Version du 2002-01-18
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Résumé IA
Ces changements renforcent l'obligation d'embauche en milieu ordinaire pour les travailleurs handicapés et élargissent le calcul de l'effectif en incluant les contrats d'insertion en alternance. Ils introduisent également un mécanisme de financement étatique pour aider les entreprises à concevoir leurs plans de gestion des emplois et précisent le mode de calcul des salaires en atelier protégé. Pour les citoyens, cela signifie un accès facilité à l'emploi ordinaire, une meilleure prise en charge financière des formations et une sécurisation des revenus pour les travailleurs en milieu protégé.
Informations
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| Article LEGIARTI000006648249 L228→228 | ||
| 228 | 228 | |
| 229 | 229 | L'activité de ces entreprises de travail temporaire d'insertion est soumise à l'ensemble des dispositions du chapitre IV du titre II du livre Ier du présent code relatives au régime juridique des entreprises de travail temporaire et des contrats de travail temporaire. Toutefois, par dérogation aux dispositions du II de l'article L. 124-2-2, la durée des contrats de travail temporaire des personnes mentionnées à l'article L. 322-4-16 peut être portée à vingt-quatre mois, renouvellement compris. |
| 230 | 230 | |
| 231 | **Article LEGIARTI000006648249** | |
| 231 | **Article LEGIARTI000006648250** | |
| 232 | 232 | |
| 233 | 233 | 1\. Les conventions mentionnées à l'article L. 322-4-16 peuvent être conclues avec des associations intermédiaires. |
| 234 | 234 | |
| @@ -246,7 +246,7 @@ Une association intermédiaire ne peut mettre une personne à disposition d'empl | ||
| 246 | 246 | |
| 247 | 247 | a) La mise à disposition pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire d'une durée supérieure à un seuil fixé par décret en Conseil d'Etat n'est autorisée que pour les personnes ayant fait l'objet de l'agrément visé au V de l'article L. 322-4-16 ; |
| 248 | 248 | |
| 249 | b) Aucune mise à disposition auprès d'un même employeur ne peut dépasser une durée maximale fixée par décret en Conseil d'Etat. Toutefois, cette durée peut être renouvelée une fois, après accord de l'Agence nationale pour l'emploi et dans des conditions fixées par décret, s'il s'avère qu'un tel prolongement est nécessaire pour l'insertion du salarié ; | |
| 249 | b) (Paragraphe abrogé) | |
| 250 | 250 | |
| 251 | 251 | c) La durée totale des mises à disposition d'un même salarié ne peut excéder une durée fixée par décret en Conseil d'Etat, par périodes de douze mois à compter de la date de la première mise à disposition. |
| 252 | 252 | |
| Article LEGIARTI000006648745 L416→416 | ||
| 416 | 416 | |
| 417 | 417 | ## Section 2 : Aides à l'adaptation des salariés aux évolutions de l'emploi, dans le cadre des accords sur l'emploi. |
| 418 | 418 | |
| 419 | **Article LEGIARTI000006648745** | |
| 419 | **Article LEGIARTI000006648746** | |
| 420 | 420 | |
| 421 | 421 | Des accords d'entreprise conclus dans le cadre d'une convention de branche ou d'un accord professionnel sur l'emploi national, régional ou local, peuvent prévoir la réalisation d'actions de formation de longue durée en vue de favoriser l'adaptation des salariés aux évolutions de l'emploi dans l'entreprise, notamment de ceux qui présentent des caractéristiques sociales les exposant plus particulièrement aux conséquences de l'évolution économique ou technologique. |
| 422 | 422 | |
| Article LEGIARTI000006648279 L428→428 | ||
| 428 | 428 | |
| 429 | 429 | Les entreprises dépourvues de représentants syndicaux bénéficient des mêmes aides dans des conditions fixées par voie réglementaire lorsqu'elles appliquent une convention de branche ou un accord professionnel sur l'emploi qui en prévoit la possibilité et détermine les modalités de son application directe. L'aide est attribuée après avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, lorsqu'ils existent. |
| 430 | 430 | |
| 431 | Les entreprises, dont l'effectif maximal est fixé par décret, qui souhaitent élaborer un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences comprenant notamment des actions de formation destinées à assurer l'adaptation des salariés à l'évolution de leurs emplois peuvent bénéficier d'un dispositif d'appui à la conception de ce plan. Ce dispositif d'appui permettra la prise en charge par l'Etat d'une partie des frais liés aux études préalables à la conception du plan dans des conditions définies par décret. | |
| 432 | ||
| 431 | 433 | ## Section 3 : Chômage partiel et temps réduit indemnisé de longue durée |
| 432 | 434 | |
| 433 | 435 | **Article LEGIARTI000006648279** |
| Article LEGIARTI000006648291 L498→500 | ||
| 498 | 500 | |
| 499 | 501 | ## Section 1 : Obligation d'emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés. |
| 500 | 502 | |
| 501 | **Article LEGIARTI000006648291** | |
| 502 | ||
| 503 | Les employeurs mentionnés à l'article L. 323-1 peuvent s'acquitter de l'obligation d'emploi instituée par cet article en faisant application d'un accord de branche, d'un accord d'entreprise ou d'établissement qui prévoit la mise en oeuvre d'un programme annuel ou pluriannuel en faveur des travailleurs handicapés comportant deux au moins des actions suivantes : | |
| 503 | **Article LEGIARTI000006648292** | |
| 504 | 504 | |
| 505 | plan d'embauche en milieu ordinaire de travail ; | |
| 505 | Les employeurs mentionnés à l'article L. 323-1 peuvent s'acquitter de l'obligation d'emploi instituée par cet article en faisant application d'un accord de branche, d'un accord d'entreprise ou d'établissement qui prévoit la mise en oeuvre d'un programme annuel ou pluriannuel en faveur des travailleurs handicapés comportant obligatoirement un plan d'embauche en milieu ordinaire et deux au moins des actions suivantes : | |
| 506 | 506 | |
| 507 | plan d'insertion et de formation ; | |
| 507 | \- plan d'insertion et de formation ; | |
| 508 | 508 | |
| 509 | plan d'adaptation aux mutations technologiques ; | |
| 509 | \- plan d'adaptation aux mutations technologiques ; | |
| 510 | 510 | |
| 511 | plan de maintien dans l'entreprise en cas de licenciement. | |
| 511 | \- plan de maintien dans l'entreprise en cas de licenciement. | |
| 512 | 512 | |
| 513 | 513 | L'accord doit être agréé par l'autorité administrative, après avis de la commission départementale des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés instituée par l'article L. 323-35 ou du Conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés institué par l'article L. 323-34. |
| 514 | 514 | |
| Article LEGIARTI000006648651 L588→588 | ||
| 588 | 588 | |
| 589 | 589 | 9° Les titulaires d'une allocation ou d'une rente d'invalidité attribuée dans les conditions définies par la loi n° 91-1389 du 31 décembre 1991 relative à la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires en cas d'accident survenu ou de maladie contractée en service. |
| 590 | 590 | |
| 591 | **Article LEGIARTI000006648651** | |
| 591 | **Article LEGIARTI000006648652** | |
| 592 | 592 | |
| 593 | 593 | I. - L'effectif total de salariés, visé au premier alinéa de l'article L. 323-1, est calculé selon les modalités définies à l'article L. 431-2 ; toutefois, les salariés occupant certaines catégories d'emplois exigeant des conditions d'aptitude particulières, déterminées par décret, ne sont pas décomptés dans cet effectif. |
| 594 | 594 | |
| 595 | II. - Les dispositions de l'article L. 431-2 sont applicables au calcul du nombre des bénéficiaires de la présente section employés par l'entreprise ; toutefois, il est tenu compte des apprentis. | |
| 595 | II. - Les dispositions de l'article L. 431-2 sont applicables au calcul du nombre des bénéficiaires de la présente section employés par l'entreprise ; toutefois, il est tenu compte des apprentis et des bénéficiaires des contrats d'insertion en alternance prévus aux articles L. 981-1, L. 981-6 et L. 981-7. | |
| 596 | 596 | |
| 597 | 597 | En outre et selon des modalités déterminées par décret, ces bénéficiaires sont pris en compte une fois et demie, deux ou plusieurs fois : |
| 598 | 598 | |
| Article LEGIARTI000006648669 L628→628 | ||
| 628 | 628 | |
| 629 | 629 | En cas de licenciement, la durée du délai-congé déterminée en application de l'article L. 122-6 est doublée pour les bénéficiaires de la présente section comptant plus d'une fois en application de l'article L. 323-4, sans toutefois que cette mesure puisse avoir pour effet de porter au-delà de trois mois la durée du délai-congé. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables lorsque les règlements de travail, les conventions ou accords collectifs de travail ou, à défaut, les usages prévoient un délai-congé d'une durée au moins égale à trois mois. |
| 630 | 630 | |
| 631 | **Article LEGIARTI000006648669** | |
| 631 | **Article LEGIARTI000006648670** | |
| 632 | 632 | |
| 633 | 633 | Les employeurs mentionnés aux articles L. 323-1 et L. 323-2 peuvent s'acquitter partiellement de l'obligation d'emploi instituée par l'article L. 323-1 en passant des contrats de fournitures de sous-traitance ou de prestations de services avec des ateliers protégés, des centres de distribution de travail à domicile ou des centres d'aide par le travail. Cette exonération, dont les modalités et les limites sont fixées par voie réglementaire, est proportionnelle au volume de travail fourni à ces ateliers et centres. |
| 634 | 634 | |
| 635 | Les employeurs mentionnés à l'article L. 323-1 peuvent s'acquitter partiellement de l'obligation instituée par cet article en accueillant en stage des personnes handicapées au titre de la formation professionnelle visée à l'article L. 961-3 ou des personnes handicapées bénéficiaires d'une rémunération au titre du deuxième alinéa de l'article L. 961-1. Le nombre de ces personnes comptabilisées au titre de l'obligation prévue au premier alinéa de l'article L. 323-1 ne peut dépasser 2 % de l'effectif total des salariés de l'entreprise. | |
| 636 | ||
| 635 | 637 | ## Sous-section 1 : Dispositions générales |
| 636 | 638 | |
| 637 | 639 | **Article LEGIARTI000006648673** |
| Article LEGIARTI000006648795 L842→844 | ||
| 842 | 844 | |
| 843 | 845 | Ils doivent être agréés par le représentant de l'Etat dans la région. Ils peuvent recevoir des subventions en application des conventions passés avec l'Etat, les départements, les communes ou les organismes de sécurité sociale. |
| 844 | 846 | |
| 845 | **Article LEGIARTI000006648795** | |
| 847 | **Article LEGIARTI000006648796** | |
| 846 | 848 | |
| 847 | 849 | L'organisme gestionnaire de l'atelier protégé ou du centre de distribution de travail à domicile est considéré comme employeur et le travailleur handicapé comme salarié pour l'application des dispositions législatives, réglementaires et contractuelles en vigueur, notamment en ce qui concerne les conditions de travail et la représentation des travailleurs pour la branche d'activité à laquelle se rattache l'établissement, compte tenu de sa production. |
| 848 | 850 | |
| 849 | Le travailleur handicapé en atelier protégé reçoit un salaire fixé compte tenu de l'emploi qu'il occupe, de sa qualification et de son rendement par référence aux dispositions réglementaires ou conventionnelles applicables dans la branche d'activité. | |
| 851 | Le travailleur handicapé en atelier protégé reçoit un salaire fixé compte tenu de l'emploi qu'il occupe, de sa qualification et de son rendement par référence aux dispositions réglementaires ou conventionnelles applicables dans la branche d'activité. Les accessoires de salaire résultant de dispositions législatives, réglementaires ou conventionnelles sont déterminés en prenant pour assiette la garantie de ressources définie dans les articles L. 243-4 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La charge liée à cette rémunération est répartie entre l'atelier protégé et l'Etat proportionnellement au montant du salaire direct et du complément de rémunération. La participation de l'Etat est plafonnée dans des conditions fixées par décret. | |
| 850 | 852 | |
| 851 | 853 | Le salaire perçu par les travailleurs employés par un atelier protégé ou par un centre de distribution de travail à domicile ne pourra être inférieur à un minimum fixé par décret par référence au salaire minimum de croissance déterminé en application des articles L. 141-1 et suivants. |
| 852 | 854 | |
| Article LEGIARTI000006648029 L1112→1114 | ||
| 1112 | 1114 | |
| 1113 | 1115 | ## Chapitre Ier : Licenciement pour motif économique. |
| 1114 | 1116 | |
| 1115 | **Article LEGIARTI000006648029** | |
| 1117 | **Article LEGIARTI000006648030** | |
| 1116 | 1118 | |
| 1117 | Dans les entreprises ou établissements visés à l'article L. 321-2, en cas de licenciement collectif pour motif économique, à défaut de convention ou accord collectif de travail applicable, l'employeur définit, après consultation du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, les critères retenus pour fixer l'ordre des licenciements. Ces critères prennent notamment en compte les charges de famille et en particulier celles de parents isolés, l'ancienneté de service dans l'établissement ou l'entreprise, la situation des salariés qui présentent des caractéristiques sociales rendant leur réinsertion professionnelle particulièrement difficile, notamment des personnes handicapées et des salariés âgés, les qualités professionnelles appréciées par catégorie. | |
| 1119 | Dans les entreprises ou établissements visés à l'article L. 321-2, en cas de licenciement pour motif économique, à défaut de convention ou accord collectif de travail applicable, l'employeur définit, après consultation du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, les critères retenus pour fixer l'ordre des licenciements. Ces critères prennent notamment en compte les charges de famille et en particulier celles de parents isolés, l'ancienneté de service dans l'établissement ou l'entreprise, la situation des salariés qui présentent des caractéristiques sociales rendant leur réinsertion professionnelle particulièrement difficile, notamment des personnes handicapées et des salariés âgés. Les critères retenus s'apprécient par catégorie professionnelle. | |
| 1118 | 1120 | |
| 1119 | La convention et l'accord collectif de travail ou, à défaut, la décision de l'employeur ne peuvent comporter de dispositions établissant une priorité de licenciement à raison des seuls avantages à caractère viager dont bénéficie un salarié. | |
| 1121 | La convention et l'accord collectif de travail ou, à défaut, la décision de l'employeur ne peuvent comporter de dispositions établissant une priorité de licenciement à raison des seuls avantages à caractère viager *pension, retraite* dont bénéficie un salarié *interdiction*. | |
| 1120 | 1122 | |
| 1121 | 1123 | En cas de licenciement individuel pour motif économique, l'employeur doit prendre en compte, dans le choix du salarié concerné, les critères prévus à la dernière phrase du premier alinéa ci-dessus. |
| 1122 | 1124 | |
| Article LEGIARTI000006648041 L1132→1134 | ||
| 1132 | 1134 | |
| 1133 | 1135 | Lorsque, pour l'un des motifs énoncés à l'article L. 321-1, l'employeur envisage le licenciement de plusieurs salariés ayant refusé une modification substantielle de leur contrat de travail, ces licenciements sont soumis aux dispositions applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique. |
| 1134 | 1136 | |
| 1135 | **Article LEGIARTI000006648041** | |
| 1137 | **Article LEGIARTI000006648039** | |
| 1138 | ||
| 1139 | Dans les entreprises employant au moins cinquante salariés où le comité d'entreprise n'a pas été mis en place alors qu'aucun procès-verbal de carence n'a été établi et dans les entreprises employant au moins onze salariés où aucun délégué du personnel n'a été mis en place alors qu'aucun procès-verbal de carence n'a été établi, tout licenciement pour motif économique s'effectuant sans que, de ce fait, les obligations d'information, de réunion et de consultation du comité d'entreprise ou des délégués du personnel soient respectées est irrégulier. Le salarié ainsi licencié a droit à une indemnité qui ne peut être inférieure à un mois de salaire brut, sans préjudice des indemnités de licenciement et de préavis qui lui sont par ailleurs dues. | |
| 1140 | ||
| 1141 | **Article LEGIARTI000006648042** | |
| 1142 | ||
| 1143 | Dans les entreprises employant au moins cinquante salariés, lorsque le nombre de licenciements est au moins égal à dix dans une même période de trente jours, l'employeur doit établir et mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l'emploi pour éviter les licenciements ou en limiter le nombre et pour faciliter le reclassement du personnel dont le licenciement ne pourrait être évité, notamment des salariés âgés ou qui présentent des caractéristiques sociales ou de qualification rendant leur réinsertion professionnelle particulièrement difficile. | |
| 1144 | ||
| 1145 | Dans les entreprises où la durée collective du travail des salariés est fixée à un niveau supérieur à trente-cinq heures hebdomadaires ou supérieur à 1 600 heures sur l'année, l'employeur, préalablement à l'établissement du plan de sauvegarde de l'emploi et à sa communication en application de l'article L. 321-4 aux représentants du personnel, doit avoir conclu un accord de réduction du temps de travail portant la durée collective du travail des salariés de l'entreprise à un niveau égal ou inférieur à trente-cinq heures hebdomadaires ou à 1 600 heures sur l'année. | |
| 1136 | 1146 | |
| 1137 | Dans les entreprises employant au moins cinquante salariés, lorsque le nombre de licenciements est au moins égal à dix dans une même période de trente jours, l'employeur doit établir et mettre en oeuvre un plan social pour éviter les licenciements ou en limiter le nombre et pour faciliter le reclassement du personnel dont le licenciement ne pourrait être évité, notamment des salariés âgés ou qui présentent des caractéristiques sociales ou de qualification rendant leur réinsertion professionnelle particulièrement difficile. | |
| 1147 | A défaut, il doit avoir engagé des négociations tendant à la conclusion d'un tel accord. A cet effet, il doit avoir convoqué à la négociation les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise et fixé le lieu et le calendrier des réunions. Il doit également leur avoir communiqué les informations nécessaires pour leur permettre de négocier en toute connaissance de cause et avoir répondu aux éventuelles propositions des organisations syndicales. | |
| 1138 | 1148 | |
| 1139 | La procédure de licenciement est nulle et de nul effet tant qu'un plan visant au reclassement de salariés s'intégrant au plan social n'est pas présenté par l'employeur aux représentants du personnel, qui doivent être réunis, informés et consultés. | |
| 1149 | Lorsque le projet de plan de sauvegarde de l'emploi est présenté au comité d'entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel, sans qu'aient été respectées les conditions prévues au deuxième ou troisième alinéa du présent article, le comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel peuvent, jusqu'à l'achèvement de la procédure de consultation prévue par l'article L. 321-2, saisir le juge statuant en la forme des référés en vue de faire prononcer la suspension de la procédure. Lorsque le juge suspend la procédure, il fixe le délai de la suspension au vu des éléments qui lui sont communiqués. Dès qu'il constate que les conditions fixées par le deuxième ou le troisième alinéa du présent article sont remplies, le juge autorise la poursuite de la procédure. Dans le cas contraire, il prononce, à l'issue de ce délai, la nullité de la procédure de licenciement. | |
| 1150 | ||
| 1151 | La procédure de licenciement est nulle et de nul effet tant qu'un plan visant au reclassement de salariés s'intégrant au plan de sauvegarde de l'emploi n'est pas présenté par l'employeur aux représentants du personnel, qui doivent être réunis, informés et consultés. | |
| 1140 | 1152 | |
| 1141 | 1153 | Ce plan doit prévoir des mesures autres que les dispositions concernant les conventions de conversion visées à l'article L. 321-5, telles que par exemple : |
| 1142 | 1154 | |
| 1143 | \- des actions de reclassement interne ou externe à l'entreprise ; | |
| 1155 | \- des actions en vue du reclassement interne des salariés sur des emplois relevant de la même catégorie d'emplois ou équivalents à ceux qu'ils occupent ou, sous réserve de l'accord exprès des salariés concernés, sur des emplois de catégorie inférieure ; | |
| 1156 | ||
| 1157 | \- des créations d'activités nouvelles par l'entreprise ; | |
| 1144 | 1158 | |
| 1145 | \- des créations d'activités nouvelles ; | |
| 1159 | \- des actions favorisant le reclassement externe à l'entreprise, notamment par le soutien à la réactivation du bassin d'emploi ; | |
| 1146 | 1160 | |
| 1147 | \- des actions de formation ou de conversion ; | |
| 1161 | \- des actions de soutien à la création d'activités nouvelles ou à la reprise d'activités existantes par les salariés ; | |
| 1148 | 1162 | |
| 1149 | \- des mesures de réduction ou d'aménagement de la durée du travail. | |
| 1163 | \- des actions de formation, de validation des acquis de l'expérience ou de reconversion de nature à faciliter le reclassement interne ou externe des salariés sur des emplois équivalents ; | |
| 1164 | ||
| 1165 | \- des mesures de réduction ou d'aménagement du temps de travail ainsi que des mesures de réduction du volume des heures supplémentaires effectuées de manière régulière lorsque ce volume montre que l'organisation du travail de l'entreprise est établie sur la base d'une durée collective manifestement supérieure à trente-cinq heures hebdomadaires ou 1 600 heures par an et que sa réduction pourrait préserver tout ou partie des emplois dont la suppression est envisagée. | |
| 1150 | 1166 | |
| 1151 | 1167 | En l'absence de comité d'entreprise ou de délégués du personnel, ce plan ainsi que les informations visées à l'article L. 321-4 doivent être communiqués à l'autorité administrative compétente lors de la notification du projet de licenciement prévue au premier alinéa de l'article L. 321-7. En outre, ce plan est porté à la connaissance des salariés par voie d'affichage sur les lieux de travail. |
| 1152 | 1168 | |
| 1169 | La validité du plan de sauvegarde de l'emploi est appréciée au regard des moyens dont dispose l'entreprise ou, le cas échéant, l'unité économique et sociale ou le groupe. | |
| 1170 | ||
| 1171 | **Article LEGIARTI000006648046** | |
| 1172 | ||
| 1173 | 1\. Dans les entreprises non soumises aux dispositions de l'article L. 321-4-3 relatif au congé de reclassement, l'employeur est tenu de proposer à chaque salarié dont il envisage de prononcer le licenciement pour motif économique le bénéfice des mesures d'évaluation des compétences professionnelles et d'accompagnement en vue de reclassement. Ces mesures, définies par un accord conclu et agréé en application de l'article L. 351-8, sont mises en oeuvre pendant la période du préavis par l'organisme mentionné à l'article L. 311-1. Les résultats de ces mesures sont destinés au salarié ainsi qu'à l'organisme précité. Ils ne peuvent être communiqués à un tiers qu'avec l'accord exprès du salarié. | |
| 1174 | ||
| 1175 | L'information des salariés intervient lors de l'entretien prévu à l'article L. 122-14 ou lors de la dernière réunion du comité d'entreprise ou d'établissement ou des délégués du personnel tenue en application de l'article L. 321-3 ou de l'article L. 321-7-1. | |
| 1176 | ||
| 1177 | La proposition figure dans la lettre de licenciement. | |
| 1178 | ||
| 1179 | Pour pouvoir bénéficier de cette mesure, le salarié doit au moins avoir quatre mois d'ancienneté dans l'entreprise, sauf dispositions plus favorables prévues par l'accord visé au premier alinéa. | |
| 1180 | ||
| 1181 | Le délai de réponse du salarié est fixé à huit jours à compter de la réception de la notification du licenciement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. | |
| 1182 | ||
| 1183 | L'absence de réponse dans les délais est assimilée à un refus. | |
| 1184 | ||
| 1185 | L'employeur est tenu de respecter les obligations en matière d'exécution du préavis, notamment en matière de rémunération. Il est ainsi tenu de mettre le salarié à la disposition de l'organisme mentionné à l'article L. 311-1 lorsqu'il effectue des actions visées au premier alinéa. | |
| 1186 | ||
| 1187 | 2\. Tout employeur qui procède au licenciement pour motif économique d'un salarié sans lui proposer le bénéfice du dispositif visé au 1 du présent article doit verser aux organismes visés à l'article L. 351-21 une contribution égale à un mois de salaire brut moyen des douze derniers mois travaillés. | |
| 1188 | ||
| 1189 | **Article LEGIARTI000006648049** | |
| 1190 | ||
| 1191 | Dans les entreprises ou les établissements occupant au moins mille salariés, ainsi que dans les entreprises visées à l'article L. 439-6 et celles visées à l'article L. 439-1 dès lors qu'elles occupent ensemble au moins mille salariés, l'employeur qui envisage de prononcer un licenciement pour motif économique est tenu de proposer à chaque salarié concerné un congé de reclassement, dont la durée ne peut exéder neuf mois. Lorsque le salarié refuse ce congé, l'employeur est tenu de lui proposer le bénéfice des mesures prévues à l'article L. 321-4-2. | |
| 1192 | ||
| 1193 | Le congé de reclassement a pour objet de permettre au salarié de bénéficier d'actions de formation et des prestations d'une cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi. Ce congé débute, si nécessaire, par un bilan de compétences qui a vocation à permettre au salarié de définir un projet professionnel et, le cas échéant, de déterminer les actions de formation nécessaires à son reclassement et mises en oeuvre pendant la période visée à l'alinéa précédent. L'employeur finance l'ensemble de ces actions. | |
| 1194 | ||
| 1195 | Le congé de reclassement est effectué pendant le préavis, dont le salarié est dispensé de l'exécution. Lorsque la durée du congé de reclassement excède la durée du préavis, le terme de ce dernier est reporté d'une durée égale à la durée du congé de reclassement restant à courir. Pendant cette période, le préavis est suspendu. | |
| 1196 | ||
| 1197 | Pendant la période de suspension du préavis, le salarié bénéficie d'une rémunération mensuelle à la charge de l'employeur dont le montant est égal au montant de l'allocation visée au 4° de l'article L. 322-4. Les dispositions des deux derniers alinéas de l'article précité sont applicables à cette rémunération. | |
| 1198 | ||
| 1199 | Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux entreprises en redressement ou en liquidation judiciaires. | |
| 1200 | ||
| 1201 | Les partenaires sociaux peuvent, dans le cadre d'un accord national interprofessionnel, prévoir une contribution aux actions mentionnées aux présent article. | |
| 1202 | ||
| 1203 | Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article. | |
| 1204 | ||
| 1153 | 1205 | **Article LEGIARTI000006648052** |
| 1154 | 1206 | |
| 1155 | 1207 | Les entreprises assujetties à l'obligation financière prévue aux articles L. 950-1 et L. 950-2 participent au financement des dépenses de fonctionnement des conventions de conversion sur une base forfaitaire et selon des modalités déterminées par décret. Ce décret fixera notamment les possibilités d'imputation des sommes en cause sur l'obligation financière visée ci-dessus ainsi que les possibilités d'utilisation de droits de tirage ou d'appel à des crédits mutualisés de formation professionnelle continue. |
| Article LEGIARTI000006648075 L1220→1272 | ||
| 1220 | 1272 | |
| 1221 | 1273 | Tout employeur qui procède au licenciement pour motif économique d'un salarié sans lui proposer le bénéfice d'une convention de conversion en application des dispositions de l'article L. 321-5 et de l'article L. 321-5-2 doit verser aux organismes visés à l'article L. 351-21 une contribution égale à un mois du salaire brut moyen des douze derniers mois travaillés. |
| 1222 | 1274 | |
| 1223 | **Article LEGIARTI000006648075** | |
| 1275 | **Article LEGIARTI000006648076** | |
| 1224 | 1276 | |
| 1225 | Le salarié licencié pour motif économique ou ayant adhéré à une convention de conversion mentionnée à l'article L. 322-3 bénéficie d'une priorité de réembauchage durant un délai d'un an à compter de la date de rupture de son contrat s'il manifeste le désir d'user de cette priorité dans un délai de quatre mois à partir de cette date. Dans ce cas, l'employeur l'informe de tout emploi devenu disponible et compatible avec sa qualification. En outre, l'employeur est tenu d'informer les représentants du personnel des postes disponibles et d'afficher la liste de ces postes. Le salarié ayant acquis une nouvelle qualification bénéficie également de la priorité de réembauchage au titre de celle-ci, s'il en informe l'employeur. | |
| 1277 | Le salarié licencié pour motif économique ou ayant adhéré à une convention de conversion mentionnée à l'article L. 322-3 bénéficie d'une priorité de réembauchage durant un délai d'un an à compter de la date de rupture de son contrat s'il manifeste le désir d'user de cette priorité au cours de cette année. Dans ce cas, l'employeur l'informe de tout emploi devenu disponible et compatible avec sa qualification. En outre, l'employeur est tenu d'informer les représentants du personnel des postes disponibles et d'afficher la liste de ces postes. Le salarié ayant acquis une nouvelle qualification bénéficie également de la priorité de réembauchage au titre de celle-ci, s'il en informe l'employeur. | |
| 1226 | 1278 | |
| 1227 | 1279 | **Article LEGIARTI000006648078** |
| 1228 | 1280 | |
| 1229 | 1281 | Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent des dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles régissant le licenciement pour motif économique et la rupture du contrat de travail visée au troisième alinéa de l'article L. 321-6 du présent code en faveur d'un salarié, sans avoir à justifier d'un mandat de l'intéressé. Celui-ci doit avoir été averti par lettre recommandée avec accusé de réception et ne s'y être pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l'organisation syndicale lui a notifié son intention. A l'issue de ce délai, l'organisation syndicale avertit l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception de son intention d'ester en justice. Le salarié peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat. |
| 1230 | 1282 | |
| 1231 | **Article LEGIARTI000006648089** | |
| 1283 | **Article LEGIARTI000006648090** | |
| 1232 | 1284 | |
| 1233 | 1285 | L'employeur est tenu de notifier à l'autorité administrative compétente tout projet de licenciement pour motif économique d'au moins dix salariés dans une même période de trente jours. |
| 1234 | 1286 | |
| 1235 | Lorsque le projet de licenciement donne lieu à la consultation des représentants du personnel prévue à l'article L. 321-3, sa notification est faite au plus tôt le lendemain de la date prévue pour la première réunion visée audit article. Elle est accompagnée de tout renseignement concernant la convocation, l'ordre du jour et la tenue de cette réunion. | |
| 1287 | Lorsque le projet de licenciement donne lieu à la consultation des représentants du personnel prévue à l'article L. 321-3, sa notification est faite au plus tôt le lendemain de la date prévue pour la première réunion visée audit article. Elle est accompagnée de tout renseignement concernant la convocation, l'ordre du jour et la tenue de cette réunion *mentions obligatoires*. | |
| 1236 | 1288 | |
| 1237 | En l'absence de plan social au sens de l'article L. 321-4-1, l'autorité administrative constate cette carence par notification à l'entreprise dès qu'elle en a eu connaissance et au plus tard dans les huit jours suivant la notification prévue à l'alinéa précédent. | |
| 1289 | En l'absence de plan de sauvegarde de l'emploi au sens de l'article L. 321-4-1, l'autorité administrative constate cette carence par notification à l'entreprise dès qu'elle en a eu connaissance et au plus tard dans les huit jours suivant la notification prévue à l'alinéa précédent. | |
| 1238 | 1290 | |
| 1239 | 1291 | L'autorité administrative compétente s'assure que les représentants du personnel ont été informés, réunis et consultés conformément aux dispositions légales et conventionnelles en vigueur, que les règles relatives à l'élaboration des mesures sociales prévues par les articles L. 321-4 et L. 321-5 du présent code ou par des conventions ou accords collectifs de travail ont été respectées et que les mesures prévues aux articles L. 321-4 et L. 321-5 seront effectivement mises en oeuvre. |
| 1240 | 1292 | |
| Article LEGIARTI000006648096 L1244→1296 | ||
| 1244 | 1296 | |
| 1245 | 1297 | Lorsque l'autorité administrative compétente relève une irrégularité de procédure au cours des vérifications effectuées en application du troisième alinéa du présent article, elle adresse à l'employeur, dans les délais prévus ci-dessus, un avis écrit précisant la nature de l'irrégularité constatée. Simultanément, l'autorité administrative compétente envoie copie de ses observations au comité d'entreprise ou aux délégués du personnel. |
| 1246 | 1298 | |
| 1247 | L'employeur est tenu de répondre aux observations de l'autorité administrative compétente et adresse copie de sa réponse aux représentants du personnel. Si sa réponse intervient au-delà du délai prévu à l'article L. 321-6, celui-ci est reporté jusqu'à la date d'envoi de l'information à l'autorité administrative compétente. Les lettres de licenciement ne pourront être adressées aux salariés qu'à compter de cette date. | |
| 1299 | L'employeur est tenu de répondre aux observations de l'autorité administrative compétente et adresse copie de sa réponse aux représentants du personnel. Si sa réponse intervient au-delà du délai prévu à l'article L. 321-6, celui-ci est reporté jusqu'à la date d'envoi de l'information à l'autorité administrative compétente. Les lettres de licenciement ne pourront être adressées aux salariés qu'à compter de cette date. | |
| 1248 | 1300 | |
| 1249 | L'autorité administrative compétente peut présenter toute proposition pour compléter ou modifier le plan social, en tenant compte de la situation économique de l'entreprise. | |
| 1301 | L'autorité administrative compétente peut, tout au long de la procédure et jusqu'à la dernière réunion du comité d'entreprise, présenter toute proposition destinée à compléter ou modifier le plan de sauvegarde de l'emploi, en tenant compte de la situation économique et des capacités financières de l'entreprise et, le cas échéant, du groupe auquel l'entreprise appartient. | |
| 1250 | 1302 | |
| 1251 | Ces propositions sont formulées avant la dernière réunion du comité d'entreprise ; elles sont communiquées à l'employeur et au comité d'entreprise ou aux délégués du personnel. En l'absence de comité d'entreprise ou de délégués du personnel, elles sont portées à la connaissance des salariés par voie d'affichage sur les lieux de travail ainsi que la réponse motivée de l'employeur à ces propositions, qu'il adresse à l'autorité administrative compétente. | |
| 1303 | La réponse motivée de l'employeur, accompagnée de l'avis du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, est transmise à l'autorité administrative compétente. En l'absence de comité d'entreprise ou de délégués du personnel, les propositions de l'autorité administrative compétente sont portées à la connaissance des salariés par voie d'affichage sur les lieux de travail ainsi que la réponse motivée de l'employeur à ces propositions. | |
| 1304 | ||
| 1305 | La réponse motivée de l'employeur doit parvenir à l'autorité administrative compétente avant la fin du délai prévu au premier alinéa de l'article L. 321-6 pour l'envoi des lettres de licenciement. Lesdites lettres ne peuvent pas être adressées aux salariés, une fois ce délai passé, tant que l'employeur n'a pas fait parvenir sa réponse motivée à l'autorité administrative compétente. | |
| 1306 | ||
| 1307 | A l'issue de la procédure visée à l'article L. 321-2, le plan de sauvegarde de l'emploi définitivement arrêté est transmis par l'employeur à l'autorité administrative compétente. Cette dernière dispose d'un délai de huit jours à compter de la réception dudit plan pour en constater la carence éventuelle. Cette carence est notifiée à l'employeur qui doit en informer immédiatement les représentants du personnel. L'employeur est tenu, sur la demande du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, d'organiser une réunion supplémentaire du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, en vue d'un nouvel examen du plan de sauvegarde de l'emploi. Cette demande doit être exprimée dans les deux jours ouvrables suivant la notification du constat de carence par l'autorité administrative compétente. | |
| 1308 | ||
| 1309 | Le délai prévu au premier alinéa de l'article L. 321-6 est reporté jusqu'au lendemain de la réunion susmentionnée. Les lettres de licenciement ne peuvent être adressées aux salariés qu'à compter de cette date. | |
| 1252 | 1310 | |
| 1253 | 1311 | **Article LEGIARTI000006648096** |
| 1254 | 1312 | |
| Article LEGIARTI000006648600 L1266→1324 | ||
| 1266 | 1324 | |
| 1267 | 1325 | Est passible des mêmes peines l'employeur, l'administrateur ou le liquidateur qui n aura pas observé les dispositions prévues aux articles L. 321-8 et L. 321-9. |
| 1268 | 1326 | |
| 1269 | **Article LEGIARTI000006648600** | |
| 1327 | **Article LEGIARTI000006648601** | |
| 1270 | 1328 | |
| 1271 | 1329 | Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification substantielle du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques. |
| 1272 | 1330 | |
| 1273 | 1331 | Les dispositions du présent chapitre sont applicables à toute rupture du contrat de travail résultant de l'une des causes énoncées à l'alinéa précédent. |
| 1274 | 1332 | |
| 1275 | **Article LEGIARTI000006648605** | |
| 1333 | Le licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent ou, à défaut, et sous réserve de l'accord exprès du salarié, sur un emploi d'une catégorie inférieure ne peut être réalisé dans le cadre de l'entreprise ou, le cas échéant, dans les entreprises du groupe auquel l'entreprise appartient. Les offres de reclassement proposées au salarié doivent êtres écrites et précises. | |
| 1334 | ||
| 1335 | **Article LEGIARTI000006648606** | |
| 1276 | 1336 | |
| 1277 | Dans les entreprises ou établissements visés à l'article L. 321-2 où sont occupés habituellement plus de dix salariés et moins de cinquante salariés, les employeurs qui projettent de prononcer un licenciement pour motif économique sont tenus de réunir et de consulter les délégués du personnel lorsque le nombre de licenciements envisagés est au moins égal à dix dans une même période de trente jours. | |
| 1337 | Dans les entreprises ou établissements visés à l'article L. 321-2 où sont occupés habituellement plus de dix salariés et moins de cinquante salariés, les employeurs qui projettent de prononcer un licenciement pour motif économique sont tenus de réunir et de consulter les délégués du personnel lorsque le nombre de licenciements envisagés est au moins égal à dix dans une même période de trente jours *durée, obligation*. | |
| 1278 | 1338 | |
| 1279 | Sans préjudice des dispositions de l'article L. 432-1, dans les entreprises ou professions mentionnées ci-dessus où sont occupés habituellement au moins cinquante salariés, les employeurs qui projettent d'y effectuer un licenciement dans les conditions visées à l'alinéa précédent sont tenus de réunir et de consulter le comité d'entreprise. | |
| 1339 | Dans les entreprises ou professions mentionnées ci-dessus où sont occupés habituellement au moins cinquante salariés, les employeurs qui projettent d'y effectuer un licenciement dans les conditions visées à l'alinéa précédent sont tenus de réunir et de consulter le comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel. Ces opérations s'effectuent après l'achèvement des procédures de consultation prévues par les premier et deuxième chapitres du titre III du livre IV du présent code et, le cas échéant, après adoption, par les organes de direction et de surveillance de la société, de la décision prévue par les articles L. 239-1 et L. 239-2 du code de commerce. | |
| 1280 | 1340 | |
| 1281 | 1341 | Lorsqu'il n'existe pas de comité d'entreprise et notamment lorsque l'inspecteur du travail a été saisi d'un procès-verbal de carence dans les conditions prévues par l'article L. 433-13 du présent code, le projet de licenciement collectif est soumis aux délégués du personnel. |
| 1282 | 1342 | |
| 1283 | 1343 | Dans les entreprises ou établissements visés au premier alinéa du présent article, les délégués du personnel tiennent deux réunions séparées par un délai qui ne peut être supérieur à quatorze jours. Dans les entreprises ou établissements et dans les professions visées au deuxième alinéa du présent article, le comité d'entreprise tient deux réunions. Les deux réunions doivent être séparées par un délai qui ne peut être supérieur à quatorze jours lorsque le nombre des licenciements est inférieur à cent, à vingt et un jours lorsque le nombre des licenciements est au moins égal à cent et inférieur à deux cent cinquante, et à vingt-huit jours lorsque le nombre des licenciements est au moins égal à deux cent cinquante, sans préjudice des dispositions plus favorables prévues par conventions ou accords collectifs de travail. |
| 1284 | 1344 | |
| 1285 | **Article LEGIARTI000006648613** | |
| 1345 | **Article LEGIARTI000006648614** | |
| 1286 | 1346 | |
| 1287 | 1347 | L'employeur est tenu d'adresser aux représentants du personnel, avec la convocation aux réunions prévues à l'article L. 321-2, tous renseignements utiles sur le projet de licenciement collectif. |
| 1288 | 1348 | |
| @@ -1298,7 +1358,7 @@ Le nombre de travailleurs, permanents ou non, employés dans l'établissement, e | ||
| 1298 | 1358 | |
| 1299 | 1359 | Le calendrier prévisionnel des licenciements. |
| 1300 | 1360 | |
| 1301 | Lorsque le nombre des licenciements envisagés est au moins égal à dix dans une même période de trente jours, l'employeur doit également adresser aux représentants du personnel les mesures ou le plan social défini à l'article L. 321-4-1 qu'il envisage de mettre en oeuvre pour éviter les licenciements ou en limiter le nombre et pour faciliter le reclassement du personnel dont le licenciement ne pourrait être évité. | |
| 1361 | Lorsque le nombre des licenciements envisagés est au moins égal à dix dans une même période de trente jours, l'employeur doit également adresser aux représentants du personnel les mesures ou le plan de sauvegarde de l'emploi défini à l'article L. 321-4-1 qu'il envisage de mettre en oeuvre pour éviter les licenciements ou en limiter le nombre et pour faciliter le reclassement du personnel dont le licenciement ne pourrait être évité. | |
| 1302 | 1362 | |
| 1303 | 1363 | Ces mesures sont constituées, dans les entreprises ou établissements mentionnés au premier alinéa de l'article L. 321-3, par les conventions de conversion prévues à l'article L. 321-5. |
| 1304 | 1364 | |
| Article LEGIARTI000006648618 L1308→1368 | ||
| 1308 | 1368 | |
| 1309 | 1369 | Lorsque le projet de licenciement concerne au moins dix salariés sur une même période de trente jours, l'ensemble des informations prévues au présent article sera simultanément porté à la connaissance de l'autorité administrative compétente, à laquelle seront également adressés les procès-verbaux des réunions prévues à l'article L. 321-3. Ces procès-verbaux devront comporter les avis, suggestions et propositions des représentants du personnel. |
| 1310 | 1370 | |
| 1311 | Les représentants du personnel et l'autorité administrative sont informés de l'exécution du plan social au cours de l'année suivant l'expiration du délai prévu au premier alinéa de l'article L. 321-6. | |
| 1371 | Le plan de sauvegarde de l'emploi doit déterminer les modalités de suivi de la mise en oeuvre effective des mesures contenues dans le plan de reclassement prévu à l'article L. 321-4-1. Ce suivi fait l'objet d'une consultation régulière et approfondie du comité d'entreprise ou des délégués du personnel. L'autorité administrative compétente est associée au suivi de ces mesures. | |
| 1312 | 1372 | |
| 1313 | 1373 | **Article LEGIARTI000006648618** |
| 1314 | 1374 | |
| Article LEGIARTI000006648636 L1332→1392 | ||
| 1332 | 1392 | |
| 1333 | 1393 | En cas de redressement ou de liquidation judiciaires, l'administrateur ou, à défaut l'employeur ou le liquidateur suivant les cas, doit informer l'autorité administrative compétente avant de procéder à des licenciements pour motif économique dans les conditions prévues aux articles L. 621-37, L. 621-64, L. 622-4, L. 622-5, L. 622-10 du code de commerce. |
| 1334 | 1394 | |
| 1335 | **Article LEGIARTI000006648636** | |
| 1395 | **Article LEGIARTI000006648637** | |
| 1336 | 1396 | |
| 1337 | En cas de redressement ou de liquidation judiciaire, l'administrateur ou, à défaut, l'employeur ou le liquidateur, suivant les cas, qui envisage des licenciements économiques doit réunir et consulter le comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel dans les conditions prévues aux premier, deuxième, et troisième alinéas de l'article L. 321-3 et aux articles L. 321-4, L. 321-4-1, à l'exception du deuxième alinéa, L. 422-1, cinquième et sixième alinéas, et L. 432-1, troisième alinéa. | |
| 1397 | En cas de redressement ou de liquidation judiciaire, l'administrateur ou, à défaut, l'employeur ou le liquidateur, suivant les cas, qui envisage des licenciements économiques doit réunir et consulter le comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel dans les conditions prévues aux premier, deuxième, et troisième alinéas de l'article L. 321-3 et aux articles L. 321-4, L. 321-4-1, à l'exception des deuxième, troisième et quatrième alinéas, L. 422-1, cinquième et sixième alinéas, et L. 432-1, deuxième alinéa. | |
| 1338 | 1398 | |
| 1339 | **Article LEGIARTI000006648723** | |
| 1399 | **Article LEGIARTI000006648724** | |
| 1340 | 1400 | |
| 1341 | 1401 | Dans les entreprises ou établissements agricoles, industriels ou commerciaux, publics ou privés, dans les offices publics et ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles, les syndicats professionnels, les associations de quelque nature que ce soit, les employeurs qui envisagent de procéder à un licenciement pour motif économique sont tenus : |
| 1342 | 1402 | |
| Article LEGIARTI000006648727 L1360→1420 | ||
| 1360 | 1420 | |
| 1361 | 1421 | Lorsqu'une entreprise ou un établissement assujetti à la législation sur les comités d'entreprise a procédé pendant trois mois consécutifs à des licenciements pour motif économique de plus de dix personnes au total, sans atteindre dix personnes dans une même période de trente jours, tout nouveau licenciement économique envisagé au cours des trois mois suivants est soumis aux dispositions prévues au présent chapitre régissant les projets de licenciement d'au moins dix salariés. |
| 1362 | 1422 | |
| 1423 | Lorsqu'une entreprise ou un établissement assujetti à la législation sur les comités d'entreprise a procédé au cours d'une année civile à des licenciements pour motif économique de plus de dix-huit personnes au total sans avoir eu à présenter de plan de sauvegarde de l'emploi au titre du 2° ou de l'alinéa précédent, tout nouveau licenciement économique envisagé au cours des trois mois suivant la fin de cette année civile est soumis aux dispositions prévues au présent chapitre régissant les projets de licenciement d'au moins dix salariés. | |
| 1424 | ||
| 1363 | 1425 | **Article LEGIARTI000006648727** |
| 1364 | 1426 | |
| 1365 | 1427 | Ne sont pas soumis aux dispositions du présent chapitre les licenciements qui, à la fin d'un chantier, revêtent un caractère normal selon la pratique habituelle et l'exercice régulier de la profession considérée, sauf dérogations déterminées par convention ou accord collectif. |
| Article LEGIARTI000006648401 L1434→1496 | ||
| 1434 | 1496 | |
| 1435 | 1497 | Les agents de contrôle visés aux articles L. 611-1 et L. 611-15-1 sont habilités à se communiquer tous renseignements et tous documents relatifs aux dispositions du présent chapitre. |
| 1436 | 1498 | |
| 1437 | **Article LEGIARTI000006648401** | |
| 1438 | ||
| 1439 | L'étranger employé en violation des dispositions de l'alinéa premier de l'article L. 341-6 est assimilé, à compter de la date de son embauchage, à un travailleur régulièrement engagé en ce qui concerne les obligations de l'employeur relatives à la réglementation du travail définie au livre II du présent code et, pour les professions agricoles, aux articles 992 et suivants du code rural, ainsi qu'à la prise en compte de l'ancienneté dans l'entreprise. | |
| 1440 | ||
| 1441 | En ce qui concerne les avantages pécuniaires, cet étranger a droit au titre de la période d'emploi illicite : | |
| 1442 | ||
| 1443 | 1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci conformément aux dispositions législatives ou réglementaires et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée ; | |
| 1444 | ||
| 1445 | 2° En cas de rupture de la relation de travail, a une indemnité forfaitaire égale à un mois de salaire à moins que l'application des règles figurant aux articles L. 122-3-4, L. 122-3-8, deuxième alinéa, L. 122-8 et L. 122-9 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. | |
| 1446 | ||
| 1447 | La juridiction prud'homale saisie peut ordonner par provision le versement de l'indemnité forfaitaire visée à l'alinéa précédent. | |
| 1448 | ||
| 1449 | Ces dernières dispositions ne font pas obstacle au droit du salarié de demander en justice une indemnisation supplémentaire s'il est en mesure d'établir l'existence d'un préjudice non réparé au titre desdites dispositions. | |
| 1450 | ||
| 1451 | 1499 | **Article LEGIARTI000006648406** |
| 1452 | 1500 | |
| 1453 | 1501 | Il est interdit à tout employeur de se faire rembourser la redevance forfaitaire qu'il a versée à l'office des migrations internationales ou les frais de voyage qu'il a réglés pour la venue d'un travailleur étranger en France ainsi que d'opérer sur le salaire de celui-ci des retenues, sous quelque dénomination que ce soit, à l'occasion de son engagement. |
| Article LEGIARTI000006648402 L1516→1564 | ||
| 1516 | 1564 | |
| 1517 | 1565 | Nul ne peut, sous réserve des dispositions de l'article L. 762-10, se faire remettre ou tenter de se faire remettre, de manière occasionnelle ou renouvelée, des fonds, des valeurs ou des biens mobiliers en vue ou à l'occasion de l'introduction en France d'un travailleur étranger ou de son embauchage. |
| 1518 | 1566 | |
| 1567 | **Article LEGIARTI000006648402** | |
| 1568 | ||
| 1569 | L'étranger employé en violation des dispositions de l'alinéa premier de l'article L. 341-6 est assimilé, à compter de la date de son embauchage, à un travailleur régulièrement engagé en ce qui concerne les obligations de l'employeur relatives à la réglementation du travail définie au livre II du présent code et, pour les professions agricoles, aux articles L. 713-2 et suivants du code rural, ainsi qu'à la prise en compte de l'ancienneté dans l'entreprise. | |
| 1570 | ||
| 1571 | En ce qui concerne les avantages pécuniaires, cet étranger a droit au titre de la période d'emploi illicite : | |
| 1572 | ||
| 1573 | 1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci conformément aux dispositions législatives ou réglementaires et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée ; | |
| 1574 | ||
| 1575 | 2° En cas de rupture de la relation de travail, a une indemnité forfaitaire égale à un mois de salaire à moins que l'application des règles figurant aux articles L. 122-3-4, L. 122-3-8, troisième alinéa, L. 122-8 et L. 122-9 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable. | |
| 1576 | ||
| 1577 | La juridiction prud'homale saisie peut ordonner par provision le versement de l'indemnité forfaitaire visée à l'alinéa précédent. | |
| 1578 | ||
| 1579 | Ces dernières dispositions ne font pas obstacle au droit du salarié de demander en justice une indemnisation supplémentaire s'il est en mesure d'établir l'existence d'un préjudice non réparé au titre desdites dispositions. | |
| 1580 | ||
| 1519 | 1581 | **Article LEGIARTI000006648832** |
| 1520 | 1582 | |
| 1521 | 1583 | Nul ne peut, directement ou par personne interposée, engager, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. |
| Article LEGIARTI000006648884 L1974→2036 | ||
| 1974 | 2036 | |
| 1975 | 2037 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat. |
| 1976 | 2038 | |
| 1977 | **Article LEGIARTI000006648884** | |
| 2039 | **Article LEGIARTI000006648885** | |
| 1978 | 2040 | |
| 1979 | Les mesures d'application des dispositions de la présente section font l'objet d'un accord conclu et agréé dans les conditions définies aux articles L. 352-1, L. 352-2 et L. 352-2-1. | |
| 2041 | Les mesures d'application des dispositions de la présente section font l'objet d'un accord conclu et agréé dans les conditions définies aux articles L. 352-1, L. 352-2 et L. 352-2-1. L'accord peut avoir aussi pour objet les mesures d'évaluation des compétences professionnelles et d'accompagnement en vue du reclassement mises en oeuvre pendant la durée du délai-congé du salarié dans les conditions fixées à l'article L. 321-4-2. | |
| 1980 | 2042 | |
| 1981 | 2043 | L'agrément de cet accord a pour effet de le rendre obligatoire pour tous les employeurs mentionnés à l'article L. 351-4 ainsi que pour leurs salariés. |
| 1982 | 2044 | |
| Article LEGIARTI000006647198 L24→24 | ||
| 24 | 24 | |
| 25 | 25 | L'agence pour l'amélioration des conditions de travail est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé du travail. |
| 26 | 26 | |
| 27 | **Article LEGIARTI000006647198** | |
| 27 | **Article LEGIARTI000006647199** | |
| 28 | 28 | |
| 29 | L'agence pour l'amélioration des conditions de travail a pour mission : | |
| 29 | L'agence pour l'amélioration des conditions de travail a pour mission *attributions* : | |
| 30 | ||
| 31 | De contribuer au développement et à l'encouragement de recherches, d'expériences ou réalisations en matière d'amélioration des conditions de travail ; | |
| 30 | 32 | |
| 31 | 33 | De rassembler et de diffuser les informations concernant, en France et à l'étranger, toute action tendant à améliorer les conditions de travail ; |
| 32 | 34 | |
| 33 | De coordonner la recherche des causes des accidents du travail, et de faire connaître les remèdes susceptibles d'en diminuer le nombre et la gravité ; | |
| 35 | D'appuyer les démarches d'entreprise en matière d'évaluation et de prévention des risques professionnels, en lien avec la médecine du travail et les autres organismes concernés, d'apporter un appui méthodologique en vue de favoriser une diminution de l'exposition des salariés aux risques, par une approche organisationnelle et de faciliter l'implication de l'ensemble des acteurs concernés dans cette démarche ; | |
| 34 | 36 | |
| 35 | 37 | De servir de correspondant à toute institution étrangère ou internationale traitant de l'amélioration des conditions de travail ; |
| 36 | 38 | |
| 37 | De contribuer au développement et à l'encouragement de recherches, d'expériences ou réalisations en matière d'amélioration des conditions de travail ; | |
| 38 | ||
| 39 | 39 | D'établir à ces différentes fins toutes les liaisons utiles avec les organisations professionnelles, les entreprises, les établissements d'enseignement et, plus généralement, tout organisme traitant des problèmes d'amélioration des conditions de travail. |
| 40 | 40 | |
| 41 | 41 | **Article LEGIARTI000006647200** |
| Article LEGIARTI000006647526 L972→972 | ||
| 972 | 972 | |
| 973 | 973 | Les mesures concernant la sécurité, l'hygiène et la santé au travail ne doivent en aucun cas entraîner de charges financières pour les travailleurs. |
| 974 | 974 | |
| 975 | **Article LEGIARTI000006647526** | |
| 975 | **Article LEGIARTI000006647527** | |
| 976 | ||
| 977 | I. - Lorsqu'il constate sur un chantier du bâtiment et des travaux publics qu'un salarié ne s'est pas retiré de la situation de travail définie à l'article L. 231-8, alors qu'il existe une cause de danger grave et imminent résultant, soit d'un défaut de protection contre les chutes de hauteur, soit de l'absence de dispositifs de nature à éviter les risques d'ensevelissement, soit de l'absence de dispositifs de protection de nature à éviter les riques liés aux opérations de confinement et de retrait de l'amiante constituant une infraction aux obligations des décrets pris en application de l'article L. 231-2, l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail, par délégation de l'inspecteur du travail dont il relève et sous son autorité, peut prendre toutes mesures utiles visant à soustraire immédiatement le salarié de cette situation, notamment en prescrivant l'arrêt temporaire de la partie des travaux en cause. | |
| 976 | 978 | |
| 977 | Lorsqu'il constate sur un chantier du bâtiment et des travaux publics qu'un salarié ne s'est pas retiré de la situation de travail définie à l'article L. 231-8 alors qu'il existe une cause de danger grave et imminent résultant soit d'un défaut de protection contre les chutes de hauteur, soit de l'absence de dispositifs de nature à éviter les risques d'ensevelissement, soit de l'absence de dispositifs de protection de nature à éviter les risques liés aux opérations de confinement et de retrait de l'amiante constituant une infraction aux obligations des règlements pris en application de l'article L. 231-2, l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail, par délégation de l'inspecteur du travail dont il relève et sous son autorité, peut prendre toutes mesures utiles visant à soustraire immédiatement le salarié de cette situation, notamment en prescrivant l'arrêt temporaire de la partie des travaux en cause. | |
| 979 | II. - Lorsqu'à l'issue d'un contrôle réalisé par un organisme agréé, à la demande de l'inspecteur du travail ou du contrôleur du travail, par délégation de l'inspecteur du travail dont il relève et sous son autorité, l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail constate que les salariés se trouvent dans une situation dangereuse résultant d'une exposition à une substance chimique cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction, à un niveau supérieur à une valeur limite de concentration fixée par le décret pris en application de l'article L. 231-7, il met en demeure l'employeur de remédier à cette situation. La mise en demeure est effectuée selon les modalités prévues aux articles L. 611-14 et L. 620-4. | |
| 978 | 980 | |
| 979 | Lorsque toutes les mesures ont été prises pour faire cesser la situation de danger grave et imminent, l'employeur ou son représentant avise l'inspecteur du travail qui, après vérification, autorise la reprise des travaux. | |
| 981 | Si, à l'issue du délai fixé dans la mise en demeure et après vérification par un organisme agréé, le dépassement persiste, l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail par délégation de l'inspecteur du travail dont il relève et sous son autorité, peut ordonner l'arrêt temporaire de l'activité concernée. | |
| 982 | ||
| 983 | III. - Lorsque toutes les mesures ont été prises pour faire cesser la situation de danger grave et imminent ou la situation dangereuse, l'employeur ou son représentant avise l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail, par délégation de l'inspecteur du travail dont il relève et sous son autorité. Après vérification, l'inspecteur du travail ou le contrôleur du travail autorise la reprise des travaux ou de l'activité concernée. | |
| 980 | 984 | |
| 981 | 985 | En cas de contestation par l'employeur de la réalité du danger ou de la façon de le faire cesser, notamment par l'arrêt des travaux, celui-ci saisit le président du tribunal de grande instance qui statue en référé. |
| 982 | 986 | |
| 983 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. | |
| 987 | IV. - Les dispositions des paragraphes précédents s'appliquent lorsqu'il est constaté, sur un chantier d'exploitation de bois, qu'un salarié ne s'est pas retiré de la situation de travail définie à l'article L. 231-8, alors qu'il existe une cause de danger grave et imminent résultant d'un défaut de protection contre les chutes de hauteur, constituant une infraction à l'article L. 231-2. | |
| 984 | 988 | |
| 985 | Les dispositions des alinéas précédents s'appliquent lorsqu'il est constaté, sur un chantier d'exploitation de bois, qu'un salarié ne s'est pas retiré de la situation de travail définie à l'article L. 231-8, alors qu'il existe une cause de danger grave et imminent résultant d'un défaut de protection contre les chutes de hauteur, constituant une infraction à l'article L. 231-2. | |
| 989 | V. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. | |
| 986 | 990 | |
| 987 | 991 | **Article LEGIARTI000006647529** |
| 988 | 992 | |
| Article LEGIARTI000006647599 L1316→1320 | ||
| 1316 | 1320 | |
| 1317 | 1321 | Dans la branche d'activité du bâtiment et des travaux publics, les dispositions du présent article s'appliquent, à l'exclusion du troisième alinéa, aux établissements occupant habituellement au moins cinquante salariés. En outre, dans les entreprises employant au moins cinquante salariés dans lesquelles aucun établissement n'est tenu de mettre en place un comité, sur proposition de l'inspecteur du travail saisi par le comité d'entreprise ou, en l'absence de celui-ci par les délégués du personnel, le directeur régional du travail et de l'emploi peut imposer la création d'un comité lorsque cette mesure est nécessaire en raison du danger particulier de l'activité ou de l'importance des risques constatés. La mise en place d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ne dispense pas les entreprises de leur obligation d'adhérer à un organisme professionnel de sécurité et des conditions de travail créé en application de l'article L. 231-2. |
| 1318 | 1322 | |
| 1319 | **Article LEGIARTI000006647599** | |
| 1323 | **Article LEGIARTI000006647600** | |
| 1320 | 1324 | |
| 1321 | Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour mission de contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des salariés de l'établissement et de ceux mis à sa disposition par une entreprise extérieure, y compris les travailleurs temporaires, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail, notamment en vue de faciliter l'accès des femmes à tous les emplois et de répondre aux problèmes liés à la maternité. Il a également pour mission de veiller à l'observation des prescriptions législatives et réglementaires prises en ces matières. | |
| 1325 | Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des salariés de l'établissement et de ceux mis à sa disposition par une entreprise extérieure, y compris les travailleurs temporaires, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail, notamment en vue de faciliter l'accès des femmes à tous les emplois et de répondre aux problèmes liés à la maternité. Il a également pour mission de veiller à l'observation des prescriptions législatives et réglementaires prises en ces matières. | |
| 1322 | 1326 | |
| 1323 | 1327 | Le comité procède à l'analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés de l'établissement ainsi qu'à l'analyse des conditions de travail. Il procède également à l'analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés des femmes enceintes. |
| 1324 | 1328 | |
| @@ -1328,7 +1332,7 @@ Le comité contribue à la promotion de la prévention des risques professionnel | ||
| 1328 | 1332 | |
| 1329 | 1333 | Le comité donne son avis sur les documents se rattachant à sa mission, notamment sur le règlement intérieur. |
| 1330 | 1334 | |
| 1331 | Le comité peut proposer des actions de prévention en matière de harcèlement sexuel. | |
| 1335 | Le comité peut proposer des actions de prévention en matière de harcèlement sexuel et de harcèlement moral. | |
| 1332 | 1336 | |
| 1333 | 1337 | Le comité est consulté avant toute décision d'aménagement important modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité ou les conditions de travail et, notamment, avant toute transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l'outillage, d'un changement de produit ou de l'organisation du travail, avant toute modification des cadences et des normes de productivité liées ou non à la rémunération du travail. Dans les entreprises dépourvues de comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, les délégués du personnel et, dans les entreprises dépourvues de délégué du personnel, les salariés sont obligatoirement consultés par l'employeur sur les matières mentionnées au c du III de l'article L. 230-2. |
| 1334 | 1338 | |
| Article LEGIARTI000006647500 L1468→1472 | ||
| 1468 | 1472 | |
| 1469 | 1473 | Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements et organismes mentionnés au chapitre 1er du présent titre. |
| 1470 | 1474 | |
| 1471 | **Article LEGIARTI000006647500** | |
| 1475 | **Article LEGIARTI000006647501** | |
| 1472 | 1476 | |
| 1473 | I. - Le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de l'établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d'information et de formation ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. Il veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes. | |
| 1477 | I. - Le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l'établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d'information et de formation ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. Il veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes. | |
| 1474 | 1478 | |
| 1475 | 1479 | Sans préjudice des autres dispositions du présent code, lorsque dans un même lieu de travail les travailleurs de plusieurs entreprises sont présents, les employeurs doivent coopérer à la mise en oeuvre des dispositions relatives à la sécurité, à l'hygiène et à la santé selon des conditions et des modalités définies par décret en Conseil d'Etat. |
| 1476 | 1480 | |
| @@ -1488,7 +1492,7 @@ e) Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ; | ||
| 1488 | 1492 | |
| 1489 | 1493 | f) Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ; |
| 1490 | 1494 | |
| 1491 | g) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants ; | |
| 1495 | g) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment en ce qui concerne les risques liés au harcèlement moral, tel qu'il est défini à l'article L. 122-49 ; | |
| 1492 | 1496 | |
| 1493 | 1497 | h) Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ; |
| 1494 | 1498 | |
| Article LEGIARTI000006647646 L1514→1518 | ||
| 1514 | 1518 | |
| 1515 | 1519 | Le directeur départemental du travail et de l'emploi, sur le rapport de l'inspecteur du travail constatant une situation dangereuse résultant d'un non-respect des dispositions de l'article L. 230-2, peut mettre en demeure les chefs d'établissement de prendre toutes mesures utiles pour y remédier. Cette mise en demeure est faite par écrit, datée et signée et fixe un délai d'exécution tenant compte des difficultés de réalisation. Si, à l'expiration de ce délai, l'inspecteur du travail constate que la situation dangereuse n'a pas cessé, il peut dresser procès-verbal au chef d'établissement, qui est alors puni d'une peine de police. |
| 1516 | 1520 | |
| 1517 | ## Titre IV : Médecine du travail. | |
| 1521 | ## Titre IV : Services de santé au travail. | |
| 1518 | 1522 | |
| 1519 | **Article LEGIARTI000006647646** | |
| 1523 | **Article LEGIARTI000006647647** | |
| 1520 | 1524 | |
| 1521 | 1525 | Le champ d'application du présent titre est celui qui est défini à l'article L. 231-1, alinéas 1 et 2. |
| 1522 | 1526 | |
| 1523 | 1527 | Il s'étend en outre aux entreprises de transport par fer, par route, par eau et par air. Des décrets fixent, pour chaque catégorie d'entreprises de transport, les modalités d'application du présent alinéa. |
| 1524 | 1528 | |
| 1525 | Les employeurs relevant du présent titre doivent organiser des services médicaux du travail. | |
| 1529 | Les employeurs relevant du présent titre doivent organiser des services de santé au travail. | |
| 1530 | ||
| 1531 | Les administrations et établissements publics de l'Etat visés à l'article 2 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat peuvent faire appel, le cas échéant, aux services de santé au travail relevant du présent titre dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1526 | 1532 | |
| 1527 | Les administrations et établissements publics de l'Etat visés à l'article 2 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat peuvent faire appel, le cas échéant, aux services de médecine du travail relevant du présent titre dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1533 | **Article LEGIARTI000006647649** | |
| 1528 | 1534 | |
| 1529 | **Article LEGIARTI000006647648** | |
| 1535 | Les services de santé au travail sont assurés par un ou plusieurs médecins qui prennent le nom de "médecins du travail" et dont le rôle exclusivement préventif consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène du travail, les risques de contagion et l'état de santé des travailleurs. | |
| 1530 | 1536 | |
| 1531 | Les services médicaux du travail sont assurés par un ou plusieurs médecins qui prennent le nom de "médecins du travail" et dont le rôle exclusivement préventif consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène du travail, les risques de contagion et l'état de santé des travailleurs . | |
| 1537 | Afin d'assurer la mise en oeuvre des compétences médicales, techniques et organisationnelles nécessaires à la prévention des risques professionnels et à l'amélioration des conditions de travail, les services de santé au travail font appel, en liaison avec les entreprises concernées, soit aux compétences des caisses régionales d'assurance maladie, de l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics ou des associations régionales du réseau de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, soit à des personnes ou à des organismes dont les compétences dans ces domaines sont reconnues par les caisses régionales d'assurance maladie, par l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics ou par ces associations régionales. | |
| 1532 | 1538 | |
| 1533 | **Article LEGIARTI000006647650** | |
| 1539 | L'appel aux compétences visé au précédent alinéa s'effectue dans des conditions garantissant les règles d'indépendance des professions médicales et l'indépendance des personnes ou organismes associés et déterminées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 1534 | 1540 | |
| 1535 | Suivant l'importance des entreprises, les services médicaux du travail peuvent être propres à une seule entreprise ou communs à plusieurs. | |
| 1541 | **Article LEGIARTI000006647651** | |
| 1536 | 1542 | |
| 1537 | **Article LEGIARTI000006647652** | |
| 1543 | Suivant l'importance des entreprises, les services de santé au travail peuvent être propres à une seule entreprise ou communs à plusieurs. | |
| 1538 | 1544 | |
| 1539 | Les dépenses afférentes aux services médicaux du travail sont à la charge des employeurs ; dans le cas de services communs à plusieurs entreprises, ces frais sont répartis proportionnellement au nombre des salariés. | |
| 1545 | **Article LEGIARTI000006647653** | |
| 1540 | 1546 | |
| 1541 | **Article LEGIARTI000006647654** | |
| 1547 | Les dépenses afférentes aux services de santé au travail sont à la charge des employeurs ; dans le cas de services communs à plusieurs entreprises, ces frais sont répartis proportionnellement au nombre des salariés. | |
| 1542 | 1548 | |
| 1543 | Des décrets déterminent les conditions d'organisation et de fonctionnement des services médicaux du travail. | |
| 1549 | **Article LEGIARTI000006647655** | |
| 1544 | 1550 | |
| 1545 | **Article LEGIARTI000006647656** | |
| 1551 | Des décrets déterminent les conditions d'organisation et de fonctionnement des services de santé au travail. | |
| 1546 | 1552 | |
| 1547 | A partir d'une date fixée par décret , un diplôme spécial est obligatoire pour l'exercice des fonctions de médecin du travail. | |
| 1553 | **Article LEGIARTI000006647657** | |
| 1548 | 1554 | |
| 1549 | **Article LEGIARTI000006647658** | |
| 1555 | A partir d'une date fixée par décret, un diplôme spécial est obligatoire pour l'exercice des fonctions de médecin du travail. | |
| 1556 | ||
| 1557 | **Article LEGIARTI000006647659** | |
| 1550 | 1558 | |
| 1551 | 1559 | Un décret détermine les conditions dans lesquelles les fonctions de médecin du travail peuvent être déclarées incompatibles avec l'exercice de certaines autres activités médicales. |
| 1552 | 1560 | |
| 1553 | **Article LEGIARTI000006647660** | |
| 1561 | **Article LEGIARTI000006647661** | |
| 1554 | 1562 | |
| 1555 | 1563 | Chaque fois que la chose est possible, le médecin du travail est un médecin spécialisé, employé à temps complet, qui ne peut pratiquer la médecine de clientèle courante. |
| 1556 | 1564 | |
| 1557 | **Article LEGIARTI000006647662** | |
| 1565 | **Article LEGIARTI000006647663** | |
| 1558 | 1566 | |
| 1559 | Lorsque le service médical du travail est assuré par les soins d'un groupement ou organisme distinct de l'établissement occupant les travailleurs bénéficiaires de ce service, les responsables dudit groupement ou organisme sont soumis, dans les mêmes conditions que le chef d'établissement et sous les mêmes sanctions, aux prescriptions du présent titre et des décrets pris pour son application. | |
| 1567 | Lorsque le service de santé au travail est assuré par les soins d'un groupement ou organisme distinct de l'établissement occupant les travailleurs bénéficiaires de ce service, les responsables dudit groupement ou organisme sont soumis, dans les mêmes conditions que le chef d'établissement et sous les mêmes sanctions, aux prescriptions du présent titre et des décrets pris pour son application. | |
| 1560 | 1568 | |
| 1561 | **Article LEGIARTI000006647665** | |
| 1569 | **Article LEGIARTI000006647666** | |
| 1562 | 1570 | |
| 1563 | 1571 | La procédure de mise en demeure prévue à l'article L. 231-4 est applicable en cas d'infraction aux dispositions du présent titre et des décrets pris pour son application qui sont relatives : |
| 1564 | 1572 | |
| 1565 | Aux conditions de qualification exigées des médecins et des infirmières ou infirmiers des services médicaux du travail ; | |
| 1573 | Aux conditions de qualification exigées des médecins et des infirmières ou infirmiers des services de santé au travail ; | |
| 1566 | 1574 | |
| 1567 | 1575 | Aux modalités d'établissement du contrat de travail des médecins du travail ; |
| 1568 | 1576 | |
| Article LEGIARTI000006647667 L1576→1584 | ||
| 1576 | 1584 | |
| 1577 | 1585 | A l'organisation d'un service de garde de nuit dans les établissements travaillant de jour et de nuit ; |
| 1578 | 1586 | |
| 1579 | A l'installation matérielle du service médical du travail. | |
| 1587 | A l'installation matérielle du service de santé au travail. | |
| 1580 | 1588 | |
| 1581 | 1589 | Le délai minimum de la mise en demeure est fixé à un mois. |
| 1582 | 1590 | |
| 1583 | **Article LEGIARTI000006647667** | |
| 1591 | **Article LEGIARTI000006647668** | |
| 1584 | 1592 | |
| 1585 | Le médecin du travail est habilité à proposer des mesures individuelles telles que mutations ou transformations de postes, justifiées par des considérations relatives notamment à l'âge, à la résistance physique ou à l'état de santé des travailleurs. | |
| 1593 | Le médecin du travail est habilité à proposer des mesures individuelles telles que mutations ou transformations de postes, justifiées par des considérations relatives notamment à l'âge, à la résistance physique ou à l'état de santé physique et mentale des travailleurs. | |
| 1586 | 1594 | |
| 1587 | 1595 | Le chef d'entreprise est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné suite. |
| 1588 | 1596 | |
| 1589 | 1597 | En cas de difficulté ou de désaccord, la décision est prise par l'inspecteur du travail après avis du médecin-inspecteur du travail. |
| 1590 | 1598 | |
| 1591 | **Article LEGIARTI000006647669** | |
| 1599 | **Article LEGIARTI000006647670** | |
| 1592 | 1600 | |
| 1593 | 1601 | Les infractions aux dispositions du présent chapitre et les décrets pris pour son exécution sont constatées par les inspecteurs du travail. |
| 1594 | 1602 | |
| 1603 | **Article LEGIARTI000006647671** | |
| 1604 | ||
| 1605 | I. - Les personnes titulaires d'un diplôme en médecine, d'un certificat ou d'un autre titre mentionné à l'article L. 4131-1 du code de la santé publique et ayant exercé au moins pendant cinq ans, peuvent, pour une durée de cinq ans à compter de la date de promulgation de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale, exercer la médecine du travail ou la médecine de prévention, à condition d'avoir obtenu un titre en médecine de santé au travail et de prévention des risques professionnels, à l'issue d'une formation spécifique, d'une durée de deux ans, comprenant une partie théorique et une partie pratique en milieu de travail. | |
| 1606 | ||
| 1607 | II. - Au titre de cette formation, chaque médecin peut bénéficier d'une indemnité liée à l'abandon de son activité antérieure, d'une garantie de rémunération pendant la période de formation et d'une prise en charge du coût de celle-ci. Le financement de ces dispositions est assuré par des concours des organismes de sécurité sociale et une participation des services médicaux. | |
| 1608 | ||
| 1609 | III. - Un décret en Conseil d'Etat définit les modalités d'application du présent article. | |
| 1610 | ||
| 1611 | **Article LEGIARTI000006647672** | |
| 1612 | ||
| 1613 | Tout licenciement, envisagé par l'employeur, d'un médecin du travail est obligatoirement soumis soit au comité d'entreprise ou au comité d'établissement, soit au comité interentreprises ou à la commission de contrôle du service interentreprises, qui donne un avis sur le projet de licenciement. | |
| 1614 | ||
| 1615 | Dans les services interentreprises administrés paritairement, le projet de licenciement du médecin du travail est soumis au conseil d'administration. | |
| 1616 | ||
| 1617 | Le licenciement ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail dont dépend le service de santé au travail, après avis du médecin inspecteur régional du travail. | |
| 1618 | ||
| 1619 | Toutefois, en cas de faute grave, l'employeur a la faculté de prononcer la mise à pied immédiate de l'intéressé en attendant la décision définitive. En cas de refus de licenciement, la mise à pied est annulée et ses effets supprimés de plein droit. | |
| 1620 | ||
| 1621 | L'annulation sur recours hiérarchique ou contentieux d'une décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un médecin du travail emporte les conséquences définies à l'article L. 425-3. | |
| 1622 | ||
| 1595 | 1623 | ## SECTION 3 : HEURES SUPPLEMENTAIRES. |
| 1596 | 1624 | |
| 1597 | 1625 | **Article LEGIARTI000006647278** |
| Article LEGIARTI000006649100 L18→18 | ||
| 18 | 18 | |
| 19 | 19 | Les salariés conservent le droit de présenter eux-mêmes leurs observations à l'employeur ou à ses représentants. |
| 20 | 20 | |
| 21 | **Article LEGIARTI000006649100** | |
| 21 | **Article LEGIARTI000006649101** | |
| 22 | 22 | |
| 23 | Si un délégué du personnel constate, notamment par l'intermédiaire d'un salarié, qu'il existe une atteinte aux droits des personnes ou aux libertés individuelles dans l'entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnée au but recherché, il en saisit immédiatement l'employeur. Cette atteinte aux droits des personnes ou aux libertés individuelles peut notamment résulter de toute mesure discriminatoire en matière d'embauche, de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de classification, de qualification, de promotion professionnelle, de mutation, de renouvellement de contrat, de sanction ou de licenciement. | |
| 23 | Si un délégué du personnel constate, notamment par l'intermédiaire d'un salarié, qu'il existe une atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale ou aux libertés individuelles dans l'entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnée au but recherché, il en saisit immédiatement l'employeur. Cette atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale ou aux libertés individuelles peut notamment résulter de toute mesure discriminatoire en matière d'embauche, de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de classification, de qualification, de promotion professionnelle, de mutation, de renouvellement de contrat, de sanction ou de licenciement. | |
| 24 | 24 | |
| 25 | 25 | L'employeur ou son représentant est tenu de procéder sans délai à une enquête avec le délégué et de prendre les dispositions nécessaires pour remédier à cette situation. |
| 26 | 26 | |
| Article LEGIARTI000006649229 L372→372 | ||
| 372 | 372 | |
| 373 | 373 | A la demande du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, le chef d'entreprise leur présente chaque année le rapport mentionné à l'article 15 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 renforçant les garanties offertes aux personnes assurées contre certains risques. |
| 374 | 374 | |
| 375 | **Article LEGIARTI000006649229** | |
| 375 | **Article LEGIARTI000006649230** | |
| 376 | 376 | |
| 377 | 377 | Chaque trimestre, dans les entreprises d'au moins trois cents salariés et chaque semestre dans les autres, le chef d'entreprise informe le comité d'entreprise de la situation de l'emploi qui est analysée en retraçant, mois par mois, l'évolution des effectifs et de la qualification des salariés par sexe en faisant apparaître le nombre de salariés sous contrat de travail à durée indéterminée, le nombre de salariés sous contrat de travail à durée déterminée, le nombre de salariés sous contrat de travail à temps partiel, le nombre de salariés sous contrat de travail temporaire, le nombre de salariés appartenant à une entreprise extérieure. Le chef d'entreprise doit également présenter au comité les motifs l'ayant amené à recourir aux quatre dernières catégories de personnel susmentionnées. Il lui communique enfin le nombre des journées de travail effectuées, au cours de chacun des trois ou six derniers mois, par les salariés sous contrat de travail à durée déterminée et sous contrat de travail temporaire ainsi que le nombre des contrats d'insertion en alternance mentionnés aux articles L. 981-1, L. 981-6 et L. 981-7. A cette occasion, le chef d'entreprise est tenu, à la demande du comité, de porter à sa connaissance tous les contrats passés avec les entreprises de travail temporaire pour la mise à disposition des salariés sous contrat de travail temporaire ainsi qu'avec les établissements de travail protégé lorsque les contrats passés avec ces établissements prévoient la formation et l'embauche par l'entreprise de travailleurs handicapés. |
| 378 | 378 | |
| Article LEGIARTI000006649232 L380→380 | ||
| 380 | 380 | |
| 381 | 381 | Lors de cette réunion, le chef d'entreprise est tenu de communiquer au comité d'entreprise le nombre de salariés sous contrat de travail à durée déterminée et sous contrat de travail temporaire, les motifs l'ayant amené à y recourir ainsi que le nombre des journées de travail effectuées par les intéressés depuis la dernière communication d'informations effectuée à ce sujet par le chef d'entreprise. |
| 382 | 382 | |
| 383 | Lorsque le comité d'entreprise a connaissance de faits susceptibles de caractériser un recours abusif aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de travail temporaire, ou lorsqu'il constate un accroissement important du nombre de salariés occupés dans l'entreprise sous contrat de travail à durée déterminée et sous contrat de travail temporaire, il peut décider de saisir l'inspecteur du travail afin que celui-ci effectue les constatations qu'il estime utiles. | |
| 384 | ||
| 385 | Sans préjudice des compétences qu'il détient en vertu des articles L. 611-1 et L. 611-10, l'inspecteur du travail adresse à l'employeur le rapport de ses constatations. L'employeur communique ce rapport au comité d'entreprise en même temps que sa réponse motivée aux constatations de l'inspecteur du travail dans laquelle il précise, en tant que de besoin, les moyens qu'il met en oeuvre dans le cadre d'un plan de résorption de la précarité destiné à limiter le recours à ces formes de contrats de travail. | |
| 386 | ||
| 387 | A défaut de comité d'entreprise, les délégués du personnel peuvent exercer les attributions conférées au comité d'entreprise pour l'application de l'alinéa précédent. | |
| 388 | ||
| 383 | 389 | **Article LEGIARTI000006649232** |
| 384 | 390 | |
| 385 | 391 | Le comité d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, les délégués du personnel sont informés de la conclusion des conventions ouvrant droit à des contrats initiative-emploi. Ils reçoivent chaque trimestre dans les entreprises de plus de trois cents salariés et chaque semestre dans les autres entreprises un bilan de l'ensemble des embauches et des créations nettes d'emplois effectuées dans ce cadre. |
| Article LEGIARTI000006649706 L444→450 | ||
| 444 | 450 | |
| 445 | 451 | Le chef d'entreprise rend compte en la motivant de la suite donnée à ces avis et voeux. |
| 446 | 452 | |
| 447 | **Article LEGIARTI000006649706** | |
| 453 | **Article LEGIARTI000006649707** | |
| 454 | ||
| 455 | Dans l'ordre économique, le comité d'entreprise est obligatoirement informé et consulté sur les questions intéressant l'organisation, la gestion et la marche générale de l'entreprise et, notamment, sur les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs, la durée du travail, les conditions d'emploi, de travail et de formation professionnelle du personnel *attributions*. | |
| 456 | ||
| 457 | Le comité d'entreprise est obligatoirement informé et consulté sur tout projet de restructuration et de compression des effectifs. Il émet un avis sur ledit projet et sur ses modalités d'application et peut formuler des propositions alternatives à ce projet. Cet avis et les éventuelles propositions alternatives sont transmis à l'autorité administrative compétente. | |
| 458 | ||
| 459 | Le comité d'entreprise dispose d'un droit d'opposition qui se traduit par la saisine d'un médiateur selon les modalités prévues à l'article L. 432-1-3. Pendant la durée de la mission du médiateur, le projet en question est suspendu. | |
| 460 | ||
| 461 | Le comité d'entreprise, lors de sa première réunion tenue en application du deuxième alinéa du présent article, peut décider de recourir à l'assistance de l'expert-comptable dans les conditions prévues aux premier, deuxième, troisième et sixième alinéas de l'article L. 434-6. Dans les entreprises soumises aux dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-2, dès lors que les mesures envisagées excèdent le pouvoir du ou des chefs d'établissements concernés ou qu'elles visent plusieurs établissements simultanément, cette désignation est effectuée par le comité central d'entreprise. Dans ce cas, la seconde réunion du ou des comités d'établissement concernés ne peut avoir lieu avant la tenue de la seconde réunion du comité central d'entreprise. Si le comité central d'entreprise n'use pas de son droit de désigner un expert-comptable, un comité d'établissement peut en user à la condition que la mission de l'expert-comptable ainsi désigné se cantonne aux activités de l'établissement concerné. | |
| 448 | 462 | |
| 449 | Dans l'ordre économique, le comité d'entreprise est obligatoirement informé et consulté sur les questions intéressant l'organisation, la gestion et la marche générale de l'entreprise et, notamment, sur les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs, la durée du travail, les conditions d'emploi, de travail et de formation professionnelle du personnel. | |
| 463 | A l'occasion de la consultation prévue au deuxième alinéa du présent article, l'employeur est tenu de fournir au comité d'entreprise une réponse motivée à ses avis et à ses éventuelles propositions alternatives au cours d'une seconde réunion qui se tient dans un délai minimal de quinze jours à compter de la date de la première réunion. Lorsque le comité d'entreprise a désigné un expert-comptable, la seconde réunion prévue au présent alinéa a lieu vingt et un jours au plus tard après la première réunion. Le rapport de l'expert-comptable est transmis aux membres du comité d'entreprise et au chef d'entreprise au moins huit jours avant la date prévue pour la seconde réunion. | |
| 450 | 464 | |
| 451 | Le comité d'entreprise est obligatoirement saisi en temps utile des projets de compression des effectifs ; il émet un avis sur l'opération projetée et ses modalités d'application. Cet avis est transmis à l'autorité administrative compétente. | |
| 465 | L'employeur ne peut présenter un plan de sauvegarde de l'emploi en vertu de l'article L. 321-4-1 tant qu'il n'a pas apporté de réponse motivée aux avis et propositions alternatives formulés par le comité d'entreprise en application des précédentes dispositions. | |
| 466 | ||
| 467 | Les dispositions des troisième à sixième alinéas ne sont pas applicables aux entreprises en redressement ou en liquidation judiciaires. | |
| 452 | 468 | |
| 453 | 469 | Le comité est informé et consulté sur les modifications de l'organisation économique ou juridique de l'entreprise, notamment en cas de fusion, de cession, de modification importante des structures de production de l'entreprise ainsi que lors de l'acquisition ou de la cession de filiales au sens de l'article 354 de la loi n° 66-537 du 24 juillet 1966 modifiée. Le chef d'entreprise doit indiquer les motifs des modifications projetées et consulter le comité sur les mesures qui sont envisagées à l'égard des salariés lorsque ces modifications comportent des conséquences pour ceux-ci. Il est également tenu de consulter le comité d'entreprise lorsqu'il prend une participation dans une société et de l'informer lorsqu'il a connaissance d'une prise de participation dont son entreprise est l'objet. |
| 454 | 470 | |
| Article LEGIARTI000006649996 L570→586 | ||
| 570 | 586 | |
| 571 | 587 | V - Les informations concernant l'entreprise communiquées en application du présent article ont par nature un caractère confidentiel. Toute personne qui y a accès en application de ce même article est tenue à leur égard à une obligation de discrétion. |
| 572 | 588 | |
| 573 | **Article LEGIARTI000006649996** | |
| 589 | **Article LEGIARTI000006649997** | |
| 574 | 590 | |
| 575 | 591 | Lorsqu'une entreprise est partie à une opération de concentration telle que définie à l'article L. 430-1 du code de commerce, le chef d'entreprise réunit le comité d'entreprise au plus tard dans un délai de trois jours à compter de la publication prévue au troisième alinéa de l'article L. 430-3 du même code ou de celle prévue au paragraphe 3 de l'article 4 du règlement (CEE) n° 4064/89 du Conseil du 21 décembre 1989 relatif au contrôle des opérations de concentration entre entreprises. |
| 576 | 592 | |
| 577 | 593 | Au cours de cette réunion, le comité d'entreprise ou, le cas échéant, la commission économique se prononce sur le recours à un expert dans les conditions prévues à l'article L. 434-6. Dans ce cas, le comité d'entreprise ou la commission économique tient une deuxième réunion afin d'entendre les résultats des travaux de l'expert. |
| 578 | 594 | |
| 579 | Les dispositions du premier alinéa sont réputées satisfaites lorsque le comité d'entreprise se réunit en application du quatrième alinéa de l'article L. 432-1. | |
| 595 | Les dispositions du premier alinéa sont réputées satisfaites lorsque le comité d'entreprise se réunit en application du neuvième alinéa de l'article L. 432-1. | |
| 596 | ||
| 597 | **Article LEGIARTI000006650002** | |
| 598 | ||
| 599 | Lorsque le projet de restructuration et de compression des effectifs soumis au comité d'entreprise en vertu de l'article L. 432-1 est de nature à affecter le volume d'activité ou d'emploi d'une entreprise sous-traitante, l'entreprise donneuse d'ordre doit immédiatement en informer l'entreprise sous-traitante. Le comité d'entreprise de cette dernière, ou à défaut les délégués du personnel, en sont immédiatement informés et reçoivent toute explication utile sur l'évolution probable de l'activité et de l'emploi. | |
| 600 | ||
| 601 | **Article LEGIARTI000006650003** | |
| 602 | ||
| 603 | En cas de projet de cessation totale ou partielle d'activité d'un établissement ou d'une entité économique autonome ayant pour conséquence la suppression d'au moins cent emplois, s'il subsiste une divergence importante entre le projet présenté par l'employeur et la ou les propositions alternatives présentées par le comité d'entreprise, l'une ou l'autre partie peut saisir un médiateur, sur une liste arrêtée par le ministre du travail. | |
| 604 | ||
| 605 | Cette saisine a lieu au plus tard dans les huit jours suivant l'issue de la procédure d'information et de consultation prévue aux deuxième à cinquième alinéas de l'article L. 432-1. | |
| 606 | ||
| 607 | Le choix du médiateur fait l'objet d'un accord entre le chef d'entreprise et la majorité des membres du comité d'entreprise. En cas de désaccord, la décision est prise par le président du tribunal de grande instance saisi par la partie la plus diligente. Il statue en urgence. | |
| 608 | ||
| 609 | La durée de la mission du médiateur est fixée par accord des parties. A défaut d'accord, elle ne peut excéder un mois. | |
| 610 | ||
| 611 | Le médiateur dispose dans le cadre de sa mission des plus larges pouvoirs pour s'informer de la situation de l'entreprise. | |
| 612 | ||
| 613 | Après avoir recueilli les projets et propositions des parties, le médiateur est chargé de rapprocher leurs points de vue et de leur faire une recommandation. Les parties disposent d'un délai de cinq jours pour faire connaître par écrit au médiateur leur acception ou leur refus de sa recommandation. | |
| 614 | ||
| 615 | En cas d'acceptation par les deux parties, la recommandation du médiateur est transmise par ce dernier à l'autorité administrative compétente. Elle emporte les effets juridiques d'un accord au sens des articles L. 132-1 et suivants. | |
| 616 | ||
| 617 | En cas de refus de la recommandation, le médiateur la transmet sans délai à l'organe de direction ou de surveillance de l'entreprise en vue de la décision prévue à l'article L. 239-1 du code de commerce. La recommandation doit être jointe à l'étude d'impact social et territorial présentée à cet organe. | |
| 618 | ||
| 619 | Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités de nomination, de saisine et d'exercice des missions des médiateurs, ainsi que les conditions de rémunération de leurs missions par les entreprises. | |
| 620 | ||
| 621 | Le comité d'entreprise peut saisir le juge statuant en la forme des référés en vue de vérifier si les propositions émises pour éviter les licenciements par le comité d'entreprise ou le cas échéant par le médiateur ont été formulées dans les formes prévues ci-dessus. | |
| 622 | ||
| 623 | Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux entreprises en redressement et en liquidation judiciaires. | |
| 580 | 624 | |
| 581 | 625 | **Article LEGIARTI000006650006** |
| 582 | 626 | |
| Article LEGIARTI000006649270 L732→776 | ||
| 732 | 776 | |
| 733 | 777 | Les inspecteurs et contrôleurs du travail et de la main-d'oeuvre peuvent, sur leur demande, et à tout moment, prendre connaissance des délibérations du comité d'entreprise. |
| 734 | 778 | |
| 735 | **Article LEGIARTI000006649270** | |
| 779 | **Article LEGIARTI000006649271** | |
| 736 | 780 | |
| 737 | Les membres titulaires du comité d'entreprise qui, à la date de promulgation de la loi n° 82-915 du 28 octobre 1982, détiennent un mandat ou seront élus pour la première fois après cette date, bénéficient, dans les conditions et limites prévues à l'article L. 451-3, d'un stage de formation économique d'une durée maximale de cinq jours dispensé soit par un organisme figurant sur une liste arrêtée par le préfet de région, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, soit par un des organismes visés à l'article L. 451-1. Cette formation est renouvelée lorsqu'ils ont exercé leur mandat pendant quatre ans, consécutifs ou non. | |
| 781 | Les membres titulaires du comité d'entreprise qui, à la date de promulgation de la loi n° 82-915 du 28 octobre 1982, détiennent un mandat ou seront élus pour la première fois après cette date, bénéficient, dans les conditions et limites prévues à l'article L. 451-3, d'un stage de formation économique d'une durée maximale de cinq jours dispensé soit par un organisme figurant sur une liste arrêtée par le préfet de région, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, soit par un des organismes visés à l'article L. 451-1. Cette formation est renouvelée lorsqu'ils ont exercé leur mandat pendant quatre ans, consécutifs ou non. | |
| 738 | 782 | |
| 739 | 783 | Le temps consacré à cette formation est pris sur le temps de travail et il est rémunéré comme tel. Il n'est pas déduit du temps qui, en application de l'article L. 434-1, est alloué aux membres du comité d'entreprise pour l'exercice de leurs fonctions. Il est imputé sur la durée du congé prévu au chapitre Ier du titre V du livre IV du présent code. |
| 740 | 784 | |
| Article LEGIARTI000006649822 L794→838 | ||
| 794 | 838 | |
| 795 | 839 | Le chef d'entreprise est tenu de laisser aux membres de la commission économique le temps nécessaire pour tenir leurs réunions dans la limite d'une durée globale qui ne peut excéder quarante heures par an. Ce temps leur est payé comme temps de travail effectif. |
| 796 | 840 | |
| 797 | **Article LEGIARTI000006649822** | |
| 841 | **Article LEGIARTI000006649823** | |
| 798 | 842 | |
| 799 | Le comité d'entreprise peut se faire assister d'un expert-comptable de son choix en vue de l'examen annuel des comptes prévus à l'article L. 432-4, alinéa 9 et 13, et, dans la limite de deux fois par exercice, en vue de l'examen des documents mentionnés au quatorzième alinéa du même article. Il peut également se faire assister d'un expert-comptable dans les conditions prévues aux articles L. 432-1 bis et L. 432-5 et lorsque la procédure de consultation prévue à l'article L. 321-3 pour licenciement économique doit être mise en oeuvre. | |
| 843 | Le comité d'entreprise peut se faire assister d'un expert-comptable de son choix en vue de l'examen annuel des comptes prévus à l'article L. 432-4, alinéa 9 et 13, et, dans la limite de deux fois par exercice, en vue de l'examen des documents mentionnés au quatorzième alinéa du même article. Il peut également se faire assister d'un expert-comptable dans les conditions prévues aux articles L. 432-1 (quatrième alinéa), L. 432-1 bis et L. 432-5 et lorsque la procédure de consultation prévue à l'article L. 321-3 pour licenciement économique doit être mise en oeuvre. | |
| 800 | 844 | |
| 801 | 845 | La mission de l'expert-comptable porte sur tous les éléments d'ordre économique, financier ou social nécessaires à l'intelligence des comptes et à l'appréciation de la situation de l'entreprise. |
| 802 | 846 | |
| 803 | Pour opérer toute vérification ou tout contrôle qui entre dans l'exercice de ces missions, l'expert-comptable a accès aux mêmes documents que le commissaire aux comptes. | |
| 847 | Pour opérer toute vérification ou tout contrôle qui entre dans l'exercice de ces missions, l'expert-comptable a accès aux mêmes documents que le commissaire aux comptes *information*. | |
| 804 | 848 | |
| 805 | 849 | Dans le cadre de la mission prévue à l'article L. 432-1 bis, l'expert a accès aux documents de toutes les sociétés concernées par l'opération. |
| 806 | 850 | |
| Article LEGIARTI000006649329 L868→912 | ||
| 868 | 912 | |
| 869 | 913 | Les réseaux bancaires comportant un organe central au sens des articles L. 511-30 et L. 511-31 du code monétaire et financier, quand cet organe central n'est pas un établissement public, sont tenus de constituer un comité de groupe. Pour l'application du présent chapitre, l'organe central est considéré comme la société dominante. |
| 870 | 914 | |
| 871 | **Article LEGIARTI000006649329** | |
| 915 | **Article LEGIARTI000006649330** | |
| 872 | 916 | |
| 873 | 917 | Le comité de groupe reçoit des informations sur l'activité, la situation financière, l'évolution et les prévisions d'emploi annuelles ou pluriannuelles et les actions éventuelles de prévention envisagées compte tenu de ces prévisions dans le groupe et dans chacune des entreprises qui le composent. Il reçoit communication, lorsqu'ils existent, des comptes et du bilan consolidés ainsi que du rapport du commissaire aux comptes correspondant. |
| 874 | 918 | |
| @@ -876,7 +920,7 @@ Il est informé dans les domaines indiqués ci-dessus des perspectives économiq | ||
| 876 | 920 | |
| 877 | 921 | Le comité de groupe peut se faire assister par un expert-comptable ; celui-ci est rémunéré par l'entreprise dominante. Pour opérer toute vérification ou tout contrôle qui entre dans l'exercice de ces missions, l'expert-comptable a accès aux mêmes documents que les commissaires aux comptes des entreprises constitutives du groupe. |
| 878 | 922 | |
| 879 | En cas d'annonce d'offre publique d'achat ou d'offre publique d'échange portant sur l'entreprise dominante d'un groupe, le chef de cette entreprise en informe immédiatement le comité de groupe. Il est alors fait application au niveau du comité de groupe des dispositions prévues aux quatrième et cinquième alinéas de l'article L. 432-1 pour le comité d'entreprise. | |
| 923 | En cas d'annonce d'offre publique d'achat ou d'offre publique d'échange portant sur l'entreprise dominante d'un groupe, le chef de cette entreprise en informe immédiatement le comité de groupe. Il est alors fait application au niveau du comité de groupe des dispositions prévues aux neuvième et dixième alinéas de l'article L. 432-1 pour le comité d'entreprise. | |
| 880 | 924 | |
| 881 | 925 | Le respect des dispositions de l'alinéa précédent dispense des obligations définies à l'article L. 432-1 pour les comités d'entreprise des sociétés appartenant au groupe. |
| 882 | 926 | |
| Article LEGIARTI000006649988 L994→1038 | ||
| 994 | 1038 | |
| 995 | 1039 | Tout syndicat affilié à une organisation représentative sur le plan national est considéré comme représentatif dans l'entreprise pour l'application du présent chapitre. |
| 996 | 1040 | |
| 1041 | **Article LEGIARTI000006649988** | |
| 1042 | ||
| 1043 | Lorsque le chef d'entreprise procède à une annonce publique portant exclusivement sur la stratégie économique de l'entreprise et dont les mesures de mise en oeuvre ne sont pas de nature à affecter de façon importante les conditions de travail ou d'emploi, le comité d'entreprise se réunit de plein droit sur sa demande dans les quarante-huit heures suivant ladite annonce. L'employeur est tenu de lui fournir toute explication utile. | |
| 1044 | ||
| 1045 | Le chef d'entreprise ne peut procéder à une annonce publique dont les mesures de mise en oeuvre sont de nature à affecter de façon importante les conditions de travail ou d'emploi des salariés qu'après avoir informé le comité d'entreprise. | |
| 1046 | ||
| 1047 | Lorsque l'annonce publique concerne plusieurs entreprises appartenant à un groupe, les membres des comités d'entreprise de chaque entreprise intéressée ainsi que les membres du comité de groupe et, le cas échéant, les membres du comité d'entreprise européen sont informés. | |
| 1048 | ||
| 1049 | L'absence d'information du comité d'entreprise, des membres du comité de groupe et, le cas échéant, des membres du comité d'entreprise européen en application des dispositions qui précèdent est passible des peines prévues aux articles L. 483-1, L. 483-1-1 et L. 483-1-2. | |
| 1050 | ||
| 997 | 1051 | ## Chapitre V : Comités d'établissements et comité central d'entreprise. |
| 998 | 1052 | |
| 999 | **Article LEGIARTI000006649277** | |
| 1053 | **Article LEGIARTI000006649278** | |
| 1000 | 1054 | |
| 1001 | 1055 | Le comité central d'entreprise exerce les attributions économiques qui concernent la marche générale de l'entreprise et qui excèdent les limites des pouvoirs des chefs d'établissement. |
| 1002 | 1056 | |
| 1003 | Il est obligatoirement informé et consulté sur tous les projets économiques et financiers importants concernant l'entreprise, notamment dans les cas définis au quatrième alinéa de l'article L. 432-1. | |
| 1057 | Il est obligatoirement informé et consulté sur tous les projets économiques et financiers importants concernant l'entreprise, notamment dans les cas définis au neuvième alinéa de l'article L. 432-1. | |
| 1004 | 1058 | |
| 1005 | 1059 | Dans le domaine des activités sociales et culturelles, les comités d'établissement peuvent confier au comité central d'entreprise la gestion d'activités communes. Un accord entre le chef d'entreprise et l'ensemble des organisations syndicales représentatives dans l'entreprise peut définir les compétences respectives du comité central d'entreprise et des comités d'établissement. |
| 1006 | 1060 | |
| Article LEGIARTI000006649935 L1572→1626 | ||
| 1572 | 1626 | |
| 1573 | 1627 | Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent chapitre, et notamment les règles de tenue des comptes des salariés et des anciens salariés. |
| 1574 | 1628 | |
| 1575 | **Article LEGIARTI000006649935** | |
| 1629 | **Article LEGIARTI000006649936** | |
| 1576 | 1630 | |
| 1577 | 1631 | Les sociétés peuvent procéder à des augmentations de capital réservées aux adhérents d'un plan d'épargne d'entreprise ou d'un plan partenarial d'épargne salariale volontaire. |
| 1578 | 1632 | |
| 1579 | Lorsque les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé, le prix de cession est fixé d'après les cours de bourse ; le prix de souscription ne peut être ni supérieur à la moyenne des cours cotés aux vingt séances de bourse précédant le jour de la décision du conseil d'administration ou du directoire, selon le cas, fixant la date d'ouverture de la souscription ni inférieur de plus de 20 p. 100 à cette moyenne ou de 30 % dans le cas d'un plan partenarial d'épargne salariale volontaire mis en place en application de l'article L. 443-1-2. | |
| 1633 | Lorsque les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé, le prix de cession est fixé d'après les cours de bourse ; le prix de souscription ne peut être ni supérieur à la moyenne des cours cotés aux vingt séances de bourse précédant le jour de la décision fixant la date d'ouverture de la souscription ni inférieur de plus de 20 p. 100 à cette moyenne ou de 30 % dans le cas d'un plan partenarial d'épargne salariale volontaire mis en place en application de l'article L. 443-1-2. La décision fixant la date de souscription est prise par le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, ou par son président s'il a reçu une délégation en ce sens en application du V de l'article L. 225-129 du code de commerce. | |
| 1580 | 1634 | |
| 1581 | 1635 | Lorsque les titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché réglementé, le prix de cession est déterminé conformément aux méthodes objectives retenues en matière d'évaluation d'actions en tenant compte, selon une pondération appropriée à chaque cas, de la situation nette comptable, de la rentabilité et des perspectives d'activité de l'entreprise. Ces critères sont appréciés le cas échéant sur une base consolidée ou, à défaut, en tenant compte des éléments financiers issus de filiales significatives. A défaut, le prix de cession est déterminé en divisant par le nombre de titres existants le montant de l'actif net réévalué d'après le bilan le plus récent. Celui-ci doit être ainsi déterminé à chaque exercice sous le contrôle du commissaire aux comptes. Le prix de cession doit être ainsi déterminé à chaque exercice sous le contrôle du commissaire aux comptes. |
| 1582 | 1636 | |
| Article LEGIARTI000006649481 L1668→1722 | ||
| 1668 | 1722 | |
| 1669 | 1723 | ## Chapitre IV : Dispositions communes |
| 1670 | 1724 | |
| 1671 | **Article LEGIARTI000006649481** | |
| 1725 | **Article LEGIARTI000006649482** | |
| 1672 | 1726 | |
| 1673 | Les administrateurs ou les membres du conseil de surveillance représentant les salariés actionnaires ou élus par les salariés bénéficient, dans les conditions et les limites prévues à l'article L. 451-3, d'un stage de formation économique, financière et juridique d'une durée maximale de cinq jours dispensé par un organisme figurant sur une liste arrêtée par le préfet de région, après avis du comité régional de la formation professionnelle et de la promotion sociale. | |
| 1727 | Les administrateurs ou les membres du conseil de surveillance représentant les salariés actionnaires ou élus par les salariés bénéficient, dans les conditions et les limites prévues à l'article L. 451-3, d'un stage de formation économique, financière et juridique d'une durée maximale de cinq jours dispensé par un organisme figurant sur une liste arrêtée par le préfet de région, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 1674 | 1728 | |
| 1675 | 1729 | Le temps consacré à cette formation est pris sur le temps de travail et il est rémunéré comme tel. Il est imputé sur la durée du congé prévu au chapitre Ier du titre V du livre IV du présent code. Les dépenses correspondantes des entreprises sont déductibles du montant de la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue prévu à l'article L. 950-1 du présent code. |
| 1676 | 1730 | |
| Article LEGIARTI000006651092 L1→1 | ||
| 1 | 1 | ## Livre IX : De la formation professionnelle continue dans le cadre de l'éducation permanente. |
| 2 | 2 | |
| 3 | **Article LEGIARTI000006651092** | |
| 3 | **Article LEGIARTI000006651093** | |
| 4 | 4 | |
| 5 | 5 | La formation professionnelle permanente constitue une obligation nationale. Elle comporte une formation initiale et des formations ultérieures destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s'y engagent. Ces formations ultérieures constituent la formation professionnelle continue. |
| 6 | 6 | |
| Article LEGIARTI000006651106 L8→8 | ||
| 8 | 8 | |
| 9 | 9 | L'Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les établissements d'enseignement publics et privés, les associations, les organisations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises, concourent à l'assurer. |
| 10 | 10 | |
| 11 | Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle, en vue de l'acquisition d'un diplôme, d'un titre à finalité professionnelle ou d'un certificat de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche professionnelle, enregistrés dans le répertoire national des certifications professionnelles visé à l'article L. 335-6 du code de l'éducation. Lorsque la personne en cause est salariée, elle peut bénéficier d'un congé pour validation des acquis de l'expérience dans les conditions de durée prévues à l'article L. 931-22 et selon les modalités fixées aux articles L. 931-23, L. 931-25 et L. 931-26 ainsi qu'aux premier et deuxième alinéas de l'article L. 931-24. Les conditions d'application de ces dispositions sont fixées par décret en Conseil d'Etat. | |
| 12 | ||
| 11 | 13 | **Article LEGIARTI000006651106** |
| 12 | 14 | |
| 13 | 15 | Tout travailleur engagé dans la vie active ou toute personne qui s'y engage a droit à la qualification professionnelle et doit pouvoir suivre, à son initiative, une formation lui permettant, quel que soit son statut, d'acquérir une qualification correspondant aux besoins de l'économie prévisibles à court ou moyen terme : |
| Article LEGIARTI000006651253 L24→26 | ||
| 24 | 26 | |
| 25 | 27 | \- à la prise en charge de tout ou partie de cette formation, dans le cadre des orientations arrêtées, dans leur champ de compétence respectif, par l'Etat, les régions, les organisations professionnelles et les syndicats d'employeurs et de salariés représentatifs au plan national. |
| 26 | 28 | |
| 27 | **Article LEGIARTI000006651253** | |
| 29 | **Article LEGIARTI000006651254** | |
| 28 | 30 | |
| 29 | 31 | Les types d'actions de formation qui entrent dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue, sont les suivants : |
| 30 | 32 | |
| Article LEGIARTI000006651258 L44→46 | ||
| 44 | 46 | |
| 45 | 47 | Entrent également dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue les actions permettant de réaliser un bilan de compétences. Elles ont pour objet de permettre à des travailleurs d'analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation. |
| 46 | 48 | |
| 49 | Il en est de même des actions permettant aux travailleurs de faire valider les acquis de leur expérience en vue de l'acquisition d'un diplôme, d'un titre à finalité professionnelle ou d'un certificat de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche professionnelle, enregistrés dans le répertoire national des certifications professionnelles visé à l'article L. 335-6 du code de l'éducation. | |
| 50 | ||
| 47 | 51 | **Article LEGIARTI000006651258** |
| 48 | 52 | |
| 49 | 53 | Pendant la durée de sa présence en entreprise au titre de l'une des actions prévues à l'article L. 900-2, le stagiaire non titulaire d'un contrat de travail bénéficie des dispositions du code du travail et, le cas échéant, du code rural relatives à la durée du travail - à l'exception de celles relatives aux heures supplémentaires - ainsi que celles relatives au repos hebdomadaire, à l'hygiène, à la sécurité et aux conditions de travail prévues au titre troisième du livre II du présent code. |
| Article LEGIARTI000006651268 L64→68 | ||
| 64 | 68 | |
| 65 | 69 | Les personnes chargées de réaliser et de détenir les bilans de compétences sont soumises aux dispositions de l'article 378 du code pénal en ce qui concerne les informations qu'elles détiennent à ce titre. |
| 66 | 70 | |
| 71 | **Article LEGIARTI000006651268** | |
| 72 | ||
| 73 | La validation des acquis de l'expérience ne peut être réalisée qu'avec le consentement du travailleur. Les informations demandées au bénéficiaire d'une action de validation des acquis de l'expérience doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l'objet de la validation tel qu'il est défini au dernier alinéa de l'article L. 900-2. Les personnes dépositaires d'informations communiquées par le candidat dans le cadre de sa demande de validation sont tenues aux dispositions des articles 226-13 et 226-14 du code pénal. Le refus d'un salarié de consentir à une action de validation des acquis de l'expérience ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. | |
| 74 | ||
| 67 | 75 | **Article LEGIARTI000006651270** |
| 68 | 76 | |
| 69 | 77 | Pour l'application du présent livre, il ne peut être fait aucune distinction entre les femmes et les hommes, sauf dans le cas où l'appartenance à l'un ou l'autre sexe est la condition déterminante de l'exercice de l'emploi ou de l'activité professionnelle donnant lieu à formation. |
| Article LEGIARTI000006651279 L86→94 | ||
| 86 | 94 | |
| 87 | 95 | Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l'action de formation. Le candidat à un stage ou le stagiaire est tenu d'y répondre de bonne foi. |
| 88 | 96 | |
| 97 | ## Titre Ier : Des institutions de la formation professionnelle. | |
| 98 | ||
| 99 | **Article LEGIARTI000006651279** | |
| 100 | ||
| 101 | Le comité interministériel de la formation professionnelle et de l'emploi détermine, en fonction des exigences du développement culturel, économique et social, les orientations prioritaires de la politique de l'Etat, en vue de : | |
| 102 | ||
| 103 | \- provoquer des actions de formation professionnelle ; | |
| 104 | ||
| 105 | \- soutenir par un concours financier ou technique les diverses initiatives prises en ces matières. | |
| 106 | ||
| 107 | Ces différentes actions et initiatives peuvent aussi bien porter sur la formation proprement dite, sur l'innovation, l'ingénierie pédagogique et les techniques de communication, l'accès à l'information que sur la formation des formateurs certification. | |
| 108 | ||
| 89 | 109 | ## Chapitre III : De la participation des travailleurs indépendants, des membres des professions libérales et des professions non-salariées |
| 90 | 110 | |
| 91 | 111 | **Article LEGIARTI000006651568** |
| Article LEGIARTI000006651311 L94→114 | ||
| 94 | 114 | |
| 95 | 115 | ## Chapitre II : Des contrats de formation professionnelle. |
| 96 | 116 | |
| 97 | **Article LEGIARTI000006651311** | |
| 117 | **Article LEGIARTI000006651312** | |
| 98 | 118 | |
| 99 | 119 | Lorsqu'une personne physique entreprend une formation, à titre individuel et à ses frais, un contrat doit être conclu entre elle et le dispensateur de formation. Ce contrat doit, à peine de nullité, préciser : |
| 100 | 120 | |
| @@ -102,7 +122,7 @@ Lorsqu'une personne physique entreprend une formation, à titre individuel et à | ||
| 102 | 122 | |
| 103 | 123 | 2° Le niveau de connaissances préalables requis pour suivre la formation et obtenir les qualifications auxquelles elle prépare ; |
| 104 | 124 | |
| 105 | 3° Les conditions dans lesquelles la formation est donnée aux stagiaires, notamment les moyens pédagogiques et techniques mis en oeuvre ainsi que les modalités de contrôle des connaissances et la nature de la sanction éventuelle de la formation ; | |
| 125 | 3° Les conditions dans lesquelles la formation est donnée aux stagiaires, notamment les modalités de formation dans le cas des formations réalisées en tout ou en partie à distance, les moyens pédagogiques et techniques mis en oeuvre ainsi que les modalités de contrôle des connaissances et la nature de la sanction éventuelle de la formation ; | |
| 106 | 126 | |
| 107 | 127 | 4° Les diplômes, titres ou références des personnes chargées de la formation prévue par le contrat ; |
| 108 | 128 | |
| Article LEGIARTI000006651126 L122→142 | ||
| 122 | 142 | |
| 123 | 143 | Soit avec l'Etat quand les actions sont organisées à l'initiative de celui-ci, aux fins de contribuer, en plus de leur mission propre d'éducation permanente, au développement des actions de formation professionnelle continue prévues à ces conventions, par leurs moyens en personnel et en matériel. |
| 124 | 144 | |
| 125 | **Article LEGIARTI000006651126** | |
| 126 | ||
| 127 | Nul ne peut, même de fait, exercer une fonction de direction ou d'administration dans un organisme de formation au sens du présent livre s'il a fait l'objet d'une condamnation pénale à raison de faits constituant des manquements à la probité, aux bonnes moeurs et à l'honneur. | |
| 128 | ||
| 129 | Toute personne physique ou morale de droit privé qui entend diriger un organisme de formation ou prendre part à la direction d'un tel organisme en souscrivant des conventions ou des contrats de prestations de service ayant pour objet la formation professionnelle continue doit adresser aux services compétents de l'Etat et de la région une déclaration préalable. La déclaration devient caduque lorsque les bilans pédagogiques et financiers prévus à l'article L. 920-5 ne font apparaître aucune activité de formation au titre de deux années consécutives, y compris l'année de déclaration, ou lorsque, pendant cette même période, ces bilans n'ont pas été adressés à l'autorité administrative de l'Etat. | |
| 145 | **Article LEGIARTI000006651127** | |
| 130 | 146 | |
| 131 | Une déclaration rectificative est souscrite en cas de modification d'un ou des éléments de la déclaration initiale. La cessation d'activité doit également faire l'objet d'une déclaration. | |
| 147 | 1\. Toute personne physique ou morale qui réalise des prestations de formation professionnelle continue au sens de l'article L. 900-2 doit déposer, auprès de l'autorité administrative de l'Etat chargée de la formation professionnelle, une déclaration d'activité, dès la conclusion de la première convention de formation professionnelle ou du premier contrat de formation professionnelle, conclus respectivement en application des articles L. 920-1 et L. 920-13. | |
| 132 | 148 | |
| 133 | Les modalités de ces déclarations ainsi que l'usage que peut en faire son auteur sont réglés par décret en Conseil d'Etat. | |
| 149 | 2\. Nul ne peut, même de fait, exercer une fonction de direction ou d'administration dans un organisme de formation au sens du présent livre s'il a fait l'objet d'une condamnation pénale à raison de faits constituant des manquements à la probité, aux bonnes moeurs et à l'honneur. | |
| 134 | 150 | |
| 135 | Dans un délai de trois ans suivant la déclaration préalable, les personnes physiques ou morales visées précédemment doivent faire une demande d'agrément auprès du représentant de l'Etat dans la région. | |
| 151 | 3\. La déclaration d'activité comprend les informations administratives d'identification de la personne physique ou morale, ainsi que les éléments descriptifs de son activité. L'autorité administrative de l'Etat chargée de la formation professionnelle procède à l'enregistrement des déclarations au vu des pièces produites. L'enregistrement est annulé par décision de la même autorité administrative lorsqu'il apparaît que les prestations réalisées ne correspondent pas aux actions visées à l'article L. 900-2. Les décisions d'annulation de l'enregistrement sont motivées et notifiées aux intéressés dans les conditions prévues à l'article L. 991-8. La déclaration devient caduque lorsque les bilans pédagogiques et financiers prévus à l'article L. 920-5 ne font apparaître aucune activité de formation au titre de deux années consécutives, ou lorsque, pendant cette même période, ces bilans n'ont pas été adressés à l'autorité administrative de l'Etat chargée de la formation professionnelle. Une déclaration rectificative est souscrite en cas de modification d'un ou des éléments de la déclaration initiale. La cessation d'activité doit également faire l'objet d'une déclaration. Le conseil régional a communication des éléments de la déclaration et de ses éventuelles modifications. Le conseil régional a communication du bilan pédagogique et financier de l'activité, du bilan, du compte de résultat et de l'annexe du dernier exercice clos par les organismes dont les actions de formation au sens de l'article L. 900-2 bénéficient de son concours financier. | |
| 136 | 152 | |
| 137 | Cet agrément est accordé, après avis du conseil régional, pour l'ensemble du territoire national. | |
| 153 | 4\. Les personnes physiques ou morales mentionnées au 1 doivent justifier des titres et qualités des personnels d'enseignement et d'encadrement qu'elles emploient, et de la relation entre ces titres et qualités et les prestations réalisées dans le champ de la formation professionnelle. | |
| 138 | 154 | |
| 139 | Il est tenu compte, pour la délivrance de l'agrément, des capacités financières de l'organisme, des moyens humains et matériels mis en oeuvre, de la régularité de la situation des candidats à l'agrément au regard de l'acquittement des cotisations sociales et des impositions de toute nature, ainsi que de la qualité de la formation dispensée. | |
| 140 | ||
| 141 | Les organismes existant à la date de promulgation de la loi n° 95-116 du 4 février 1995 portant diverses dispositions d'ordre social sont soumis aux mêmes obligations de demande d'agrément dans un délai de trois ans suivant la déclaration préalable qu'ils ont faite. | |
| 142 | ||
| 143 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application des dispositions des cinquième, sixième, septième et huitième alinéas du présent article, ainsi que la durée de validité de l'agrément et les critères et modalités d'octroi, de refus, de renouvellement et de retrait de cet agrément. | |
| 155 | 5\. Les modalités de ces déclarations ainsi que l'usage que peut en faire son auteur sont réglés par décret en Conseil d'Etat. | |
| 144 | 156 | |
| 145 | 157 | **Article LEGIARTI000006651132** |
| 146 | 158 | |
| Article LEGIARTI000006651148 L168→180 | ||
| 168 | 180 | |
| 169 | 181 | Les dispensateurs de formation dotés d'un statut de droit public tiennent un compte séparé de leur activité en matière de formation professionnelle continue. |
| 170 | 182 | |
| 171 | **Article LEGIARTI000006651148** | |
| 183 | **Article LEGIARTI000006651149** | |
| 172 | 184 | |
| 173 | Lorsque des dépenses faites par le dispensateur de formation pour l'exécution d'une convention du titre II du présent livre ne sont pas admises parce qu'elles ne peuvent, par leur nature, être rattachées à l'exécution d'une convention de formation ou que le prix des prestations est excessif, le dispensateur est tenu, solidairement avec ses dirigeants de fait ou de droit, de verser au Trésor public une somme égale au montant de ces dépenses. | |
| 185 | Lorsque des dépenses faites par le dispensateur de formation pour l'exécution de conventions de formation ou de contrats de sous-traitance de formation ne sont pas admises parce qu'elles ne peuvent, par leur nature ou par défaut de justification, être rattachées à l'exécution de ces conventions ou contrats, ou que le prix des prestations est excessif, le dispensateur est tenu, solidairement avec ses dirigeants de fait ou de droit, de verser au Trésor public une somme égale au montant de ces dépenses. | |
| 174 | 186 | |
| 175 | 187 | Le caractère excessif du prix des prestations peut s'apprécier par comparaison à leur prix de revient ou aux tarifs pratiqués dans des conditions d'exploitation comparables pour des prestations analogues. Le prix des prestations est également considéré comme excessif lorsqu'un ou plusieurs des éléments constitutifs du prix de revient sont eux-mêmes anormaux. |
| 176 | 188 | |
| 177 | **Article LEGIARTI000006651285** | |
| 189 | **Article LEGIARTI000006651286** | |
| 178 | 190 | |
| 179 | 191 | Les actions de formation professionnelle et de promotion sociale mentionnées aux livres III et IX du présent code peuvent faire l'objet de conventions. Ces conventions sont bilatérales ou multilatérales. Elles déterminent notamment : |
| 180 | 192 | |
| 181 | 193 | \- la nature, l'objet, la durée et les effectifs des stages qu'elles prévoient ; |
| 182 | 194 | |
| 195 | \- les modalités de formation, en particulier lorsqu'il s'agit de formations réalisées en tout ou en partie à distance ; | |
| 196 | ||
| 183 | 197 | \- les moyens pédagogiques et techniques mis en oeuvre ; |
| 184 | 198 | |
| 185 | 199 | \- les conditions de prise en charge des frais de formation pédagogique des éducateurs et leur rémunération ; |
| Article LEGIARTI000006651427 L316→330 | ||
| 316 | 330 | |
| 317 | 331 | Le comité d'entreprise est obligatoirement saisi chaque fois qu'un changement important affecte l'un des éléments mentionnés aux alinéas précédents. En outre, une telle délibération doit avoir lieu dans les trois mois qui précèdent l'ouverture de la négociation prévue à l'article L. 932-2. |
| 318 | 332 | |
| 319 | **Article LEGIARTI000006651427** | |
| 333 | **Article LEGIARTI000006651428** | |
| 320 | 334 | |
| 321 | 335 | Les organisations qui sont liées par une convention de branche ou, à défaut, par un accord professionnel conclu dans les conditions prévues aux articles L. 132-1 à L. 132-17 se réunissent au moins tous les cinq ans pour négocier sur les priorités, les objectifs et les moyens de la formation professionnelle des salariés. |
| 322 | 336 | |
| @@ -324,7 +338,7 @@ La négociation porte notamment sur les points suivants : | ||
| 324 | 338 | |
| 325 | 339 | 1° La nature des actions de formation et leur ordre de priorité ; |
| 326 | 340 | |
| 327 | 2° La reconnaissance des qualifications acquises du fait d'actions de formation ; | |
| 341 | 2° La reconnaissance des qualifications acquises du fait d'actions de formation ou de la validation des acquis de l'expérience ; | |
| 328 | 342 | |
| 329 | 343 | 3° Les moyens reconnus aux délégués syndicaux et aux membres des comités d'entreprise pour l'accomplissement de leur mission dans le domaine de la formation ; |
| 330 | 344 | |
| Article LEGIARTI000006651430 L348→362 | ||
| 348 | 362 | |
| 349 | 363 | 12° Les modalités d'application par les entreprises des dispositions de l'éventuel accord de branche résultant de ladite négociation. |
| 350 | 364 | |
| 365 | La négociation sur les priorités, les objectifs et les moyens de la formation professionnelle doit porter sur les actions de formation mises en oeuvre pour assurer l'adaptation des salariés à l'évolution de leurs emplois, le développement de leurs compétences ainsi que la gestion prévisionnelle des emplois des entreprises de la branche compte tenu de l'évolution prévisible de ses métiers. Elle doit également porter sur les conditions dans lesquelles les salariés peuvent bénéficier d'un entretien individuel sur leur évolution professionnelle ainsi que les suites données à celui-ci. | |
| 366 | ||
| 351 | 367 | **Article LEGIARTI000006651430** |
| 352 | 368 | |
| 353 | 369 | La négociation prévue au premier alinéa de l'article L. 933-2 prend en compte l'objectif d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. |
| Article LEGIARTI000006651441 L382→398 | ||
| 382 | 398 | |
| 383 | 399 | Dans les entreprises de moins de cinquante salariés, les délégués du personnel sont investis des missions dévolues aux membres du comité d'entreprise en matière de formation professionnelle. Ils exercent ces missions dans le cadre des moyens prévus à l'article L. 424-1 du présent code. |
| 384 | 400 | |
| 401 | ## Chapitre IV : De la validation des acquis de l'expérience | |
| 402 | ||
| 403 | **Article LEGIARTI000006651441** | |
| 404 | ||
| 405 | La validation des acquis de l'expérience mentionnée à l'article L. 900-1 est régie par les articles L. 335-5, L. 335-6, L. 613-3 et L. 613-4 du code de l'éducation, ci-après reproduits : | |
| 406 | ||
| 407 | "Art. L. 335-5 : I. - Les diplômes ou les titres à finalité professionnelle sont obtenus par les voies scolaire et universitaire, par l'apprentissage, par la formation professionnelle continue ou, en tout ou en partie, par la validation des acquis de l'expérience. | |
| 408 | ||
| 409 | La validation des acquis produit les mêmes effets que les autres modes de contrôle des connaissances et aptitudes. | |
| 410 | ||
| 411 | Peuvent être prises en compte, au titre de la validation, l'ensemble des compétences professionnelles acquises dans l'exercice d'une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme ou du titre. La durée minimale d'activité requise ne peut être inférieure à trois ans. | |
| 412 | ||
| 413 | La validation est effectuée par un jury dont la composition garantit une présence significative de représentants qualifiés des professions concernées. | |
| 414 | ||
| 415 | Le jury peut attribuer la totalité du diplôme ou du titre. A défaut, il se prononce sur l'étendue de la validation et, en cas de validation partielle, sur la nature des connaissances et aptitudes devant faire l'objet d'un contrôle complémentaire. | |
| 416 | ||
| 417 | Le jury se prononce au vu d'un dossier constitué par le candidat, à l'issue d'un entretien à son initiative ou à l'initiative du candidat et, le cas échéant, d'une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée, lorsque cette procédure est prévue par l'autorité qui délivre la certification. | |
| 418 | ||
| 419 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application des dispositions des troisième et quatrième alinéas, notamment les règles selon lesquelles le jury est constitué. Cette composition concourt à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes. Il détermine également les conditions dans lesquelles il peut être dérogé aux dispositions du premier alinéa, pour des raisons tenant à la nature des diplômes ou titres en cause ou aux conditions d'exercice des professions auxquelles ils permettent d'accéder. Le jury fixe les contrôles complémentaires prévus au cinquième alinéa. | |
| 420 | ||
| 421 | II. - Le jury d'un diplôme ou d'un titre à finalité professionnelle délivré au nom de l'Etat ou par des établissements publics ayant une mission de formation peut dispenser un candidat désirant l'acquérir des titres ou diplômes requis pour le préparer. Cette dispense doit se fonder sur les compétences professionnelles acquises par le candidat." | |
| 422 | ||
| 423 | "Art. L. 335-6 : I. - Les diplômes et titres à finalité professionnelle délivrés au nom de l'Etat sont créés par décret et organisés par arrêté des ministres compétents, après avis d'instances consultatives associant les organisations représentatives d'employeurs et de salariés quand elles existent, sans préjudice des dispositions des articles L. 331-1, L. 335-14, L. 613-1, L. 641-4 et L. 641-5 du présent code et L. 811-2 et L. 813-2 du code rural. | |
| 424 | ||
| 425 | II. - Il est créé un répertoire national des certifications professionnelles. Les diplômes et les titres à finalité professionnelle y sont classés par domaine d'activité et par niveau. | |
| 426 | ||
| 427 | Les diplômes et titres à finalité professionnelle, ainsi que les certificats de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche professionnelle, peuvent y être enregistrés, par arrêté du Premier ministre, à la demande des organismes les ayant créés et après avis de la Commission nationale de la certification professionnelle. | |
| 428 | ||
| 429 | Ceux qui sont délivrés au nom de l'Etat et créés après avis d'instances consultatives associant les organisations représentatives d'employeurs et de salariés sont enregistrés de droit dans ce répertoire. | |
| 430 | ||
| 431 | La Commission nationale de la certification professionnelle, placée auprès du Premier ministre, établit et actualise le répertoire national des certifications professionnelles. Elle veille au renouvellement et à l'adaptation des diplômes et titres à l'évolution des qualifications et de l'organisation du travail. | |
| 432 | ||
| 433 | Elle émet des recommandations à l'attention des institutions délivrant des diplômes, des titres à finalité professionnelle ou des certificats de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche professionnelle ; en vue d'assurer l'information des particuliers et des entreprises, elle leur signale notamment les éventuelles correspondances totales ou partielles entre les certifications enregistrées dans le répertoire national, ainsi qu'entre ces dernières et d'autres certifications, notamment européennes. | |
| 434 | ||
| 435 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'enregistrement des diplômes et titres dans le répertoire national ainsi que la composition et les attributions de la commission." | |
| 436 | ||
| 437 | "Art. L. 613-3 : Toute personne qui a exercé pendant au moins trois ans une activité professionnelle, salariée, non salariée ou bénévole, en rapport avec l'objet de sa demande, peut demander la validation des acquis de son expérience pour justifier tout ou partie des connaissances et des aptitudes exigées pour l'obtention d'un diplôme ou titre délivré, au nom de l'Etat, par un établissement d'enseignement supérieur. | |
| 438 | ||
| 439 | Toute personne peut également demander la validation des études supérieures qu'elle a accomplies, notamment à l'étranger." | |
| 440 | ||
| 441 | "Art. L. 613-4 : La validation prévue à l'article L. 613-3 est prononcée par un jury dont les membres sont désignés par le président de l'université ou le chef de l'établissement d'enseignement supérieur en fonction de la nature de la validation demandée. Pour la validation des acquis de l'expérience, ce jury comprend, outre les enseignants-chercheurs qui en constituent la majorité, des personnes compétentes pour apprécier la nature des acquis, notamment professionnels, dont la validation est sollicitée. Les jurys sont composés de façon à concourir à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes. | |
| 442 | ||
| 443 | Le jury se prononce au vu d'un dossier constitué par le candidat, à l'issue d'un entretien avec ce dernier et, le cas échéant, d'une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée, lorsque cette procédure est prévue par l'autorité qui délivre la certification. Il se prononce également sur l'étendue de la validation et, en cas de validation partielle, sur la nature des connaissances et aptitudes devant faire l'objet d'un contrôle complémentaire. | |
| 444 | ||
| 445 | La validation produit les mêmes effets que le succès à l'épreuve ou aux épreuves de contrôle des connaissances et des aptitudes qu'elle remplace. | |
| 446 | ||
| 447 | Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application de l'article L. 613-3 et du présent article." | |
| 448 | ||
| 385 | 449 | ## Section 1 : Congé de formation : dispositions communes |
| 386 | 450 | |
| 387 | 451 | **Article LEGIARTI000006651317** |
| Article LEGIARTI000006651456 L688→752 | ||
| 688 | 752 | |
| 689 | 753 | L'Etat participe, en outre, aux dépenses de rémunération des stagiaires de la formation professionnelle selon les règles fixées au titre VI du présent livre. |
| 690 | 754 | |
| 691 | **Article LEGIARTI000006651456** | |
| 755 | **Article LEGIARTI000006651457** | |
| 692 | 756 | |
| 693 | 757 | Quelles que soient l'origine budgétaire des fonds et l'autorité signataire, les conventions mentionnées à l'article L. 941-1 ne peuvent être conclues avec des organismes de formation que pour le ou les programmes qui auront fait l'objet d'une habilitation délivrée par le représentant de l'Etat dans la région après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. |
| 694 | 758 | |
| @@ -696,7 +760,7 @@ Cette habilitation, qui vise à s'assurer de la qualité des programmes de forma | ||
| 696 | 760 | |
| 697 | 761 | La demande d'habilitation fait apparaître les capacités de l'organisme de formation à accueillir des handicapés. |
| 698 | 762 | |
| 699 | Le représentant de l'Etat dans la région présente chaque année au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, la liste des organismes de formation ayant obtenu l'habilitation d'un ou plusieurs programmes de formation. | |
| 763 | Le représentant de l'Etat dans la région présente chaque année au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, la liste des organismes de formation ayant obtenu l'habilitation d'un ou plusieurs programmes de formation. | |
| 700 | 764 | |
| 701 | 765 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les dispositions transitoires relatives à l'habilitation, les critères et les modalités d'octroi, de renouvellement, de refus ou de retrait de l'habilitation et sa durée de validité ainsi que les conditions de participation des différentes administrations à l'ensemble de ces procédures. |
| 702 | 766 | |
| Article LEGIARTI000006651762 L774→838 | ||
| 774 | 838 | |
| 775 | 839 | Un décret en Conseil d'Etat apportera aux dispositions des titres III et V du présent livre les adaptations nécessaires à leur application dans les départements d'outre-mer, qui devra se faire à la même date qu'en France métropolitaine. |
| 776 | 840 | |
| 777 | **Article LEGIARTI000006651762** | |
| 841 | **Article LEGIARTI000006651763** | |
| 778 | 842 | |
| 779 | Lorsqu'un salarié de l'entreprise est désigné pour siéger dans une commission, un conseil ou un comité administratifs ou paritaires appelés à traiter des problèmes d'emploi et de formation ou pour participer à un jury d'examen, l'employeur est tenu d'accorder à ce salarié le temps nécessaire pour participer aux réunions des organismes précités. | |
| 843 | Lorsqu'un salarié de l'entreprise est désigné pour siéger dans une commission, un conseil ou un comité administratifs ou paritaires appelés à traiter des problèmes d'emploi et de formation ou pour participer à un jury d'examen ou de validation des acquis de l'expérience, l'employeur est tenu d'accorder à ce salarié le temps nécessaire pour participer aux réunions des organismes précités. | |
| 780 | 844 | |
| 781 | 845 | Cette autorisation d'absence ne peut être refusée par l'employeur que dans le cas où il estime, après avis conforme du comité d'entreprise ou, s'il n'en existe pas, des délégués du personnel, que cette absence pourrait avoir des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l'entreprise. |
| 782 | 846 | |
| Article LEGIARTI000006651713 L842→906 | ||
| 842 | 906 | |
| 843 | 907 | Le contrôle mentionné aux deux premiers alinéas du présent article est suivi d'un rapport notifié dans les conditions prévues par l'article L. 991-8. Les manquements constatés pourront donner lieu, après mise en demeure, à la résiliation de la convention et au retrait de l'habilitation ou à une seule de ces deux mesures, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. |
| 844 | 908 | |
| 845 | **Article LEGIARTI000006651713** | |
| 909 | **Article LEGIARTI000006651714** | |
| 846 | 910 | |
| 847 | 911 | Sans préjudice des attributions propres des corps d'inspection compétents à l'égard des établissements concernés, le contrôle mentionné aux articles L. 991-1 et L. 991-2 est exercé par les inspecteurs et les contrôleurs de la formation professionnelle commissionnés à cet effet. |
| 848 | 912 | |
| Article LEGIARTI000006651720 L850→914 | ||
| 850 | 914 | |
| 851 | 915 | L'administration fiscale et les administrations qui financent des actions de formation sont tenues de leur communiquer les renseignements nécessaires à l'accomplissement de leur mission. |
| 852 | 916 | |
| 853 | L'autorité administrative présente chaque année au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi un rapport relatif à l'activité des services de contrôle et au développement de l'appareil régional de formation professionnelle. | |
| 917 | L'autorité administrative présente chaque année au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle un rapport relatif à l'activité des services de contrôle et au développement de l'appareil régional de formation professionnelle. | |
| 854 | 918 | |
| 855 | 919 | **Article LEGIARTI000006651720** |
| 856 | 920 | |
| Article LEGIARTI000006651853 L892→956 | ||
| 892 | 956 | |
| 893 | 957 | Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent chapitre. |
| 894 | 958 | |
| 895 | **Article LEGIARTI000006651853** | |
| 959 | **Article LEGIARTI000006651854** | |
| 896 | 960 | |
| 897 | 961 | L'Etat exerce un contrôle administratif et financier sur : |
| 898 | 962 | |
| 899 | 963 | 1° Les dépenses de formation exposées par les employeurs au titre de leur obligation de participation au développement de la formation professionnelle continue instituée par l'article L. 950-1 ; |
| 900 | 964 | |
| 901 | 2° Les activités conduites en matière de formation professionnelle continue par les organismes paritaires agréés, par les organismes de formation ainsi que par les organismes chargés de réaliser les bilans de compétences ; | |
| 965 | 2° Les activités conduites en matière de formation professionnelle continue par les organismes paritaires agréés, par les organismes habilités à percevoir la contribution de financement visée aux articles L. 953-1, L. 953-3 et L. 953-4, par les organismes de formation et leurs sous-traitants, par les organismes chargés de réaliser les bilans de compétences et par les organismes qui assistent des candidats dans leur demande de validation des acquis de l'expérience ; | |
| 902 | 966 | |
| 903 | 967 | 3° Les activités d'accueil, d'information, d'orientation et d'évaluation, en matière de formation professionnelle continue, au financement desquelles l'Etat concourt par voie de convention ou réalisées dans le cadre des contrats mentionnés à l'article L. 981-7. |
| 904 | 968 | |
| Article LEGIARTI000006651112 L906→970 | ||
| 906 | 970 | |
| 907 | 971 | ## Titre Ier : Des institutions de la formation professionnelle. |
| 908 | 972 | |
| 909 | **Article LEGIARTI000006651112** | |
| 973 | **Article LEGIARTI000006651113** | |
| 910 | 974 | |
| 911 | La formation professionnelle et la promotion sociale font l'objet d'une politique coordonnée et concertée, notamment avec les organisations représentatives des employeurs et des travailleurs salariés ainsi que des travailleurs indépendants. | |
| 975 | La politique de formation professionnelle et de promotion sociale de l'Etat fait l'objet d'une coordination entre les départements ministériels, et d'une concertation avec les organisations représentatives des employeurs et des travailleurs salariés ainsi que des travailleurs indépendants, d'une part, et avec les conseils régionaux, d'autre part. | |
| 912 | 976 | |
| 913 | A cet effet, il est créé auprès du Premier ministre un comité interministériel, dont le ministre de l'éducation nationale est le vice-président, et un groupe permanent de hauts fonctionnaires, dont le président est désigné par le Premier ministre. Ces organismes sont assistés pour l'élaboration et la mise en oeuvre de la politique de formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi par un conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi réunissant notamment des représentants des pouvoirs publics et des organisations professionnelles et syndicats intéressés. | |
| 977 | A cet effet, il est créé auprès du Premier ministre un comité interministériel, dont le ministre de l'éducation nationale est le vice-président, et un groupe permanent de hauts fonctionnaires, dont le président est désigné par le Premier ministre. Ces organismes s'appuient, pour l'élaboration et la mise en oeuvre de la politique de formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi de l'Etat, sur les avis d'un Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi réunissant notamment des représentants des pouvoirs publics et des organisations professionnelles et syndicats intéressés. | |
| 914 | 978 | |
| 915 | Sont institués, suivant les mêmes principes, des comités régionaux et des comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 979 | Sont institués des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle et des comités départementaux de l'emploi. | |
| 916 | 980 | |
| 917 | Dans chacune des régions d'outre-mer, le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi exerce l'ensemble des attributions dévolues au comité régional et au comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 981 | Dans chacune des régions d'outre-mer, le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle exerce l'ensemble des attributions dévolues au comité de coordination régional et au comité départemental de l'emploi. | |
| 918 | 982 | |
| 919 | Dans des conditions définies par décret, les comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi sont consultés sur les programmes et les moyens mis en oeuvre dans chaque région par l'Agence nationale pour l'emploi et par l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. | |
| 983 | Le comité de coordination régional a pour mission de favoriser la concertation entre les divers acteurs afin d'assurer une meilleure coordination des politiques de formation professionnelle et d'emploi. Il est notamment chargé des fonctions de diagnostic, d'étude, de suivi et d'évaluation de ces politiques. | |
| 920 | 984 | |
| 921 | Chaque comité régional est informé notamment des contrats de progrès quinquennaux conclus entre l'Etat et ces deux organismes et est consulté sur les projets de conventions tripartites à conclure entre l'Etat, la région et chacun de ces organismes en vue de l'adaptation de ces contrats de progrès à la situation particulière de la région. Il est consulté sur les projets d'investissement et les moyens d'intervention dont disposeront les services régionaux des mêmes organismes. | |
| 985 | Il est composé de représentants : | |
| 922 | 986 | |
| 923 | Dans les régions d'outre-mer, les conventions tripartites mentionnées à l'alinéa précédent précisent les conditions dans lesquelles l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes apporte un concours technique aux interventions des associations régionales pour la formation professionnelle des adultes. | |
| 987 | \- de l'Etat dans la région ; | |
| 924 | 988 | |
| 925 | Les comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi comprennent des représentants élus des collectivités territoriales et les parlementaires du département. Ces comités se réunissent au moins une fois par an sous la présidence du préfet du département qui, à cette occasion, présente le bilan de la politique de l'emploi et de la formation professionnelle dans le département. | |
| 989 | \- des assemblées régionales ; | |
| 926 | 990 | |
| 927 | Les membres non fonctionnaires des comités visés à l'alinéa précédent bénéficient pendant les heures qu'ils consacrent à leur mission d'une rémunération, dans le cas où elle n'est pas prévue par ailleurs, et perçoivent le remboursement de leurs frais de déplacement. | |
| 991 | \- des organisations syndicales de salariés et d'employeurs ainsi que des chambres régionales d'agriculture, de commerce et d'industrie et de métiers. | |
| 928 | 992 | |
| 929 | Les modalités d'organisation et de fonctionnement des comités et conseils mentionnés aux alinéas précédents sont déterminées par décret. | |
| 993 | Il se dote des commissions nécessaires à son fonctionnement, notamment en matière d'information, d'orientation, de validation des acquis de l'expérience, de formation des demandeurs d'emploi et de formation en alternance, ainsi que d'un secrétariat permanent. | |
| 994 | ||
| 995 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle est présidé conjointement par le préfet de région et le président du conseil régional. | |
| 930 | 996 | |
| 931 | **Article LEGIARTI000006651278** | |
| 997 | Les conditions d'organisation et de fonctionnement du comité sont établies par le préfet de région et le président du conseil régional qui fixent conjointement l'ordre du jour de ses réunions. | |
| 932 | 998 | |
| 933 | Le comité interministériel de la formation professionnelle et de la promotion sociale détermine, en fonction des exigences de la promotion sociale et du développement culturel, économique et social les orientations prioritaires de la politique des pouvoirs publics, en vue de : | |
| 999 | Le comité de coordination régional est informé chaque année, par les services compétents de l'Etat, du montant des sommes collectées au titre de la taxe d'apprentissage et de la contribution au financement des formations professionnelles en alternance, auprès des entreprises de la région, ainsi que de leurs affectations. Les organismes habilités à collecter dans la région des versements donnant lieu à exonération de la taxe d'apprentissage en application de l'article L. 118-2-4 présentent chaque année au comité un rapport sur l'affectation des sommes ainsi collectées. | |
| 934 | 1000 | |
| 935 | Provoquer des actions de formation professionnelle et de promotion sociale ; | |
| 1001 | Dans la collectivité locale de Saint-Pierre-et-Miquelon, le comité de coordination de l'emploi et de la formation professionnelle exerce l'ensemble des attributions dévolues au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle et au comité départemental de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 936 | 1002 | |
| 937 | Soutenir par un concours financier ou technique les diverses initiatives prises en ces matières. | |
| 1003 | Dans des conditions définies par décret, les comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle sont consultés sur les programmes et les moyens mis en oeuvre dans chaque région par l'Agence nationale pour l'emploi et par l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. | |
| 938 | 1004 | |
| 939 | Ces différentes actions et initiatives peuvent aussi bien porter sur la formation des stagiaires que sur celle des éducateurs. | |
| 1005 | Chaque comité régional est informé notamment des contrats de progrès quinquennaux conclus entre l'Etat et ces deux organismes et est consulté sur les projets de conventions tripartites à conclure entre l'Etat, la région et chacun de ces organismes en vue de l'adaptation de ces contrats de progrès à la situation particulière de la région. Il est consulté sur les projets d'investissement et les moyens d'intervention dont disposeront les services régionaux des mêmes organismes. | |
| 1006 | ||
| 1007 | Dans les régions d'outre-mer, les conventions tripartites mentionnées à l'alinéa précédent précisent les conditions dans lesquelles l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes apporte un concours technique aux interventions des associations régionales pour la formation professionnelle des adultes. | |
| 1008 | ||
| 1009 | Les comités départementaux de l'emploi comprennent des représentants élus des collectivités territoriales et les parlementaires du département. Ces comités se réunissent au moins une fois par an sous la présidence du préfet du département qui, à cette occasion, présente le bilan de la politique de l'emploi et de la formation professionnelle dans le département. | |
| 1010 | ||
| 1011 | Les membres non fonctionnaires des comités visés au troisième alinéa bénéficient pendant les heures qu'ils consacrent à leur mission d'une rémunération, dans le cas où elle n'est pas prévue par ailleurs, et perçoivent le remboursement de leurs frais de déplacement. | |
| 1012 | ||
| 1013 | Les modalités d'organisation et de fonctionnement des comités et conseils mentionnés aux alinéas précédents sont déterminées par décret. | |
| 940 | 1014 | |
| 941 | 1015 | **Article LEGIARTI000006651280** |
| 942 | 1016 | |
| Article LEGIARTI000006651532 L980→1054 | ||
| 980 | 1054 | |
| 981 | 1055 | ## Chapitre II : De la participation des employeurs occupant moins de dix salariés |
| 982 | 1056 | |
| 983 | **Article LEGIARTI000006651532** | |
| 1057 | **Article LEGIARTI000006651533** | |
| 984 | 1058 | |
| 985 | Les employeurs occupant moins de dix salariés, à l'exception de ceux occupant les personnes mentionnées aux chapitres Ier et III du titre VII du livre VII du présent code, doivent consacrer au financement des actions définies à l'article L. 950-1 un pourcentage minimal de 0,15 p. 100 du montant, entendu au sens des règles prévues aux chapitres Ier et II du titre IV du livre II du code de la sécurité sociale, ou aux chapitres II et III du titre II du livre VII du code rural, pour les employeurs de salariés visés à l'article 1144 dudit code, des rémunérations versées pendant l'année en cours. A défaut de dispositions contraires prévues par une convention ou un accord collectif étendu, les contributions inférieures à 15,24 euros ne sont pas exigibles. | |
| 1059 | Les employeurs occupant moins de dix salariés, à l'exception de ceux occupant les personnes mentionnées au chapitre III du titre VII du livre VII du présent code, doivent consacrer au financement des actions définies à l'article L. 950-1 un pourcentage minimal de 0,15 p. 100 du montant, entendu au sens des règles prévues aux chapitres Ier et II du titre IV du livre II du code de la sécurité sociale, ou aux chapitres II et III du titre II du livre VII du code rural, pour les employeurs de salariés visés à l'article 1144 dudit code, des rémunérations versées pendant l'année en cours. A défaut de dispositions contraires prévues par une convention ou un accord collectif étendu, les contributions inférieures à 15,24 euros ne sont pas exigibles. | |
| 986 | 1060 | |
| 987 | 1061 | A compter du 1er janvier 1992, la contribution dont les modalités de calcul ont été fixées à l'alinéa précédent est versée par l'employeur, avant le 1er mars de l'année suivant celle au titre de laquelle elle est due, à un organisme collecteur agréé, à ce titre, par l'Etat. Toutefois, au titre de la première année d'application de cette obligation, le versement est effectué avant le 1er mai 1993. |
| 988 | 1062 | |
| Article LEGIARTI000006651487 L1088→1162 | ||
| 1088 | 1162 | |
| 1089 | 1163 | ## Chapitre Ier : De la participation des employeurs occupant au minimum dix salariés |
| 1090 | 1164 | |
| 1091 | **Article LEGIARTI000006651487** | |
| 1165 | **Article LEGIARTI000006651488** | |
| 1092 | 1166 | |
| 1093 | 1167 | Les employeurs occupant au minimum dix salariés doivent consacrer au financement des actions définies à l'article L. 950-1 un pourcentage minimal de 1,2 p. 100 du montant, entendu au sens des règles prévues aux chapitres Ier et II du titre IV du livre II du code de la sécurité sociale, ou aux chapitres II et III du titre II du livre VII du code rural, pour les employeurs de salariés visés à l'article 1144 dudit code, des rémunérations versées pendant l'année en cours. Ce pourcentage est porté à 1,4 p. 100 à compter du 1er janvier 1992 et à 1,5 p. 100 à compter du 1er janvier 1993. Pour les entreprises de travail temporaire, le taux est fixé à 2 p. 100 ; dans ce dernier cas, il s'applique, à compter du 1er janvier 1992, aux rémunérations versées pendant l'année en cours, quelles que soient la nature et la date de la conclusion des contrats de travail. |
| 1094 | 1168 | |
| @@ -1108,13 +1182,13 @@ Les pourcentages mentionnés aux deux alinéas ci-dessus peuvent être revaloris | ||
| 1108 | 1182 | |
| 1109 | 1183 | Sous réserve des dispositions qui précèdent et de celles de l'article L. 951-5, les employeurs s'acquittent de l'obligation prévue à l'article L. 950-1 : |
| 1110 | 1184 | |
| 1111 | 1° En finançant des actions de formation ou des actions permettant de réaliser un bilan de compétences au bénéfice de leurs personnels dans le cadre d'un plan de formation dans les conditions définies aux articles L. 933-3 et L. 933-1 et au titre des congés de formation prévus à l'article L. 931-1 ; | |
| 1185 | 1° En finançant des actions de formation ou des actions permettant de réaliser un bilan de compétences ou de validation des acquis de l'expérience au bénéfice de leurs personnels dans le cadre d'un plan de formation dans les conditions définies aux articles L. 933-3 et L. 933-1 et au titre des congés de formation prévus à l'article L. 931-1 ; | |
| 1112 | 1186 | |
| 1113 | 1187 | 2° En contribuant au financement d'un fonds d'assurance-formation créé en application de l'article L. 961-8 ; |
| 1114 | 1188 | |
| 1115 | 3° En finançant des actions de formation au bénéfice de travailleurs privés d'emploi, organisés dans des centres de formation conventionnés par l'Etat ou par les régions, en application de l'article L. 941-1 ci-dessus; | |
| 1189 | 3° En finançant des actions de formation au bénéfice de travailleurs privés d'emploi, organisés dans des centres de formation conventionnés par l'Etat ou par les régions, en application de l'article L. 941-1 ci-dessus ; | |
| 1116 | 1190 | |
| 1117 | 4° En effectuant, dans la limite de 10 p. 100 du montant de la participation à laquelle ils sont tenus au titre de l'année en cours, des versements à des organismes de formation dont le programme annuel d'actions, d'études, de recherche et d'expérimentation est agréé soit au plan national en raison de son intérêt sur le plan régional après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi compétent, en conformité avec les objectifs définis au premier alinéa de l'article L. 900-1. Cet agrément est prononcé pour un an. Il est éventuellement renouvelé au vu d'un rapport faisant ressortir l'activité des organismes concernés au cours de l'exercice écoulé. | |
| 1191 | 4° En effectuant, dans la limite de 10 p. 100 du montant de la participation à laquelle ils sont tenus au titre de l'année en cours, des versements à des organismes de formation dont le programme annuel d'actions, d'études, de recherche et d'expérimentation est agréé soit au plan national en raison de son intérêt sur le plan régional après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle compétent, en conformité avec les objectifs définis au premier alinéa de l'article L. 900-1. Cet agrément est prononcé pour un an. Il est éventuellement renouvelé au vu d'un rapport faisant ressortir l'activité des organismes concernés au cours de l'exercice écoulé. | |
| 1118 | 1192 | |
| 1119 | 1193 | 5° En contribuant au financement des dépenses de fonctionnement des conventions de conversion prévues à l'article L. 322-3. |
| 1120 | 1194 | |
| Article LEGIARTI000006651495 L1134→1208 | ||
| 1134 | 1208 | |
| 1135 | 1209 | Les dépenses sont retenues pour leur montant réel, déduction faite des concours apportés par une personne morale de droit public au titre de la formation professionnelle. |
| 1136 | 1210 | |
| 1137 | **Article LEGIARTI000006651495** | |
| 1211 | **Article LEGIARTI000006651496** | |
| 1138 | 1212 | |
| 1139 | 1213 | Lorsqu'un employeur n'a pas effectué le versement à un organisme paritaire agréé par l'Etat au titre du congé individuel de formation prévu au deuxième alinéa de l'article L. 951-1 avant le 1er mars de l'année suivant celle au titre de laquelle est due cette participation, ou a effectué un versement insuffisant, le montant de sa participation au financement de la formation professionnelle continue est majoré de l'insuffisance constatée. |
| 1140 | 1214 | |
| @@ -1152,7 +1226,7 @@ b) La rémunération des salariés en congé, les cotisations de sécurité soci | ||
| 1152 | 1226 | |
| 1153 | 1227 | c) Le remboursement aux employeurs occupant moins de cinquante salariés de tout ou partie de l'indemnité versée en application de l'article L. 122-3-5 du présent code au salarié recruté par contrat à durée déterminée pour remplacer un salarié parti en congé individuel de formation ; |
| 1154 | 1228 | |
| 1155 | d) Les frais de gestion des organismes paritaires agréés, dans les limites fixées par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la formation professionnelle. | |
| 1229 | d) Les frais de gestion et d'information des organismes paritaires agréés, dans les limites fixées par arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle. | |
| 1156 | 1230 | |
| 1157 | 1231 | Les emplois de fonds qui ne répondent pas aux règles posées par le présent article et par les textes pris pour son application donnent lieu à un reversement de même montant par l'organisme paritaire agréé au Trésor public. |
| 1158 | 1232 | |
| Article LEGIARTI000006651585 L1316→1390 | ||
| 1316 | 1390 | |
| 1317 | 1391 | Les fonds d'assurance-formation sont dotés de la personnalité morale. Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à leur constitution, à leurs attributions, à leur fonctionnement et aux contrôles auxquels ils sont soumis, ainsi qu'aux modalités de reversement au Trésor public des fonds non utilisés et des dépenses non admises par les agents commissionnés visés à l'article L. 991-3. |
| 1318 | 1392 | |
| 1319 | **Article LEGIARTI000006651585** | |
| 1393 | **Article LEGIARTI000006651586** | |
| 1320 | 1394 | |
| 1321 | 1395 | Les fonds d'assurance-formation destinés aux salariés d'une ou plusieurs branches professionnelles contribuent au développement de la formation professionnelle continue. |
| 1322 | 1396 | |
| 1323 | Ils doivent être agréés par l'Etat après avis du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ou de sa commission permanente ou des comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 1397 | Ils doivent être agréés par l'Etat après avis du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ou de sa commission permanente ou des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 1324 | 1398 | |
| 1325 | 1399 | Leur gestion est assurée paritairement. Ils mutualisent les sommes qu'ils perçoivent des entreprises. A compter du 1er janvier 1992, ils doivent être créés par voie d'accords conclus entre les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives dans le champ d'application professionnel ou territorial de l'accord. |
| 1326 | 1400 | |
| Article LEGIARTI000006651837 L1386→1460 | ||
| 1386 | 1460 | |
| 1387 | 1461 | L'Etat et les régions peuvent participer, en outre, dans les conditions prévues à l'article L. 931-11, à la rémunération des stagiaires bénéficiant d'un congé individuel de formation. |
| 1388 | 1462 | |
| 1389 | **Article LEGIARTI000006651837** | |
| 1463 | **Article LEGIARTI000006651838** | |
| 1390 | 1464 | |
| 1391 | 1465 | Dans la limite des compétences respectives de l'Etat et des régions que définit l'article 82 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 modifiée relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l'Etat, l'agrément des stages est accordé : |
| 1392 | 1466 | |
| 1393 | 1467 | 1° En ce qui concerne l'Etat, par l'autorité administrative après avis de l'un des organismes consultatifs créés par application de l'article L. 910-1 et dans les conditions fixées par voie réglementaire. |
| 1394 | 1468 | |
| 1395 | 2° En ce qui concerne les régions, par décision du conseil régional après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 1469 | 2° En ce qui concerne les régions, par décision du conseil régional après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 1396 | 1470 | |
| 1397 | 1471 | **Article LEGIARTI000006651842** |
| 1398 | 1472 | |
| Article LEGIARTI000006646691 L68→68 | ||
| 68 | 68 | |
| 69 | 69 | Par dérogation aux dispositions du II de l'article L. 122-1-2, lorsqu'un salarié sous contrat à durée déterminée est exposé à des rayonnements ionisants et qu'au terme de son contrat cette exposition excède la valeur limite annuelle rapportée à la durée du contrat, l'employeur est tenu de lui proposer une prorogation du contrat pour une durée telle que l'exposition constatée à l'expiration de la prorogation soit au plus égale à la valeur limite annuelle rapportée à la durée totale du contrat. Cette prorogation est sans effet sur la qualification du contrat à durée déterminée. Un décret fixe la valeur limite utilisée pour les besoins du présent article. |
| 70 | 70 | |
| 71 | **Article LEGIARTI000006646691** | |
| 71 | **Article LEGIARTI000006645931** | |
| 72 | 72 | |
| 73 | Le contrat de travail à durée déterminée ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. | |
| 73 | Le salarié dont le contrat de travail à durée déterminée est rompu avant l'échéance en raison d'un sinistre relevant d'un cas de force majeure a droit à une indemnité compensatrice dont le montant est égal à celui qui aurait résulté de l'application de l'article L. 122-3-8. | |
| 74 | ||
| 75 | **Article LEGIARTI000006645932** | |
| 76 | ||
| 77 | L'employeur doit porter à la connaissance des salariés liés par un contrat à durée déterminée la liste des postes à pourvoir dans l'entreprise sous contrat à durée indéterminée lorsqu'un tel dispositif d'information existe déjà dans l'entreprise pour les salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée. | |
| 78 | ||
| 79 | **Article LEGIARTI000006646692** | |
| 80 | ||
| 81 | Le contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. | |
| 74 | 82 | |
| 75 | 83 | Sous réserve des dispositions de l'article L. 122-2, il ne peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, et seulement dans les cas énumérés à l'article L. 122-1-1. |
| 76 | 84 | |
| Article LEGIARTI000006646729 L144→152 | ||
| 144 | 152 | |
| 145 | 153 | Le montant de l'indemnité, calculé en fonction de cette durée, ne peut être inférieur au dixième de la rémunération totale brute due au salarié. L'indemnité est versée à la fin du contrat, sauf si les relations contractuelles se poursuivent par un contrat de travail à durée indéterminée. |
| 146 | 154 | |
| 147 | **Article LEGIARTI000006646729** | |
| 155 | **Article LEGIARTI000006646730** | |
| 148 | 156 | |
| 149 | 157 | Lorsque, à l'issue d'un contrat de travail à durée déterminée, les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation. |
| 150 | 158 | |
| 151 | Cette indemnité est calculée en fonction de la rémunération du salarié et de la durée du contrat. Son taux est fixé par voie de convention ou accord collectif de travail ; à défaut, le taux minimum est fixé par un décret pris après avis des organisations les plus représentatives des employeurs et des salariés intéressés. | |
| 159 | Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute due au salarié. Une convention ou un accord collectif de travail peut déterminer un taux plus élevé. | |
| 152 | 160 | |
| 153 | 161 | Cette indemnité, qui s'ajoute à la rémunération totale brute due au salarié, doit être versée à l'issue du contrat en même temps que le dernier salaire et doit figurer sur le bulletin de salaire correspondant. |
| 154 | 162 | |
| Article LEGIARTI000006646741 L166→174 | ||
| 166 | 174 | |
| 167 | 175 | La suspension du contrat de travail à durée déterminée ne fait pas obstacle à l'échéance de ce contrat. |
| 168 | 176 | |
| 169 | **Article LEGIARTI000006646741** | |
| 177 | **Article LEGIARTI000006646742** | |
| 170 | 178 | |
| 171 | 179 | Sauf accord des parties, le contrat à durée déterminée ne peut être rompu avant l'échéance du terme qu'en cas de faute grave ou de force majeure. |
| 172 | 180 | |
| 173 | La méconnaissance par l'employeur des dispositions prévues à l'alinéa précédent ouvre droit pour le salarié à des dommages et intérêts d'un montant au moins égal aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme du contrat sans préjudice de l'indemnité prévue à l'article L. 122-3-4. | |
| 181 | Il peut toutefois, par dérogation aux dispositions du précédent alinéa, être rompu à l'initiative du salarié lorsque celui-ci justifie d'une embauche pour une durée indéterminée. Sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter une période de préavis dont la durée est calculée à raison d'un jour par semaine compte tenu de la durée totale du contrat, renouvellement inclus, si celui-ci comporte un terme précis, ou de la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis et, dans les deux cas, dans une limite maximale de deux semaines. | |
| 182 | ||
| 183 | La méconnaissance par l'employeur des dispositions prévues à l'alinéa premier ouvre droit pour le salarié à des dommages et intérêts d'un montant au moins égal aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme du contrat sans préjudice de l'indemnité prévue à l'article L. 122-3-4. | |
| 174 | 184 | |
| 175 | La méconnaissance de ces dispositions par le salarié ouvre droit pour l'employeur à des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi. | |
| 185 | La méconnaissance des dispositions prévues aux premier et deuxième alinéas par le salarié ouvre droit pour l'employeur à des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi. | |
| 176 | 186 | |
| 177 | **Article LEGIARTI000006646748** | |
| 187 | **Article LEGIARTI000006646749** | |
| 178 | 188 | |
| 179 | A l'expiration du contrat conclu pour une durée déterminée, il ne peut être recouru, pour pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni à un contrat de travail temporaire défini au chapitre IV du présent titre avant l'expiration d'une période égale au tiers de la durée de ce contrat renouvellement inclus. | |
| 189 | A l'expiration du contrat conclu pour une durée déterminée, il ne peut être recouru, pour pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni à un contrat de travail temporaire défini au chapitre IV du présent titre avant l'expiration d'une période égale au tiers de la durée de ce contrat renouvellement inclus si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est au moins égale à quatorze jours et avant l'expiration d'une période égale à la moitié de la durée du contrat, renouvellement inclus, si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est inférieure à quatorze jours. Pour l'appréciation du délai devant séparer les deux contrats, il est fait référence aux jours d'ouverture de l'entreprise ou de l'établissement concernés. | |
| 180 | 190 | |
| 181 | 191 | Les dispositions de l'alinéa ci-dessus ne sont pas applicables, lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour assurer le remplacement d'un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu, en cas de nouvelle absence du salarié remplacé. Il en est de même lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour l'exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité ou au titre du 3° de l'article L. 122-1-1. |
| 182 | 192 | |
| Article LEGIARTI000006645965 L268→278 | ||
| 268 | 278 | |
| 269 | 279 | Si un doute subsiste, il profite au salarié. |
| 270 | 280 | |
| 271 | **Article LEGIARTI000006645965** | |
| 281 | **Article LEGIARTI000006645966** | |
| 272 | 282 | |
| 273 | Si le licenciement d'un salarié survient sans observation de la procédure requise à la présente section, mais pour une cause réelle et sérieuse, le tribunal saisi doit imposer à l'employeur d'accomplir la procédure prévue et accorder au salarié, à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire ; si ce licenciement survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le tribunal peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l'une ou l'autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité. Cette indemnité, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois, est due sans préjudice, le cas échéant, de l'indemnité prévue à l'article L. 122-9. | |
| 283 | Si le licenciement d'un salarié survient sans observation de la procédure requise à la présente section, mais pour une cause réelle et sérieuse, le tribunal saisi doit imposer à l'employeur d'accomplir la procédure prévue et accorder au salarié, à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois de salaire ; si ce licenciement survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le tribunal peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l'une ou l'autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité. Cette indemnité, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois, est due sans préjudice, le cas échéant, de l'indemnité prévue à l'article L. 122-9. Lorsque le tribunal constate que le licenciement est intervenu alors que la procédure de licenciement est nulle et de nul effet, conformément aux dispositions du cinquième alinéa de l'article L. 321-4-1, il prononce la nullité du licenciement et ordonne, à la demande du salarié, la poursuite du contrat de travail. Cette décision est exécutoire de droit à titre provisoire. Lorsque le salarié ne demande pas la poursuite de son contrat de travail, le tribunal octroie au salarié une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des douze derniers mois. | |
| 274 | 284 | |
| 275 | 285 | Le tribunal ordonne également le remboursement par l'employeur fautif aux organismes concernés de tout ou partie des indemnités de chômage payées au salarié licencié du jour de son licenciement au jour du jugement prononcé par le tribunal, dans la limite de six mois d'indemnités de chômage par salarié concerné. Ce remboursement est ordonné d'office par le tribunal dans le cas où les organismes concernés ne sont pas intervenus à l'instance ou n'ont pas fait connaître le montant des indemnités versées. Une copie certifiée conforme du jugement est adressée par le secrétariat du tribunal à ces organismes. Sur le fondement de ce jugement et lorsque celui-ci est exécutoire, les institutions qui versent les allocations de chômage peuvent poursuivre le recouvrement des indemnités devant le tribunal d'instance du domicile de l'employeur et selon une procédure fixée par décret. Dans les mêmes conditions, lorsque le licenciement est jugé comme ne résultant pas d'une faute grave ou lourde, une copie du jugement est transmise à ces organismes. |
| 276 | 286 | |
| Article LEGIARTI000006645992 L324→334 | ||
| 324 | 334 | |
| 325 | 335 | L'employeur ou le salarié, selon que l'initiative du départ à la retraite émane de l'un ou de l'autre, est tenu de se conformer aux dispositions des 1°, 2°, 3° et du dernier alinéa de l'article L. 122-6 du présent code. |
| 326 | 336 | |
| 337 | **Article LEGIARTI000006645992** | |
| 338 | ||
| 339 | Le salarié dont le contrat de travail à durée indéterminée est rompu pour cas de force majeure en raison d'un sinistre a droit à une indemnité compensatrice dont le montant est égal à celui qui aurait résulté de l'application des articles L. 122-8 et L. 122-9. | |
| 340 | ||
| 327 | 341 | **Article LEGIARTI000006646842** |
| 328 | 342 | |
| 329 | 343 | Le contrat de travail conclu sans détermination de durée peut cesser à l'initiative d'une des parties contractantes sous réserve de l'application des règles ci-après définies. |
| Article LEGIARTI000006646865 L358→372 | ||
| 358 | 372 | |
| 359 | 373 | En conséquence, la dispense par l'employeur de l'exécution du travail pendant le délai-congé ne doit entraîner, jusqu'à l'expiration de ce délai, aucune diminution des salaires et avantages y compris l'indemnité de congés payés que le salarié aurait reçus s'il avait accompli son travail. En cas d'inexécution totale ou partielle du délai-congé résultant, soit de la fermeture temporaire ou définitive de l'établissement, soit de la réduction de l'horaire de travail habituellement pratiqué dans l'établissement en deçà de la durée légale de travail, le salaire à prendre en considération est celui qu'aurait perçu l'intéressé s'il avait accompli son travail jusqu'à l'expiration du délai-congé sur la base de la durée légale ou conventionnelle de travail applicable à l'entreprise, dans le cas où il travaillait à temps plein, ou de la durée du travail fixée dans son contrat de travail lorsqu'il travaillait à temps partiel. |
| 360 | 374 | |
| 361 | **Article LEGIARTI000006646865** | |
| 375 | **Article LEGIARTI000006646866** | |
| 362 | 376 | |
| 363 | Le salarié lié par contrat de travail à durée indéterminée et qui est licencié alors qu'il compte deux ans d'ancienneté ininterrompue au service du même employeur a droit, sauf en cas de faute grave à une indemnité minimum de licenciement, dont le taux et les modalités de calcul en fonction de la rémunération brute dont il bénéficiait antérieurement à la rupture du contrat de travail sont fixés par voie réglementaire. | |
| 377 | Le salarié lié par contrat de travail à durée indéterminée et qui est licencié alors qu'il compte deux ans d'ancienneté ininterrompue au service du même employeur a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité minimum de licenciement. Le taux de cette indemnité, différent suivant que le motif du licenciement est le motif prévu à l'article L. 321-1 ou un motif inhérent à la personne du salarié, et ses modalités de calcul, en fonction de la rémunération brute dont il bénéficiait antérieurement à la rupture du contrat de travail, sont fixés par voie réglementaire. | |
| 364 | 378 | |
| 365 | 379 | **Article LEGIARTI000006646870** |
| 366 | 380 | |
| Article LEGIARTI000006646000 L442→456 | ||
| 442 | 456 | |
| 443 | 457 | La formule "libre de tout engagement" et toute autre constatant l'expiration régulière du contrat de travail, les qualités professionnelles et les services rendus sont comprises dans l'exemption. |
| 444 | 458 | |
| 445 | **Article LEGIARTI000006646000** | |
| 446 | ||
| 447 | Le reçu pour solde de tout compte délivré par le travailleur à l'employeur lors de la résiliation ou de l'expiration de son contrat peut être dénoncé dans les deux mois de la signature. La dénonciation doit être écrite et dûment motivée. | |
| 448 | ||
| 449 | La forclusion ne peut être opposée au travailleur : | |
| 459 | **Article LEGIARTI000006646001** | |
| 450 | 460 | |
| 451 | a) Si la mention "pour solde de tout compte" n'est pas entièrement écrite de sa main et suivie de sa signature ; | |
| 452 | ||
| 453 | b) Si le reçu ne porte pas mention, en caractère très apparents du délai de forclusion. | |
| 454 | ||
| 455 | Le reçu pour solde de tout compte régulièrement dénoncé ou, à l'égard duquel la forclusion ne peut jouer, n'a que la valeur d'un simple reçu des sommes qui y figurent. | |
| 461 | Lorsqu'un reçu pour solde de tout compte est délivré et signé par le salarié à l'employeur à l'occasion de la résiliation ou de l'expiration de son contrat, il n'a que la valeur d'un simple reçu des sommes qui y figurent. | |
| 456 | 462 | |
| 457 | 463 | ## Section 4 : Règles particulières aux personnes intéressées par le service national, aux jeunes gens astreints aux obligations imposées par le service préparatoire et aux hommes rappelés au service national. |
| 458 | 464 | |
| Article LEGIARTI000006646815 L972→978 | ||
| 972 | 978 | |
| 973 | 979 | Des dispositions spéciales peuvent être établies pour une catégorie de personnel ou une division de l'entreprise ou de l'établissement. |
| 974 | 980 | |
| 975 | **Article LEGIARTI000006646815** | |
| 981 | **Article LEGIARTI000006646816** | |
| 976 | 982 | |
| 977 | 983 | Le règlement intérieur est un document écrit par lequel l'employeur fixe exclusivement : |
| 978 | 984 | |
| Article LEGIARTI000006646821 L986→992 | ||
| 986 | 992 | |
| 987 | 993 | Il rappelle les dispositions relatives à l'abus d'autorité en matière sexuelle, telles qu'elles résultent notamment des articles L. 122-46 et L. 122-47 du présent code. |
| 988 | 994 | |
| 995 | Il rappelle également les dispositions relatives à l'interdiction de toute pratique de harcèlement moral. | |
| 996 | ||
| 989 | 997 | **Article LEGIARTI000006646821** |
| 990 | 998 | |
| 991 | 999 | Le règlement intérieur ne peut contenir de clause contraire aux lois et règlements, ainsi qu'aux dispositions des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ou l'établissement. Il ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. |
| Article LEGIARTI000006646180 L1040→1048 | ||
| 1040 | 1048 | |
| 1041 | 1049 | Aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l'engagement des poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l'appui d'une nouvelle sanction. |
| 1042 | 1050 | |
| 1043 | **Article LEGIARTI000006646180** | |
| 1051 | **Article LEGIARTI000006646832** | |
| 1052 | ||
| 1053 | Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération. | |
| 1054 | ||
| 1055 | **Article LEGIARTI000006646837** | |
| 1056 | ||
| 1057 | Aucune sanction ne peut être infligée au salarié sans que celui-ci soit informé dans le même temps et par écrit des griefs retenus contre lui. | |
| 1058 | ||
| 1059 | Lorsque l'employeur envisage de prendre une sanction, il doit convoquer le salarié en lui indiquant l'objet de la convocation, sauf si la sanction envisagée est un avertissement ou une sanction de même nature qui n'a pas d'incidence, immédiate ou non, sur la présence dans l'entreprise, la fonction, la carrière ou la rémunération du salarié. Au cours de l'entretien, le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise ; l'employeur indique le motif de la sanction envisagée et recueille les explications du salarié. La sanction ne peut intervenir moins d'un jour franc ni plus d'un mois après le jour fixé pour l'entretien. Elle doit être motivée et notifiée à l'intéressé. | |
| 1060 | ||
| 1061 | Lorsque l'agissement du salarié a rendu indispensable une mesure conservatoire de mise à pied à effet immédiat, aucune sanction définitive, relative à cet agissement, ne peut être prise sans que la procédure prévue à l'alinéa précédent ait été observée. | |
| 1062 | ||
| 1063 | **Article LEGIARTI000006646839** | |
| 1064 | ||
| 1065 | Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites. | |
| 1066 | ||
| 1067 | Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite. | |
| 1068 | ||
| 1069 | ## Section 7 : Discriminations | |
| 1070 | ||
| 1071 | **Article LEGIARTI000006646181** | |
| 1044 | 1072 | |
| 1045 | 1073 | Les organisations syndicales représentatives au plan national, départemental, pour ce qui concerne les départements d'outre-mer, ou dans l'entreprise peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent de l'article L. 122-45, dans les conditions prévues par celui-ci, en faveur d'un candidat à un emploi, à un stage ou une période de formation en entreprise ou d'un salarié de l'entreprise sans avoir à justifier d'un mandat de l'intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti par écrit et ne s'y soit pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l'organisation syndicale lui a notifié son intention. L'intéressé peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat. |
| 1046 | 1074 | |
| 1047 | 1075 | Les associations régulièrement constituées depuis cinq ans au moins pour la lutte contre les discriminations peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent de l'article L. 122-45, dans les conditions prévues par celui-ci, en faveur d'un candidat à un emploi, à un stage ou une période de formation en entreprise ou d'un salarié de l'entreprise, sous réserve qu'elles justifient d'un accord écrit de l'intéressé. Celui-ci peut toujours intervenir à l'instance engagée par l'association et y mettre un terme à tout moment. |
| 1048 | 1076 | |
| 1049 | **Article LEGIARTI000006646182** | |
| 1077 | **Article LEGIARTI000006646183** | |
| 1050 | 1078 | |
| 1051 | 1079 | Est nul et de nul effet le licenciement d'un salarié faisant suite à une action en justice engagée par ce salarié ou en sa faveur sur la base des dispositions du présent code relatives aux discriminations, lorsqu'il est établi que le licenciement n'a pas de cause réelle et sérieuse et constitue en réalité une mesure prise par l'employeur à raison de l'action en justice. En ce cas, la réintégration est de droit et le salarié est regardé comme n'ayant jamais cessé d'occuper son emploi. |
| 1052 | 1080 | |
| 1053 | 1081 | Si le salarié refuse de poursuivre l'exécution du contrat de travail, le conseil de prud'hommes lui alloue une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. De plus, le salarié bénéficie également d'une indemnité correspondant à l'indemnité de licenciement prévue par l'article L. 122-9 ou par la convention ou l'accord collectif applicable ou le contrat de travail. Le deuxième alinéa de l'article L. 122-14-4 est également applicable. |
| 1054 | 1082 | |
| 1055 | **Article LEGIARTI000006646184** | |
| 1083 | **Article LEGIARTI000006646185** | |
| 1056 | 1084 | |
| 1057 | 1085 | Les différences de traitement fondées sur l'âge ne constituent pas une discrimination lorsqu'elles sont objectivement et raisonnablement justifiées par un objectif légitime, notamment par des objectifs de politique de l'emploi, et lorsque les moyens de réaliser cet objectif sont appropriés et nécessaires. |
| 1058 | 1086 | |
| Article LEGIARTI000006646187 L1062→1090 | ||
| 1062 | 1090 | |
| 1063 | 1091 | \- la fixation d'un âge maximum pour le recrutement, fondée sur la formation requise pour le poste concerné ou la nécessité d'une période d'emploi raisonnable avant la retraite. |
| 1064 | 1092 | |
| 1065 | **Article LEGIARTI000006646187** | |
| 1093 | **Article LEGIARTI000006646201** | |
| 1066 | 1094 | |
| 1067 | Aucun salarié, aucun candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou ndirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat. | |
| 1095 | Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou, sauf inaptitude constatée par le médecin du travail dans le cadre du titre IV du livre II du présent code, en raison de son état de santé ou de son handicap. | |
| 1068 | 1096 | |
| 1069 | pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement d'un employeur, de son représentant ou de toute personne qui, abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce salarié dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d'un tiers. | |
| 1097 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire visée à l'alinéa précédent en raison de l'exercice normal du droit de grève. | |
| 1098 | ||
| 1099 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir témoigné des agissements définis aux alinéas précédents ou pour les avoir relatés. | |
| 1100 | ||
| 1101 | En cas de litige relatif à l'application des alinéas précédents, le salarié concerné ou le candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination directe ou indirecte. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. | |
| 1102 | ||
| 1103 | Toute disposition ou tout acte contraire à l'égard d'un salarié est nul de plein droit. | |
| 1104 | ||
| 1105 | ## Section 8 : Harcèlement | |
| 1106 | ||
| 1107 | **Article LEGIARTI000006646188** | |
| 1108 | ||
| 1109 | Aucun salarié, aucun candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement de toute personne dont le but est d'obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d'un tiers. | |
| 1070 | 1110 | |
| 1071 | 1111 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir témoigné des agissements définis à l'alinéa précédent ou pour les avoir relatés. |
| 1072 | 1112 | |
| 1073 | 1113 | Toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit. |
| 1074 | 1114 | |
| 1075 | **Article LEGIARTI000006646189** | |
| 1115 | **Article LEGIARTI000006646190** | |
| 1076 | 1116 | |
| 1077 | 1117 | Est passible d'une sanction disciplinaire tout salarié ayant procédé aux agissements définis à l'article L. 122-46. |
| 1078 | 1118 | |
| 1079 | **Article LEGIARTI000006646191** | |
| 1119 | **Article LEGIARTI000006646192** | |
| 1080 | 1120 | |
| 1081 | 1121 | Il appartient au chef d'entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les actes visés aux deux articles précédents. |
| 1082 | 1122 | |
| 1083 | **Article LEGIARTI000006646200** | |
| 1123 | **Article LEGIARTI000006646207** | |
| 1084 | 1124 | |
| 1085 | Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou, sauf inaptitude constatée par le médecin du travail dans le cadre du titre IV du livre II du présent code, en raison de son état de santé ou de son handicap. | |
| 1125 | Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. | |
| 1086 | 1126 | |
| 1087 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire visée à l'alinéa précédent en raison de l'exercice normal du droit de grève. | |
| 1127 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir, les agissements définis à l'alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés. | |
| 1088 | 1128 | |
| 1089 | Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir témoigné des agissements définis aux alinéas précédents ou pour les avoir relatés. | |
| 1129 | Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit. | |
| 1090 | 1130 | |
| 1091 | En cas de litige relatif à l'application des alinéas précédents, le salarié concerné ou le candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination directe ou indirecte. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. | |
| 1131 | **Article LEGIARTI000006646208** | |
| 1092 | 1132 | |
| 1093 | Toute disposition ou tout acte contraire à l'égard d'un salarié est nul de plein droit. | |
| 1133 | Est passible d'une sanction disciplinaire tout salarié ayant procédé aux agissements définis à l'article L. 122-49. | |
| 1094 | 1134 | |
| 1095 | **Article LEGIARTI000006646832** | |
| 1135 | **Article LEGIARTI000006646209** | |
| 1096 | 1136 | |
| 1097 | Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération. | |
| 1137 | Il appartient au chef d'entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements visés à l'article L. 122-49. | |
| 1098 | 1138 | |
| 1099 | **Article LEGIARTI000006646837** | |
| 1139 | **Article LEGIARTI000006646212** | |
| 1100 | 1140 | |
| 1101 | Aucune sanction ne peut être infligée au salarié sans que celui-ci soit informé dans le même temps et par écrit des griefs retenus contre lui. | |
| 1141 | En cas de litige relatif à l'application des articles L. 122-46 et L. 122-49, le salarié concerné présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ses agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. | |
| 1102 | 1142 | |
| 1103 | Lorsque l'employeur envisage de prendre une sanction, il doit convoquer le salarié en lui indiquant l'objet de la convocation, sauf si la sanction envisagée est un avertissement ou une sanction de même nature qui n'a pas d'incidence, immédiate ou non, sur la présence dans l'entreprise, la fonction, la carrière ou la rémunération du salarié. Au cours de l'entretien, le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise ; l'employeur indique le motif de la sanction envisagée et recueille les explications du salarié. La sanction ne peut intervenir moins d'un jour franc ni plus d'un mois après le jour fixé pour l'entretien. Elle doit être motivée et notifiée à l'intéressé. | |
| 1143 | **Article LEGIARTI000006646214** | |
| 1104 | 1144 | |
| 1105 | Lorsque l'agissement du salarié a rendu indispensable une mesure conservatoire de mise à pied à effet immédiat, aucune sanction définitive, relative à cet agissement, ne peut être prise sans que la procédure prévue à l'alinéa précédent ait été observée. | |
| 1145 | Les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise peuvent exercer en justice, dans les conditions prévues par l'article L. 122-52, toutes les actions qui naissent de l'article L. 122-46 et de l'article L. 122-49 en faveur d'un salarié de l'entreprise, sous réserve qu'elles justifient d'un accord écrit de l'intéressé. L'intéressé peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat et y mettre fin à tout moment. | |
| 1106 | 1146 | |
| 1107 | **Article LEGIARTI000006646839** | |
| 1147 | **Article LEGIARTI000006646215** | |
| 1108 | 1148 | |
| 1109 | Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites. | |
| 1149 | Une procédure de médiation peut être engagée par toute personne de l'entreprise s'estimant victime de harcèlement moral ou sexuel. le médiateur est choisi en dehors de l'entreprise sur une liste de personnalités désignées en fonction de leur autorité morale et de leur compétence dans la prévention du harcèlement moral ou sexuel. Les fonctions de médiateur sont incompatibles avec celles de conseiller prud'homal en activité. | |
| 1110 | 1150 | |
| 1111 | Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite. | |
| 1151 | Les listes de médiateurs sont dressées par le représentant de l'Etat dans le département après consultation et examen des propositions de candidatures des associations dont l'objet est la défense des victimes de harcèlement moral ou sexuel et des organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national. | |
| 1152 | ||
| 1153 | Le médiateur convoque les parties qui doivent comparaître en personne dans un délai d'un mois. En cas de défaut de comparution, il en fait le constat écrit qu'il adresse aux parties. | |
| 1154 | ||
| 1155 | Le médiateur s'informe de l'état des relations entre les parties, il tente de les concilier et leur soumet des propositions qu'il consigne par écrit en vue de mettre fin au harcèlement. | |
| 1156 | ||
| 1157 | En cas d'échec de la conciliation, le médiateur informe les parties des éventuelles sanctions encourues et des garanties procédurales prévues en faveur de la victime. | |
| 1158 | ||
| 1159 | Les dispositions des articles L. 122-14-14 à L. 122-14-18 sont applicables au médiateur. L'obligation de discrétion prévue par l'article L. 122-14-18 est étendue à toute donnée relative à la santé des personnes dont le médiateur a connaissance dans l'exécution de sa mission. | |
| 1112 | 1160 | |
| 1113 | 1161 | ## Chapitre III : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes. |
| 1114 | 1162 | |
| Article LEGIARTI000006646228 L1148→1196 | ||
| 1148 | 1196 | |
| 1149 | 1197 | Si le salarié refuse de poursuivre l'exécution du contrat de travail, le conseil de prud'hommes lui alloue une indemnité qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. De plus, le salarié bénéficie également d'une indemnité correspondant à l'indemnité de licenciement prévue par l'article L. 122-9 ou par la convention ou l'accord collectif applicable ou le contrat de travail. Le deuxième alinéa de l'article L. 122-14-4 du présent code est également applicable. |
| 1150 | 1198 | |
| 1151 | **Article LEGIARTI000006646228** | |
| 1199 | **Article LEGIARTI000006646229** | |
| 1152 | 1200 | |
| 1153 | Les organisations syndicales représentatives au plan national ou dans l'entreprise peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent des articles L. 123-1, L. 122-46, L. 140-2 à L. 140-4 en faveur d'un candidat à un emploi ou d'un salarié de l'entreprise sans avoir à justifier d'un mandat de l'intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti par écrit et ne s'y soit pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l'organisation syndicale lui a notifié son intention. | |
| 1201 | Les organisations syndicales représentatives au plan national ou dans l'entreprise peuvent exercer en justice toutes actions qui naissent des articles L. 140-2 à L. 140-4 en faveur d'un candidat à un emploi ou d'un salarié de l'entreprise sans avoir à justifier d'un mandat de l'intéressé, pourvu que celui-ci ait été averti par écrit et ne s'y soit pas opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l'organisation syndicale lui a notifié son intention. | |
| 1154 | 1202 | |
| 1155 | 1203 | L'intéressé peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat. |
| 1156 | 1204 | |
| 1157 | Pour les actions qui naissent de l'article L. 122-46 exercées en faveur d'un candidat à un emploi ou d'un salarié, les organisations syndicales doivent justifier d'un accord écrit de l'intéressé. | |
| 1158 | ||
| 1159 | 1205 | **Article LEGIARTI000006646230** |
| 1160 | 1206 | |
| 1161 | 1207 | Le texte des articles L. 123-1 à L. 123-7 est affiché dans les lieux du travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l'embauche. |
| 1162 | 1208 | |
| 1163 | 1209 | Il en est de même pour les textes pris pour l'application desdits articles. |
| 1164 | 1210 | |
| 1165 | **Article LEGIARTI000006646890** | |
| 1211 | **Article LEGIARTI000006646891** | |
| 1166 | 1212 | |
| 1167 | 1213 | Sous réserve des dispositions particulières du présent code et sauf si l'appartenance à l'un ou l'autre sexe est la condition déterminante de l'exercice d'un emploi ou d'une activité professionnelle, nul ne peut : |
| 1168 | 1214 | |
| Article LEGIARTI000006646231 L1176→1222 | ||
| 1176 | 1222 | |
| 1177 | 1223 | Un décret en Conseil d'Etat détermine, après avis des organisations d'employeurs et de salariés les plus représentatives au niveau national, la liste des emplois et des activités professionnelles pour l'exercice desquels l'appartenance à l'un ou l'autre sexe constitue la condition déterminante. Cette liste est révisée périodiquement dans les mêmes formes. |
| 1178 | 1224 | |
| 1179 | Nul ne peut prendre en considération le fait que la personne intéressée a subi ou refusé de subir les agissements définis à l'article L. 122-46, ou bien a témoigné de tels agissements ou les a relatés, pour décider, notamment en matière d'embauche, de rémunération, de formation, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation, de résiliation, de renouvellement de contrat de travail ou de sanctions disciplinaires. | |
| 1180 | ||
| 1181 | 1225 | ## Section 1 : Règles générales. |
| 1182 | 1226 | |
| 1183 | 1227 | **Article LEGIARTI000006646231** |
| Article LEGIARTI000006646898 L1212→1256 | ||
| 1212 | 1256 | |
| 1213 | 1257 | Cette possibilité est subordonnée à l'information et à la consultation préalable du comité d'entreprise, ou, à défaut, des délégués du personnel, s'il en existe. |
| 1214 | 1258 | |
| 1215 | **Article LEGIARTI000006646898** | |
| 1259 | **Article LEGIARTI000006646899** | |
| 1216 | 1260 | |
| 1217 | Le contrat de travail temporaire ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise utilisatrice. | |
| 1261 | Le contrat de travail temporaire, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise utilisatrice. | |
| 1218 | 1262 | |
| 1219 | 1263 | Un utilisateur ne peut faire appel aux salariés des entreprises de travail temporaire mentionnés à l'article L. 124-1 que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire dénommée " mission ", et seulement dans les cas énumérés à l'article L. 124-2-1. |
| 1220 | 1264 | |
| Article LEGIARTI000006646924 L1264→1308 | ||
| 1264 | 1308 | |
| 1265 | 1309 | III. - Lorsque le contrat est conclu pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, dans l'attente de l'entrée en service effective d'un salarié recruté par contrat à durée indéterminée ou au titre du 3° de l'article L. 124-2-1, il peut ne pas comporter un terme précis ; il doit alors être conclu pour une durée minimale et il a pour terme la fin de l'absence du salarié remplacé ou la réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu. |
| 1266 | 1310 | |
| 1267 | **Article LEGIARTI000006646924** | |
| 1311 | **Article LEGIARTI000006646925** | |
| 1268 | 1312 | |
| 1269 | 1313 | En aucun cas, un contrat de travail temporaire ne peut être conclu : |
| 1270 | 1314 | |
| 1271 | 1315 | 1° Pour remplacer un salarié dont le contrat de travail est suspendu par suite d'un conflit collectif de travail ; |
| 1272 | 1316 | |
| 1273 | 2° Pour effectuer des travaux particulièrement dangereux qui figurent sur une liste établie par arrêté du ministre du travail ou du ministre de l'agriculture et notamment pour certains des travaux qui font l'objet d'une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail. Cet arrêté fixe également les conditions dans lesquelles le directeur départemental du travail et de l'emploi peut exceptionnellement autoriser une dérogation à cette interdiction. | |
| 1317 | 2° Pour effectuer des travaux particulièrement dangereux qui figurent sur une liste établie par arrêté du ministre du travail ou du ministre de l'agriculture et notamment pour certains des travaux qui font l'objet d'une surveillance médicale spéciale au sens de la réglementation relative à la médecine du travail. Cet arrêté fixe également les conditions dans lesquelles le directeur départemental du travail et de l'emploi peut exceptionnellement autoriser une dérogation à cette interdiction ; | |
| 1318 | ||
| 1319 | 3° Pour remplacer un médecin du travail. | |
| 1274 | 1320 | |
| 1275 | 1321 | **Article LEGIARTI000006646929** |
| 1276 | 1322 | |
| Article LEGIARTI000006646938 L1354→1400 | ||
| 1354 | 1400 | |
| 1355 | 1401 | Le contrat de travail peut comporter une période d'essai dont la durée est fixée par voie de convention ou accord professionnel de branche étendu. A défaut, cette durée ne peut excéder deux jours si le contrat est conclu pour une durée inférieure ou égale à un mois, trois jours si le contrat est conclu pour une durée comprise entre un et deux mois, cinq jours au-delà ; la rémunération afférente à cette période ne peut être différente de celle qui est prévue par le contrat. |
| 1356 | 1402 | |
| 1357 | **Article LEGIARTI000006646938** | |
| 1403 | **Article LEGIARTI000006646939** | |
| 1358 | 1404 | |
| 1359 | 1405 | Lorsque, à l'issue d'une mission, le salarié sous contrat de travail temporaire ne bénéficie pas immédiatement d'un contrat de travail à durée indéterminée avec l'utilisateur, il a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité destinée à compenser la précarité de sa situation. |
| 1360 | 1406 | |
| 1361 | Cette indemnité est calculée en fonction de la durée de la mission et de la rémunération du salarié. Son taux est fixé par voie de convention ou accord collectif de travail ; à défaut, le taux minimum de l'indemnité est fixé par un décret pris après avis des organisations les plus représentatives des employeurs et des salariés intéressés. | |
| 1407 | Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute due au salarié. Une convention ou un accord collectif de travail peut déterminer un taux plus élevé. | |
| 1362 | 1408 | |
| 1363 | 1409 | Cette indemnité, qui s'ajoute à la rémunération totale brute due au salarié, doit être versée par l'entreprise de travail temporaire à l'issue de chaque mission effectivement accomplie, avec le salaire dû au titre de celle-ci, et doit figurer sur le bulletin de salaire correspondant. |
| 1364 | 1410 | |
| Article LEGIARTI000006646948 L1384→1430 | ||
| 1384 | 1430 | |
| 1385 | 1431 | Les salariés temporaires ne doivent pas supporter la charge financière des équipements de protection individuelle. |
| 1386 | 1432 | |
| 1387 | **Article LEGIARTI000006646948** | |
| 1433 | **Article LEGIARTI000006646949** | |
| 1388 | 1434 | |
| 1389 | 1435 | L'entrepreneur de travail temporaire qui rompt le contrat de travail du salarié avant le terme prévu au contrat doit proposer à celui-ci, sauf si la rupture du contrat résulte d'une faute grave du salarié ou de la force majeure, un nouveau contrat de travail prenant effet dans un délai maximum de trois jours ouvrables. |
| 1390 | 1436 | |
| Article LEGIARTI000006646951 L1398→1444 | ||
| 1398 | 1444 | |
| 1399 | 1445 | La résiliation du contrat de travail à l'initiative du salarié ouvre droit à des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi. |
| 1400 | 1446 | |
| 1447 | Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque le contrat est rompu par le salarié qui justifie d'une embauche pour une durée indéterminée. Sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter une période de préavis dont la durée est calculée à raison d'un jour par semaine compte tenu de la durée totale du contrat, renouvellement inclus, si celui-ci comporte un terme précis, ou de la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis, sans que cette période puisse être inférieure à un jour ni supérieure à deux semaines dans les deux cas. | |
| 1448 | ||
| 1401 | 1449 | **Article LEGIARTI000006646951** |
| 1402 | 1450 | |
| 1403 | 1451 | Lorsque l'utilisateur embauche, après une mission, un salarié mis à sa disposition par un entrepreneur de travail temporaire, la durée des missions effectuées chez l'utilisateur au cours des trois mois précédant l'embauche est prise en compte pour le calcul de l'ancienneté du salarié. Elle est déduite de la période d'essai éventuellement prévue. |
| 1404 | 1452 | |
| 1405 | **Article LEGIARTI000006646956** | |
| 1453 | **Article LEGIARTI000006646957** | |
| 1406 | 1454 | |
| 1407 | 1455 | Si l'utilisateur continue à faire travailler après la fin de sa mission un salarié temporaire sans avoir conclu avec lui un nouveau contrat de travail ou sans nouveau contrat de mise à disposition, ce salarié est réputé lié à l'utilisateur par un contrat de travail à durée indéterminée. Dans ce cas l'ancienneté du salarié est appréciée à compter du premier jour de sa mission chez l'utilisateur. Elle est déduite de période d'essai éventuellement prévue. |
| 1408 | 1456 | |
| 1409 | 1457 | Lorsqu'un utilisateur a recours à un salarié d'une entreprise de travail temporaire en violation caractérisée des dispositions des articles L. 124-2 à L. 124-2-4, ce salarié peut faire valoir auprès de l'utilisateur les droits afférents à un contrat à durée indéterminée prenant effet au premier jour de sa mission. |
| 1410 | 1458 | |
| 1411 | A l'expiration du contrat de mission d'un salarié intérimaire, il ne peut être recouru pour pourvoir le poste à un salarié sous contrat à durée déterminée ou sous contrat de travail temporaire avant l'expiration d'une période égale au tiers de la durée du contrat de mission venu à expiration renouvellement inclus. | |
| 1459 | A l'expiration du contrat de mission d'un salarié intérimaire, il ne peut être recouru pour pourvoir le poste à un salarié sous contrat à durée déterminée ou sous contrat de travail temporaire avant l'expiration d'une période égale au tiers de la durée du contrat de mission venu à expiration renouvellement inclus si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est au moins égale à quatorze jours et avant l'expiration d'une période égale à la moitié de la durée du contrat, renouvellement inclus, si la durée de ce contrat, renouvellement inclus, est inférieure à quatorze jours. Pour l'appréciation du délai devant séparer les deux contrats, il est fait référence aux jours d'ouverture de l'entreprise ou de l'établissement concernés. | |
| 1412 | 1460 | |
| 1413 | 1461 | Les dispositions de l'alinéa ci-dessus ne sont pas applicables, lorsque le contrat de travail temporaire est conclu pour assurer le remplacement d'un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu, en cas de nouvelle absence du salarié remplacé. Il en est de même lorsque le contrat de travail temporaire est conclu pour l'exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et au titre du 3° de l'article L. 124-2-1. |
| 1414 | 1462 | |
| Article LEGIARTI000006646272 L1500→1548 | ||
| 1500 | 1548 | |
| 1501 | 1549 | Les organisations syndicales représentatives peuvent exercer en justice toutes actions en application du présent chapitre en faveur d'un salarié sans avoir à justifier d'un mandat de l'intéressé. Celui-ci doit avoir été averti par lettre recommandée avec accusé de réception et ne pas s'y être opposé dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle l'organisation syndicale lui a notifié son intention. Le salarié peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat et y mettre un terme à tout moment. |
| 1502 | 1550 | |
| 1503 | **Article LEGIARTI000006646272** | |
| 1551 | **Article LEGIARTI000006646273** | |
| 1552 | ||
| 1553 | Sans remettre en cause le principe de l'exclusivité affirmée par l'article L. 124-1 du présent code, sont assimilées à des missions au sens du chapitre IV du titre II du livre Ier du présent code, les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaire, en stage de formation, en bilan de compétences ou en action de validation d'acquis de l'expérience, que ceux-ci soient effectués à l'initiative de l'employeur dans le cadre du plan de formation de l'entreprise ou des actions de formations qualifiantes destinées aux jeunes de seize à vingt-cinq ans ou à l'initiative du salarié dans le cadre d'un congé individuel de formation ou d'un congé de bilan de compétences. | |
| 1554 | ||
| 1555 | **Article LEGIARTI000006646275** | |
| 1504 | 1556 | |
| 1505 | Sans remettre en cause le principe de l'exclusivité affirmée par l'article L. 124-1 du présent code, sont assimilées à des missions au sens du chapitre IV du titre II du livre Ier du présent code, les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaire, en stage de formation, que ceux-ci soient effectués à l'initiative de l'employeur dans le cadre du plan de formation de l'entreprise ou des actions de formations qualifiantes destinées aux jeunes de seize à vingt-cinq ans ou à l'initiative du salarié dans le cadre d'un congé individuel de formation ou d'un congé de bilan de compétences. | |
| 1557 | Sans remettre en cause le principe de l'exclusivité affirmé par l'article L. 124-1, sont également assimilées à des missions au sens du présent chapitre les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaire pour des actions en lien avec leur activité professionnelle dans les conditions prévues par voie de convention ou d'accord collectif étendu. | |
| 1506 | 1558 | |
| 1507 | 1559 | **Article LEGIARTI000006646277** |
| 1508 | 1560 | |
| 1509 | 1561 | Par dérogation aux dispositions du II de l'article L. 124-2-2, lorsqu'un salarié lié par un contrat de travail temporaire est exposé à des rayonnements ionisants et qu'au terme de son contrat cette exposition excède la valeur limite annuelle rapportée à la durée du contrat, l'entrepreneur de travail temporaire est tenu, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 124-5, de proposer à l'intéressé un ou plusieurs contrats prenant effet dans un délai maximum de trois jours ouvrables après l'expiration du contrat précédent, pour une durée telle que l'exposition constatée à l'expiration du ou des nouveaux contrats soit au plus égale à la valeur limite annuelle rapportée à la durée totale des contrats. Un décret fixe la valeur limite utilisée pour les besoins du présent article. |
| 1510 | 1562 | |
| 1563 | **Article LEGIARTI000006646278** | |
| 1564 | ||
| 1565 | L'entreprise utilisatrice doit porter à la connaissance des salariés liés par un contrat de mise à disposition la liste des postes à pourvoir dans l'entreprise sous contrat à durée indéterminée lorsqu'un tel dispositif d'information existe déjà dans l'entreprise pour les salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée. | |
| 1566 | ||
| 1511 | 1567 | **Article LEGIARTI000006646909** |
| 1512 | 1568 | |
| 1513 | 1569 | Pour l'application aux salariés liés par un contrat de travail temporaire des dispositions législatives ou réglementaires qui se réfèrent à une condition d'ancienneté dans l'entreprise de travail temporaire, cette ancienneté s'apprécie en totalisant les périodes pendant lesquelles lesdits salariés ont été liés à l'entrepreneur de travail temporaire par les contrats définis à l'article L. 124-4. |
| 1514 | 1570 | |
| 1515 | 1571 | ## Chapitre IX : Services aux personnes |
| 1516 | 1572 | |
| 1517 | **Article LEGIARTI000006646344** | |
| 1573 | **Article LEGIARTI000006646345** | |
| 1518 | 1574 | |
| 1519 | 1575 | I. - Les associations dont les activités concernent exclusivement les services rendus aux personnes physiques à leur domicile doivent être agréées par l'Etat lorsqu'elles poursuivent au moins l'un des deux objets suivants : |
| 1520 | 1576 | |
| @@ -1532,6 +1588,8 @@ Dans le cas prévu au 2° ci-dessus, l'activité des associations est réputée | ||
| 1532 | 1588 | |
| 1533 | 1589 | Dans le cas prévu au 2° ci-dessus, et lorsque les associations assurent la fourniture de prestations de services à des personnes physiques, les dispositions de l'article L. 322-4-7 ne sont pas applicables. |
| 1534 | 1590 | |
| 1591 | Les associations intermédiaires sont dispensées de la condition d'activité exclusive mentionnée au premier alinéa. | |
| 1592 | ||
| 1535 | 1593 | II. - Les entreprises dont les activités concernent exclusivement les tâches ménagères ou familiales doivent également être agréées par l'Etat lorsqu'elles souhaitent que la fourniture de leurs services au domicile des personnes physiques ouvre droit au bénéfice de la réduction d'impôt prévue à l'article 199 sexdecies du code général des impôts. |
| 1536 | 1594 | |
| 1537 | 1595 | Le mode de paiement de ces prestations de services doit permettre l'identification du payeur et du destinataire. |
| Article LEGIARTI000006646351 L1540→1598 | ||
| 1540 | 1598 | |
| 1541 | 1599 | III. - Un décret détermine les modalités et conditions de délivrance des agréments prévus au présent article, et notamment les conditions particulières auxquelles sont soumis les agréments des associations et des entreprises dont l'activité concerne la garde d'enfants ou l'assistance aux personnes âgées ou handicapées. |
| 1542 | 1600 | |
| 1543 | Ce décret précise les conditions dans lesquelles les associations intermédiaires, agréées à la date de l'entrée en vigueur de la loi n° 96-63 du 29 janvier 1996 en faveur du développement des emplois de services aux particuliers, poursuivent leur activité, pour des emplois qui, en raison de leur nature, n'exigent pas un diplôme ou un agrément, jusqu'au 31 décembre 1999. | |
| 1601 | Ce décret précise les conditions dans lesquelles les associations intermédiaries sont agréées dans ce domaine. | |
| 1544 | 1602 | |
| 1545 | 1603 | **Article LEGIARTI000006646351** |
| 1546 | 1604 | |
| Article LEGIARTI000006645879 L1816→1874 | ||
| 1816 | 1874 | |
| 1817 | 1875 | Celui qui a eu recours aux services d'une personne physique immatriculée au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux ou, pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales, auprès des unions pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales dans des conditions qui permettent d'établir l'existence d'un contrat de travail est tenu au paiement des cotisations et contributions dues aux organismes chargés d'un régime de protection sociale ainsi qu'aux caisses de congés payés mentionnées à l'article L. 223-16 au titre de la période d'activité correspondant à l'exécution de ce contrat, dans la limite des prescriptions applicables à ces cotisations et contributions. |
| 1818 | 1876 | |
| 1877 | **Article LEGIARTI000006645879** | |
| 1878 | ||
| 1879 | Le contrat de travail est exécuté de bonne foi. | |
| 1880 | ||
| 1819 | 1881 | **Article LEGIARTI000006646677** |
| 1820 | 1882 | |
| 1821 | 1883 | Les dispositions des chapitres Ier, II (sections I, II, III, IV, IV-I, V, V-I, V-II), III, IV, V, VI du présent titre sont applicables notamment aux salariés des offices publics et ministériels, des professions libérales, des sociétés civiles, des syndicats professionnels, des associations de quelque nature que ce soit. |
| Article LEGIARTI000006646502 L2524→2586 | ||
| 2524 | 2586 | |
| 2525 | 2587 | 5\. Dans les conditions fixées à l'article 191 (1) du code de commerce, les ouvriers employés à la construction, à la réparation, l'armement et à l'équipement du navire. |
| 2526 | 2588 | |
| 2527 | **Article LEGIARTI000006646502** | |
| 2589 | **Article LEGIARTI000006646501** | |
| 2590 | ||
| 2591 | L'employeur des salariés entrant dans le cadre des prévisions des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 transmet le justificatif des créances prévues aux articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4 aux institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4. Celles-ci versent auxdits salariés le montant des indemnités prévues aux articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 dans les cinq jours suivant la réception de la demande. | |
| 2592 | ||
| 2593 | Lorsque les institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4 refusent pour quelque cause que ce soit de régler la créance résultant de l'application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1, elles font connaître leur refus au salarié. Celui-ci peut saisir du litige le conseil de prud'hommes. | |
| 2594 | ||
| 2595 | **Article LEGIARTI000006646503** | |
| 2596 | ||
| 2597 | La garantie des institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4 est limitée, toutes créances du salarié confondues, à un ou des montants fixés par décret, en référence au plafond mensuel retenu pour le calcul des contributions du régime d'assurance chômage prévu à la section II du chapitre Ier du titre V du livre III du présent code. | |
| 2528 | 2598 | |
| 2529 | La garantie des institutions mentionnées à l'article L. 143-11-4 est limité, toutes créances du salarié confondues, à un ou des montants fixés par décret, en référence au plafond mensuel retenu pour le calcul des contributions du régime d'assurance chômage prévu à la section II du chapitre Ier du titre V du livre III du présent code. | |
| 2599 | Les sommes versées au salarié en application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1 sont le cas échéant prises en compte pour la détermination du ou des montants prévus à l'alinéa précédent. | |
| 2530 | 2600 | |
| 2531 | 2601 | **Article LEGIARTI000006646506** |
| 2532 | 2602 | |
| Article LEGIARTI000006647144 L2574→2644 | ||
| 2574 | 2644 | |
| 2575 | 2645 | En outre, lorsqu'est ouverte une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, les indemnités de congés payés prévues aux articles L. 223-11 à L. 223-15 et R. 223-2 doivent être payées nonobstant l'existence de toute créance privilégiée, jusqu'à concurrence d'un plafond identique à celui établi pour une période de trente jours de rémunération par l'article L. 143-9. |
| 2576 | 2646 | |
| 2577 | **Article LEGIARTI000006647144** | |
| 2647 | **Article LEGIARTI000006647145** | |
| 2578 | 2648 | |
| 2579 | Tout employeur ayant la qualité de commerçant, d'artisan, d'agriculteur ou de personne morale de droit privé et occupant un ou plusieurs salariés doit assurer ses salariés, y compris les travailleurs salariés détachés à l'étranger ainsi que les travailleurs salariés expatriés visés à l'article L. 351-4, contre le risque de non-paiement, en cas de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, des sommes qui leur sont dues en exécution du contrat de travail. | |
| 2649 | Tout employeur ayant la qualité de commerçant, d'artisan, d'agriculteur ou de personne morale de droit privé et occupant un ou plusieurs salariés doit assurer ses salariés, y compris les travailleurs salariés détachés à l'étranger ainsi que les travailleurs salariés expatriés visés à l'article L. 351-4, contre le risque de non-paiement, en cas de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, des sommes qui leur sont dues et contre le risque de rupture du contrat de travail pour cause de force majeure consécutive à un sinistre en exécution du contrat de travail. | |
| 2580 | 2650 | |
| 2581 | 2651 | L'assurance couvre : |
| 2582 | 2652 | |
| 2583 | 2653 | 1° les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ; |
| 2584 | 2654 | |
| 2585 | 2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant pendant la période d'observation, dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de redressement, dans les quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire ; Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des salariés auxquels a été proposée une convention de conversion prévue à l'article L. 322-3 sont couvertes par l'assurance, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé cette convention aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées ci-dessus ; | |
| 2655 | 2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant pendant la période d'observation, dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de redressement, dans les quinze jours suivant le jugement de liquidation et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire. | |
| 2656 | ||
| 2657 | Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des salariés auxquels a été proposée une convention de conversion prévue à l'article L. 322-3 sont couvertes par l'assurance, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé cette convention aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées ci-dessus ; | |
| 2586 | 2658 | |
| 2587 | 2659 | 3° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues au cours de la période d'observation, des quinze jours suivant le jugement de liquidation ou du mois suivant le jugement de liquidation en ce qui concerne les représentants des salariés prévus par les articles 10 et 139 de la loi n° 85-98 du 25 janvier 1985 relative au redressement et à la liquidation judiciaires des entreprises et pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation. |
| 2588 | 2660 | |
| Article LEGIARTI000006647151 L2592→2664 | ||
| 2592 | 2664 | |
| 2593 | 2665 | Lorsque la convention de conversion a été conclue postérieurement à ce jugement, la contribution de l'employeur et les salaires dus aux salariés y ayant adhéré pendant le délai de réponse prévu par le premier alinéa de l'article L. 321-6-1 sont couverts par l'assurance si le bénéfice de ladite convention a été proposé au salarié concerné pendant l'une des périodes indiquées au 2° du présent article. |
| 2594 | 2666 | |
| 2667 | L'assurance couvre les sommes dues aux salariés en application des articles L. 122-9-1 et L. 122-3-4-1. | |
| 2668 | ||
| 2595 | 2669 | **Article LEGIARTI000006647151** |
| 2596 | 2670 | |
| 2597 | 2671 | Les créances résultant du licenciement des salariés bénéficiaires d'une protection particulière relative au licenciement sont couvertes par l'assurance dès lors que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, a manifesté, au cours des périodes mentionnées au 2° de l'article L. 143-11-1, son intention de rompre le contrat de travail. |
| Article LEGIARTI000006646522 L2802→2876 | ||
| 2802 | 2876 | |
| 2803 | 2877 | Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux sommes dues à titre de rémunération à toutes les personnes salariées ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs, quels que soient le montant et la nature de leur rémunération, la forme et la nature de leur contrat. |
| 2804 | 2878 | |
| 2805 | **Article LEGIARTI000006646522** | |
| 2879 | **Article LEGIARTI000006646523** | |
| 2806 | 2880 | |
| 2807 | 2881 | Sous réserve des dispositions relatives aux créances d'aliments, les sommes dues à titre de rémunération ne sont saisissables ou cessibles que dans des proportions et selon des seuils de rémunération affectés d'un correctif pour toute personne à charge, fixés par décret en Conseil d'Etat. Ce décret précise les conditions dans lesquelles ces seuils et correctifs sont révisés en fonction de l'évolution des circonstances économiques. |
| 2808 | 2882 | |
| 2809 | Pour la détermination de la fraction saisissable, il est tenu compte du montant de la rémunération, de ses accessoires ainsi que, le cas échéant, de la valeur des avantages en nature, après déduction des cotisations obligatoires. Il est en outre tenu compte d'une fraction insaisissable, égale au montant de ressources dont disposerait le salarié s'il ne percevait que le revenu minimum d'insertion. Sont exceptées les indemnités insaisissables, les sommes allouées à titre de remboursement de frais exposés par le travailleur et les allocations ou indemnités pour charges de famille. | |
| 2883 | Pour la détermination de la fraction insaisissable, il est tenu compte du montant de la rémunération, de ses accessoires ainsi que, le cas échéant, de la valeur des avantages en nature, après déduction des cotisations et contributions sociales obligatoires. Il est en outre tenu compte d'une fraction insaisissable, égale au montant de ressources dont disposerait le salarié s'il ne percevait que le revenu minimum d'insertion. Sont exceptées les indemnités insaisissables, les sommes allouées à titre de remboursement de frais exposés par le travailleur et les allocations ou indemnités pour charges de famille. | |
| 2810 | 2884 | |
| 2811 | 2885 | **Article LEGIARTI000006646525** |
| 2812 | 2886 | |
| Article LEGIARTI000006645778 L3082→3156 | ||
| 3082 | 3156 | |
| 3083 | 3157 | En cas d'échec à l'examen, l'apprentissage peut être prolongé pour une durée d'un an au plus soit par prorogation du contrat initial, soit par conclusion d'un nouveau contrat avec un autre employeur dans des conditions fixées par le décret prévu à l'article L. 117-10. |
| 3084 | 3158 | |
| 3159 | **Article LEGIARTI000006645778** | |
| 3160 | ||
| 3161 | En cas de risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de l'apprenti, l'autorité administrative chargée du contrôle de l'application de la législation du travail propose la suspension du contrat d'apprentissage, après avoir, si les circonstances le permettent, procédé à une enquête contradictoire. Cette suspension s'accompagne du maintien par l'employeur de la rémunération de l'apprenti. L'autorité administrative compétente en informe sans délai l'employeur et le directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé. | |
| 3162 | ||
| 3163 | Dans le délai de quinze jours à compter du constat de l'agent de contrôle, le directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé se prononce sur la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage. | |
| 3164 | ||
| 3165 | Le refus par le directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ou le chef de service assimilé d'autoriser la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage entraîne la rupture dudit contrat à la date de notification de ce refus aux parties. Dans ce cas, l'employeur est tenu de verser à l'apprenti les sommes dont il aurait été redevable si le contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme. | |
| 3166 | ||
| 3167 | La décision de refus du directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ou du chef de service assimilé s'accompagne, le cas échéant, de l'interdiction faite à l'employeur concerné de recruter de nouveaux apprentis ainsi que des jeunes sous contrat d'insertion en alternance, pour une durée qu'elle détermine. | |
| 3168 | ||
| 3169 | Le centre de formation d'apprentis où est inscrit l'apprenti prend les dispositions nécessaires pour lui permettre de suivre provisoirement la formation dispensée par le centre et de trouver un nouvel employeur susceptible de contribuer à l'achèvement de sa formation. | |
| 3170 | ||
| 3085 | 3171 | **Article LEGIARTI000006645858** |
| 3086 | 3172 | |
| 3087 | 3173 | L'employeur est tenu d'inscrire l'apprenti dans un centre de formation d'apprentis assurant l'enseignement correspondant à la formation prévue au contrat. |
| Article LEGIARTI000006645795 L3114→3200 | ||
| 3114 | 3200 | |
| 3115 | 3201 | Le décret prévu à l'article L. 119-4 détermine les clauses et mentions qui doivent obligatoirement figurer dans le contrat. |
| 3116 | 3202 | |
| 3203 | **Article LEGIARTI000006645795** | |
| 3204 | ||
| 3205 | En cas d'opposition à l'engagement d'apprentis dans le cas prévu à l'article L. 117-5 ou dans les cas prévus à l'article L. 122-12, en l'absence de déclaration par l'employeur de la nouvelle entreprise, le préfet décide si les contrats en cours peuvent être exécutés jusqu'à leur terme. | |
| 3206 | ||
| 3207 | Lorsque le préfet décide que les contrats en cours ne peuvent être exécutés jusqu'à leur terme, la décision entraîne la rupture des contrats à la date de notification de ce refus aux parties en cause. Dans ce cas, l'employeur est tenu de verser aux apprentis les sommes dont il aurait été redevable si le contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme. | |
| 3208 | ||
| 3117 | 3209 | **Article LEGIARTI000006646646** |
| 3118 | 3210 | |
| 3119 | 3211 | En cas de refus d'enregistrement du contrat d'apprentissage ou de la déclaration qui en tient lieu, les parties ou l'une d'elles peuvent saisir le conseil de prud'hommes qui statue alors sur la validité du contrat. |
| Article LEGIARTI000006645835 L3300→3392 | ||
| 3300 | 3392 | |
| 3301 | 3393 | ## Chapitre IX : Dispositions diverses. |
| 3302 | 3394 | |
| 3303 | **Article LEGIARTI000006645835** | |
| 3395 | **Article LEGIARTI000006645836** | |
| 3304 | 3396 | |
| 3305 | Les organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage sont soumis au contrôle financier de l'Etat en ce qui concerne l'utilisation des ressources qu'ils collectent à ce titre. Sans préjudice des attributions des corps d'inspection compétents en matière d'apprentissage, ce contrôle est exercé par les inspecteurs et contrôleurs de la formation professionnelle mentionnés à l'article L. 991-3. | |
| 3397 | Les organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage sont soumis au contrôle financier de l'Etat en ce qui concerne les procédures de collecte et l'utilisation des ressources qu'ils collectent à ce titre. Sans préjudice des attributions des corps d'inspection compétents en matière d'apprentissage, ce contrôle est exercé par les inspecteurs et contrôleurs de la formation professionnelle mentionnés à l'article L. 991-3. | |
| 3306 | 3398 | |
| 3307 | Les organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage sont tenus de présenter aux agents de contrôle mentionnés à l'alinéa ci-dessus les documents et pièces établissant l'origine des fonds reçus et la réalité des dépenses exposées ainsi que la conformité de leur utilisation aux dispositions législatives ou réglementaires régissant leur activité. A défaut, ces dépenses sont regardées comme non justifiées. | |
| 3399 | Il est interdit de recourir à un tiers pour collecter ou répartir des versements exonératoires de la taxe d'apprentissage. Toutefois, la collecte peut être déléguée dans le cadre d'une convention conclue après avis du service chargé du contrôle de la formation professionnelle. La liste des conventions est transmise chaque année au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle concerné. | |
| 3400 | ||
| 3401 | Les organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage sont tenus de présenter aux agents de contrôle mentionnés au premier alinéa les documents et pièces établissant l'origine des fonds reçus et la réalité des dépenses exposées ainsi que la conformité de leur utilisation aux dispositions législatives ou réglementaires régissant leur activité. A défaut, ces dépenses sont regardées comme non justifiées. | |
| 3308 | 3402 | |
| 3309 | 3403 | Les contrôles prévus au présent article peuvent être opérés soit sur place, soit sur pièces. Les résultats du contrôle sont notifiés à l'organisme intéressé dans un délai ne pouvant dépasser trois mois à compter de la fin des opérations de contrôle, avec l'indication des procédures et délais dont il dispose pour faire valoir ses observations. |
| 3310 | 3404 | |
| 3311 | Les sommes indûment utilisées ou conservées et celles correspondant à des dépenses non justifiées donnent lieu à un versement d'égal montant au Trésor public. Les décisions de versement au Trésor public ne peuvent intervenir, après la notification du résultat du contrôle, que si la procédure prévue à l'alinéa précédent a été respectée. Ces décisions sont motivées et notifiées aux intéressés. | |
| 3405 | Les sommes indûment collectées utilisées ou conservées et celles correspondant à des dépenses non justifiées donnent lieu à un versement d'égal montant au Trésor public. Les décisions de versement au Trésor public ne peuvent intervenir, après la notification du résultat du contrôle, que si la procédure prévue à l'alinéa précédent a été respectée. Ces décisions sont motivées et notifiées aux intéressés. | |
| 3312 | 3406 | |
| 3313 | 3407 | **Article LEGIARTI000006645846** |
| 3314 | 3408 | |
| Article LEGIARTI000006645729 L3326→3420 | ||
| 3326 | 3420 | |
| 3327 | 3421 | ## Chapitre V : Généralités. |
| 3328 | 3422 | |
| 3329 | **Article LEGIARTI000006645729** | |
| 3423 | **Article LEGIARTI000006645730** | |
| 3330 | 3424 | |
| 3331 | 3425 | La durée du contrat d'apprentissage est au moins égale à celle du cycle de formation qui fait l'objet du contrat. Elle peut varier, sous réserve des dispositions de l'article L. 117-9, entre un et trois ans ; elle est fixée dans les conditions prévues par le décret mentionné à l'article L. 119-4, en fonction du type de profession et du niveau de qualification préparés. |
| 3332 | 3426 | |
| 3333 | 3427 | Cette durée peut être adaptée pour tenir compte du niveau initial de compétence de l'apprenti. Elle est alors fixée par les cocontractants en fonction de l'évaluation des compétences et après autorisation du service de l'inspection de l'apprentissage compétent mentionné à l'article L. 119-1. |
| 3334 | 3428 | |
| 3335 | Les modalités de prise en compte de la durée prévue à l'alinéa précédent dans les conventions visées à l'article L. 116-2 sont arrêtées, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, par le conseil régional lorsque celui-ci est signataire de la convention. | |
| 3429 | Les modalités de prise en compte de la durée prévue à l'alinéa précédent dans les conventions visées à l'article L. 116-2 sont arrêtées, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, par le conseil régional lorsque celui-ci est signataire de la convention. | |
| 3336 | 3430 | |
| 3337 | En cas d'obtention du diplôme ou du titre de l'enseignement technologique préparé, le contrat peut prendre fin, par accord des deux parties, avant le terme fixé initialement. | |
| 3431 | En cas d'obtention du diplôme ou du titre de l'enseignement technologique préparé, le contrat peut prendre fin, à l'initiative du salarié, avant le terme fixé initialement. | |
| 3338 | 3432 | |
| 3339 | 3433 | Tout jeune travailleur peut souscrire des contrats d'apprentissage successifs pour préparer des diplômes ou titres sanctionnant des qualifications différentes. |
| 3340 | 3434 | |
| Article LEGIARTI000006646607 L3342→3436 | ||
| 3342 | 3436 | |
| 3343 | 3437 | Il n'est exigé aucune condition de délai entre deux contrats. |
| 3344 | 3438 | |
| 3345 | **Article LEGIARTI000006646607** | |
| 3439 | **Article LEGIARTI000006646608** | |
| 3346 | 3440 | |
| 3347 | 3441 | L'apprentissage concourt aux objectifs éducatifs de la nation. |
| 3348 | 3442 | |
| 3349 | L'apprentissage est une forme d'éducation alternée. Il a pour but de donner à des jeunes travailleurs ayant satisfait à l'obligation scolaire une formation générale, théorique et pratique, en vue de l'obtention d'une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l'enseignement professionnel ou technologique du second degré ou du supérieur ou un ou plusieurs titres d'ingénieurs ou titres homologués dans les conditions prévues à l'article 8 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement technologique. | |
| 3443 | L'apprentissage est une forme d'éducation alternée. Il a pour but de donner à des jeunes travailleurs, ayant satisfait à l'obligation scolaire, une formation générale, théorique et pratique, en vue de l'obtention d'une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, dans les conditions prévues à l'article L. 335-6 du code de l'éducation. | |
| 3350 | 3444 | |
| 3351 | 3445 | L'apprentissage fait l'objet d'un contrat conclu entre un apprenti ou son représentant légal et un employeur. Il associe une formation dans une ou plusieurs entreprises, fondée sur l'exercice d'une ou plusieurs activités professionnelles en relation directe avec la qualification objet du contrat et, sous réserve des dispositions de l'article L. 116-1-1, des enseignements dispensés pendant le temps de travail dans un centre de formation d'apprentis. Le contenu des relations conventionnelles qui lient l'employeur et la ou les entreprises d'un Etat membre de la Communauté européenne susceptibles d'accueillir temporairement l'apprenti est fixé par le décret mentionné à l'article L. 119-4. |
| 3352 | 3446 | |
| @@ -3356,7 +3450,7 @@ Les enseignements mentionnés à l'alinéa précédent peuvent être également | ||
| 3356 | 3450 | |
| 3357 | 3451 | 2° Soit dans le cadre d'une convention dont le contenu est fixé par décret entre cet établissement et un centre de formation d'apprentis créé par convention selon les dispositions de l'article L. 116-2 entre une région et une association constituée au niveau régional par une organisation professionnelle ou interprofessionnelle, une chambre régionale de commerce et d'industrie, une chambre régionale de métiers, une chambre régionale d'agriculture ou un groupement d'entreprises en vue de développer les formations en apprentissage. La création de cette association est subordonnée à un avis favorable motivé du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. |
| 3358 | 3452 | |
| 3359 | Les conventions mentionnées aux cinquième et sixième alinéas sont passées avec les établissements en application du plan régional de développement des formations professionnelles des jeunes mentionné à l'article 83 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l'Etat. | |
| 3453 | Les conventions mentionnées aux cinquième et sixième alinéas sont passées avec les établissements en application du plan régional de développement des formations professionnelles des jeunes mentionné à l'article L. 214-13 du code de l'éducation. | |
| 3360 | 3454 | |
| 3361 | 3455 | Les dispositions du chapitre VI ci-dessous sont applicables à ces établissements à l'exception des articles L. 116-7 et L. 116-8. Les articles L. 116-5 et 116-6 ne sont pas applicables aux personnels de l'Etat concourant à l'apprentissage dans ces établissements. |
| 3362 | 3456 | |
| Article LEGIARTI000006645777 L3382→3476 | ||
| 3382 | 3476 | |
| 3383 | 3477 | Le maître d'apprentissage a pour mission de contribuer à l'acquisition par l'apprenti dans l'entreprise des compétences correspondant à la qualification recherchée et au titre ou diplôme préparés, en liaison avec le centre de formation d'apprentis. |
| 3384 | 3478 | |
| 3385 | **Article LEGIARTI000006645777** | |
| 3386 | ||
| 3387 | Par dérogation aux dispositions des articles L. 117-5 et L. 117-18, lorsque les conditions d'exécution du contrat d'apprentissage sont de nature à porter atteinte à la sécurité, aux conditions de travail, à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de l'apprenti, l'inspecteur du travail met en demeure l'entreprise de rétablir les conditions normales d'exécution du contrat d'apprentissage et prononce en même temps la suspension de l'exécution de la prestation de travail de l'apprenti, avec maintien de la rémunération. | |
| 3388 | ||
| 3389 | Il saisit le directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle qui se prononce, dans un délai de quinze jours, sur la possibilité pour l'entreprise de continuer à engager des apprentis et sur la poursuite de l'exécution du ou des contrats d'apprentissage en cours. | |
| 3390 | ||
| 3391 | La suppression de l'exécution de la prestation de travail de l'apprenti conserve son effet jusqu'à la décision définitive rendue par le préfet du département. | |
| 3392 | ||
| 3393 | En cas d'opposition à l'engagement d'apprentis, la suspension de l'exécution de la prestation de travail avec maintien de la rémunération se poursuit pendant quinze jours. Le recours contre l'opposition, qui est porté devant le directeur régional du travail et de l'emploi, doit intervenir dans ce délai. Le directeur régional du travail et de l'emploi se prononce sur le recours dans un délai de quinze jours. Dans ce cas, la suspension avec maintien de la rémunération conserve son effet jusqu'à sa décision. | |
| 3394 | ||
| 3395 | Pendant tout le temps que dure la suspension de l'exécution de la prestation de travail de l'apprenti, le centre de formation d'apprentis qui accueille l'apprenti prend les dispositions nécessaires pour que celui-ci bénéficie d'une formation pratique complémentaire à celle qui lui est dispensée par le centre. | |
| 3396 | ||
| 3397 | 3479 | **Article LEGIARTI000006645780** |
| 3398 | 3480 | |
| 3399 | 3481 | Le temps consacré par l'apprenti aux enseignements et activités pédagogiques mentionnés à l'article L. 116-3 est compté comme temps de travail. Pendant le reste du temps et dans la limite de l'horaire de travail applicable dans l'entreprise, l'apprenti est tenu d'effectuer le travail qui lui est confié par l'employeur. Ce travail doit être en relation directe avec la profession prévue au contrat. |
| Article LEGIARTI000006645794 L3434→3516 | ||
| 3434 | 3516 | |
| 3435 | 3517 | L'enregistrement ne donne lieu à aucun frais. |
| 3436 | 3518 | |
| 3437 | **Article LEGIARTI000006645794** | |
| 3438 | ||
| 3439 | En cas d'opposition à l'engagement d'apprentis ou dans les cas prévus à l'article L. 122-12, en l'absence de déclaration par l'employeur de la nouvelle entreprise, le préfet décide si les contrats en cours peuvent être exécutés jusqu'à leur terme. | |
| 3440 | ||
| 3441 | 3519 | ## Chapitre VII bis : Du statut de l'apprenti. |
| 3442 | 3520 | |
| 3443 | 3521 | **Article LEGIARTI000006645754** |
| 3444 | 3522 | |
| 3445 | 3523 | Le temps consacré par l'apprenti aux enseignements et activités pédagogiques mentionnés à l'article L. 116-3 est compris dans l'horaire de travail. Pour les reste du temps, et dans la limite de l'horaire de travail applicable dans l'entreprise, l'apprenti est tenu d'effectuer le travail qui lui est confié par l'employeur. Ce travail doit être en relation directe avec la formation professionnelle prévue au contrat. |
| 3446 | 3524 | |
| 3447 | **Article LEGIARTI000006646653** | |
| 3525 | **Article LEGIARTI000006646654** | |
| 3448 | 3526 | |
| 3449 | Les apprentis de l'un ou de l'autre sexe âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent être employés à un travail effectif excédant huit heures par jour non plus que la durée fixée, pour une semaine, par l'article L. 212-1 et par l'article 992 du Code rural. | |
| 3527 | Les apprentis de l'un ou de l'autre sexe âgés de moins de dix-huit ans ne peuvent être employés à un travail effectif excédant sept heures par jour non plus que la durée fixée, pour une semaine, par l'article L. 212-1 et par l'article 992 du Code rural. | |
| 3450 | 3528 | |
| 3451 | 3529 | Toutefois, à titre exceptionnel, des dérogations aux dispositions de l'alinéa précédent peuvent être accordées, dans la limite de cinq heures par semaine, par l'inspecteur du travail, après avis conforme du médecin du travail de l'établissement. |
| 3452 | 3530 | |
| Article LEGIARTI000006645801 L3460→3538 | ||
| 3460 | 3538 | |
| 3461 | 3539 | Sont admis en exonération de la taxe d'apprentissage et pris en compte pour la détermination de la fraction de taxe prévue à l'article L. 118-3 les concours financiers apportés aux écoles d'enseignement technologique et professionnel qui bénéficient à la date de promulgation de la loi n. 77-767 du 12 juillet 1977 d'une dérogation au titre du régime provisoire prévu par l'article L. 119-3. |
| 3462 | 3540 | |
| 3463 | **Article LEGIARTI000006645801** | |
| 3541 | **Article LEGIARTI000006645802** | |
| 3464 | 3542 | |
| 3465 | 3543 | Une fraction de la taxe d'apprentissage est versée, soit directement par les redevables de la taxe d'apprentissage, soit par l'intermédiaire d'un des organismes collecteurs mentionnés à l'article L. 119-1-1, au Trésor public. Le produit des versements effectués à ce titre est intégralement reversé aux fonds régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue selon des critères fixés par décret pris après avis du Comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue. |
| 3466 | 3544 | |
| 3467 | Les sommes reversées aux fonds régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue sont affectées au financement des centres de formation d'apprentis et des sections d'apprentissage pour lesquels la région considérée a passé convention et des centres de formation d'apprentis pour lesquels a été passée convention avec l'Etat en application de l'article L. 116-2, conformément à des recommandations déterminées au moins tous les trois ans par le Comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue. Une partie des sommes est affectée à des dépenses d'investissement et de sécurité. | |
| 3468 | ||
| 3469 | Il est également tenu compte par les régions pour cette affectation des contrats d'objectifs conclus en application des deux derniers alinéas de l'article 84 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l'Etat, ainsi que des difficultés particulières rencontrées par les centres de formation d'apprentis ou sections qui dispensent des formations destinées à des apprentis ou à des stagiaires, sans considération d'origine régionale. | |
| 3545 | Les sommes reversées aux fonds régionaux de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue au titre des premier et cinquième alinéas du présent article sont affectés au financement des centre de formation d'apprentis et des sections d'apprentissage pour lesquels la région considérée a passé convention et des centres de formation d'apprentis pour lesquels a été passée convention avec l'Etat en application de l'article L. 116-2. Elles sont destinées en priorité à ceux qui n'atteignent pas un montant minimum de ressources par apprenti, par domaine et par niveau de formation déterminé par arrêté après avis du comité de coordination des programmmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue et qui assurent en majorité des formations d'apprentis conduisant au certificat d'aptitude professionnelle, au brevet d'études professionnelles ou à un diplôme ou titre homologué de niveau équivalent, ou qui dispensent des formations à des apprentis sans considération d'origine régionale. La région présente chaque année un rapport précisant l'affectation de ces sommes au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle mentionné à l'article L. 910-1. | |
| 3470 | 3546 | |
| 3471 | La mise en oeuvre par les régions des dispositions des deux alinéas ci-dessus fait l'objet d'un rapport présenté chaque année devant le Comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue. Ce rapport précise notamment les financements affectés aux centres gérés par les chambres consulaires, et notamment à l'amortissement des équipements mobiliers ou immobiliers de ces centres. | |
| 3547 | Les conventions visées à l'article L. 116-2 fixent, pour la durée de celles-ci, les coûts de formation pratiqués par chaque centre de formation d'apprentis et par chaque section d'apprentissage. Ces coûts incluent, en les identifiant, les charges d'amortissement des immeubles et des équipements. Les coûts ainsi fixés peuvent être révisés chaque année, contractuellement, par avenant auxdites conventions. | |
| 3472 | 3548 | |
| 3473 | Le produit total des concours apportés dans l'année au titre de l'article L. 118-2 à un centre de formation d'apprentis ou à une section d'apprentissage, soit directement par les redevables de la taxe d'apprentissage, soit par l'intermédiaire d'un des organismes collecteurs mentionnés à l'article L. 119-1-1, ne peut être supérieur à un maximum calculé en fonction du nombre d'apprentis inscrits dans le centre ou dans la section et d'un barème de coût par niveau et par type de formation fixé par arrêté interministériel après avis du comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue. | |
| 3549 | Les ressources annuelles d'un centre de formation d'apprentis ou d'une section d'apprentissage ne peuvent être supérieures à un maximum correspondant au produit du nombre d'apprentis inscrits par leurs coûts de formation définis dans la convention prévue à l'article L. 116-2. | |
| 3474 | 3550 | |
| 3475 | Lorsqu'un centre de formation d'apprentis ou une section d'apprentissage dispose, au titre des concours visés à l'alinéa précédent, de ressources excédant le maximum mentionné à ce même alinéa, il reverse les sommes excédentaires au fonds régional de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue. Ces sommes sont affectées, par la région, aux centres de formation d'apprentis et aux sections d'apprentissage dont les recettes au titre de la taxe d'apprentissage sont inférieures à un minimum fixé par décret en Conseil d'Etat après avis du comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue. | |
| 3551 | Lorsque les ressources annuelles d'un centre de formation d'apprentis sont supérieures au montant maximum défini à l'alinéa précédent, les sommes excédentaires sont reversées au fonds régional de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue. | |
| 3476 | 3552 | |
| 3477 | 3553 | Les modalités d'application du présent article sont fixées par le décret en Conseil d'Etat prévu à l'article L. 119-4. |
| 3478 | 3554 | |
| Article LEGIARTI000006645813 L3482→3558 | ||
| 3482 | 3558 | |
| 3483 | 3559 | Le ministre chargé de la formation professionnelle est l'ordonnateur des recettes et des dépenses du fonds. Le Trésor public en assure la gestion financière. |
| 3484 | 3560 | |
| 3561 | **Article LEGIARTI000006645813** | |
| 3562 | ||
| 3563 | Après avis du comité de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue, peuvent être habilités à collecter, sur le territoire national, les versements des entreprises pouvant donner lieu à exonération de la taxe d'apprentissage, les syndicats, groupements professionnels ou associations à compétence nationale : | |
| 3564 | ||
| 3565 | 1° Soit ayant conclu une convention-cadre de coopération avec le ministre chargé de l'éducation nationale, le ministre chargé de l'enseignement supérieur, le ministre chargé de l'agriculture ou le ministre chargé de la jeunesse et des sports définissant les conditions de leur participation à l'amélioration des premières formations technologiques et professionnelles, et notamment l'apprentissage, pour les reverser aux établissements autorisés à les recevoir et financer des actions de promotion en faveur de la formation initiale technologique et professionnelle ; | |
| 3566 | ||
| 3567 | 2° Soit agréés par arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle, du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre compétent pour le secteur d'activité considéré, pour les reverser aux établissements autorisés à les recevoir. | |
| 3568 | ||
| 3569 | Sont habilités à collecter des versements, donnant lieu à exonération de la taxe d'apprentissage, auprès des entreprises ayant leur siège social ou un établissement dans la région et à les reverser aux établissements autorisés à la recevoir : | |
| 3570 | ||
| 3571 | 1° Les chambres consulaires régionales ainsi que leurs groupements régionaux ; | |
| 3572 | ||
| 3573 | 2° Les syndicats, groupements professionnels ou associations, à vocation régionale, agréés par arrêté du préfet de région. | |
| 3574 | ||
| 3575 | Un organisme collecteur ne peut être habilité ou agréé que s'il s'engage à inscrire de façon distincte dans ses comptes les opérations relatives à la fraction de la taxe d'apprentissage mentionnée à l'article L. 118-3. | |
| 3576 | ||
| 3577 | Un collecteur qui a fait l'objet d'une habilitation ou d'un agrément délivré au niveau national, en vertu du présent article, ne peut être habilité ou agréé au niveau régional. | |
| 3578 | ||
| 3579 | Les conditions d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. | |
| 3580 | ||
| 3485 | 3581 | **Article LEGIARTI000006645820** |
| 3486 | 3582 | |
| 3487 | 3583 | Les personnes ou entreprises redevables de la taxe d'apprentissage peuvent solliciter des exonérations s'ajoutant à celles prévues aux articles L. 118-2 et L. 118-2-1 dans la mesure où elles justifient avoir participé à la formation des apprentis soit dans les conditions fixées auxdits articles, soit par des versements au Trésor public, soit encore sous ces deux formes, pour un montant au moins égal à une fraction de la taxe d'apprentissage dont elles sont redevables et qui est déterminée par le décret prévu à l'article L. 119-4. |
| Article LEGIARTI000006646662 L3512→3608 | ||
| 3512 | 3608 | |
| 3513 | 3609 | Cette partie de salaire ne donne lieu à aucune charge sociale d'origine légale et conventionnelle, ni à aucune charge fiscale ou parafiscale. |
| 3514 | 3610 | |
| 3515 | **Article LEGIARTI000006646662** | |
| 3611 | **Article LEGIARTI000006646663** | |
| 3516 | 3612 | |
| 3517 | 3613 | Les concours apportés aux centres de formation d'apprentis ou aux sections d'apprentissage par les redevables de la taxe d'apprentissage donnent lieu à exonération de plein droit de cette taxe dans la limite de la fraction prévue à l'article L. 118-3. |
| 3518 | 3614 | |
| 3519 | Lorsqu'elles emploient un apprenti, les personnes ou entreprises redevables de la taxe d'apprentissage sont tenues d'apporter soit directement, le cas échéant par le biais de leurs établissements, soit par l'intermédiaire d'un des organismes collecteurs mentionnés à l'article L. 119-1-1, au centre de formation ou à la section d'apprentissage où est inscrit cet apprenti, un concours financier qui s'impute sur la fraction de la taxe d'apprentissage définie à l'article L. 118-3. Le montant minimum par apprenti de ce concours est déterminé dans des conditions fixées par le décret en Conseil d'Etat prévu à l'article L. 119-4. | |
| 3615 | Lorsqu'elles emploient un apprenti, les personnes ou entreprises redevables de la taxe d'apprentissage sont tenues d'apporter soit directement, le cas échéant par le biais de leurs établissements, soit par l'intermédiaire d'un des organismes collecteurs mentionnés à l'article L. 119-1-1, au centre de formation ou à la section d'apprentissage où est inscrit cet apprenti, un concours financier qui s'impute sur la fraction de la taxe d'apprentissage définie à l'article L. 118-3. Le montant de ce concours est au moins égal, dans la limite de la fraction de la taxe réservée à l'apprentissage, au coût par apprenti fixé par la convention de création du centre de formation d'apprentis ou de la section d'apprentissage, tel que défini au troisième alinéa de l'article L. 118-2-2. | |
| 3520 | 3616 | |
| 3521 | 3617 | **Article LEGIARTI000006646670** |
| 3522 | 3618 | |
| Article LEGIARTI000006646566 L3532→3628 | ||
| 3532 | 3628 | |
| 3533 | 3629 | ## Sous-section 1 : Contrat de travail. |
| 3534 | 3630 | |
| 3535 | **Article LEGIARTI000006646566** | |
| 3631 | **Article LEGIARTI000006646558** | |
| 3536 | 3632 | |
| 3537 | A l'audience de renvoi et au vu des mesures définies et, le cas échéant, exécutées par l'employeur, le tribunal apprécie s'il y a lieu de prononcer une dispense de peine ou d'infliger les peines prévues par la loi. | |
| 3633 | Toute infraction aux dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1 sera punie d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3750 euros ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3538 | 3634 | |
| 3539 | Toutefois, dans le cas où le délai prévu au deuxième alinéa de l'article L. 152-1-1 n'a pas été respecté, le tribunal peut prononcer un nouvel et dernier ajournement et impartir un nouveau délai au prévenu pour exécuter l'injonction. | |
| 3540 | ||
| 3541 | ## Sous-section 2 : Règlement intérieur. | |
| 3542 | ||
| 3543 | **Article LEGIARTI000006646574** | |
| 3635 | Le tribunal pourra ordonner, aux frais de la personne condamnée, l'affichage du jugement dans les conditions prévues à l'article 131-35 du code pénal et son insertion, intégrale ou par extraits, dans les journaux qu'il désigne, sans que ces frais puissent excéder le maximum de l'amende encourue. | |
| 3544 | 3636 | |
| 3545 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 122-42 est punie d'une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d'une amende de 7500 euros. | |
| 3637 | **Article LEGIARTI000006646562** | |
| 3546 | 3638 | |
| 3547 | ## Sous-section 1 : Contrat de travail. | |
| 3639 | Les dispositions des articles 132-58 à 132-62 du code pénal relatives à l'ajournement du prononcé de la peine sont applicables dans le cas de poursuites pour infraction aux dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1, sous réserve des mesures particulières suivantes : | |
| 3548 | 3640 | |
| 3549 | **Article LEGIARTI000006646557** | |
| 3641 | L'ajournement comporte injonction à l'employeur de définir, après consultation du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, et dans un délai déterminé, les mesures propres à assurer dans l'entreprise en cause le rétablissement de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. L'ajournement peut, le cas échéant, comporter également injonction à l'employeur d'exécuter dans le même délai les mesures définies. | |
| 3550 | 3642 | |
| 3551 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 123-1 sera punie d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3750 euros ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3643 | Le tribunal peut ordonner l'exécution provisoire de sa décision. | |
| 3552 | 3644 | |
| 3553 | Le tribunal pourra ordonner, aux frais de la personne condamnée, l'affichage du jugement dans les conditions prévues à l'article 131-35 du code pénal et son insertion, intégrale ou par extraits, dans les journaux qu'il désigne, sans que ces frais puissent excéder le maximum de l'amende encourue. | |
| 3645 | **Article LEGIARTI000006646566** | |
| 3554 | 3646 | |
| 3555 | **Article LEGIARTI000006646561** | |
| 3647 | A l'audience de renvoi et au vu des mesures définies et, le cas échéant, exécutées par l'employeur, le tribunal apprécie s'il y a lieu de prononcer une dispense de peine ou d'infliger les peines prévues par la loi. | |
| 3556 | 3648 | |
| 3557 | Les dispositions des articles 132-58 à 132-62 du code pénal relatives à l'ajournement du prononcé de la peine sont applicables dans le cas de poursuites pour infraction aux dispositions de l'article L. 123-1, sous réserve des mesures particulières suivantes : | |
| 3649 | Toutefois, dans le cas où le délai prévu au deuxième alinéa de l'article L. 152-1-1 n'a pas été respecté, le tribunal peut prononcer un nouvel et dernier ajournement et impartir un nouveau délai au prévenu pour exécuter l'injonction. | |
| 3558 | 3650 | |
| 3559 | L'ajournement comporte injonction à l'employeur de définir, après consultation du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, et dans un délai déterminé, les mesures propres à assurer dans l'entreprise en cause le rétablissement de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. L'ajournement peut, le cas échéant, comporter également injonction à l'employeur d'exécuter dans le même délai les mesures définies. | |
| 3651 | **Article LEGIARTI000006646571** | |
| 3560 | 3652 | |
| 3561 | Le tribunal peut ordonner l'exécution provisoire de sa décision. | |
| 3653 | Toute violation par l'employeur des dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1, L. 122-1-2, L. 122-2, L. 122-2-1, L. 122-3, des premier et dernier alinéas de l'article L. 122-3-1, du deuxième alinéa de l'article L. 122-3-3 et des articles L. 122-3-11 et L. 122-3-17 est punie d'une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d'une amende de 7500 euros et d'un emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3562 | 3654 | |
| 3563 | **Article LEGIARTI000006646570** | |
| 3655 | **Article LEGIARTI000006647182** | |
| 3564 | 3656 | |
| 3565 | Toute violation par l'employeur des dispositions des articles L. 122-1, L. 122-1-1, L. 122-1-2, L. 122-2, L. 122-2-1, L. 122-3, L. 122-3-11 et L. 122-3-17 est punie d'une amende de 25 000 F (1) et, en cas de récidive, d'une amende de 50 000 F (1) et d'un emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3657 | Quiconque aura porté ou tenté de porter atteinte à l'exercice régulier des fonctions de conseiller du salarié ou du médiateur visé à l'article L. 122-54, notamment par la méconnaissance des articles L. 122-14-14, L. 122-14-15, L. 122-14-16 et L. 122-14-17 ainsi que des textes réglementaires pris pour leur application, sera puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3750 euros ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3566 | 3658 | |
| 3567 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 3659 | En cas de récidive, l'emprisonnement pourra être porté à deux ans et l'amende à 7500 euros. | |
| 3568 | 3660 | |
| 3569 | **Article LEGIARTI000006647181** | |
| 3661 | ## Sous-section 2 : Règlement intérieur. | |
| 3570 | 3662 | |
| 3571 | Quiconque aura porté ou tenté de porter atteinte à l'exercice régulier des fonctions de conseiller du salarié, notamment par la méconnaissance des articles L. 122-14-14, L. 122-14-15, L. 122-14-16 et L. 122-14-17 ainsi que des textes réglementaires pris pour leur application, sera puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3750 euros ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3663 | **Article LEGIARTI000006646574** | |
| 3572 | 3664 | |
| 3573 | En cas de récidive, l'emprisonnement pourra être porté à deux ans et l'amende à 7500 euros. | |
| 3665 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 122-42 est punie d'une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d'une amende de 7500 euros. | |
| 3574 | 3666 | |
| 3575 | 3667 | ## Section 2 : Travail temporaire. |
| 3576 | 3668 | |
| Article LEGIARTI000006647189 L3582→3674 | ||
| 3582 | 3674 | |
| 3583 | 3675 | Sont passibles d'une amende de 6000 euros et d'un emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines seulement ceux qui, directement ou par personne interposée, auront contrevenu à l'interdiction d'exercer l'activité d'entrepreneur de travail temporaire prévue à l'article L. 152-2. |
| 3584 | 3676 | |
| 3585 | **Article LEGIARTI000006647189** | |
| 3677 | **Article LEGIARTI000006647190** | |
| 3586 | 3678 | |
| 3587 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 124-1 est punie d'une amende de 25.000 F (1) et, en cas de récidive, d'une amende de 50.000 F (1) et d'un emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3679 | Toute infraction aux dispositions de l'article L. 124-1 est punie d'une amende de 3750 euros et, en cas de récidive, d'une amende de 7500 euros et d'un emprisonnement de six mois ou de l'une de ces deux peines seulement. | |
| 3588 | 3680 | |
| 3589 | 3681 | Est puni des mêmes peines : |
| 3590 | 3682 | |
| Article LEGIARTI000006646579 L3598→3690 | ||
| 3598 | 3690 | |
| 3599 | 3691 | d) Exercé son activité sans avoir obtenu la garantie financière prévue à l'article L. 124-8 ; |
| 3600 | 3692 | |
| 3601 | e) Méconnu l'obligation de proposer au salarié temporaire un ou des contrats dans les conditions prévues à l'article L. 124-22. | |
| 3693 | e) Méconnu l'obligation de proposer au salarié temporaire un ou des contrats dans les conditions prévues à l'article L. 124-22 ; | |
| 3694 | ||
| 3695 | f) Méconnu en connaissance de cause les dispositions du premier alinéa de l'article L. 124-4-2 ; | |
| 3602 | 3696 | |
| 3603 | 3697 | 2° Tout utilisateur qui aura : |
| 3604 | 3698 | |
| 3605 | a) Méconnu les dispositions des articles L. 124-2, L. 124-2-1, L. 124-2-2, L. 124-2-3, L. 124-2-7 et L. 124-7, troisième alinéa. | |
| 3699 | a) Méconnu les dispositions des articles L. 124-2, L. 124-2-1, L. 124-2-2, L. 124-2-3, L. 124-2-7 et L. 124-7, troisième alinéa ; | |
| 3606 | 3700 | |
| 3607 | b) Recouru à un salarié temporaire sans avoir conclu avec un entrepreneur de travail temporaire dans le délai prévu à l'article L. 124-3 un contrat écrit de mise à disposition conforme aux prescriptions de cet article, ou en ayant fourni dans le contrat de mise à disposition des indications volontairement inexactes. | |
| 3701 | b) Recouru à un salarié temporaire sans avoir conclu avec un entrepreneur de travail temporaire, dans le délai prévu à l'article L. 124-3, un contrat écrit de mise à disposition ou ayant omis de communiquer, dans le contrat de mise à disposition, l'ensemble des éléments de rémunération conformément aux dispositions du 6° de l'article L. 124-3. | |
| 3608 | 3702 | |
| 3609 | 3703 | Dans les cas prévus au premier alinéa et au 1° du deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut prononcer en outre l'interdiction d'exercer l'activité d'entrepreneur de travail temporaire pour une durée de deux ans à dix ans. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 124-13-1 sont applicables. |
| 3610 | 3704 | |
| 3611 | (1) Amende applicable depuis le 1er mars 1994. | |
| 3612 | ||
| 3613 | 3705 | ## Section 3 : Marchandage |
| 3614 | 3706 | |
| 3615 | 3707 | **Article LEGIARTI000006646579** |
| Article LEGIARTI000006650603 L338→338 | ||
| 338 | 338 | |
| 339 | 339 | L'article L. 143-8 est applicable aux marins et autres personnes engagées à bord d'un navire dans les conditions prévues à l'article 92 de la loi du 13 décembre 1926 portant code du travail maritime et à l'article 31-3 de la loi n 67-5 du 3 janvier 1967 portant statut des navires et autres bâtiments de mer. |
| 340 | 340 | |
| 341 | **Article LEGIARTI000006650603** | |
| 341 | **Article LEGIARTI000006650604** | |
| 342 | 342 | |
| 343 | Les dispositions de l'article L. 122-46 et du dernier alinéa de l'article L. 123-1 sont applicables aux marins. | |
| 343 | Les dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 122-53 sont applicables aux marins. | |
| 344 | 344 | |
| 345 | 345 | **Article LEGIARTI000006650605** |
| 346 | 346 | |
| Article LEGIARTI000006650944 L1196→1196 | ||
| 1196 | 1196 | |
| 1197 | 1197 | Un décret en conseil d'Etat détermine les modalités d'adaptation du chapitre III du titre II du livre II du présent code aux employés de maison. |
| 1198 | 1198 | |
| 1199 | **Article LEGIARTI000006650944** | |
| 1199 | **Article LEGIARTI000006650945** | |
| 1200 | 1200 | |
| 1201 | Les dispositions de l'article L. 122-46, du dernier alinéa de l'article L. 123-1, des articles L. 222-5 à L. 222-8, L. 226-1 L. 771-8 et L. 771-9 sont applicables aux employés de maison. | |
| 1201 | Les dispositions des articles L. 122-46, L. 122-49, L. 122-53, L. 222-5 à L. 222-8, L. 226-1 L. 771-8 et L. 771-9 sont applicables aux employés de maison. | |
| 1202 | 1202 | |
| 1203 | 1203 | ## Section 1 : Dispositions générales. |
| 1204 | 1204 | |
| Article LEGIARTI000006650952 L1240→1240 | ||
| 1240 | 1240 | |
| 1241 | 1241 | L'employeur qui décide de ne plus confier d'enfant à une personne relevant du présent chapitre qu'il employait depuis trois mois au moins doit notifier à l'intéressée sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La date de présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du délai-congé éventuellement dû en vertu de l'article L. 773-8 ou L. 773-13 ci-après. L'inobservation de ce délai-congé donne lieu au versement d'une indemnité compensatrice. |
| 1242 | 1242 | |
| 1243 | **Article LEGIARTI000006650952** | |
| 1243 | **Article LEGIARTI000006650953** | |
| 1244 | 1244 | |
| 1245 | 1245 | Sont applicables aux personnes relevant du présent chapitre les dispositions suivantes du présent code : |
| 1246 | 1246 | |
| 1247 | Livre Ier, Titre II, Chapitre II : articles L. 122-28-1 à L. 122-31 et L. 122-46 ; chapitre III : dernier alinéa de l'article L. 123-1 ; | |
| 1247 | Livre Ier, Titre II, Chapitre II : articles L. 122-28-1 à L. 122-31, L. 122-46 et L. 122-49 ; chapitre III : dernier alinéa de l'article L. 123-1 ; | |
| 1248 | 1248 | |
| 1249 | 1249 | Livre Ier, titre III (conventions collectives) ; |
| 1250 | 1250 | |
| Article LEGIARTI000006650927 L1368→1368 | ||
| 1368 | 1368 | |
| 1369 | 1369 | L'organisation de cette surveillance médicale, les modalités de son financement, à la charge des employeurs, les formes des contrôles auxquels elle est assujettie ainsi que les conditions dans lesquelles il est procédé, sous la responsabilité des employeurs, aux divers examens médicaux prévus à l'article précédent sont déterminées par décret en Conseil d'Etat pris sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice du ministre chargé du travail et du ministre chargé de la santé publique et de la sécurité sociale. |
| 1370 | 1370 | |
| 1371 | **Article LEGIARTI000006650927** | |
| 1371 | **Article LEGIARTI000006650928** | |
| 1372 | 1372 | |
| 1373 | 1373 | Sont applicables aux salariés mentionnés à l'article L. 771-1, dans leurs rapports avec leurs employeurs, les dispositions suivantes du présent code : |
| 1374 | 1374 | |
| Article LEGIARTI000006650933 L1378→1378 | ||
| 1378 | 1378 | |
| 1379 | 1379 | \- Livre II, titre II, chapitre Ier (Repos hebdomadaire) ; chapitre II (Jours fériés) ; chapitre VI (Congés pour événements familiaux) ; |
| 1380 | 1380 | |
| 1381 | L'article L. 122-46 et le dernier alinéa de l'article L. 123-1. | |
| 1381 | \- les articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 122-53. | |
| 1382 | 1382 | |
| 1383 | 1383 | **Article LEGIARTI000006650933** |
| 1384 | 1384 | |
| Article LEGIARTI000006650461 L116→116 | ||
| 116 | 116 | |
| 117 | 117 | ## Chapitre II : Inspection médicale du travail. |
| 118 | 118 | |
| 119 | **Article LEGIARTI000006650461** | |
| 119 | **Article LEGIARTI000006650462** | |
| 120 | 120 | |
| 121 | Les médecins inspecteurs du travail exercent une action permanente en vue de la protection de la santé des travailleurs au lieu de leur travail. Cette action porte en particulier sur l'organisation et le fonctionnement des services médicaux du travail prévus aux articles L. 241-1 et suivants. | |
| 121 | Les médecins inspecteurs du travail exercent une action permanente en vue de la protection de la santé physique et mentale des travailleurs au lieu de leur travail et participent à la veille sanitaire au bénéfice des travailleurs. Leur action porte en particulier sur l'organisation et le fonctionnement des services médicaux du travail prévus aux articles L. 241-1 et suivants. | |
| 122 | 122 | |
| 123 | Les médecins inspecteurs du travail agissent en liaison avec les inspecteurs du travail et coopèrent avec eux à l'application de la réglementation relative à l'hygiène du travail. | |
| 123 | Les médecins inspecteurs du travail agissent en liaison avec les inspecteurs du travail et coopèrent avec eux à l'application de la réglementation relative à la santé au travail. | |
| 124 | 124 | |
| 125 | 125 | **Article LEGIARTI000006650463** |
| 126 | 126 | |
| Article LEGIARTI000006650109 L268→268 | ||
| 268 | 268 | |
| 269 | 269 | Les conseils de prud'hommes et leurs différentes formations sont composés d'un nombre égal de salariés et d'employeurs. |
| 270 | 270 | |
| 271 | **Article LEGIARTI000006650109** | |
| 272 | ||
| 273 | Les conseils de prud'hommes sont divisés en cinq sections autonomes et comportent obligatoirement une formation commune de référé. | |
| 274 | ||
| 275 | Les sections autonomes sont : la section de l'encadrement, la section de l'industrie, la section du commerce et des services commerciaux, la section de l'agriculture et la section des activités diverses. Toutefois, lorsque le ressort d'un tribunal de grande instance comprend plusieurs conseils de prud'hommes, il est constitué une section agricole unique pour l'ensemble du ressort dudit tribunal. Cette section est rattachée à l'un de ces conseils par décret en Conseil d'Etat. Lorsqu'un département comprend plusieurs conseils de prud'hommes comportant une section agricole, il est possible de réduire le nombre de sections agricoles dans le département en tenant compte du nombre et de la variété des affaires traitées. Cette section est rattachée à l'un de ces conseils par décrets en Conseil d'Etat. Sans préjudice des dispositions particulières aux sections de l'encadrement et des activités diverses, l'activité principale de l'employeur détermine son appartenance à l'une des différentes sections, l'activité principale de l'entreprise, l'appartenance des salariés auxdites sections. | |
| 276 | ||
| 277 | Les salariés mentionnés au troisième alinéa de l'article L. 513-1 relèvent de la section de l'encadrement. | |
| 278 | ||
| 279 | Les ouvriers et employés de l'industrie relèvent de la section de l'industrie. | |
| 280 | ||
| 281 | Les ouvriers et employés du commerce et des services commerciaux relèvent de la section du commerce et des services commerciaux. | |
| 282 | ||
| 283 | Les ouvriers et employés des professions agricoles mentionnés à l'article L. 131-2 relèvent de la section de l'agriculture. | |
| 284 | ||
| 285 | Les ouvriers et employés dont les employeurs n'exercent pas une activité industrielle, commerciale ou agricole, ainsi que les employés de maison, concierges et gardiens d'immeubles à usage d'habitation, relèvent de la section des activités diverses. | |
| 286 | ||
| 287 | Chaque section comprend au moins trois conseillers prud'hommes employeurs et trois conseillers prud'hommes salariés. | |
| 288 | ||
| 289 | Dans le département de Saint-Pierre-et-Miquelon, le nombre de conseillers de chaque section d'un conseil de prud'hommes peut être, sur demande du conseil général, réduit à deux conseillers employeurs et à deux conseillers salariés. | |
| 290 | ||
| 271 | 291 | **Article LEGIARTI000006650112** |
| 272 | 292 | |
| 273 | 293 | Plusieurs chambres peuvent être constituées au sein d'une même section de conseil de prud'hommes. Chaque chambre comprend au moins quatre conseillers employeurs et quatre conseillers salariés. |
| Article LEGIARTI000006650131 L314→334 | ||
| 314 | 334 | |
| 315 | 335 | Le conseil de prud'hommes ou le tribunal d'instance, désigné par le premier président de la cour d'appel, demeure cependant saisi des affaires qui lui ont été soumises en application du premier alinéa de l'article L. 512-11. |
| 316 | 336 | |
| 337 | **Article LEGIARTI000006650131** | |
| 338 | ||
| 339 | En cas d'interruption durable de leur fonctionnement ou de difficultés graves rendant ce fonctionnement impossible dans des conditions normales, les conseils de prud'hommes peuvent être dissous par décret motivé rendu sur la proposition du ministre de la justice. | |
| 340 | ||
| 341 | Dans ce cas et par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 513-4 et du premier alinéa de l'article L. 513-8, les nouvelles élections doivent avoir lieu dans le délai de deux mois à partir de la parution du décret de dissolution. Les fonctions des membres ainsi élus prennent fin en même temps que celles des autres membres des conseils de prud'hommes. | |
| 342 | ||
| 343 | Jusqu'à l'installation du nouveau conseil, les litiges sont portés devant le conseil de prud'hommes le plus proche du domicile du demandeur dans le même ressort de cour d'appel ou, à défaut, devant le tribunal d'instance. | |
| 344 | ||
| 317 | 345 | **Article LEGIARTI000006650334** |
| 318 | 346 | |
| 319 | 347 | Le président du conseil de prud'hommes est alternativement un salarié ou un employeur. Le sort détermine la qualité de celui qui est élu la première fois. |
| Article LEGIARTI000006650164 L336→364 | ||
| 336 | 364 | |
| 337 | 365 | ## Section 2 : Scrutin, installation des conseillers prud'hommes, élections complémentaires. |
| 338 | 366 | |
| 367 | **Article LEGIARTI000006650164** | |
| 368 | ||
| 369 | L'élection générale des conseillers prud'hommes a lieu, au scrutin de liste, à une date unique pour l'ensemble des conseils de prud'hommes, fixée par décret. | |
| 370 | ||
| 371 | Pour l'élection des conseillers prud'hommes, les suffrages peuvent être recueillis par correspondance dans les conditions fixées par décret. | |
| 372 | ||
| 373 | Le mandataire de la liste notifie à l'employeur le ou les noms des salariés de son entreprise qu'il entend présenter sur sa liste de candidats. La notification ne peut intervenir plus de trois mois avant le début de la période de dépôt de la liste des candidatures à la préfecture. | |
| 374 | ||
| 375 | Quiconque aura ordonné, organisé ou participé à la collecte des enveloppes contenant des bulletins de vote sera puni des peines prévues à l'article L. 116 du Code électoral. | |
| 376 | ||
| 377 | Le décret fixe également les conditions de déroulement du scrutin qui a lieu pendant le temps de travail soit à la mairie soit dans un local proche du lieu de travail déterminé par arrêté préfectoral. | |
| 378 | ||
| 379 | L'employeur est tenu d'autoriser les salariés à s'absenter afin de leur permettre de participer au scrutin. Cette absence ne peut donner lieu à aucune diminution de rémunération. | |
| 380 | ||
| 381 | Il est également tenu de laisser aux salariés de son entreprise désignés dans le cadre des élections prud'homales, en tant que mandataires de listes, assesseurs et délégués de listes, le temps nécessaire pour remplir leurs fonctions. Ce temps est assimilé à une durée de travail effectif dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 514-1. L'exercice des fonctions de mandataire de liste, d'assesseur ou de délégué de liste, par un salarié, ne saurait être la cause d'une sanction ou d'une rupture du contrat de travail par l'employeur. Les délégués syndicaux appelés à exercer ces fonctions sont autorisés à utiliser à cet effet le crédit d'heures dont ils disposent au titre de leur mandat. | |
| 382 | ||
| 339 | 383 | **Article LEGIARTI000006650167** |
| 340 | 384 | |
| 341 | 385 | Les prud'hommes salariés sont élus, par section, par les électeurs salariés inscrits dans chaque section et réunis dans des assemblées distinctes de celles des employeurs. |
| 342 | 386 | |
| 343 | 387 | Les électeurs employeurs inscrits dans chaque section élisent soit les conseillers de leur section, soit ceux de la section de l'encadrement. |
| 344 | 388 | |
| 389 | **Article LEGIARTI000006650180** | |
| 390 | ||
| 391 | Tout membre élu appelé à remplacer un conseiller dont le siège est devenu vacant en cours de mandat ne demeure en fonctions que pendant la durée du mandat qui avait été confié à son prédécesseur. | |
| 392 | ||
| 393 | **Article LEGIARTI000006650184** | |
| 394 | ||
| 395 | Il est procédé à des élections complémentaires, selon les modalités prévues à la présente section, en cas d'augmentation de l'effectif d'une section d'un conseil de prud'hommes, dans les six mois de la parution du décret modifiant la composition du conseil. | |
| 396 | ||
| 397 | Il peut également être procédé à des élections complémentaires, dans les conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat, lorsque les élections générales n'ont pas permis de constituer la section ou de la compléter ou lorsqu'un ou plusieurs conseillers ont refusé de se faire installer ou ont cessé leurs fonctions et qu'il n'a pas été possible de pourvoir aux vacances par application de l'article L. 513-6. | |
| 398 | ||
| 399 | Les fonctions des membres élus à la suite d'une élection complémentaire prennent fin en même temps que celles des autres membres du conseil de prud'hommes. | |
| 400 | ||
| 401 | Il n'est pourvu aux vacances qu'à l'occasion du prochain scrutin général s'il a déjà été procédé à une élection complémentaire, sauf dans le cas où il a été procédé à une augmentation des effectifs. La section fonctionne quelle que soit la qualité des membres régulièrement élus ou en exercice, pourvu que leur nombre soit au moins égal à la moitié du nombre total des membres dont elle doit être composée et à condition que la composition paritaire des différentes formations appelées à connaître des affaires soit respectée. | |
| 402 | ||
| 345 | 403 | **Article LEGIARTI000006650187** |
| 346 | 404 | |
| 347 | 405 | Les règles établies par les articles L. 10, L. 61, L. 67, L. 87, L. 92, L. 93, L. 113 à L. 116 du code électoral s'appliquent aux opérations électorales pour les conseils de prud'hommes. |
| Article LEGIARTI000006650212 L372→430 | ||
| 372 | 430 | |
| 373 | 431 | Le conseiller prud'homme déclaré déchu ne peut plus être réélu en cette qualité. |
| 374 | 432 | |
| 433 | **Article LEGIARTI000006650212** | |
| 434 | ||
| 435 | Le conseiller prud'homme élu, qui refuse de se faire installer ou est déclaré démissionnaire d'office, est inéligible pendant un délai de cinq ans à partir de son refus ou de la décision du tribunal qui le déclare démissionnaire. | |
| 436 | ||
| 375 | 437 | **Article LEGIARTI000006650214** |
| 376 | 438 | |
| 377 | 439 | L'acceptation par un conseiller prud'homme d'un mandat impératif, à quelque époque ou sous quelque forme que ce soit, constitue un manquement grave à ses devoirs. |
| Article LEGIARTI000006650234 L430→492 | ||
| 430 | 492 | |
| 431 | 493 | La censure et la suspension sont prononcées par arrêté du ministre de la justice. La déchéance est prononcée par décret. |
| 432 | 494 | |
| 495 | **Article LEGIARTI000006650234** | |
| 496 | ||
| 497 | Le conseiller prud'homme qui a fait l'objet d'une interdiction, déchéance ou incapacité relative à ses droits civiques est déchu de plein droit de ses fonctions à la date de la condamnation devenue définitive. | |
| 498 | ||
| 433 | 499 | **Article LEGIARTI000006650338** |
| 434 | 500 | |
| 435 | 501 | Sur proposition du premier président de la cour d'appel et du procureur général près de ladite cour, le ministre de la justice, saisi d'une plainte ou informé de faits de nature à entraîner des poursuites pénales contre un conseiller prud'homme, peut suspendre l'intéressé de ses fonctions pour une durée qui ne peut excéder six mois. Il est fait application de la procédure prévue à l'article L. 514-12. |
| Article LEGIARTI000006650098 L452→518 | ||
| 452 | 518 | |
| 453 | 519 | Des décrets en Conseil d'Etat, pris après consultation ou avis du conseil général, du conseil municipal, du ou des conseils de prud'hommes intéressés, du premier président de la cour d'appel, ainsi que des organisations professionnelles et des organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national, des chambres de commerce et d'industrie, de métiers et d'agriculture, portent création ou suppression des conseils et fixation, modification ou transfert de leur ressort et de leur siège. Chacun de ces organismes ou autorités est réputé avoir donné un avis favorable s'il n'a pas exprimé d'avis dans les trois mois suivant sa saisine. |
| 454 | 520 | |
| 521 | **Article LEGIARTI000006650098** | |
| 522 | ||
| 523 | Il est institué, auprès du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé du travail, un organisme consultatif dénommé conseil supérieur de la prud'homie. En font partie, outre les représentants des ministères intéressés, des représentants, en nombre égal, des organisations syndicales et des organisations professionnelles les plus représentatives au plan national. | |
| 524 | ||
| 525 | Un décret en Conseil d'Etat détermine la composition, les attributions ainsi que les règles d'organisation et de fonctionnement du conseil supérieur de la prud'homie. | |
| 526 | ||
| 527 | L'employeur est tenu de laisser aux salariés de son entreprise, membres du conseil supérieur de la prud'homie, le temps nécessaire pour remplir leurs fonctions. Ce temps est assimilé à une durée de travail effectif au sens du deuxième alinéa de l'article L. 514-1. L'exercice des fonctions de membre du conseil supérieur de la prud'homie par un salarié ne saurait être la cause d'une sanction ou d'une rupture du contrat de travail par l'employeur. | |
| 528 | ||
| 455 | 529 | ## Chapitre V : Bureau de conciliation - Bureau de jugement - Formation de référé. |
| 456 | 530 | |
| 457 | 531 | **Article LEGIARTI000006650237** |
| Article LEGIARTI000006650108 L570→644 | ||
| 570 | 644 | |
| 571 | 645 | ## Chapitre II : Organisation et fonctionnement des conseils de prud'hommes. |
| 572 | 646 | |
| 573 | **Article LEGIARTI000006650108** | |
| 574 | ||
| 575 | Les conseils de prud'hommes sont divisés en cinq sections autonomes et comportent obligatoirement une formation commune de référé. | |
| 576 | ||
| 577 | Les sections autonomes sont : la section de l'encadrement, la section de l'industrie, la section du commerce et des services commerciaux, la section de l'agriculture et la section des activités diverses. Toutefois, lorsque le ressort d'un tribunal de grande instance comprend plusieurs conseils de prud'hommes, il est constitué une section agricole unique pour l'ensemble du ressort dudit tribunal. Cette section est rattachée à l'un de ces conseils par décret en Conseil d'Etat. Sans préjudice des dispositions particulières aux sections de l'encadrement et des activités diverses, l'activité principale de l'employeur détermine son appartenance à l'une des différentes sections, l'activité principale de l'entreprise, l'appartenance des salariés auxdites sections. | |
| 578 | ||
| 579 | Les salariés mentionnés au troisième alinéa de l'article L. 513-1 relèvent de la section de l'encadrement. | |
| 580 | ||
| 581 | Les ouvriers et employés de l'industrie relèvent de la section de l'industrie. | |
| 582 | ||
| 583 | Les ouvriers et employés du commerce et des services commerciaux relèvent de la section du commerce et des services commerciaux. | |
| 584 | ||
| 585 | Les ouvriers et employés des professions agricoles mentionnés à l'article L. 131-2 relèvent de la section de l'agriculture. | |
| 586 | ||
| 587 | Les ouvriers et employés dont les employeurs n'exercent pas une activité industrielle, commerciale ou agricole, ainsi que les employés de maison, concierges et gardiens d'immeubles à usage d'habitation, relèvent de la section des activités diverses. | |
| 588 | ||
| 589 | Chaque section comprend au moins quatre conseillers prud'hommes employeurs et quatre conseillers prud'hommes salariés. Toutefois, pour des raisons d'ordre géographique, économique ou social, le nombre des conseillers de chaque section d'un conseil de prud'hommes peut, à titre exceptionnel, être réduit à trois conseillers employeurs et à trois conseillers salariés. | |
| 590 | ||
| 591 | Dans le département de Saint-Pierre-et-Miquelon, le nombre de conseillers de chaque section d'un conseil de prud'hommes peut être, sur demande du conseil général, réduit à deux conseillers employeurs et à deux conseillers salariés. | |
| 592 | ||
| 593 | 647 | **Article LEGIARTI000006650120** |
| 594 | 648 | |
| 595 | 649 | Le renouvellement triennal doit porter sur la moitié des membres salariés ainsi que sur la moitié des membres employeurs élus dans chaque section. Le sort désigne ceux qui sont remplacés la première fois. Les conseillers prud'hommes sont rééligibles. |
| 596 | 650 | |
| 597 | **Article LEGIARTI000006650130** | |
| 598 | ||
| 599 | En cas d'interruption durable de leur fonctionnement ou de difficultés graves rendant ce fonctionnement impossible dans des conditions normales, les conseils de prud'hommes peuvent être dissous par décret motivé rendu sur la proposition du ministre de la justice. | |
| 600 | ||
| 601 | Dans ce cas et par dérogation aux dispositions des deux premiers alinéas de l'article 513-4, les nouvelles élections doivent avoir lieu dans le délai de deux mois à partir de la parution du décret de dissolution. Les fonctions des membres ainsi élus prennent fin en même temps que celles des autres membres des conseils de prud'hommes. | |
| 602 | ||
| 603 | Jusqu'à l'installation du nouveau conseil, les litiges sont portés devant le conseil de prud'hommes le plus proche du domicile du demandeur dans le même ressort de cour d'appel ou, à défaut, devant le tribunal d'instance. | |
| 604 | ||
| 605 | 651 | ## Paragraphe 1 : Electorat. |
| 606 | 652 | |
| 607 | **Article LEGIARTI000006650136** | |
| 653 | **Article LEGIARTI000006650137** | |
| 608 | 654 | |
| 609 | Pour être électeurs, les salariés et les employeurs doivent être âgés de seize ans accomplis, exercer une activité professionnelle ou être sous contrat d'apprentissage ou être involontairement privés d'emploi, et n'avoir encouru aucune des condamnations mentionnées aux articles L. 5 et L. 6 du code électoral. | |
| 655 | Pour être électeurs, les salariés et les employeurs doivent être âgés de seize ans accomplis, exercer une activité professionnelle ou être sous contrat d'apprentissage ou être involontairement privés d'emploi, et n'être l'objet d'aucune interdiction, déchéance ou incapacité relative à leurs droits civiques. | |
| 610 | 656 | |
| 611 | 657 | Sont électeurs dans les sections de l'industrie, du commerce et des services commerciaux, de l'agriculture et des activités diverses, les employés, les ouvriers, les chefs d'atelier de famille travaillant eux-mêmes, les gens de maison, les apprentis et plus généralement tous les salariés non visés à l'alinéa ci-dessous. |
| 612 | 658 | |
| Article LEGIARTI000006650144 L624→670 | ||
| 624 | 670 | |
| 625 | 671 | ## Paragraphe 2 : Eligibilité. |
| 626 | 672 | |
| 627 | **Article LEGIARTI000006650144** | |
| 673 | **Article LEGIARTI000006650145** | |
| 628 | 674 | |
| 629 | Sont éligibles, à condition d'avoir la nationalité française, d'être âgées de vingt et un ans au moins et de n'avoir encouru aucune des condamnations prévues aux articles L. 5 et L. 6 du code électoral : | |
| 675 | Sont éligibles, à condition d'avoir la nationalité française, d'être âgées de vingt et un ans au moins et de n'être l'objet d'aucune interdiction, déchéance ou incapacité relative à leurs droits civiques ; | |
| 630 | 676 | |
| 631 | 677 | 1° Les personnes qui sont inscrites sur les listes électorales prud'homales ou remplissant les conditions requises pour y être inscrites ; |
| 632 | 678 | |
| Article LEGIARTI000006650153 L644→690 | ||
| 644 | 690 | |
| 645 | 691 | ## Paragraphe 3 : Etablissement des listes électorales. |
| 646 | 692 | |
| 647 | **Article LEGIARTI000006650153** | |
| 693 | **Article LEGIARTI000006650154** | |
| 648 | 694 | |
| 649 | 695 | Les électeurs sont inscrits sur la liste électorale de la commune dans laquelle ils exercent leur activité professionnelle principale. |
| 650 | 696 | |
| @@ -654,11 +700,23 @@ Par dérogation aux règles fixées aux alinéas qui précèdent, les salariés | ||
| 654 | 700 | |
| 655 | 701 | Par dérogation à la règle fixée à l'alinéa premier, les salariés et les employeurs exerçant leur activité professionnelle principale sur l'emprise d'un aérodrome rattaché au ressort d'un conseil de prud'hommes en application du troisième alinéa de l'article L. 511-3 sont inscrits sur la liste électorale de la commune où ce conseil de prud'hommes a son siège. |
| 656 | 702 | |
| 657 | L'employeur doit communiquer à l'autorité administrative compétente les listes des salariés qu'il emploie en faisant mention de la section dont relève l'entreprise ou l'établissement. Les salariés relevant de la section de l'encadrement au sens du troisième alinéa de l'article L. 513-1 et les cadres devant être considérés comme des électeurs employeurs au sens du cinquième alinéa du même article sont inscrits sur des listes distinctes. | |
| 703 | L'employeur doit communiquer à l'autorité administrative compétente les listes des salariés qu'il emploie en faisant mention de la section dont relève l'entreprise ou l'établissement. | |
| 658 | 704 | |
| 659 | 705 | Les listes sont dans leur intégralité tenues pendant quinze jours, à des strictes fins de consultation et de vérification en vue de l'organisation du scrutin, à la disposition du personnel. Elles sont ensuite transmises à l'autorité administrative compétente avec les observations écrites des intéressés s'il y en a. |
| 660 | 706 | |
| 661 | La liste électorale est établie par le maire assisté d'une commission dont la composition est fixée par décret. Les dispositions des articles L. 25, L. 27 et L. 34 du code électoral sont applicables en cas de contestation portant sur la liste électorale telle qu'elle a été établie par le maire. | |
| 707 | La liste électorale est établie par le maire assisté, au-delà d'un seuil, fixé par décret, d'électeurs inscrits sur la liste électorale de la commune lors des dernières élections générales d'une commission dont la composition est fixée par décret. Les employeurs sont tenus de laisser le temps nécessaire pour remplir leurs fonctions aux salariés de leur entreprise désignés membres de la commission électorale. Le temps passé hors de l'entreprise par ces salariés est assimilé à une durée de travail effectif dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 514-1. La participation d'un salarié à cette commission ne saurait être la cause d'une sanction ou d'une rupture du contrat de travail par l'employeur. | |
| 708 | ||
| 709 | A compter du dépôt de la liste électorale arrêtée par le maire, tout électeur ou un représentant qu'il aura désigné peut saisir le maire de la commune sur la liste de laquelle il est ou devrait être inscrit d'une contestation concernant son inscription ou l'inscription d'un ensemble d'électeurs. Le même droit appartient au mandataire d'une liste de candidats relevant du conseil de prud'hommes pour lequel la contestation est formée. Les demandes concernant un autre électeur ou un ensemble d'électeurs sont formées sans avoir à justifier d'un mandat du ou des électeurs intéressés, pourvu qu'ils aient été avertis et n'aient pas déclaré s'y opposer. La décision du maire peut être contestée par les auteurs du recours gracieux devant le tribunal d'instance qui statue en dernier ressort. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions de mise en oeuvre de ces dispositions. | |
| 710 | ||
| 711 | Postérieurement à la clôture de la liste électorale, toute contestation relative à l'inscription, qu'elle concerne un seul électeur ou un ensemble d'électeurs, est portée devant le tribunal d'instance qui statue en dernier ressort jusqu'au jour du scrutin. Ladite contestation peut être portée, dans les conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat, par : | |
| 712 | ||
| 713 | \- le préfet ; | |
| 714 | ||
| 715 | \- le procureur de la République ; | |
| 716 | ||
| 717 | \- tout électeur ; | |
| 718 | ||
| 719 | \- le mandataire d'une liste, sans avoir à justifier d'un mandat du ou des électeurs intéressés, pourvu qu'ils aient été avertis et n'aient pas déclaré s'y opposer. | |
| 662 | 720 | |
| 663 | 721 | Par dérogation aux dispositions qui les assujettissent au secret professionnel, les organismes ou caisses de sécurité sociale ainsi que les caisses de la mutualité sociale agricole communiquent aux services du ministère du travail, aux seules fins d'information des employeurs et des maires sur les élections prud'homale à venir, les listes et adresses des entreprises ou établissements employant un ou plusieurs salariés. |
| 664 | 722 | |
| Article LEGIARTI000006650163 L674→732 | ||
| 674 | 732 | |
| 675 | 733 | ## Section 2 : Scrutin, installation des conseillers prud'hommes, élections complémentaires. |
| 676 | 734 | |
| 677 | **Article LEGIARTI000006650163** | |
| 678 | ||
| 679 | L'élection générale des conseillers prud'hommes a lieu à une date unique pour l'ensemble des conseils de prud'hommes, fixée par décret. | |
| 680 | ||
| 681 | En cas d'augmentation de l'effectif d'une section d'un conseil de prud'hommes, il est procédé à une élection complémentaire, dans les six mois de la parution du décret, selon les modalités prévues à la présente section. | |
| 682 | ||
| 683 | Pour l'élection des conseillers prud'hommes, les suffrages peuvent être recueillis par correspondance dans les conditions fixées par décret. | |
| 684 | ||
| 685 | Quiconque aura ordonné, organisé ou participé à la collecte des enveloppes contenant des bulletins de vote sera puni des peines prévues à l'article L. 116 du Code électoral. | |
| 686 | ||
| 687 | Le décret fixe également les conditions de déroulement du scrutin qui a lieu pendant le temps de travail soit à la mairie soit dans un local proche du lieu de travail déterminé par arrêté préfectoral. | |
| 688 | ||
| 689 | L'employeur est tenu d'autoriser les salariés à s'absenter afin de leur permettre de participer au scrutin. Cette absence ne peut donner lieu à aucune diminution de rémunération. | |
| 690 | ||
| 691 | 735 | **Article LEGIARTI000006650175** |
| 692 | 736 | |
| 693 | 737 | L'élection des conseillers prud'hommes a lieu à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chaque liste, les sièges sont attribués aux candidats d'après l'ordre des présentations. |
| Article LEGIARTI000006650179 L696→740 | ||
| 696 | 740 | |
| 697 | 741 | Le nombre de candidats présentés par chaque liste doit être au moins égal au nombre des postes à pourvoir. |
| 698 | 742 | |
| 699 | **Article LEGIARTI000006650179** | |
| 700 | ||
| 701 | Tout membre élu à la suite d'une vacance survenant en cours de mandat ne demeure en fonctions que pendant la durée du mandat qui avait été confié à son prédécesseur. | |
| 702 | ||
| 703 | Les fonctions des membres élus à la suite d'une élection complémentaire organisée en application du deuxième alinéa de l'article L. 513-4 prennent fin en même temps que celles des autres membres du conseil de prud'hommes. | |
| 704 | ||
| 705 | **Article LEGIARTI000006650183** | |
| 706 | ||
| 707 | S'il y a lieu de procéder à des élections complémentaires soit parce que les premières élections n'ont pas permis de constituer ou de compléter la section, soit parce qu'un ou plusieurs conseillers prud'hommes élus ont refusé de se faire installer, ont démissionné ou ont été déclarés démissionnaires et si l'une de ces éventualités se reproduit, il n'est pourvu aux vacances qui en résultent que lors du prochain renouvellement. La section fonctionne quelle que soit la qualité des membres régulièrement élus ou en exercice, pourvu que leur nombre soit au moins égal à la moitié du nombre total des membres dont elle doit être composée. | |
| 708 | ||
| 709 | La même disposition est applicable au cas où une ou plusieurs élections ont été annulées pour cause d'inéligibilité des élus. | |
| 710 | ||
| 711 | 743 | **Article LEGIARTI000006650191** |
| 712 | 744 | |
| 713 | 745 | Les contestations relatives à l'électorat sont de la compétence du tribunal d'instance qui statue en dernier ressort. |
| Article LEGIARTI000006650199 L718→750 | ||
| 718 | 750 | |
| 719 | 751 | ## Chapitre IV : Statut des conseillers prud'hommes. |
| 720 | 752 | |
| 721 | **Article LEGIARTI000006650199** | |
| 753 | **Article LEGIARTI000006650200** | |
| 722 | 754 | |
| 723 | 755 | L'exercice des fonctions de conseiller prud'homme et la participation aux activités mentionnées aux articles L. 514-1 et L. 514-3 ne sauraient être une cause de rupture par l'employeur du contrat de travail. |
| 724 | 756 | |
| 725 | Le licenciement par l'employeur d'un salarié exerçant les fonctions de conseiller prud'homme ou ayant cessé ses fonctions depuis moins de six mois est soumis à la procédure prévue par l'article L. 412-18 du présent code. Il en est de même du licenciement des candidats aux fonctions de conseiller prud'homme dès la publication des candidatures et pendant une durée de trois mois. | |
| 757 | Le licenciement par l'employeur d'un salarié exerçant les fonctions de conseiller prud'homme ou ayant cessé ses fonctions depuis moins de six mois est soumis à la procédure prévue par l'article L. 412-18 du présent code. Il en est de même du licenciement des candidats aux fonctions de conseiller prud'homme. Cette disposition est applicable dès que l'employeur a reçu notification de la candidature du salarié ou lorsque le salarié fait la preuve que l'employeur a eu connaissance de l'imminence de sa candidature, et pendant une durée de trois mois après la publication des candidatures par le préfet. Le bénéfice de cette protection ne peut être invoqué que par les candidats dont le nom figure sur la liste déposée. | |
| 726 | 758 | |
| 727 | 759 | Lorsque le conseiller prud'homme salarié est titulaire d'un contrat à durée déterminée ou d'un contrat de travail temporaire, il bénéficie des mêmes garanties et protections que celles qui sont accordées, par l'article L. 412-18, aux délégués syndicaux titulaires de tels contrats. |
| 728 | 760 | |
| 729 | 761 | Dans les branches d'activité à caractère saisonnier, les délais de protection définis au second alinéa du présent article sont prolongés d'une durée égale à la période habituelle d'interruption de l'activité du salarié. |
| 730 | 762 | |
| 731 | **Article LEGIARTI000006650211** | |
| 732 | ||
| 733 | Le conseiller prud'homme élu, qui refuse de se faire installer ou est déclaré démissionnaire d'office, est inéligible pendant un délai de trois ans à partir de son refus ou de la décision du tribunal qui le déclare démissionnaire. | |
| 734 | ||
| 735 | 763 | **Article LEGIARTI000006650221** |
| 736 | 764 | |
| 737 | 765 | En cas de plainte en prévarication contre les conseillers prud'hommes, il est procédé contre eux suivant la forme établie à l'égard des juges par l'article 681 du code de procédure pénale. |
| 738 | 766 | |
| 739 | **Article LEGIARTI000006650233** | |
| 740 | ||
| 741 | Le conseiller prud'homme qui a été condamné pour des faits prévus aux articles L. 5 et L. 6 du code électoral est déchu de plein droit de ses fonctions à la date de la condamnation devenue définitive. | |
| 742 | ||
| 743 | 767 | ## Chapitre Ier : Attributions et institution des conseils de prud'hommes. |
| 744 | 768 | |
| 745 | 769 | **Article LEGIARTI000006650089** |
| Article LEGIARTI000006650097 L758→782 | ||
| 758 | 782 | |
| 759 | 783 | Les personnels des services publics lorsqu'ils sont employés dans les conditions du droit privé relèvent de la compétence des conseils de prud'hommes. |
| 760 | 784 | |
| 761 | **Article LEGIARTI000006650097** | |
| 762 | ||
| 763 | Il est institué, auprès du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé du travail, un organisme consultatif dénommé conseil supérieur de la prud'homie. En font partie, outre les représentants des ministères intéressés, des représentants, en nombre égal, des organisations syndicales et des organisations professionnelles les plus représentatives au plan national. | |
| 764 | ||
| 765 | Un décret en Conseil d'Etat détermine la composition, les attributions ainsi que les règles d'organisation et de fonctionnement du conseil supérieur de la prud'homie. | |
| 766 | ||
| 767 | 785 | ## Chapitre XI : Dispositions applicables aux départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. |
| 768 | 786 | |
| 769 | 787 | **Article LEGIARTI000006650258** |
| Article LEGIARTI000006808712 L222→222 | ||
| 222 | 222 | |
| 223 | 223 | ## C : Consultation. |
| 224 | 224 | |
| 225 | **Article LEGIARTI000006808712** | |
| 226 | ||
| 227 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi est consulté sur les conditions générales de mise en oeuvre dans la région des conventions et actions prévues aux articles L. 322-2 et L. 322-4, notamment en ce qui concerne leur adaptation aux caractères spécifiques de la région concernée en matière d'emploi. | |
| 228 | ||
| 229 | **Article LEGIARTI000006808716** | |
| 225 | **Article LEGIARTI000006808717** | |
| 230 | 226 | |
| 231 | 227 | Les conventions mentionnées aux articles L. 322-2 et L. 322-4, à l'exception des conventions conclues à l'occasion d'un projet de licenciement de moins de dix salariés sur une même période de trente jours, sont soumises, avant leur conclusion, pour avis : |
| 232 | 228 | |
| 233 | 229 | A la commission permanente du comité supérieur de l'emploi lorsqu'elles relèvent de la compétence du ministre chargé de l'emploi ; |
| 234 | 230 | |
| 235 | Au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi lorsqu'elles relèvent de la compétence du commissaire de la République de région ; | |
| 231 | Au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle lorsqu'elles relèvent de la compétence du préfet de région ; | |
| 232 | ||
| 233 | Au comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi lorsqu'elles relèvent de la compétence du préfet de département. | |
| 234 | ||
| 235 | **Article LEGIARTI000018515370** | |
| 236 | 236 | |
| 237 | Au comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi lorsqu'elles relèvent de la compétence du commissaire de la République de département. | |
| 237 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle est consulté sur les conditions générales de mise en oeuvre dans la région des conventions et actions prévues aux articles L. 322-2 et L. 322-4, notamment en ce qui concerne leur adaptation aux caractères spécifiques de la région concernée en matière d'emploi. | |
| 238 | 238 | |
| 239 | 239 | **Article LEGIARTI000018515374** |
| 240 | 240 | |
| Article LEGIARTI000006808724 L244→244 | ||
| 244 | 244 | |
| 245 | 245 | ## Section 2 : Aides à l'adaptation des salariés aux évolutions de l'emploi, dans le cadre des accords sur l'emploi |
| 246 | 246 | |
| 247 | **Article LEGIARTI000006808724** | |
| 247 | **Article LEGIARTI000006808725** | |
| 248 | 248 | |
| 249 | Les agréments nécessaires à l'octroi des aides prévues à l'article L. 322-7 sont donnés par arrêté soit du ministre chargé de l'emploi, soit du préfet de région, soit du préfet de département , après avis : | |
| 249 | Les agréments nécessaires à l'octroi des aides prévues à l'article L. 322-7 sont donnés par arrêté soit du ministre chargé de l'emploi, soit du préfet de région, soit du préfet de département, après avis : | |
| 250 | 250 | |
| 251 | 251 | \- de la commission permanente du Comité supérieur de l'emploi lorsqu'ils relèvent de la compétence du ministre chargé de l'emploi ; |
| 252 | 252 | |
| 253 | \- du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi lorsqu'ils relèvent de la compétence du préfet de région ; | |
| 253 | \- du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle lorsqu'ils relèvent de la compétence du préfet de région ; | |
| 254 | 254 | |
| 255 | \- du comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi lorsqu'ils relèvent de la compétence du préfet de département. | |
| 255 | \- du comité départemental de l'emploi lorsqu'ils relèvent de la compétence du préfet de département. | |
| 256 | 256 | |
| 257 | 257 | L'agrément peut être donné pour tout ou partie des actions prévues par les accords ou projets de formation mentionnés aux articles ci-dessus. |
| 258 | 258 | |
| Article LEGIARTI000006808807 L902→902 | ||
| 902 | 902 | |
| 903 | 903 | ## Sous-section 5 : Agrément et contrôle des centres de préorientation et des centres d'éducation ou de rééducation professionnelle. |
| 904 | 904 | |
| 905 | **Article LEGIARTI000006808807** | |
| 905 | **Article LEGIARTI000018514967** | |
| 906 | 906 | |
| 907 | La demande d'agrément d'un centre mentionné à l'article R. 323-41-1 est adressée par la personne physique ou morale responsable du projet au commissaire de la République de la région dans laquelle est situé l'établissement ; elle est accompagnée d'un dossier dont la composition est fixée par arrêté interministériel et qui comprend notamment les programmes de formation projetés. | |
| 907 | Les centres mentionnés à l'article R. 323-41-1 sont placés sous le contrôle des ministres respectivement chargés de la sécurité sociale, de l'action sociale, de l'emploi, de la formation professionnelle et, le cas échéant, de l'agriculture ainsi que le ministre chargé de la défense en ce qui concerne les établissements gérés par l'Office national des anciens combattants. Ils adressent chaque année un rapport d'activité aux ministres intéressés par l'intermédiaire du préfet de région. | |
| 908 | 908 | |
| 909 | Cette demande est soumise pour avis aux organismes d'assurance maladie intéressés, au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi et au conseil régional. | |
| 909 | **Article LEGIARTI000018514970** | |
| 910 | 910 | |
| 911 | **Article LEGIARTI000006808810** | |
| 911 | L'agrément peut être retiré dans les formes et après les consultations prévues aux articles R. 323-41-1 et R. 323-41-2. L'institution gestionnaire est alors mise à même de présenter ses observations. | |
| 912 | 912 | |
| 913 | L'extension d'un centre doit faire l'objet d'un nouvel arrêté d'agrément pris dans les conditions fixées aux articles R. 323-41-1 et R. 323-41-2. | |
| 913 | En cas d'urgence, l'agrément peut être suspendu par le préfet de région. | |
| 914 | 914 | |
| 915 | La modification des programmes de formation est agréée par le préfet de région, après consultation du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 915 | **Article LEGIARTI000018514974** | |
| 916 | 916 | |
| 917 | **Article LEGIARTI000018514967** | |
| 917 | L'extension d'un centre doit faire l'objet d'un nouvel arrêté d'agrément pris dans les conditions fixées aux articles R. 323-41-1 et R. 323-41-2. | |
| 918 | 918 | |
| 919 | Les centres mentionnés à l'article R. 323-41-1 sont placés sous le contrôle des ministres respectivement chargés de la sécurité sociale, de l'action sociale, de l'emploi, de la formation professionnelle et, le cas échéant, de l'agriculture ainsi que le ministre chargé de la défense en ce qui concerne les établissements gérés par l'Office national des anciens combattants. Ils adressent chaque année un rapport d'activité aux ministres intéressés par l'intermédiaire du préfet de région. | |
| 919 | La modification des programmes de formation est agréée par le préfet de région, après consultation du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 920 | 920 | |
| 921 | **Article LEGIARTI000018514970** | |
| 921 | **Article LEGIARTI000018514985** | |
| 922 | 922 | |
| 923 | L'agrément peut être retiré dans les formes et après les consultations prévues aux articles R. 323-41-1 et R. 323-41-2. L'institution gestionnaire est alors mise à même de présenter ses observations. | |
| 923 | La demande d'agrément d'un centre mentionné à l'article R. 323-41-1 est adressée par la personne physique ou morale responsable du projet au préfet de la région dans laquelle est situé l'établissement ; elle est accompagnée d'un dossier dont la composition est fixée par arrêté interministériel et qui comprend notamment les programmes de formation projetés. | |
| 924 | 924 | |
| 925 | En cas d'urgence, l'agrément peut être suspendu par le préfet de région. | |
| 925 | Cette demande est soumise pour avis aux organismes d'assurance maladie intéressés, au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle et au conseil régional. | |
| 926 | 926 | |
| 927 | 927 | **Article LEGIARTI000018514988** |
| 928 | 928 | |
| Article LEGIARTI000006809316 L968→968 | ||
| 968 | 968 | |
| 969 | 969 | Chaque atelier protégé et chaque centre de distribution de travail fait l'objet d'une comptabilité distincte, qui est tenue conformément aux prescriptions du plan comptable général. |
| 970 | 970 | |
| 971 | **Article LEGIARTI000006809316** | |
| 971 | **Article LEGIARTI000006809317** | |
| 972 | 972 | |
| 973 | 973 | La demande tendant à obtenir l'agrément prévu par l'article L. 323-31 est adressée au préfet du département où sera situé l'atelier protégé ou le centre de distribution de travail à domicile. Le préfet de département la transmet, après enquête, au préfet de région. |
| 974 | 974 | |
| 975 | Après consultation de la commission de l'emploi du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, le préfet de région prononce, s'il y a lieu, l'agrément. | |
| 975 | Après consultation de la commission de l'emploi du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, le préfet de région prononce, s'il y a lieu, l'agrément. | |
| 976 | 976 | |
| 977 | 977 | L'établissement ne peut commencer ses opérations d'embauche ou de production avant d'avoir obtenu l'agrément qu'il a sollicité. |
| 978 | 978 | |
| 979 | Le retrait de l'agrément peut être prononcée par le préfet de région après que l'organisme gestionnaire a été mis à même de présenter des observations et après avis de la commission de l'emploi du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 979 | Le retrait de l'agrément peut être prononcée par le préfet de région après que l'organisme gestionnaire a été mis à même de présenter des observations et après avis de la commission de l'emploi du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 980 | 980 | |
| 981 | **Article LEGIARTI000006809324** | |
| 981 | **Article LEGIARTI000006809325** | |
| 982 | 982 | |
| 983 | Les conventions passées par l'Etat, en application de l'article R. 323-63 en vue de subventionner les dépenses d'investissement et de fonctionnement d'un atelier protégé ou d'un centre de distribution de travail à domicile sont conclues par le préfet de région après avis de la commission de l'emploi du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. La subvention des dépenses de fonctionnement est calculée au vu des résultats du compte d'exploitation et en prenant en considération notamment le surcroît de charges résultant de l'emploi de travailleurs à capacité professionnelle réduite. Pour la première année la convention peut prévoir le versement d'une avance dès le début du fonctionnement. | |
| 983 | Les conventions passées par l'Etat, en application de l'article R. 323-63 en vue de subventionner les dépenses d'investissement et de fonctionnement d'un atelier protégé ou d'un centre de distribution de travail à domicile sont conclues par le préfet de région après avis de la commission de l'emploi du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. La subvention des dépenses de fonctionnement est calculée au vu des résultats du compte d'exploitation et en prenant en considération notamment le surcroît de charges résultant de l'emploi de travailleurs à capacité professionnelle réduite. Pour la première année la convention peut prévoir le versement d'une avance dès le début du fonctionnement. | |
| 984 | 984 | |
| 985 | 985 | **Article LEGIARTI000006809330** |
| 986 | 986 | |
| Article LEGIARTI000006809080 L1628→1628 | ||
| 1628 | 1628 | |
| 1629 | 1629 | ## Chapitre Ier : Licenciement pour motif économique. |
| 1630 | 1630 | |
| 1631 | **Article LEGIARTI000006809080** | |
| 1632 | ||
| 1633 | La notification prévue à l'article L. 321-7 est adressée au directeur départemental du travail et de l'emploi par lettre recommandée. Outre les renseignements prévus au deuxième alinéa de l'article L. 321-7, elle précise : | |
| 1634 | ||
| 1635 | 1° Le nom et l'adresse de l'employeur ; | |
| 1636 | ||
| 1637 | 2° La nature de l'activité et l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement ; | |
| 1638 | ||
| 1639 | 3° Le nombre des licenciements envisagés ; | |
| 1640 | ||
| 1641 | 4° Le cas échéant, les modifications qu'il y a lieu d'apporter aux informations déjà transmises en vertu de l'article L. 321-4 ; | |
| 1642 | ||
| 1643 | 5° En cas de recours à un expert-comptable par le comité d'entreprise mention de cette décision et date de la deuxième réunion du comité d'entreprise prévue par le troisième alinéa de l'article L. 321-7-1. | |
| 1644 | ||
| 1645 | A l'issue de la deuxième réunion des représentants du personnel prévue à l'article L. 321-3 ou, le cas échéant, à l'article L. 321-7-1, l'employeur est, en outre, tenu d'indiquer au directeur départemental du travail et de l'emploi : | |
| 1646 | ||
| 1647 | 1° Les nom, prénoms, nationalité, date de naissance, sexe, adresse, emploi et qualification du ou des salariés dont le licenciement est envisagé ; | |
| 1648 | ||
| 1649 | 2° Les modifications qui ont pu être apportées au calendrier prévisionnel des licenciements, aux mesures prévues aux articles L. 321-4 et L. 321-5, au plan social mentionné à l'article L. 321-4-1 ainsi qu'au calendrier de leur mise en oeuvre. | |
| 1650 | ||
| 1651 | Toutefois, lorsque le comité d'entreprise tient une troisième réunion en application des dispositions de l'article L. 321-7-1, l'employeur n'adresse au directeur départemental du travail et de l'emploi les informations visées au 1° de l'alinéa précédent qu'à l'issue de cette troisième réunion avec les modifications éventuelles apportées au projet de licenciement lors de celle-ci. | |
| 1652 | ||
| 1653 | Lorsqu'il n'existe dans l'entreprise ni comité d'entreprise, ni délégués du personnel, les informations visées à l'article L. 321-4, le plan social mentionné à l'article L. 321-4-1 et les renseignements prévus au 1° du deuxième alinéa du présent article sont adressés au directeur départemental du travail et de l'emploi en même temps que la notification. | |
| 1654 | ||
| 1655 | En cas d'absence de comité d'entreprise ou de délégués du personnel par suite d'une carence constatée dans les conditions prévues aux articles L. 433-13 et L. 423-18, l'employeur doit joindre à la notification le procès-verbal de carence établi conformément auxdits articles. | |
| 1656 | ||
| 1657 | 1631 | **Article LEGIARTI000018515525** |
| 1658 | 1632 | |
| 1659 | 1633 | La lettre recommandée avec accusé de réception adressée au salarié en application de l'article L. 321-15 du code du travail indique : |
| Article LEGIARTI000018515550 L1718→1692 | ||
| 1718 | 1692 | |
| 1719 | 1693 | Copie du constat de carence prévu au troisième alinéa de l'article L. 321-7 est simultanément envoyée par lettre simple au comité d'entreprise ou à défaut aux délégués du personnel de l'entreprise concernée. |
| 1720 | 1694 | |
| 1695 | **Article LEGIARTI000018515550** | |
| 1696 | ||
| 1697 | La notification prévue à l'article L. 321-7 est adressée au directeur départemental du travail et de l'emploi par lettre recommandée. Outre les renseignements prévus au deuxième alinéa de l'article L. 321-7, elle précise : | |
| 1698 | ||
| 1699 | 1° Le nom et l'adresse de l'employeur ; | |
| 1700 | ||
| 1701 | 2° La nature de l'activité et l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement ; | |
| 1702 | ||
| 1703 | 3° Le nombre des licenciements envisagés ; | |
| 1704 | ||
| 1705 | 4° Le cas échéant, les modifications qu'il y a lieu d'apporter aux informations déjà transmises en vertu de l'article L. 321-4 ; | |
| 1706 | ||
| 1707 | 5° En cas de recours à un expert-comptable par le comité d'entreprise mention de cette décision et date de la deuxième réunion du comité d'entreprise prévue par le troisième alinéa de l'article L. 321-7-1. | |
| 1708 | ||
| 1709 | A l'issue de la deuxième réunion des représentants du personnel prévue à l'article L. 321-3 ou, le cas échéant, à l'article L. 321-7-1, l'employeur est, en outre, tenu d'indiquer au directeur départemental du travail et de l'emploi : | |
| 1710 | ||
| 1711 | 1° Les nom, prénoms, nationalité, date de naissance, sexe, adresse, emploi et qualification du ou des salariés dont le licenciement est envisagé ; | |
| 1712 | ||
| 1713 | 2° Les modifications qui ont pu être apportées au calendrier prévisionnel des licenciements, aux mesures prévues aux articles L. 321-4 et L. 321-5, au plan de sauvegarde de l'emploi mentionné à l'article L. 321-4-1 ainsi qu'au calendrier de leur mise en oeuvre. | |
| 1714 | ||
| 1715 | Toutefois, lorsque le comité d'entreprise tient une troisième réunion en application des dispositions de l'article L. 321-7-1, l'employeur n'adresse au directeur départemental du travail et de l'emploi les informations visées au 1° de l'alinéa précédent qu'à l'issue de cette troisième réunion avec les modifications éventuelles apportées au projet de licenciement lors de celle-ci. | |
| 1716 | ||
| 1717 | Lorsqu'il n'existe dans l'entreprise ni comité d'entreprise, ni délégués du personnel, les informations visées à l'article L. 321-4, le plan de sauvegarde de l'emploi mentionné à l'article L. 321-4-1 et les renseignements prévus au 1° du deuxième alinéa du présent article sont adressés au directeur départemental du travail et de l'emploi en même temps que la notification. | |
| 1718 | ||
| 1719 | En cas d'absence de comité d'entreprise ou de délégués du personnel par suite d'une carence constatée dans les conditions prévues aux articles L. 433-13 et L. 423-18, l'employeur doit joindre à la notification le procès-verbal de carence établi conformément auxdits articles. | |
| 1720 | ||
| 1721 | 1721 | **Article LEGIARTI000018515560** |
| 1722 | 1722 | |
| 1723 | 1723 | L'envoi d'informations et de documents prévu à l'avant-dernier alinéa de l'article L. 321-4 et au second alinéa de l'article L. 321-4-1 est fait au directeur départemental du travail et de l'emploi. L'envoi d'information prévu au dernier alinéa de l'article L. 321-7-1 est fait au directeur départemental du travail et de l'emploi du siège. |
| Article LEGIARTI000006807581 L7312→7312 | ||
| 7312 | 7312 | |
| 7313 | 7313 | ## Sous-section 1 : Dispositions communes à tous les établissements |
| 7314 | 7314 | |
| 7315 | **Article LEGIARTI000006807581** | |
| 7316 | ||
| 7317 | Les organismes qui demandent à figurer sur la liste arrêtée par le commissaire de la République de région selon la procédure prévue à l'article L. 434-10 doivent établir leur aptitude à assurer, conformément aux dispositions de l'article R. 236-15, la formation des représentants du personnel aux comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. | |
| 7318 | ||
| 7319 | A cet effet, ils justifient, dans leurs demandes, notamment des capacités de leurs formateurs et de l'expérience acquise par ces derniers en matière de prévention des risques professionnels et en matière de conditions de travail. | |
| 7320 | ||
| 7321 | Compte tenu de ces indications, le commissaire de la République de région se prononce au vu de l'avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 7322 | ||
| 7323 | Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur une demande d'agrément vaut décision de rejet. | |
| 7324 | ||
| 7325 | Si un organisme figurant sur la liste cesse de répondre aux qualifications ayant justifié son inscription, il en est radié par décision motivée du commissaire de la République de région prise après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 7326 | ||
| 7327 | 7315 | **Article LEGIARTI000018510811** |
| 7328 | 7316 | |
| 7329 | 7317 | Les dépenses afférentes à la rémunération des organismes de formation sont prises en charge par l'employeur à concurrence d'un montant qui ne peut excéder, par jour et par stagiaire, une fois et demie le montant de l'aide financière accordée par l'Etat en application de l'article L. 514-3 du présent code. |
| Article LEGIARTI000018510824 L7346→7334 | ||
| 7346 | 7334 | |
| 7347 | 7335 | Les organismes chargés de stages de formation figurant sur les listes établies selon les procédures prévues soit à l'article L. 434-10, soit à l'article L. 451-1 remettent chaque année avant le 30 mars, au ministre chargé du travail ou aux préfets de région selon les cas, un compte rendu de leurs activités au cours de l'année écoulée. Sont indiqués dans ce compte rendu le nombre des stages organisés ainsi que les programmes de ces stages. |
| 7348 | 7336 | |
| 7337 | **Article LEGIARTI000018510824** | |
| 7338 | ||
| 7339 | Les organismes qui demandent à figurer sur la liste arrêtée par le préfet de région selon la procédure prévue à l'article L. 434-10 doivent établir leur aptitude à assurer, conformément aux dispositions de l'article R. 236-15, la formation des représentants du personnel aux comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. | |
| 7340 | ||
| 7341 | A cet effet, ils justifient, dans leurs demandes, notamment des capacités de leurs formateurs et de l'expérience acquise par ces derniers en matière de prévention des risques professionnels et en matière de conditions de travail. | |
| 7342 | ||
| 7343 | Compte tenu de ces indications, le préfet de région se prononce au vu de l'avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 7344 | ||
| 7345 | Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur une demande d'agrément vaut décision de rejet. | |
| 7346 | ||
| 7347 | Si un organisme figurant sur la liste cesse de répondre aux qualifications ayant justifié son inscription, il en est radié par décision motivée du préfet de région prise après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 7348 | ||
| 7349 | 7349 | **Article LEGIARTI000018510828** |
| 7350 | 7350 | |
| 7351 | 7351 | Le représentant du personnel au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail qui veut se prévaloir de son droit à un congé de formation en fait la demande à son employeur. Sa demande doit préciser la date à laquelle il souhaite prendre son congé, la durée de celui-ci, le prix du stage et le nom de l'organisme qui serait chargé de l'assurer . |
| Article LEGIARTI000006811163 L324→324 | ||
| 324 | 324 | |
| 325 | 325 | ## Section 3 : Dispositions spéciales aux priorités prévues au troisième alinéa de l'article L. 931-8-2 |
| 326 | 326 | |
| 327 | **Article LEGIARTI000006811163** | |
| 327 | **Article LEGIARTI000006811164** | |
| 328 | 328 | |
| 329 | 329 | Les organismes mentionnés à l'article L. 951-3 sont tenus d'adresser chaque année au ministre chargé de la formation professionnelle et, le cas échéant, au commissaire de la République de région, un compte rendu portant sur les demandes de prise en charge des congés de formation dont ils sont saisis, les conditions dans lesquelles ils ont satisfait lesdites demandes compte tenu des priorités qu'ils auront éventuellement définies, ainsi que sur le volume des demandes qu'ils n'ont pas pu satisfaire et les raisons de cette situation. |
| 330 | 330 | |
| 331 | Le ministre chargé de la formation professionnelle communique ce compte rendu à la commission permanente du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. Lorsqu'il en est destinataire, le commissaire de la République de région le communique au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 331 | Le ministre chargé de la formation professionnelle communique ce compte rendu à la commission permanente du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. Lorsqu'il en est destinataire, le commissaire de la République de région le communique au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 332 | 332 | |
| 333 | 333 | **Article LEGIARTI000018508888** |
| 334 | 334 | |
| Article LEGIARTI000006811563 L652→652 | ||
| 652 | 652 | |
| 653 | 653 | Il est notifié dans les conditions prévues aux deux premiers alinéas de l'article R. 991-4. |
| 654 | 654 | |
| 655 | **Article LEGIARTI000006811563** | |
| 655 | **Article LEGIARTI000006811564** | |
| 656 | 656 | |
| 657 | 657 | Le délai d'exécution de la mise en demeure mentionnée au dernier alinéa de l'article L. 991-2 ne peut être inférieur à quatre jours ni supérieur à trente jours. |
| 658 | 658 | |
| 659 | Les décisions de résiliation de convention sont prises, suivant le cas, par le ministre chargé de la formation professionnelle ou par le préfet de région. Les décisions de retrait d'habilitation sont prononcées par le préfet de région. Ces décisions sont communiquées par le préfet au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi territorialement compétent. | |
| 659 | Les décisions de résiliation de convention sont prises, suivant le cas, par le ministre chargé de la formation professionnelle ou par le préfet de région. Les décisions de retrait d'habilitation sont prononcées par le préfet de région. Ces décisions sont communiquées par le préfet au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle territorialement compétent. | |
| 660 | 660 | |
| 661 | 661 | **Article LEGIARTI000006811565** |
| 662 | 662 | |
| Article LEGIARTI000006811602 L794→794 | ||
| 794 | 794 | |
| 795 | 795 | 2° Les mesures propres à favoriser le développement d'actions coordonnées de formation professionnelle dans le cadre de contrats conclus par l'Etat avec les régions, notamment pour l'application de la loi n° 82-653 du 29 juillet 1982 portant réforme de la planification et comportant des engagements réciproques des parties en vue de l'exécution des actions de portée générale mentionnées à l'article 82 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 et des programmes établis au titre des orientations prioritaires de l'article L. 910-2. |
| 796 | 796 | |
| 797 | **Article LEGIARTI000006811602** | |
| 797 | **Article LEGIARTI000006811603** | |
| 798 | 798 | |
| 799 | Il est institué dans chaque circonscription d'action régionale un comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi destiné à associer des représentants des milieux professionnels à la mise en oeuvre des dispositions du livre IX du présent code. | |
| 799 | Il est institué dans chaque circonscription d'action régionale un comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle destiné à associer des représentants des milieux professionnels à la mise en oeuvre des dispositions du livre IX du présent code. | |
| 800 | 800 | |
| 801 | 801 | Les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement des comités régionaux sont fixés par décret du Premier ministre. |
| 802 | 802 | |
| 803 | **Article LEGIARTI000006811606** | |
| 803 | **Article LEGIARTI000006811607** | |
| 804 | 804 | |
| 805 | Chaque année, le préfet de la région adresse au ministre chargé de la formation professionnelle un rapport faisant le bilan des réalisations en matière de formation professionnelle et de promotion sociale. Ce rapport est communiqué au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 805 | Chaque année, le préfet de la région adresse au ministre chargé de la formation professionnelle un rapport faisant le bilan des réalisations en matière de formation professionnelle et de promotion sociale. Ce rapport est communiqué au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 806 | 806 | |
| 807 | 807 | ## Section 1 : Champ d'application de la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue. |
| 808 | 808 | |
| Article LEGIARTI000006811236 L1140→1140 | ||
| 1140 | 1140 | |
| 1141 | 1141 | Lorsque l'engagement de développement de la formation est conclu par une organisation professionnelle ou interprofessionnelle, il précise les modalités selon lesquelles les organisations syndicales qui ont été consultées avant sa signature sont associées à l'examen annuel de son exécution. |
| 1142 | 1142 | |
| 1143 | **Article LEGIARTI000006811236** | |
| 1143 | **Article LEGIARTI000006811237** | |
| 1144 | 1144 | |
| 1145 | Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 951-5, l'engagement de développement de la formation est, avant signature, soumis par l'autorité administrative signataire à l'avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi s'il a un champ d'application régional ou, si celui-ci excède le cadre régional, à l'avis de la commission permanente du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 1145 | Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 951-5, l'engagement de développement de la formation est, avant signature, soumis par l'autorité administrative signataire à l'avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle s'il a un champ d'application régional ou, si celui-ci excède le cadre régional, à l'avis de la commission permanente du conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 1146 | 1146 | |
| 1147 | 1147 | **Article LEGIARTI000006811241** |
| 1148 | 1148 | |
| Article LEGIARTI000006811316 L1922→1922 | ||
| 1922 | 1922 | |
| 1923 | 1923 | Les stages définis à l'article L. 900-2 ouvrent droit au bénéfice des régimes de rémunération prévus au titre VI du livre IX du présent code, s'ils répondent aux conditions énumérées à la précédente section. |
| 1924 | 1924 | |
| 1925 | **Article LEGIARTI000006811316** | |
| 1925 | **Article LEGIARTI000018508537** | |
| 1926 | ||
| 1927 | Les stages doivent comporter les durées suivantes : | |
| 1928 | ||
| 1929 | Stages à temps plein : | |
| 1930 | ||
| 1931 | Durée maximum : trois ans ; | |
| 1932 | ||
| 1933 | Durée minimum : quarante heures ; | |
| 1934 | ||
| 1935 | Durée minimum hebdomadaire : trente heures. | |
| 1936 | ||
| 1937 | Stages à temps partiel : | |
| 1938 | ||
| 1939 | Durée maximum : trois ans ; | |
| 1940 | ||
| 1941 | Durée minimum : quarante heures. | |
| 1942 | ||
| 1943 | **Article LEGIARTI000018508539** | |
| 1944 | ||
| 1945 | Les stages comportant un enseignement dispensé en totalité ou en partie à distance donnent lieu, avant le début des travaux du stagiaire, à l'élaboration d'un plan de formation établi d'accord entre le directeur de l'établissement et le stagiaire. Le plan de formation définit, pour chaque mois, le calendrier, la nature, la durée estimée nécessaire pour effectuer les travaux demandés et le mode de vérification de l'exécution de ces derniers. | |
| 1946 | ||
| 1947 | Le plan définit l'assiduité du stagiaire par le rapport entre la durée estimée de l'exécution des travaux effectivement réalisés par le stagiaire et vérifiés par l'établissement et la durée estimée nécessaire pour effectuer tous les travaux prévus chaque mois. | |
| 1948 | ||
| 1949 | Le plan de formation est transmis, avec la demande de rémunération établie par le stagiaire, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 961-8. | |
| 1950 | ||
| 1951 | **Article LEGIARTI000018508542** | |
| 1926 | 1952 | |
| 1927 | 1953 | Les stages relevant du deuxième alinéa de l'article 82 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 sont agréés : |
| 1928 | 1954 | |
| 1929 | 1955 | a) Par le Premier ministre, après avis du Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ou de sa commission permanente, pour les stages organisés et financés au niveau national ; |
| 1930 | 1956 | |
| 1931 | b) Par le préfet de région, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, pour les stages organisés et financés au niveau régional ; | |
| 1957 | b) Par le préfet de région, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, pour les stages organisés et financés au niveau régional ; | |
| 1958 | ||
| 1959 | c) Par le préfet de département, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, | |
| 1932 | 1960 | |
| 1933 | c) Par le préfet de département, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, pour les stages organisés et financés au niveau départemental. | |
| 1961 | pour les stages organisés et financés au niveau départemental. | |
| 1934 | 1962 | |
| 1935 | 1963 | La consultation des organismes mentionnés ci-dessus porte sur les programmes au titre desquels sont organisés les stages dont l'agrément est envisagé. |
| 1936 | 1964 | |
| Article LEGIARTI000018508537 L1974→2002 | ||
| 1974 | 2002 | |
| 1975 | 2003 | Les conventions prévoyant le financement d'une action de formation ou d'adaptation par le fonds national de l'emploi valent agrément de cette action par l'Etat au titre de la rémunération des stagiaires. |
| 1976 | 2004 | |
| 1977 | **Article LEGIARTI000018508537** | |
| 1978 | ||
| 1979 | Les stages doivent comporter les durées suivantes : | |
| 1980 | ||
| 1981 | Stages à temps plein : | |
| 1982 | ||
| 1983 | Durée maximum : trois ans ; | |
| 1984 | ||
| 1985 | Durée minimum : quarante heures ; | |
| 1986 | ||
| 1987 | Durée minimum hebdomadaire : trente heures. | |
| 1988 | ||
| 1989 | Stages à temps partiel : | |
| 1990 | ||
| 1991 | Durée maximum : trois ans ; | |
| 1992 | ||
| 1993 | Durée minimum : quarante heures. | |
| 1994 | ||
| 1995 | **Article LEGIARTI000018508539** | |
| 1996 | ||
| 1997 | Les stages comportant un enseignement dispensé en totalité ou en partie à distance donnent lieu, avant le début des travaux du stagiaire, à l'élaboration d'un plan de formation établi d'accord entre le directeur de l'établissement et le stagiaire. Le plan de formation définit, pour chaque mois, le calendrier, la nature, la durée estimée nécessaire pour effectuer les travaux demandés et le mode de vérification de l'exécution de ces derniers. | |
| 1998 | ||
| 1999 | Le plan définit l'assiduité du stagiaire par le rapport entre la durée estimée de l'exécution des travaux effectivement réalisés par le stagiaire et vérifiés par l'établissement et la durée estimée nécessaire pour effectuer tous les travaux prévus chaque mois. | |
| 2000 | ||
| 2001 | Le plan de formation est transmis, avec la demande de rémunération établie par le stagiaire, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 961-8. | |
| 2002 | ||
| 2003 | 2005 | ## Paragraphe 1 : Rémunérations versées aux stagiaires. |
| 2004 | 2006 | |
| 2005 | 2007 | **Article LEGIARTI000018508493** |
| Article LEGIARTI000006805376 L1738→1738 | ||
| 1738 | 1738 | |
| 1739 | 1739 | ## C - Mesures particulières aux départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. |
| 1740 | 1740 | |
| 1741 | **Article LEGIARTI000006805376** | |
| 1741 | **Article LEGIARTI000006805377** | |
| 1742 | 1742 | |
| 1743 | Des titres correspondant à des métiers dont la spécificité d'exercice présente un caractère local peuvent être créés, homologués et portés sur la liste établie par l'arrêté prévu à l'article L. 115-1 après avis ou sur l'initiative des chambres de métiers, des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres d'agriculture et après avis des comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 1743 | Des titres correspondant à des métiers dont la spécificité d'exercice présente un caractère local peuvent être créés, homologués et portés sur la liste établie par l'arrêté prévu à l'article L. 115-1 après avis ou sur l'initiative des chambres de métiers, des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres d'agriculture et après avis des comités départementaux de l'emploi. | |
| 1744 | 1744 | |
| 1745 | La durée des contrats d'apprentissage telle qu'elle résulte du 2 de l'article R. 117-6-1, peut être adaptée en fonction de spécificités locales par un arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle et du ministre qui délivre le diplôme après avis des chambres de métiers, des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres d'agriculture, des comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi concernés et des conseils régionaux. | |
| 1745 | La durée des contrats d'apprentissage telle qu'elle résulte du 2 de l'article R. 117-6-1, peut être adaptée en fonction de spécificités locales par un arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle et du ministre qui délivre le diplôme après avis des chambres de métiers, des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres d'agriculture, des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle concernés et des conseils régionaux. | |
| 1746 | 1746 | |
| 1747 | 1747 | **Article LEGIARTI000006805391** |
| 1748 | 1748 | |
| Article LEGIARTI000006805571 L1752→1752 | ||
| 1752 | 1752 | |
| 1753 | 1753 | La résiliation unilatérale prévue par l'article R. 117-6 du contrat par l'une des parties pendant les deux premiers mois de son exécution ou la résiliation convenue d'un commun accord doit être constatée par écrit et notifiée au directeur du centre de formation d'apprentis, ou, dans le cas d'une section d'apprentissage, au responsable de l'établissement d'enseignement ou de l'établissement de formation et de recherche, ainsi qu'au service ayant enregistré le contrat par l'intermédiaire de la chambre de commerce et d'industrie ou de la chambre de métiers concernée. |
| 1754 | 1754 | |
| 1755 | **Article LEGIARTI000006805571** | |
| 1756 | ||
| 1757 | Les décrets n. 72-279 et 72-283 du 12 avril 1972 ainsi que les articles R. 115-1 à R. 119-30 et les articles D. 117-1 à D. 117-4 sont applicables dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle dans la mesure où il n'y est pas dérogé par les dispositions des articles R. 119-31 à R. 119-47. | |
| 1758 | ||
| 1759 | Les textes modifiant ou remplaçant lesdits décrets et lesdites dispositions ne seront applicables dans lesdits départements qu'après consultation des comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ou de leur commission de l'apprentissage ainsi que des chambres de métiers et chambres de commerce et d'industrie concernées. | |
| 1760 | ||
| 1761 | 1755 | **Article LEGIARTI000006805574** |
| 1762 | 1756 | |
| 1763 | 1757 | Dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, et conformément aux dispositions de l'article 9 de la loi n° 71-578 du 16 juillet 1971, le taux de la taxe d'apprentissage est réduit au montant, fixé à l'article R. 119-1, de la fraction de cette taxe réservée au développement de l'apprentissage. |
| 1764 | 1758 | |
| 1765 | 1759 | Les versements effectués au titre des articles R. 119-4 et R. 119-5 s'imputent sur cette fraction. Le montant du versement mentionné à l'article R. 119-5 est de 20 % de ladite fraction. |
| 1766 | 1760 | |
| 1767 | ## Dispositions générales. | |
| 1768 | ||
| 1769 | **Article LEGIARTI000006805445** | |
| 1770 | ||
| 1771 | Les commissions peuvent être retirées par le ministre de l'éducation nationale ou par le ministre de l'agriculture après avis d'un conseil présidé, selon le cas, par le recteur ou par le directeur régional de l'agriculture et de la forêt et composé de deux représentants de l'administration désignés par le préfet de région, de deux membres non fonctionnaires de la commission d'apprentissage du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi désignés par cette dernière et de deux représentants élus des inspecteurs commissionnés. | |
| 1772 | ||
| 1773 | **Article LEGIARTI000006805582** | |
| 1774 | ||
| 1775 | Les rapports sont transmis au comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, chaque fois qu'ils établissent un manquement aux dispositions du présent code relatives à l'apprentissage ; ils sont transmis au comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ainsi qu'au conseil régional lorsque le manquement met en cause la gestion ou le fonctionnement d'un centre de formation d'apprentis ou d'une section d'apprentissage. | |
| 1776 | ||
| 1777 | Lorsque les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale dont la constatation relève de l'inspecteur du travail ou de l'un des autres fonctionnaires chargés du contrôle de la législation du travail ou des lois sociales, le rapport est en outre communiqué sans délai à ce fonctionnaire. | |
| 1778 | ||
| 1779 | **Article LEGIARTI000006806037** | |
| 1780 | ||
| 1781 | Il est institué dans chaque académie un service de l'inspection de l'apprentissage placé sous l'autorité du recteur, chancelier de l'université. Les conditions d'organisation de ce service sont fixées par le ministre chargé de l'éducation nationale. | |
| 1782 | ||
| 1783 | Pour l'apprentissage agricole, l'inspection est assurée par une mission régionale placée sous l'autorité du directeur régional de l'agriculture et de la forêt. L'organisation de cette mission et ses relations avec l'administration centrale sont déterminées par le ministre chargé de l'agriculture. | |
| 1784 | ||
| 1785 | Les fonctionnaires commissionnés relevant de ministères autres que ceux de l'éducation nationale et de l'agriculture, appelés à assurer des missions d'inspection en raison de leurs compétences techniques, exercent ces missions conjointement avec le service académique de l'inspection de l'apprentissage ou la direction régionale de l'agriculture et de la forêt. | |
| 1786 | ||
| 1787 | Le commissionnement des fonctionnaires relevant du ministère de l'éducation nationale est délégué au recteur, chancelier de l'université. Celui des fonctionnaires relevant du ministère chargé de l'agriculture est décidé par le ministre chargé de l'agriculture. | |
| 1788 | ||
| 1789 | Ces services apportent leur concours aux comités régionaux et départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi ainsi qu'aux conseils régionaux, pour l'exercice de leurs attributions en matière d'apprentissage. | |
| 1790 | ||
| 1791 | 1761 | ## Paragraphe 1 : Dispositions générales. |
| 1792 | 1762 | |
| 1793 | 1763 | **Article LEGIARTI000006805309** |
| Article LEGIARTI000006805937 L1876→1846 | ||
| 1876 | 1846 | |
| 1877 | 1847 | 6\. Organise à l'intention des employeurs toutes autres activités nécessaires pour assurer la coordination de la formation dispensée par le centre ou la section d'apprentissage et de la formation en entreprise. |
| 1878 | 1848 | |
| 1879 | **Article LEGIARTI000006805937** | |
| 1880 | ||
| 1881 | Les conventions portant création de centres de formation d'apprentis à caractère interprofessionnel peuvent prévoir, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, la création d'une section Métiers divers destinée à accueillir temporairement les apprentis des métiers à faible effectif, dans la limite des places disponibles et selon les règles prévues à l'article suivant. | |
| 1882 | ||
| 1883 | 1849 | ## Paragraphe 4 : De l'organisation financière des centres et des sections d'apprentissage. |
| 1884 | 1850 | |
| 1885 | 1851 | **Article LEGIARTI000006805941** |
| Article LEGIARTI000006805528 L1992→1958 | ||
| 1992 | 1958 | |
| 1993 | 1959 | La durée du contrat peut être portée de deux à trois ans en cas de préparation d'une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre de niveau V et lorsque, pour tenir compte du niveau initial des connaissances des personnes concernées, la durée du cycle de formation correspondant est portée à trois ans par la convention portant création du centre de formation d'apprentis. La convention précise les qualifications concernées et le nombre maximal d'apprentis pouvant être accueillis, ainsi que les modalités particulières d'organisation des enseignements. |
| 1994 | 1960 | |
| 1995 | **Article LEGIARTI000006805528** | |
| 1996 | ||
| 1997 | I. - La durée du contrat peut être réduite ou allongée, à la demande des cocontractants, pour tenir compte du niveau initial de compétence de l'apprenti, sans pouvoir conduire à la conclusion de contrats d'apprentissage d'une durée inférieure à un an ou supérieure à trois ans. | |
| 1998 | ||
| 1999 | Cette adaptation est autorisée par le recteur de l'académie, ou par le directeur régional de l'agriculture et de la forêt, après avis, le cas échéant, du président de l'université ou du directeur de l'établissement d'enseignement supérieur concerné, au vu de l'évaluation des compétences du jeune concerné. | |
| 2000 | ||
| 2001 | Faute de réponse dans le délai d'un mois suivant le dépôt de la demande, l'autorisation prévue à l'alinéa ci-dessus est réputée acquise. | |
| 2002 | ||
| 2003 | La réduction de la durée du contrat ainsi autorisée n'est pas cumulable avec les réductions de durée prévues par les articles R. 117-7, R. 117-7-1 et R. 117-7-2. | |
| 2004 | ||
| 2005 | II. - Le préfet de région et le président du conseil régional, après avis du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, arrêtent conjointement une liste des organismes chargés de l'évaluation des compétences des jeunes. Ils sont choisis parmi les organismes prestataires de bilans de compétences au sens du décret n° 92-1075 du 2 octobre 1992 et les centres de formation d'apprentis ou les sections d'apprentissage. | |
| 2006 | ||
| 2007 | Le directeur du centre de formation d'apprentis ou, dans le cas d'une section d'apprentissage, le responsable d'établissement est chargé d'organiser, avec un ou des établissements figurant sur la liste, la mise en oeuvre de l'évaluation des compétences prévue à l'alinéa précédent. | |
| 2008 | ||
| 2009 | III. - Les modalités de mise en oeuvre, notamment financières, des contrats d'apprentissage donnant lieu à l'application du présent article et de l'évaluation des compétences des jeunes sont déterminées par la convention créant le centre de formation d'apprentis. | |
| 2010 | ||
| 2011 | 1961 | ## Paragraphe 5 : De l'enregistrement du contrat d'apprentissage. |
| 2012 | 1962 | |
| 2013 | 1963 | **Article LEGIARTI000006805547** |
| Article LEGIARTI000006805572 L2184→2134 | ||
| 2184 | 2134 | |
| 2185 | 2135 | La décision de réduction de la durée du contrat d'apprentissage prévue aux articles R. 117-7-1 et R. 117-7-2 est notifiée à la chambre de métiers, à la chambre de commerce et d'industrie ou à la chambre d'agriculture concernée. |
| 2186 | 2136 | |
| 2137 | **Article LEGIARTI000006805572** | |
| 2138 | ||
| 2139 | Les décrets n. 72-279 et 72-283 du 12 avril 1972 ainsi que les articles R. 115-1 à R. 119-30 et les articles D. 117-1 à D. 117-4 sont applicables dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle dans la mesure où il n'y est pas dérogé par les dispositions des articles R. 119-31 à R. 119-47. | |
| 2140 | ||
| 2141 | Les textes modifiant ou remplaçant lesdits décrets et lesdites dispositions ne seront applicables dans lesdits départements qu'après consultation des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle ou de leur commission de l'apprentissage ainsi que des chambres de métiers et chambres de commerce et d'industrie concernées. | |
| 2142 | ||
| 2187 | 2143 | ## Dispositions générales. |
| 2188 | 2144 | |
| 2189 | 2145 | **Article LEGIARTI000006805439** |
| Article LEGIARTI000006805446 L2196→2152 | ||
| 2196 | 2152 | |
| 2197 | 2153 | Ils sont rémunérés sur la base de vacations dont le taux et les conditions sont fixés par arrêté conjoint des ministres chargés de l'éducation nationale, de l'agriculture, de la fonction publique et du budget. |
| 2198 | 2154 | |
| 2155 | **Article LEGIARTI000006805446** | |
| 2156 | ||
| 2157 | Les commissions peuvent être retirées par le ministre de l'éducation nationale ou par le ministre de l'agriculture après avis d'un conseil présidé, selon le cas, par le recteur ou par le directeur régional de l'agriculture et de la forêt et composé de deux représentants de l'administration désignés par le préfet de région, de deux membres non fonctionnaires de la commission d'apprentissage du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, désignés par cette dernière et de deux représentants élus des inspecteurs commissionnés. | |
| 2158 | ||
| 2159 | **Article LEGIARTI000006805583** | |
| 2160 | ||
| 2161 | Les rapports sont transmis au comité départemental de l'emploi, chaque fois qu'ils établissent un manquement aux dispositions du présent code relatives à l'apprentissage ; ils sont transmis au comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, ainsi qu'au conseil régional lorsque le manquement met en cause la gestion ou le fonctionnement d'un centre de formation d'apprentis ou d'une section d'apprentissage. | |
| 2162 | ||
| 2163 | Lorsque les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale dont la constatation relève de l'inspecteur du travail ou de l'un des autres fonctionnaires chargés du contrôle de la législation du travail ou des lois sociales, le rapport est en outre communiqué sans délai à ce fonctionnaire. | |
| 2164 | ||
| 2165 | **Article LEGIARTI000006806038** | |
| 2166 | ||
| 2167 | Il est institué dans chaque académie un service de l'inspection de l'apprentissage placé sous l'autorité du recteur, chancelier de l'université. Les conditions d'organisation de ce service sont fixées par le ministre chargé de l'éducation nationale. | |
| 2168 | ||
| 2169 | Pour l'apprentissage agricole, l'inspection est assurée par une mission régionale placée sous l'autorité du directeur régional de l'agriculture et de la forêt. L'organisation de cette mission et ses relations avec l'administration centrale sont déterminées par le ministre chargé de l'agriculture. | |
| 2170 | ||
| 2171 | Les fonctionnaires commissionnés relevant de ministères autres que ceux de l'éducation nationale et de l'agriculture, appelés à assurer des missions d'inspection en raison de leurs compétences techniques, exercent ces missions conjointement avec le service académique de l'inspection de l'apprentissage ou la direction régionale de l'agriculture et de la forêt. | |
| 2172 | ||
| 2173 | Le commissionnement des fonctionnaires relevant du ministère de l'éducation nationale est délégué au recteur, chancelier de l'université. Celui des fonctionnaires relevant du ministère chargé de l'agriculture est décidé par le ministre chargé de l'agriculture. | |
| 2174 | ||
| 2175 | Ces services apportent leur concours aux comités de coordination régionaux et départementaux de l'emploi et de la formation professionnelle ainsi qu'aux conseils régionaux, pour l'exercice de leurs attributions en matière d'apprentissage. | |
| 2176 | ||
| 2199 | 2177 | **Article LEGIARTI000018505708** |
| 2200 | 2178 | |
| 2201 | 2179 | Avant leur entrée en fonctions, les inspecteurs de l'apprentissage commissionnés prêtent devant le président du tribunal de grande instance le serment de ne pas divulguer à des personnes non qualifiées les faits ou les renseignements dont ils auraient connaissance à l'occasion de leurs missions d'inspection, et de ne pas révéler les secrets de fabrication, et en général les procédés de fabrication dont ils pourraient prendre connaissance. |
| Article LEGIARTI000018506080 L2474→2452 | ||
| 2474 | 2452 | |
| 2475 | 2453 | Si les enseignements technologiques correspondant à leur métier ne peuvent être organisés par le centre, ces apprentis sont inscrits, à la diligence du directeur du centre et au moins pour ces enseignements, dans le centre le plus proche qui dispense de tels enseignements ou dans un centre spécialisé régional ou national. |
| 2476 | 2454 | |
| 2455 | **Article LEGIARTI000018506080** | |
| 2456 | ||
| 2457 | Les conventions portant création de centres de formation d'apprentis à caractère interprofessionnel peuvent prévoir, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, la création d'une section Métiers divers destinée à accueillir temporairement les apprentis des métiers à faible effectif, dans la limite des places disponibles et selon les règles prévues à l'article suivant. | |
| 2458 | ||
| 2477 | 2459 | **Article LEGIARTI000018506089** |
| 2478 | 2460 | |
| 2479 | 2461 | Dans les centres de formation d'apprentis, les enseignements destinés à ceux-ci sont dispensés entre huit heures et dix-neuf heures. |
| Article LEGIARTI000006805529 L2700→2682 | ||
| 2700 | 2682 | |
| 2701 | 2683 | Faute de réponse dans le délai d'un mois suivant le dépôt de la demande, la décision est réputée positive. |
| 2702 | 2684 | |
| 2685 | **Article LEGIARTI000006805529** | |
| 2686 | ||
| 2687 | I. - La durée du contrat peut être réduite ou allongée, à la demande des cocontractants, pour tenir compte du niveau initial de compétence de l'apprenti, sans pouvoir conduire à la conclusion de contrats d'apprentissage d'une durée inférieure à un an ou supérieure à trois ans. | |
| 2688 | ||
| 2689 | Cette adaptation est autorisée par le recteur de l'académie, ou par le directeur régional de l'agriculture et de la forêt, après avis, le cas échéant, du président de l'université ou du directeur de l'établissement d'enseignement supérieur concerné, au vu de l'évaluation des compétences du jeune concerné. | |
| 2690 | ||
| 2691 | Faute de réponse dans le délai d'un mois suivant le dépôt de la demande, l'autorisation prévue à l'alinéa ci-dessus est réputée acquise. | |
| 2692 | ||
| 2693 | La réduction de la durée du contrat ainsi autorisée n'est pas cumulable avec les réductions de durée prévues par les articles R. 117-7, R. 117-7-1 et R. 117-7-2. | |
| 2694 | ||
| 2695 | II. - Le préfet de région et le président du conseil régional, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, arrêtent conjointement une liste des organismes chargés de l'évaluation des compétences des jeunes. Ils sont choisis parmi les organismes prestataires de bilans de compétences au sens du décret n° 92-1075 du 2 octobre 1992 et les centres de formation d'apprentis ou les sections d'apprentissage. | |
| 2696 | ||
| 2697 | Le directeur du centre de formation d'apprentis ou, dans le cas d'une section d'apprentissage, le responsable d'établissement est chargé d'organiser, avec un ou des établissements figurant sur la liste, la mise en oeuvre de l'évaluation des compétences prévue à l'alinéa précédent. | |
| 2698 | ||
| 2699 | III. - Les modalités de mise en oeuvre, notamment financières, des contrats d'apprentissage donnant lieu à l'application du présent article et de l'évaluation des compétences des jeunes sont déterminées par la convention créant le centre de formation d'apprentis. | |
| 2700 | ||
| 2703 | 2701 | **Article LEGIARTI000006805993** |
| 2704 | 2702 | |
| 2705 | 2703 | La date du début du contrat d'apprentissage peut être fixée en dehors des périodes déterminées par l'article L. 117-13 sur demande de dérogation adressée au recteur ou au directeur régional de l'agriculture et de la forêt. |
| Article LEGIARTI000006645425 L86→86 | ||
| 86 | 86 | |
| 87 | 87 | Les conventions prévues au troisième alinéa de l'article L. 940-1 du code du travail sont arrêtées conformément à l'un des modèles annexés au décret n° 74-835 du 23 septembre 1974. |
| 88 | 88 | |
| 89 | ## Section 1 : Attributions, composition et fonctionnement des comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi | |
| 89 | ## Section 1 : Attributions, composition et fonctionnement des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle | |
| 90 | 90 | |
| 91 | **Article LEGIARTI000006645425** | |
| 91 | **Article LEGIARTI000006645426** | |
| 92 | 92 | |
| 93 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi contribue à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique régionale en ces trois domaines. | |
| 93 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle contribue à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique régionale en ces trois domaines. | |
| 94 | 94 | |
| 95 | **Article LEGIARTI000006645428** | |
| 95 | **Article LEGIARTI000006645429** | |
| 96 | 96 | |
| 97 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, lieu de concertation régionale des orientations à moyen terme des politiques de l'Etat, de la région, du département et des partenaires sociaux, en matière d'emploi et de formation professionnelle a pour mission de favoriser, en liaison avec le conseil économique et social régional, la mise en oeuvre dans la région d'une politique cohérente d'emploi et de formation professionnelle. A cette fin : | |
| 97 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, lieu de concertation régionale des orientations à moyen terme des politiques de l'Etat, de la région, du département et des partenaires sociaux, en matière d'emploi et de formation professionnelle a pour mission de favoriser, en liaison avec le conseil économique et social régional, la mise en oeuvre dans la région d'une politique cohérente d'emploi et de formation professionnelle. A cette fin : | |
| 98 | 98 | |
| 99 | 99 | 1\. Il examine la situation et les perspectives de l'emploi pour les diverses branches d'activité et dans les secteurs publics, semi-publics et privés, ainsi que les possibilités régionales en matière d'offre de formation ; |
| 100 | 100 | |
| Article LEGIARTI000006645432 L162→162 | ||
| 162 | 162 | |
| 163 | 163 | De toute question relative au développement économique local et à l'aide à l'insertion sociale et professionnelle dans le département. |
| 164 | 164 | |
| 165 | **Article LEGIARTI000006645432** | |
| 165 | **Article LEGIARTI000006645433** | |
| 166 | 166 | |
| 167 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi se compose : | |
| 167 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle se compose : | |
| 168 | 168 | |
| 169 | 169 | 1° Du préfet de région ou de son représentant ; |
| 170 | 170 | |
| Article LEGIARTI000006645437 L230→230 | ||
| 230 | 230 | |
| 231 | 231 | Le secrétariat est assuré conjointement par le directeur du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle et par un représentant du président du conseil régional. |
| 232 | 232 | |
| 233 | **Article LEGIARTI000006645437** | |
| 233 | **Article LEGIARTI000006645438** | |
| 234 | 234 | |
| 235 | 235 | Il est institué au sein du comité une commission emploi. Elle examine et donne son avis sur toutes les questions relatives à l'emploi dans la région. |
| 236 | 236 | |
| Article LEGIARTI000006645442 L254→254 | ||
| 254 | 254 | |
| 255 | 255 | Il est également institué une commission compétente en matière d'exonération de taxe sur l'apprentissage prévue à l'article 2 de la loi n° 71-578 du 16 juillet 1971 sur la participation des employeurs au financement des premières formations technologiques et professionnelles, présidée par l'inspecteur d'éducation nationale chargé de l'enseignement technique en mission dans le département. |
| 256 | 256 | |
| 257 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi peut se doter de toute autre commission ou groupe de travail nécessaire à son fonctionnement, notamment pour l'application des dispositions de l'article R. 323-62. | |
| 257 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle peut se doter de toute autre commission ou groupe de travail nécessaire à son fonctionnement, notamment pour l'application des dispositions de l'article R. 323-62. | |
| 258 | 258 | |
| 259 | 259 | Les missions, l'organisation, le fonctionnement et la composition de chaque commission sont définis par le comité régional. |
| 260 | 260 | |
| 261 | **Article LEGIARTI000006645442** | |
| 261 | **Article LEGIARTI000006645443** | |
| 262 | 262 | |
| 263 | 263 | Il est institué une section spécialisée prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement pédagogique. |
| 264 | 264 | |
| Article LEGIARTI000006645447 L278→278 | ||
| 278 | 278 | |
| 279 | 279 | La représentation des employeurs est complétée, selon la nature de l'activité de l'établissement dont relèvent les personnels en cause, par un représentant de la ou des chambres des métiers ou par un représentant de la ou des chambres de commerce et d'industrie ou par un représentant de la ou des chambres d'agriculture. |
| 280 | 280 | |
| 281 | **Article LEGIARTI000006645447** | |
| 281 | **Article LEGIARTI000006645448** | |
| 282 | 282 | |
| 283 | Le comité visé à l'article R. 311-4-6 institué auprès de chaque délégué départemental de l'Agence nationale pour l'emploi constitue l'une des commissions du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 283 | Le comité visé à l'article R. 311-4-6 institué auprès de chaque délégué départemental de l'Agence nationale pour l'emploi constitue l'une des commissions du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 284 | 284 | |
| 285 | 285 | ## Chapitre III : Composition et modalités de fonctionnement de la Commission nationale des comptes de la formation professionnelle |
| 286 | 286 | |
| Article LEGIARTI000006645336 L388→388 | ||
| 388 | 388 | |
| 389 | 389 | La commission peut se doter de tous groupes de travail nécessaires à son fonctionnement. |
| 390 | 390 | |
| 391 | ## Section 1 : Attributions, composition et modalités de fonctionnement des comités régionaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 391 | ## Section 1 : Attributions, composition et modalités de fonctionnement des comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 392 | 392 | |
| 393 | **Article LEGIARTI000006645336** | |
| 393 | **Article LEGIARTI000006645337** | |
| 394 | 394 | |
| 395 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, institué par l'article R. 910-14, contribue à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique régionale en ces trois domaines. | |
| 395 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, institué par l'article R. 910-14, contribue à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique régionale en ces trois domaines. | |
| 396 | 396 | |
| 397 | **Article LEGIARTI000006645343** | |
| 397 | **Article LEGIARTI000006645344** | |
| 398 | 398 | |
| 399 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi se compose : | |
| 399 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle se compose : | |
| 400 | 400 | |
| 401 | 401 | 1° Du préfet de région ou de son représentant ; |
| 402 | 402 | |
| Article LEGIARTI000006645349 L430→430 | ||
| 430 | 430 | |
| 431 | 431 | Le comité régional peut associer à ses travaux, en fonction de l'ordre du jour, d'autres personnes choisies en raison de leurs compétences. |
| 432 | 432 | |
| 433 | **Article LEGIARTI000006645349** | |
| 433 | **Article LEGIARTI000006645350** | |
| 434 | 434 | |
| 435 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi se réunit au moins deux fois par an. | |
| 435 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle se réunit au moins deux fois par an. | |
| 436 | 436 | |
| 437 | 437 | Un règlement intérieur, établi par les deux présidents, approuvé par la majorité des membres du comité et arrêté par le préfet de région, précise ses conditions de fonctionnement. |
| 438 | 438 | |
| Article LEGIARTI000006645354 L442→442 | ||
| 442 | 442 | |
| 443 | 443 | A la demande du comité, et selon des moyens et des modalités à définir entre le préfet de région et le président du conseil régional, un secrétariat permanent peut être mis en place. |
| 444 | 444 | |
| 445 | **Article LEGIARTI000006645354** | |
| 445 | **Article LEGIARTI000006645355** | |
| 446 | 446 | |
| 447 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi se dote de toutes commissions ou groupes de travail nécessaires à son fonctionnement, et notamment pour l'application des dispositions de l'article R. 323-62. | |
| 447 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle se dote de toutes commissions ou groupes de travail nécessaires à son fonctionnement, et notamment pour l'application des dispositions de l'article R. 323-62. | |
| 448 | 448 | |
| 449 | 449 | Les missions, l'organisation, le fonctionnement et la composition de chaque commission sont définis par le comité régional. |
| 450 | 450 | |
| 451 | **Article LEGIARTI000006645360** | |
| 451 | **Article LEGIARTI000006645361** | |
| 452 | 452 | |
| 453 | 453 | Un délégué régional à la formation professionnelle est nommé par le ministre chargé de la formation professionnelle après avis du commissaire de la République de région. Le délégué régional exerce ses fonctions sous l'autorité du commissaire de la République au sein du secrétariat général pour les affaires régionales. |
| 454 | 454 | |
| 455 | **Article LEGIARTI000006645382** | |
| 455 | **Article LEGIARTI000006645383** | |
| 456 | 456 | |
| 457 | Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, lieu de concertation régionale des orientations à moyen terme des politiques de l'Etat, de la région et des partenaires sociaux, en matière d'emploi et de formation professionnelle a pour mission de favoriser, en liaison avec le conseil économique et social régional, la mise en oeuvre dans la région d'une politique cohérente d'emploi et de formation professionnelle. A cette fin : | |
| 457 | Le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle, lieu de concertation régionale des orientations à moyen terme des politiques de l'Etat, de la région et des partenaires sociaux, en matière d'emploi et de formation professionnelle a pour mission de favoriser, en liaison avec le conseil économique et social régional, la mise en oeuvre dans la région d'une politique cohérente d'emploi et de formation professionnelle. A cette fin : | |
| 458 | 458 | |
| 459 | 459 | 1\. Il examine la situation et les perspectives de l'emploi pour les diverses branches d'activité et dans les secteurs publics, semi-publics et privés, ainsi que les possibilités régionales en matière d'offre de formation ; |
| 460 | 460 | |
| @@ -472,7 +472,7 @@ Le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et | ||
| 472 | 472 | |
| 473 | 473 | 8\. Il est informé de la mise en oeuvre dans la région des plans et des programmes de l'Union européenne relatifs à l'emploi et à la formation professionnelle. |
| 474 | 474 | |
| 475 | Il est informé des avis émis par les comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi sur le programme régional. | |
| 475 | Il est informé des avis émis par les comités départementaux de l'emploi sur le programme régional. | |
| 476 | 476 | |
| 477 | 477 | Il reçoit également communication des avis ou observations du Comité national de coordination des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle continue, mentionné à l'article 84 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 précitée, qui concernent la région. |
| 478 | 478 | |
| Article LEGIARTI000006645390 L504→504 | ||
| 504 | 504 | |
| 505 | 505 | e) De toute autre question relative à la formation professionnelle relevant de la compétence de la région. |
| 506 | 506 | |
| 507 | **Article LEGIARTI000006645390** | |
| 507 | **Article LEGIARTI000006645391** | |
| 508 | 508 | |
| 509 | Le comité régional visé à l'article R. 311-4-6 institué auprès de chaque délégué régional de l'Agence nationale pour l'emploi constitue l'une des commissions du comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 509 | Le comité régional visé à l'article R. 311-4-6 institué auprès de chaque délégué régional de l'Agence nationale pour l'emploi constitue l'une des commissions du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle. | |
| 510 | 510 | |
| 511 | ## Section 2 : Attributions, composition et fonctionnement des comités départementaux de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 511 | ## Section 2 : Attributions, composition et fonctionnement des comités départementaux de l'emploi. | |
| 512 | 512 | |
| 513 | **Article LEGIARTI000006645367** | |
| 513 | **Article LEGIARTI000006645368** | |
| 514 | 514 | |
| 515 | Sans préjudice des attributions particulières qui lui sont conférées par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, le comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi, institué par l'article L. 910-1, contribue à la mise en oeuvre, dans le département, de la politique de formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi définie au plan régional. | |
| 515 | Sans préjudice des attributions particulières qui lui sont conférées par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, le comité départemental de l'emploi, institué par l'article L. 910-1, contribue à la mise en oeuvre, dans le département, de la politique de formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi définie au plan régional. | |
| 516 | 516 | |
| 517 | **Article LEGIARTI000006645372** | |
| 517 | **Article LEGIARTI000006645373** | |
| 518 | 518 | |
| 519 | 519 | Le comité départemental peut appeler à siéger, à titre consultatif, pour l'examen de certaines questions, les représentants d'autres administrations et organismes intéressés ainsi que toute personne ayant une compétence particulière en la matière. |
| 520 | 520 | |
| Article LEGIARTI000006645394 L522→522 | ||
| 522 | 522 | |
| 523 | 523 | Le comité départemental se dote d'un règlement intérieur, le secrétariat du comité est assuré par les soins du préfet. |
| 524 | 524 | |
| 525 | **Article LEGIARTI000006645394** | |
| 525 | **Article LEGIARTI000006645395** | |
| 526 | 526 | |
| 527 | Le comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi étudie les questions qui lui sont soumises par le comité régional de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi et, le cas échéant, adresse à celui-ci des propositions sur les actions à entreprendre. | |
| 527 | Le comité départemental de l'emploi étudie les questions qui lui sont soumises par le comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle et, le cas échéant, adresse à celui-ci des propositions sur les actions à entreprendre. | |
| 528 | 528 | |
| 529 | 529 | A la demande du comité régional, il est informé des résultats obtenus par les actions de formation professionnelle ayant donné lieu à une aide de l'Etat ou de la région, examine le rapport du délégué départemental de l'Agence nationale pour l'emploi sur l'activité de la délégation départementale de l'Agence nationale pour l'emploi, ainsi que ceux émanant des administrations concernées par la formation professionnelle et l'emploi, et suggère toutes mesures utiles pour assurer l'utilisation des équipements de formation publics ou bénéficiant d'un concours de l'Etat ainsi que leur adaptation aux besoins. |
| 530 | 530 | |
| Article LEGIARTI000006645400 L532→532 | ||
| 532 | 532 | |
| 533 | 533 | Le président du conseil général lui présente chaque année le bilan de ses activités en matière de développement économique local et d'aide à l'insertion sociale et professionnelle. |
| 534 | 534 | |
| 535 | **Article LEGIARTI000006645400** | |
| 535 | **Article LEGIARTI000006645401** | |
| 536 | 536 | |
| 537 | Dans les départements autres que les départements d'outre-mer, le comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi se compose : | |
| 537 | Dans les départements autres que les départements d'outre-mer, le comité départemental de l'emploi se compose : | |
| 538 | 538 | |
| 539 | 539 | 1° Du préfet du département ou de son représentant ; |
| 540 | 540 | |
| Article LEGIARTI000006645404 L574→574 | ||
| 574 | 574 | |
| 575 | 575 | Lorsque le comité départemental traite des questions de formation et d'emploi maritimes, il est assisté d'un représentant des organisations professionnelles maritimes et du directeur départemental des affaires maritimes. |
| 576 | 576 | |
| 577 | **Article LEGIARTI000006645404** | |
| 577 | **Article LEGIARTI000006645405** | |
| 578 | 578 | |
| 579 | Le préfet arrête la composition du comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l'emploi. | |
| 579 | Le préfet arrête la composition du comité départemental de l'emploi. | |
| 580 | 580 | |
| 581 | 581 | La durée du mandat des membres titulaires et, le cas échéant, suppléants est de trois ans. Ce mandat peut être renouvelé. Les membres qui font partie du comité en raison de leurs fonctions administratives ou électives doivent être remplacés à partir du moment où ils cessent d'être investis de ces fonctions. Leur remplacement doit avoir lieu dans les trois mois de la vacance. |
| 582 | 582 | |
| 583 | **Article LEGIARTI000006645410** | |
| 583 | **Article LEGIARTI000006645411** | |
| 584 | 584 | |
| 585 | 585 | Il est institué, au sein du comité, une commission Emploi. Elle examine et donne un avis sur toutes les questions relatives à l'emploi. |
| 586 | 586 | |
| 587 | **Article LEGIARTI000006645414** | |
| 587 | **Article LEGIARTI000006645415** | |
| 588 | 588 | |
| 589 | 589 | La commission Emploi se compose de quinze membres : |
| 590 | 590 | |
| Article LEGIARTI000006645418 L600→600 | ||
| 600 | 600 | |
| 601 | 601 | La commission est présidée par le préfet de département, son secrétariat est assuré par les services de la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle. |
| 602 | 602 | |
| 603 | **Article LEGIARTI000006645418** | |
| 603 | **Article LEGIARTI000006645419** | |
| 604 | 604 | |
| 605 | 605 | Le comité départemental se dote de toutes commissions ou groupes de travail nécessaires à son fonctionnement. La commission constituée en matière d'exonération de taxe d'apprentissage prévue par l'article 2 de la loi n° 71-578 du 16 juillet 1971 est présidée par l'inspecteur de l'éducation nationale, chargé de l'enseignement technique, en mission dans le département. |
| 606 | 606 | |
| Article LEGIARTI000006645422 L610→610 | ||
| 610 | 610 | |
| 611 | 611 | Lorsqu'une commission est créée pour examiner des questions ayant trait à l'apprentissage, elle associe obligatoirement à ses travaux des représentants des chambres consulaires du département et un membre du conseil régional ou son représentant. |
| 612 | 612 | |
| 613 | **Article LEGIARTI000006645422** | |
| 613 | **Article LEGIARTI000006645423** | |
| 614 | 614 | |
| 615 | 615 | La section spécialisée prévue à l'article 16 (alinéa 2) de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 exerce, au nom du comité, les attributions disciplinaires conférées à celui-ci par les lois en vigueur, notamment l'article 72 du code de l'enseignement technique, l'article L. 116-6 et l'article 16 (alinéa 1) de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971. Elle a, dans ce cas, le caractère d'une juridiction administrative et statue à charge d'appel devant le conseil supérieur de l'éducation nationale. |
| 616 | 616 | |