166 | 166 | |
| 167 | 167 | 2° D'élaborer et de valider des recommandations de bonnes pratiques cliniques et des références médicales et professionnelles en matière de prévention, de diagnostic, de thérapeutique et de soins palliatifs ; |
| 168 | 168 | |
| 169 | 3° De donner un avis sur la liste des actes, prestations et fournitures qui sont pris en charge ou donnent lieu à remboursement par les organismes d'assurance maladie, à l'exception des médicaments ; | |
| 169 | 3° De donner un avis sur la liste des actes ou prestations qui sont pris en charge ou donnent lieu à remboursement par les organismes d'assurance maladie ; | |
| 170 | 170 | |
| 171 | 171 | 4° De réaliser ou de valider des études d'évaluation des technologies relatives à son domaine de compétence ; |
| 172 | 172 | |
| Article LEGIARTI000006802243 L362→362 | ||
| 362 | 362 | |
| 363 | 363 | Pour l'application des dispositions de la présente section, à l'exception de celles de l'article R. 666-12-7, les hôpitaux des armées et le centre de transfusion sanguine des armées sont regardés, respectivement, comme des établissements publics de santé et comme un établissement de transfusion sanguine. |
| 364 | 364 | |
| 365 | ## Section 1 : Dispositions générales | |
| 366 | ||
| 367 | **Article LEGIARTI000006802243** | |
| 368 | ||
| 369 | L'Agence française du sang est un établissement public de l'Etat à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé. | |
| 370 | ||
| 371 | **Article LEGIARTI000006802246** | |
| 372 | ||
| 373 | Pour l'exercice des missions définies à l'article L. 667-5, l'agence peut notamment : | |
| 374 | ||
| 375 | 1° Acquérir les biens meubles ou immeubles nécessaires ; | |
| 376 | ||
| 377 | 2° Attribuer, sur son budget propre, des subventions, prêts ou avances à des personnes publiques ou privées qui réalisent des études, recherches, travaux ou équipements concourant à l'accomplissement de ses missions ; | |
| 378 | ||
| 379 | 3° Coopérer, en particulier par la voie de conventions ou de participations à des groupements d'intérêt public ou des groupements d'intérêt économique, avec toute personne publique ou privée, française ou étrangère, et notamment avec les établissements d'enseignement, de recherche et de santé qui ont des missions complémentaires des siennes ou lui apportent leur concours. | |
| 380 | ||
| 381 | A la demande du ministre chargé de la santé, l'agence participe dans les domaines relevant de sa compétence à l'élaboration et à la mise en oeuvre des règles communautaires et des accords internationaux, ainsi qu'à la représentation de la France dans toute instance internationale. | |
| 382 | ||
| 383 | ## Sous-section 1 : Le conseil d'administration | |
| 384 | ||
| 385 | **Article LEGIARTI000006802249** | |
| 386 | ||
| 387 | Le conseil d'administration de l'Agence française du sang comprend, outre le président de l'agence : | |
| 388 | ||
| 389 | A. Dix membres de droit représentant l'Etat : | |
| 390 | ||
| 391 | 1° Le directeur général de la santé ou son représentant ; | |
| 392 | ||
| 393 | 2° Le directeur des hôpitaux ou son représentant ; | |
| 394 | ||
| 395 | 3° Le directeur de l'administration générale, du personnel et du budget du ministère chargé de la santé ou son représentant ; | |
| 396 | ||
| 397 | 4° Le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ; | |
| 398 | ||
| 399 | 5° Le directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ou son représentant ; | |
| 400 | ||
| 401 | 6° Le directeur du budget ou son représentant ; | |
| 402 | ||
| 403 | 7° Le directeur général de la recherche et de la technologie ou son représentant ; | |
| 404 | ||
| 405 | 8° Le directeur des enseignements supérieurs ou son représentant ; | |
| 406 | ||
| 407 | 9° Le directeur général des stratégies industrielles ou son représentant ; | |
| 408 | ||
| 409 | 10° Le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l'outre-mer ou son représentant. | |
| 410 | ||
| 411 | B. Dix autres membres : | |
| 412 | ||
| 413 | 1° Deux membres nommés sur proposition du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés ; | |
| 414 | ||
| 415 | 2° Un membre nommé sur proposition conjointe des conseils d'administration de la Caisse nationale d'assurance maladie et maternité des travailleurs non salariés des professions non agricoles et de la caisse centrale de secours mutuels agricoles ; | |
| 416 | ||
| 417 | 3° Un membre titulaire et un membre suppléant élus pour trois ans par le personnel de l'agence, selon des modalités définies par le règlement intérieur de l'établissement ; | |
| 418 | ||
| 419 | 4° Six membres nommés sur proposition du ministre chargé de la santé, au nombre desquels un représentant des associations de donneurs de sang, un représentant des associations de patients et quatre personnalités qualifiées parmi lesquelles au moins deux médecins ou pharmaciens. | |
| 420 | ||
| 421 | Le conseil d'administration comprend également deux représentants des établissements de santé, un représentant des établissements de transfusion sanguine et un représentant des personnels de ces établissements, nommés sur proposition du ministre chargé de la santé. Ces représentants sont choisis parmi ceux des membres du comité d'orientation qui représentent, respectivement, les établissements de santé, les établissements de transfusion sanguine et le personnel de ces établissements. Ils siègent au conseil avec voix consultative. | |
| 422 | ||
| 423 | Les membres du conseil d'administration, autres que les membres mentionnés au A et au 3° du B, sont nommés par décret pour une durée de trois ans renouvelable. Pour chacun de ces membres, il est désigné un suppléant dans les mêmes conditions. | |
| 424 | ||
| 425 | En cas de vacance d'un siège, pour quelque cause que ce soit, un autre membre est désigné dans les mêmes conditions jusqu'à l'expiration du mandat en cours. | |
| 426 | ||
| 427 | **Article LEGIARTI000006802252** | |
| 428 | ||
| 429 | Les fonctions de membre du conseil d'administration sont incompatibles avec celles de membre du comité de sécurité transfusionnelle institué par l'article L. 667-1. | |
| 430 | ||
| 431 | Les personnes exerçant une activité au sein ou pour le compte d'un établissement de transfusion sanguine ne peuvent être nommées en qualité de membre du conseil d'administration ayant voix délibérative. Tout membre du conseil d'administration ayant voix délibérative perd cette qualité s'il vient à exercer de telles activités. | |
| 432 | ||
| 433 | **Article LEGIARTI000006802255** | |
| 434 | ||
| 435 | Les fonctions de membre du conseil d'administration autres que celles de président sont gratuites. Elles ouvrent droit aux indemnités pour frais de déplacement et de séjour dans les conditions prévues par le décret n° 90-437 du 28 mai 1990. | |
| 436 | ||
| 437 | **Article LEGIARTI000006802258** | |
| 438 | ||
| 439 | Le conseil d'administration se réunit au moins trois fois par an sur convocation du président de l'agence qui arrête l'ordre du jour. | |
| 440 | ||
| 441 | La convocation est de droit dans le mois de la demande qui en est faite par le ministre chargé de la santé ou par le tiers des membres du conseil d'administration ayant voix délibérative. | |
| 442 | ||
| 443 | **Article LEGIARTI000006802261** | |
| 444 | ||
| 445 | Le directeur de l'agence, le contrôleur financier et l'agent comptable participent aux travaux du conseil d'administration avec voix consultative. Le directeur de l'agence peut se faire assister de toute personne de son choix. | |
| 446 | ||
| 447 | Le conseil peut entendre toute personne dont il estime l'audition utile à son information. | |
| 448 | ||
| 449 | **Article LEGIARTI000006802264** | |
| 450 | ||
| 451 | Le conseil d'administration ne peut délibérer valablement que si la moitié au moins de ses membres ayant voix délibérative sont présents. Si le quorum n'est pas atteint, le conseil est convoqué dans les quinze jours ; il délibère alors valablement quel que soit le nombre d'administrateurs présents. | |
| 452 | ||
| 453 | Les décisions sont prises à la majorité simple. La voix du président est prépondérante en cas de partage égal des voix. | |
| 454 | ||
| 455 | Le conseil d'administration élabore son règlement intérieur. | |
| 456 | ||
| 457 | **Article LEGIARTI000006802268** | |
| 458 | ||
| 459 | Le conseil d'administration délibère sur les matières suivantes : | |
| 460 | ||
| 461 | 1° L'organisation générale de l'agence et son règlement intérieur ; | |
| 462 | ||
| 463 | 2° Le budget de l'agence et ses modifications, ainsi que le compte financier ; | |
| 464 | ||
| 465 | 3° Les contrats et les marchés d'un montant supérieur à un seuil qu'il détermine ; | |
| 466 | ||
| 467 | 4° Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles ; les baux et locations les concernant ; | |
| 468 | ||
| 469 | 5° L'acceptation des dons et legs ; | |
| 470 | ||
| 471 | 6° L'exercice des actions en justice et les transactions ; | |
| 472 | ||
| 473 | 7° Les participations de l'agence à des groupements d'intérêt public ou à des groupements d'intérêt économique ; | |
| 474 | ||
| 475 | 8° Les décisions relatives à la mise en oeuvre de traitements automatisés d'informations nominatives mentionnées à l'article 19 du décret n° 78-774 du 17 juillet 1978 ; | |
| 476 | ||
| 477 | 9° Le rapport annuel sur l'activité de transfusion sanguine mentionné au dernier alinéa de l'article L. 667-5. | |
| 478 | ||
| 479 | Dans les matières énumérées au 4° et au 6° ci-dessus, le conseil d'administration peut déléguer une partie de ses pouvoirs au président de l'agence. | |
| 480 | ||
| 481 | Le conseil d'administration fixe en outre par ses délibérations les orientations générales de l'action de l'agence dans les domaines suivants : | |
| 482 | ||
| 483 | 1° La promotion du don du sang ; | |
| 484 | ||
| 485 | 2° La sauvegarde du strict respect des principes éthiques par l'ensemble de la chaîne transfusionnelle ; | |
| 486 | ||
| 487 | 3° La politique médicale et de recherche ; | |
| 488 | ||
| 489 | 4° L'évaluation de l'activité de transfusion sanguine ; | |
| 490 | ||
| 491 | 5° La participation de l'agence à l'organisation et à l'acheminement des secours en cas de catastrophe nationale ou internationale nécessitant de recourir aux moyens de transfusion sanguine ; | |
| 492 | ||
| 493 | 6° La coopération internationale ; | |
| 494 | ||
| 495 | 7° Le recueil des informations nécessaires à la surveillance de l'activité des établissements de transfusion sanguine ; | |
| 496 | ||
| 497 | 8° Les principes d'attribution des crédits du fonds d'orientation et le suivi de leur utilisation. | |
| 498 | ||
| 499 | **Article LEGIARTI000006802271** | |
| 500 | ||
| 501 | Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa ci-après, les délibérations du conseil d'administration mentionnées à l'article R. 667-9 sont exécutoires quinze jours après la transmission du procès-verbal au ministre chargé de la santé, à moins que celui-ci n'y fasse opposition. En cas d'urgence, le ministre chargé de la santé peut autoriser l'exécution immédiate. | |
| 502 | ||
| 503 | Les délibérations portant sur le budget, sur le compte financier ainsi que sur les acquisitions, échanges et aliénations d'immeubles ne sont exécutoires qu'après approbation expresse par le ministre chargé de la santé et le ministre chargé du budget. | |
| 504 | ||
| 505 | **Article LEGIARTI000006802274** | |
| 506 | ||
| 507 | Le président de l'agence prend, sous réserve de l'accord du contrôleur financier et d'une ratification par le conseil d'administration lors de sa plus prochaine séance, les décisions modificatives du budget autres que celles qui ont pour objet une augmentation des dépenses ou des virements de crédit entre la section de fonctionnement et la section des opérations en capital, ou entre les chapitres de personnel et les chapitres de matériel. | |
| 508 | ||
| 509 | **Article LEGIARTI000006802279** | |
| 510 | ||
| 511 | I. - Lorsqu'une disposition législative ou réglementaire prévoit la consultation de l'Agence française du sang, cet avis est donné par une délibération du conseil d'administration de l'agence, sauf s'il en est disposé autrement par le texte prévoyant l'avis ou par le présent chapitre. | |
| 512 | ||
| 513 | Toutefois, le conseil d'administration peut déléguer au président de l'agence le pouvoir de donner au nom de l'établissement tout ou partie de ces avis. | |
| 514 | ||
| 515 | II. - Les avis prévus aux premier et deuxième alinéas de l'article L. 666-10 sont donnés par le président de l'Agence française du sang. | |
| 516 | ||
| 517 | Il en est de même de l'avis prévu à l'article L. 666-9 dans le cas où le ministre chargé de la santé déclare l'urgence de la décision à prendre et en informe par écrit le président de l'agence. | |
| 518 | ||
| 519 | Le conseil d'administration reçoit communication des avis ainsi donnés par le président de l'agence. | |
| 520 | ||
| 521 | III. - Conformément aux dispositions de l'article L. 667-7, le président de l'agence saisit pour avis le conseil d'administration de ses projets de décisions relatives aux agréments, approbations, autorisations et retraits prévus aux articles L. 668-1, L. 668-4, L. 668-8 et L. 668-11 ainsi que de ses projets de décisions relatives à l'agrément prévu à l'article R. 668-5-3 et à l'appréciation de conformité prévue à l'article R. 668-5-7. Les demandes qu'il adresse à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé pour l'application de l'article L. 668-2 sont préalablement soumises à l'avis du conseil d'administration. | |
| 522 | ||
| 523 | Le président de l'agence rend compte au conseil d'administration des décisions qu'il prend en application de l'article L. 668-5 ainsi que des mises en demeure et des décisions relatives aux suspensions ou retraits qui lui sont notifiés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en application de l'article L. 668-11. | |
| 524 | ||
| 525 | IV. - Le conseil d'administration de l'Agence française du sang donne son avis sur les projets de schémas d'organisation de la transfusion sanguine mentionnés à l'article L. 669-2, avant la transmission de ces projets par le président de l'agence au ministre chargé de la santé. | |
| 526 | ||
| 527 | V. - Le conseil d'administration de l'agence reçoit communication des avis transmis par le président à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé sur les projets de règlements mentionnés au 1° de l'article L. 666-8 et au premier alinéa de l'article L. 668-3. | |
| 528 | ||
| 529 | VI. - En outre, le conseil d'administration de l'Agence française du sang se prononce sur les questions qui lui sont soumises par le président de l'agence ou par le ministre chargé de la santé. | |
| 530 | ||
| 531 | ## Sous-section 2 : Le président de l'Agence française du sang | |
| 532 | ||
| 533 | **Article LEGIARTI000006802282** | |
| 534 | ||
| 535 | Le président de l'Agence française du sang est nommé par décret en conseil des ministres pour une durée de trois ans renouvelable, sur proposition du ministre chargé de la santé. | |
| 536 | ||
| 537 | Il préside le conseil d'administration de l'agence dont il prépare et exécute les délibérations. | |
| 538 | ||
| 539 | **Article LEGIARTI000006802285** | |
| 540 | ||
| 541 | Le président de l'Agence française du sang assure la direction de l'établissement. | |
| 542 | ||
| 543 | Il accomplit tous les actes qui ne sont pas réservés au conseil d'administration en vertu des articles R. 667-9 à R. 667-12. | |
| 544 | ||
| 545 | Il recrute, nomme et gère les agents contractuels de l'agence. Il a autorité sur l'ensemble des personnels de l'établissement. | |
| 546 | ||
| 547 | Il représente l'agence en justice et dans tous les actes de la vie civile. | |
| 548 | ||
| 549 | Il passe au nom de l'agence les contrats et marchés et les actes d'acquisition, de vente et de transaction, sous réserve des attributions conférées au conseil d'administration par les 3° et 4° du premier alinéa de l'article R. 667-9. | |
| 550 | ||
| 551 | Il est ordonnateur des dépenses et des recettes du budget de l'agence. | |
| 552 | ||
| 553 | Sous réserve des dispositions de l'article R. 667-27, il peut déléguer sa signature à ceux de ses collaborateurs qui exercent une fonction de direction au sein de l'agence. | |
| 554 | ||
| 555 | **Article LEGIARTI000006802288** | |
| 556 | ||
| 557 | Dans le cadre des missions prévues au a du 1° du deuxième alinéa de l'article L. 667-5 et conformément aux orientations arrêtées par le conseil d'administration en vertu des 1° et 2° du troisième alinéa de l'article R. 667-9, le président de l'agence peut adresser des recommandations aux différents intervenants de la transfusion sanguine. Il en informe le conseil d'administration et le comité d'orientation de l'agence. | |
| 558 | ||
| 559 | 365 | ## Sous-section 3 : Le conseil scientifique |
| 560 | 366 | |
| 561 | **Article LEGIARTI000006802291** | |
| 562 | ||
| 563 | Le conseil scientifique de l'Agence française du sang prévu au dernier alinéa de l'article L. 667-6 est composé de membres nommés, pour une durée de trois ans renouvelable, par arrêté du ministre chargé de la santé. Ses membres sont choisis en raison de leur compétence médicale, scientifique ou technique dans le domaine de la transfusion sanguine ou dans un domaine utile à la transfusion sanguine. | |
| 564 | ||
| 565 | Il comprend : | |
| 566 | ||
| 567 | 1° Le président du comité d'orientation de l'agence ; | |
| 568 | ||
| 569 | 2° Un membre nommé sur proposition du directeur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale ; | |
| 570 | ||
| 571 | 3° Un membre nommé sur proposition du directeur du Centre national de la recherche scientifique ; | |
| 572 | ||
| 573 | 4° Un membre nommé sur proposition du directeur de l'institut Pasteur de Paris ; | |
| 574 | ||
| 575 | 5° Un membre nommé sur proposition de la Société française de transfusion sanguine ; | |
| 576 | ||
| 577 | 6° Quatre à huit personnalités qualifiées. | |
| 578 | ||
| 579 | Le conseil scientifique élit son président parmi ses membres. | |
| 580 | ||
| 581 | Les dispositions de l'article R. 667-5 sont applicables aux membres du conseil scientifique. | |
| 582 | ||
| 583 | 367 | **Article LEGIARTI000006802294** |
| 584 | 368 | |
| 585 | 369 | Les fonctions de membre du conseil scientifique sont incompatibles avec celles de membre du comité de sécurité transfusionnelle. |
| Article LEGIARTI000006802244 L792→576 | ||
| 792 | 576 | |
| 793 | 577 | Les dispositions du présent chapitre sont applicables à la collectivité territoriale de Mayotte. |
| 794 | 578 | |
| 795 | ## Sous-section 1 : Des associations agréées en qualité d'établissement de transfusion sanguine | |
| 579 | ## Sous-section 1 : Le conseil d'administration | |
| 580 | ||
| 581 | **Article LEGIARTI000006802244** | |
| 582 | ||
| 583 | Le conseil d'administration de l'Etablissement français du sang comprend, outre le président de l'établissement : | |
| 584 | ||
| 585 | 1\. Onze membres de droit représentant l'Etat : | |
| 796 | 586 | |
| 797 | **Article LEGIARTI000006801851** | |
| 587 | a) le directeur général de la santé ou son représentant ; | |
| 798 | 588 | |
| 799 | Les statuts des associations qui, conformément à l'article L. 668-1, demandent à l'Agence française du sang leur agrément en qualité d'établissement de transfusion sanguine doivent être conformes aux statuts types figurant en annexe I à la présente section. | |
| 589 | b) le directeur des hôpitaux ou son représentant ; | |
| 800 | 590 | |
| 801 | ## Sous-section 2 : Des groupements d'intérêt public agréés en qualité d'établissement de transfusion sanguine | |
| 591 | c) le directeur de l'administration générale, du personnel et du budget au ministère chargé de la santé ou son représentant ; | |
| 802 | 592 | |
| 803 | **Article LEGIARTI000006801856** | |
| 593 | d) le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ; | |
| 804 | 594 | |
| 805 | En vue d'être agréés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à la demande de l'Agence française du sang en qualité d'établissement de transfusion sanguine, des groupements d'intérêt public dotés de la personnalité morale et de l'autonomie financière peuvent être constitués entre des établissements publics de santé, ou entre, d'une part, un ou plusieurs établissements publics de santé et, d'autre part, d'autres personnes morales de droit public, des établissements de santé privés, des organismes régis par le code de la mutualité, des organismes de sécurité sociale, des associations gérant un établissement de transfusion sanguine, des associations de donneurs de sang bénévoles et d'autres établissements à vocation sanitaire à but non lucratif. | |
| 595 | e) le directeur central du service de santé des armées ou son représentant au ministère chargé des armées ; | |
| 806 | 596 | |
| 807 | La convention constitutive de ces groupements doit être conforme à la convention type figurant en annexe II à la présente section. | |
| 597 | f) le directeur du budget ou son représentant ; | |
| 808 | 598 | |
| 809 | **Article LEGIARTI000006801858** | |
| 599 | g) le directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ou son représentant ; | |
| 810 | 600 | |
| 811 | La décision d'approbation de la convention constitutive, prévue aux articles L. 668-1 et L. 668-2, qui vaut agrément en qualité d'établissement de transfusion sanguine, est publiée au Journal officiel de la République française. La publication fait notamment mention : | |
| 601 | h) le directeur des stratégies industrielles au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie ou son représentant ; | |
| 812 | 602 | |
| 813 | \- de la dénomination et de l'objet du groupement ; | |
| 603 | i) le directeur de la recherche au ministère de l'éducation, de la recherche et de la technologie ou son représentant ; | |
| 814 | 604 | |
| 815 | \- de l'identité de ses membres ; | |
| 605 | j) le directeur des enseignements supérieurs au ministère de l'éducation, de la recherche et de la technologie ou son représentant ; | |
| 816 | 606 | |
| 817 | \- du siège social ; | |
| 607 | k) le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l'outre-mer au ministère chargé de l'outre-mer ou son représentant. | |
| 818 | 608 | |
| 819 | \- de la zone de collecte de l'établissement. | |
| 609 | 2\. Sept représentants des organismes et associations mentionnés ci-après, dont : | |
| 820 | 610 | |
| 821 | Les modifications éventuelles de la convention constitutive ainsi que la décision d'approbation de ces modifications font l'objet d'une publication dans les mêmes conditions. | |
| 611 | a) deux représentants de l'assurance maladie nommés sur proposition conjointe des conseils d'administration de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés, de la Caisse nationale d'assurance maladie et maternité des travailleurs non salariés et de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole ; | |
| 822 | 612 | |
| 823 | **Article LEGIARTI000006801860** | |
| 613 | b) un représentant des associations de patients ; | |
| 824 | 614 | |
| 825 | Un commissaire du Gouvernement est nommé auprès du groupement par le préfet du département dans lequel se trouve son siège. | |
| 615 | c) deux représentants des associations de donneurs de sang nommés sur proposition de la Fédération française des donneurs de sang bénévoles ; | |
| 826 | 616 | |
| 827 | Il assiste aux réunions de l'assemblée générale et du conseil d'administration et a communication de tous documents relatifs au groupement. | |
| 617 | d) un représentant de la Fédération hospitalière de France ; | |
| 828 | 618 | |
| 829 | Lorsqu'il estime qu'une décision ou délibération, y compris celles qui sont relatives au recrutement de personnel propre au groupement, met en jeu l'existence ou le bon fonctionnement du groupement, ou méconnaît les dispositions législatives ou réglementaires ou la convention constitutive, le commissaire du Gouvernement peut suspendre l'exécution de cette décision ou délibération durant quinze jours et provoquer une nouvelle décision ou délibération. Il en informe l'Agence française du sang et les administrations concernées. | |
| 619 | e) un représentant des organismes d'hospitalisation privée. | |
| 830 | 620 | |
| 831 | **Article LEGIARTI000006801862** | |
| 621 | 3\. Deux représentants des personnels de l'Etablissement français du sang, élus selon des modalités définies par le règlement intérieur de l'établissement ; pour chacun de ces représentants, un suppléant est désigné dans les mêmes conditions. | |
| 832 | 622 | |
| 833 | L'agent comptable des groupements soumis aux règles de la comptabilité publique est nommé par le ministre chargé du budget. | |
| 623 | 4\. Deux personnalités qualifiées, dont une au moins est médecin ou pharmacien, choisies en raison de leurs compétences en matière de transfusion sanguine. | |
| 624 | ||
| 625 | Les membres du conseil d'administration mentionnés aux 2 a, 2 b et 2 e sont proposés conjointement par les organismes concernés. En cas de désaccord, chacun de ces organismes propose un nom au ministre chargé de la santé. | |
| 626 | ||
| 627 | Les membres du conseil d'administration mentionnés aux 2 et 4 sont nommés par décret pour une durée de trois ans renouvelable. | |
| 628 | ||
| 629 | En cas de vacance d'un siège, pour quelque cause que ce soit, un autre membre est désigné dans les mêmes conditions jusqu'à l'expiration du mandat en cours. | |
| 630 | ||
| 631 | Le président du conseil scientifique de l'Etablissement français du sang siège au conseil d'administration avec voix consultative. | |
| 632 | ||
| 633 | **Article LEGIARTI000006802247** | |
| 634 | ||
| 635 | Les fonctions de membre du conseil d'administration sont incompatibles avec celles de membre du conseil scientifique de l'établissement ou du conseil scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. | |
| 636 | ||
| 637 | **Article LEGIARTI000006802250** | |
| 638 | ||
| 639 | Les fonctions de membre du conseil d'administration autres que celles de son président sont gratuites. Elles ouvrent droit à remboursement des frais de déplacement et de séjour dans les conditions fixées par le règlement intérieur de l'établissement. | |
| 640 | ||
| 641 | **Article LEGIARTI000006802253** | |
| 642 | ||
| 643 | Le conseil d'administration se réunit au moins trois fois par an sur convocation de son président, qui fixe l'ordre du jour. | |
| 644 | ||
| 645 | La convocation et l'inscription à l'ordre du jour sont de droit lorsqu'elles sont demandées par le ministre chargé de la santé ou le tiers au moins des membres. La réunion du conseil d'administration doit se tenir dans le mois qui suit la demande. | |
| 646 | ||
| 647 | Le contrôleur d'Etat et l'agent comptable de l'établissement assistent aux réunions avec voix consultative. | |
| 648 | ||
| 649 | Le conseil peut entendre toute personne dont il estime l'audition utile à son information. | |
| 650 | ||
| 651 | **Article LEGIARTI000006802256** | |
| 652 | ||
| 653 | Le conseil ne peut valablement délibérer que si la moitié au moins de ses membres ayant voix délibérative sont présents. Si le quorum n'est pas atteint, le conseil est à nouveau convoqué avec le même ordre du jour dans les quinze jours. Il délibère alors valablement quel que soit le nombre d'administrateurs présents. | |
| 654 | ||
| 655 | Les délibérations du conseil d'administration sont adoptées à la majorité simple des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante. | |
| 656 | ||
| 657 | **Article LEGIARTI000006802259** | |
| 658 | ||
| 659 | Le conseil d'administration fixe les orientations générales de la politique de l'établissement, notamment celles concernant la promotion du don et la politique médicale et de recherche. Il délibère en outre sur les matières suivantes : | |
| 660 | ||
| 661 | 1\. L'organisation générale de l'établissement et son règlement intérieur ; | |
| 662 | ||
| 663 | 2\. L'état prévisionnel des recettes et des dépenses, les décisions modificatives, le compte financier et l'affectation des résultats ; | |
| 664 | ||
| 665 | 3\. Les orientations générales de la politique des ressources humaines ; | |
| 666 | ||
| 667 | 4\. Les contrats d'objectifs et de moyens passés entre l'établissement et l'Etat ; | |
| 668 | ||
| 669 | 5\. Les emprunts et encours maximaux des crédits de trésorerie ; | |
| 670 | ||
| 671 | 6\. L'acceptation ou le refus de dons et legs ; | |
| 672 | ||
| 673 | 7\. Les acquisitions, aliénations, échanges d'immeubles d'un montant supérieur à un seuil qu'il fixe ; les baux d'une durée et d'un montant supérieurs à un seuil qu'il fixe ; | |
| 674 | ||
| 675 | 8\. Les décisions relatives à la mise en oeuvre des traitements automatisés d'informations nominatives mentionnées à l'article 19 du décret n° 78-774 du 17 juillet 1978 ; | |
| 676 | ||
| 677 | 9\. Les participations de l'établissement à des groupements d'intérêt public, des groupements d'intérêt économique, la création de filiales, les prises de participations financières ; | |
| 678 | ||
| 679 | 10\. Les règles relatives aux contrats et marchés ; | |
| 680 | ||
| 681 | 11\. Le rapport annuel d'activité mentionné au dernier alinéa de l'article L. 667-5 ; | |
| 682 | ||
| 683 | Le conseil d'administration peut déléguer au président les décisions mentionnées aux 6 et 7 du présent article. | |
| 684 | ||
| 685 | **Article LEGIARTI000006802262** | |
| 686 | ||
| 687 | Les délibérations du conseil d'administration sont transmises au ministre chargé de la santé. Elles sont exécutoires quinze jours après leur réception par le ministre à moins que ce dernier n'y ait fait opposition. En cas d'urgence, le ministre chargé de la santé peut autoriser l'exécution immédiate d'une délibération du conseil d'administration. | |
| 688 | ||
| 689 | Toutefois, les délibérations visées aux 2, 5, 9 et 10 de l'article R. 667-6 doivent faire l'objet d'une approbation conjointe des ministres chargés de la santé et du budget dans un délai d'un mois à compter de leur réception, conformément aux dispositions du décret n° 99-575 du 8 juillet 1999. A l'expiration de ce délai, faute d'une approbation explicite, ces délibérations sont exécutoires. | |
| 690 | ||
| 691 | ## Sous-section 2 : Le président | |
| 692 | ||
| 693 | **Article LEGIARTI000006802265** | |
| 694 | ||
| 695 | Le président de l'Etablissement français du sang est nommé par décret pour une durée de trois ans renouvelable. | |
| 696 | ||
| 697 | Il assure la direction de l'établissement dans le cadre des orientations définies par le conseil d'administration, conformément aux dispositions de l'article L. 667-6, et accomplit tous les actes qui ne sont pas réservés au conseil d'administration en vertu de l'article R. 667-6. | |
| 698 | ||
| 699 | Il propose chaque année au conseil d'administration les orientations générales de la politique de l'établissement. | |
| 700 | ||
| 701 | Il prépare les délibérations du conseil d'administration et en assure l'exécution. | |
| 702 | ||
| 703 | Il recrute, nomme et gère les personnels de l'établissement. Il a autorité sur l'ensemble de ces personnels. | |
| 704 | ||
| 705 | Il peut ester en justice et transiger et en rend compte au conseil d'administration. Il représente l'établissement dans tous les actes de la vie civile. Il passe, au nom de l'établissement, les contrats, conventions et marchés ainsi que les actes d'acquisition et de vente, sous réserve des attributions du conseil d'administration visées à l'article R. 667-6. | |
| 706 | ||
| 707 | Outre les délégations visées à l'article L. 668-8, le président de l'Etablissement français du sang peut déléguer sa signature aux cadres exerçant des fonctions de direction au sein de l'établissement. | |
| 708 | ||
| 709 | **Article LEGIARTI000006802269** | |
| 710 | ||
| 711 | Le président informe le conseil d'administration de l'établissement lors de sa plus prochaine séance : | |
| 712 | ||
| 713 | 1\. Des décisions prises en application de l'article L. 668-5 ; | |
| 714 | ||
| 715 | 2\. Des décisions prises en application de l'article L. 668-8 ; | |
| 716 | ||
| 717 | 3\. Des décisions qui lui sont notifiées par le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en application de l'article L. 668-11. | |
| 718 | ||
| 719 | ## Sous-section 3 : Le conseil scientifique | |
| 720 | ||
| 721 | **Article LEGIARTI000006802272** | |
| 722 | ||
| 723 | Le conseil scientifique de l'établissement prévu au dernier alinéa de l'article L. 667-6 est composé de membres nommés, en raison de leur compétence dans le domaine de la transfusion sanguine, pour une durée de trois ans renouvelable par arrêté du ministre chargé de la santé. Il comprend : | |
| 724 | ||
| 725 | 1\. Un membre proposé par le directeur général de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale ; | |
| 726 | ||
| 727 | 2\. Un membre proposé par le directeur général du Centre national de la recherche scientifique ; | |
| 728 | ||
| 729 | 3\. Un membre proposé par le président de la Société française de transfusion sanguine ; | |
| 730 | ||
| 731 | 4\. Un membre proposé par la conférence des directeurs d'unité de formation et de recherche de médecine ; | |
| 732 | ||
| 733 | 5\. Un membre proposé par le président de la Société française de greffe de moelle ; | |
| 734 | ||
| 735 | 6\. Cinq personnalités qualifiées. | |
| 736 | ||
| 737 | Le ministre chargé de la santé nomme le président du conseil scientifique parmi les membres de ce conseil. | |
| 738 | ||
| 739 | Le directeur général de la santé ou son représentant et le président du conseil scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé peuvent assister aux séances du conseil scientifique avec voix consultative. | |
| 740 | ||
| 741 | Le conseil scientifique se réunit au moins trois fois par an, sur convocation de son président, à son initiative ou à la demande du président de l'Etablissement français du sang. | |
| 742 | ||
| 743 | Le président de l'établissement peut, de sa propre initiative ou à la demande du conseil d'administration, consulter le conseil scientifique sur toute question de nature médicale, scientifique ou technique ayant une incidence sur l'exercice des missions de l'établissement. | |
| 744 | ||
| 745 | Le conseil scientifique peut transmettre au président de l'établissement des observations sur toute question de nature médicale, scientifique ou technique ayant une incidence sur la qualité ou la sécurité de la transfusion sanguine. | |
| 746 | ||
| 747 | Il participe à la définition de la politique de recherche en transfusion sanguine et à l'évaluation des programmes de recherche conduits par l'établissement. | |
| 748 | ||
| 749 | Les avis du conseil scientifique sont transmis au président de l'établissement qui les communique au conseil d'administration. | |
| 750 | ||
| 751 | Les dispositions de l'article R. 667-3 sont applicables aux membres du conseil scientifique. | |
| 752 | ||
| 753 | ## Section 2 : Organisation budgétaire et comptable | |
| 754 | ||
| 755 | **Article LEGIARTI000006802275** | |
| 756 | ||
| 757 | Le président de l'Etablissement français du sang présente chaque année au conseil d'administration un état prévisionnel des recettes et des dépenses qui comprend : | |
| 758 | ||
| 759 | \- une section de fonctionnement ; | |
| 760 | ||
| 761 | \- une section d'opérations en capital à caractère limitatif ; | |
| 762 | ||
| 763 | \- une annexe indiquant la répartition prévisionnelle des recettes et des dépenses pour les services centraux et chacun des établissements de transfusion sanguine. | |
| 764 | ||
| 765 | Lors de la présentation du compte financier, le président de l'Etablissement français du sang rend compte au conseil d'administration de l'exécution de l'état prévisionnel des recettes et des dépenses et des engagements hors bilan. Le conseil d'administration reçoit communication des comptes annuels de tous organismes dans lesquels l'Etablissement français du sang détient une participation financière. | |
| 766 | ||
| 767 | **Article LEGIARTI000006802280** | |
| 768 | ||
| 769 | L'Etablissement français du sang est soumis au régime financier et comptable prévu par les articles 3 à 62, 151 à 153 et 190 à 225 du décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962. | |
| 770 | ||
| 771 | Ordonnateur principal des recettes et des dépenses de l'Etablissement français du sang, le président du conseil d'administration peut désigner des ordonnateurs secondaires. L'agent comptable de l'Etablissement français du sang est nommé par arrêté conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé du budget. | |
| 772 | ||
| 773 | Les agents comptables secondaires sont nommés par le président de l'Etablissement français du sang après avis conforme de l'agent comptable principal. Ces agents peuvent également exercer les fonctions de chef des services financiers de l'établissement de transfusion sanguine. | |
| 774 | ||
| 775 | **Article LEGIARTI000006802283** | |
| 776 | ||
| 777 | Des régies de recettes et d'avances peuvent être instituées dans les conditions prévues par le décret n° 92-681 du 20 juillet 1992. | |
| 778 | ||
| 779 | **Article LEGIARTI000006802286** | |
| 780 | ||
| 781 | L'Etablissement français du sang et ses filiales dans lesquelles l'établissement, seul ou avec l'Etat ou d'autres établissements publics, détient plus de la moitié du capital ou de la moitié des voix au sein des organes délibérants sont soumis aux règles de tutelle financière prévues par le décret n° 53-707 du 9 août 1953 ainsi qu'au contrôle économique et financier de l'Etat prévu par le décret n° 55-733 du 26 mai 1955. Les conditions d'application du contrôle économique et financier de l'Etat tenant compte de l'organisation administrative et financière de l'établissement, et notamment de l'organisation de son contrôle interne, sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de l'économie et du budget. | |
| 782 | ||
| 783 | **Article LEGIARTI000006802289** | |
| 784 | ||
| 785 | Les fonds de l'Etablissement français du sang peuvent être déposés dans un établissement bancaire, avec l'autorisation du ministre des finances. | |
| 786 | ||
| 787 | **Article LEGIARTI000006802292** | |
| 788 | ||
| 789 | Au sein de l'état prévisionnel des recettes et des dépenses, les charges financières découlant du transfert à l'Etablissement français du sang des obligations à l'égard des victimes des contaminations transfusionnelles font l'objet d'une gestion individualisée dans une comptabilité distincte de celle de l'activité transfusionnelle de l'établissement. | |
| 834 | 790 | |
| 835 | 791 | ## Paragraphe 1 : Assistance publique - hôpitaux de Paris |
| 836 | 792 | |
| Article LEGIARTI000006801852 L840→796 | ||
| 840 | 796 | |
| 841 | 797 | Cette structure, dénommée "établissement de transfusion sanguine de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris", est dotée de l'autonomie financière et administrative dans les conditions fixées aux articles R. 716-3-38-1 à R. 716-3-38-15. |
| 842 | 798 | |
| 843 | ## Section 2 : De l'agrément des établissements de transfusion sanguine | |
| 799 | ## Section 1 : L'agrément des établissements de transfusion sanguine | |
| 800 | ||
| 801 | **Article LEGIARTI000006801852** | |
| 844 | 802 | |
| 845 | **Article LEGIARTI000006801866** | |
| 803 | Un arrêté du ministre chargé de la santé, pris sur proposition du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, détermine les modalités de présentation de la demande d'agrément, de renouvellement d'agrément et de modification des éléments de l'agrément prévu à l'article L. 668-2 ainsi que le contenu du dossier accompagnant la demande. | |
| 846 | 804 | |
| 847 | L'agrément en qualité d'établissement de transfusion sanguine est accordé, à la demande du président de l'Agence française du sang, par le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé aux associations et groupements d'intérêt public qui, outre les conditions fixées en vertu de l'article L. 668-1, remplissent les conditions techniques sanitaires et médicales définies par la présente section. | |
| 805 | **Article LEGIARTI000006801857** | |
| 848 | 806 | |
| 849 | Pour obtenir l'agrément, les structures mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. 716-3 doivent remplir les conditions définies par la présente section. | |
| 807 | La décision du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé portant sur la demande d'agrément ou de renouvellement d'agrément ou de modification des éléments de l'agrément intervient dans un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date de réception de la demande accompagnée d'un dossier complet et recevable. A défaut de réponse à l'expiration de ce délai, l'agrément ou le renouvellement d'agrément ou la modification sont réputés accordés conformément aux conditions décrites dans la demande. | |
| 850 | 808 | |
| 851 | L'agrément est accordé pour une durée de cinq ans à compter de la publication prévue à l'article R. 668-2-26. | |
| 809 | La décision portant agrément ou autorisation de modification précise, parmi les activités transfusionnelles mentionnées à l'article L. 668-2, celles qui peuvent être exercées par l'Etablissement de transfusion sanguine ainsi que le ou les sites attachés à l'établissement de transfusion sanguine dans lesquels ces activités peuvent être réparties. | |
| 852 | 810 | |
| 853 | Il est renouvelable dans les conditions fixées à l'article R. 668-2-25. | |
| 811 | L'agrément est délivré pour une durée de cinq ans à compter de la date de la décision. Il est renouvelable pour une durée identique. La modification des éléments de l'agrément ne prolonge pas la durée de l'agrément. | |
| 854 | 812 | |
| 855 | **Article LEGIARTI000006801868** | |
| 813 | **Article LEGIARTI000006801859** | |
| 856 | 814 | |
| 857 | Pour être agréés, les établissements doivent exercer l'ensemble des activités suivantes : la collecte de sang, les analyses biologiques et tests de dépistage des maladies transmissibles obligatoirement pratiqués sur les prélèvements de sang, la préparation et la distribution des produits sanguins labiles, le conseil transfusionnel et la participation à l'hémovigilance. | |
| 815 | La demande de renouvellement d'agrément doit être adressée par le président de l'Etablissement français du sang au directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé au plus tard six mois avant l'expiration de l'agrément en cours. | |
| 858 | 816 | |
| 859 | Toutefois, lorsque les schémas d'organisation de régions limitrophes établissent une organisation commune pour l'ensemble d'une ou de plusieurs activités, dans les conditions prévues à l'article R. 669-1, la circonstance que l'établissement de transfusion sanguine n'exerce pas directement la ou les activités concernées ne fait pas obstacle à l'obtention de l'agrément. | |
| 817 | **Article LEGIARTI000006801861** | |
| 860 | 818 | |
| 861 | **Article LEGIARTI000006801871** | |
| 819 | Le directeur de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé peut requérir du demandeur toutes informations complémentaires nécessaires à l'instruction de la demande. La demande d'information complémentaire fixe le délai dans lequel l'Etablissement français du sang doit répondre. Le délai prévu au premier alinéa de l'article R. 668-1-2 est alors suspendu jusqu'à réception de ces informations. | |
| 862 | 820 | |
| 863 | Pour être agréé, le cas échéant, au titre de l'activité d'analyses immuno-hématologiques pratiquées sur les receveurs de transfusion, l'établissement doit en faire la demande auprès de l'Agence française du sang. | |
| 821 | Le directeur général peut subordonner l'agrément, le renouvellement d'agrément ou la modification des éléments de l'agrément à une inspection diligentée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en vue de s'assurer de la conformité des activités de l'établissement de transfusion sanguine avec les bonnes pratiques visées à l'article L. 668-3 et du respect des normes de fonctionnement et d'équipement des établissements de transfusion sanguine prévues dans le présent chapitre. | |
| 822 | ||
| 823 | **Article LEGIARTI000006801863** | |
| 824 | ||
| 825 | La décision du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé portant agrément, renouvellement d'agrément ou autorisation de modification des éléments de l'agrément est notifiée au président de l'Etablissement français du sang par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Une copie de cette décision est adressée au ministre chargé de la santé. | |
| 864 | 826 | |
| 865 | 827 | ## Paragraphe 1 : Conditions d'exercice de la collecte |
| 866 | 828 | |
| Article LEGIARTI000006801909 L1212→1174 | ||
| 1212 | 1174 | |
| 1213 | 1175 | La décision d'agrément porte mention des activités agréées ainsi que des sites entre lesquels ces activités sont, le cas échéant, réparties. Elle indique la zone de collecte de l'établissement. Elle fait l'objet d'une publication au Journal officiel de la République française. |
| 1214 | 1176 | |
| 1215 | ## Section 3 : Des autorisations spécifiques nécessaires aux établissements de transfusion sanguine | |
| 1177 | ## Sous-section 1 : Les activités de transfusion sanguine : conditions relatives aux normes de fonctionnement et d'équipement | |
| 1216 | 1178 | |
| 1217 | **Article LEGIARTI000006801909** | |
| 1179 | **Article LEGIARTI000006801867** | |
| 1218 | 1180 | |
| 1219 | En application de l'article L. 668-4, sont soumises à autorisation préalable de l'Agence française du sang la mise en oeuvre ou l'extension par les établissements de transfusion sanguine des activités suivantes : | |
| 1181 | I. - La collecte du sang et de ses composants, leur qualification biologique, la préparation, la transformation et la distribution des produits sanguins labiles doivent être effectuées dans le respect des règlements des bonnes pratiques homologuées par arrêté du ministre chargé de la santé, pris en application du premier alinéa de l'article L. 668-3. Pour chacune de ces activités et sur chacun des sites où elle est exercée, l'établissement de transfusion sanguine doit affecter du personnel possédant les qualifications requises en application de l'article L. 667-8, disposer des équipements prévus par les bonnes pratiques pour chacune des activités de transfusion sanguine et respecter les normes de fonctionnement prévues dans le présent chapitre. | |
| 1220 | 1182 | |
| 1221 | 1\. Parmi les activités de transfusion sanguine : | |
| 1183 | II. - Tout établissement de transfusion sanguine doit disposer des moyens lui permettant d'assurer le contrôle de qualité de ses produits. Toutefois, l'établissement de transfusion sanguine peut confier le contrôle de qualité, par une convention, soit à un autre établissement de transfusion sanguine, soit à un laboratoire extérieur autorisé à exercer l'activité correspondante ; il peut également passer convention pour l'irradiation des produits qu'il prépare avec un autre établissement de transfusion sanguine ou, le cas échéant, avec un établissement de santé. | |
| 1222 | 1184 | |
| 1223 | a) La préparation de plasma viro-atténué ; | |
| 1185 | III. - Le personnel qui effectue les prélèvements de sang et de ses composants, en site fixe ou mobile, doit au moins comprendre au sein de chaque site un médecin et un infirmier. | |
| 1224 | 1186 | |
| 1225 | b) Les recherches et essais relatifs à de nouveaux produits sanguins labiles. | |
| 1187 | Tout site de prélèvement, fixe ou mobile, doit disposer d'un équipement informatique permettant le recueil et la consultation des données relatives aux activités de collecte de l'établissement de transfusion sanguine. | |
| 1226 | 1188 | |
| 1227 | 2\. Parmi les activités liées à la transfusion sanguine : | |
| 1189 | Au sein d'un même établissement de transfusion sanguine, les activités en rapport avec un protocole de transfusion autologue doivent être distinctes des activités concernant les dons de sang homologues. | |
| 1228 | 1190 | |
| 1229 | a) Les tests et analyses de dépistage de maladies transmissibles pratiqués sur des receveurs de produits sanguins labiles dans le cadre de l'hémovigilance ; | |
| 1191 | IV. - Le laboratoire de qualification biologique du don de l'établissement de transfusion sanguine, qui est placé sous la responsabilité d'un médecin ou d'un pharmacien, doit disposer, dans chaque site affecté à cette activité, au moins d'un cadre de laboratoire et d'au moins deux techniciens possédant les qualifications requises tel que prévu à l'article L. 667-8. | |
| 1230 | 1192 | |
| 1231 | b) La transfusion autologue péri-opératoire ; | |
| 1193 | **Article LEGIARTI000006801869** | |
| 1232 | 1194 | |
| 1233 | c) La distribution en gros et la dispensation de médicaments dérivés du sang. | |
| 1195 | Pour exercer l'activité de laboratoire d'analyses d'immuno-hématologie, l'établissement de transfusion sanguine doit disposer, pour chaque site dans lequel cette activité est exercée, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un pharmacien, d'un cadre de laboratoire possédant les qualifications requises à l'article L. 667-8 ainsi qu'au moins deux techniciens qui peuvent, en fonction du volume d'activité d'analyses d'immuno-hématologie, intervenir dans un autre laboratoire du site. Le cadre peut également exercer son activité dans le laboratoire de qualification des dons du site. L'établissement doit également disposer, dans chacun des sites concernés, d'un laboratoire distinct de l'activité de qualification immunologique des dons. | |
| 1234 | 1196 | |
| 1235 | 3\. Au titre des autres activités de santé exercées à titre accessoire : | |
| 1197 | **Article LEGIARTI000006801872** | |
| 1198 | ||
| 1199 | Tout établissement de transfusion sanguine doit assurer la continuité du service public transfusionnel pour les activités relevant de l'agrément. Il doit présenter, lors de la demande d'agrément ou de son renouvellement ainsi qu'à la demande de l'inspecteur de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, les éléments justifiant du respect de cette obligation. | |
| 1200 | ||
| 1201 | Pour les activités de distribution, de conseil tranfusionnel et, le cas échéant, de laboratoire d'immuno-hématologie, une permanence est assurée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par l'établissement de transfusion sanguine. | |
| 1202 | ||
| 1203 | Pour l'activité de distribution et, sur chaque site, la garde ou à défaut une disponibilité permanente par astreinte, est assurée par un médecin, un pharmacien, un infirmier ou un technicien de laboratoire disposant des qualifications prévues à l'article L. 667-8. Un médecin au moins assure vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par astreinte le cas échéant, la permanence du conseil transfusionnel. | |
| 1204 | ||
| 1205 | Sous réserve de la conclusion d'un contrat écrit, la permanence du service d'immuno-hématologie des receveurs, lorsque celui-ci est assuré par l'établissement de transfusion sanguine, est garantie par des gardes qui peuvent, le cas échéant, être organisées en collaboration avec un établissement de santé. | |
| 1206 | ||
| 1207 | ## Sous-section 2 : Autres activités pouvant être exercées par les établissements de transfusion sanguine | |
| 1208 | ||
| 1209 | **Article LEGIARTI000006802362** | |
| 1210 | ||
| 1211 | En application de l'article L. 668-1 du code de la santé publique, les activités autres que transfusionnelles qui peuvent être exercées par les établissements de transfusion sanguine sont les suivantes : | |
| 1212 | ||
| 1213 | 1\. Parmi les activités liées à la transfusion sanguine : | |
| 1214 | ||
| 1215 | a) Les tests et analyses immuno-hématologiques ; | |
| 1216 | ||
| 1217 | b) La distribution en gros de médicaments dérivés du sang ; | |
| 1218 | ||
| 1219 | c) La dispensation des médicaments dérivés du sang ; | |
| 1220 | ||
| 1221 | 2\. Au titre des activités exercées à titre accessoire : | |
| 1236 | 1222 | |
| 1237 | 1223 | a) La production de composants du sang ou de produits sanguins en vue d'un usage non directement thérapeutique ; |
| 1238 | 1224 | |
| 1239 | 1225 | b) La fabrication et la distribution de réactifs de laboratoire destinés aux analyses de biologie médicale ; |
| 1240 | 1226 | |
| 1241 | c) La préparation et la conservation de tissus humains et de cellules autres que celles du sang ; | |
| 1227 | c) La préparation, la conservation, la distribution et la cession de tissus humains et de cellules autres que celles du sang, ainsi que des produits de thérapie cellulaire et génique ; | |
| 1242 | 1228 | |
| 1243 | d) Les analyses de biologie médicale, au sens de l'article L. 753 du présent code, autres que celles qui sont directement liées à l'objet spécifique de la transfusion sanguine ; | |
| 1229 | d) Les analyses de biologie médicale, au sens de l'article L. 753, autres que celles qui sont directement liées à l'objet spécifique de la transfusion sanguine ; | |
| 1244 | 1230 | |
| 1245 | 1231 | e) La dispensation de soins. |
| 1246 | 1232 | |
| 1233 | ## Section 3 : Des autorisations spécifiques nécessaires aux établissements de transfusion sanguine | |
| 1234 | ||
| 1247 | 1235 | **Article LEGIARTI000006801911** |
| 1248 | 1236 | |
| 1249 | 1237 | En application de l'article L. 668-4, sont soumises à autorisation préalable de l'Agence française du sang : |
| Article LEGIARTI000006801910 L1272→1260 | ||
| 1272 | 1260 | |
| 1273 | 1261 | Le président de l'agence peut transmettre ce bilan pour avis au conseil scientifique mentionné à l'article L. 667-6. |
| 1274 | 1262 | |
| 1263 | ## Section 3 : Le conseil d'établissement des établissements de transfusion sanguine | |
| 1264 | ||
| 1265 | **Article LEGIARTI000006801910** | |
| 1266 | ||
| 1267 | Le conseil d'établissement est réuni au moins deux fois par an sur convocation du directeur de l'établissement de transfusion sanguine qui le préside. | |
| 1268 | ||
| 1269 | Le conseil émet des avis à la demande du directeur, qui fixe l'ordre du jour. A cette fin, il est notamment informé sur : | |
| 1270 | ||
| 1271 | \- les prévisions et réalisations de recettes et dépenses de l'établissement de transfusion sanguine ; | |
| 1272 | ||
| 1273 | \- le projet d'établissement ; | |
| 1274 | ||
| 1275 | \- la politique locale de promotion du don ; | |
| 1276 | ||
| 1277 | \- les projets de partenariat développés par l'établissement de transfusion sanguine. | |
| 1278 | ||
| 1279 | **Article LEGIARTI000006802365** | |
| 1280 | ||
| 1281 | Le conseil d'établissement prévu à l'article L. 668-1 comporte, outre le directeur de l'établissement et la direction de celui-ci : | |
| 1282 | ||
| 1283 | \- trois à sept représentants désignés par des associations de donneurs de sang ayant leur siège dans le champ géographique d'activités de l'établissement ; | |
| 1284 | ||
| 1285 | \- deux représentants désignés par des associations de patients ayant leur siège dans le champ géographique d'activités de l'établissement ; | |
| 1286 | ||
| 1287 | \- trois représentants du personnel désignés par le comité d'établissement ; | |
| 1288 | ||
| 1289 | \- trois à cinq représentants des établissements publics de santé approvisionnés par l'établissement de transfusion sanguine désignés par les instances régionales de la fédération hospitalière de France ; | |
| 1290 | ||
| 1291 | \- deux représentants des établissements privés de santé approvisionnés par l'établissement de transfusion sanguine ; | |
| 1292 | ||
| 1293 | \- deux représentants de l'assurance maladie désignés par l'union régionale des caisses d'assurance maladie. | |
| 1294 | ||
| 1275 | 1295 | ## Section 4 : Du statut particulier du centre de transfusion sanguine des armées |
| 1276 | 1296 | |
| 1277 | 1297 | **Article LEGIARTI000006801916** |
| Article LEGIARTI000006801918 L1298→1318 | ||
| 1298 | 1318 | |
| 1299 | 1319 | La gestion administrative et financière du centre de transfusion sanguine des armées est exercée et contrôlée conformément à la réglementation en vigueur au sein du ministère chargé des armées. |
| 1300 | 1320 | |
| 1301 | **Article LEGIARTI000006801918** | |
| 1321 | **Article LEGIARTI000006801919** | |
| 1302 | 1322 | |
| 1303 | Le directeur du centre, choisi parmi les officiers du corps militaire des médecins des armées ayant au moins le grade de médecin en chef, est nommé par le ministre chargé des armées, après agrément délivré par le président de l'Agence française du sang. | |
| 1323 | Le directeur du centre, choisi parmi les officiers du corps militaire des médecins des armées ayant au moins le grade de médecin en chef, est nommé par le ministre chargé des armées, sur avis du président de l'Etablissement français du sang. | |
| 1304 | 1324 | |
| 1305 | **Article LEGIARTI000006801923** | |
| 1325 | **Article LEGIARTI000006801924** | |
| 1306 | 1326 | |
| 1307 | 1327 | Après avoir préalablement averti de leur visite le ministre chargé des armées, les inspecteurs de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé habilités à cet effet par le ministre chargé des armées, dans les conditions prévues par le décret mentionné au dernier alinéa de l'article 413-9 du code pénal, peuvent effectuer les contrôles prévus aux 1° et 2° du premier alinéa de l'article L. 667-9. |
| 1308 | 1328 | |
| 1309 | 1329 | Les inspecteurs de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé peuvent être accompagnés de l'inspecteur technique des services médicaux, de l'hygiène et de l'épidémiologie dans les armées ou de son représentant. |
| 1310 | 1330 | |
| 1311 | Le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé adresse copie du rapport d'inspection au ministre chargé des armées, au ministre chargé de la santé et au président de l'Agence française du sang. | |
| 1331 | Le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé adresse copie du rapport d'inspection au ministre chargé des armées, au ministre chargé de la santé et au président de l'Etablissement français du sang. | |
| 1312 | 1332 | |
| 1313 | 1333 | **Article LEGIARTI000006801925** |
| 1314 | 1334 | |
| 1315 | 1335 | L'Etat assume, même sans faute, la responsabilité des risques encourus par les donneurs à raison des opérations de prélèvement effectuées par le centre de transfusion sanguine des armées. |
| 1316 | 1336 | |
| 1317 | **Article LEGIARTI000006801926** | |
| 1337 | **Article LEGIARTI000006801927** | |
| 1318 | 1338 | |
| 1319 | Les exportations de produits sanguins labiles effectuées par le centre de transfusion sanguine des armées ne sont pas soumises à autorisation de l'Agence française du sang lorsqu'elles ont lieu dans le cadre de la mission du centre définie au 3° de l'article R. 668-5-1. | |
| 1339 | Les exportations de produits sanguins labiles effectuées par le centre de transfusion sanguine des armées ne sont pas soumises à la procédure prévue à l'article L. 668-5 lorsqu'elles ont lieu dans le cadre de la mission du centre définie au 3° de l'article R. 668-5-1. | |
| 1320 | 1340 | |
| 1321 | 1341 | **Article LEGIARTI000006801929** |
| 1322 | 1342 | |
| Article LEGIARTI000006801930 L1332→1352 | ||
| 1332 | 1352 | |
| 1333 | 1353 | Tout procès-verbal de non-conformité est transmis pour information au ministre chargé de la santé. |
| 1334 | 1354 | |
| 1335 | **Article LEGIARTI000006801930** | |
| 1355 | **Article LEGIARTI000006801931** | |
| 1336 | 1356 | |
| 1337 | En vue d'assurer une meilleure utilisation des ressources et des moyens dans le domaine de la transfusion sanguine, des conventions concernant la collecte du sang et de ses composants ainsi que la préparation, le stockage, la cession et l'échange de produits sanguins labiles peuvent être conclues entre le centre de transfusion sanguine des armées et les établissements de transfusion sanguine mentionnés à l'article L. 668-1. | |
| 1357 | En vue d'assurer une meilleure utilisation des ressources et des moyens dans le domaine de la transfusion sanguine, des conventions concernant la collecte du sang et de ses composants ainsi que la préparation, le stockage, la cession et l'échange de produits sanguins labiles peuvent être conclues entre le centre de transfusion sanguine des armées et l'Etablissement français du sang. | |
| 1338 | 1358 | |
| 1339 | 1359 | Ces conventions doivent respecter des clauses types définies par un arrêté conjoint du ministre de la défense et du ministre chargé de la santé. |
| 1340 | 1360 | |