Version du 2006-02-06

N
Nomoscope
6 févr. 2006 b2eadab0560717ab384abbda2d69d20c3fe8a026
Version précédente : 420f8c4d
Résumé IA

Ce changement de référence juridique, passant de l'article R. 434-35 à l'article R. 434-32, actualise le fondement légal du barème indicatif d'invalidité pour les accidents du travail sans modifier les principes de calcul ou les droits des victimes. La correction orthographique du terme « professionnel » assure la conformité textuelle du document, garantissant ainsi une application plus précise des règles d'évaluation des taux d'incapacité permanente. Pour les citoyens, l'impact est nul sur le montant des indemnités ou la procédure de reconnaissance, car le contenu substantiel définissant la consolidation et l'estimation des séquelles reste inchangé.

Informations

Gouvernement
de Villepin

Ce qui a changé 1 fichier +603 -605

Article LEGIARTI000006746102 L1→1
1## Annexe I : Barème indicatif d'invalidité (accidents du travail) (application de l'article R. 434-35)
1## Annexe I : Barème indicatif d'invalidité (accidents du travail) (application de l'article R. 434-32)
22
3**Article LEGIARTI000006746102**
3**Article LEGIARTI000028674637**
44
55**CHAPITRE PRELIMINAIRE**
66
7**I - PRINCIPES GENERAUX**.
7**I - PRINCIPES GENERAUX**.
88
99L'article L. 434-2 du Code de la Sécurité sociale dispose, dans son 1er alinéa, que le taux de l'incapacité permanente est déterminé compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. Le présent barème répond donc à la volonté du législateur. Il ne peut avoir qu'un caractère indicatif. Les taux d'incapacité proposés sont des taux moyens, et le médecin chargé de l'évaluation garde, lorsqu'il se trouve devant un cas dont le caractère lui paraît particulier, l'entière liberté de s'écarter des chiffres du barème ; il doit alors exposer clairement les raisons qui l'y ont conduit.
1010
@@ -26,7 +26,7 @@ L'estimation de l'état général n'inclut pas les infirmités antérieures - qu
2626
27273° L'âge. Cet élément, qui souvent peut rejoindre le précédent, doit être pris en considération sans se référer exclusivement à l'indication tirée de l'état civil, mais en fonction de l'âge organique de l'intéressé. Il convient ici de distinguer les conséquences de l'involution physiologique, de celles résultant d'un état pathologique individualisé. Ces dernières conséquences relèvent de l'état antérieur et doivent être estimées dans le cadre de celui-ci.
2828
29On peut ainsi être amené à majorer le taux théorique affecté à l'infirmité, en raison des obstacles que les conséquences de l'âge apportent à la réadaptation et au reclassement professionel.
29On peut ainsi être amené à majorer le taux théorique affecté à l'infirmité, en raison des obstacles que les conséquences de l'âge apportent à la réadaptation et au reclassement professionnel.
3030
31314° Facultés physiques et mentales. Il devra être tenu compte des possibilités de l'individu et de l'incidence que peuvent avoir sur elles les séquelles constatées. Les chiffres proposés l'étant pour un sujet normal, il y a lieu de majorer le taux moyen du barème, si l'état physique ou mental de l'intéressé paraît devoir être affecté plus fortement par les séquelles que celui d'un individu normal.
3232
Article LEGIARTI000006746105 L34→34
3434
3535Lorsqu'un accident du travail ou une maladie professionnelle paraît avoir des répercussions particulières sur la pratique du métier, et, à plus forte raison, lorsque l'assuré ne paraît pas en mesure de reprendre son activité professionnelle antérieure, le médecin conseil peut demander, en accord avec l'intéressé, des renseignements complémentaires au médecin du travail. La possibilité pour l'assuré de continuer à occuper son poste de travail - au besoin en se réadaptant - ou au contraire, l'obligation d'un changement d'emploi ou de profession et les facultés que peut avoir la victime de se reclasser ou de réapprendre un métier, devront être précisées en particulier du fait de dispositions de la réglementation, comme celles concernant l'aptitude médicale aux divers permis de conduire.
3636
37**II - MODE DE CALCUL DU TAUX MEDICAL**.
37**II - MODE DE CALCUL DU TAUX MEDICAL**.
3838
39Il faut d'abord rappeler que les séquelles d'un accident du travail ne sont pas toujours en rapport avec l'importance de la lésion initiale : des lésions, minimes au départ, peuvent laisser des séquelles considérables, et, à l'inverse, des lésions graves peuvent ne laisser que des séquelles minimes ou même aboutir à la guérison.
39Il faut d'abord rappeler que les séquelles d'un accident du travail ne sont pas toujours en rapport avec l'importance de la lésion initiale : des lésions, minimes au départ, peuvent laisser des séquelles considérables, et, à l'inverse, des lésions graves peuvent ne laisser que des séquelles minimes ou même aboutir à la guérison.
4040
41" La consolidation " est le moment où, à la suite de l'état transitoire que constitue la période des soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent sinon définitif, tel qu'un traitement n'est plus en principe nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation, et qu'il est possible d'apprécier un certain degré d'incapacité permanente consécutive à l'accident, sous réserve de rechutes et de révisions possibles.
41" La consolidation " est le moment où, à la suite de l'état transitoire que constitue la période des soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent sinon définitif, tel qu'un traitement n'est plus en principe nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation, et qu'il est possible d'apprécier un certain degré d'incapacité permanente consécutive à l'accident, sous réserve de rechutes et de révisions possibles.
4242
43La consolidation ne coïncide pas nécessairement avec la reprise d'une activité professionnelle. Dans certains cas, les séquelles peuvent être suffisamment importantes pour empêcher celle-ci, et dans d'autres, le travail peut être repris avec poursuite de soins, pendant un temps plus ou moins long, en attendant que la séquelle prenne ce caractère permanent, qui justifie la consolidation, à condition que la valeur du préjudice en résultant soit définitive.
43La consolidation ne coïncide pas nécessairement avec la reprise d'une activité professionnelle. Dans certains cas, les séquelles peuvent être suffisamment importantes pour empêcher celle-ci, et dans d'autres, le travail peut être repris avec poursuite de soins, pendant un temps plus ou moins long, en attendant que la séquelle prenne ce caractère permanent, qui justifie la consolidation, à condition que la valeur du préjudice en résultant soit définitive.
4444
45L'article L. 433-1 du Code la Sécurité sociale autorise le maintien de l'indemnité journalière en tout ou partie, en cas de reprise d'un travail " léger " susceptible de favoriser la consolidation (ou la guérison) de la blessure.
45L'article L. 433-1 du Code la Sécurité sociale autorise le maintien de l'indemnité journalière en tout ou partie, en cas de reprise d'un travail " léger " susceptible de favoriser la consolidation (ou la guérison) de la blessure.
4646
47La guérison, à l'inverse, ne laisse subsister aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité permanente. Le médecin chargé de l'évaluation ne peut donc pas proposer de taux médical, car il se trouve devant un état de guérison. On peut cependant envisager qu'une maladie d'origine professionnelle oblige à un changement de profession, sans lequel la guérison ne serait pas possible, et qu'alors le préjudice résultant de l'inaptitude entraînée par la maladie en cause, soit réparé.
47La guérison, à l'inverse, ne laisse subsister aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité permanente. Le médecin chargé de l'évaluation ne peut donc pas proposer de taux médical, car il se trouve devant un état de guérison. On peut cependant envisager qu'une maladie d'origine professionnelle oblige à un changement de profession, sans lequel la guérison ne serait pas possible, et qu'alors le préjudice résultant de l'inaptitude entraînée par la maladie en cause, soit réparé.
4848
49Dans ce cas, il appartient au médecin chargé de l'évaluation de bien mettre en évidence dans ses conclusions la nécessité d'un changement d'emploi.
49Dans ce cas, il appartient au médecin chargé de l'évaluation de bien mettre en évidence dans ses conclusions la nécessité d'un changement d'emploi.
5050
511\. Séquelles résultant de lésions isolées.
511\. Séquelles résultant de lésions isolées.
5252
53Ces séquelles seront appréciées en partant du taux moyen proposé par le barème, éventuellement modifié par des estimations en plus ou en moins résultant de l'état général, de l'âge, ainsi que des facultés physiques et mentales, comme il a été exposé ci-dessus.
53Ces séquelles seront appréciées en partant du taux moyen proposé par le barème, éventuellement modifié par des estimations en plus ou en moins résultant de l'état général, de l'âge, ainsi que des facultés physiques et mentales, comme il a été exposé ci-dessus.
5454
552\. Infirmités multiples résultant d'un même accident.
552\. Infirmités multiples résultant d'un même accident.
5656
57On appelle infirmités multiples, celles qui intéressent des membres ou des organes différents.
57On appelle infirmités multiples, celles qui intéressent des membres ou des organes différents.
5858
59Lorsque les lésions portant sur des membres différents intéressent une même fonction, les taux estimés doivent s'ajouter, sauf cas expressément précisés au barème.
59Lorsque les lésions portant sur des membres différents intéressent une même fonction, les taux estimés doivent s'ajouter, sauf cas expressément précisés au barème.
6060
61Pour des infirmités multiples ne portant pas sur une même fonction, il y a lieu d'estimer en premier, l'une des incapacités. Le taux ainsi fixé sera retranché de 100 (qui représente la capacité totale) : on obtiendra ainsi la capacité restante. Sauf cas particulier prévu au barème, l'infirmité suivante sera estimée elle-même, puis rapportée à la capacité restante. On obtiendra ainsi le taux correspondant à la deuxième séquelle : l'incapacité globale résultera de la somme des deux taux, ainsi calculés. Celle-ci sera la même quel que soit l'ordre de prise en compte des infirmités.
61Pour des infirmités multiples ne portant pas sur une même fonction, il y a lieu d'estimer en premier, l'une des incapacités. Le taux ainsi fixé sera retranché de 100 (qui représente la capacité totale) : on obtiendra ainsi la capacité restante. Sauf cas particulier prévu au barème, l'infirmité suivante sera estimée elle-même, puis rapportée à la capacité restante. On obtiendra ainsi le taux correspondant à la deuxième séquelle : l'incapacité globale résultera de la somme des deux taux, ainsi calculés. Celle-ci sera la même quel que soit l'ordre de prise en compte des infirmités.
6262
63Exemple. - Une lésion " A " entraîne une incapacité de 40 %. La capacité restante est donc de 60 %.
63Exemple. - Une lésion " A " entraîne une incapacité de 40 %. La capacité restante est donc de 60 %.
6464
65Une lésion " B ", consécutive au même accident, entraîne une incapacité chiffrable, selon le barème, à 20 %. L'incapacité due pour cette deuxième lésion sera : 20 % de 60 % de capacité restante, soit 12 %.
65Une lésion " B ", consécutive au même accident, entraîne une incapacité chiffrable, selon le barème, à 20 %. L'incapacité due pour cette deuxième lésion sera : 20 % de 60 % de capacité restante, soit 12 %.
6666
67L'incapacité globale sera donc : 40 % plus 12 % égale 52 %, et ainsi de suite ...
67L'incapacité globale sera donc : 40 % plus 12 % égale 52 %, et ainsi de suite ...
6868
69Dans le cas d'une troisième lésion, pour l'exemple choisi, la capacité restante serait de 48 %.
69Dans le cas d'une troisième lésion, pour l'exemple choisi, la capacité restante serait de 48 %.
7070
71Cette façon de calculer l'incapacité globale résultant de lésions multiples ne garde bien entendu qu'un caractère indicatif. Le médecin chargé de l'évaluation peut toujours y apporter des modifications ou adopter un autre mode de calcul à condition de justifier son estimation.
71Cette façon de calculer l'incapacité globale résultant de lésions multiples ne garde bien entendu qu'un caractère indicatif. Le médecin chargé de l'évaluation peut toujours y apporter des modifications ou adopter un autre mode de calcul à condition de justifier son estimation.
7272
733\. Infirmités antérieures.
733\. Infirmités antérieures.
7474
75L'estimation médicale de l'incapacité doit faire la part de ce qui revient à l'état antérieur, et de ce qui revient à l'accident. Les séquelles rattachables à ce dernier sont seules en principe indemnisables. Mais il peut se produire des actions réciproques qui doivent faire l'objet d'une estimation particulière.
75L'estimation médicale de l'incapacité doit faire la part de ce qui revient à l'état antérieur, et de ce qui revient à l'accident. Les séquelles rattachables à ce dernier sont seules en principe indemnisables. Mais il peut se produire des actions réciproques qui doivent faire l'objet d'une estimation particulière.
7676
77a. Il peut arriver qu'un état pathologique antérieur absolument muet soit révélé à l'occasion de l'accident de travail ou de la maladie professionnelle mais qu'il ne soit pas aggravé par les séquelles. Il n'y a aucune raison d'en tenir compte dans l'estimation du taux d'incapacité.
77a. Il peut arriver qu'un état pathologique antérieur absolument muet soit révélé à l'occasion de l'accident de travail ou de la maladie professionnelle mais qu'il ne soit pas aggravé par les séquelles. Il n'y a aucune raison d'en tenir compte dans l'estimation du taux d'incapacité.
7878
79b. L'accident ou la maladie professionnelle peut révéler un état pathologique antérieur et l'aggraver. Il convient alors d'indemniser totalement l'aggravation résultant du traumatisme.
79b. L'accident ou la maladie professionnelle peut révéler un état pathologique antérieur et l'aggraver. Il convient alors d'indemniser totalement l'aggravation résultant du traumatisme.
8080
81c. Un état pathologique antérieur connu avant l'accident se trouve aggravé par celui-ci. Etant donné que cet état était connu, il est possible d'en faire l'estimation. L'aggravation indemnisable résultant de l'accident ou de la maladie professionnelle sera évaluée en fonction des séquelles présentées qui peuvent être beaucoup plus importantes que celles survenant chez un sujet sain. Un équilibre physiologique précaire, compatible avec une activité donnée, peut se trouver détruit par l'accident ou la maladie professionnelle.
81c. Un état pathologique antérieur connu avant l'accident se trouve aggravé par celui-ci. Etant donné que cet état était connu, il est possible d'en faire l'estimation. L'aggravation indemnisable résultant de l'accident ou de la maladie professionnelle sera évaluée en fonction des séquelles présentées qui peuvent être beaucoup plus importantes que celles survenant chez un sujet sain. Un équilibre physiologique précaire, compatible avec une activité donnée, peut se trouver détruit par l'accident ou la maladie professionnelle.
8282
83Dans certains cas où la lésion atteint le membre ou l'organe, homologue au membre ou à l'organe lésé ou détruit antérieurement, l'incapacité est en général supérieure à celle d'un sujet ayant un membre ou un organe opposé sain, sans état antérieur. A l'extrême, il peut y avoir perte totale de la capacité de travail de l'intéressé : c'est le cas, par exemple, du borgne qui perd son deuxième oeil, et du manchot qui sera privé du bras restant.
83Dans certains cas où la lésion atteint le membre ou l'organe, homologue au membre ou à l'organe lésé ou détruit antérieurement, l'incapacité est en général supérieure à celle d'un sujet ayant un membre ou un organe opposé sain, sans état antérieur. A l'extrême, il peut y avoir perte totale de la capacité de travail de l'intéressé : c'est le cas, par exemple, du borgne qui perd son deuxième oeil, et du manchot qui sera privé du bras restant.
8484
85Afin d'évaluer équitablement l'incapacité permanente dont reste atteinte la victime présentant un état pathologique antérieur, le médecin devra se poser trois questions :
85Afin d'évaluer équitablement l'incapacité permanente dont reste atteinte la victime présentant un état pathologique antérieur, le médecin devra se poser trois questions :
8686
871° L'accident a-t-il été sans influence sur l'état antérieur ?
871° L'accident a-t-il été sans influence sur l'état antérieur ?
8888
892° Les conséquences de l'accident sont-elles plus graves du fait de l'état antérieur ?
892° Les conséquences de l'accident sont-elles plus graves du fait de l'état antérieur ?
9090
913° L'accident a-t-il aggravé l'état antérieur ?
913° L'accident a-t-il aggravé l'état antérieur ?
9292
93Pour le calcul de cette incapacité finale, il n'y a pas lieu, d'une manière générale, de faire application de la formule de Gabrielli. Toutefois, la formule peut être, dans certains cas, un moyen commode de déterminer le taux d'incapacité et l'expert pourra l'utiliser si elle lui paraît constituer le moyen d'appréciation le plus fiable.
93Pour le calcul de cette incapacité finale, il n'y a pas lieu, d'une manière générale, de faire application de la formule de Gabrielli. Toutefois, la formule peut être, dans certains cas, un moyen commode de déterminer le taux d'incapacité et l'expert pourra l'utiliser si elle lui paraît constituer le moyen d'appréciation le plus fiable.
9494
95**III - REVISIONS**.
95**III - REVISIONS**.
9696
97Hormis les cas où les séquelles présentent d'emblée un caractère définitif, l'état de la victime est susceptible de subir, en aggravation ou en amélioration, une évolution spontanée ou du fait du résultat du traitement soit médical, soit chirurgical ou de l'appareillage.
97Hormis les cas où les séquelles présentent d'emblée un caractère définitif, l'état de la victime est susceptible de subir, en aggravation ou en amélioration, une évolution spontanée ou du fait du résultat du traitement soit médical, soit chirurgical ou de l'appareillage.
9898
99Il peut être alors indiqué de procéder à des révisions périodiques prévues par le Code de la Sécurité sociale (Art. L. 443-1). Dans les deux premières années qui suivent la date de consolidation ou de guérison apparente, la Caisse peut faire procéder à tout moment à une nouvelle fixation des réparations. Au-delà, l'intervalle séparant deux révisions doit être d'au moins un an, sauf accord entre les parties intéressées (art. R. 443-4 et R. 443-5).
99Il peut être alors indiqué de procéder à des révisions périodiques prévues par le Code de la Sécurité sociale (Art. L. 443-1). Dans les deux premières années qui suivent la date de consolidation ou de guérison apparente, la Caisse peut faire procéder à tout moment à une nouvelle fixation des réparations. Au-delà, l'intervalle séparant deux révisions doit être d'au moins un an, sauf accord entre les parties intéressées (art. R. 443-4 et R. 443-5).
100100
101Pour l'estimation du nouveau taux, on se référera au taux fixé lors de l'examen précédent, et on modifiera ce taux dans la mesure où les sequelles elles-mêmes auront évolué de façon tangible.
101Pour l'estimation du nouveau taux, on se référera au taux fixé lors de l'examen précédent, et on modifiera ce taux dans la mesure où les sequelles elles-mêmes auront évolué de façon tangible.
102102
103103Le décès de la victime par suite des conséquences de l'accident entraîne une nouvelle fixation des réparations allouées à ses ayants droit éventuels ; elles sont sans relation avec le taux du barème (articles L. 434-7 et suivants).
104104
105**Article LEGIARTI000006746105**
105**Article LEGIARTI000028674958**
106106
107107**1 - MEMBRE SUPERIEUR**.
108108
Article LEGIARTI000006746117 L494→494
494494
495495\- Fistule persistante avec déformation osseuse 10 à 25
496496
497**Article LEGIARTI000006746117**
497**Article LEGIARTI000028675068**
498498
4994992 - MEMBRE INFERIEUR.
500500
Article LEGIARTI000006746136 L846→846
846846
847847Se reporter au chapitre 3 : " Rachis ".
848848
849**Article LEGIARTI000006746136**
849**Article LEGIARTI000028675158**
850850
8518513 - RACHIS
852852
Article LEGIARTI000006746141 L910→910
910910
911911Dans certains cas rares, un traumatisme peut déclencher ultérieurement une arthrose vertébrale localisée. Par ailleurs, le traumatisme peut aggraver une arthrose vertébrale préexistante. Il y a lieu, dans le cas où la relation du traumatisme et de l'arthrose est démontrée, d'évaluer le taux en raison des séquelles fonctionnelles et douloureuses.
912912
913**Article LEGIARTI000006746141**
913**Article LEGIARTI000028675245**
914914
9159154 - CRÂNE ET SYSTEME NERVEUX
916916
Article LEGIARTI000006746162 L1548→1548
15481548
15491549\- Forme avec troubles neurologiques (voir chapitre correspondant).
15501550
1551**Article LEGIARTI000006746162**
1551**Article LEGIARTI000028675265**
15521552
155315535 - OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE
15541554
Article LEGIARTI000006746199 L1810→1810
18101810
18111811\- Sténose très serrée entraînant une surdité : il y a lieu de calculer la perte auditive, compte tenu des possibilités d'audioprothèse.
18121812
1813**Article LEGIARTI000006746199**
1813**Article LEGIARTI000028675462**
18141814
18157 - STOMATOLOGIE
1816
1817LESIONS MAXILLO-FACIALES
18156 OPHTALMOLOGIE
18181816
18197.1 FACE.
18176.1 - ALTÉRATION DE LA FONCTION VISUELLE
18201818
1821En dehors de la fonction elle-même, le médecin expert pourra avoir à tenir compte des défigurations entraînées par les cicatrices. Dans ce cas, il se reportera au chapitre " Téguments ".
1819Il y a lieu de tenir compte :
1820\- Des troubles de la vision centrale de loin ou de près (vision de précision) ;
1821\- Des troubles de la vision périphérique (vision de sécurité) ;
1822\- Des troubles de la vision binoculaire ;
1823\- Des troubles du sens chromatique et du sens lumineux ;
1824\- Et des nécessités de la profession exercée.
18221825
1823Le taux résultant des lésions sera estimé en fonction des pertes de dents (évaluées à part), de l'état de l'articulé dentaire et de la possibilité d'une prothèse susceptible de rétablir un coefficient de mastication suffisant.
18266.1.1 - CÉCITÉ
18241827
1825Le coefficient de mastication se calcule en attribuant aux dents un coefficient particulier : 1 pour une incisive, 2 pour une canine, 3 pour une prémolaire, 5 pour une molaire, et en faisant le total des dents existantes ayant une homologue sur la mâchoire opposée.
1828Cécité complète.
18261829
18277.2 MAXILLAIRE (MAXILLAIRE SUPERIEUR).
1830Sont atteints de cécité complète, ceux dont la vision est abolie (V égal 0), au sens absolu du terme, avec abolition de la perception de la lumière.
18281831
18297.2.1. Mobilité d'une partie importante du maxillaire supérieur avec mastication difficile, le déficit dentaire étant estimé en sus 30 à 40
1832Quasi-cécité.
18301833
18317.2.2. Mobilité d'un petit fragment du maxillaire supérieur (ablation en général) 10 à 30
1834Sont considérés comme atteints de quasi-cécité, ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure à 1/20 d'un œil, celle de l'autre étant inférieure à 1/20 avec déficience des champs visuels périphériques lorsque le champ visuel n'excède pas 20° dans le secteur le plus étendu.
18321835
18337.2.3. Enfoncement et bascule postérieure (faux prognathisme). Troubles sérieux de l'articulé dentaire, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse et défiguration 15 à 40
1836Cécité professionnelle.
18341837
18357.2.4. Trouble léger de l'articulé dentaire par consolidation vicieuse d'une fracture du maxillaire supérieur 5 à 15
1838Les exigences visuelles requises par les professions sont tellement variables (l'horloger ne peut être comparé au docker), qu'il faudrait en tenir le plus grand compte dans l'évaluation du dommage, selon les activités qui demeurent possibles.
18361839
18377.2.5. Enfoncement du malaire :
1840Est considéré comme atteint de cécité professionnelle celui dont l'œil le meilleur a une acuité égale au plus à 1/20 avec un rétrécissement du champ visuel inférieur à 20° dans son secteur le plus étendu.
18381841
1839apprécié en raison de la défiguration et des phénomènes nerveux 5 à 15
1842\- Cécité complète (avec attribution de la tierce personne) 100
18401843
1841En cas de troubles oculaires, ceux-ci devront être évalués par un ophtalmologiste.
1844\- Quasi-cécité 100
18421845
18437.2.6. Perte de substance de la voûte palatine, respectant l'arcade dentaire et permettant une prothèse 5 à 10
1846\- Cécité professionnelle 100
18441847
18457.2.7. Perte de substance du voile du palais (non opéré), entraînant des troubles de la parole et de la déglutition 15 à 30
18486.1.2 - SCOTOME CENTRAL BILATÉRAL
18461849
18477.2.8. Perte de substance partielle du maxillaire ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20
1850Avec conservation des champs visuels périphériques selon la profession 50 à 90.
18481851
1849Les pertes de substance permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents.
18526.1.3 - PERTE COMPLÈTE DE LA VISION D'UN OEIL (l'autre étant normal)
18501853
18517.3 MANDIBULE (MAXILLAIRE INFERIEUR).
1854Est perdu, l'oeil dont la vision est complètement abolie. Est considéré comme perdu, celui dont la vision est inférieure à 1/20, avec déficience du champ visuel périphérique (perte de la vision professionnelle d'un œil). Il faut distinguer les cas de perte de la vision sans lésion apparente, des cas de mutilation (énucléation, etc.), ou de difformités apparentes (staphylomes étendus, etc.).
18521855
1853\- Consolidation vicieuse avec troubles de l'articulé dentaire, non compris une défiguration éventuelle permettant une prothèse 5 à 15
1856\- Perte de la vision d'un œil, sans difformité apparente 30
18541857
1855\- Consolidation vicieuse avec troubles graves pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse 15 à 40
1858\- Ablation ou altération du globe avec possibilité de prothèse 33
18561859
1857\- Perte de substance et pseudarthrose avec gêne de la mastication ou impossibilité de prothèse, selon son siège et son degré de mobilité 5 à 40
1860\- Sans prothèse possible 40
18581861
1859\- Perte de substance partielle de la mandibule, sans interruption la continuité osseuse, et ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20
1862Taux auquel s'ajoute éventuellement un taux pour défiguration importante (voir "Téguments").
18601863
1861\- Les pertes partielles permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents.
18646.1.4 - SCOTOME CENTRAL UNILATÉRAL
18621865
18637.4 CONSTRICTION DES MACHOIRES.
18641866
1867\- Sans perte du champ visuel périphérique 15 à 18
18651868
1866L'ouverture de la bouche est considérée comme gênante en-dessous de 3 cm entre les arcades. Pour apprécier le degré d'incapacité, on mesurera soigneusement la distance séparant les incisives, quelle que soit la cause de la constriction.
1869\- Avec perte du champ visuel périphérique 30
18671870
1868\- Écartement inférieur à 10 mm 20 à 50
18716.1.5 - DIMINUTION DE LA VISION DES DEUX YEUX
18691872
1870\- Écartement inférieur à 20 mm, mais supérieur à 10 cm 10 à 20
1873Le degré de vision sera estimé, en tenant compte de la correction optique supportable en vision binoculaire par les verres. On utilisera l'échelle optométrique décimale dite de Monoyer, en vision éloignée, et, en vision rapprochée, l'échelle de Parinaud.
18711874
1872\- Écartement supérieur à 20 mm 5 à 10.
1875Dans les examens fonctionnels, le spécialiste devra toujours recourir aux procédés habituels de contrôle.
18731876
18747.5 LUXATION TEMPORO-MAXILLAIRE.
18776.1.6 - VISION PÉRIPHÉRIQUE - CHAMP VISUEL
18751878
1876\- Irréductible avec ouverture permanente de la bouche 10 à 50
1879a) Lacune unilatérale du champ visuel.
18771880
1878\- Récidivante 5 à 10
1881\- Déficit en îlot (localisation centrale ou périphérique, temporale ou nasale, supérieure ou inférieure) 5 à 15
18791882
1880\- Syndrome de Costen (craquements, douleurs contro-latérales, difficulté d'ouverture, latéro-déviation possible) 2 à 15.
1883\- Rétrécissement sensiblement concentrique du champ visuel (taux à ajouter à celui de l'acuité visuelle centrale) :
18811884
18827.6 LANGUE.
1885A 30° :
18831886
1887\- Un seul œil 3 à 5
18841888
1885\- Amputation partielle entraînant gêne à la mastication et à la déglutition 10 à 20
1889\- Les deux yeux 5 à 20
18861890
1887\- Amputation étendue avec troubles plus accusés 20 à 75
1891Moins de 10° :
18881892
1889\- Amputation totale 80
1893\- Un seul œil 10 à 15
18901894
1891\- Paralysie de la langue :
1895\- Les deux yeux 70 à 80
18921896
1893\- Incomplète 5 à 15
1897b) Scotomes centraux (voir supra).
18941898
1895\- Complète 50
1899Le taux se confond avec celui attribué pour la baisse de la vision
18961900
18977.7 FISTULE SALIVAIRE.
1901\- Un œil (suivant le degré de vision) 15 à 20
18981902
1899\- A la peau 20
1903\- Les deux yeux (suivant le degré de vision) 50 à 90
19001904
19017.8 NEVRALGIES.
1905c) Hémianopsie.
19021906
1903Névralgies du sous-orbitaire, du mentonnier, etc. ; se reporter aux " Nerfs crâniens ".
1907Hémianopsie avec conservation de la vision centrale :
19041908
19057.9 DENTS.
1909\- Homonyme droite ou gauche 30 à 35
19061910
1911\- Hétéronyme binasale 15 à 20
19071912
1908Perte de dents : les taux proposés ci-dessous sont ceux correspondant à la perte de dents, sans possibilité de prothèse.
1913\- Hétéronyme bitemporale 40 à 80
19091914
1910\- Perte d'une dent, quelle qu'elle soit 1,50
1915\- Horizontale supérieure 10 à 15
19111916
1912\- Perte de toutes les dents, sans possibilité d'appareillage 4
1917\- Horizontale inférieure 30 à 50
19131918
1914En cas de possibilité d'appareillage, les taux seront diminués, compte tenu de la qualité du mode de restauration :
1919Les quadranopsies peuvent être évaluées en assignant à chaque quadrant une valeur de :
19151920
1916Prothèse fixe, réduction de 75 % ;
1921[cliché non reproduit] - Scotomes paracentraux hémianopsiques :
19171922
1918Prothèse mobile, réduction de 50 %.
1923quoique respectant la vision centrale qu'ils affleurent par leur limite, ils peuvent être très gênants lorsqu'ils ont la forme :
19191924
1920\- Perte de toutes les dents, correctement appareillées :
1925\- D'un scotome paracentral bitemporal 10 à 15
19211926
1922par une prothèse fixe 10,5
1927\- D'un scotome hémianopsique latéral droit qui entrave la lecture 10 à 30
19231928
1924par une prothèse mobile 21
1929Hémianopsie avec perte de la vision centrale : unie ou bilatérale (ajouter à ces taux celui indiqué par le tableau ci-après sans que le total puisse dépasser 100 %).
19251930
1926Perte de substance osseuse accompagnant la perte d'une ou plusieurs dents : le taux retenu sera augmenté de 10 à 20 %, selon l'importance de la perte de substance.
19316.1.7 - VISION BINOCULAIRE
19271932
1928\- Perte de vitalité d'une ou plusieurs dents : par dent 0,50.
1933Le déséquilibre de la fonction qui permet aux deux yeux de fixer le même objet entraîne une diplopie persistante non améliorée par le traitement 5
19291934
19307.10 PHARYNX.
1935TABLEAU GÉNÉRAL D'ÉVALUATION
19311936
1932\- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35.
1937Le tableau ci-après est applicable, qu'il s'agisse de la blessure d'un seul œil ou des deux yeux. Le taux sera évalué après correction ; il ne s'appliquera pas aux scotomes centraux avec conservation du champ visuel périphérique.
19331938
19347.11 CICATRICES DU VISAGE, DES LÈVRES ET DE LA MUQUEUSE BUCCALE.
1939La vision d'un œil est indiquée par une colonne horizontale, la vision de l'autre, par une colonne verticale. Le point de rencontre donne le taux médical d'incapacité.
19351940
1936Voir chapitre 15 : " Téguments ".
1941
1942Degré de vision| 9/10| 8/10| 7/10| 6/10| 5/10| 4/10| 3/10| 2/10| 1/10| 1/20 et moinsde 1/20| Énucléation
1943---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---
19449/10| 0| 0| 0| 1| 2| 4| 8| 15| 19| 30| 33
19458/10| 0| 0| 1| 2| 4| 5| 12| 17| 21| 30| 33
19467/10| 0| 1| 3| 4| 6| 7| 14| 19| 22| 32| 35
19476/10| 1| 2| 4| 6| 8| 9| 18| 21| 24| 35| 40
19485/10| 2| 4| 6| 8| 10| 11| 20| 23| 26| 40| 45
19494/10| 4| 5| 7| 9| 11| 13| 22| 25| 30| 45| 50
19503/10| 8| 12| 14| 18| 20| 22| 25| 35| 45| 55| 60
19512/10| 15| 17| 19| 21| 23| 25| 35| 50| 60| 75| 80
19521/10| 19| 21| 22| 24| 26| 30| 45| 60| 80| 90| 95
19531/20 et - de 1/20| 30| 30| 32| 35| 40| 45| 55| 75| 90| 100| 100
1954Enucléation| 33| 33| 35| 40| 45| 50| 60| 80| 95| 100| 100
1955
1956
1957Tous ces taux pourraient être diminués, en raison de la conservation du champ visuel périphérique, cette diminution ne pouvant dépasser 20 %.
19371958
1938**Article LEGIARTI000006746210**
19596.1.8 - TROUBLES DU SENS CHROMATIQUE ET DU SENS LUMINEUX
19391960
19408 - APPAREIL DIGESTIF
1961Ces troubles, dont l'origine traumatique isolée est très rare, sont des symptômes de lésion de l'appareil nerveux sensoriel ; ils entrent en ligne de compte dans l'appréciation de l'incapacité due à ces lésions.
19411962
19428.1 BOUCHE ET PHARYNX.
19636.1.9 - CAS PARTICULIERS
19431964
1944Se reporter à " Stomatologie ; lésions maxillo-faciales ".
19656.1.9.1 - Tales de cornée
19451966
19468.2 OESOPHAGE.
1967L'évaluation est faite d'après le tableau d'évaluation de l'acuité visuelle, mais elle sera minorée en fonction de la conservation du champ visuel périphérique (voir supra).
19471968
1948L'oesophage n'est qu'exceptionnellement intéressé par un traumatisme extérieur.
19696.1.9.2 - Tale centrale
19491970
1950On rencontre des cas de sténose cicatricielle consécutive à l'ingestion d'un liquide caustique. Ces sténoses devront être vérifiées par radiographie et au besoin par oesophagoscopie.
1971La vision diminue lorsque la pupille se rétrécit : (travail en pleine lumière, travail de près).
19511972
1952L'évaluation tiendra compte du degré de la sténose ayant éventuellement imposé une gastrostomie et son retentissement sur l'état général.
1973En cas de photophobie entraînant l'éblouissement de l'autre œil, il sera ajouté un taux de 5 %.
19531974
1954Plusieurs examens successifs et assez espacés pourront être utiles pour apprécier les effets du traitement par dilatation et l'accommodation souvent considérable à la gastrostomie.
1975Paralysie de l'accomodation et du sphincter irien. - Ophtalmoplégie interne unilatérale 10
19551976
1956L'estimation de l'incapacité se fera d'après la dysphagie, les douleurs, les vomissements pouvant exister. Il importe également de prendre en considération le retentissement sur l'état psychique.
1977\- Bilatérale 20
19571978
1958\- Trouble léger avec dysphagie intermittente sans sténose avec dyskinésie 10
1979\- Mydriase existant seule et déterminant des troubles fonctionnels :
19591980
1960\- Séquelles avec sténose organique partielle nécessitant des traitements prolongés 30 à 50
1981\- Unilatérale 5
19611982
1962\- Sténose totale s'opposant à l'alimentation orale 80
1983\- Bilatérale 10
19631984
19648.3 ESTOMAC-DUODENUM.
19856.1.10 - CATARACTES
19651986
1966Ce seront souvent les séquelles de lésions traumatiques, de stress ou iatrogène ; elles sont souvent des séquelles chirurgicales.
19876.1.10.1 - Unilatérales
19671988
1968\- Troubles légers 10
1989Non opérées ou inopérables : le taux d'incapacité sera fixé d'après le degré de vision.
19691990
1970\- Troubles moyens 20 à 30
1991Opérées ou résorbées : si la vision, après correction, est égale ou inférieure à celle de l'oeil non cataracté, ajouter, en raison de l'impossibilité de fusion des images et de la nécessité de porter un verre, 10 %, sans que le taux médical puisse dépasser 20 %.
19711992
1972\- Troubles graves 50 à 70
1993Exemple :
19731994
19748.4 INTESTIN GRÊLE (JEJUNUM, ILEON).
1995V.O.D. sain : 10/10
19751996
1976Très souvent, il s'agit d'une atteinte directe, avec contusion ou rupture, désinsertion mésentérique ; cela peut être la révélation ou l'aggravation d'un état antérieur : angiopathie, angiomatose, maladie de Crohn, jéjuno iléite, assez souvent ce sont des séquelles post-opératoires.
1997V.O.G. opéré : 5/10 plus d
19771998
1978\- Troubles légers 10
1999égal 10 plus 2 égal 12
19792000
1980\- Troubles moyens, avec nécessité d'une diététique particulière 20 à 30
2001Ou encore :
19812002
1982\- Troubles graves : troubles de l'absorption avec diarrhée, nécessité de bilan d'hépatologie, d'études des selles et du transit répétés 50 à 70
2003V.O.G. opéré : 1/10 égal 15 plus 19
19832004
1984\- Fistule du grêle (duodénum, jéjunum, iléon). Le retentissement général et digestif est à apprécier selon le barème ci-dessus.
200510/10
19852006
1986\- Assujettissement propre de la fistule 25
2007égal 29 % à ramener à 20 %"
19872008
19888.5 COLON.
2009Si la vision de l'oeil non cataracté est plus mauvaise ou nulle, se reporter au tableau en donnant la meilleure correction optique à l'œil aphake, et en ajoutant 10 % pour l'obligation de porter des verres spéciaux et pour perte d'accommodation.
19892010
1990Résultant d'une atteinte directe ou d'une aggravation d'un état antérieur (diverticulose, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, etc.).
2011Exemple :
19912012
1992Les séquelles sont caractérisées par des troubles du transit, du météorisme et une alternance de constipation et de diarrhée, un écoulement (glaires), des éléments hémorragiques, des poussées douloureuses. Il existe un problème de diététique, un retentissement sur l'état général et sur la capacité de travail. Un bilan biologique et un transit sont indispensables fréquemment.
2013œil opéré : 10/10 plus 10 d
19932014
1994\- Troubles légers 10
2015œil non opéré : 1/10
19952016
1996\- Troubles moyens 20 à 30
2017égal 10 plus 19 égal 20.
19972018
1998\- Troubles graves 50 à 70
20196.1.10.2 - Bilatérales (opérées ou résorbées)
19992020
2000\- Fistule stercorale intermittente 25
2021L'aphakie bilatérale comporte une incapacité de base de 20 %, à laquelle on ajoutera le taux d'incapacité correspondant à la diminution de la vision centrale, sans que le taux puisse dépasser 100 %.
20012022
2002\- Anus contre-nature 60
2023Exemple :
20032024
2004\- En cas d'addition à d'autres troubles 10 à 30
2025O.D. aphake - 7/10
20052026
20068.6 RECTUM ET ANUS.
2027O.G. aphake - 7/10
20072028
2008Les lésions sont en général occasionnées par un empalement ou un éclatement par air comprimé.
202920 plus 3 égal 23 %
20092030
2010On tiendra compte de la rectite, de la colostomie éventuelle (voir plus haut), de la sténose rectale, de l'incontinence anale, y compris les séquelles de l'opération de Babcock, prolapsus, retentissement génital (surtout chez l'homme).
2031O.D. aphake - 3/10
20112032
2012\- Troubles légers 10
2033O.G. aphake - 5/10
20132034
2014\- Troubles moyens 30 à 50
203520 plus 20 égal 40 %
20152036
2016\- Troubles graves 50 à 70
2037O.D. aphake - 1/10
20172038
2018Fistules anales :
2039O.G. aphake - 1/10
20192040
2020\- Fistule intrasphinctérienne sous-cutanée 5
204120 plus 80 égal 100 %
20212042
2022\- Fistule trans ou extrasphinctérienne à trajet simple avec incident évolutif mineur et rare 10 à 15
20436.1.11 - CAS DIVERS
20232044
2024\- Fistule complexe avec nombreux accidents évolutifs 20 à 30
2045Les hypertonies oculaires, les luxations du cristallin, les hémorragies intraoculaires, les troubles du vitré, les altérations de la rétine, seront évalués selon le degré de vision.
20252046
20268.7 PAROI ABDOMINALE.
2047L'imputabilité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve de l'existence de l'affection avant l'accident évoqué (se reporter au préambule : "Infirmités antérieures").
20272048
2028\- Cicatrices vicieuses ou cheloïdes (imposant une protection au cours du travail) 5 à 10
2049Les éléments d'appréciation utiles seront :
20292050
2030\- Rupture isolée du grand droit 10
2051\- Pour le glaucome : aspect de l'angle irido-cornéen, sensibilité à la dexaméthasone, notion de glaucome familial.
20312052
20328.8 HERNIES.
2053\- Pour le décollement de rétine : lésions myopiques ou dégénératives.
20332054
2055\- Pour les déplacements du cristallin : fragilité zonulaire, ectopie de la lentille.
20342056
2035\- Hernie peu volumineuse, non douloureuse, non scrotale, facilement réductible 5
2057\- Pour les hémorragies intraoculaires : lésions vasculaires artérielles, veineuses, capillaires, altérations sanguines.
20362058
2037\- Hernie scrotale plus ou moins réductible 8
20596.2 - ANNEXES DE L'OEIL
20382060
2039\- Hernie volumineuse, douloureuse, difficilement réductible, ou irréductible 20
20616.2.1 - ORBITE
20402062
2041\- Hernie bilatérale, selon caractère, taux maximum 25
2063\- Nerfs moteurs : paralysie d'un ou plusieurs nerfs oculo-moteurs (voir "Diplopie"). En cas de paralysie consécutive à une affection système nerveux central, se reporter à l'affection causale.
20422064
2043Eventration :
2065\- Nerfs sensitifs : névrites, névralgies très douloureuses, en particuliers douleurs glaucomateuses, lésions du nerf trijumeau (symptôme neuro-paralytique, y compris les troubles de la sécrétion lacrymale, ou sa perte) à ajouter au trouble visuel 10 à 20
20442066
2045\- Petite 5
2067\- altérations vasculaires : (anévrisme, etc.) ; indemniser les troubles fonctionnels (voir barème spécial).
20462068
2047\- Moyenne 15
20696.2.2 - PAUPIÈRES
20482070
2049\- Grande 30 à 40
20502071
2051Hernies diaphragmatiques :
2072\- Déviation des bords palpéraux (entropion, trichiasis, ectropion, cicatrices vicieuses, symblépharon, ankyloblépharon), suivant étendue ; ajouter à la diminution de la vision et à la défiguration éventuelle 5 à 10
20522073
2053L'estimation se fera d'après les troubles digestifs, respiratoires et généraux présentés par la victime :
2074\- Ptosis ou blépharospasme non volontaire : taux fondé sur le degré de vision et suivant que, en position primaire (regard horizontal de face), la pupille est plus ou moins découverte :
20542075
2055\- Troubles modérés 10 à 20
2076\- Un œil 5 à 15
20562077
2057\- Troubles importants 20 à 40
2078\- Les deux yeux 20 à 40
20582079
20598.9 FONCTION HEPATO-BILIAIRE.
2080\- Lagophtalmie cicatricielle ou paralytique ; ajouter aux troubles visuels 10 % pour un œil.
20602081
2061Les traumatismes du foie ne lèsent pas habituellement les fonctions hépathiques.
2082\- Voies lacrymales : larmoiement par lésion des voies lacrymales (atrésie, sténose) 5 à 10
20622083
2063Une éventuelle hépatite virale imputable au traitement nécessité par l'accident ne peut justifier l'attribution d'une I.P.P. que dans la mesure où les examens biologiques objectivent des séquelles intéressant les fonctions hépatiques.
2084\- Fistules (résultant par exemple de dacryocystite ou de lésions osseuses) ; pour chaque œil 10 à 15
20642085
20658.10 FONCTION PANCREATIQUE EXOCRINE (pour la fonction pancréatique endocrine, voir le chapitre " Glandes endocrines ").
20866.2.3 - SQUELETTE ORBITAIRE
20662087
2067Des lésions pancréatiques peuvent être provoquées par des traumatismes abdominaux, contusion, hématome, déchirure, rupture, d'où peuvent résulter des troubles digestifs et des fistules. Il est d'autre part admis qu'une pancréatite aiguë puisse apparaître dans les heures ou les jours suivants le choc initial.
20682088
2069A distance, la formation d'un pseudo-kyste ou la constitution d'une pancréatite chronique peuvent être rattachés à un traumatisme antérieur.
2089\- Déformation importante ( plus éventuellement les séquelles ophtalmologiques) 5 à 15
20702090
2071Pour la réparation, on tiendra compte de répercussions, de l'atteinte pancréatique sur l'état général, des problèmes nutritionnels qu'elle pose, des douleurs qui en résultent et des séquelles chirurgicales éventuelles (fistule pancréatique, suppuration chronique, etc.).
2091**Article LEGIARTI000028675586**
20722092
2073La coexistence de troubles de la régulation glycémique entraîne par ailleurs une diminution de la capacité de la victime et doit être évaluée à part, les deux taux s'additionnant.
20937 - STOMATOLOGIE
20742094
2075**Article LEGIARTI000006746220**
2095LESIONS MAXILLO-FACIALES
20762096
20779 - APPAREIL RESPIRATOIRE
20977.1 FACE.
20782098
20799.1 PAROI THORACIQUE.
2099En dehors de la fonction elle-même, le médecin expert pourra avoir à tenir compte des défigurations entraînées par les cicatrices. Dans ce cas, il se reportera au chapitre " Téguments ".
20802100
2081
2082L'estimation des séquelles se fondera sur les éléments douloureux, la gêne respiratoire, la gêne au travail et sur l'insuffisance respiratoire qui pourrait être rattachée au traumatisme.
2101Le taux résultant des lésions sera estimé en fonction des pertes de dents (évaluées à part), de l'état de l'articulé dentaire et de la possibilité d'une prothèse susceptible de rétablir un coefficient de mastication suffisant.
20832102
2084En général, la fracture d'une ou plusieurs côtes, ou la fracture du sternum, n'entraîne pas d'incapacité partielle ; hormis les éléments douloureux éventuels, on doit rejeter comme dénuée de valeur la formule ancienne : 2 % que multiplie n côtes fracturées.
2103Le coefficient de mastication se calcule en attribuant aux dents un coefficient particulier : 1 pour une incisive, 2 pour une canine, 3 pour une prémolaire, 5 pour une molaire, et en faisant le total des dents existantes ayant une homologue sur la mâchoire opposée.
20852104
2086\- Fracture de côtes, selon l'intensité de la douleur 2 à 5
21057.2 MAXILLAIRE (MAXILLAIRE SUPERIEUR).
20872106
2088\- Fracture de côtes à type de volet thoracique avec déformation 5 à 10
21077.2.1. Mobilité d'une partie importante du maxillaire supérieur avec mastication difficile, le déficit dentaire étant estimé en sus 30 à 40
20892108
2090\- Fracture du sternum :
21097.2.2. Mobilité d'un petit fragment du maxillaire supérieur (ablation en général) 10 à 30
20912110
2092Avec gêne et douleur à l'effort 2 à 5
21117.2.3. Enfoncement et bascule postérieure (faux prognathisme). Troubles sérieux de l'articulé dentaire, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse et défiguration 15 à 40
20932112
2094Avec enfoncement et douleurs à l'effort 5 à 15.
21137.2.4. Trouble léger de l'articulé dentaire par consolidation vicieuse d'une fracture du maxillaire supérieur 5 à 15
20952114
20969.2 ATTEINTES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE.
21157.2.5. Enfoncement du malaire :
20972116
2117apprécié en raison de la défiguration et des phénomènes nerveux 5 à 15
20982118
2099Ainsi que cela a été indiqué dans l'appréciation du préjudice, il y a lieu de tenir compte des éléments résiduels du traumatisme thoracique : douleurs, gêne respiratoire, dyspnée, éventuellement cyanose, et des signes d'auscultation.
2119En cas de troubles oculaires, ceux-ci devront être évalués par un ophtalmologiste.
21002120
2101Il pourra se révéler indispensable de faire pratiquer des examens complémentaires :
21217.2.6. Perte de substance de la voûte palatine, respectant l'arcade dentaire et permettant une prothèse 5 à 10
21022122
2103\- examen radiologique ;
21237.2.7. Perte de substance du voile du palais (non opéré), entraînant des troubles de la parole et de la déglutition 15 à 30
21042124
2105\- électro-cardiogramme qui peut être utile pour dépister un début d'insuffisance cardiaque droite sans traduction clinique ;
21257.2.8. Perte de substance partielle du maxillaire ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20
21062126
2107-spirographique (capacité vitale, volume résiduel, épreuve de Tiffeneau). Dans certains cas, pourront être envisagées des épreuves au cours de l'effort, ainsi que l'étude des gaz du sang.
2127Les pertes de substance permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents.
21082128
2109Il y a lieu de rappeler que, quelles que soient les valeurs théoriques choisies, elles ne représentent qu'une moyenne, et la différence avec les valeurs théoriques n'est significative que si elle est importante. En général, le caractère pathologique ne peut être affirmé que s'il y a un écart d'au moins 20 %.
21297.3 MANDIBULE (MAXILLAIRE INFERIEUR).
21102130
2111Il y a lieu de rappeler que l'enregistrement spirographique fait appel à la coopération du sujet et que le comportement de ce dernier au cours de l'examen est important à observer.
2131\- Consolidation vicieuse avec troubles de l'articulé dentaire, non compris une défiguration éventuelle permettant une prothèse 5 à 15
21122132
2113L'atteinte de la fonction respiratoire a des conséquences très variables suivant la profession exercée par la victime. Il convient donc, dans le rapport, de faire apparaître de façon évidente les conséquences que l'incapacité peut entraîner sur le plan professionnel.
2133\- Consolidation vicieuse avec troubles graves pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse 15 à 40
21142134
2115Insuffisance respiratoire légère :
2135\- Perte de substance et pseudarthrose avec gêne de la mastication ou impossibilité de prothèse, selon son siège et son degré de mobilité 5 à 40
21162136
2117\- Dyspnée d'effort, quelques anomalies radiologiques à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit léger (capacité vitale entre 60 et 70 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau entre 60 et 70 %) 10 à 30
2137\- Perte de substance partielle de la mandibule, sans interruption la continuité osseuse, et ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20
21182138
2119Insuffisance respiratoire moyenne :
2139\- Les pertes partielles permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents.
21202140
2121\- Dyspnée disproportionnée à l'effort, anomalies radiologiques (principalement diminution notable de la cinématique thoracodiaphragmatique). A l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit notable (capacité vitale en-dessous de 60 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau en-dessous de 60 %) 30 à 50
21417.4 CONSTRICTION DES MACHOIRES.
21222142
2123Insuffisance respiratoire importante :
21242143
2125\- Dyspnée marquée au repos, cyanose plus ou moins prononcée, tachycardie, toux productive, diminution importante du jeu thoracodiaphragmatique, augmentation de l'aire cardiaque avec débord des cavités droites, à l'électrocardiogramme coeur pulmonaire chronique, altération plus ou moins importante de l'état général, à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit important 50 à 100
2144L'ouverture de la bouche est considérée comme gênante en-dessous de 3 cm entre les arcades. Pour apprécier le degré d'incapacité, on mesurera soigneusement la distance séparant les incisives, quelle que soit la cause de la constriction.
21262145
21279.3 CAS PARTICULIERS.
2146\- Écartement inférieur à 10 mm 20 à 50
21282147
2148\- Écartement inférieur à 20 mm, mais supérieur à 10 cm 10 à 20
21292149
2130\- Tuberculose pulmonaire stabilisée, lorsqu'elle a été imputée à un traumatisme ou reconnue aggravée par celui-ci. Le taux d'I.P.P. devra être fixé en fonction des séquelles définitives (voir 9.2).
2150\- Écartement supérieur à 20 mm 5 à 10.
21312151
2132\- Pneumothorax par rupture de bulles : l'estimation des séquelles des 2 affections précédentes sera faite en fonction des critères généraux, en tenant compte en particulier de l'importance de l'insuffisance respiratoire (on recourra avec prudence aux épreuves fonctionnelles en cas de pneumothorax récidivant).
21527.5 LUXATION TEMPORO-MAXILLAIRE.
21332153
2134\- Fistule d'un pyothorax selon la taille de la cavité pleurale résiduelle et l'importance de la suppuration 10 à 20
2154\- Irréductible avec ouverture permanente de la bouche 10 à 50
21352155
2136\- Rétrécissement de la trachée 10 à 20
2156\- Récidivante 5 à 10
21372157
2138A ces taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour les troubles de la fonction respiratoire de lésions pleuro-pulmonaires associées.
2158\- Syndrome de Costen (craquements, douleurs contro-latérales, difficulté d'ouverture, latéro-déviation possible) 2 à 15.
21392159
2140\- Trachéotomie :
21607.6 LANGUE.
21412161
2142Sans port de canule 50
21432162
2144Avec port de canule 80
2163\- Amputation partielle entraînant gêne à la mastication et à la déglutition 10 à 20
21452164
2146**Article LEGIARTI000006746223**
2165\- Amputation étendue avec troubles plus accusés 20 à 75
21472166
214810 - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE.
2167\- Amputation totale 80
21492168
2150
2151Les atteintes de l'appareil cardio-vasculaire ont des conséquences très diverses selon l'activité exercée par la victime ; dans son rapport, le médecin devra donc bien mettre en évidence les conséquences professionnelles entraînées par l'incapacité physique de l'intéressé. Il faudra prévoir des révisions régulières de l'état de la victime, compte tenu :
2169\- Paralysie de la langue :
21522170
21531° De l'évolution spontanée quasi constante des atteintes cardio-vasculaires vers l'aggravation ;
2171\- Incomplète 5 à 15
21542172
21552° Des améliorations thérapeutiques, notamment chirurgicales.
2173\- Complète 50
21562174
2157Dans le cas où un traitement médicamenteux au long cours, notamment anti-coagulant, est mis en oeuvre, les incidences de celui-ci seront à prendre en considération.
21757.7 FISTULE SALIVAIRE.
21582176
2159
216010.1 COEUR.
2177\- A la peau 20
21612178
2162Les éléments d'appréciation de l'atteinte cardiaque seront :
21797.8 NEVRALGIES.
21632180
2164-Cliniques : troubles du rythme, bruits anormaux, modification de la pression artérielle, dyspnée, manifestations périphériques (cyanose, stase pulmonaire, oedèmes, etc.).
2181Névralgies du sous-orbitaire, du mentonnier, etc. ; se reporter aux " Nerfs crâniens ".
21652182
2166-Para-cliniques : modifications de l'image radiologique, tracés anormaux de l'E.C.G., examens biologiques perturbés, comptes rendus opératoires, etc.
21837.9 DENTS.
21672184
2168Les causes de l'atteinte cardiaque peuvent être très diverses. Il convient, pour estimer l'incapacité, de se référer aux déficiences fonctionnelles de l'organe. Il faut rappeler entre autre que, bien souvent, seront à évaluer, non pas les séquelles de la lésion d'un organe sain, mais celles de l'aggravation par le traumatisme d'une affection préexistante.
21692185
217010.1.1 INSUFFISANCE CARDIAQUE.
2186Perte de dents : les taux proposés ci-dessous sont ceux correspondant à la perte de dents, sans possibilité de prothèse.
21712187
2172\- Légère
2188\- Perte d'une dent, quelle qu'elle soit 1,50
21732189
2174Troubles aux efforts prolongés. Nécessité d'une thérapeutique et d'une surveillance discontinues. Pas de symptômes de décompensation, peu de retentissement sur la vie professionnelle 10 à 30
2190\- Perte de toutes les dents, sans possibilité d'appareillage 4
21752191
2176\- Moyenne
2192En cas de possibilité d'appareillage, les taux seront diminués, compte tenu de la qualité du mode de restauration :
21772193
2178Absence de symptômes au repos. Troubles survenant à l'effort et aggravés par lui. Petits signes d'insuffisance cardiaque cédant bien au traitement, nécessité d'une surveillance suivie. Modification de l'image radiologique. Quelques perturbations dans la vie professionnelle 30 à 60
2194Prothèse fixe, réduction de 75 % ;
21792195
2180\- Grave
2196Prothèse mobile, réduction de 50 %.
21812197
2182Symptomatologie susceptible de se manifester au repos. Accidents d'asystolie. Nécessité d'un traitement et d'un régime suivis. Chute de la pression artérielle. Silhouette cardiaque élargie. Image pleuro-pulmonaire de " poumon cardiaque ". Vie professionnelle très perturbée ou impossible 60 à 100
2198\- Perte de toutes les dents, correctement appareillées :
21832199
218410.1.2 PERICARDE.
2200par une prothèse fixe 10,5
21852201
2186Suites de péricardite ou de blessure du péricarde (à évaluer selon l'atteinte de la fonction cardiaque - voir ci-dessus).
2202par une prothèse mobile 21
21872203
218810.1.3 MYOCARDE.
2204Perte de substance osseuse accompagnant la perte d'une ou plusieurs dents : le taux retenu sera augmenté de 10 à 20 %, selon l'importance de la perte de substance.
21892205
2190La jurisprudence tend de plus en plus à admettre la relation avec le travail effectué, d'une lésion myocardique, ischémique ou autre, survenant sur le lieu ou au temps du travail.
2206\- Perte de vitalité d'une ou plusieurs dents : par dent 0,50.
21912207
2192Au cas où l'imputabilité a été retenue :
22087.10 PHARYNX.
21932209
21941° Séquelles d'infarctus ou troubles du rythme, liés à une lésion myocardique, ne se traduisant que par quelques modifications de tracés E.C.G., des douleurs angineuses éventuelles, et observation par prudence de certaines règles hygiénodiététiques 20 à 30
2210\- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35.
21952211
2196A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour l'insuffisance cardiaque selon son degré.
22127.11 CICATRICES DU VISAGE, DES LÈVRES ET DE LA MUQUEUSE BUCCALE.
21972213
21982° Troubles du rythme ayant entraîné la pose d'un stimulateur 10 à 20
2214Voir chapitre 15 : " Téguments ".
21992215
2200A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé par les troubles fonctionnels insuffisamment contrôlés.
2216**Article LEGIARTI000028676540**
22012217
2202Dans ce cas, la nécessité d'un changement de profession doit être particulièrement mise en relief.
22188 - APPAREIL DIGESTIF
22032219
220410.1.4 ENDOCARDE.
22208.1 BOUCHE ET PHARYNX.
22052221
2206Les séquelles de lésions valvulaires d'origine traumatique ou post-traumatique (notamment infectieuses), justiciables ou non d'un traitement chirurgical, seront à évaluer selon les troubles fonctionnels et le degré d'insuffisance cardiaque.
2222Se reporter à " Stomatologie ; lésions maxillo-faciales ".
22072223
2208
220910.2 ATTEINTES VASCULAIRES
22248.2 OESOPHAGE.
22102225
221110.2.1 ARTÈRES
2226L'oesophage n'est qu'exceptionnellement intéressé par un traumatisme extérieur.
22122227
221310.2.1.1 Aorte.
2228On rencontre des cas de sténose cicatricielle consécutive à l'ingestion d'un liquide caustique. Ces sténoses devront être vérifiées par radiographie et au besoin par oesophagoscopie.
22142229
2230L'évaluation tiendra compte du degré de la sténose ayant éventuellement imposé une gastrostomie et son retentissement sur l'état général.
22152231
2216\- Anévrisme aortique (si l'imputabilité a été admise) 80 à 100
2232Plusieurs examens successifs et assez espacés pourront être utiles pour apprécier les effets du traitement par dilatation et l'accommodation souvent considérable à la gastrostomie.
22172233
2218\- Anévrisme aortique opéré bien contrôlé 30 à 40
2234L'estimation de l'incapacité se fera d'après la dysphagie, les douleurs, les vomissements pouvant exister. Il importe également de prendre en considération le retentissement sur l'état psychique.
22192235
2220\- Anévrisme aortique opéré, mal contrôlé ; les séquelles seront appréciées selon l'importance des troubles, en tenant compte des séquelles pariétales.
2236\- Trouble léger avec dysphagie intermittente sans sténose avec dyskinésie 10
22212237
222210.2.1.2 Autres artères.
2238\- Séquelles avec sténose organique partielle nécessitant des traitements prolongés 30 à 50
22232239
2240\- Sténose totale s'opposant à l'alimentation orale 80
22242241
2225a. Anévrisme des artères périphériques succédant à des traumatismes ouverts ou fermés. L'évaluation de l'incapacité se fera d'après les troubles constatés (voir ci-dessous " Oblitération artérielle ").
22428.3 ESTOMAC-DUODENUM.
22262243
2227b. Anévrisme artério-veineux, selon le siège, l'importance des vaisseaux concernés, et les manifestations périphériques 10 à 20
2244Ce seront souvent les séquelles de lésions traumatiques, de stress ou iatrogène ; elles sont souvent des séquelles chirurgicales.
22282245
2229En cas de retentissement cardiaque, à ce taux sera ajouté le taux correspondant au degré d'insuffisance cardiaque.
2246\- Troubles légers 10
22302247
2231c. Oblitération artérielle (si l'imputabilité est admise), y compris celle résultant d'une ligature secondaire à une blessure. Le taux d'incapacité sera estimé selon les signes cliniques, oscillométriques et angiographiques.
2248\- Troubles moyens 20 à 30
22322249
2233L'oblitération artérielle se traduit par des signes fonctionnels à l'effort ou au repos (douleurs, crampes), des troubles trophiques et même des ulcérations.
2250\- Troubles graves 50 à 70
22342251
2235On distinguera (aussi bien au membre inférieur qu'au membre supérieur) :
22528.4 INTESTIN GRÊLE (JEJUNUM, ILEON).
22362253
2237\- Une forme légère 20 à 30
2254Très souvent, il s'agit d'une atteinte directe, avec contusion ou rupture, désinsertion mésentérique ; cela peut être la révélation ou l'aggravation d'un état antérieur : angiopathie, angiomatose, maladie de Crohn, jéjuno iléite, assez souvent ce sont des séquelles post-opératoires.
22382255
2239\- Une forme moyenne 30 à 50
2256\- Troubles légers 10
22402257
2241\- Une forme grave 50 à 70
2258\- Troubles moyens, avec nécessité d'une diététique particulière 20 à 30
22422259
2243En cas de sphacèle, l'amputation sera évaluée selon les indications fournies au chapitre portant sur " les membres supérieurs et les membres inférieurs ".
2260\- Troubles graves : troubles de l'absorption avec diarrhée, nécessité de bilan d'hépatologie, d'études des selles et du transit répétés 50 à 70
22442261
2245Oblitération artérielle traitée chirurgicalement : le taux sera évalué selon le résultat de l'intervention.
2262\- Fistule du grêle (duodénum, jéjunum, iléon). Le retentissement général et digestif est à apprécier selon le barème ci-dessus.
22462263
224710.2.2 VEINES ET LYMPHATIQUES.
2264\- Assujettissement propre de la fistule 25
22482265
22668.5 COLON.
22492267
2250Les varices par elles-mêmes ne donnent pas lieu à une évaluation d'invalidité.
2268Résultant d'une atteinte directe ou d'une aggravation d'un état antérieur (diverticulose, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, etc.).
22512269
2252\- Troubles phlébitiques et troubles trophiques veineux et lymphatiques : troubles des tissus cutanés et sous-cutanés, oedème, hypodermite nodulaire, induration cellulitique, lymphoedème, éléphantiasis, ulcère variqueux persistant, etc. :
2270Les séquelles sont caractérisées par des troubles du transit, du météorisme et une alternance de constipation et de diarrhée, un écoulement (glaires), des éléments hémorragiques, des poussées douloureuses. Il existe un problème de diététique, un retentissement sur l'état général et sur la capacité de travail. Un bilan biologique et un transit sont indispensables fréquemment.
22532271
2254\- Forme légère 5 à 10
2272\- Troubles légers 10
22552273
2256\- Forme moyenne 10 à 20
2274\- Troubles moyens 20 à 30
22572275
2258\- Forme grave 20 à 30
2276\- Troubles graves 50 à 70
22592277
226010.3 HYPERTENSION ARTERIELLE.
2278\- Fistule stercorale intermittente 25
22612279
2280\- Anus contre-nature 60
22622281
2263Il faudra rechercher tous les indices possibles d'une hypertension préalable à l'accident.
2282\- En cas d'addition à d'autres troubles 10 à 30
22642283
2265L'indemnisation portera sur l'état hypertensif et d'autre part, sur ses retentissements viscéraux.
22848.6 RECTUM ET ANUS.
22662285
2267\- Elévation de la tension artérielle en soi 10 à 20
2286Les lésions sont en général occasionnées par un empalement ou un éclatement par air comprimé.
22682287
2269\- Retentissements viscéraux (indemnisés pour leur propre compte). Voir chapitres particuliers du barème ;
2288On tiendra compte de la rectite, de la colostomie éventuelle (voir plus haut), de la sténose rectale, de l'incontinence anale, y compris les séquelles de l'opération de Babcock, prolapsus, retentissement génital (surtout chez l'homme).
22702289
2271\- Hypertension secondaire à une lésion rénale traumatique (voir " Urologie ").
2290\- Troubles légers 10
22722291
2273**Article LEGIARTI000006746234**
2292\- Troubles moyens 30 à 50
22742293
2275Edition du code sourceRetour à la ligne automatique
2294\- Troubles graves 50 à 70
22762295
227711 - APPAREIL URINAIRE.
2296Fistules anales :
22782297
2279Les atteintes de l'appareil urinaire peuvent porter :
2298\- Fistule intrasphinctérienne sous-cutanée 5
22802299
2281\- Sur les fonctions du parenchyme rénal ;
2300\- Fistule trans ou extrasphinctérienne à trajet simple avec incident évolutif mineur et rare 10 à 15
22822301
2283\- Sur la fonction excrétoire (voies urinaires) ;
2302\- Fistule complexe avec nombreux accidents évolutifs 20 à 30
22842303
2285\- Ou sur les deux.
23048.7 PAROI ABDOMINALE.
22862305
2287Elles peuvent résulter :
2306\- Cicatrices vicieuses ou cheloïdes (imposant une protection au cours du travail) 5 à 10
22882307
2289\- D'une maladie professionnelle ;
2308\- Rupture isolée du grand droit 10
22902309
2291\- D'un traumatisme direct sur le rein ou les voies urinaires ;
23108.8 HERNIES.
22922311
2293\- Ou des conséquences rénales d'un traumatisme à distance (insuffisance rénale des polytraumatisés, anurie transfusionnelle, lithiase d'immobilisation, etc.).
22942312
2295L'atteinte de la fonction excrétoire peut retentir sur le rein. On aura donc intérêt à prévoir des révisions ultérieures du taux fixé en première estimation.
2313\- Hernie peu volumineuse, non douloureuse, non scrotale, facilement réductible 5
22962314
2297Avant de fixer le taux d'I.P.P., il est indispensable de pratiquer les investigations cliniques, biologiques et radiologiques jugées nécessaires. Il faudra de même rechercher tous les indices possibles d'une atteinte rénale ou urinaire ou d'une hypertension préalables.
2315\- Hernie scrotale plus ou moins réductible 8
22982316
2299L'aggravation par un traumatisme d'une affection rénale préexistante sera appréciée compte tenu des séquelles fonctionnelles ou de la nécessité d'une intervention chirurgicale consécutive.
2317\- Hernie volumineuse, douloureuse, difficilement réductible, ou irréductible 20
23002318
230111.1 REIN.
2319\- Hernie bilatérale, selon caractère, taux maximum 25
23022320
2303L'atteinte aiguë des reins, qu'elle qu'en soit la cause, peut guérir sans aucune séquelle.
2321Eventration :
23042322
230511.1.1 NEPHRECTOMIE
2323\- Petite 5
23062324
2307La néphrectomie n'entraîne souvent aucune conséquence pratique au point de vue de la fonction rénale.
2325\- Moyenne 15
23082326
2309L'incapacité sera évaluée en fonction :
2327\- Grande 30 à 40
23102328
2311\- Des douleurs résiduelles ;
2329Hernies diaphragmatiques :
23122330
2313\- De la qualité de la cicatrice opératoire (existence éventuelle d'éventration, troubles de la sensibilité, etc.) ;
2331L'estimation se fera d'après les troubles digestifs, respiratoires et généraux présentés par la victime :
23142332
2315\- Et de la qualité de la compensation par le rein restant.
2333\- Troubles modérés 10 à 20
23162334
2317\- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative 15 à 20
2335\- Troubles importants 20 à 40
23182336
2319\- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative, mais avec une grande éventration lombaire 30 à 40
23378.9 FONCTION HEPATO-BILIAIRE.
23202338
232111.1.2 HEMATURIE
2339Les traumatismes du foie ne lèsent pas habituellement les fonctions hépathiques.
23222340
2323\- Hématurie isolée ou protéinurie isolée 5 à 10
2341Une éventuelle hépatite virale imputable au traitement nécessité par l'accident ne peut justifier l'attribution d'une I.P.P. que dans la mesure où les examens biologiques objectivent des séquelles intéressant les fonctions hépatiques.
23242342
232511.1.3 INSUFFISANCE RENALE
23438.10 FONCTION PANCREATIQUE EXOCRINE (pour la fonction pancréatique endocrine, voir le chapitre " Glandes endocrines ").
23262344
2327\- Insuffisance rénale légère : clairances supérieures aux trois quarts de la normale ; vie professionnelle normale 10 à 20
2345Des lésions pancréatiques peuvent être provoquées par des traumatismes abdominaux, contusion, hématome, déchirure, rupture, d'où peuvent résulter des troubles digestifs et des fistules. Il est d'autre part admis qu'une pancréatite aiguë puisse apparaître dans les heures ou les jours suivants le choc initial.
23282346
2329\- Insuffisance rénale moyenne : clairances entre un quart et trois quarts ; peu de retentissement sur la vie professionnelle 20 à 40
2347A distance, la formation d'un pseudo-kyste ou la constitution d'une pancréatite chronique peuvent être rattachés à un traumatisme antérieur.
23302348
2331\- Insuffisance rénale importante : clairances au-dessous du quart de la normale, anémie, goutte éventuelle, modification humorale, nécessité en particulier de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes, retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps complet 40 à 60
2349Pour la réparation, on tiendra compte de répercussions, de l'atteinte pancréatique sur l'état général, des problèmes nutritionnels qu'elle pose, des douleurs qui en résultent et des séquelles chirurgicales éventuelles (fistule pancréatique, suppuration chronique, etc.).
23322350
2333\- Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations et des difficultés éventuelles d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle 50 à 100
2351La coexistence de troubles de la régulation glycémique entraîne par ailleurs une diminution de la capacité de la victime et doit être évaluée à part, les deux taux s'additionnant.
23342352
233511.1.4 TRANSPLANTATION RENALE
2353**Article LEGIARTI000028676600**
23362354
2337Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur, et de la valeur du rein 30 à 100
23559 - APPAREIL RESPIRATOIRE
23382356
233911.1.5 TRAUMATISME RENAL
23579.1 PAROI THORACIQUE.
23402358
2341\- Séquelles anatomiques de traumatisme rénal 15 à 30
2359
2360L'estimation des séquelles se fondera sur les éléments douloureux, la gêne respiratoire, la gêne au travail et sur l'insuffisance respiratoire qui pourrait être rattachée au traumatisme.
23422361
234311.1.6 HYPERTENSION SECONDAIRE A UNE LESION RENALE TRAUMATIQUE
2362En général, la fracture d'une ou plusieurs côtes, ou la fracture du sternum, n'entraîne pas d'incapacité partielle ; hormis les éléments douloureux éventuels, on doit rejeter comme dénuée de valeur la formule ancienne : 2 % que multiplie n côtes fracturées.
23442363
2345(Voir appareil cardio-vasculaire).
2364\- Fracture de côtes, selon l'intensité de la douleur 2 à 5
23462365
234711.2 BASSINET-URETÈRE
2366\- Fracture de côtes à type de volet thoracique avec déformation 5 à 10
23482367
234911.2.1 HYDRONEPHROSE
2368\- Fracture du sternum :
23502369
2351L'origine traumatique de l'hydronéphrose n'est généralement pas reconnue ; cependant, certaines lésions traumatiques des uretères et les hématomes péri-rénaux peuvent entraîner des hydronéphroses.
2370Avec gêne et douleur à l'effort 2 à 5
23522371
2353\- Hydronéphrose bien tolérée 10 à 20
2372Avec enfoncement et douleurs à l'effort 5 à 15.
23542373
2355\- Hydronéphrose compliquée (crises douloureuses, infection) 20 à 40
23749.2 ATTEINTES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE.
23562375
2357En cas de bilatéralité, ces taux ne s'additionnent pas et l'expert appréciera en fonction en particulier de l'insuffisance rénale.
23582376
235911.2.2 LITHIASE
2377Ainsi que cela a été indiqué dans l'appréciation du préjudice, il y a lieu de tenir compte des éléments résiduels du traumatisme thoracique : douleurs, gêne respiratoire, dyspnée, éventuellement cyanose, et des signes d'auscultation.
23602378
2361On ajoutera éventuellement le taux de l'insuffisance rénale ou de l'infection urinaire associée.
2379Il pourra se révéler indispensable de faire pratiquer des examens complémentaires :
23622380
236311.2.3 SEQUELLES DE LESIONS URETERALES
2381\- examen radiologique ;
23642382
2365\- Séquelles de rupture d'uretère bien tolérée 10 à 20
2383\- électro-cardiogramme qui peut être utile pour dépister un début d'insuffisance cardiaque droite sans traduction clinique ;
23662384
2367\- Mal tolérée ou avec fistule ou péri-néphrite 40 à 50
2385-spirographique (capacité vitale, volume résiduel, épreuve de Tiffeneau). Dans certains cas, pourront être envisagées des épreuves au cours de l'effort, ainsi que l'étude des gaz du sang.
23682386
2369\- Urétérostomie cutanée, permanente ou chirurgicale :
2387Il y a lieu de rappeler que, quelles que soient les valeurs théoriques choisies, elles ne représentent qu'une moyenne, et la différence avec les valeurs théoriques n'est significative que si elle est importante. En général, le caractère pathologique ne peut être affirmé que s'il y a un écart d'au moins 20 %.
23702388
2371Unilatérale 60
2389Il y a lieu de rappeler que l'enregistrement spirographique fait appel à la coopération du sujet et que le comportement de ce dernier au cours de l'examen est important à observer.
23722390
2373Bilatérale ou sur rein unique 80
2391L'atteinte de la fonction respiratoire a des conséquences très variables suivant la profession exercée par la victime. Il convient donc, dans le rapport, de faire apparaître de façon évidente les conséquences que l'incapacité peut entraîner sur le plan professionnel.
23742392
237511.3 VESSIE ET URÈTRE
2393Insuffisance respiratoire légère :
23762394
237711.3.1 TUMEUR
2395\- Dyspnée d'effort, quelques anomalies radiologiques à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit léger (capacité vitale entre 60 et 70 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau entre 60 et 70 %) 10 à 30
23782396
2379\- Tumeur vésicale selon le type histologique, l'étendue des lésion et les thérapeutiques nécessitées 30 à 80
2397Insuffisance respiratoire moyenne :
23802398
2381\- Tumeur vésicale maligne avec infiltration de la muqueuse 100
2399\- Dyspnée disproportionnée à l'effort, anomalies radiologiques (principalement diminution notable de la cinématique thoracodiaphragmatique). A l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit notable (capacité vitale en-dessous de 60 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau en-dessous de 60 %) 30 à 50
23822400
238311.3.2 INFECTION
2401Insuffisance respiratoire importante :
23842402
2385\- Infection chronique ou à répétition du bas appareil 10 à 30
2403\- Dyspnée marquée au repos, cyanose plus ou moins prononcée, tachycardie, toux productive, diminution importante du jeu thoracodiaphragmatique, augmentation de l'aire cardiaque avec débord des cavités droites, à l'électrocardiogramme coeur pulmonaire chronique, altération plus ou moins importante de l'état général, à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit important 50 à 100
23862404
238711.3.3 RETENTION
24059.3 CAS PARTICULIERS.
23882406
23892407
2390\- Rétention d'urine chronique :
2408\- Tuberculose pulmonaire stabilisée, lorsqu'elle a été imputée à un traumatisme ou reconnue aggravée par celui-ci. Le taux d'I.P.P. devra être fixé en fonction des séquelles définitives (voir 9.2).
23912409
2392Sondage pluri-hebdomadaire ou sonde à demeure 50
2410\- Pneumothorax par rupture de bulles : l'estimation des séquelles des 2 affections précédentes sera faite en fonction des critères généraux, en tenant compte en particulier de l'importance de l'insuffisance respiratoire (on recourra avec prudence aux épreuves fonctionnelles en cas de pneumothorax récidivant).
23932411
2394Cystostone ligne 60
2412\- Fistule d'un pyothorax selon la taille de la cavité pleurale résiduelle et l'importance de la suppuration 10 à 20
23952413
239611.3.4 FISTULE
2414\- Rétrécissement de la trachée 10 à 20
23972415
2398\- Incontinence permanente des urines, nécessitant le port d'un appareil collecteur 60
2416A ces taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour les troubles de la fonction respiratoire de lésions pleuro-pulmonaires associées.
23992417
2400(Sera ajouté, éventuellement, le taux estimé pour d'autres manifestations en cas de blessures médullaires, et, éventuellement, les taux correspondant à un retentissement rénal).
2418\- Trachéotomie :
24012419
240211.3.5 POLLAKIURIE
2420Sans port de canule 50
24032421
2404\- Pollakiurie simple, avec réduction de la capacité vésicale objectivée par des examens complémentaires 10 à 25
2422Avec port de canule 80
24052423
240611.3.6 ENTEROCYSTOPLASTIE
2424**Article LEGIARTI000028676704**
24072425
242610 - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE.
24082427
2409\- Entérocystoplastie d'agrandissement (y compris les complications infectieuses) 30 à 50
2428
2429Les atteintes de l'appareil cardio-vasculaire ont des conséquences très diverses selon l'activité exercée par la victime ; dans son rapport, le médecin devra donc bien mettre en évidence les conséquences professionnelles entraînées par l'incapacité physique de l'intéressé. Il faudra prévoir des révisions régulières de l'état de la victime, compte tenu :
24102430
2411\- Entérocystoplastie (type Bricker) 60
24311° De l'évolution spontanée quasi constante des atteintes cardio-vasculaires vers l'aggravation ;
24122432
2413L'appréciation des séquelles de lésions de l'urètre ne peut être jugée uniquement sur des données subjectives, mais doit être fondée, dans la mesure du possible, sur des examens complémentaires, par exemple : urétrographie rétrograde et mictionnelle et débimétrie (normale : 20 millilitres/seconde).
24332° Des améliorations thérapeutiques, notamment chirurgicales.
24142434
241511.3.7 DYSURIE
2435Dans le cas où un traitement médicamenteux au long cours, notamment anti-coagulant, est mis en oeuvre, les incidences de celui-ci seront à prendre en considération.
24162436
2417\- Dysurie ; débit mictionnel supérieur à 10 ml/seconde 10
2437
243810.1 COEUR.
24182439
241911.3.8 RETRECISSEMENT
2440Les éléments d'appréciation de l'atteinte cardiaque seront :
24202441
2421\- Rétrécissement, sans retentissement sur le bas ou le haut appareil, sans infection, ne nécessitant que quelques dilatations annuelles 20
2442-Cliniques : troubles du rythme, bruits anormaux, modification de la pression artérielle, dyspnée, manifestations périphériques (cyanose, stase pulmonaire, oedèmes, etc.).
24222443
2423\- Rétrécissement avec retentissement sur le bas ou haut appareil 30 à 50
2444-Para-cliniques : modifications de l'image radiologique, tracés anormaux de l'E.C.G., examens biologiques perturbés, comptes rendus opératoires, etc.
24242445
2425Ce taux sera éventuellement majoré en raison des complications éventuelles : insuffisance rénale, lithiase, abcès du périnée, fistules, impuissance, etc.
2446Les causes de l'atteinte cardiaque peuvent être très diverses. Il convient, pour estimer l'incapacité, de se référer aux déficiences fonctionnelles de l'organe. Il faut rappeler entre autre que, bien souvent, seront à évaluer, non pas les séquelles de la lésion d'un organe sain, mais celles de l'aggravation par le traumatisme d'une affection préexistante.
24262447
2427\- Séquelles de rétrécissement urétral ayant nécessité une chirurgie réparatrice 15 à 30
244810.1.1 INSUFFISANCE CARDIAQUE.
24282449
242911.4 EVENTRATION.
2450\- Légère
24302451
2431\- Éventration hypogastrique après intervention sur le système urinaire :
2452Troubles aux efforts prolongés. Nécessité d'une thérapeutique et d'une surveillance discontinues. Pas de symptômes de décompensation, peu de retentissement sur la vie professionnelle 10 à 30
24322453
2433Petite 5
2454\- Moyenne
24342455
2435Moyenne 15
2456Absence de symptômes au repos. Troubles survenant à l'effort et aggravés par lui. Petits signes d'insuffisance cardiaque cédant bien au traitement, nécessité d'une surveillance suivie. Modification de l'image radiologique. Quelques perturbations dans la vie professionnelle 30 à 60
24362457
2437Grande 30 à 40
2458\- Grave
24382459
2439**Article LEGIARTI000006746254**
2460Symptomatologie susceptible de se manifester au repos. Accidents d'asystolie. Nécessité d'un traitement et d'un régime suivis. Chute de la pression artérielle. Silhouette cardiaque élargie. Image pleuro-pulmonaire de " poumon cardiaque ". Vie professionnelle très perturbée ou impossible 60 à 100
24402461
244112 - APPAREIL GENITAL
246210.1.2 PERICARDE.
24422463
244312.1 APPAREIL GENITAL MASCULIN.
2464Suites de péricardite ou de blessure du péricarde (à évaluer selon l'atteinte de la fonction cardiaque - voir ci-dessus).
24442465
2445
2446\- Perte de la verge, compte tenu du méat périnéal et des troubles psychiques en résultant 50 à 60
246610.1.3 MYOCARDE.
24472467
2448\- Perte d'un testicule (atrophie, destruction ou orchidectomie) 10 à 20
2468La jurisprudence tend de plus en plus à admettre la relation avec le travail effectué, d'une lésion myocardique, ischémique ou autre, survenant sur le lieu ou au temps du travail.
24492469
2450\- Castration bilatérale, selon les résultats du traitement substitutif ou du traitement hormonal 30 à 50
2470Au cas où l'imputabilité a été retenue :
24512471
2452\- Émasculation totale (perte des testicules et du pénis) 60 à 80
24721° Séquelles d'infarctus ou troubles du rythme, liés à une lésion myocardique, ne se traduisant que par quelques modifications de tracés E.C.G., des douleurs angineuses éventuelles, et observation par prudence de certaines règles hygiénodiététiques 20 à 30
24532473
2474A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour l'insuffisance cardiaque selon son degré.
24542475
245512.2 APPAREIL GENITAL FEMININ.
24762° Troubles du rythme ayant entraîné la pose d'un stimulateur 10 à 20
24562477
2457\- Prolapsus utérin (dans les cas exceptionnels où l'origine traumatique sera reconnue).
2478A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé par les troubles fonctionnels insuffisamment contrôlés.
24582479
2459\- Cas légers 2 à 10
2480Dans ce cas, la nécessité d'un changement de profession doit être particulièrement mise en relief.
24602481
2461\- Cas graves (avec incontinence d'urine à l'effort) 30
248210.1.4 ENDOCARDE.
24622483
2463\- Cicatrices vulvaires ou vaginales gênantes (taux pouvant être majoré en cas de retentissement fonctionnel important) 5 à 10
2484Les séquelles de lésions valvulaires d'origine traumatique ou post-traumatique (notamment infectieuses), justiciables ou non d'un traitement chirurgical, seront à évaluer selon les troubles fonctionnels et le degré d'insuffisance cardiaque.
24642485
2465\- Perte anatomique ou fonctionnelle des deux ovaires, chez une femme en période d'activité génitale 50 à 20
2486
248710.2 ATTEINTES VASCULAIRES
24662488
2467\- Hystérectomie 50 à 20
248910.2.1 ARTÈRES
24682490
2469\- Sein :
249110.2.1.1 Aorte.
24702492
2471Amputation unilatérale 50 à 20
24722493
2473Amputation bilatérale 60 à 30
2494\- Anévrisme aortique (si l'imputabilité a été admise) 80 à 100
24742495
2475Déformation à apprécier par l'expert, ne pouvant en aucun cas dépasser le taux d'amputation.
2496\- Anévrisme aortique opéré bien contrôlé 30 à 40
24762497
2477**Article LEGIARTI000006746256**
2498\- Anévrisme aortique opéré, mal contrôlé ; les séquelles seront appréciées selon l'importance des troubles, en tenant compte des séquelles pariétales.
24782499
247913
250010.2.1.2 Autres artères.
24802501
248113.1 SEQUELLES DE SPLENECTOMIES.
24822502
2483\- Cicatrice de bonne qualité, pas de modification de la formule sanguine 10
2503a. Anévrisme des artères périphériques succédant à des traumatismes ouverts ou fermés. L'évaluation de l'incapacité se fera d'après les troubles constatés (voir ci-dessous " Oblitération artérielle ").
24842504
2485\- Modification de la formule sanguine 15 à 30
2505b. Anévrisme artério-veineux, selon le siège, l'importance des vaisseaux concernés, et les manifestations périphériques 10 à 20
24862506
2487Cicatrice de mauvaise qualité (voir " Appareil digestif ").
2507En cas de retentissement cardiaque, à ce taux sera ajouté le taux correspondant au degré d'insuffisance cardiaque.
24882508
248913.2 TETANOS.
2509c. Oblitération artérielle (si l'imputabilité est admise), y compris celle résultant d'une ligature secondaire à une blessure. Le taux d'incapacité sera estimé selon les signes cliniques, oscillométriques et angiographiques.
24902510
2491Quand il guérit, le tétanos laisse rarement des séquelles, mais il faut prendre en charge les séquelles définitives laissées parfois par la thérapeutique (voir chapitre correspondant du barème).
2511L'oblitération artérielle se traduit par des signes fonctionnels à l'effort ou au repos (douleurs, crampes), des troubles trophiques et même des ulcérations.
24922512
2493**Article LEGIARTI000006746258**
2513On distinguera (aussi bien au membre inférieur qu'au membre supérieur) :
24942514
249514 - GLANDES ENDOCRINES.
2515\- Une forme légère 20 à 30
24962516
2497Les glandes endocrines se trouvent assez rarement lésées lors des traumatismes, du fait de leur situation anatomique protégée. En outre, une faible partie du parenchyme endocrinien suffit à maintenir la fonction hormonale, ce qui, en particulier dans le cas d'organes pairs, évite les perturbations importantes des métabolismes.
2517\- Une forme moyenne 30 à 50
24982518
2519\- Une forme grave 50 à 70
24992520
250014.1 SEQUELLES HYPOPHYSAIRES.
2521En cas de sphacèle, l'amputation sera évaluée selon les indications fournies au chapitre portant sur " les membres supérieurs et les membres inférieurs ".
25012522
2502Diabète insipide post-traumatique. Il apparaît entre quelques heures et quelques jours après l'accident (trois mois paraissant un maximum). Il se manifeste par polydypsie, polyurie et pollakiurie. Certaines épreuves peuvent le confirmer et le distinguer, notamment, de la simple potomanie :
2523Oblitération artérielle traitée chirurgicalement : le taux sera évalué selon le résultat de l'intervention.
25032524
2504épreuve de la post-hypophyse, épreuve de Carter et Robbins, test de J. Decourt, épreuves aux diurétiques mercuriels, etc.
252510.2.2 VEINES ET LYMPHATIQUES.
25052526
2506\- Diabète insipide (selon le résultat du traitement) 10 à 30
25072527
2508Hypopituitarisme antérieur :
2528Les varices par elles-mêmes ne donnent pas lieu à une évaluation d'invalidité.
25092529
2510Ses manifestations peuvent être rattachées à un traumatisme et justifient la réparation à ce titre. Il ne faut pas perdre de vue que la latence du syndrome peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire à quelques années.
2530\- Troubles phlébitiques et troubles trophiques veineux et lymphatiques : troubles des tissus cutanés et sous-cutanés, oedème, hypodermite nodulaire, induration cellulitique, lymphoedème, éléphantiasis, ulcère variqueux persistant, etc. :
25112531
2512Le tableau est celui de tout hypopituitarisme, associant des signes d'insuffisance thyroïdienne sans myxoedème vrai, des signes d'insuffisance surrénale sans pigmentation, des signes d'hypogonadisme. Il y a lieu de pratiquer, avant toute estimation, des investigations complémentaires, dont il faut savoir qu'elles peuvent être d'inégale valeur. L'exploration des déficits dûs à l'hypo-stimulation des glandes concernées utilisera les techniques habituelles dans les trois secteurs thyroïdien, surrénalien et gonadique.
2532\- Forme légère 5 à 10
25132533
2514L'affection peut être corrigée de façon satisfaisante, mais le traitement doit être poursuivi indéfiniment. Plus le sujet est jeune, plus les répercussions de l'atteinte hypophysaire doivent être estimées importantes.
2534\- Forme moyenne 10 à 20
25152535
2516\- Syndrome d'hypopituitarisme (selon le degré et le résultat du traitement) 60 à 70
2536\- Forme grave 20 à 30
25172537
251814.2 SEQUELLES SURRENALIENNES.
253810.3 HYPERTENSION ARTERIELLE.
25192539
2520La traduction clinique d'un traumatisme entraînant des séquelles surrénaliennes est la maladie d'Addison. Cas rarissime, car elle exige une destruction bilatérale des glandes après traumatisme de la région lombaire ou des dernières côtes. Elle ne peut être affirmée qu'après examens complémentaires : test de Thorn, dosage des corticoïdes urinaires avant et après A.C.T.H.
25212540
2522La maladie peut être traitée efficacement par l'opothérapie substitutive, mais le traitement devra être suivi de façon illimitée.
2541Il faudra rechercher tous les indices possibles d'une hypertension préalable à l'accident.
25232542
2524\- Maladie d'Addison post-traumatique, selon le résultat du traitement 40 à 70
2543L'indemnisation portera sur l'état hypertensif et d'autre part, sur ses retentissements viscéraux.
25252544
252614.3 SEQUELLES THYROÏDIENNES.
2545\- Elévation de la tension artérielle en soi 10 à 20
25272546
2528L'hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l'hypothyroïdie liée à un tableau de pan-hypopituitarisme.
2547\- Retentissements viscéraux (indemnisés pour leur propre compte). Voir chapitres particuliers du barème ;
25292548
2530Par contre, la relation d'une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise, l'accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart des cas prédisposés. Le délai d'apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux mois, la relation ne peut plus être affirmée.
2549\- Hypertension secondaire à une lésion rénale traumatique (voir " Urologie ").
25312550
2532Les éléments d'appréciation de l'incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l'exophtalmie, les troubles sympathiques, l'amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours pratiqué, mais également un dosage du taux d'iode protéique du plasma et une épreuve de fixation de l'iode radioactif - réflexogramme achilléen.
2551**Article LEGIARTI000028676760**
25332552
2534Connaissant l'évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d'une amélioration ou d'une aggravation, soit de l'apparition de complications propres au traitement appliqué.
255311 - APPAREIL URINAIRE.
25352554
2536\- Maladie de Basedow, selon l'intensité des symptômes 5 à 40
2555Les atteintes de l'appareil urinaire peuvent porter :
25372556
2538A ce taux, s'ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %.
2557\- Sur les fonctions du parenchyme rénal ;
25392558
254014.4 SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES.
2559\- Sur la fonction excrétoire (voies urinaires) ;
25412560
2542L'hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut arriver, dans certains cas exceptionnels, qu'à la suite d'un accident, une hypoparathyroïdie soit constatée et puisse être rattachée au traumatisme.
2561\- Ou sur les deux.
25432562
2544L'hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle se complique dans certains cas d'une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles viscéraux, l'existence d'un signe de Chvostek, d'un signe de Trousseau (sensibilisés par l'hyperpnée provoquée), des malaises, de l'anxiété, voire des troubles mentaux.
2563Elles peuvent résulter :
25452564
2546La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats trop inconstants pour être retenus ; le test d'Ellsworth Howard permettra de différencier l'hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L'électromyographie mettra en évidence l'activité répétitive du neurone périphérique.
2565\- D'une maladie professionnelle ;
25472566
2548\- Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30
2567\- D'un traumatisme direct sur le rein ou les voies urinaires ;
25492568
2550\- Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d'ajouter les taux résultant de l'atteinte fonctionnelle des organes concernés.
2569\- Ou des conséquences rénales d'un traumatisme à distance (insuffisance rénale des polytraumatisés, anurie transfusionnelle, lithiase d'immobilisation, etc.).
25512570
255214.5 SEQUELLES DU PANCREAS ENDOCRINE.
2571L'atteinte de la fonction excrétoire peut retentir sur le rein. On aura donc intérêt à prévoir des révisions ultérieures du taux fixé en première estimation.
25532572
2554On admet, à titre exceptionnel, qu'un diabète puisse être d'origine traumatique, mais une telle éventualité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve d'existence d'un diabète sucré antérieur et notamment sur les résultats d'analyses disponibles.
2573Avant de fixer le taux d'I.P.P., il est indispensable de pratiquer les investigations cliniques, biologiques et radiologiques jugées nécessaires. Il faudra de même rechercher tous les indices possibles d'une atteinte rénale ou urinaire ou d'une hypertension préalables.
25552574
2556Rechercher aussi systématiquement l'existence de signes de complications dégénératives (chute des dents par arthrite alvéolo-dentaire, artériopathie principalement des membres inférieurs, rétinopathie, etc.) dont le délai d'apparition excède notablement celui séparé de la découverte du diabète de la date de l'accident.
2575L'aggravation par un traumatisme d'une affection rénale préexistante sera appréciée compte tenu des séquelles fonctionnelles ou de la nécessité d'une intervention chirurgicale consécutive.
25572576
2558Il faut considérer que les rares cas de diabète traumatique authentique surviennent peu après l'accident, et qu'il paraît exceptionnel que le début survienne après un délai de 6 mois.
257711.1 REIN.
25592578
2560Le diabète post-traumatique est, dans la grande majorité des cas, insulino-dépendant ; l'estimation de l'incapacité sera fonction de la sensibilité aux hypoglycémiants de synthèse, ou à l'insuline, et dans ce dernier cas, sur la stabilité ou l'instabilité d'équilibration.
2579L'atteinte aiguë des reins, qu'elle qu'en soit la cause, peut guérir sans aucune séquelle.
25612580
2562\- Diabète sucré équilibré par un régime et la prise d'hypoglycémiants oraux 5 à 10
258111.1.1 NEPHRECTOMIE
25632582
2564\- Diabète sucré nécessitant un régime strict et l'emploi de l'insuline 30 à 40
2583La néphrectomie n'entraîne souvent aucune conséquence pratique au point de vue de la fonction rénale.
25652584
2566\- Diabète sucré avec incidents d'acidose ou de coma. Régime strict amaigrissement, difficulté d'un régime équilibré par l'insuline 40 à 70
2585L'incapacité sera évaluée en fonction :
25672586
2568Lors des révisions, les complications (artérite, rétinite, atteinte rénale, etc.), seront évaluées selon le déficit fonctionnel de l'organe atteint (voir " Appareil cardio-vasculaire ", " Séquelles ophtalmologiques ", " Appareil urinaire ", etc.) et s'ajouteront aux taux ci-dessus, le taux global ne pouvant excéder 100 %.
2587\- Des douleurs résiduelles ;
25692588
2570**Article LEGIARTI000006746265**
2589\- De la qualité de la cicatrice opératoire (existence éventuelle d'éventration, troubles de la sensibilité, etc.) ;
25712590
257215 - TEGUMENTS.
2591\- Et de la qualité de la compensation par le rein restant.
25732592
2574Les séquelles traumatiques portant sur les téguments consistent en cicatrices et en dermo-épidermites succédant à une atteinte traumatique.
2593\- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative 15 à 20
25752594
2576Les cicatrices peuvent être plus ou moins disgracieuses, plus ou moins gênantes pour la mobilité des segments anatomiques. Lorsqu'il s'agit de brides limitant les mouvements de certaines articulations, on se reportera au chapitre des limitations des mouvements articulaires correspondants, pour évaluer l'incapacité.
2595\- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative, mais avec une grande éventration lombaire 30 à 40
25772596
2578Certaines cicatrices chéloïdiennes peuvent également s'ulcérer ; se reporter aux ulcères trophiques résultant d'atteintes veineuses.
259711.1.2 HEMATURIE
25792598
2580Enfin, le siège des cicatrices revêt une certaine importance. En particulier, un changement de profession pourra être nécessité par les cicatrices du visage (vendeuses, métiers de relations publiques, etc.). Dans ce cas, le médecin devra faire ressortir de façon évidente, dans son rapport, cette nécessité de changement d'emploi.
2599\- Hématurie isolée ou protéinurie isolée 5 à 10
25812600
258215.1 CICATRICES
260111.1.3 INSUFFISANCE RENALE
25832602
258415.1.1 CICATRICES DU CUIR CHEVELU, PERTE DES CHEVEUX.
2603\- Insuffisance rénale légère : clairances supérieures aux trois quarts de la normale ; vie professionnelle normale 10 à 20
25852604
2586L'estimation de l'incapacité se fera d'après le caractère douloureux des cicatrices et le retentissement psychique des séquelles, principalement chez les sujets de sexe féminin, sans oublier cependant la possibilité du port de perruques et de postiches.
2605\- Insuffisance rénale moyenne : clairances entre un quart et trois quarts ; peu de retentissement sur la vie professionnelle 20 à 40
25872606
2588\- Scalp total, ou brûlures étendues du cuir chevelu, avec phénomènes douloureux 30
2607\- Insuffisance rénale importante : clairances au-dessous du quart de la normale, anémie, goutte éventuelle, modification humorale, nécessité en particulier de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes, retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps complet 40 à 60
25892608
2590\- Scalp ou brûlure partielle du cuir chevelu, selon l'étendue des cicatrices douloureuses (névrome) ou de l'alopécie post-traumatique 5 à 20
2609\- Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations et des difficultés éventuelles d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle 50 à 100
25912610
259215.1.2 CICATRICES DISGRACIEUSES DU VISAGE GÊNANT LA MIMIQUE.
261111.1.4 TRANSPLANTATION RENALE
25932612
2594
2595\- Selon déformation, étendue, gêne deux mouvements du visage, selon le siège des déformations, notamment de l'atteinte des orifices naturels 5 à 30
2613Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur, et de la valeur du rein 30 à 100
25962614
259715.1.3 CICATRICES DES MAINS.
261511.1.5 TRAUMATISME RENAL
25982616
2599Disgracieuses, chéloïdiennes du dos de la main, indépendamment des raideurs ou rétractions :
2617\- Séquelles anatomiques de traumatisme rénal 15 à 30
26002618
2601\- Une main 5
261911.1.6 HYPERTENSION SECONDAIRE A UNE LESION RENALE TRAUMATIQUE
26022620
2603\- Les deux mains 10
2621(Voir appareil cardio-vasculaire).
26042622
2605
260615.1.4 CICATRICES VICIEUSES ET CHELOÏDES.
262311.2 BASSINET-URETÈRE
26072624
2608\- Imposant une protection au cours du travail, suivant le siège et l'extension 5 à 10
262511.2.1 HYDRONEPHROSE
26092626
2610\- De la plante du pied, gênant la marche 10 à 20
2627L'origine traumatique de l'hydronéphrose n'est généralement pas reconnue ; cependant, certaines lésions traumatiques des uretères et les hématomes péri-rénaux peuvent entraîner des hydronéphroses.
26112628
2612\- De la plante du pied, très importante et rendant impossible le port de chaussure 20 à 25
2629\- Hydronéphrose bien tolérée 10 à 20
26132630
261415.2 CANCER SE DEVELOPPANT SUR UNE CICATRICE.
2631\- Hydronéphrose compliquée (crises douloureuses, infection) 20 à 40
26152632
2616Si l'état peut être considéré comme fixé, l'on estimera le taux d'incapacité selon le déficit fonctionnel subsistant (aspect, amputations, limitations, etc.).
2633En cas de bilatéralité, ces taux ne s'additionnent pas et l'expert appréciera en fonction en particulier de l'insuffisance rénale.
26172634
261815.3 DERMO-EPIDERMITE.
263511.2.2 LITHIASE
26192636
2620\- Consécutive à une atteinte accidentelle des téguments, non compris les éléments qui peuvent être retenus pour l'évaluation de l'incapacité (étendue de la lésion, fréquence des poussées, prurit, nécessité d'un traitement, gêne professionnelle) 5 à 10
2637On ajoutera éventuellement le taux de l'insuffisance rénale ou de l'infection urinaire associée.
26212638
262215.4 FISTULE A LA PEAU.
263911.2.3 SEQUELLES DE LESIONS URETERALES
26232640
2624\- Consécutive à une mauvaise résorption de fils de suture ou à toute autre cause, avec écoulement, et suivant le nombre 1 à 8
2641\- Séquelles de rupture d'uretère bien tolérée 10 à 20
26252642
2626**Article LEGIARTI000006746274**
2643\- Mal tolérée ou avec fistule ou péri-néphrite 40 à 50
26272644
262816 - SYSTEME IMMUNITAIRE
2645\- Urétérostomie cutanée, permanente ou chirurgicale :
26292646
263016.1. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
2647Unilatérale 60
26312648
2632L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine est prise en charge au titre de la législation des accidents du travail comme conséquence d'un fait accidentel se produisant aux temps et lieu de travail et contaminant eu égard aux circonstances dans lesquelles il survient (par exemple, piqûre avec une aiguille souillée, projection inopinée de sang ou de liquides biologiques contaminés sur une muqueuse ou sur une plaie).
2649Bilatérale ou sur rein unique 80
26332650
2634Outre les éléments mentionnés au premier alinéa de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale, l'évaluation de l'incapacité permanente tient compte des conséquences cliniques et psychologiques de la séroconversion et du taux sanguin de lymphocytes CD 4 du patient. La date de séroconversion peut être retenue comme date de consolidation initiale.
265111.3 VESSIE ET URÈTRE
26352652
263616.1.1. Sérologie VIH positive : de 20 à 40 p. 100.
265311.3.1 TUMEUR
26372654
2638Pour que la séroconversion puisse être rattachée à l'accident, il est nécessaire qu'avant le huitième jour qui a suivi celui-ci une sérologie négative ait été constatée et qu'à intervalles et dans un délai fixés par arrêté signé des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un suivi sérologique de la victime ait été réalisé.
2655\- Tumeur vésicale selon le type histologique, l'étendue des lésion et les thérapeutiques nécessitées 30 à 80
26392656
264016.1.2. Déficit immunitaire associé à l'infection par le VIH et se traduisant par :
2657\- Tumeur vésicale maligne avec infiltration de la muqueuse 100
26412658
2642\- un taux de lymphocytes CD 4 compris entre 200 et 350 par millimètre cube : de 40 à 60 p. 100 ;
265911.3.2 INFECTION
26432660
2644\- un taux de lymphocytes CD 4 inférieur à 200 par millimètre cube : de 60 à 100 p. 100.
2661\- Infection chronique ou à répétition du bas appareil 10 à 30
26452662
2646Ce déficit immunitaire doit être affirmé par deux examens successifs pratiqués à un mois d'intervalle.
266311.3.3 RETENTION
26472664
2648**Article LEGIARTI000019323362**
26492665
26506 OPHTALMOLOGIE
2666\- Rétention d'urine chronique :
26512667
26526.1 - ALTÉRATION DE LA FONCTION VISUELLE
2668Sondage pluri-hebdomadaire ou sonde à demeure 50
26532669
2654Il y a lieu de tenir compte :
2655\- Des troubles de la vision centrale de loin ou de près (vision de précision) ;
2656\- Des troubles de la vision périphérique (vision de sécurité) ;
2657\- Des troubles de la vision binoculaire ;
2658\- Des troubles du sens chromatique et du sens lumineux ;
2659\- Et des nécessités de la profession exercée.
2670Cystostone ligne 60
26602671
26616.1.1 - CÉCITÉ
267211.3.4 FISTULE
26622673
2663Cécité complète.
2674\- Incontinence permanente des urines, nécessitant le port d'un appareil collecteur 60
26642675
2665Sont atteints de cécité complète, ceux dont la vision est abolie (V égal 0), au sens absolu du terme, avec abolition de la perception de la lumière.
2676(Sera ajouté, éventuellement, le taux estimé pour d'autres manifestations en cas de blessures médullaires, et, éventuellement, les taux correspondant à un retentissement rénal).
26662677
2667Quasi-cécité.
267811.3.5 POLLAKIURIE
26682679
2669Sont considérés comme atteints de quasi-cécité, ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure à 1/20 d'un œil, celle de l'autre étant inférieure à 1/20 avec déficience des champs visuels périphériques lorsque le champ visuel n'excède pas 20° dans le secteur le plus étendu.
2680\- Pollakiurie simple, avec réduction de la capacité vésicale objectivée par des examens complémentaires 10 à 25
26702681
2671Cécité professionnelle.
268211.3.6 ENTEROCYSTOPLASTIE
26722683
2673Les exigences visuelles requises par les professions sont tellement variables (l'horloger ne peut être comparé au docker), qu'il faudrait en tenir le plus grand compte dans l'évaluation du dommage, selon les activités qui demeurent possibles.
26742684
2675Est considéré comme atteint de cécité professionnelle celui dont l'œil le meilleur a une acuité égale au plus à 1/20 avec un rétrécissement du champ visuel inférieur à 20° dans son secteur le plus étendu.
2685\- Entérocystoplastie d'agrandissement (y compris les complications infectieuses) 30 à 50
26762686
2677\- Cécité complète (avec attribution de la tierce personne) 100
2687\- Entérocystoplastie (type Bricker) 60
26782688
2679\- Quasi-cécité 100
2689L'appréciation des séquelles de lésions de l'urètre ne peut être jugée uniquement sur des données subjectives, mais doit être fondée, dans la mesure du possible, sur des examens complémentaires, par exemple : urétrographie rétrograde et mictionnelle et débimétrie (normale : 20 millilitres/seconde).
26802690
2681\- Cécité professionnelle 100
269111.3.7 DYSURIE
26822692
26836.1.2 - SCOTOME CENTRAL BILATÉRAL
2693\- Dysurie ; débit mictionnel supérieur à 10 ml/seconde 10
26842694
2685Avec conservation des champs visuels périphériques selon la profession 50 à 90.
269511.3.8 RETRECISSEMENT
26862696
26876.1.3 - PERTE COMPLÈTE DE LA VISION D'UN OEIL (l'autre étant normal)
2697\- Rétrécissement, sans retentissement sur le bas ou le haut appareil, sans infection, ne nécessitant que quelques dilatations annuelles 20
26882698
2689Est perdu, l'oeil dont la vision est complètement abolie. Est considéré comme perdu, celui dont la vision est inférieure à 1/20, avec déficience du champ visuel périphérique (perte de la vision professionnelle d'un œil). Il faut distinguer les cas de perte de la vision sans lésion apparente, des cas de mutilation (énucléation, etc.), ou de difformités apparentes (staphylomes étendus, etc.).
2699\- Rétrécissement avec retentissement sur le bas ou haut appareil 30 à 50
26902700
2691\- Perte de la vision d'un œil, sans difformité apparente 30
2701Ce taux sera éventuellement majoré en raison des complications éventuelles : insuffisance rénale, lithiase, abcès du périnée, fistules, impuissance, etc.
26922702
2693\- Ablation ou altération du globe avec possibilité de prothèse 33
2703\- Séquelles de rétrécissement urétral ayant nécessité une chirurgie réparatrice 15 à 30
26942704
2695\- Sans prothèse possible 40
270511.4 EVENTRATION.
26962706
2697Taux auquel s'ajoute éventuellement un taux pour défiguration importante (voir "Téguments").
2707\- Éventration hypogastrique après intervention sur le système urinaire :
26982708
26996.1.4 - SCOTOME CENTRAL UNILATÉRAL
2709Petite 5
27002710
2711Moyenne 15
27012712
2702\- Sans perte du champ visuel périphérique 15 à 18
2713Grande 30 à 40
27032714
2704\- Avec perte du champ visuel périphérique 30
2715**Article LEGIARTI000028677198**
27052716
27066.1.5 - DIMINUTION DE LA VISION DES DEUX YEUX
271712 - APPAREIL GENITAL
27072718
2708Le degré de vision sera estimé, en tenant compte de la correction optique supportable en vision binoculaire par les verres. On utilisera l'échelle optométrique décimale dite de Monoyer, en vision éloignée, et, en vision rapprochée, l'échelle de Parinaud.
271912.1 APPAREIL GENITAL MASCULIN.
27092720
2710Dans les examens fonctionnels, le spécialiste devra toujours recourir aux procédés habituels de contrôle.
2721
2722\- Perte de la verge, compte tenu du méat périnéal et des troubles psychiques en résultant 50 à 60
27112723
27126.1.6 - VISION PÉRIPHÉRIQUE - CHAMP VISUEL
2724\- Perte d'un testicule (atrophie, destruction ou orchidectomie) 10 à 20
27132725
2714a) Lacune unilatérale du champ visuel.
2726\- Castration bilatérale, selon les résultats du traitement substitutif ou du traitement hormonal 30 à 50
27152727
2716\- Déficit en îlot (localisation centrale ou périphérique, temporale ou nasale, supérieure ou inférieure) 5 à 15
2728\- Émasculation totale (perte des testicules et du pénis) 60 à 80
27172729
2718\- Rétrécissement sensiblement concentrique du champ visuel (taux à ajouter à celui de l'acuité visuelle centrale) :
27192730
2720A 30° :
273112.2 APPAREIL GENITAL FEMININ.
27212732
2722\- Un seul œil 3 à 5
2733\- Prolapsus utérin (dans les cas exceptionnels où l'origine traumatique sera reconnue).
27232734
2724\- Les deux yeux 5 à 20
2735\- Cas légers 2 à 10
27252736
2726Moins de 10° :
2737\- Cas graves (avec incontinence d'urine à l'effort) 30
27272738
2728\- Un seul œil 10 à 15
2739\- Cicatrices vulvaires ou vaginales gênantes (taux pouvant être majoré en cas de retentissement fonctionnel important) 5 à 10
27292740
2730\- Les deux yeux 70 à 80
2741\- Perte anatomique ou fonctionnelle des deux ovaires, chez une femme en période d'activité génitale 50 à 20
27312742
2732b) Scotomes centraux (voir supra).
2743\- Hystérectomie 50 à 20
27332744
2734Le taux se confond avec celui attribué pour la baisse de la vision
2745\- Sein :
27352746
2736\- Un œil (suivant le degré de vision) 15 à 20
2747Amputation unilatérale 50 à 20
27372748
2738\- Les deux yeux (suivant le degré de vision) 50 à 90
2749Amputation bilatérale 60 à 30
27392750
2740c) Hémianopsie.
2751Déformation à apprécier par l'expert, ne pouvant en aucun cas dépasser le taux d'amputation.
27412752
2742Hémianopsie avec conservation de la vision centrale :
2753**Article LEGIARTI000028677970**
27432754
2744\- Homonyme droite ou gauche 30 à 35
275513
27452756
2746\- Hétéronyme binasale 15 à 20
275713.1 SEQUELLES DE SPLENECTOMIES.
27472758
2748\- Hétéronyme bitemporale 40 à 80
2759\- Cicatrice de bonne qualité, pas de modification de la formule sanguine 10
27492760
2750\- Horizontale supérieure 10 à 15
2761\- Modification de la formule sanguine 15 à 30
27512762
2752\- Horizontale inférieure 30 à 50
2763Cicatrice de mauvaise qualité (voir " Appareil digestif ").
27532764
2754Les quadranopsies peuvent être évaluées en assignant à chaque quadrant une valeur de :
276513.2 TETANOS.
27552766
2756[cliché non reproduit] - Scotomes paracentraux hémianopsiques :
2767Quand il guérit, le tétanos laisse rarement des séquelles, mais il faut prendre en charge les séquelles définitives laissées parfois par la thérapeutique (voir chapitre correspondant du barème).
27572768
2758quoique respectant la vision centrale qu'ils affleurent par leur limite, ils peuvent être très gênants lorsqu'ils ont la forme :
2769**Article LEGIARTI000028677987**
27592770
2760\- D'un scotome paracentral bitemporal 10 à 15
277114 - GLANDES ENDOCRINES.
27612772
2762\- D'un scotome hémianopsique latéral droit qui entrave la lecture 10 à 30
2773Les glandes endocrines se trouvent assez rarement lésées lors des traumatismes, du fait de leur situation anatomique protégée. En outre, une faible partie du parenchyme endocrinien suffit à maintenir la fonction hormonale, ce qui, en particulier dans le cas d'organes pairs, évite les perturbations importantes des métabolismes.
27632774
2764Hémianopsie avec perte de la vision centrale : unie ou bilatérale (ajouter à ces taux celui indiqué par le tableau ci-après sans que le total puisse dépasser 100 %).
27652775
27666.1.7 - VISION BINOCULAIRE
277614.1 SEQUELLES HYPOPHYSAIRES.
27672777
2768Le déséquilibre de la fonction qui permet aux deux yeux de fixer le même objet entraîne une diplopie persistante non améliorée par le traitement 5
2778Diabète insipide post-traumatique. Il apparaît entre quelques heures et quelques jours après l'accident (trois mois paraissant un maximum). Il se manifeste par polydypsie, polyurie et pollakiurie. Certaines épreuves peuvent le confirmer et le distinguer, notamment, de la simple potomanie :
27692779
2770TABLEAU GÉNÉRAL D'ÉVALUATION
2780épreuve de la post-hypophyse, épreuve de Carter et Robbins, test de J. Decourt, épreuves aux diurétiques mercuriels, etc.
27712781
2772Le tableau ci-après est applicable, qu'il s'agisse de la blessure d'un seul œil ou des deux yeux. Le taux sera évalué après correction ; il ne s'appliquera pas aux scotomes centraux avec conservation du champ visuel périphérique.
2782\- Diabète insipide (selon le résultat du traitement) 10 à 30
27732783
2774La vision d'un œil est indiquée par une colonne horizontale, la vision de l'autre, par une colonne verticale. Le point de rencontre donne le taux médical d'incapacité.
2784Hypopituitarisme antérieur :
27752785
2776
2777Degré de vision| 9/10| 8/10| 7/10| 6/10| 5/10| 4/10| 3/10| 2/10| 1/10| 1/20 et moinsde 1/20| Énucléation
2778---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---
27799/10| 0| 0| 0| 1| 2| 4| 8| 15| 19| 30| 33
27808/10| 0| 0| 1| 2| 4| 5| 12| 17| 21| 30| 33
27817/10| 0| 1| 3| 4| 6| 7| 14| 19| 22| 32| 35
27826/10| 1| 2| 4| 6| 8| 9| 18| 21| 24| 35| 40
27835/10| 2| 4| 6| 8| 10| 11| 20| 23| 26| 40| 45
27844/10| 4| 5| 7| 9| 11| 13| 22| 25| 30| 45| 50
27853/10| 8| 12| 14| 18| 20| 22| 25| 35| 45| 55| 60
27862/10| 15| 17| 19| 21| 23| 25| 35| 50| 60| 75| 80
27871/10| 19| 21| 22| 24| 26| 30| 45| 60| 80| 90| 95
27881/20 et - de 1/20| 30| 30| 32| 35| 40| 45| 55| 75| 90| 100| 100
2789Enucléation| 33| 33| 35| 40| 45| 50| 60| 80| 95| 100| 100
2790
2791
2792Tous ces taux pourraient être diminués, en raison de la conservation du champ visuel périphérique, cette diminution ne pouvant dépasser 20 %.
2786Ses manifestations peuvent être rattachées à un traumatisme et justifient la réparation à ce titre. Il ne faut pas perdre de vue que la latence du syndrome peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire à quelques années.
27932787
27946.1.8 - TROUBLES DU SENS CHROMATIQUE ET DU SENS LUMINEUX
2788Le tableau est celui de tout hypopituitarisme, associant des signes d'insuffisance thyroïdienne sans myxoedème vrai, des signes d'insuffisance surrénale sans pigmentation, des signes d'hypogonadisme. Il y a lieu de pratiquer, avant toute estimation, des investigations complémentaires, dont il faut savoir qu'elles peuvent être d'inégale valeur. L'exploration des déficits dûs à l'hypo-stimulation des glandes concernées utilisera les techniques habituelles dans les trois secteurs thyroïdien, surrénalien et gonadique.
27952789
2796Ces troubles, dont l'origine traumatique isolée est très rare, sont des symptômes de lésion de l'appareil nerveux sensoriel ; ils entrent en ligne de compte dans l'appréciation de l'incapacité due à ces lésions.
2790L'affection peut être corrigée de façon satisfaisante, mais le traitement doit être poursuivi indéfiniment. Plus le sujet est jeune, plus les répercussions de l'atteinte hypophysaire doivent être estimées importantes.
27972791
27986.1.9 - CAS PARTICULIERS
2792\- Syndrome d'hypopituitarisme (selon le degré et le résultat du traitement) 60 à 70
27992793
28006.1.9.1 - Tales de cornée
279414.2 SEQUELLES SURRENALIENNES.
28012795
2802L'évaluation est faite d'après le tableau d'évaluation de l'acuité visuelle, mais elle sera minorée en fonction de la conservation du champ visuel périphérique (voir supra).
2796La traduction clinique d'un traumatisme entraînant des séquelles surrénaliennes est la maladie d'Addison. Cas rarissime, car elle exige une destruction bilatérale des glandes après traumatisme de la région lombaire ou des dernières côtes. Elle ne peut être affirmée qu'après examens complémentaires : test de Thorn, dosage des corticoïdes urinaires avant et après A.C.T.H.
28032797
28046.1.9.2 - Tale centrale
2798La maladie peut être traitée efficacement par l'opothérapie substitutive, mais le traitement devra être suivi de façon illimitée.
28052799
2806La vision diminue lorsque la pupille se rétrécit : (travail en pleine lumière, travail de près).
2800\- Maladie d'Addison post-traumatique, selon le résultat du traitement 40 à 70
28072801
2808En cas de photophobie entraînant l'éblouissement de l'autre œil, il sera ajouté un taux de 5 %.
280214.3 SEQUELLES THYROÏDIENNES.
28092803
2810Paralysie de l'accomodation et du sphincter irien. - Ophtalmoplégie interne unilatérale 10
2804L'hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l'hypothyroïdie liée à un tableau de pan-hypopituitarisme.
28112805
2812\- Bilatérale 20
2806Par contre, la relation d'une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise, l'accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart des cas prédisposés. Le délai d'apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux mois, la relation ne peut plus être affirmée.
28132807
2814\- Mydriase existant seule et déterminant des troubles fonctionnels :
2808Les éléments d'appréciation de l'incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l'exophtalmie, les troubles sympathiques, l'amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours pratiqué, mais également un dosage du taux d'iode protéique du plasma et une épreuve de fixation de l'iode radioactif - réflexogramme achilléen.
28152809
2816\- Unilatérale 5
2810Connaissant l'évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d'une amélioration ou d'une aggravation, soit de l'apparition de complications propres au traitement appliqué.
28172811
2818\- Bilatérale 10
2812\- Maladie de Basedow, selon l'intensité des symptômes 5 à 40
28192813
28206.1.10 - CATARACTES
2814A ce taux, s'ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %.
28212815
28226.1.10.1 - Unilatérales
281614.4 SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES.
28232817
2824Non opérées ou inopérables : le taux d'incapacité sera fixé d'après le degré de vision.
2818L'hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut arriver, dans certains cas exceptionnels, qu'à la suite d'un accident, une hypoparathyroïdie soit constatée et puisse être rattachée au traumatisme.
28252819
2826Opérées ou résorbées : si la vision, après correction, est égale ou inférieure à celle de l'oeil non cataracté, ajouter, en raison de l'impossibilité de fusion des images et de la nécessité de porter un verre, 10 %, sans que le taux médical puisse dépasser 20 %.
2820L'hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle se complique dans certains cas d'une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles viscéraux, l'existence d'un signe de Chvostek, d'un signe de Trousseau (sensibilisés par l'hyperpnée provoquée), des malaises, de l'anxiété, voire des troubles mentaux.
28272821
2828Exemple :
2822La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats trop inconstants pour être retenus ; le test d'Ellsworth Howard permettra de différencier l'hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L'électromyographie mettra en évidence l'activité répétitive du neurone périphérique.
28292823
2830V.O.D. sain : 10/10
2824\- Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30
28312825
2832V.O.G. opéré : 5/10 plus d
2826\- Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d'ajouter les taux résultant de l'atteinte fonctionnelle des organes concernés.
28332827
2834égal 10 plus 2 égal 12
282814.5 SEQUELLES DU PANCREAS ENDOCRINE.
28352829
2836Ou encore :
2830On admet, à titre exceptionnel, qu'un diabète puisse être d'origine traumatique, mais une telle éventualité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve d'existence d'un diabète sucré antérieur et notamment sur les résultats d'analyses disponibles.
28372831
2838V.O.G. opéré : 1/10 égal 15 plus 19
2832Rechercher aussi systématiquement l'existence de signes de complications dégénératives (chute des dents par arthrite alvéolo-dentaire, artériopathie principalement des membres inférieurs, rétinopathie, etc.) dont le délai d'apparition excède notablement celui séparé de la découverte du diabète de la date de l'accident.
28392833
284010/10
2834Il faut considérer que les rares cas de diabète traumatique authentique surviennent peu après l'accident, et qu'il paraît exceptionnel que le début survienne après un délai de 6 mois.
28412835
2842égal 29 % à ramener à 20 %"
2836Le diabète post-traumatique est, dans la grande majorité des cas, insulino-dépendant ; l'estimation de l'incapacité sera fonction de la sensibilité aux hypoglycémiants de synthèse, ou à l'insuline, et dans ce dernier cas, sur la stabilité ou l'instabilité d'équilibration.
28432837
2844Si la vision de l'oeil non cataracté est plus mauvaise ou nulle, se reporter au tableau en donnant la meilleure correction optique à l'œil aphake, et en ajoutant 10 % pour l'obligation de porter des verres spéciaux et pour perte d'accommodation.
2838\- Diabète sucré équilibré par un régime et la prise d'hypoglycémiants oraux 5 à 10
28452839
2846Exemple :
2840\- Diabète sucré nécessitant un régime strict et l'emploi de l'insuline 30 à 40
28472841
2848œil opéré : 10/10 plus 10 d
2842\- Diabète sucré avec incidents d'acidose ou de coma. Régime strict amaigrissement, difficulté d'un régime équilibré par l'insuline 40 à 70
28492843
2850œil non opéré : 1/10
2844Lors des révisions, les complications (artérite, rétinite, atteinte rénale, etc.), seront évaluées selon le déficit fonctionnel de l'organe atteint (voir " Appareil cardio-vasculaire ", " Séquelles ophtalmologiques ", " Appareil urinaire ", etc.) et s'ajouteront aux taux ci-dessus, le taux global ne pouvant excéder 100 %.
28512845
2852égal 10 plus 19 égal 20.
2846**Article LEGIARTI000028678011**
28532847
28546.1.10.2 - Bilatérales (opérées ou résorbées)
284815 - TEGUMENTS.
28552849
2856L'aphakie bilatérale comporte une incapacité de base de 20 %, à laquelle on ajoutera le taux d'incapacité correspondant à la diminution de la vision centrale, sans que le taux puisse dépasser 100 %.
2850Les séquelles traumatiques portant sur les téguments consistent en cicatrices et en dermo-épidermites succédant à une atteinte traumatique.
28572851
2858Exemple :
2852Les cicatrices peuvent être plus ou moins disgracieuses, plus ou moins gênantes pour la mobilité des segments anatomiques. Lorsqu'il s'agit de brides limitant les mouvements de certaines articulations, on se reportera au chapitre des limitations des mouvements articulaires correspondants, pour évaluer l'incapacité.
28592853
2860O.D. aphake - 7/10
2854Certaines cicatrices chéloïdiennes peuvent également s'ulcérer ; se reporter aux ulcères trophiques résultant d'atteintes veineuses.
28612855
2862O.G. aphake - 7/10
2856Enfin, le siège des cicatrices revêt une certaine importance. En particulier, un changement de profession pourra être nécessité par les cicatrices du visage (vendeuses, métiers de relations publiques, etc.). Dans ce cas, le médecin devra faire ressortir de façon évidente, dans son rapport, cette nécessité de changement d'emploi.
28632857
286420 plus 3 égal 23 %
285815.1 CICATRICES
28652859
2866O.D. aphake - 3/10
286015.1.1 CICATRICES DU CUIR CHEVELU, PERTE DES CHEVEUX.
28672861
2868O.G. aphake - 5/10
2862L'estimation de l'incapacité se fera d'après le caractère douloureux des cicatrices et le retentissement psychique des séquelles, principalement chez les sujets de sexe féminin, sans oublier cependant la possibilité du port de perruques et de postiches.
28692863
287020 plus 20 égal 40 %
2864\- Scalp total, ou brûlures étendues du cuir chevelu, avec phénomènes douloureux 30
28712865
2872O.D. aphake - 1/10
2866\- Scalp ou brûlure partielle du cuir chevelu, selon l'étendue des cicatrices douloureuses (névrome) ou de l'alopécie post-traumatique 5 à 20
28732867
2874O.G. aphake - 1/10
286815.1.2 CICATRICES DISGRACIEUSES DU VISAGE GÊNANT LA MIMIQUE.
28752869
287620 plus 80 égal 100 %
2870
2871\- Selon déformation, étendue, gêne deux mouvements du visage, selon le siège des déformations, notamment de l'atteinte des orifices naturels 5 à 30
28772872
28786.1.11 - CAS DIVERS
287315.1.3 CICATRICES DES MAINS.
28792874
2880Les hypertonies oculaires, les luxations du cristallin, les hémorragies intraoculaires, les troubles du vitré, les altérations de la rétine, seront évalués selon le degré de vision.
2875Disgracieuses, chéloïdiennes du dos de la main, indépendamment des raideurs ou rétractions :
28812876
2882L'imputabilité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve de l'existence de l'affection avant l'accident évoqué (se reporter au préambule : "Infirmités antérieures").
2877\- Une main 5
28832878
2884Les éléments d'appréciation utiles seront :
2879\- Les deux mains 10
28852880
2886\- Pour le glaucome : aspect de l'angle irido-cornéen, sensibilité à la dexaméthasone, notion de glaucome familial.
2881
288215.1.4 CICATRICES VICIEUSES ET CHELOÏDES.
28872883
2888\- Pour le décollement de rétine : lésions myopiques ou dégénératives.
2884\- Imposant une protection au cours du travail, suivant le siège et l'extension 5 à 10
28892885
2890\- Pour les déplacements du cristallin : fragilité zonulaire, ectopie de la lentille.
2886\- De la plante du pied, gênant la marche 10 à 20
28912887
2892\- Pour les hémorragies intraoculaires : lésions vasculaires artérielles, veineuses, capillaires, altérations sanguines.
2888\- De la plante du pied, très importante et rendant impossible le port de chaussure 20 à 25
28932889
28946.2 - ANNEXES DE L'OEIL
289015.2 CANCER SE DEVELOPPANT SUR UNE CICATRICE.
28952891
28966.2.1 - ORBITE
2892Si l'état peut être considéré comme fixé, l'on estimera le taux d'incapacité selon le déficit fonctionnel subsistant (aspect, amputations, limitations, etc.).
28972893
2898\- Nerfs moteurs : paralysie d'un ou plusieurs nerfs oculo-moteurs (voir "Diplopie"). En cas de paralysie consécutive à une affection système nerveux central, se reporter à l'affection causale.
289415.3 DERMO-EPIDERMITE.
28992895
2900\- Nerfs sensitifs : névrites, névralgies très douloureuses, en particuliers douleurs glaucomateuses, lésions du nerf trijumeau (symptôme neuro-paralytique, y compris les troubles de la sécrétion lacrymale, ou sa perte) à ajouter au trouble visuel 10 à 20
2896\- Consécutive à une atteinte accidentelle des téguments, non compris les éléments qui peuvent être retenus pour l'évaluation de l'incapacité (étendue de la lésion, fréquence des poussées, prurit, nécessité d'un traitement, gêne professionnelle) 5 à 10
29012897
2902\- altérations vasculaires : (anévrisme, etc.) ; indemniser les troubles fonctionnels (voir barème spécial).
289815.4 FISTULE A LA PEAU.
29032899
29046.2.2 - PAUPIÈRES
2900\- Consécutive à une mauvaise résorption de fils de suture ou à toute autre cause, avec écoulement, et suivant le nombre 1 à 8
29052901
2902**Article LEGIARTI000028678018**
29062903
2907\- Déviation des bords palpéraux (entropion, trichiasis, ectropion, cicatrices vicieuses, symblépharon, ankyloblépharon), suivant étendue ; ajouter à la diminution de la vision et à la défiguration éventuelle 5 à 10
290416 - SYSTEME IMMUNITAIRE
29082905
2909\- Ptosis ou blépharospasme non volontaire : taux fondé sur le degré de vision et suivant que, en position primaire (regard horizontal de face), la pupille est plus ou moins découverte :
290616.1. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
29102907
2911\- Un œil 5 à 15
2908L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine est prise en charge au titre de la législation des accidents du travail comme conséquence d'un fait accidentel se produisant aux temps et lieu de travail et contaminant eu égard aux circonstances dans lesquelles il survient (par exemple, piqûre avec une aiguille souillée, projection inopinée de sang ou de liquides biologiques contaminés sur une muqueuse ou sur une plaie).
29122909
2913\- Les deux yeux 20 à 40
2910Outre les éléments mentionnés au premier alinéa de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale, l'évaluation de l'incapacité permanente tient compte des conséquences cliniques et psychologiques de la séroconversion et du taux sanguin de lymphocytes CD 4 du patient. La date de séroconversion peut être retenue comme date de consolidation initiale.
29142911
2915\- Lagophtalmie cicatricielle ou paralytique ; ajouter aux troubles visuels 10 % pour un œil.
291216.1.1. Sérologie VIH positive : de 20 à 40 p. 100.
29162913
2917\- Voies lacrymales : larmoiement par lésion des voies lacrymales (atrésie, sténose) 5 à 10
2914Pour que la séroconversion puisse être rattachée à l'accident, il est nécessaire qu'avant le huitième jour qui a suivi celui-ci une sérologie négative ait été constatée et qu'à intervalles et dans un délai fixés par arrêté signé des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un suivi sérologique de la victime ait été réalisé.
29182915
2919\- Fistules (résultant par exemple de dacryocystite ou de lésions osseuses) ; pour chaque œil 10 à 15
291616.1.2. Déficit immunitaire associé à l'infection par le VIH et se traduisant par :
29202917
29216.2.3 - SQUELETTE ORBITAIRE
2918\- un taux de lymphocytes CD 4 compris entre 200 et 350 par millimètre cube : de 40 à 60 p. 100 ;
29222919
2920\- un taux de lymphocytes CD 4 inférieur à 200 par millimètre cube : de 60 à 100 p. 100.
29232921
2924\- Déformation importante ( plus éventuellement les séquelles ophtalmologiques) 5 à 15
2922Ce déficit immunitaire doit être affirmé par deux examens successifs pratiqués à un mois d'intervalle.