Version du 2006-02-06
N
Nomoscopeb2eadab0560717ab384abbda2d69d20c3fe8a026Version précédente : 420f8c4d
Résumé IA
Ce changement de référence juridique, passant de l'article R. 434-35 à l'article R. 434-32, actualise le fondement légal du barème indicatif d'invalidité pour les accidents du travail sans modifier les principes de calcul ou les droits des victimes. La correction orthographique du terme « professionnel » assure la conformité textuelle du document, garantissant ainsi une application plus précise des règles d'évaluation des taux d'incapacité permanente. Pour les citoyens, l'impact est nul sur le montant des indemnités ou la procédure de reconnaissance, car le contenu substantiel définissant la consolidation et l'estimation des séquelles reste inchangé.
Informations
- Gouvernement
- de Villepin
Ce qui a changé 1 fichier +603 -605
| Article LEGIARTI000006746102 L1→1 | ||
| 1 | ## Annexe I : Barème indicatif d'invalidité (accidents du travail) (application de l'article R. 434-35) | |
| 1 | ## Annexe I : Barème indicatif d'invalidité (accidents du travail) (application de l'article R. 434-32) | |
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| 3 | **Article LEGIARTI000006746102** | |
| 3 | **Article LEGIARTI000028674637** | |
| 4 | 4 | |
| 5 | 5 | **CHAPITRE PRELIMINAIRE** |
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| 7 | **I - PRINCIPES GENERAUX**. | |
| 7 | **I - PRINCIPES GENERAUX**. | |
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| 9 | 9 | L'article L. 434-2 du Code de la Sécurité sociale dispose, dans son 1er alinéa, que le taux de l'incapacité permanente est déterminé compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. Le présent barème répond donc à la volonté du législateur. Il ne peut avoir qu'un caractère indicatif. Les taux d'incapacité proposés sont des taux moyens, et le médecin chargé de l'évaluation garde, lorsqu'il se trouve devant un cas dont le caractère lui paraît particulier, l'entière liberté de s'écarter des chiffres du barème ; il doit alors exposer clairement les raisons qui l'y ont conduit. |
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| @@ -26,7 +26,7 @@ L'estimation de l'état général n'inclut pas les infirmités antérieures - qu | ||
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| 27 | 27 | 3° L'âge. Cet élément, qui souvent peut rejoindre le précédent, doit être pris en considération sans se référer exclusivement à l'indication tirée de l'état civil, mais en fonction de l'âge organique de l'intéressé. Il convient ici de distinguer les conséquences de l'involution physiologique, de celles résultant d'un état pathologique individualisé. Ces dernières conséquences relèvent de l'état antérieur et doivent être estimées dans le cadre de celui-ci. |
| 28 | 28 | |
| 29 | On peut ainsi être amené à majorer le taux théorique affecté à l'infirmité, en raison des obstacles que les conséquences de l'âge apportent à la réadaptation et au reclassement professionel. | |
| 29 | On peut ainsi être amené à majorer le taux théorique affecté à l'infirmité, en raison des obstacles que les conséquences de l'âge apportent à la réadaptation et au reclassement professionnel. | |
| 30 | 30 | |
| 31 | 31 | 4° Facultés physiques et mentales. Il devra être tenu compte des possibilités de l'individu et de l'incidence que peuvent avoir sur elles les séquelles constatées. Les chiffres proposés l'étant pour un sujet normal, il y a lieu de majorer le taux moyen du barème, si l'état physique ou mental de l'intéressé paraît devoir être affecté plus fortement par les séquelles que celui d'un individu normal. |
| 32 | 32 | |
| Article LEGIARTI000006746105 L34→34 | ||
| 34 | 34 | |
| 35 | 35 | Lorsqu'un accident du travail ou une maladie professionnelle paraît avoir des répercussions particulières sur la pratique du métier, et, à plus forte raison, lorsque l'assuré ne paraît pas en mesure de reprendre son activité professionnelle antérieure, le médecin conseil peut demander, en accord avec l'intéressé, des renseignements complémentaires au médecin du travail. La possibilité pour l'assuré de continuer à occuper son poste de travail - au besoin en se réadaptant - ou au contraire, l'obligation d'un changement d'emploi ou de profession et les facultés que peut avoir la victime de se reclasser ou de réapprendre un métier, devront être précisées en particulier du fait de dispositions de la réglementation, comme celles concernant l'aptitude médicale aux divers permis de conduire. |
| 36 | 36 | |
| 37 | **II - MODE DE CALCUL DU TAUX MEDICAL**. | |
| 37 | **II - MODE DE CALCUL DU TAUX MEDICAL**. | |
| 38 | 38 | |
| 39 | Il faut d'abord rappeler que les séquelles d'un accident du travail ne sont pas toujours en rapport avec l'importance de la lésion initiale : des lésions, minimes au départ, peuvent laisser des séquelles considérables, et, à l'inverse, des lésions graves peuvent ne laisser que des séquelles minimes ou même aboutir à la guérison. | |
| 39 | Il faut d'abord rappeler que les séquelles d'un accident du travail ne sont pas toujours en rapport avec l'importance de la lésion initiale : des lésions, minimes au départ, peuvent laisser des séquelles considérables, et, à l'inverse, des lésions graves peuvent ne laisser que des séquelles minimes ou même aboutir à la guérison. | |
| 40 | 40 | |
| 41 | " La consolidation " est le moment où, à la suite de l'état transitoire que constitue la période des soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent sinon définitif, tel qu'un traitement n'est plus en principe nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation, et qu'il est possible d'apprécier un certain degré d'incapacité permanente consécutive à l'accident, sous réserve de rechutes et de révisions possibles. | |
| 41 | " La consolidation " est le moment où, à la suite de l'état transitoire que constitue la période des soins, la lésion se fixe et prend un caractère permanent sinon définitif, tel qu'un traitement n'est plus en principe nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation, et qu'il est possible d'apprécier un certain degré d'incapacité permanente consécutive à l'accident, sous réserve de rechutes et de révisions possibles. | |
| 42 | 42 | |
| 43 | La consolidation ne coïncide pas nécessairement avec la reprise d'une activité professionnelle. Dans certains cas, les séquelles peuvent être suffisamment importantes pour empêcher celle-ci, et dans d'autres, le travail peut être repris avec poursuite de soins, pendant un temps plus ou moins long, en attendant que la séquelle prenne ce caractère permanent, qui justifie la consolidation, à condition que la valeur du préjudice en résultant soit définitive. | |
| 43 | La consolidation ne coïncide pas nécessairement avec la reprise d'une activité professionnelle. Dans certains cas, les séquelles peuvent être suffisamment importantes pour empêcher celle-ci, et dans d'autres, le travail peut être repris avec poursuite de soins, pendant un temps plus ou moins long, en attendant que la séquelle prenne ce caractère permanent, qui justifie la consolidation, à condition que la valeur du préjudice en résultant soit définitive. | |
| 44 | 44 | |
| 45 | L'article L. 433-1 du Code la Sécurité sociale autorise le maintien de l'indemnité journalière en tout ou partie, en cas de reprise d'un travail " léger " susceptible de favoriser la consolidation (ou la guérison) de la blessure. | |
| 45 | L'article L. 433-1 du Code la Sécurité sociale autorise le maintien de l'indemnité journalière en tout ou partie, en cas de reprise d'un travail " léger " susceptible de favoriser la consolidation (ou la guérison) de la blessure. | |
| 46 | 46 | |
| 47 | La guérison, à l'inverse, ne laisse subsister aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité permanente. Le médecin chargé de l'évaluation ne peut donc pas proposer de taux médical, car il se trouve devant un état de guérison. On peut cependant envisager qu'une maladie d'origine professionnelle oblige à un changement de profession, sans lequel la guérison ne serait pas possible, et qu'alors le préjudice résultant de l'inaptitude entraînée par la maladie en cause, soit réparé. | |
| 47 | La guérison, à l'inverse, ne laisse subsister aucune séquelle fonctionnelle, donc aucune incapacité permanente. Le médecin chargé de l'évaluation ne peut donc pas proposer de taux médical, car il se trouve devant un état de guérison. On peut cependant envisager qu'une maladie d'origine professionnelle oblige à un changement de profession, sans lequel la guérison ne serait pas possible, et qu'alors le préjudice résultant de l'inaptitude entraînée par la maladie en cause, soit réparé. | |
| 48 | 48 | |
| 49 | Dans ce cas, il appartient au médecin chargé de l'évaluation de bien mettre en évidence dans ses conclusions la nécessité d'un changement d'emploi. | |
| 49 | Dans ce cas, il appartient au médecin chargé de l'évaluation de bien mettre en évidence dans ses conclusions la nécessité d'un changement d'emploi. | |
| 50 | 50 | |
| 51 | 1\. Séquelles résultant de lésions isolées. | |
| 51 | 1\. Séquelles résultant de lésions isolées. | |
| 52 | 52 | |
| 53 | Ces séquelles seront appréciées en partant du taux moyen proposé par le barème, éventuellement modifié par des estimations en plus ou en moins résultant de l'état général, de l'âge, ainsi que des facultés physiques et mentales, comme il a été exposé ci-dessus. | |
| 53 | Ces séquelles seront appréciées en partant du taux moyen proposé par le barème, éventuellement modifié par des estimations en plus ou en moins résultant de l'état général, de l'âge, ainsi que des facultés physiques et mentales, comme il a été exposé ci-dessus. | |
| 54 | 54 | |
| 55 | 2\. Infirmités multiples résultant d'un même accident. | |
| 55 | 2\. Infirmités multiples résultant d'un même accident. | |
| 56 | 56 | |
| 57 | On appelle infirmités multiples, celles qui intéressent des membres ou des organes différents. | |
| 57 | On appelle infirmités multiples, celles qui intéressent des membres ou des organes différents. | |
| 58 | 58 | |
| 59 | Lorsque les lésions portant sur des membres différents intéressent une même fonction, les taux estimés doivent s'ajouter, sauf cas expressément précisés au barème. | |
| 59 | Lorsque les lésions portant sur des membres différents intéressent une même fonction, les taux estimés doivent s'ajouter, sauf cas expressément précisés au barème. | |
| 60 | 60 | |
| 61 | Pour des infirmités multiples ne portant pas sur une même fonction, il y a lieu d'estimer en premier, l'une des incapacités. Le taux ainsi fixé sera retranché de 100 (qui représente la capacité totale) : on obtiendra ainsi la capacité restante. Sauf cas particulier prévu au barème, l'infirmité suivante sera estimée elle-même, puis rapportée à la capacité restante. On obtiendra ainsi le taux correspondant à la deuxième séquelle : l'incapacité globale résultera de la somme des deux taux, ainsi calculés. Celle-ci sera la même quel que soit l'ordre de prise en compte des infirmités. | |
| 61 | Pour des infirmités multiples ne portant pas sur une même fonction, il y a lieu d'estimer en premier, l'une des incapacités. Le taux ainsi fixé sera retranché de 100 (qui représente la capacité totale) : on obtiendra ainsi la capacité restante. Sauf cas particulier prévu au barème, l'infirmité suivante sera estimée elle-même, puis rapportée à la capacité restante. On obtiendra ainsi le taux correspondant à la deuxième séquelle : l'incapacité globale résultera de la somme des deux taux, ainsi calculés. Celle-ci sera la même quel que soit l'ordre de prise en compte des infirmités. | |
| 62 | 62 | |
| 63 | Exemple. - Une lésion " A " entraîne une incapacité de 40 %. La capacité restante est donc de 60 %. | |
| 63 | Exemple. - Une lésion " A " entraîne une incapacité de 40 %. La capacité restante est donc de 60 %. | |
| 64 | 64 | |
| 65 | Une lésion " B ", consécutive au même accident, entraîne une incapacité chiffrable, selon le barème, à 20 %. L'incapacité due pour cette deuxième lésion sera : 20 % de 60 % de capacité restante, soit 12 %. | |
| 65 | Une lésion " B ", consécutive au même accident, entraîne une incapacité chiffrable, selon le barème, à 20 %. L'incapacité due pour cette deuxième lésion sera : 20 % de 60 % de capacité restante, soit 12 %. | |
| 66 | 66 | |
| 67 | L'incapacité globale sera donc : 40 % plus 12 % égale 52 %, et ainsi de suite ... | |
| 67 | L'incapacité globale sera donc : 40 % plus 12 % égale 52 %, et ainsi de suite ... | |
| 68 | 68 | |
| 69 | Dans le cas d'une troisième lésion, pour l'exemple choisi, la capacité restante serait de 48 %. | |
| 69 | Dans le cas d'une troisième lésion, pour l'exemple choisi, la capacité restante serait de 48 %. | |
| 70 | 70 | |
| 71 | Cette façon de calculer l'incapacité globale résultant de lésions multiples ne garde bien entendu qu'un caractère indicatif. Le médecin chargé de l'évaluation peut toujours y apporter des modifications ou adopter un autre mode de calcul à condition de justifier son estimation. | |
| 71 | Cette façon de calculer l'incapacité globale résultant de lésions multiples ne garde bien entendu qu'un caractère indicatif. Le médecin chargé de l'évaluation peut toujours y apporter des modifications ou adopter un autre mode de calcul à condition de justifier son estimation. | |
| 72 | 72 | |
| 73 | 3\. Infirmités antérieures. | |
| 73 | 3\. Infirmités antérieures. | |
| 74 | 74 | |
| 75 | L'estimation médicale de l'incapacité doit faire la part de ce qui revient à l'état antérieur, et de ce qui revient à l'accident. Les séquelles rattachables à ce dernier sont seules en principe indemnisables. Mais il peut se produire des actions réciproques qui doivent faire l'objet d'une estimation particulière. | |
| 75 | L'estimation médicale de l'incapacité doit faire la part de ce qui revient à l'état antérieur, et de ce qui revient à l'accident. Les séquelles rattachables à ce dernier sont seules en principe indemnisables. Mais il peut se produire des actions réciproques qui doivent faire l'objet d'une estimation particulière. | |
| 76 | 76 | |
| 77 | a. Il peut arriver qu'un état pathologique antérieur absolument muet soit révélé à l'occasion de l'accident de travail ou de la maladie professionnelle mais qu'il ne soit pas aggravé par les séquelles. Il n'y a aucune raison d'en tenir compte dans l'estimation du taux d'incapacité. | |
| 77 | a. Il peut arriver qu'un état pathologique antérieur absolument muet soit révélé à l'occasion de l'accident de travail ou de la maladie professionnelle mais qu'il ne soit pas aggravé par les séquelles. Il n'y a aucune raison d'en tenir compte dans l'estimation du taux d'incapacité. | |
| 78 | 78 | |
| 79 | b. L'accident ou la maladie professionnelle peut révéler un état pathologique antérieur et l'aggraver. Il convient alors d'indemniser totalement l'aggravation résultant du traumatisme. | |
| 79 | b. L'accident ou la maladie professionnelle peut révéler un état pathologique antérieur et l'aggraver. Il convient alors d'indemniser totalement l'aggravation résultant du traumatisme. | |
| 80 | 80 | |
| 81 | c. Un état pathologique antérieur connu avant l'accident se trouve aggravé par celui-ci. Etant donné que cet état était connu, il est possible d'en faire l'estimation. L'aggravation indemnisable résultant de l'accident ou de la maladie professionnelle sera évaluée en fonction des séquelles présentées qui peuvent être beaucoup plus importantes que celles survenant chez un sujet sain. Un équilibre physiologique précaire, compatible avec une activité donnée, peut se trouver détruit par l'accident ou la maladie professionnelle. | |
| 81 | c. Un état pathologique antérieur connu avant l'accident se trouve aggravé par celui-ci. Etant donné que cet état était connu, il est possible d'en faire l'estimation. L'aggravation indemnisable résultant de l'accident ou de la maladie professionnelle sera évaluée en fonction des séquelles présentées qui peuvent être beaucoup plus importantes que celles survenant chez un sujet sain. Un équilibre physiologique précaire, compatible avec une activité donnée, peut se trouver détruit par l'accident ou la maladie professionnelle. | |
| 82 | 82 | |
| 83 | Dans certains cas où la lésion atteint le membre ou l'organe, homologue au membre ou à l'organe lésé ou détruit antérieurement, l'incapacité est en général supérieure à celle d'un sujet ayant un membre ou un organe opposé sain, sans état antérieur. A l'extrême, il peut y avoir perte totale de la capacité de travail de l'intéressé : c'est le cas, par exemple, du borgne qui perd son deuxième oeil, et du manchot qui sera privé du bras restant. | |
| 83 | Dans certains cas où la lésion atteint le membre ou l'organe, homologue au membre ou à l'organe lésé ou détruit antérieurement, l'incapacité est en général supérieure à celle d'un sujet ayant un membre ou un organe opposé sain, sans état antérieur. A l'extrême, il peut y avoir perte totale de la capacité de travail de l'intéressé : c'est le cas, par exemple, du borgne qui perd son deuxième oeil, et du manchot qui sera privé du bras restant. | |
| 84 | 84 | |
| 85 | Afin d'évaluer équitablement l'incapacité permanente dont reste atteinte la victime présentant un état pathologique antérieur, le médecin devra se poser trois questions : | |
| 85 | Afin d'évaluer équitablement l'incapacité permanente dont reste atteinte la victime présentant un état pathologique antérieur, le médecin devra se poser trois questions : | |
| 86 | 86 | |
| 87 | 1° L'accident a-t-il été sans influence sur l'état antérieur ? | |
| 87 | 1° L'accident a-t-il été sans influence sur l'état antérieur ? | |
| 88 | 88 | |
| 89 | 2° Les conséquences de l'accident sont-elles plus graves du fait de l'état antérieur ? | |
| 89 | 2° Les conséquences de l'accident sont-elles plus graves du fait de l'état antérieur ? | |
| 90 | 90 | |
| 91 | 3° L'accident a-t-il aggravé l'état antérieur ? | |
| 91 | 3° L'accident a-t-il aggravé l'état antérieur ? | |
| 92 | 92 | |
| 93 | Pour le calcul de cette incapacité finale, il n'y a pas lieu, d'une manière générale, de faire application de la formule de Gabrielli. Toutefois, la formule peut être, dans certains cas, un moyen commode de déterminer le taux d'incapacité et l'expert pourra l'utiliser si elle lui paraît constituer le moyen d'appréciation le plus fiable. | |
| 93 | Pour le calcul de cette incapacité finale, il n'y a pas lieu, d'une manière générale, de faire application de la formule de Gabrielli. Toutefois, la formule peut être, dans certains cas, un moyen commode de déterminer le taux d'incapacité et l'expert pourra l'utiliser si elle lui paraît constituer le moyen d'appréciation le plus fiable. | |
| 94 | 94 | |
| 95 | **III - REVISIONS**. | |
| 95 | **III - REVISIONS**. | |
| 96 | 96 | |
| 97 | Hormis les cas où les séquelles présentent d'emblée un caractère définitif, l'état de la victime est susceptible de subir, en aggravation ou en amélioration, une évolution spontanée ou du fait du résultat du traitement soit médical, soit chirurgical ou de l'appareillage. | |
| 97 | Hormis les cas où les séquelles présentent d'emblée un caractère définitif, l'état de la victime est susceptible de subir, en aggravation ou en amélioration, une évolution spontanée ou du fait du résultat du traitement soit médical, soit chirurgical ou de l'appareillage. | |
| 98 | 98 | |
| 99 | Il peut être alors indiqué de procéder à des révisions périodiques prévues par le Code de la Sécurité sociale (Art. L. 443-1). Dans les deux premières années qui suivent la date de consolidation ou de guérison apparente, la Caisse peut faire procéder à tout moment à une nouvelle fixation des réparations. Au-delà, l'intervalle séparant deux révisions doit être d'au moins un an, sauf accord entre les parties intéressées (art. R. 443-4 et R. 443-5). | |
| 99 | Il peut être alors indiqué de procéder à des révisions périodiques prévues par le Code de la Sécurité sociale (Art. L. 443-1). Dans les deux premières années qui suivent la date de consolidation ou de guérison apparente, la Caisse peut faire procéder à tout moment à une nouvelle fixation des réparations. Au-delà, l'intervalle séparant deux révisions doit être d'au moins un an, sauf accord entre les parties intéressées (art. R. 443-4 et R. 443-5). | |
| 100 | 100 | |
| 101 | Pour l'estimation du nouveau taux, on se référera au taux fixé lors de l'examen précédent, et on modifiera ce taux dans la mesure où les sequelles elles-mêmes auront évolué de façon tangible. | |
| 101 | Pour l'estimation du nouveau taux, on se référera au taux fixé lors de l'examen précédent, et on modifiera ce taux dans la mesure où les sequelles elles-mêmes auront évolué de façon tangible. | |
| 102 | 102 | |
| 103 | 103 | Le décès de la victime par suite des conséquences de l'accident entraîne une nouvelle fixation des réparations allouées à ses ayants droit éventuels ; elles sont sans relation avec le taux du barème (articles L. 434-7 et suivants). |
| 104 | 104 | |
| 105 | **Article LEGIARTI000006746105** | |
| 105 | **Article LEGIARTI000028674958** | |
| 106 | 106 | |
| 107 | 107 | **1 - MEMBRE SUPERIEUR**. |
| 108 | 108 | |
| Article LEGIARTI000006746117 L494→494 | ||
| 494 | 494 | |
| 495 | 495 | \- Fistule persistante avec déformation osseuse 10 à 25 |
| 496 | 496 | |
| 497 | **Article LEGIARTI000006746117** | |
| 497 | **Article LEGIARTI000028675068** | |
| 498 | 498 | |
| 499 | 499 | 2 - MEMBRE INFERIEUR. |
| 500 | 500 | |
| Article LEGIARTI000006746136 L846→846 | ||
| 846 | 846 | |
| 847 | 847 | Se reporter au chapitre 3 : " Rachis ". |
| 848 | 848 | |
| 849 | **Article LEGIARTI000006746136** | |
| 849 | **Article LEGIARTI000028675158** | |
| 850 | 850 | |
| 851 | 851 | 3 - RACHIS |
| 852 | 852 | |
| Article LEGIARTI000006746141 L910→910 | ||
| 910 | 910 | |
| 911 | 911 | Dans certains cas rares, un traumatisme peut déclencher ultérieurement une arthrose vertébrale localisée. Par ailleurs, le traumatisme peut aggraver une arthrose vertébrale préexistante. Il y a lieu, dans le cas où la relation du traumatisme et de l'arthrose est démontrée, d'évaluer le taux en raison des séquelles fonctionnelles et douloureuses. |
| 912 | 912 | |
| 913 | **Article LEGIARTI000006746141** | |
| 913 | **Article LEGIARTI000028675245** | |
| 914 | 914 | |
| 915 | 915 | 4 - CRÂNE ET SYSTEME NERVEUX |
| 916 | 916 | |
| Article LEGIARTI000006746162 L1548→1548 | ||
| 1548 | 1548 | |
| 1549 | 1549 | \- Forme avec troubles neurologiques (voir chapitre correspondant). |
| 1550 | 1550 | |
| 1551 | **Article LEGIARTI000006746162** | |
| 1551 | **Article LEGIARTI000028675265** | |
| 1552 | 1552 | |
| 1553 | 1553 | 5 - OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE |
| 1554 | 1554 | |
| Article LEGIARTI000006746199 L1810→1810 | ||
| 1810 | 1810 | |
| 1811 | 1811 | \- Sténose très serrée entraînant une surdité : il y a lieu de calculer la perte auditive, compte tenu des possibilités d'audioprothèse. |
| 1812 | 1812 | |
| 1813 | **Article LEGIARTI000006746199** | |
| 1813 | **Article LEGIARTI000028675462** | |
| 1814 | 1814 | |
| 1815 | 7 - STOMATOLOGIE | |
| 1816 | ||
| 1817 | LESIONS MAXILLO-FACIALES | |
| 1815 | 6 OPHTALMOLOGIE | |
| 1818 | 1816 | |
| 1819 | 7.1 FACE. | |
| 1817 | 6.1 - ALTÉRATION DE LA FONCTION VISUELLE | |
| 1820 | 1818 | |
| 1821 | En dehors de la fonction elle-même, le médecin expert pourra avoir à tenir compte des défigurations entraînées par les cicatrices. Dans ce cas, il se reportera au chapitre " Téguments ". | |
| 1819 | Il y a lieu de tenir compte : | |
| 1820 | \- Des troubles de la vision centrale de loin ou de près (vision de précision) ; | |
| 1821 | \- Des troubles de la vision périphérique (vision de sécurité) ; | |
| 1822 | \- Des troubles de la vision binoculaire ; | |
| 1823 | \- Des troubles du sens chromatique et du sens lumineux ; | |
| 1824 | \- Et des nécessités de la profession exercée. | |
| 1822 | 1825 | |
| 1823 | Le taux résultant des lésions sera estimé en fonction des pertes de dents (évaluées à part), de l'état de l'articulé dentaire et de la possibilité d'une prothèse susceptible de rétablir un coefficient de mastication suffisant. | |
| 1826 | 6.1.1 - CÉCITÉ | |
| 1824 | 1827 | |
| 1825 | Le coefficient de mastication se calcule en attribuant aux dents un coefficient particulier : 1 pour une incisive, 2 pour une canine, 3 pour une prémolaire, 5 pour une molaire, et en faisant le total des dents existantes ayant une homologue sur la mâchoire opposée. | |
| 1828 | Cécité complète. | |
| 1826 | 1829 | |
| 1827 | 7.2 MAXILLAIRE (MAXILLAIRE SUPERIEUR). | |
| 1830 | Sont atteints de cécité complète, ceux dont la vision est abolie (V égal 0), au sens absolu du terme, avec abolition de la perception de la lumière. | |
| 1828 | 1831 | |
| 1829 | 7.2.1. Mobilité d'une partie importante du maxillaire supérieur avec mastication difficile, le déficit dentaire étant estimé en sus 30 à 40 | |
| 1832 | Quasi-cécité. | |
| 1830 | 1833 | |
| 1831 | 7.2.2. Mobilité d'un petit fragment du maxillaire supérieur (ablation en général) 10 à 30 | |
| 1834 | Sont considérés comme atteints de quasi-cécité, ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure à 1/20 d'un œil, celle de l'autre étant inférieure à 1/20 avec déficience des champs visuels périphériques lorsque le champ visuel n'excède pas 20° dans le secteur le plus étendu. | |
| 1832 | 1835 | |
| 1833 | 7.2.3. Enfoncement et bascule postérieure (faux prognathisme). Troubles sérieux de l'articulé dentaire, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse et défiguration 15 à 40 | |
| 1836 | Cécité professionnelle. | |
| 1834 | 1837 | |
| 1835 | 7.2.4. Trouble léger de l'articulé dentaire par consolidation vicieuse d'une fracture du maxillaire supérieur 5 à 15 | |
| 1838 | Les exigences visuelles requises par les professions sont tellement variables (l'horloger ne peut être comparé au docker), qu'il faudrait en tenir le plus grand compte dans l'évaluation du dommage, selon les activités qui demeurent possibles. | |
| 1836 | 1839 | |
| 1837 | 7.2.5. Enfoncement du malaire : | |
| 1840 | Est considéré comme atteint de cécité professionnelle celui dont l'œil le meilleur a une acuité égale au plus à 1/20 avec un rétrécissement du champ visuel inférieur à 20° dans son secteur le plus étendu. | |
| 1838 | 1841 | |
| 1839 | apprécié en raison de la défiguration et des phénomènes nerveux 5 à 15 | |
| 1842 | \- Cécité complète (avec attribution de la tierce personne) 100 | |
| 1840 | 1843 | |
| 1841 | En cas de troubles oculaires, ceux-ci devront être évalués par un ophtalmologiste. | |
| 1844 | \- Quasi-cécité 100 | |
| 1842 | 1845 | |
| 1843 | 7.2.6. Perte de substance de la voûte palatine, respectant l'arcade dentaire et permettant une prothèse 5 à 10 | |
| 1846 | \- Cécité professionnelle 100 | |
| 1844 | 1847 | |
| 1845 | 7.2.7. Perte de substance du voile du palais (non opéré), entraînant des troubles de la parole et de la déglutition 15 à 30 | |
| 1848 | 6.1.2 - SCOTOME CENTRAL BILATÉRAL | |
| 1846 | 1849 | |
| 1847 | 7.2.8. Perte de substance partielle du maxillaire ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20 | |
| 1850 | Avec conservation des champs visuels périphériques selon la profession 50 à 90. | |
| 1848 | 1851 | |
| 1849 | Les pertes de substance permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents. | |
| 1852 | 6.1.3 - PERTE COMPLÈTE DE LA VISION D'UN OEIL (l'autre étant normal) | |
| 1850 | 1853 | |
| 1851 | 7.3 MANDIBULE (MAXILLAIRE INFERIEUR). | |
| 1854 | Est perdu, l'oeil dont la vision est complètement abolie. Est considéré comme perdu, celui dont la vision est inférieure à 1/20, avec déficience du champ visuel périphérique (perte de la vision professionnelle d'un œil). Il faut distinguer les cas de perte de la vision sans lésion apparente, des cas de mutilation (énucléation, etc.), ou de difformités apparentes (staphylomes étendus, etc.). | |
| 1852 | 1855 | |
| 1853 | \- Consolidation vicieuse avec troubles de l'articulé dentaire, non compris une défiguration éventuelle permettant une prothèse 5 à 15 | |
| 1856 | \- Perte de la vision d'un œil, sans difformité apparente 30 | |
| 1854 | 1857 | |
| 1855 | \- Consolidation vicieuse avec troubles graves pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse 15 à 40 | |
| 1858 | \- Ablation ou altération du globe avec possibilité de prothèse 33 | |
| 1856 | 1859 | |
| 1857 | \- Perte de substance et pseudarthrose avec gêne de la mastication ou impossibilité de prothèse, selon son siège et son degré de mobilité 5 à 40 | |
| 1860 | \- Sans prothèse possible 40 | |
| 1858 | 1861 | |
| 1859 | \- Perte de substance partielle de la mandibule, sans interruption la continuité osseuse, et ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20 | |
| 1862 | Taux auquel s'ajoute éventuellement un taux pour défiguration importante (voir "Téguments"). | |
| 1860 | 1863 | |
| 1861 | \- Les pertes partielles permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents. | |
| 1864 | 6.1.4 - SCOTOME CENTRAL UNILATÉRAL | |
| 1862 | 1865 | |
| 1863 | 7.4 CONSTRICTION DES MACHOIRES. | |
| 1864 | 1866 | |
| 1867 | \- Sans perte du champ visuel périphérique 15 à 18 | |
| 1865 | 1868 | |
| 1866 | L'ouverture de la bouche est considérée comme gênante en-dessous de 3 cm entre les arcades. Pour apprécier le degré d'incapacité, on mesurera soigneusement la distance séparant les incisives, quelle que soit la cause de la constriction. | |
| 1869 | \- Avec perte du champ visuel périphérique 30 | |
| 1867 | 1870 | |
| 1868 | \- Écartement inférieur à 10 mm 20 à 50 | |
| 1871 | 6.1.5 - DIMINUTION DE LA VISION DES DEUX YEUX | |
| 1869 | 1872 | |
| 1870 | \- Écartement inférieur à 20 mm, mais supérieur à 10 cm 10 à 20 | |
| 1873 | Le degré de vision sera estimé, en tenant compte de la correction optique supportable en vision binoculaire par les verres. On utilisera l'échelle optométrique décimale dite de Monoyer, en vision éloignée, et, en vision rapprochée, l'échelle de Parinaud. | |
| 1871 | 1874 | |
| 1872 | \- Écartement supérieur à 20 mm 5 à 10. | |
| 1875 | Dans les examens fonctionnels, le spécialiste devra toujours recourir aux procédés habituels de contrôle. | |
| 1873 | 1876 | |
| 1874 | 7.5 LUXATION TEMPORO-MAXILLAIRE. | |
| 1877 | 6.1.6 - VISION PÉRIPHÉRIQUE - CHAMP VISUEL | |
| 1875 | 1878 | |
| 1876 | \- Irréductible avec ouverture permanente de la bouche 10 à 50 | |
| 1879 | a) Lacune unilatérale du champ visuel. | |
| 1877 | 1880 | |
| 1878 | \- Récidivante 5 à 10 | |
| 1881 | \- Déficit en îlot (localisation centrale ou périphérique, temporale ou nasale, supérieure ou inférieure) 5 à 15 | |
| 1879 | 1882 | |
| 1880 | \- Syndrome de Costen (craquements, douleurs contro-latérales, difficulté d'ouverture, latéro-déviation possible) 2 à 15. | |
| 1883 | \- Rétrécissement sensiblement concentrique du champ visuel (taux à ajouter à celui de l'acuité visuelle centrale) : | |
| 1881 | 1884 | |
| 1882 | 7.6 LANGUE. | |
| 1885 | A 30° : | |
| 1883 | 1886 | |
| 1887 | \- Un seul œil 3 à 5 | |
| 1884 | 1888 | |
| 1885 | \- Amputation partielle entraînant gêne à la mastication et à la déglutition 10 à 20 | |
| 1889 | \- Les deux yeux 5 à 20 | |
| 1886 | 1890 | |
| 1887 | \- Amputation étendue avec troubles plus accusés 20 à 75 | |
| 1891 | Moins de 10° : | |
| 1888 | 1892 | |
| 1889 | \- Amputation totale 80 | |
| 1893 | \- Un seul œil 10 à 15 | |
| 1890 | 1894 | |
| 1891 | \- Paralysie de la langue : | |
| 1895 | \- Les deux yeux 70 à 80 | |
| 1892 | 1896 | |
| 1893 | \- Incomplète 5 à 15 | |
| 1897 | b) Scotomes centraux (voir supra). | |
| 1894 | 1898 | |
| 1895 | \- Complète 50 | |
| 1899 | Le taux se confond avec celui attribué pour la baisse de la vision | |
| 1896 | 1900 | |
| 1897 | 7.7 FISTULE SALIVAIRE. | |
| 1901 | \- Un œil (suivant le degré de vision) 15 à 20 | |
| 1898 | 1902 | |
| 1899 | \- A la peau 20 | |
| 1903 | \- Les deux yeux (suivant le degré de vision) 50 à 90 | |
| 1900 | 1904 | |
| 1901 | 7.8 NEVRALGIES. | |
| 1905 | c) Hémianopsie. | |
| 1902 | 1906 | |
| 1903 | Névralgies du sous-orbitaire, du mentonnier, etc. ; se reporter aux " Nerfs crâniens ". | |
| 1907 | Hémianopsie avec conservation de la vision centrale : | |
| 1904 | 1908 | |
| 1905 | 7.9 DENTS. | |
| 1909 | \- Homonyme droite ou gauche 30 à 35 | |
| 1906 | 1910 | |
| 1911 | \- Hétéronyme binasale 15 à 20 | |
| 1907 | 1912 | |
| 1908 | Perte de dents : les taux proposés ci-dessous sont ceux correspondant à la perte de dents, sans possibilité de prothèse. | |
| 1913 | \- Hétéronyme bitemporale 40 à 80 | |
| 1909 | 1914 | |
| 1910 | \- Perte d'une dent, quelle qu'elle soit 1,50 | |
| 1915 | \- Horizontale supérieure 10 à 15 | |
| 1911 | 1916 | |
| 1912 | \- Perte de toutes les dents, sans possibilité d'appareillage 4 | |
| 1917 | \- Horizontale inférieure 30 à 50 | |
| 1913 | 1918 | |
| 1914 | En cas de possibilité d'appareillage, les taux seront diminués, compte tenu de la qualité du mode de restauration : | |
| 1919 | Les quadranopsies peuvent être évaluées en assignant à chaque quadrant une valeur de : | |
| 1915 | 1920 | |
| 1916 | Prothèse fixe, réduction de 75 % ; | |
| 1921 | [cliché non reproduit] - Scotomes paracentraux hémianopsiques : | |
| 1917 | 1922 | |
| 1918 | Prothèse mobile, réduction de 50 %. | |
| 1923 | quoique respectant la vision centrale qu'ils affleurent par leur limite, ils peuvent être très gênants lorsqu'ils ont la forme : | |
| 1919 | 1924 | |
| 1920 | \- Perte de toutes les dents, correctement appareillées : | |
| 1925 | \- D'un scotome paracentral bitemporal 10 à 15 | |
| 1921 | 1926 | |
| 1922 | par une prothèse fixe 10,5 | |
| 1927 | \- D'un scotome hémianopsique latéral droit qui entrave la lecture 10 à 30 | |
| 1923 | 1928 | |
| 1924 | par une prothèse mobile 21 | |
| 1929 | Hémianopsie avec perte de la vision centrale : unie ou bilatérale (ajouter à ces taux celui indiqué par le tableau ci-après sans que le total puisse dépasser 100 %). | |
| 1925 | 1930 | |
| 1926 | Perte de substance osseuse accompagnant la perte d'une ou plusieurs dents : le taux retenu sera augmenté de 10 à 20 %, selon l'importance de la perte de substance. | |
| 1931 | 6.1.7 - VISION BINOCULAIRE | |
| 1927 | 1932 | |
| 1928 | \- Perte de vitalité d'une ou plusieurs dents : par dent 0,50. | |
| 1933 | Le déséquilibre de la fonction qui permet aux deux yeux de fixer le même objet entraîne une diplopie persistante non améliorée par le traitement 5 | |
| 1929 | 1934 | |
| 1930 | 7.10 PHARYNX. | |
| 1935 | TABLEAU GÉNÉRAL D'ÉVALUATION | |
| 1931 | 1936 | |
| 1932 | \- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35. | |
| 1937 | Le tableau ci-après est applicable, qu'il s'agisse de la blessure d'un seul œil ou des deux yeux. Le taux sera évalué après correction ; il ne s'appliquera pas aux scotomes centraux avec conservation du champ visuel périphérique. | |
| 1933 | 1938 | |
| 1934 | 7.11 CICATRICES DU VISAGE, DES LÈVRES ET DE LA MUQUEUSE BUCCALE. | |
| 1939 | La vision d'un œil est indiquée par une colonne horizontale, la vision de l'autre, par une colonne verticale. Le point de rencontre donne le taux médical d'incapacité. | |
| 1935 | 1940 | |
| 1936 | Voir chapitre 15 : " Téguments ". | |
| 1941 | ||
| 1942 | Degré de vision| 9/10| 8/10| 7/10| 6/10| 5/10| 4/10| 3/10| 2/10| 1/10| 1/20 et moinsde 1/20| Énucléation | |
| 1943 | ---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|--- | |
| 1944 | 9/10| 0| 0| 0| 1| 2| 4| 8| 15| 19| 30| 33 | |
| 1945 | 8/10| 0| 0| 1| 2| 4| 5| 12| 17| 21| 30| 33 | |
| 1946 | 7/10| 0| 1| 3| 4| 6| 7| 14| 19| 22| 32| 35 | |
| 1947 | 6/10| 1| 2| 4| 6| 8| 9| 18| 21| 24| 35| 40 | |
| 1948 | 5/10| 2| 4| 6| 8| 10| 11| 20| 23| 26| 40| 45 | |
| 1949 | 4/10| 4| 5| 7| 9| 11| 13| 22| 25| 30| 45| 50 | |
| 1950 | 3/10| 8| 12| 14| 18| 20| 22| 25| 35| 45| 55| 60 | |
| 1951 | 2/10| 15| 17| 19| 21| 23| 25| 35| 50| 60| 75| 80 | |
| 1952 | 1/10| 19| 21| 22| 24| 26| 30| 45| 60| 80| 90| 95 | |
| 1953 | 1/20 et - de 1/20| 30| 30| 32| 35| 40| 45| 55| 75| 90| 100| 100 | |
| 1954 | Enucléation| 33| 33| 35| 40| 45| 50| 60| 80| 95| 100| 100 | |
| 1955 | ||
| 1956 | ||
| 1957 | Tous ces taux pourraient être diminués, en raison de la conservation du champ visuel périphérique, cette diminution ne pouvant dépasser 20 %. | |
| 1937 | 1958 | |
| 1938 | **Article LEGIARTI000006746210** | |
| 1959 | 6.1.8 - TROUBLES DU SENS CHROMATIQUE ET DU SENS LUMINEUX | |
| 1939 | 1960 | |
| 1940 | 8 - APPAREIL DIGESTIF | |
| 1961 | Ces troubles, dont l'origine traumatique isolée est très rare, sont des symptômes de lésion de l'appareil nerveux sensoriel ; ils entrent en ligne de compte dans l'appréciation de l'incapacité due à ces lésions. | |
| 1941 | 1962 | |
| 1942 | 8.1 BOUCHE ET PHARYNX. | |
| 1963 | 6.1.9 - CAS PARTICULIERS | |
| 1943 | 1964 | |
| 1944 | Se reporter à " Stomatologie ; lésions maxillo-faciales ". | |
| 1965 | 6.1.9.1 - Tales de cornée | |
| 1945 | 1966 | |
| 1946 | 8.2 OESOPHAGE. | |
| 1967 | L'évaluation est faite d'après le tableau d'évaluation de l'acuité visuelle, mais elle sera minorée en fonction de la conservation du champ visuel périphérique (voir supra). | |
| 1947 | 1968 | |
| 1948 | L'oesophage n'est qu'exceptionnellement intéressé par un traumatisme extérieur. | |
| 1969 | 6.1.9.2 - Tale centrale | |
| 1949 | 1970 | |
| 1950 | On rencontre des cas de sténose cicatricielle consécutive à l'ingestion d'un liquide caustique. Ces sténoses devront être vérifiées par radiographie et au besoin par oesophagoscopie. | |
| 1971 | La vision diminue lorsque la pupille se rétrécit : (travail en pleine lumière, travail de près). | |
| 1951 | 1972 | |
| 1952 | L'évaluation tiendra compte du degré de la sténose ayant éventuellement imposé une gastrostomie et son retentissement sur l'état général. | |
| 1973 | En cas de photophobie entraînant l'éblouissement de l'autre œil, il sera ajouté un taux de 5 %. | |
| 1953 | 1974 | |
| 1954 | Plusieurs examens successifs et assez espacés pourront être utiles pour apprécier les effets du traitement par dilatation et l'accommodation souvent considérable à la gastrostomie. | |
| 1975 | Paralysie de l'accomodation et du sphincter irien. - Ophtalmoplégie interne unilatérale 10 | |
| 1955 | 1976 | |
| 1956 | L'estimation de l'incapacité se fera d'après la dysphagie, les douleurs, les vomissements pouvant exister. Il importe également de prendre en considération le retentissement sur l'état psychique. | |
| 1977 | \- Bilatérale 20 | |
| 1957 | 1978 | |
| 1958 | \- Trouble léger avec dysphagie intermittente sans sténose avec dyskinésie 10 | |
| 1979 | \- Mydriase existant seule et déterminant des troubles fonctionnels : | |
| 1959 | 1980 | |
| 1960 | \- Séquelles avec sténose organique partielle nécessitant des traitements prolongés 30 à 50 | |
| 1981 | \- Unilatérale 5 | |
| 1961 | 1982 | |
| 1962 | \- Sténose totale s'opposant à l'alimentation orale 80 | |
| 1983 | \- Bilatérale 10 | |
| 1963 | 1984 | |
| 1964 | 8.3 ESTOMAC-DUODENUM. | |
| 1985 | 6.1.10 - CATARACTES | |
| 1965 | 1986 | |
| 1966 | Ce seront souvent les séquelles de lésions traumatiques, de stress ou iatrogène ; elles sont souvent des séquelles chirurgicales. | |
| 1987 | 6.1.10.1 - Unilatérales | |
| 1967 | 1988 | |
| 1968 | \- Troubles légers 10 | |
| 1989 | Non opérées ou inopérables : le taux d'incapacité sera fixé d'après le degré de vision. | |
| 1969 | 1990 | |
| 1970 | \- Troubles moyens 20 à 30 | |
| 1991 | Opérées ou résorbées : si la vision, après correction, est égale ou inférieure à celle de l'oeil non cataracté, ajouter, en raison de l'impossibilité de fusion des images et de la nécessité de porter un verre, 10 %, sans que le taux médical puisse dépasser 20 %. | |
| 1971 | 1992 | |
| 1972 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 1993 | Exemple : | |
| 1973 | 1994 | |
| 1974 | 8.4 INTESTIN GRÊLE (JEJUNUM, ILEON). | |
| 1995 | V.O.D. sain : 10/10 | |
| 1975 | 1996 | |
| 1976 | Très souvent, il s'agit d'une atteinte directe, avec contusion ou rupture, désinsertion mésentérique ; cela peut être la révélation ou l'aggravation d'un état antérieur : angiopathie, angiomatose, maladie de Crohn, jéjuno iléite, assez souvent ce sont des séquelles post-opératoires. | |
| 1997 | V.O.G. opéré : 5/10 plus d | |
| 1977 | 1998 | |
| 1978 | \- Troubles légers 10 | |
| 1999 | égal 10 plus 2 égal 12 | |
| 1979 | 2000 | |
| 1980 | \- Troubles moyens, avec nécessité d'une diététique particulière 20 à 30 | |
| 2001 | Ou encore : | |
| 1981 | 2002 | |
| 1982 | \- Troubles graves : troubles de l'absorption avec diarrhée, nécessité de bilan d'hépatologie, d'études des selles et du transit répétés 50 à 70 | |
| 2003 | V.O.G. opéré : 1/10 égal 15 plus 19 | |
| 1983 | 2004 | |
| 1984 | \- Fistule du grêle (duodénum, jéjunum, iléon). Le retentissement général et digestif est à apprécier selon le barème ci-dessus. | |
| 2005 | 10/10 | |
| 1985 | 2006 | |
| 1986 | \- Assujettissement propre de la fistule 25 | |
| 2007 | égal 29 % à ramener à 20 %" | |
| 1987 | 2008 | |
| 1988 | 8.5 COLON. | |
| 2009 | Si la vision de l'oeil non cataracté est plus mauvaise ou nulle, se reporter au tableau en donnant la meilleure correction optique à l'œil aphake, et en ajoutant 10 % pour l'obligation de porter des verres spéciaux et pour perte d'accommodation. | |
| 1989 | 2010 | |
| 1990 | Résultant d'une atteinte directe ou d'une aggravation d'un état antérieur (diverticulose, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, etc.). | |
| 2011 | Exemple : | |
| 1991 | 2012 | |
| 1992 | Les séquelles sont caractérisées par des troubles du transit, du météorisme et une alternance de constipation et de diarrhée, un écoulement (glaires), des éléments hémorragiques, des poussées douloureuses. Il existe un problème de diététique, un retentissement sur l'état général et sur la capacité de travail. Un bilan biologique et un transit sont indispensables fréquemment. | |
| 2013 | œil opéré : 10/10 plus 10 d | |
| 1993 | 2014 | |
| 1994 | \- Troubles légers 10 | |
| 2015 | œil non opéré : 1/10 | |
| 1995 | 2016 | |
| 1996 | \- Troubles moyens 20 à 30 | |
| 2017 | égal 10 plus 19 égal 20. | |
| 1997 | 2018 | |
| 1998 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 2019 | 6.1.10.2 - Bilatérales (opérées ou résorbées) | |
| 1999 | 2020 | |
| 2000 | \- Fistule stercorale intermittente 25 | |
| 2021 | L'aphakie bilatérale comporte une incapacité de base de 20 %, à laquelle on ajoutera le taux d'incapacité correspondant à la diminution de la vision centrale, sans que le taux puisse dépasser 100 %. | |
| 2001 | 2022 | |
| 2002 | \- Anus contre-nature 60 | |
| 2023 | Exemple : | |
| 2003 | 2024 | |
| 2004 | \- En cas d'addition à d'autres troubles 10 à 30 | |
| 2025 | O.D. aphake - 7/10 | |
| 2005 | 2026 | |
| 2006 | 8.6 RECTUM ET ANUS. | |
| 2027 | O.G. aphake - 7/10 | |
| 2007 | 2028 | |
| 2008 | Les lésions sont en général occasionnées par un empalement ou un éclatement par air comprimé. | |
| 2029 | 20 plus 3 égal 23 % | |
| 2009 | 2030 | |
| 2010 | On tiendra compte de la rectite, de la colostomie éventuelle (voir plus haut), de la sténose rectale, de l'incontinence anale, y compris les séquelles de l'opération de Babcock, prolapsus, retentissement génital (surtout chez l'homme). | |
| 2031 | O.D. aphake - 3/10 | |
| 2011 | 2032 | |
| 2012 | \- Troubles légers 10 | |
| 2033 | O.G. aphake - 5/10 | |
| 2013 | 2034 | |
| 2014 | \- Troubles moyens 30 à 50 | |
| 2035 | 20 plus 20 égal 40 % | |
| 2015 | 2036 | |
| 2016 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 2037 | O.D. aphake - 1/10 | |
| 2017 | 2038 | |
| 2018 | Fistules anales : | |
| 2039 | O.G. aphake - 1/10 | |
| 2019 | 2040 | |
| 2020 | \- Fistule intrasphinctérienne sous-cutanée 5 | |
| 2041 | 20 plus 80 égal 100 % | |
| 2021 | 2042 | |
| 2022 | \- Fistule trans ou extrasphinctérienne à trajet simple avec incident évolutif mineur et rare 10 à 15 | |
| 2043 | 6.1.11 - CAS DIVERS | |
| 2023 | 2044 | |
| 2024 | \- Fistule complexe avec nombreux accidents évolutifs 20 à 30 | |
| 2045 | Les hypertonies oculaires, les luxations du cristallin, les hémorragies intraoculaires, les troubles du vitré, les altérations de la rétine, seront évalués selon le degré de vision. | |
| 2025 | 2046 | |
| 2026 | 8.7 PAROI ABDOMINALE. | |
| 2047 | L'imputabilité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve de l'existence de l'affection avant l'accident évoqué (se reporter au préambule : "Infirmités antérieures"). | |
| 2027 | 2048 | |
| 2028 | \- Cicatrices vicieuses ou cheloïdes (imposant une protection au cours du travail) 5 à 10 | |
| 2049 | Les éléments d'appréciation utiles seront : | |
| 2029 | 2050 | |
| 2030 | \- Rupture isolée du grand droit 10 | |
| 2051 | \- Pour le glaucome : aspect de l'angle irido-cornéen, sensibilité à la dexaméthasone, notion de glaucome familial. | |
| 2031 | 2052 | |
| 2032 | 8.8 HERNIES. | |
| 2053 | \- Pour le décollement de rétine : lésions myopiques ou dégénératives. | |
| 2033 | 2054 | |
| 2055 | \- Pour les déplacements du cristallin : fragilité zonulaire, ectopie de la lentille. | |
| 2034 | 2056 | |
| 2035 | \- Hernie peu volumineuse, non douloureuse, non scrotale, facilement réductible 5 | |
| 2057 | \- Pour les hémorragies intraoculaires : lésions vasculaires artérielles, veineuses, capillaires, altérations sanguines. | |
| 2036 | 2058 | |
| 2037 | \- Hernie scrotale plus ou moins réductible 8 | |
| 2059 | 6.2 - ANNEXES DE L'OEIL | |
| 2038 | 2060 | |
| 2039 | \- Hernie volumineuse, douloureuse, difficilement réductible, ou irréductible 20 | |
| 2061 | 6.2.1 - ORBITE | |
| 2040 | 2062 | |
| 2041 | \- Hernie bilatérale, selon caractère, taux maximum 25 | |
| 2063 | \- Nerfs moteurs : paralysie d'un ou plusieurs nerfs oculo-moteurs (voir "Diplopie"). En cas de paralysie consécutive à une affection système nerveux central, se reporter à l'affection causale. | |
| 2042 | 2064 | |
| 2043 | Eventration : | |
| 2065 | \- Nerfs sensitifs : névrites, névralgies très douloureuses, en particuliers douleurs glaucomateuses, lésions du nerf trijumeau (symptôme neuro-paralytique, y compris les troubles de la sécrétion lacrymale, ou sa perte) à ajouter au trouble visuel 10 à 20 | |
| 2044 | 2066 | |
| 2045 | \- Petite 5 | |
| 2067 | \- altérations vasculaires : (anévrisme, etc.) ; indemniser les troubles fonctionnels (voir barème spécial). | |
| 2046 | 2068 | |
| 2047 | \- Moyenne 15 | |
| 2069 | 6.2.2 - PAUPIÈRES | |
| 2048 | 2070 | |
| 2049 | \- Grande 30 à 40 | |
| 2050 | 2071 | |
| 2051 | Hernies diaphragmatiques : | |
| 2072 | \- Déviation des bords palpéraux (entropion, trichiasis, ectropion, cicatrices vicieuses, symblépharon, ankyloblépharon), suivant étendue ; ajouter à la diminution de la vision et à la défiguration éventuelle 5 à 10 | |
| 2052 | 2073 | |
| 2053 | L'estimation se fera d'après les troubles digestifs, respiratoires et généraux présentés par la victime : | |
| 2074 | \- Ptosis ou blépharospasme non volontaire : taux fondé sur le degré de vision et suivant que, en position primaire (regard horizontal de face), la pupille est plus ou moins découverte : | |
| 2054 | 2075 | |
| 2055 | \- Troubles modérés 10 à 20 | |
| 2076 | \- Un œil 5 à 15 | |
| 2056 | 2077 | |
| 2057 | \- Troubles importants 20 à 40 | |
| 2078 | \- Les deux yeux 20 à 40 | |
| 2058 | 2079 | |
| 2059 | 8.9 FONCTION HEPATO-BILIAIRE. | |
| 2080 | \- Lagophtalmie cicatricielle ou paralytique ; ajouter aux troubles visuels 10 % pour un œil. | |
| 2060 | 2081 | |
| 2061 | Les traumatismes du foie ne lèsent pas habituellement les fonctions hépathiques. | |
| 2082 | \- Voies lacrymales : larmoiement par lésion des voies lacrymales (atrésie, sténose) 5 à 10 | |
| 2062 | 2083 | |
| 2063 | Une éventuelle hépatite virale imputable au traitement nécessité par l'accident ne peut justifier l'attribution d'une I.P.P. que dans la mesure où les examens biologiques objectivent des séquelles intéressant les fonctions hépatiques. | |
| 2084 | \- Fistules (résultant par exemple de dacryocystite ou de lésions osseuses) ; pour chaque œil 10 à 15 | |
| 2064 | 2085 | |
| 2065 | 8.10 FONCTION PANCREATIQUE EXOCRINE (pour la fonction pancréatique endocrine, voir le chapitre " Glandes endocrines "). | |
| 2086 | 6.2.3 - SQUELETTE ORBITAIRE | |
| 2066 | 2087 | |
| 2067 | Des lésions pancréatiques peuvent être provoquées par des traumatismes abdominaux, contusion, hématome, déchirure, rupture, d'où peuvent résulter des troubles digestifs et des fistules. Il est d'autre part admis qu'une pancréatite aiguë puisse apparaître dans les heures ou les jours suivants le choc initial. | |
| 2068 | 2088 | |
| 2069 | A distance, la formation d'un pseudo-kyste ou la constitution d'une pancréatite chronique peuvent être rattachés à un traumatisme antérieur. | |
| 2089 | \- Déformation importante ( plus éventuellement les séquelles ophtalmologiques) 5 à 15 | |
| 2070 | 2090 | |
| 2071 | Pour la réparation, on tiendra compte de répercussions, de l'atteinte pancréatique sur l'état général, des problèmes nutritionnels qu'elle pose, des douleurs qui en résultent et des séquelles chirurgicales éventuelles (fistule pancréatique, suppuration chronique, etc.). | |
| 2091 | **Article LEGIARTI000028675586** | |
| 2072 | 2092 | |
| 2073 | La coexistence de troubles de la régulation glycémique entraîne par ailleurs une diminution de la capacité de la victime et doit être évaluée à part, les deux taux s'additionnant. | |
| 2093 | 7 - STOMATOLOGIE | |
| 2074 | 2094 | |
| 2075 | **Article LEGIARTI000006746220** | |
| 2095 | LESIONS MAXILLO-FACIALES | |
| 2076 | 2096 | |
| 2077 | 9 - APPAREIL RESPIRATOIRE | |
| 2097 | 7.1 FACE. | |
| 2078 | 2098 | |
| 2079 | 9.1 PAROI THORACIQUE. | |
| 2099 | En dehors de la fonction elle-même, le médecin expert pourra avoir à tenir compte des défigurations entraînées par les cicatrices. Dans ce cas, il se reportera au chapitre " Téguments ". | |
| 2080 | 2100 | |
| 2081 | ||
| 2082 | L'estimation des séquelles se fondera sur les éléments douloureux, la gêne respiratoire, la gêne au travail et sur l'insuffisance respiratoire qui pourrait être rattachée au traumatisme. | |
| 2101 | Le taux résultant des lésions sera estimé en fonction des pertes de dents (évaluées à part), de l'état de l'articulé dentaire et de la possibilité d'une prothèse susceptible de rétablir un coefficient de mastication suffisant. | |
| 2083 | 2102 | |
| 2084 | En général, la fracture d'une ou plusieurs côtes, ou la fracture du sternum, n'entraîne pas d'incapacité partielle ; hormis les éléments douloureux éventuels, on doit rejeter comme dénuée de valeur la formule ancienne : 2 % que multiplie n côtes fracturées. | |
| 2103 | Le coefficient de mastication se calcule en attribuant aux dents un coefficient particulier : 1 pour une incisive, 2 pour une canine, 3 pour une prémolaire, 5 pour une molaire, et en faisant le total des dents existantes ayant une homologue sur la mâchoire opposée. | |
| 2085 | 2104 | |
| 2086 | \- Fracture de côtes, selon l'intensité de la douleur 2 à 5 | |
| 2105 | 7.2 MAXILLAIRE (MAXILLAIRE SUPERIEUR). | |
| 2087 | 2106 | |
| 2088 | \- Fracture de côtes à type de volet thoracique avec déformation 5 à 10 | |
| 2107 | 7.2.1. Mobilité d'une partie importante du maxillaire supérieur avec mastication difficile, le déficit dentaire étant estimé en sus 30 à 40 | |
| 2089 | 2108 | |
| 2090 | \- Fracture du sternum : | |
| 2109 | 7.2.2. Mobilité d'un petit fragment du maxillaire supérieur (ablation en général) 10 à 30 | |
| 2091 | 2110 | |
| 2092 | Avec gêne et douleur à l'effort 2 à 5 | |
| 2111 | 7.2.3. Enfoncement et bascule postérieure (faux prognathisme). Troubles sérieux de l'articulé dentaire, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse et défiguration 15 à 40 | |
| 2093 | 2112 | |
| 2094 | Avec enfoncement et douleurs à l'effort 5 à 15. | |
| 2113 | 7.2.4. Trouble léger de l'articulé dentaire par consolidation vicieuse d'une fracture du maxillaire supérieur 5 à 15 | |
| 2095 | 2114 | |
| 2096 | 9.2 ATTEINTES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE. | |
| 2115 | 7.2.5. Enfoncement du malaire : | |
| 2097 | 2116 | |
| 2117 | apprécié en raison de la défiguration et des phénomènes nerveux 5 à 15 | |
| 2098 | 2118 | |
| 2099 | Ainsi que cela a été indiqué dans l'appréciation du préjudice, il y a lieu de tenir compte des éléments résiduels du traumatisme thoracique : douleurs, gêne respiratoire, dyspnée, éventuellement cyanose, et des signes d'auscultation. | |
| 2119 | En cas de troubles oculaires, ceux-ci devront être évalués par un ophtalmologiste. | |
| 2100 | 2120 | |
| 2101 | Il pourra se révéler indispensable de faire pratiquer des examens complémentaires : | |
| 2121 | 7.2.6. Perte de substance de la voûte palatine, respectant l'arcade dentaire et permettant une prothèse 5 à 10 | |
| 2102 | 2122 | |
| 2103 | \- examen radiologique ; | |
| 2123 | 7.2.7. Perte de substance du voile du palais (non opéré), entraînant des troubles de la parole et de la déglutition 15 à 30 | |
| 2104 | 2124 | |
| 2105 | \- électro-cardiogramme qui peut être utile pour dépister un début d'insuffisance cardiaque droite sans traduction clinique ; | |
| 2125 | 7.2.8. Perte de substance partielle du maxillaire ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20 | |
| 2106 | 2126 | |
| 2107 | -spirographique (capacité vitale, volume résiduel, épreuve de Tiffeneau). Dans certains cas, pourront être envisagées des épreuves au cours de l'effort, ainsi que l'étude des gaz du sang. | |
| 2127 | Les pertes de substance permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents. | |
| 2108 | 2128 | |
| 2109 | Il y a lieu de rappeler que, quelles que soient les valeurs théoriques choisies, elles ne représentent qu'une moyenne, et la différence avec les valeurs théoriques n'est significative que si elle est importante. En général, le caractère pathologique ne peut être affirmé que s'il y a un écart d'au moins 20 %. | |
| 2129 | 7.3 MANDIBULE (MAXILLAIRE INFERIEUR). | |
| 2110 | 2130 | |
| 2111 | Il y a lieu de rappeler que l'enregistrement spirographique fait appel à la coopération du sujet et que le comportement de ce dernier au cours de l'examen est important à observer. | |
| 2131 | \- Consolidation vicieuse avec troubles de l'articulé dentaire, non compris une défiguration éventuelle permettant une prothèse 5 à 15 | |
| 2112 | 2132 | |
| 2113 | L'atteinte de la fonction respiratoire a des conséquences très variables suivant la profession exercée par la victime. Il convient donc, dans le rapport, de faire apparaître de façon évidente les conséquences que l'incapacité peut entraîner sur le plan professionnel. | |
| 2133 | \- Consolidation vicieuse avec troubles graves pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de prothèse 15 à 40 | |
| 2114 | 2134 | |
| 2115 | Insuffisance respiratoire légère : | |
| 2135 | \- Perte de substance et pseudarthrose avec gêne de la mastication ou impossibilité de prothèse, selon son siège et son degré de mobilité 5 à 40 | |
| 2116 | 2136 | |
| 2117 | \- Dyspnée d'effort, quelques anomalies radiologiques à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit léger (capacité vitale entre 60 et 70 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau entre 60 et 70 %) 10 à 30 | |
| 2137 | \- Perte de substance partielle de la mandibule, sans interruption la continuité osseuse, et ne permettant pas une prothèse fonctionnellement satisfaisante 5 à 20 | |
| 2118 | 2138 | |
| 2119 | Insuffisance respiratoire moyenne : | |
| 2139 | \- Les pertes partielles permettant une prothèse fonctionnellement satisfaisante seront évaluées par référence aux pertes de dents. | |
| 2120 | 2140 | |
| 2121 | \- Dyspnée disproportionnée à l'effort, anomalies radiologiques (principalement diminution notable de la cinématique thoracodiaphragmatique). A l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit notable (capacité vitale en-dessous de 60 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau en-dessous de 60 %) 30 à 50 | |
| 2141 | 7.4 CONSTRICTION DES MACHOIRES. | |
| 2122 | 2142 | |
| 2123 | Insuffisance respiratoire importante : | |
| 2124 | 2143 | |
| 2125 | \- Dyspnée marquée au repos, cyanose plus ou moins prononcée, tachycardie, toux productive, diminution importante du jeu thoracodiaphragmatique, augmentation de l'aire cardiaque avec débord des cavités droites, à l'électrocardiogramme coeur pulmonaire chronique, altération plus ou moins importante de l'état général, à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit important 50 à 100 | |
| 2144 | L'ouverture de la bouche est considérée comme gênante en-dessous de 3 cm entre les arcades. Pour apprécier le degré d'incapacité, on mesurera soigneusement la distance séparant les incisives, quelle que soit la cause de la constriction. | |
| 2126 | 2145 | |
| 2127 | 9.3 CAS PARTICULIERS. | |
| 2146 | \- Écartement inférieur à 10 mm 20 à 50 | |
| 2128 | 2147 | |
| 2148 | \- Écartement inférieur à 20 mm, mais supérieur à 10 cm 10 à 20 | |
| 2129 | 2149 | |
| 2130 | \- Tuberculose pulmonaire stabilisée, lorsqu'elle a été imputée à un traumatisme ou reconnue aggravée par celui-ci. Le taux d'I.P.P. devra être fixé en fonction des séquelles définitives (voir 9.2). | |
| 2150 | \- Écartement supérieur à 20 mm 5 à 10. | |
| 2131 | 2151 | |
| 2132 | \- Pneumothorax par rupture de bulles : l'estimation des séquelles des 2 affections précédentes sera faite en fonction des critères généraux, en tenant compte en particulier de l'importance de l'insuffisance respiratoire (on recourra avec prudence aux épreuves fonctionnelles en cas de pneumothorax récidivant). | |
| 2152 | 7.5 LUXATION TEMPORO-MAXILLAIRE. | |
| 2133 | 2153 | |
| 2134 | \- Fistule d'un pyothorax selon la taille de la cavité pleurale résiduelle et l'importance de la suppuration 10 à 20 | |
| 2154 | \- Irréductible avec ouverture permanente de la bouche 10 à 50 | |
| 2135 | 2155 | |
| 2136 | \- Rétrécissement de la trachée 10 à 20 | |
| 2156 | \- Récidivante 5 à 10 | |
| 2137 | 2157 | |
| 2138 | A ces taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour les troubles de la fonction respiratoire de lésions pleuro-pulmonaires associées. | |
| 2158 | \- Syndrome de Costen (craquements, douleurs contro-latérales, difficulté d'ouverture, latéro-déviation possible) 2 à 15. | |
| 2139 | 2159 | |
| 2140 | \- Trachéotomie : | |
| 2160 | 7.6 LANGUE. | |
| 2141 | 2161 | |
| 2142 | Sans port de canule 50 | |
| 2143 | 2162 | |
| 2144 | Avec port de canule 80 | |
| 2163 | \- Amputation partielle entraînant gêne à la mastication et à la déglutition 10 à 20 | |
| 2145 | 2164 | |
| 2146 | **Article LEGIARTI000006746223** | |
| 2165 | \- Amputation étendue avec troubles plus accusés 20 à 75 | |
| 2147 | 2166 | |
| 2148 | 10 - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE. | |
| 2167 | \- Amputation totale 80 | |
| 2149 | 2168 | |
| 2150 | ||
| 2151 | Les atteintes de l'appareil cardio-vasculaire ont des conséquences très diverses selon l'activité exercée par la victime ; dans son rapport, le médecin devra donc bien mettre en évidence les conséquences professionnelles entraînées par l'incapacité physique de l'intéressé. Il faudra prévoir des révisions régulières de l'état de la victime, compte tenu : | |
| 2169 | \- Paralysie de la langue : | |
| 2152 | 2170 | |
| 2153 | 1° De l'évolution spontanée quasi constante des atteintes cardio-vasculaires vers l'aggravation ; | |
| 2171 | \- Incomplète 5 à 15 | |
| 2154 | 2172 | |
| 2155 | 2° Des améliorations thérapeutiques, notamment chirurgicales. | |
| 2173 | \- Complète 50 | |
| 2156 | 2174 | |
| 2157 | Dans le cas où un traitement médicamenteux au long cours, notamment anti-coagulant, est mis en oeuvre, les incidences de celui-ci seront à prendre en considération. | |
| 2175 | 7.7 FISTULE SALIVAIRE. | |
| 2158 | 2176 | |
| 2159 | ||
| 2160 | 10.1 COEUR. | |
| 2177 | \- A la peau 20 | |
| 2161 | 2178 | |
| 2162 | Les éléments d'appréciation de l'atteinte cardiaque seront : | |
| 2179 | 7.8 NEVRALGIES. | |
| 2163 | 2180 | |
| 2164 | -Cliniques : troubles du rythme, bruits anormaux, modification de la pression artérielle, dyspnée, manifestations périphériques (cyanose, stase pulmonaire, oedèmes, etc.). | |
| 2181 | Névralgies du sous-orbitaire, du mentonnier, etc. ; se reporter aux " Nerfs crâniens ". | |
| 2165 | 2182 | |
| 2166 | -Para-cliniques : modifications de l'image radiologique, tracés anormaux de l'E.C.G., examens biologiques perturbés, comptes rendus opératoires, etc. | |
| 2183 | 7.9 DENTS. | |
| 2167 | 2184 | |
| 2168 | Les causes de l'atteinte cardiaque peuvent être très diverses. Il convient, pour estimer l'incapacité, de se référer aux déficiences fonctionnelles de l'organe. Il faut rappeler entre autre que, bien souvent, seront à évaluer, non pas les séquelles de la lésion d'un organe sain, mais celles de l'aggravation par le traumatisme d'une affection préexistante. | |
| 2169 | 2185 | |
| 2170 | 10.1.1 INSUFFISANCE CARDIAQUE. | |
| 2186 | Perte de dents : les taux proposés ci-dessous sont ceux correspondant à la perte de dents, sans possibilité de prothèse. | |
| 2171 | 2187 | |
| 2172 | \- Légère | |
| 2188 | \- Perte d'une dent, quelle qu'elle soit 1,50 | |
| 2173 | 2189 | |
| 2174 | Troubles aux efforts prolongés. Nécessité d'une thérapeutique et d'une surveillance discontinues. Pas de symptômes de décompensation, peu de retentissement sur la vie professionnelle 10 à 30 | |
| 2190 | \- Perte de toutes les dents, sans possibilité d'appareillage 4 | |
| 2175 | 2191 | |
| 2176 | \- Moyenne | |
| 2192 | En cas de possibilité d'appareillage, les taux seront diminués, compte tenu de la qualité du mode de restauration : | |
| 2177 | 2193 | |
| 2178 | Absence de symptômes au repos. Troubles survenant à l'effort et aggravés par lui. Petits signes d'insuffisance cardiaque cédant bien au traitement, nécessité d'une surveillance suivie. Modification de l'image radiologique. Quelques perturbations dans la vie professionnelle 30 à 60 | |
| 2194 | Prothèse fixe, réduction de 75 % ; | |
| 2179 | 2195 | |
| 2180 | \- Grave | |
| 2196 | Prothèse mobile, réduction de 50 %. | |
| 2181 | 2197 | |
| 2182 | Symptomatologie susceptible de se manifester au repos. Accidents d'asystolie. Nécessité d'un traitement et d'un régime suivis. Chute de la pression artérielle. Silhouette cardiaque élargie. Image pleuro-pulmonaire de " poumon cardiaque ". Vie professionnelle très perturbée ou impossible 60 à 100 | |
| 2198 | \- Perte de toutes les dents, correctement appareillées : | |
| 2183 | 2199 | |
| 2184 | 10.1.2 PERICARDE. | |
| 2200 | par une prothèse fixe 10,5 | |
| 2185 | 2201 | |
| 2186 | Suites de péricardite ou de blessure du péricarde (à évaluer selon l'atteinte de la fonction cardiaque - voir ci-dessus). | |
| 2202 | par une prothèse mobile 21 | |
| 2187 | 2203 | |
| 2188 | 10.1.3 MYOCARDE. | |
| 2204 | Perte de substance osseuse accompagnant la perte d'une ou plusieurs dents : le taux retenu sera augmenté de 10 à 20 %, selon l'importance de la perte de substance. | |
| 2189 | 2205 | |
| 2190 | La jurisprudence tend de plus en plus à admettre la relation avec le travail effectué, d'une lésion myocardique, ischémique ou autre, survenant sur le lieu ou au temps du travail. | |
| 2206 | \- Perte de vitalité d'une ou plusieurs dents : par dent 0,50. | |
| 2191 | 2207 | |
| 2192 | Au cas où l'imputabilité a été retenue : | |
| 2208 | 7.10 PHARYNX. | |
| 2193 | 2209 | |
| 2194 | 1° Séquelles d'infarctus ou troubles du rythme, liés à une lésion myocardique, ne se traduisant que par quelques modifications de tracés E.C.G., des douleurs angineuses éventuelles, et observation par prudence de certaines règles hygiénodiététiques 20 à 30 | |
| 2210 | \- Gêne à la déglutition par rétrécissement 5 à 35. | |
| 2195 | 2211 | |
| 2196 | A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour l'insuffisance cardiaque selon son degré. | |
| 2212 | 7.11 CICATRICES DU VISAGE, DES LÈVRES ET DE LA MUQUEUSE BUCCALE. | |
| 2197 | 2213 | |
| 2198 | 2° Troubles du rythme ayant entraîné la pose d'un stimulateur 10 à 20 | |
| 2214 | Voir chapitre 15 : " Téguments ". | |
| 2199 | 2215 | |
| 2200 | A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé par les troubles fonctionnels insuffisamment contrôlés. | |
| 2216 | **Article LEGIARTI000028676540** | |
| 2201 | 2217 | |
| 2202 | Dans ce cas, la nécessité d'un changement de profession doit être particulièrement mise en relief. | |
| 2218 | 8 - APPAREIL DIGESTIF | |
| 2203 | 2219 | |
| 2204 | 10.1.4 ENDOCARDE. | |
| 2220 | 8.1 BOUCHE ET PHARYNX. | |
| 2205 | 2221 | |
| 2206 | Les séquelles de lésions valvulaires d'origine traumatique ou post-traumatique (notamment infectieuses), justiciables ou non d'un traitement chirurgical, seront à évaluer selon les troubles fonctionnels et le degré d'insuffisance cardiaque. | |
| 2222 | Se reporter à " Stomatologie ; lésions maxillo-faciales ". | |
| 2207 | 2223 | |
| 2208 | ||
| 2209 | 10.2 ATTEINTES VASCULAIRES | |
| 2224 | 8.2 OESOPHAGE. | |
| 2210 | 2225 | |
| 2211 | 10.2.1 ARTÈRES | |
| 2226 | L'oesophage n'est qu'exceptionnellement intéressé par un traumatisme extérieur. | |
| 2212 | 2227 | |
| 2213 | 10.2.1.1 Aorte. | |
| 2228 | On rencontre des cas de sténose cicatricielle consécutive à l'ingestion d'un liquide caustique. Ces sténoses devront être vérifiées par radiographie et au besoin par oesophagoscopie. | |
| 2214 | 2229 | |
| 2230 | L'évaluation tiendra compte du degré de la sténose ayant éventuellement imposé une gastrostomie et son retentissement sur l'état général. | |
| 2215 | 2231 | |
| 2216 | \- Anévrisme aortique (si l'imputabilité a été admise) 80 à 100 | |
| 2232 | Plusieurs examens successifs et assez espacés pourront être utiles pour apprécier les effets du traitement par dilatation et l'accommodation souvent considérable à la gastrostomie. | |
| 2217 | 2233 | |
| 2218 | \- Anévrisme aortique opéré bien contrôlé 30 à 40 | |
| 2234 | L'estimation de l'incapacité se fera d'après la dysphagie, les douleurs, les vomissements pouvant exister. Il importe également de prendre en considération le retentissement sur l'état psychique. | |
| 2219 | 2235 | |
| 2220 | \- Anévrisme aortique opéré, mal contrôlé ; les séquelles seront appréciées selon l'importance des troubles, en tenant compte des séquelles pariétales. | |
| 2236 | \- Trouble léger avec dysphagie intermittente sans sténose avec dyskinésie 10 | |
| 2221 | 2237 | |
| 2222 | 10.2.1.2 Autres artères. | |
| 2238 | \- Séquelles avec sténose organique partielle nécessitant des traitements prolongés 30 à 50 | |
| 2223 | 2239 | |
| 2240 | \- Sténose totale s'opposant à l'alimentation orale 80 | |
| 2224 | 2241 | |
| 2225 | a. Anévrisme des artères périphériques succédant à des traumatismes ouverts ou fermés. L'évaluation de l'incapacité se fera d'après les troubles constatés (voir ci-dessous " Oblitération artérielle "). | |
| 2242 | 8.3 ESTOMAC-DUODENUM. | |
| 2226 | 2243 | |
| 2227 | b. Anévrisme artério-veineux, selon le siège, l'importance des vaisseaux concernés, et les manifestations périphériques 10 à 20 | |
| 2244 | Ce seront souvent les séquelles de lésions traumatiques, de stress ou iatrogène ; elles sont souvent des séquelles chirurgicales. | |
| 2228 | 2245 | |
| 2229 | En cas de retentissement cardiaque, à ce taux sera ajouté le taux correspondant au degré d'insuffisance cardiaque. | |
| 2246 | \- Troubles légers 10 | |
| 2230 | 2247 | |
| 2231 | c. Oblitération artérielle (si l'imputabilité est admise), y compris celle résultant d'une ligature secondaire à une blessure. Le taux d'incapacité sera estimé selon les signes cliniques, oscillométriques et angiographiques. | |
| 2248 | \- Troubles moyens 20 à 30 | |
| 2232 | 2249 | |
| 2233 | L'oblitération artérielle se traduit par des signes fonctionnels à l'effort ou au repos (douleurs, crampes), des troubles trophiques et même des ulcérations. | |
| 2250 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 2234 | 2251 | |
| 2235 | On distinguera (aussi bien au membre inférieur qu'au membre supérieur) : | |
| 2252 | 8.4 INTESTIN GRÊLE (JEJUNUM, ILEON). | |
| 2236 | 2253 | |
| 2237 | \- Une forme légère 20 à 30 | |
| 2254 | Très souvent, il s'agit d'une atteinte directe, avec contusion ou rupture, désinsertion mésentérique ; cela peut être la révélation ou l'aggravation d'un état antérieur : angiopathie, angiomatose, maladie de Crohn, jéjuno iléite, assez souvent ce sont des séquelles post-opératoires. | |
| 2238 | 2255 | |
| 2239 | \- Une forme moyenne 30 à 50 | |
| 2256 | \- Troubles légers 10 | |
| 2240 | 2257 | |
| 2241 | \- Une forme grave 50 à 70 | |
| 2258 | \- Troubles moyens, avec nécessité d'une diététique particulière 20 à 30 | |
| 2242 | 2259 | |
| 2243 | En cas de sphacèle, l'amputation sera évaluée selon les indications fournies au chapitre portant sur " les membres supérieurs et les membres inférieurs ". | |
| 2260 | \- Troubles graves : troubles de l'absorption avec diarrhée, nécessité de bilan d'hépatologie, d'études des selles et du transit répétés 50 à 70 | |
| 2244 | 2261 | |
| 2245 | Oblitération artérielle traitée chirurgicalement : le taux sera évalué selon le résultat de l'intervention. | |
| 2262 | \- Fistule du grêle (duodénum, jéjunum, iléon). Le retentissement général et digestif est à apprécier selon le barème ci-dessus. | |
| 2246 | 2263 | |
| 2247 | 10.2.2 VEINES ET LYMPHATIQUES. | |
| 2264 | \- Assujettissement propre de la fistule 25 | |
| 2248 | 2265 | |
| 2266 | 8.5 COLON. | |
| 2249 | 2267 | |
| 2250 | Les varices par elles-mêmes ne donnent pas lieu à une évaluation d'invalidité. | |
| 2268 | Résultant d'une atteinte directe ou d'une aggravation d'un état antérieur (diverticulose, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, etc.). | |
| 2251 | 2269 | |
| 2252 | \- Troubles phlébitiques et troubles trophiques veineux et lymphatiques : troubles des tissus cutanés et sous-cutanés, oedème, hypodermite nodulaire, induration cellulitique, lymphoedème, éléphantiasis, ulcère variqueux persistant, etc. : | |
| 2270 | Les séquelles sont caractérisées par des troubles du transit, du météorisme et une alternance de constipation et de diarrhée, un écoulement (glaires), des éléments hémorragiques, des poussées douloureuses. Il existe un problème de diététique, un retentissement sur l'état général et sur la capacité de travail. Un bilan biologique et un transit sont indispensables fréquemment. | |
| 2253 | 2271 | |
| 2254 | \- Forme légère 5 à 10 | |
| 2272 | \- Troubles légers 10 | |
| 2255 | 2273 | |
| 2256 | \- Forme moyenne 10 à 20 | |
| 2274 | \- Troubles moyens 20 à 30 | |
| 2257 | 2275 | |
| 2258 | \- Forme grave 20 à 30 | |
| 2276 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 2259 | 2277 | |
| 2260 | 10.3 HYPERTENSION ARTERIELLE. | |
| 2278 | \- Fistule stercorale intermittente 25 | |
| 2261 | 2279 | |
| 2280 | \- Anus contre-nature 60 | |
| 2262 | 2281 | |
| 2263 | Il faudra rechercher tous les indices possibles d'une hypertension préalable à l'accident. | |
| 2282 | \- En cas d'addition à d'autres troubles 10 à 30 | |
| 2264 | 2283 | |
| 2265 | L'indemnisation portera sur l'état hypertensif et d'autre part, sur ses retentissements viscéraux. | |
| 2284 | 8.6 RECTUM ET ANUS. | |
| 2266 | 2285 | |
| 2267 | \- Elévation de la tension artérielle en soi 10 à 20 | |
| 2286 | Les lésions sont en général occasionnées par un empalement ou un éclatement par air comprimé. | |
| 2268 | 2287 | |
| 2269 | \- Retentissements viscéraux (indemnisés pour leur propre compte). Voir chapitres particuliers du barème ; | |
| 2288 | On tiendra compte de la rectite, de la colostomie éventuelle (voir plus haut), de la sténose rectale, de l'incontinence anale, y compris les séquelles de l'opération de Babcock, prolapsus, retentissement génital (surtout chez l'homme). | |
| 2270 | 2289 | |
| 2271 | \- Hypertension secondaire à une lésion rénale traumatique (voir " Urologie "). | |
| 2290 | \- Troubles légers 10 | |
| 2272 | 2291 | |
| 2273 | **Article LEGIARTI000006746234** | |
| 2292 | \- Troubles moyens 30 à 50 | |
| 2274 | 2293 | |
| 2275 | Edition du code sourceRetour à la ligne automatique | |
| 2294 | \- Troubles graves 50 à 70 | |
| 2276 | 2295 | |
| 2277 | 11 - APPAREIL URINAIRE. | |
| 2296 | Fistules anales : | |
| 2278 | 2297 | |
| 2279 | Les atteintes de l'appareil urinaire peuvent porter : | |
| 2298 | \- Fistule intrasphinctérienne sous-cutanée 5 | |
| 2280 | 2299 | |
| 2281 | \- Sur les fonctions du parenchyme rénal ; | |
| 2300 | \- Fistule trans ou extrasphinctérienne à trajet simple avec incident évolutif mineur et rare 10 à 15 | |
| 2282 | 2301 | |
| 2283 | \- Sur la fonction excrétoire (voies urinaires) ; | |
| 2302 | \- Fistule complexe avec nombreux accidents évolutifs 20 à 30 | |
| 2284 | 2303 | |
| 2285 | \- Ou sur les deux. | |
| 2304 | 8.7 PAROI ABDOMINALE. | |
| 2286 | 2305 | |
| 2287 | Elles peuvent résulter : | |
| 2306 | \- Cicatrices vicieuses ou cheloïdes (imposant une protection au cours du travail) 5 à 10 | |
| 2288 | 2307 | |
| 2289 | \- D'une maladie professionnelle ; | |
| 2308 | \- Rupture isolée du grand droit 10 | |
| 2290 | 2309 | |
| 2291 | \- D'un traumatisme direct sur le rein ou les voies urinaires ; | |
| 2310 | 8.8 HERNIES. | |
| 2292 | 2311 | |
| 2293 | \- Ou des conséquences rénales d'un traumatisme à distance (insuffisance rénale des polytraumatisés, anurie transfusionnelle, lithiase d'immobilisation, etc.). | |
| 2294 | 2312 | |
| 2295 | L'atteinte de la fonction excrétoire peut retentir sur le rein. On aura donc intérêt à prévoir des révisions ultérieures du taux fixé en première estimation. | |
| 2313 | \- Hernie peu volumineuse, non douloureuse, non scrotale, facilement réductible 5 | |
| 2296 | 2314 | |
| 2297 | Avant de fixer le taux d'I.P.P., il est indispensable de pratiquer les investigations cliniques, biologiques et radiologiques jugées nécessaires. Il faudra de même rechercher tous les indices possibles d'une atteinte rénale ou urinaire ou d'une hypertension préalables. | |
| 2315 | \- Hernie scrotale plus ou moins réductible 8 | |
| 2298 | 2316 | |
| 2299 | L'aggravation par un traumatisme d'une affection rénale préexistante sera appréciée compte tenu des séquelles fonctionnelles ou de la nécessité d'une intervention chirurgicale consécutive. | |
| 2317 | \- Hernie volumineuse, douloureuse, difficilement réductible, ou irréductible 20 | |
| 2300 | 2318 | |
| 2301 | 11.1 REIN. | |
| 2319 | \- Hernie bilatérale, selon caractère, taux maximum 25 | |
| 2302 | 2320 | |
| 2303 | L'atteinte aiguë des reins, qu'elle qu'en soit la cause, peut guérir sans aucune séquelle. | |
| 2321 | Eventration : | |
| 2304 | 2322 | |
| 2305 | 11.1.1 NEPHRECTOMIE | |
| 2323 | \- Petite 5 | |
| 2306 | 2324 | |
| 2307 | La néphrectomie n'entraîne souvent aucune conséquence pratique au point de vue de la fonction rénale. | |
| 2325 | \- Moyenne 15 | |
| 2308 | 2326 | |
| 2309 | L'incapacité sera évaluée en fonction : | |
| 2327 | \- Grande 30 à 40 | |
| 2310 | 2328 | |
| 2311 | \- Des douleurs résiduelles ; | |
| 2329 | Hernies diaphragmatiques : | |
| 2312 | 2330 | |
| 2313 | \- De la qualité de la cicatrice opératoire (existence éventuelle d'éventration, troubles de la sensibilité, etc.) ; | |
| 2331 | L'estimation se fera d'après les troubles digestifs, respiratoires et généraux présentés par la victime : | |
| 2314 | 2332 | |
| 2315 | \- Et de la qualité de la compensation par le rein restant. | |
| 2333 | \- Troubles modérés 10 à 20 | |
| 2316 | 2334 | |
| 2317 | \- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative 15 à 20 | |
| 2335 | \- Troubles importants 20 à 40 | |
| 2318 | 2336 | |
| 2319 | \- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative, mais avec une grande éventration lombaire 30 à 40 | |
| 2337 | 8.9 FONCTION HEPATO-BILIAIRE. | |
| 2320 | 2338 | |
| 2321 | 11.1.2 HEMATURIE | |
| 2339 | Les traumatismes du foie ne lèsent pas habituellement les fonctions hépathiques. | |
| 2322 | 2340 | |
| 2323 | \- Hématurie isolée ou protéinurie isolée 5 à 10 | |
| 2341 | Une éventuelle hépatite virale imputable au traitement nécessité par l'accident ne peut justifier l'attribution d'une I.P.P. que dans la mesure où les examens biologiques objectivent des séquelles intéressant les fonctions hépatiques. | |
| 2324 | 2342 | |
| 2325 | 11.1.3 INSUFFISANCE RENALE | |
| 2343 | 8.10 FONCTION PANCREATIQUE EXOCRINE (pour la fonction pancréatique endocrine, voir le chapitre " Glandes endocrines "). | |
| 2326 | 2344 | |
| 2327 | \- Insuffisance rénale légère : clairances supérieures aux trois quarts de la normale ; vie professionnelle normale 10 à 20 | |
| 2345 | Des lésions pancréatiques peuvent être provoquées par des traumatismes abdominaux, contusion, hématome, déchirure, rupture, d'où peuvent résulter des troubles digestifs et des fistules. Il est d'autre part admis qu'une pancréatite aiguë puisse apparaître dans les heures ou les jours suivants le choc initial. | |
| 2328 | 2346 | |
| 2329 | \- Insuffisance rénale moyenne : clairances entre un quart et trois quarts ; peu de retentissement sur la vie professionnelle 20 à 40 | |
| 2347 | A distance, la formation d'un pseudo-kyste ou la constitution d'une pancréatite chronique peuvent être rattachés à un traumatisme antérieur. | |
| 2330 | 2348 | |
| 2331 | \- Insuffisance rénale importante : clairances au-dessous du quart de la normale, anémie, goutte éventuelle, modification humorale, nécessité en particulier de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes, retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps complet 40 à 60 | |
| 2349 | Pour la réparation, on tiendra compte de répercussions, de l'atteinte pancréatique sur l'état général, des problèmes nutritionnels qu'elle pose, des douleurs qui en résultent et des séquelles chirurgicales éventuelles (fistule pancréatique, suppuration chronique, etc.). | |
| 2332 | 2350 | |
| 2333 | \- Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations et des difficultés éventuelles d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle 50 à 100 | |
| 2351 | La coexistence de troubles de la régulation glycémique entraîne par ailleurs une diminution de la capacité de la victime et doit être évaluée à part, les deux taux s'additionnant. | |
| 2334 | 2352 | |
| 2335 | 11.1.4 TRANSPLANTATION RENALE | |
| 2353 | **Article LEGIARTI000028676600** | |
| 2336 | 2354 | |
| 2337 | Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur, et de la valeur du rein 30 à 100 | |
| 2355 | 9 - APPAREIL RESPIRATOIRE | |
| 2338 | 2356 | |
| 2339 | 11.1.5 TRAUMATISME RENAL | |
| 2357 | 9.1 PAROI THORACIQUE. | |
| 2340 | 2358 | |
| 2341 | \- Séquelles anatomiques de traumatisme rénal 15 à 30 | |
| 2359 | ||
| 2360 | L'estimation des séquelles se fondera sur les éléments douloureux, la gêne respiratoire, la gêne au travail et sur l'insuffisance respiratoire qui pourrait être rattachée au traumatisme. | |
| 2342 | 2361 | |
| 2343 | 11.1.6 HYPERTENSION SECONDAIRE A UNE LESION RENALE TRAUMATIQUE | |
| 2362 | En général, la fracture d'une ou plusieurs côtes, ou la fracture du sternum, n'entraîne pas d'incapacité partielle ; hormis les éléments douloureux éventuels, on doit rejeter comme dénuée de valeur la formule ancienne : 2 % que multiplie n côtes fracturées. | |
| 2344 | 2363 | |
| 2345 | (Voir appareil cardio-vasculaire). | |
| 2364 | \- Fracture de côtes, selon l'intensité de la douleur 2 à 5 | |
| 2346 | 2365 | |
| 2347 | 11.2 BASSINET-URETÈRE | |
| 2366 | \- Fracture de côtes à type de volet thoracique avec déformation 5 à 10 | |
| 2348 | 2367 | |
| 2349 | 11.2.1 HYDRONEPHROSE | |
| 2368 | \- Fracture du sternum : | |
| 2350 | 2369 | |
| 2351 | L'origine traumatique de l'hydronéphrose n'est généralement pas reconnue ; cependant, certaines lésions traumatiques des uretères et les hématomes péri-rénaux peuvent entraîner des hydronéphroses. | |
| 2370 | Avec gêne et douleur à l'effort 2 à 5 | |
| 2352 | 2371 | |
| 2353 | \- Hydronéphrose bien tolérée 10 à 20 | |
| 2372 | Avec enfoncement et douleurs à l'effort 5 à 15. | |
| 2354 | 2373 | |
| 2355 | \- Hydronéphrose compliquée (crises douloureuses, infection) 20 à 40 | |
| 2374 | 9.2 ATTEINTES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE. | |
| 2356 | 2375 | |
| 2357 | En cas de bilatéralité, ces taux ne s'additionnent pas et l'expert appréciera en fonction en particulier de l'insuffisance rénale. | |
| 2358 | 2376 | |
| 2359 | 11.2.2 LITHIASE | |
| 2377 | Ainsi que cela a été indiqué dans l'appréciation du préjudice, il y a lieu de tenir compte des éléments résiduels du traumatisme thoracique : douleurs, gêne respiratoire, dyspnée, éventuellement cyanose, et des signes d'auscultation. | |
| 2360 | 2378 | |
| 2361 | On ajoutera éventuellement le taux de l'insuffisance rénale ou de l'infection urinaire associée. | |
| 2379 | Il pourra se révéler indispensable de faire pratiquer des examens complémentaires : | |
| 2362 | 2380 | |
| 2363 | 11.2.3 SEQUELLES DE LESIONS URETERALES | |
| 2381 | \- examen radiologique ; | |
| 2364 | 2382 | |
| 2365 | \- Séquelles de rupture d'uretère bien tolérée 10 à 20 | |
| 2383 | \- électro-cardiogramme qui peut être utile pour dépister un début d'insuffisance cardiaque droite sans traduction clinique ; | |
| 2366 | 2384 | |
| 2367 | \- Mal tolérée ou avec fistule ou péri-néphrite 40 à 50 | |
| 2385 | -spirographique (capacité vitale, volume résiduel, épreuve de Tiffeneau). Dans certains cas, pourront être envisagées des épreuves au cours de l'effort, ainsi que l'étude des gaz du sang. | |
| 2368 | 2386 | |
| 2369 | \- Urétérostomie cutanée, permanente ou chirurgicale : | |
| 2387 | Il y a lieu de rappeler que, quelles que soient les valeurs théoriques choisies, elles ne représentent qu'une moyenne, et la différence avec les valeurs théoriques n'est significative que si elle est importante. En général, le caractère pathologique ne peut être affirmé que s'il y a un écart d'au moins 20 %. | |
| 2370 | 2388 | |
| 2371 | Unilatérale 60 | |
| 2389 | Il y a lieu de rappeler que l'enregistrement spirographique fait appel à la coopération du sujet et que le comportement de ce dernier au cours de l'examen est important à observer. | |
| 2372 | 2390 | |
| 2373 | Bilatérale ou sur rein unique 80 | |
| 2391 | L'atteinte de la fonction respiratoire a des conséquences très variables suivant la profession exercée par la victime. Il convient donc, dans le rapport, de faire apparaître de façon évidente les conséquences que l'incapacité peut entraîner sur le plan professionnel. | |
| 2374 | 2392 | |
| 2375 | 11.3 VESSIE ET URÈTRE | |
| 2393 | Insuffisance respiratoire légère : | |
| 2376 | 2394 | |
| 2377 | 11.3.1 TUMEUR | |
| 2395 | \- Dyspnée d'effort, quelques anomalies radiologiques à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit léger (capacité vitale entre 60 et 70 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau entre 60 et 70 %) 10 à 30 | |
| 2378 | 2396 | |
| 2379 | \- Tumeur vésicale selon le type histologique, l'étendue des lésion et les thérapeutiques nécessitées 30 à 80 | |
| 2397 | Insuffisance respiratoire moyenne : | |
| 2380 | 2398 | |
| 2381 | \- Tumeur vésicale maligne avec infiltration de la muqueuse 100 | |
| 2399 | \- Dyspnée disproportionnée à l'effort, anomalies radiologiques (principalement diminution notable de la cinématique thoracodiaphragmatique). A l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit notable (capacité vitale en-dessous de 60 % de la valeur théorique, indice de Tiffeneau en-dessous de 60 %) 30 à 50 | |
| 2382 | 2400 | |
| 2383 | 11.3.2 INFECTION | |
| 2401 | Insuffisance respiratoire importante : | |
| 2384 | 2402 | |
| 2385 | \- Infection chronique ou à répétition du bas appareil 10 à 30 | |
| 2403 | \- Dyspnée marquée au repos, cyanose plus ou moins prononcée, tachycardie, toux productive, diminution importante du jeu thoracodiaphragmatique, augmentation de l'aire cardiaque avec débord des cavités droites, à l'électrocardiogramme coeur pulmonaire chronique, altération plus ou moins importante de l'état général, à l'exploration fonctionnelle respiratoire, déficit important 50 à 100 | |
| 2386 | 2404 | |
| 2387 | 11.3.3 RETENTION | |
| 2405 | 9.3 CAS PARTICULIERS. | |
| 2388 | 2406 | |
| 2389 | 2407 | |
| 2390 | \- Rétention d'urine chronique : | |
| 2408 | \- Tuberculose pulmonaire stabilisée, lorsqu'elle a été imputée à un traumatisme ou reconnue aggravée par celui-ci. Le taux d'I.P.P. devra être fixé en fonction des séquelles définitives (voir 9.2). | |
| 2391 | 2409 | |
| 2392 | Sondage pluri-hebdomadaire ou sonde à demeure 50 | |
| 2410 | \- Pneumothorax par rupture de bulles : l'estimation des séquelles des 2 affections précédentes sera faite en fonction des critères généraux, en tenant compte en particulier de l'importance de l'insuffisance respiratoire (on recourra avec prudence aux épreuves fonctionnelles en cas de pneumothorax récidivant). | |
| 2393 | 2411 | |
| 2394 | Cystostone ligne 60 | |
| 2412 | \- Fistule d'un pyothorax selon la taille de la cavité pleurale résiduelle et l'importance de la suppuration 10 à 20 | |
| 2395 | 2413 | |
| 2396 | 11.3.4 FISTULE | |
| 2414 | \- Rétrécissement de la trachée 10 à 20 | |
| 2397 | 2415 | |
| 2398 | \- Incontinence permanente des urines, nécessitant le port d'un appareil collecteur 60 | |
| 2416 | A ces taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour les troubles de la fonction respiratoire de lésions pleuro-pulmonaires associées. | |
| 2399 | 2417 | |
| 2400 | (Sera ajouté, éventuellement, le taux estimé pour d'autres manifestations en cas de blessures médullaires, et, éventuellement, les taux correspondant à un retentissement rénal). | |
| 2418 | \- Trachéotomie : | |
| 2401 | 2419 | |
| 2402 | 11.3.5 POLLAKIURIE | |
| 2420 | Sans port de canule 50 | |
| 2403 | 2421 | |
| 2404 | \- Pollakiurie simple, avec réduction de la capacité vésicale objectivée par des examens complémentaires 10 à 25 | |
| 2422 | Avec port de canule 80 | |
| 2405 | 2423 | |
| 2406 | 11.3.6 ENTEROCYSTOPLASTIE | |
| 2424 | **Article LEGIARTI000028676704** | |
| 2407 | 2425 | |
| 2426 | 10 - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE. | |
| 2408 | 2427 | |
| 2409 | \- Entérocystoplastie d'agrandissement (y compris les complications infectieuses) 30 à 50 | |
| 2428 | ||
| 2429 | Les atteintes de l'appareil cardio-vasculaire ont des conséquences très diverses selon l'activité exercée par la victime ; dans son rapport, le médecin devra donc bien mettre en évidence les conséquences professionnelles entraînées par l'incapacité physique de l'intéressé. Il faudra prévoir des révisions régulières de l'état de la victime, compte tenu : | |
| 2410 | 2430 | |
| 2411 | \- Entérocystoplastie (type Bricker) 60 | |
| 2431 | 1° De l'évolution spontanée quasi constante des atteintes cardio-vasculaires vers l'aggravation ; | |
| 2412 | 2432 | |
| 2413 | L'appréciation des séquelles de lésions de l'urètre ne peut être jugée uniquement sur des données subjectives, mais doit être fondée, dans la mesure du possible, sur des examens complémentaires, par exemple : urétrographie rétrograde et mictionnelle et débimétrie (normale : 20 millilitres/seconde). | |
| 2433 | 2° Des améliorations thérapeutiques, notamment chirurgicales. | |
| 2414 | 2434 | |
| 2415 | 11.3.7 DYSURIE | |
| 2435 | Dans le cas où un traitement médicamenteux au long cours, notamment anti-coagulant, est mis en oeuvre, les incidences de celui-ci seront à prendre en considération. | |
| 2416 | 2436 | |
| 2417 | \- Dysurie ; débit mictionnel supérieur à 10 ml/seconde 10 | |
| 2437 | ||
| 2438 | 10.1 COEUR. | |
| 2418 | 2439 | |
| 2419 | 11.3.8 RETRECISSEMENT | |
| 2440 | Les éléments d'appréciation de l'atteinte cardiaque seront : | |
| 2420 | 2441 | |
| 2421 | \- Rétrécissement, sans retentissement sur le bas ou le haut appareil, sans infection, ne nécessitant que quelques dilatations annuelles 20 | |
| 2442 | -Cliniques : troubles du rythme, bruits anormaux, modification de la pression artérielle, dyspnée, manifestations périphériques (cyanose, stase pulmonaire, oedèmes, etc.). | |
| 2422 | 2443 | |
| 2423 | \- Rétrécissement avec retentissement sur le bas ou haut appareil 30 à 50 | |
| 2444 | -Para-cliniques : modifications de l'image radiologique, tracés anormaux de l'E.C.G., examens biologiques perturbés, comptes rendus opératoires, etc. | |
| 2424 | 2445 | |
| 2425 | Ce taux sera éventuellement majoré en raison des complications éventuelles : insuffisance rénale, lithiase, abcès du périnée, fistules, impuissance, etc. | |
| 2446 | Les causes de l'atteinte cardiaque peuvent être très diverses. Il convient, pour estimer l'incapacité, de se référer aux déficiences fonctionnelles de l'organe. Il faut rappeler entre autre que, bien souvent, seront à évaluer, non pas les séquelles de la lésion d'un organe sain, mais celles de l'aggravation par le traumatisme d'une affection préexistante. | |
| 2426 | 2447 | |
| 2427 | \- Séquelles de rétrécissement urétral ayant nécessité une chirurgie réparatrice 15 à 30 | |
| 2448 | 10.1.1 INSUFFISANCE CARDIAQUE. | |
| 2428 | 2449 | |
| 2429 | 11.4 EVENTRATION. | |
| 2450 | \- Légère | |
| 2430 | 2451 | |
| 2431 | \- Éventration hypogastrique après intervention sur le système urinaire : | |
| 2452 | Troubles aux efforts prolongés. Nécessité d'une thérapeutique et d'une surveillance discontinues. Pas de symptômes de décompensation, peu de retentissement sur la vie professionnelle 10 à 30 | |
| 2432 | 2453 | |
| 2433 | Petite 5 | |
| 2454 | \- Moyenne | |
| 2434 | 2455 | |
| 2435 | Moyenne 15 | |
| 2456 | Absence de symptômes au repos. Troubles survenant à l'effort et aggravés par lui. Petits signes d'insuffisance cardiaque cédant bien au traitement, nécessité d'une surveillance suivie. Modification de l'image radiologique. Quelques perturbations dans la vie professionnelle 30 à 60 | |
| 2436 | 2457 | |
| 2437 | Grande 30 à 40 | |
| 2458 | \- Grave | |
| 2438 | 2459 | |
| 2439 | **Article LEGIARTI000006746254** | |
| 2460 | Symptomatologie susceptible de se manifester au repos. Accidents d'asystolie. Nécessité d'un traitement et d'un régime suivis. Chute de la pression artérielle. Silhouette cardiaque élargie. Image pleuro-pulmonaire de " poumon cardiaque ". Vie professionnelle très perturbée ou impossible 60 à 100 | |
| 2440 | 2461 | |
| 2441 | 12 - APPAREIL GENITAL | |
| 2462 | 10.1.2 PERICARDE. | |
| 2442 | 2463 | |
| 2443 | 12.1 APPAREIL GENITAL MASCULIN. | |
| 2464 | Suites de péricardite ou de blessure du péricarde (à évaluer selon l'atteinte de la fonction cardiaque - voir ci-dessus). | |
| 2444 | 2465 | |
| 2445 | ||
| 2446 | \- Perte de la verge, compte tenu du méat périnéal et des troubles psychiques en résultant 50 à 60 | |
| 2466 | 10.1.3 MYOCARDE. | |
| 2447 | 2467 | |
| 2448 | \- Perte d'un testicule (atrophie, destruction ou orchidectomie) 10 à 20 | |
| 2468 | La jurisprudence tend de plus en plus à admettre la relation avec le travail effectué, d'une lésion myocardique, ischémique ou autre, survenant sur le lieu ou au temps du travail. | |
| 2449 | 2469 | |
| 2450 | \- Castration bilatérale, selon les résultats du traitement substitutif ou du traitement hormonal 30 à 50 | |
| 2470 | Au cas où l'imputabilité a été retenue : | |
| 2451 | 2471 | |
| 2452 | \- Émasculation totale (perte des testicules et du pénis) 60 à 80 | |
| 2472 | 1° Séquelles d'infarctus ou troubles du rythme, liés à une lésion myocardique, ne se traduisant que par quelques modifications de tracés E.C.G., des douleurs angineuses éventuelles, et observation par prudence de certaines règles hygiénodiététiques 20 à 30 | |
| 2453 | 2473 | |
| 2474 | A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé pour l'insuffisance cardiaque selon son degré. | |
| 2454 | 2475 | |
| 2455 | 12.2 APPAREIL GENITAL FEMININ. | |
| 2476 | 2° Troubles du rythme ayant entraîné la pose d'un stimulateur 10 à 20 | |
| 2456 | 2477 | |
| 2457 | \- Prolapsus utérin (dans les cas exceptionnels où l'origine traumatique sera reconnue). | |
| 2478 | A ce taux s'ajoutera éventuellement le taux estimé par les troubles fonctionnels insuffisamment contrôlés. | |
| 2458 | 2479 | |
| 2459 | \- Cas légers 2 à 10 | |
| 2480 | Dans ce cas, la nécessité d'un changement de profession doit être particulièrement mise en relief. | |
| 2460 | 2481 | |
| 2461 | \- Cas graves (avec incontinence d'urine à l'effort) 30 | |
| 2482 | 10.1.4 ENDOCARDE. | |
| 2462 | 2483 | |
| 2463 | \- Cicatrices vulvaires ou vaginales gênantes (taux pouvant être majoré en cas de retentissement fonctionnel important) 5 à 10 | |
| 2484 | Les séquelles de lésions valvulaires d'origine traumatique ou post-traumatique (notamment infectieuses), justiciables ou non d'un traitement chirurgical, seront à évaluer selon les troubles fonctionnels et le degré d'insuffisance cardiaque. | |
| 2464 | 2485 | |
| 2465 | \- Perte anatomique ou fonctionnelle des deux ovaires, chez une femme en période d'activité génitale 50 à 20 | |
| 2486 | ||
| 2487 | 10.2 ATTEINTES VASCULAIRES | |
| 2466 | 2488 | |
| 2467 | \- Hystérectomie 50 à 20 | |
| 2489 | 10.2.1 ARTÈRES | |
| 2468 | 2490 | |
| 2469 | \- Sein : | |
| 2491 | 10.2.1.1 Aorte. | |
| 2470 | 2492 | |
| 2471 | Amputation unilatérale 50 à 20 | |
| 2472 | 2493 | |
| 2473 | Amputation bilatérale 60 à 30 | |
| 2494 | \- Anévrisme aortique (si l'imputabilité a été admise) 80 à 100 | |
| 2474 | 2495 | |
| 2475 | Déformation à apprécier par l'expert, ne pouvant en aucun cas dépasser le taux d'amputation. | |
| 2496 | \- Anévrisme aortique opéré bien contrôlé 30 à 40 | |
| 2476 | 2497 | |
| 2477 | **Article LEGIARTI000006746256** | |
| 2498 | \- Anévrisme aortique opéré, mal contrôlé ; les séquelles seront appréciées selon l'importance des troubles, en tenant compte des séquelles pariétales. | |
| 2478 | 2499 | |
| 2479 | 13 | |
| 2500 | 10.2.1.2 Autres artères. | |
| 2480 | 2501 | |
| 2481 | 13.1 SEQUELLES DE SPLENECTOMIES. | |
| 2482 | 2502 | |
| 2483 | \- Cicatrice de bonne qualité, pas de modification de la formule sanguine 10 | |
| 2503 | a. Anévrisme des artères périphériques succédant à des traumatismes ouverts ou fermés. L'évaluation de l'incapacité se fera d'après les troubles constatés (voir ci-dessous " Oblitération artérielle "). | |
| 2484 | 2504 | |
| 2485 | \- Modification de la formule sanguine 15 à 30 | |
| 2505 | b. Anévrisme artério-veineux, selon le siège, l'importance des vaisseaux concernés, et les manifestations périphériques 10 à 20 | |
| 2486 | 2506 | |
| 2487 | Cicatrice de mauvaise qualité (voir " Appareil digestif "). | |
| 2507 | En cas de retentissement cardiaque, à ce taux sera ajouté le taux correspondant au degré d'insuffisance cardiaque. | |
| 2488 | 2508 | |
| 2489 | 13.2 TETANOS. | |
| 2509 | c. Oblitération artérielle (si l'imputabilité est admise), y compris celle résultant d'une ligature secondaire à une blessure. Le taux d'incapacité sera estimé selon les signes cliniques, oscillométriques et angiographiques. | |
| 2490 | 2510 | |
| 2491 | Quand il guérit, le tétanos laisse rarement des séquelles, mais il faut prendre en charge les séquelles définitives laissées parfois par la thérapeutique (voir chapitre correspondant du barème). | |
| 2511 | L'oblitération artérielle se traduit par des signes fonctionnels à l'effort ou au repos (douleurs, crampes), des troubles trophiques et même des ulcérations. | |
| 2492 | 2512 | |
| 2493 | **Article LEGIARTI000006746258** | |
| 2513 | On distinguera (aussi bien au membre inférieur qu'au membre supérieur) : | |
| 2494 | 2514 | |
| 2495 | 14 - GLANDES ENDOCRINES. | |
| 2515 | \- Une forme légère 20 à 30 | |
| 2496 | 2516 | |
| 2497 | Les glandes endocrines se trouvent assez rarement lésées lors des traumatismes, du fait de leur situation anatomique protégée. En outre, une faible partie du parenchyme endocrinien suffit à maintenir la fonction hormonale, ce qui, en particulier dans le cas d'organes pairs, évite les perturbations importantes des métabolismes. | |
| 2517 | \- Une forme moyenne 30 à 50 | |
| 2498 | 2518 | |
| 2519 | \- Une forme grave 50 à 70 | |
| 2499 | 2520 | |
| 2500 | 14.1 SEQUELLES HYPOPHYSAIRES. | |
| 2521 | En cas de sphacèle, l'amputation sera évaluée selon les indications fournies au chapitre portant sur " les membres supérieurs et les membres inférieurs ". | |
| 2501 | 2522 | |
| 2502 | Diabète insipide post-traumatique. Il apparaît entre quelques heures et quelques jours après l'accident (trois mois paraissant un maximum). Il se manifeste par polydypsie, polyurie et pollakiurie. Certaines épreuves peuvent le confirmer et le distinguer, notamment, de la simple potomanie : | |
| 2523 | Oblitération artérielle traitée chirurgicalement : le taux sera évalué selon le résultat de l'intervention. | |
| 2503 | 2524 | |
| 2504 | épreuve de la post-hypophyse, épreuve de Carter et Robbins, test de J. Decourt, épreuves aux diurétiques mercuriels, etc. | |
| 2525 | 10.2.2 VEINES ET LYMPHATIQUES. | |
| 2505 | 2526 | |
| 2506 | \- Diabète insipide (selon le résultat du traitement) 10 à 30 | |
| 2507 | 2527 | |
| 2508 | Hypopituitarisme antérieur : | |
| 2528 | Les varices par elles-mêmes ne donnent pas lieu à une évaluation d'invalidité. | |
| 2509 | 2529 | |
| 2510 | Ses manifestations peuvent être rattachées à un traumatisme et justifient la réparation à ce titre. Il ne faut pas perdre de vue que la latence du syndrome peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire à quelques années. | |
| 2530 | \- Troubles phlébitiques et troubles trophiques veineux et lymphatiques : troubles des tissus cutanés et sous-cutanés, oedème, hypodermite nodulaire, induration cellulitique, lymphoedème, éléphantiasis, ulcère variqueux persistant, etc. : | |
| 2511 | 2531 | |
| 2512 | Le tableau est celui de tout hypopituitarisme, associant des signes d'insuffisance thyroïdienne sans myxoedème vrai, des signes d'insuffisance surrénale sans pigmentation, des signes d'hypogonadisme. Il y a lieu de pratiquer, avant toute estimation, des investigations complémentaires, dont il faut savoir qu'elles peuvent être d'inégale valeur. L'exploration des déficits dûs à l'hypo-stimulation des glandes concernées utilisera les techniques habituelles dans les trois secteurs thyroïdien, surrénalien et gonadique. | |
| 2532 | \- Forme légère 5 à 10 | |
| 2513 | 2533 | |
| 2514 | L'affection peut être corrigée de façon satisfaisante, mais le traitement doit être poursuivi indéfiniment. Plus le sujet est jeune, plus les répercussions de l'atteinte hypophysaire doivent être estimées importantes. | |
| 2534 | \- Forme moyenne 10 à 20 | |
| 2515 | 2535 | |
| 2516 | \- Syndrome d'hypopituitarisme (selon le degré et le résultat du traitement) 60 à 70 | |
| 2536 | \- Forme grave 20 à 30 | |
| 2517 | 2537 | |
| 2518 | 14.2 SEQUELLES SURRENALIENNES. | |
| 2538 | 10.3 HYPERTENSION ARTERIELLE. | |
| 2519 | 2539 | |
| 2520 | La traduction clinique d'un traumatisme entraînant des séquelles surrénaliennes est la maladie d'Addison. Cas rarissime, car elle exige une destruction bilatérale des glandes après traumatisme de la région lombaire ou des dernières côtes. Elle ne peut être affirmée qu'après examens complémentaires : test de Thorn, dosage des corticoïdes urinaires avant et après A.C.T.H. | |
| 2521 | 2540 | |
| 2522 | La maladie peut être traitée efficacement par l'opothérapie substitutive, mais le traitement devra être suivi de façon illimitée. | |
| 2541 | Il faudra rechercher tous les indices possibles d'une hypertension préalable à l'accident. | |
| 2523 | 2542 | |
| 2524 | \- Maladie d'Addison post-traumatique, selon le résultat du traitement 40 à 70 | |
| 2543 | L'indemnisation portera sur l'état hypertensif et d'autre part, sur ses retentissements viscéraux. | |
| 2525 | 2544 | |
| 2526 | 14.3 SEQUELLES THYROÏDIENNES. | |
| 2545 | \- Elévation de la tension artérielle en soi 10 à 20 | |
| 2527 | 2546 | |
| 2528 | L'hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l'hypothyroïdie liée à un tableau de pan-hypopituitarisme. | |
| 2547 | \- Retentissements viscéraux (indemnisés pour leur propre compte). Voir chapitres particuliers du barème ; | |
| 2529 | 2548 | |
| 2530 | Par contre, la relation d'une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise, l'accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart des cas prédisposés. Le délai d'apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux mois, la relation ne peut plus être affirmée. | |
| 2549 | \- Hypertension secondaire à une lésion rénale traumatique (voir " Urologie "). | |
| 2531 | 2550 | |
| 2532 | Les éléments d'appréciation de l'incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l'exophtalmie, les troubles sympathiques, l'amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours pratiqué, mais également un dosage du taux d'iode protéique du plasma et une épreuve de fixation de l'iode radioactif - réflexogramme achilléen. | |
| 2551 | **Article LEGIARTI000028676760** | |
| 2533 | 2552 | |
| 2534 | Connaissant l'évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d'une amélioration ou d'une aggravation, soit de l'apparition de complications propres au traitement appliqué. | |
| 2553 | 11 - APPAREIL URINAIRE. | |
| 2535 | 2554 | |
| 2536 | \- Maladie de Basedow, selon l'intensité des symptômes 5 à 40 | |
| 2555 | Les atteintes de l'appareil urinaire peuvent porter : | |
| 2537 | 2556 | |
| 2538 | A ce taux, s'ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %. | |
| 2557 | \- Sur les fonctions du parenchyme rénal ; | |
| 2539 | 2558 | |
| 2540 | 14.4 SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES. | |
| 2559 | \- Sur la fonction excrétoire (voies urinaires) ; | |
| 2541 | 2560 | |
| 2542 | L'hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut arriver, dans certains cas exceptionnels, qu'à la suite d'un accident, une hypoparathyroïdie soit constatée et puisse être rattachée au traumatisme. | |
| 2561 | \- Ou sur les deux. | |
| 2543 | 2562 | |
| 2544 | L'hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle se complique dans certains cas d'une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles viscéraux, l'existence d'un signe de Chvostek, d'un signe de Trousseau (sensibilisés par l'hyperpnée provoquée), des malaises, de l'anxiété, voire des troubles mentaux. | |
| 2563 | Elles peuvent résulter : | |
| 2545 | 2564 | |
| 2546 | La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats trop inconstants pour être retenus ; le test d'Ellsworth Howard permettra de différencier l'hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L'électromyographie mettra en évidence l'activité répétitive du neurone périphérique. | |
| 2565 | \- D'une maladie professionnelle ; | |
| 2547 | 2566 | |
| 2548 | \- Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30 | |
| 2567 | \- D'un traumatisme direct sur le rein ou les voies urinaires ; | |
| 2549 | 2568 | |
| 2550 | \- Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d'ajouter les taux résultant de l'atteinte fonctionnelle des organes concernés. | |
| 2569 | \- Ou des conséquences rénales d'un traumatisme à distance (insuffisance rénale des polytraumatisés, anurie transfusionnelle, lithiase d'immobilisation, etc.). | |
| 2551 | 2570 | |
| 2552 | 14.5 SEQUELLES DU PANCREAS ENDOCRINE. | |
| 2571 | L'atteinte de la fonction excrétoire peut retentir sur le rein. On aura donc intérêt à prévoir des révisions ultérieures du taux fixé en première estimation. | |
| 2553 | 2572 | |
| 2554 | On admet, à titre exceptionnel, qu'un diabète puisse être d'origine traumatique, mais une telle éventualité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve d'existence d'un diabète sucré antérieur et notamment sur les résultats d'analyses disponibles. | |
| 2573 | Avant de fixer le taux d'I.P.P., il est indispensable de pratiquer les investigations cliniques, biologiques et radiologiques jugées nécessaires. Il faudra de même rechercher tous les indices possibles d'une atteinte rénale ou urinaire ou d'une hypertension préalables. | |
| 2555 | 2574 | |
| 2556 | Rechercher aussi systématiquement l'existence de signes de complications dégénératives (chute des dents par arthrite alvéolo-dentaire, artériopathie principalement des membres inférieurs, rétinopathie, etc.) dont le délai d'apparition excède notablement celui séparé de la découverte du diabète de la date de l'accident. | |
| 2575 | L'aggravation par un traumatisme d'une affection rénale préexistante sera appréciée compte tenu des séquelles fonctionnelles ou de la nécessité d'une intervention chirurgicale consécutive. | |
| 2557 | 2576 | |
| 2558 | Il faut considérer que les rares cas de diabète traumatique authentique surviennent peu après l'accident, et qu'il paraît exceptionnel que le début survienne après un délai de 6 mois. | |
| 2577 | 11.1 REIN. | |
| 2559 | 2578 | |
| 2560 | Le diabète post-traumatique est, dans la grande majorité des cas, insulino-dépendant ; l'estimation de l'incapacité sera fonction de la sensibilité aux hypoglycémiants de synthèse, ou à l'insuline, et dans ce dernier cas, sur la stabilité ou l'instabilité d'équilibration. | |
| 2579 | L'atteinte aiguë des reins, qu'elle qu'en soit la cause, peut guérir sans aucune séquelle. | |
| 2561 | 2580 | |
| 2562 | \- Diabète sucré équilibré par un régime et la prise d'hypoglycémiants oraux 5 à 10 | |
| 2581 | 11.1.1 NEPHRECTOMIE | |
| 2563 | 2582 | |
| 2564 | \- Diabète sucré nécessitant un régime strict et l'emploi de l'insuline 30 à 40 | |
| 2583 | La néphrectomie n'entraîne souvent aucune conséquence pratique au point de vue de la fonction rénale. | |
| 2565 | 2584 | |
| 2566 | \- Diabète sucré avec incidents d'acidose ou de coma. Régime strict amaigrissement, difficulté d'un régime équilibré par l'insuline 40 à 70 | |
| 2585 | L'incapacité sera évaluée en fonction : | |
| 2567 | 2586 | |
| 2568 | Lors des révisions, les complications (artérite, rétinite, atteinte rénale, etc.), seront évaluées selon le déficit fonctionnel de l'organe atteint (voir " Appareil cardio-vasculaire ", " Séquelles ophtalmologiques ", " Appareil urinaire ", etc.) et s'ajouteront aux taux ci-dessus, le taux global ne pouvant excéder 100 %. | |
| 2587 | \- Des douleurs résiduelles ; | |
| 2569 | 2588 | |
| 2570 | **Article LEGIARTI000006746265** | |
| 2589 | \- De la qualité de la cicatrice opératoire (existence éventuelle d'éventration, troubles de la sensibilité, etc.) ; | |
| 2571 | 2590 | |
| 2572 | 15 - TEGUMENTS. | |
| 2591 | \- Et de la qualité de la compensation par le rein restant. | |
| 2573 | 2592 | |
| 2574 | Les séquelles traumatiques portant sur les téguments consistent en cicatrices et en dermo-épidermites succédant à une atteinte traumatique. | |
| 2593 | \- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative 15 à 20 | |
| 2575 | 2594 | |
| 2576 | Les cicatrices peuvent être plus ou moins disgracieuses, plus ou moins gênantes pour la mobilité des segments anatomiques. Lorsqu'il s'agit de brides limitant les mouvements de certaines articulations, on se reportera au chapitre des limitations des mouvements articulaires correspondants, pour évaluer l'incapacité. | |
| 2595 | \- Séquelles de néphrectomie sans insuffisance rénale significative, mais avec une grande éventration lombaire 30 à 40 | |
| 2577 | 2596 | |
| 2578 | Certaines cicatrices chéloïdiennes peuvent également s'ulcérer ; se reporter aux ulcères trophiques résultant d'atteintes veineuses. | |
| 2597 | 11.1.2 HEMATURIE | |
| 2579 | 2598 | |
| 2580 | Enfin, le siège des cicatrices revêt une certaine importance. En particulier, un changement de profession pourra être nécessité par les cicatrices du visage (vendeuses, métiers de relations publiques, etc.). Dans ce cas, le médecin devra faire ressortir de façon évidente, dans son rapport, cette nécessité de changement d'emploi. | |
| 2599 | \- Hématurie isolée ou protéinurie isolée 5 à 10 | |
| 2581 | 2600 | |
| 2582 | 15.1 CICATRICES | |
| 2601 | 11.1.3 INSUFFISANCE RENALE | |
| 2583 | 2602 | |
| 2584 | 15.1.1 CICATRICES DU CUIR CHEVELU, PERTE DES CHEVEUX. | |
| 2603 | \- Insuffisance rénale légère : clairances supérieures aux trois quarts de la normale ; vie professionnelle normale 10 à 20 | |
| 2585 | 2604 | |
| 2586 | L'estimation de l'incapacité se fera d'après le caractère douloureux des cicatrices et le retentissement psychique des séquelles, principalement chez les sujets de sexe féminin, sans oublier cependant la possibilité du port de perruques et de postiches. | |
| 2605 | \- Insuffisance rénale moyenne : clairances entre un quart et trois quarts ; peu de retentissement sur la vie professionnelle 20 à 40 | |
| 2587 | 2606 | |
| 2588 | \- Scalp total, ou brûlures étendues du cuir chevelu, avec phénomènes douloureux 30 | |
| 2607 | \- Insuffisance rénale importante : clairances au-dessous du quart de la normale, anémie, goutte éventuelle, modification humorale, nécessité en particulier de mesures diététiques ou autres plus ou moins astreignantes, retentissement professionnel ne permettant pas un travail régulier ou à temps complet 40 à 60 | |
| 2589 | 2608 | |
| 2590 | \- Scalp ou brûlure partielle du cuir chevelu, selon l'étendue des cicatrices douloureuses (névrome) ou de l'alopécie post-traumatique 5 à 20 | |
| 2609 | \- Insuffisance rénale avancée, nécessitant un traitement de suppléance (hémodialyse), l'appréciation tiendra compte de l'anémie, des autres manifestations et des difficultés éventuelles d'application de la méthode et des incidences sur l'activité professionnelle 50 à 100 | |
| 2591 | 2610 | |
| 2592 | 15.1.2 CICATRICES DISGRACIEUSES DU VISAGE GÊNANT LA MIMIQUE. | |
| 2611 | 11.1.4 TRANSPLANTATION RENALE | |
| 2593 | 2612 | |
| 2594 | ||
| 2595 | \- Selon déformation, étendue, gêne deux mouvements du visage, selon le siège des déformations, notamment de l'atteinte des orifices naturels 5 à 30 | |
| 2613 | Séquelles de transplantation rénale, selon les conséquences du traitement immuno-dépresseur, et de la valeur du rein 30 à 100 | |
| 2596 | 2614 | |
| 2597 | 15.1.3 CICATRICES DES MAINS. | |
| 2615 | 11.1.5 TRAUMATISME RENAL | |
| 2598 | 2616 | |
| 2599 | Disgracieuses, chéloïdiennes du dos de la main, indépendamment des raideurs ou rétractions : | |
| 2617 | \- Séquelles anatomiques de traumatisme rénal 15 à 30 | |
| 2600 | 2618 | |
| 2601 | \- Une main 5 | |
| 2619 | 11.1.6 HYPERTENSION SECONDAIRE A UNE LESION RENALE TRAUMATIQUE | |
| 2602 | 2620 | |
| 2603 | \- Les deux mains 10 | |
| 2621 | (Voir appareil cardio-vasculaire). | |
| 2604 | 2622 | |
| 2605 | ||
| 2606 | 15.1.4 CICATRICES VICIEUSES ET CHELOÏDES. | |
| 2623 | 11.2 BASSINET-URETÈRE | |
| 2607 | 2624 | |
| 2608 | \- Imposant une protection au cours du travail, suivant le siège et l'extension 5 à 10 | |
| 2625 | 11.2.1 HYDRONEPHROSE | |
| 2609 | 2626 | |
| 2610 | \- De la plante du pied, gênant la marche 10 à 20 | |
| 2627 | L'origine traumatique de l'hydronéphrose n'est généralement pas reconnue ; cependant, certaines lésions traumatiques des uretères et les hématomes péri-rénaux peuvent entraîner des hydronéphroses. | |
| 2611 | 2628 | |
| 2612 | \- De la plante du pied, très importante et rendant impossible le port de chaussure 20 à 25 | |
| 2629 | \- Hydronéphrose bien tolérée 10 à 20 | |
| 2613 | 2630 | |
| 2614 | 15.2 CANCER SE DEVELOPPANT SUR UNE CICATRICE. | |
| 2631 | \- Hydronéphrose compliquée (crises douloureuses, infection) 20 à 40 | |
| 2615 | 2632 | |
| 2616 | Si l'état peut être considéré comme fixé, l'on estimera le taux d'incapacité selon le déficit fonctionnel subsistant (aspect, amputations, limitations, etc.). | |
| 2633 | En cas de bilatéralité, ces taux ne s'additionnent pas et l'expert appréciera en fonction en particulier de l'insuffisance rénale. | |
| 2617 | 2634 | |
| 2618 | 15.3 DERMO-EPIDERMITE. | |
| 2635 | 11.2.2 LITHIASE | |
| 2619 | 2636 | |
| 2620 | \- Consécutive à une atteinte accidentelle des téguments, non compris les éléments qui peuvent être retenus pour l'évaluation de l'incapacité (étendue de la lésion, fréquence des poussées, prurit, nécessité d'un traitement, gêne professionnelle) 5 à 10 | |
| 2637 | On ajoutera éventuellement le taux de l'insuffisance rénale ou de l'infection urinaire associée. | |
| 2621 | 2638 | |
| 2622 | 15.4 FISTULE A LA PEAU. | |
| 2639 | 11.2.3 SEQUELLES DE LESIONS URETERALES | |
| 2623 | 2640 | |
| 2624 | \- Consécutive à une mauvaise résorption de fils de suture ou à toute autre cause, avec écoulement, et suivant le nombre 1 à 8 | |
| 2641 | \- Séquelles de rupture d'uretère bien tolérée 10 à 20 | |
| 2625 | 2642 | |
| 2626 | **Article LEGIARTI000006746274** | |
| 2643 | \- Mal tolérée ou avec fistule ou péri-néphrite 40 à 50 | |
| 2627 | 2644 | |
| 2628 | 16 - SYSTEME IMMUNITAIRE | |
| 2645 | \- Urétérostomie cutanée, permanente ou chirurgicale : | |
| 2629 | 2646 | |
| 2630 | 16.1. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine. | |
| 2647 | Unilatérale 60 | |
| 2631 | 2648 | |
| 2632 | L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine est prise en charge au titre de la législation des accidents du travail comme conséquence d'un fait accidentel se produisant aux temps et lieu de travail et contaminant eu égard aux circonstances dans lesquelles il survient (par exemple, piqûre avec une aiguille souillée, projection inopinée de sang ou de liquides biologiques contaminés sur une muqueuse ou sur une plaie). | |
| 2649 | Bilatérale ou sur rein unique 80 | |
| 2633 | 2650 | |
| 2634 | Outre les éléments mentionnés au premier alinéa de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale, l'évaluation de l'incapacité permanente tient compte des conséquences cliniques et psychologiques de la séroconversion et du taux sanguin de lymphocytes CD 4 du patient. La date de séroconversion peut être retenue comme date de consolidation initiale. | |
| 2651 | 11.3 VESSIE ET URÈTRE | |
| 2635 | 2652 | |
| 2636 | 16.1.1. Sérologie VIH positive : de 20 à 40 p. 100. | |
| 2653 | 11.3.1 TUMEUR | |
| 2637 | 2654 | |
| 2638 | Pour que la séroconversion puisse être rattachée à l'accident, il est nécessaire qu'avant le huitième jour qui a suivi celui-ci une sérologie négative ait été constatée et qu'à intervalles et dans un délai fixés par arrêté signé des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un suivi sérologique de la victime ait été réalisé. | |
| 2655 | \- Tumeur vésicale selon le type histologique, l'étendue des lésion et les thérapeutiques nécessitées 30 à 80 | |
| 2639 | 2656 | |
| 2640 | 16.1.2. Déficit immunitaire associé à l'infection par le VIH et se traduisant par : | |
| 2657 | \- Tumeur vésicale maligne avec infiltration de la muqueuse 100 | |
| 2641 | 2658 | |
| 2642 | \- un taux de lymphocytes CD 4 compris entre 200 et 350 par millimètre cube : de 40 à 60 p. 100 ; | |
| 2659 | 11.3.2 INFECTION | |
| 2643 | 2660 | |
| 2644 | \- un taux de lymphocytes CD 4 inférieur à 200 par millimètre cube : de 60 à 100 p. 100. | |
| 2661 | \- Infection chronique ou à répétition du bas appareil 10 à 30 | |
| 2645 | 2662 | |
| 2646 | Ce déficit immunitaire doit être affirmé par deux examens successifs pratiqués à un mois d'intervalle. | |
| 2663 | 11.3.3 RETENTION | |
| 2647 | 2664 | |
| 2648 | **Article LEGIARTI000019323362** | |
| 2649 | 2665 | |
| 2650 | 6 OPHTALMOLOGIE | |
| 2666 | \- Rétention d'urine chronique : | |
| 2651 | 2667 | |
| 2652 | 6.1 - ALTÉRATION DE LA FONCTION VISUELLE | |
| 2668 | Sondage pluri-hebdomadaire ou sonde à demeure 50 | |
| 2653 | 2669 | |
| 2654 | Il y a lieu de tenir compte : | |
| 2655 | \- Des troubles de la vision centrale de loin ou de près (vision de précision) ; | |
| 2656 | \- Des troubles de la vision périphérique (vision de sécurité) ; | |
| 2657 | \- Des troubles de la vision binoculaire ; | |
| 2658 | \- Des troubles du sens chromatique et du sens lumineux ; | |
| 2659 | \- Et des nécessités de la profession exercée. | |
| 2670 | Cystostone ligne 60 | |
| 2660 | 2671 | |
| 2661 | 6.1.1 - CÉCITÉ | |
| 2672 | 11.3.4 FISTULE | |
| 2662 | 2673 | |
| 2663 | Cécité complète. | |
| 2674 | \- Incontinence permanente des urines, nécessitant le port d'un appareil collecteur 60 | |
| 2664 | 2675 | |
| 2665 | Sont atteints de cécité complète, ceux dont la vision est abolie (V égal 0), au sens absolu du terme, avec abolition de la perception de la lumière. | |
| 2676 | (Sera ajouté, éventuellement, le taux estimé pour d'autres manifestations en cas de blessures médullaires, et, éventuellement, les taux correspondant à un retentissement rénal). | |
| 2666 | 2677 | |
| 2667 | Quasi-cécité. | |
| 2678 | 11.3.5 POLLAKIURIE | |
| 2668 | 2679 | |
| 2669 | Sont considérés comme atteints de quasi-cécité, ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure à 1/20 d'un œil, celle de l'autre étant inférieure à 1/20 avec déficience des champs visuels périphériques lorsque le champ visuel n'excède pas 20° dans le secteur le plus étendu. | |
| 2680 | \- Pollakiurie simple, avec réduction de la capacité vésicale objectivée par des examens complémentaires 10 à 25 | |
| 2670 | 2681 | |
| 2671 | Cécité professionnelle. | |
| 2682 | 11.3.6 ENTEROCYSTOPLASTIE | |
| 2672 | 2683 | |
| 2673 | Les exigences visuelles requises par les professions sont tellement variables (l'horloger ne peut être comparé au docker), qu'il faudrait en tenir le plus grand compte dans l'évaluation du dommage, selon les activités qui demeurent possibles. | |
| 2674 | 2684 | |
| 2675 | Est considéré comme atteint de cécité professionnelle celui dont l'œil le meilleur a une acuité égale au plus à 1/20 avec un rétrécissement du champ visuel inférieur à 20° dans son secteur le plus étendu. | |
| 2685 | \- Entérocystoplastie d'agrandissement (y compris les complications infectieuses) 30 à 50 | |
| 2676 | 2686 | |
| 2677 | \- Cécité complète (avec attribution de la tierce personne) 100 | |
| 2687 | \- Entérocystoplastie (type Bricker) 60 | |
| 2678 | 2688 | |
| 2679 | \- Quasi-cécité 100 | |
| 2689 | L'appréciation des séquelles de lésions de l'urètre ne peut être jugée uniquement sur des données subjectives, mais doit être fondée, dans la mesure du possible, sur des examens complémentaires, par exemple : urétrographie rétrograde et mictionnelle et débimétrie (normale : 20 millilitres/seconde). | |
| 2680 | 2690 | |
| 2681 | \- Cécité professionnelle 100 | |
| 2691 | 11.3.7 DYSURIE | |
| 2682 | 2692 | |
| 2683 | 6.1.2 - SCOTOME CENTRAL BILATÉRAL | |
| 2693 | \- Dysurie ; débit mictionnel supérieur à 10 ml/seconde 10 | |
| 2684 | 2694 | |
| 2685 | Avec conservation des champs visuels périphériques selon la profession 50 à 90. | |
| 2695 | 11.3.8 RETRECISSEMENT | |
| 2686 | 2696 | |
| 2687 | 6.1.3 - PERTE COMPLÈTE DE LA VISION D'UN OEIL (l'autre étant normal) | |
| 2697 | \- Rétrécissement, sans retentissement sur le bas ou le haut appareil, sans infection, ne nécessitant que quelques dilatations annuelles 20 | |
| 2688 | 2698 | |
| 2689 | Est perdu, l'oeil dont la vision est complètement abolie. Est considéré comme perdu, celui dont la vision est inférieure à 1/20, avec déficience du champ visuel périphérique (perte de la vision professionnelle d'un œil). Il faut distinguer les cas de perte de la vision sans lésion apparente, des cas de mutilation (énucléation, etc.), ou de difformités apparentes (staphylomes étendus, etc.). | |
| 2699 | \- Rétrécissement avec retentissement sur le bas ou haut appareil 30 à 50 | |
| 2690 | 2700 | |
| 2691 | \- Perte de la vision d'un œil, sans difformité apparente 30 | |
| 2701 | Ce taux sera éventuellement majoré en raison des complications éventuelles : insuffisance rénale, lithiase, abcès du périnée, fistules, impuissance, etc. | |
| 2692 | 2702 | |
| 2693 | \- Ablation ou altération du globe avec possibilité de prothèse 33 | |
| 2703 | \- Séquelles de rétrécissement urétral ayant nécessité une chirurgie réparatrice 15 à 30 | |
| 2694 | 2704 | |
| 2695 | \- Sans prothèse possible 40 | |
| 2705 | 11.4 EVENTRATION. | |
| 2696 | 2706 | |
| 2697 | Taux auquel s'ajoute éventuellement un taux pour défiguration importante (voir "Téguments"). | |
| 2707 | \- Éventration hypogastrique après intervention sur le système urinaire : | |
| 2698 | 2708 | |
| 2699 | 6.1.4 - SCOTOME CENTRAL UNILATÉRAL | |
| 2709 | Petite 5 | |
| 2700 | 2710 | |
| 2711 | Moyenne 15 | |
| 2701 | 2712 | |
| 2702 | \- Sans perte du champ visuel périphérique 15 à 18 | |
| 2713 | Grande 30 à 40 | |
| 2703 | 2714 | |
| 2704 | \- Avec perte du champ visuel périphérique 30 | |
| 2715 | **Article LEGIARTI000028677198** | |
| 2705 | 2716 | |
| 2706 | 6.1.5 - DIMINUTION DE LA VISION DES DEUX YEUX | |
| 2717 | 12 - APPAREIL GENITAL | |
| 2707 | 2718 | |
| 2708 | Le degré de vision sera estimé, en tenant compte de la correction optique supportable en vision binoculaire par les verres. On utilisera l'échelle optométrique décimale dite de Monoyer, en vision éloignée, et, en vision rapprochée, l'échelle de Parinaud. | |
| 2719 | 12.1 APPAREIL GENITAL MASCULIN. | |
| 2709 | 2720 | |
| 2710 | Dans les examens fonctionnels, le spécialiste devra toujours recourir aux procédés habituels de contrôle. | |
| 2721 | ||
| 2722 | \- Perte de la verge, compte tenu du méat périnéal et des troubles psychiques en résultant 50 à 60 | |
| 2711 | 2723 | |
| 2712 | 6.1.6 - VISION PÉRIPHÉRIQUE - CHAMP VISUEL | |
| 2724 | \- Perte d'un testicule (atrophie, destruction ou orchidectomie) 10 à 20 | |
| 2713 | 2725 | |
| 2714 | a) Lacune unilatérale du champ visuel. | |
| 2726 | \- Castration bilatérale, selon les résultats du traitement substitutif ou du traitement hormonal 30 à 50 | |
| 2715 | 2727 | |
| 2716 | \- Déficit en îlot (localisation centrale ou périphérique, temporale ou nasale, supérieure ou inférieure) 5 à 15 | |
| 2728 | \- Émasculation totale (perte des testicules et du pénis) 60 à 80 | |
| 2717 | 2729 | |
| 2718 | \- Rétrécissement sensiblement concentrique du champ visuel (taux à ajouter à celui de l'acuité visuelle centrale) : | |
| 2719 | 2730 | |
| 2720 | A 30° : | |
| 2731 | 12.2 APPAREIL GENITAL FEMININ. | |
| 2721 | 2732 | |
| 2722 | \- Un seul œil 3 à 5 | |
| 2733 | \- Prolapsus utérin (dans les cas exceptionnels où l'origine traumatique sera reconnue). | |
| 2723 | 2734 | |
| 2724 | \- Les deux yeux 5 à 20 | |
| 2735 | \- Cas légers 2 à 10 | |
| 2725 | 2736 | |
| 2726 | Moins de 10° : | |
| 2737 | \- Cas graves (avec incontinence d'urine à l'effort) 30 | |
| 2727 | 2738 | |
| 2728 | \- Un seul œil 10 à 15 | |
| 2739 | \- Cicatrices vulvaires ou vaginales gênantes (taux pouvant être majoré en cas de retentissement fonctionnel important) 5 à 10 | |
| 2729 | 2740 | |
| 2730 | \- Les deux yeux 70 à 80 | |
| 2741 | \- Perte anatomique ou fonctionnelle des deux ovaires, chez une femme en période d'activité génitale 50 à 20 | |
| 2731 | 2742 | |
| 2732 | b) Scotomes centraux (voir supra). | |
| 2743 | \- Hystérectomie 50 à 20 | |
| 2733 | 2744 | |
| 2734 | Le taux se confond avec celui attribué pour la baisse de la vision | |
| 2745 | \- Sein : | |
| 2735 | 2746 | |
| 2736 | \- Un œil (suivant le degré de vision) 15 à 20 | |
| 2747 | Amputation unilatérale 50 à 20 | |
| 2737 | 2748 | |
| 2738 | \- Les deux yeux (suivant le degré de vision) 50 à 90 | |
| 2749 | Amputation bilatérale 60 à 30 | |
| 2739 | 2750 | |
| 2740 | c) Hémianopsie. | |
| 2751 | Déformation à apprécier par l'expert, ne pouvant en aucun cas dépasser le taux d'amputation. | |
| 2741 | 2752 | |
| 2742 | Hémianopsie avec conservation de la vision centrale : | |
| 2753 | **Article LEGIARTI000028677970** | |
| 2743 | 2754 | |
| 2744 | \- Homonyme droite ou gauche 30 à 35 | |
| 2755 | 13 | |
| 2745 | 2756 | |
| 2746 | \- Hétéronyme binasale 15 à 20 | |
| 2757 | 13.1 SEQUELLES DE SPLENECTOMIES. | |
| 2747 | 2758 | |
| 2748 | \- Hétéronyme bitemporale 40 à 80 | |
| 2759 | \- Cicatrice de bonne qualité, pas de modification de la formule sanguine 10 | |
| 2749 | 2760 | |
| 2750 | \- Horizontale supérieure 10 à 15 | |
| 2761 | \- Modification de la formule sanguine 15 à 30 | |
| 2751 | 2762 | |
| 2752 | \- Horizontale inférieure 30 à 50 | |
| 2763 | Cicatrice de mauvaise qualité (voir " Appareil digestif "). | |
| 2753 | 2764 | |
| 2754 | Les quadranopsies peuvent être évaluées en assignant à chaque quadrant une valeur de : | |
| 2765 | 13.2 TETANOS. | |
| 2755 | 2766 | |
| 2756 | [cliché non reproduit] - Scotomes paracentraux hémianopsiques : | |
| 2767 | Quand il guérit, le tétanos laisse rarement des séquelles, mais il faut prendre en charge les séquelles définitives laissées parfois par la thérapeutique (voir chapitre correspondant du barème). | |
| 2757 | 2768 | |
| 2758 | quoique respectant la vision centrale qu'ils affleurent par leur limite, ils peuvent être très gênants lorsqu'ils ont la forme : | |
| 2769 | **Article LEGIARTI000028677987** | |
| 2759 | 2770 | |
| 2760 | \- D'un scotome paracentral bitemporal 10 à 15 | |
| 2771 | 14 - GLANDES ENDOCRINES. | |
| 2761 | 2772 | |
| 2762 | \- D'un scotome hémianopsique latéral droit qui entrave la lecture 10 à 30 | |
| 2773 | Les glandes endocrines se trouvent assez rarement lésées lors des traumatismes, du fait de leur situation anatomique protégée. En outre, une faible partie du parenchyme endocrinien suffit à maintenir la fonction hormonale, ce qui, en particulier dans le cas d'organes pairs, évite les perturbations importantes des métabolismes. | |
| 2763 | 2774 | |
| 2764 | Hémianopsie avec perte de la vision centrale : unie ou bilatérale (ajouter à ces taux celui indiqué par le tableau ci-après sans que le total puisse dépasser 100 %). | |
| 2765 | 2775 | |
| 2766 | 6.1.7 - VISION BINOCULAIRE | |
| 2776 | 14.1 SEQUELLES HYPOPHYSAIRES. | |
| 2767 | 2777 | |
| 2768 | Le déséquilibre de la fonction qui permet aux deux yeux de fixer le même objet entraîne une diplopie persistante non améliorée par le traitement 5 | |
| 2778 | Diabète insipide post-traumatique. Il apparaît entre quelques heures et quelques jours après l'accident (trois mois paraissant un maximum). Il se manifeste par polydypsie, polyurie et pollakiurie. Certaines épreuves peuvent le confirmer et le distinguer, notamment, de la simple potomanie : | |
| 2769 | 2779 | |
| 2770 | TABLEAU GÉNÉRAL D'ÉVALUATION | |
| 2780 | épreuve de la post-hypophyse, épreuve de Carter et Robbins, test de J. Decourt, épreuves aux diurétiques mercuriels, etc. | |
| 2771 | 2781 | |
| 2772 | Le tableau ci-après est applicable, qu'il s'agisse de la blessure d'un seul œil ou des deux yeux. Le taux sera évalué après correction ; il ne s'appliquera pas aux scotomes centraux avec conservation du champ visuel périphérique. | |
| 2782 | \- Diabète insipide (selon le résultat du traitement) 10 à 30 | |
| 2773 | 2783 | |
| 2774 | La vision d'un œil est indiquée par une colonne horizontale, la vision de l'autre, par une colonne verticale. Le point de rencontre donne le taux médical d'incapacité. | |
| 2784 | Hypopituitarisme antérieur : | |
| 2775 | 2785 | |
| 2776 | ||
| 2777 | Degré de vision| 9/10| 8/10| 7/10| 6/10| 5/10| 4/10| 3/10| 2/10| 1/10| 1/20 et moinsde 1/20| Énucléation | |
| 2778 | ---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|--- | |
| 2779 | 9/10| 0| 0| 0| 1| 2| 4| 8| 15| 19| 30| 33 | |
| 2780 | 8/10| 0| 0| 1| 2| 4| 5| 12| 17| 21| 30| 33 | |
| 2781 | 7/10| 0| 1| 3| 4| 6| 7| 14| 19| 22| 32| 35 | |
| 2782 | 6/10| 1| 2| 4| 6| 8| 9| 18| 21| 24| 35| 40 | |
| 2783 | 5/10| 2| 4| 6| 8| 10| 11| 20| 23| 26| 40| 45 | |
| 2784 | 4/10| 4| 5| 7| 9| 11| 13| 22| 25| 30| 45| 50 | |
| 2785 | 3/10| 8| 12| 14| 18| 20| 22| 25| 35| 45| 55| 60 | |
| 2786 | 2/10| 15| 17| 19| 21| 23| 25| 35| 50| 60| 75| 80 | |
| 2787 | 1/10| 19| 21| 22| 24| 26| 30| 45| 60| 80| 90| 95 | |
| 2788 | 1/20 et - de 1/20| 30| 30| 32| 35| 40| 45| 55| 75| 90| 100| 100 | |
| 2789 | Enucléation| 33| 33| 35| 40| 45| 50| 60| 80| 95| 100| 100 | |
| 2790 | ||
| 2791 | ||
| 2792 | Tous ces taux pourraient être diminués, en raison de la conservation du champ visuel périphérique, cette diminution ne pouvant dépasser 20 %. | |
| 2786 | Ses manifestations peuvent être rattachées à un traumatisme et justifient la réparation à ce titre. Il ne faut pas perdre de vue que la latence du syndrome peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire à quelques années. | |
| 2793 | 2787 | |
| 2794 | 6.1.8 - TROUBLES DU SENS CHROMATIQUE ET DU SENS LUMINEUX | |
| 2788 | Le tableau est celui de tout hypopituitarisme, associant des signes d'insuffisance thyroïdienne sans myxoedème vrai, des signes d'insuffisance surrénale sans pigmentation, des signes d'hypogonadisme. Il y a lieu de pratiquer, avant toute estimation, des investigations complémentaires, dont il faut savoir qu'elles peuvent être d'inégale valeur. L'exploration des déficits dûs à l'hypo-stimulation des glandes concernées utilisera les techniques habituelles dans les trois secteurs thyroïdien, surrénalien et gonadique. | |
| 2795 | 2789 | |
| 2796 | Ces troubles, dont l'origine traumatique isolée est très rare, sont des symptômes de lésion de l'appareil nerveux sensoriel ; ils entrent en ligne de compte dans l'appréciation de l'incapacité due à ces lésions. | |
| 2790 | L'affection peut être corrigée de façon satisfaisante, mais le traitement doit être poursuivi indéfiniment. Plus le sujet est jeune, plus les répercussions de l'atteinte hypophysaire doivent être estimées importantes. | |
| 2797 | 2791 | |
| 2798 | 6.1.9 - CAS PARTICULIERS | |
| 2792 | \- Syndrome d'hypopituitarisme (selon le degré et le résultat du traitement) 60 à 70 | |
| 2799 | 2793 | |
| 2800 | 6.1.9.1 - Tales de cornée | |
| 2794 | 14.2 SEQUELLES SURRENALIENNES. | |
| 2801 | 2795 | |
| 2802 | L'évaluation est faite d'après le tableau d'évaluation de l'acuité visuelle, mais elle sera minorée en fonction de la conservation du champ visuel périphérique (voir supra). | |
| 2796 | La traduction clinique d'un traumatisme entraînant des séquelles surrénaliennes est la maladie d'Addison. Cas rarissime, car elle exige une destruction bilatérale des glandes après traumatisme de la région lombaire ou des dernières côtes. Elle ne peut être affirmée qu'après examens complémentaires : test de Thorn, dosage des corticoïdes urinaires avant et après A.C.T.H. | |
| 2803 | 2797 | |
| 2804 | 6.1.9.2 - Tale centrale | |
| 2798 | La maladie peut être traitée efficacement par l'opothérapie substitutive, mais le traitement devra être suivi de façon illimitée. | |
| 2805 | 2799 | |
| 2806 | La vision diminue lorsque la pupille se rétrécit : (travail en pleine lumière, travail de près). | |
| 2800 | \- Maladie d'Addison post-traumatique, selon le résultat du traitement 40 à 70 | |
| 2807 | 2801 | |
| 2808 | En cas de photophobie entraînant l'éblouissement de l'autre œil, il sera ajouté un taux de 5 %. | |
| 2802 | 14.3 SEQUELLES THYROÏDIENNES. | |
| 2809 | 2803 | |
| 2810 | Paralysie de l'accomodation et du sphincter irien. - Ophtalmoplégie interne unilatérale 10 | |
| 2804 | L'hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l'hypothyroïdie liée à un tableau de pan-hypopituitarisme. | |
| 2811 | 2805 | |
| 2812 | \- Bilatérale 20 | |
| 2806 | Par contre, la relation d'une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise, l'accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart des cas prédisposés. Le délai d'apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux mois, la relation ne peut plus être affirmée. | |
| 2813 | 2807 | |
| 2814 | \- Mydriase existant seule et déterminant des troubles fonctionnels : | |
| 2808 | Les éléments d'appréciation de l'incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l'exophtalmie, les troubles sympathiques, l'amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours pratiqué, mais également un dosage du taux d'iode protéique du plasma et une épreuve de fixation de l'iode radioactif - réflexogramme achilléen. | |
| 2815 | 2809 | |
| 2816 | \- Unilatérale 5 | |
| 2810 | Connaissant l'évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d'une amélioration ou d'une aggravation, soit de l'apparition de complications propres au traitement appliqué. | |
| 2817 | 2811 | |
| 2818 | \- Bilatérale 10 | |
| 2812 | \- Maladie de Basedow, selon l'intensité des symptômes 5 à 40 | |
| 2819 | 2813 | |
| 2820 | 6.1.10 - CATARACTES | |
| 2814 | A ce taux, s'ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %. | |
| 2821 | 2815 | |
| 2822 | 6.1.10.1 - Unilatérales | |
| 2816 | 14.4 SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES. | |
| 2823 | 2817 | |
| 2824 | Non opérées ou inopérables : le taux d'incapacité sera fixé d'après le degré de vision. | |
| 2818 | L'hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut arriver, dans certains cas exceptionnels, qu'à la suite d'un accident, une hypoparathyroïdie soit constatée et puisse être rattachée au traumatisme. | |
| 2825 | 2819 | |
| 2826 | Opérées ou résorbées : si la vision, après correction, est égale ou inférieure à celle de l'oeil non cataracté, ajouter, en raison de l'impossibilité de fusion des images et de la nécessité de porter un verre, 10 %, sans que le taux médical puisse dépasser 20 %. | |
| 2820 | L'hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle se complique dans certains cas d'une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles viscéraux, l'existence d'un signe de Chvostek, d'un signe de Trousseau (sensibilisés par l'hyperpnée provoquée), des malaises, de l'anxiété, voire des troubles mentaux. | |
| 2827 | 2821 | |
| 2828 | Exemple : | |
| 2822 | La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats trop inconstants pour être retenus ; le test d'Ellsworth Howard permettra de différencier l'hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L'électromyographie mettra en évidence l'activité répétitive du neurone périphérique. | |
| 2829 | 2823 | |
| 2830 | V.O.D. sain : 10/10 | |
| 2824 | \- Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30 | |
| 2831 | 2825 | |
| 2832 | V.O.G. opéré : 5/10 plus d | |
| 2826 | \- Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d'ajouter les taux résultant de l'atteinte fonctionnelle des organes concernés. | |
| 2833 | 2827 | |
| 2834 | égal 10 plus 2 égal 12 | |
| 2828 | 14.5 SEQUELLES DU PANCREAS ENDOCRINE. | |
| 2835 | 2829 | |
| 2836 | Ou encore : | |
| 2830 | On admet, à titre exceptionnel, qu'un diabète puisse être d'origine traumatique, mais une telle éventualité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve d'existence d'un diabète sucré antérieur et notamment sur les résultats d'analyses disponibles. | |
| 2837 | 2831 | |
| 2838 | V.O.G. opéré : 1/10 égal 15 plus 19 | |
| 2832 | Rechercher aussi systématiquement l'existence de signes de complications dégénératives (chute des dents par arthrite alvéolo-dentaire, artériopathie principalement des membres inférieurs, rétinopathie, etc.) dont le délai d'apparition excède notablement celui séparé de la découverte du diabète de la date de l'accident. | |
| 2839 | 2833 | |
| 2840 | 10/10 | |
| 2834 | Il faut considérer que les rares cas de diabète traumatique authentique surviennent peu après l'accident, et qu'il paraît exceptionnel que le début survienne après un délai de 6 mois. | |
| 2841 | 2835 | |
| 2842 | égal 29 % à ramener à 20 %" | |
| 2836 | Le diabète post-traumatique est, dans la grande majorité des cas, insulino-dépendant ; l'estimation de l'incapacité sera fonction de la sensibilité aux hypoglycémiants de synthèse, ou à l'insuline, et dans ce dernier cas, sur la stabilité ou l'instabilité d'équilibration. | |
| 2843 | 2837 | |
| 2844 | Si la vision de l'oeil non cataracté est plus mauvaise ou nulle, se reporter au tableau en donnant la meilleure correction optique à l'œil aphake, et en ajoutant 10 % pour l'obligation de porter des verres spéciaux et pour perte d'accommodation. | |
| 2838 | \- Diabète sucré équilibré par un régime et la prise d'hypoglycémiants oraux 5 à 10 | |
| 2845 | 2839 | |
| 2846 | Exemple : | |
| 2840 | \- Diabète sucré nécessitant un régime strict et l'emploi de l'insuline 30 à 40 | |
| 2847 | 2841 | |
| 2848 | œil opéré : 10/10 plus 10 d | |
| 2842 | \- Diabète sucré avec incidents d'acidose ou de coma. Régime strict amaigrissement, difficulté d'un régime équilibré par l'insuline 40 à 70 | |
| 2849 | 2843 | |
| 2850 | œil non opéré : 1/10 | |
| 2844 | Lors des révisions, les complications (artérite, rétinite, atteinte rénale, etc.), seront évaluées selon le déficit fonctionnel de l'organe atteint (voir " Appareil cardio-vasculaire ", " Séquelles ophtalmologiques ", " Appareil urinaire ", etc.) et s'ajouteront aux taux ci-dessus, le taux global ne pouvant excéder 100 %. | |
| 2851 | 2845 | |
| 2852 | égal 10 plus 19 égal 20. | |
| 2846 | **Article LEGIARTI000028678011** | |
| 2853 | 2847 | |
| 2854 | 6.1.10.2 - Bilatérales (opérées ou résorbées) | |
| 2848 | 15 - TEGUMENTS. | |
| 2855 | 2849 | |
| 2856 | L'aphakie bilatérale comporte une incapacité de base de 20 %, à laquelle on ajoutera le taux d'incapacité correspondant à la diminution de la vision centrale, sans que le taux puisse dépasser 100 %. | |
| 2850 | Les séquelles traumatiques portant sur les téguments consistent en cicatrices et en dermo-épidermites succédant à une atteinte traumatique. | |
| 2857 | 2851 | |
| 2858 | Exemple : | |
| 2852 | Les cicatrices peuvent être plus ou moins disgracieuses, plus ou moins gênantes pour la mobilité des segments anatomiques. Lorsqu'il s'agit de brides limitant les mouvements de certaines articulations, on se reportera au chapitre des limitations des mouvements articulaires correspondants, pour évaluer l'incapacité. | |
| 2859 | 2853 | |
| 2860 | O.D. aphake - 7/10 | |
| 2854 | Certaines cicatrices chéloïdiennes peuvent également s'ulcérer ; se reporter aux ulcères trophiques résultant d'atteintes veineuses. | |
| 2861 | 2855 | |
| 2862 | O.G. aphake - 7/10 | |
| 2856 | Enfin, le siège des cicatrices revêt une certaine importance. En particulier, un changement de profession pourra être nécessité par les cicatrices du visage (vendeuses, métiers de relations publiques, etc.). Dans ce cas, le médecin devra faire ressortir de façon évidente, dans son rapport, cette nécessité de changement d'emploi. | |
| 2863 | 2857 | |
| 2864 | 20 plus 3 égal 23 % | |
| 2858 | 15.1 CICATRICES | |
| 2865 | 2859 | |
| 2866 | O.D. aphake - 3/10 | |
| 2860 | 15.1.1 CICATRICES DU CUIR CHEVELU, PERTE DES CHEVEUX. | |
| 2867 | 2861 | |
| 2868 | O.G. aphake - 5/10 | |
| 2862 | L'estimation de l'incapacité se fera d'après le caractère douloureux des cicatrices et le retentissement psychique des séquelles, principalement chez les sujets de sexe féminin, sans oublier cependant la possibilité du port de perruques et de postiches. | |
| 2869 | 2863 | |
| 2870 | 20 plus 20 égal 40 % | |
| 2864 | \- Scalp total, ou brûlures étendues du cuir chevelu, avec phénomènes douloureux 30 | |
| 2871 | 2865 | |
| 2872 | O.D. aphake - 1/10 | |
| 2866 | \- Scalp ou brûlure partielle du cuir chevelu, selon l'étendue des cicatrices douloureuses (névrome) ou de l'alopécie post-traumatique 5 à 20 | |
| 2873 | 2867 | |
| 2874 | O.G. aphake - 1/10 | |
| 2868 | 15.1.2 CICATRICES DISGRACIEUSES DU VISAGE GÊNANT LA MIMIQUE. | |
| 2875 | 2869 | |
| 2876 | 20 plus 80 égal 100 % | |
| 2870 | ||
| 2871 | \- Selon déformation, étendue, gêne deux mouvements du visage, selon le siège des déformations, notamment de l'atteinte des orifices naturels 5 à 30 | |
| 2877 | 2872 | |
| 2878 | 6.1.11 - CAS DIVERS | |
| 2873 | 15.1.3 CICATRICES DES MAINS. | |
| 2879 | 2874 | |
| 2880 | Les hypertonies oculaires, les luxations du cristallin, les hémorragies intraoculaires, les troubles du vitré, les altérations de la rétine, seront évalués selon le degré de vision. | |
| 2875 | Disgracieuses, chéloïdiennes du dos de la main, indépendamment des raideurs ou rétractions : | |
| 2881 | 2876 | |
| 2882 | L'imputabilité ne doit être retenue qu'une fois éliminée toute preuve de l'existence de l'affection avant l'accident évoqué (se reporter au préambule : "Infirmités antérieures"). | |
| 2877 | \- Une main 5 | |
| 2883 | 2878 | |
| 2884 | Les éléments d'appréciation utiles seront : | |
| 2879 | \- Les deux mains 10 | |
| 2885 | 2880 | |
| 2886 | \- Pour le glaucome : aspect de l'angle irido-cornéen, sensibilité à la dexaméthasone, notion de glaucome familial. | |
| 2881 | ||
| 2882 | 15.1.4 CICATRICES VICIEUSES ET CHELOÏDES. | |
| 2887 | 2883 | |
| 2888 | \- Pour le décollement de rétine : lésions myopiques ou dégénératives. | |
| 2884 | \- Imposant une protection au cours du travail, suivant le siège et l'extension 5 à 10 | |
| 2889 | 2885 | |
| 2890 | \- Pour les déplacements du cristallin : fragilité zonulaire, ectopie de la lentille. | |
| 2886 | \- De la plante du pied, gênant la marche 10 à 20 | |
| 2891 | 2887 | |
| 2892 | \- Pour les hémorragies intraoculaires : lésions vasculaires artérielles, veineuses, capillaires, altérations sanguines. | |
| 2888 | \- De la plante du pied, très importante et rendant impossible le port de chaussure 20 à 25 | |
| 2893 | 2889 | |
| 2894 | 6.2 - ANNEXES DE L'OEIL | |
| 2890 | 15.2 CANCER SE DEVELOPPANT SUR UNE CICATRICE. | |
| 2895 | 2891 | |
| 2896 | 6.2.1 - ORBITE | |
| 2892 | Si l'état peut être considéré comme fixé, l'on estimera le taux d'incapacité selon le déficit fonctionnel subsistant (aspect, amputations, limitations, etc.). | |
| 2897 | 2893 | |
| 2898 | \- Nerfs moteurs : paralysie d'un ou plusieurs nerfs oculo-moteurs (voir "Diplopie"). En cas de paralysie consécutive à une affection système nerveux central, se reporter à l'affection causale. | |
| 2894 | 15.3 DERMO-EPIDERMITE. | |
| 2899 | 2895 | |
| 2900 | \- Nerfs sensitifs : névrites, névralgies très douloureuses, en particuliers douleurs glaucomateuses, lésions du nerf trijumeau (symptôme neuro-paralytique, y compris les troubles de la sécrétion lacrymale, ou sa perte) à ajouter au trouble visuel 10 à 20 | |
| 2896 | \- Consécutive à une atteinte accidentelle des téguments, non compris les éléments qui peuvent être retenus pour l'évaluation de l'incapacité (étendue de la lésion, fréquence des poussées, prurit, nécessité d'un traitement, gêne professionnelle) 5 à 10 | |
| 2901 | 2897 | |
| 2902 | \- altérations vasculaires : (anévrisme, etc.) ; indemniser les troubles fonctionnels (voir barème spécial). | |
| 2898 | 15.4 FISTULE A LA PEAU. | |
| 2903 | 2899 | |
| 2904 | 6.2.2 - PAUPIÈRES | |
| 2900 | \- Consécutive à une mauvaise résorption de fils de suture ou à toute autre cause, avec écoulement, et suivant le nombre 1 à 8 | |
| 2905 | 2901 | |
| 2902 | **Article LEGIARTI000028678018** | |
| 2906 | 2903 | |
| 2907 | \- Déviation des bords palpéraux (entropion, trichiasis, ectropion, cicatrices vicieuses, symblépharon, ankyloblépharon), suivant étendue ; ajouter à la diminution de la vision et à la défiguration éventuelle 5 à 10 | |
| 2904 | 16 - SYSTEME IMMUNITAIRE | |
| 2908 | 2905 | |
| 2909 | \- Ptosis ou blépharospasme non volontaire : taux fondé sur le degré de vision et suivant que, en position primaire (regard horizontal de face), la pupille est plus ou moins découverte : | |
| 2906 | 16.1. Infection par le virus de l'immunodéficience humaine. | |
| 2910 | 2907 | |
| 2911 | \- Un œil 5 à 15 | |
| 2908 | L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine est prise en charge au titre de la législation des accidents du travail comme conséquence d'un fait accidentel se produisant aux temps et lieu de travail et contaminant eu égard aux circonstances dans lesquelles il survient (par exemple, piqûre avec une aiguille souillée, projection inopinée de sang ou de liquides biologiques contaminés sur une muqueuse ou sur une plaie). | |
| 2912 | 2909 | |
| 2913 | \- Les deux yeux 20 à 40 | |
| 2910 | Outre les éléments mentionnés au premier alinéa de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale, l'évaluation de l'incapacité permanente tient compte des conséquences cliniques et psychologiques de la séroconversion et du taux sanguin de lymphocytes CD 4 du patient. La date de séroconversion peut être retenue comme date de consolidation initiale. | |
| 2914 | 2911 | |
| 2915 | \- Lagophtalmie cicatricielle ou paralytique ; ajouter aux troubles visuels 10 % pour un œil. | |
| 2912 | 16.1.1. Sérologie VIH positive : de 20 à 40 p. 100. | |
| 2916 | 2913 | |
| 2917 | \- Voies lacrymales : larmoiement par lésion des voies lacrymales (atrésie, sténose) 5 à 10 | |
| 2914 | Pour que la séroconversion puisse être rattachée à l'accident, il est nécessaire qu'avant le huitième jour qui a suivi celui-ci une sérologie négative ait été constatée et qu'à intervalles et dans un délai fixés par arrêté signé des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un suivi sérologique de la victime ait été réalisé. | |
| 2918 | 2915 | |
| 2919 | \- Fistules (résultant par exemple de dacryocystite ou de lésions osseuses) ; pour chaque œil 10 à 15 | |
| 2916 | 16.1.2. Déficit immunitaire associé à l'infection par le VIH et se traduisant par : | |
| 2920 | 2917 | |
| 2921 | 6.2.3 - SQUELETTE ORBITAIRE | |
| 2918 | \- un taux de lymphocytes CD 4 compris entre 200 et 350 par millimètre cube : de 40 à 60 p. 100 ; | |
| 2922 | 2919 | |
| 2920 | \- un taux de lymphocytes CD 4 inférieur à 200 par millimètre cube : de 60 à 100 p. 100. | |
| 2923 | 2921 | |
| 2924 | \- Déformation importante ( plus éventuellement les séquelles ophtalmologiques) 5 à 15 | |
| 2922 | Ce déficit immunitaire doit être affirmé par deux examens successifs pratiqués à un mois d'intervalle. | |